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jeudi 23 janvier 2025

CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE 2025 : LES CHIEFS, POUR UNE 7e FOIS D'AFFILÉE !



RIEN  DE  NOUVEAU  CETTE  ANNÉE,  LES  CHIEFS  SONT  LES  HÔTES  DU  MATCH  DE  CHAMPIONNAT  DE  L'AFC,  DEVANT  LEURS  PARTISANS,  AU  ARROWHEAD  STADIUM  DE  KANSAS CITY.


On doit appeler ça une dynastie !  Pour la septième année consécutive, les Chiefs de Kansas City (16-2) ont atteint le match de championnat de la Conférence Américaine de la Ligue Nationale de Football.  En six tentatives précédentes, ils ont gagné quatre fois, et leurs deux défaites (contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre en 2019, et contre les Bengals de Cincinnati en 2022) ont été subies en prolongation.  En 2021, ils avaient vaincu leurs adversaires de dimanche prochain, les Bills de Buffalo (15-4), au compte de 38 à 24.

Les hommes de l'entraîneur en chef Andy Reid sont encore favoris pour l'emporter, cette fois par deux points, contre leurs rivaux de Buffalo.  Et l'expertise de leur coach y est sûrement pour quelque chose.  Tout comme l'irrésistible combinaison (magie ?) du duo Patrick Mahomes et Travis Kelce.

Et oui, c'est toujours la même rengaine à Kansas City.  Les Chiefs utilisent encore et toujours leur formidable recette qui leur a valus quatre participations au match du Super Bowl (dont trois victoires) au cours des cinq dernières années.



Au cours de cette longue période, les doubles champions du trophée Vince Lombardi ont appris à remporter les grands matchs en s'imposant souvent lors de moments critiques et cruciaux.  Et la plupart du temps, c'était sur un choix de jeu judicieux d'Andy Reid, et d'une exécution parfaite du quart arrière Patrick Mahomes.

Ce dernier a une brillante fiche de seize gains et trois revers en carrière, en matchs éliminatoires.  Il a été nommé le joueur du match (MVP) du Super Bowl en trois occasions.  D'ailleurs, les Bills de Buffalo ont goûté à sa médecine quand le fantastique quart arrière des Chiefs a grandement contribué à les éliminer des séries de fin de saison à trois reprises, au cours des quatre dernières campagnes.

Même si les Chiefs ont été moins dominants à l'attaque au cours des deux plus récentes saisons, leur défensive a pris la relève et les a guidés vers le championnat.  Mais les piliers offensifs de l'équipe ont aussi fait leur part en réservant leurs meilleures performances pour les rencontres qui comptent le plus, celles des séries éliminatoires.



Les Bills en savent quelque chose.  Depuis que Sean McDermott les dirige (2017), ils ont remporté quatre victoires de suite au Arrowhead Stadium, en saison régulière.  Mais c'est une autre histoire en playoffs.  En effet, Buffalo n'a jamais gagné un match éliminatoire à Kansas City.  Et cette saison, chez eux, les Chiefs ont été parfaits (fiche de 9-0), tandis que les Bills ont eu des difficultés à l'étranger (fiche de 5-4).

Ils ont triomphé des Chiefs 30 à 21, à Buffalo, le 17 novembre dernier, mais plusieurs joueurs de K.C. étaient absents : le principal porteur de ballon Isiah Pacheco, le receveur éloigné Hollywood Brown, l'ailier défensif Charles Omenihu, le demi de coin Jaylen Watson, et le botteur de précision Harrison Butker, tous blessés.

Après avoir bénéficié d'une semaine supplémentaire de repos (bye), pour avoir terminé au premier rang du classement de la Conférence Américaine durant la saison régulière, les Chiefs ont entamé leurs matchs éliminatoires en défaisant les Texans de Houston 23 à 14 samedi passé, au Arrowhead Stadium.



À cette occasion, Mahomes et Kelce avaient retrouvé leur forme des séries !  À 35 ans, Kelce a ralenti, mais ils connaît tous les trucs du métier pour se démarquer de ses couvreurs, et profiter de sa complicité exemplaire avec son quart arrière.  Contre Houston, il a capté sept passes (dont une, bonne pour 49 verges), pour un total de 117 verges de gains, et un touché.

Du même coup, l'amoureux de la vedette de la chanson, Taylor Swift, a établi un record des playoffs de la NFL avec une neuvième partie d'au moins 100 verges de gains aériens.  L'ancien record (8) appartenait au membre du temple de la renommée, Jerry Rice.

Dans la victoire contre les Texans, la défensive de Kansas City a de nouveau joué un rôle de premier plan en réussissant huit sacs du quart, contre C.J. Stroud.  L'ailier défensif George Karlaftis en a enregistré trois.



Patrick Mahomes avait déjà commencé à se "réchauffer" avant ce match de demi finale car, au cours des six parties précédentes, il avait affiché une efficacité (rating) de 115,8 en générant seize touchés, sans commettre le moindre revirement.  Ce dernier aspect sera important dimanche prochain en finale de Conférence.  Les deux clubs en commettent très peu : les Bills ont été fautifs seulement huit fois (no 1 dans la NFL), et les Chiefs se sont rendus coupables de telles erreurs à 14 reprises (4e rang de la Ligue).

D'ailleurs, les Bills ont été encore impeccables dans ce domaine, dimanche dernier, dans leur victoire en demi finale contre les Ravens de Baltimore au compte de 27 à 25.  S'ils n'ont pas donné le ballon à leurs adversaires, ils le leur ont repris trois fois, ce qui les a aidés à gagner de justesse.  Ils ont porté à 35 le nombre de revirements en leur faveur cette saison (premier rang de la NFL).

Ils sont donc équipés pour gagner la bataille des revirements dimanche contre les Chiefs.  C'est souvent un élément déterminant en matchs éliminatoires.  Mais Andy Reid et ses protégés ont le don de minimiser les erreurs en étant opportunistes, en sachant profiter de surnombre à la ligne de mêlée, et en utilisant des jeux à haut pourcentage de réussite, selon ce que leur offre le positionnement de leurs adversaires sur le terrain.



Autrement dit, les Chiefs sont efficaces dans la plupart des situations, les transformant en opportunités de victoire. Compter sur une très bonne ligne à l'attaque ne nuit pas non plus.  Trois des membres de cette unité ont été élu au Pro Bowl cette année. 

La défensive des Chiefs, menée de mains de maître par le très malin et expérimenté coach Steve Spagnuolo (photo ci-dessus ⇾ et son as, le plaqueur Chris Jones) est plus fiable que celle des Bills.  Cette dernière a été particulièrement vulnérable en deuxième moitié de saison.  Surtout contre les jeux de passes (24e position dans la NFL).  Mahomes et ses receveurs (surtout Kelce, Hopkins, et Xavier Worthy) pourraient exploiter cette faiblesse, tout en faisant attention de bien protéger le ballon, car l'unité défensive de Buffalo est excellente pour réussir des interceptions (16 en 2024-25, 4e plus haut total dans la NFL).

Les chances de victoire de Buffalo dimanche reposeront sur les épaules du quart arrière Josh Allen.  Il doit répéter sa superbe performance du 17 novembre 2024 quand les Bills ont battu les Chiefs 30 à 21, à Buffalo.  Allen avait complété 27 passes en 40 tentatives pour des gains de 262 verges et un touché.  Il avait aussi atteint la zone des buts adverses au terme d'une course de 26 verges.  Comme ce fut le cas durant toute la saison, sa ligne à l'attaque l'avait bien protégé (14 sacs alloués, no 1 dans la NFL), en ne permettant aucun sac à la défensive de Spagnuolo.



Mais celle-ci a quand même limité les actions de Allen quand elle a utilisé le blitz.  Est-ce que Spagnuolo tirera des leçons de l'emploi de cette tactique dimanche au Arrowhead Stadium ?  Cela a été payant pour sa brigade, samedi dernier contre C.J. Stroud et les Texans (photo ci-dessus)...

Dans le match à Buffalo en novembre, les receveurs principaux des Bills avaient tous bien contribué à la victoire : Khalil Shakir (cinq réceptions pour 70 verges); Curtis Samuel (cinq catchs pour 58 verges et un touché); l'ailier rapproché Dawson Knox (quatre attrapés pour 40 verges); et même Amari Cooper (deux réceptions pour 55 verges) se sont tous illustrés.  Ce dernier doit en donner plus à son club.  Cette saison il n'a pas joué à la hauteur de son potentiel.  Il n'a pas disputé une seule partie avec au moins 100 verges de gains aériens.

On prévoit un match serré.  La météo ne devrait pas être un facteur dimanche soir.  On annonce 25° F, avec un faible pourcentage de probabilités de neige, et des vents quasi nuls.  Les experts sont très divisés sur l'issue de l'affrontement.  Si j'avais à gager, je miserais sur Mahomes, tirant encore les marrons du feu à la dernière minute, pour pousser son équipe vers une troisième victoire consécutive au Super Bowl.

lundi 12 février 2024



3e  CHAMPIONNAT  EN  5  ANS,  LES  CHIEFS  DE  KANSAS CITY  SONT  VRAIMENT  LA  NOUVELLE  DYNASTIE  DU  FOOTBALL  AMÉRICAIN.


Avec un troisième triomphe en cinq ans au Super Bowl, les Chiefs de Kansas City sont entrés dans l'histoire de la NFL comme une véritable dynastie du sport professionnel.  Ils sont revenus de l'arrière en prolongation pour l'emporter 25-22 contre les 49ers de San Francisco, hier, au Allegiant Stadium de Las Vegas.

Après un long hiatus durant lequel le formidable duo Patrick Mahomes/Travis Kelce n'a pas été un facteur dans ce match, les deux compères ont uni leurs efforts à partir de la deuxième moitiée de ce match pour conduire leur équipe à la victoire, pour décrocher un deuxième championnat consécutif.




Les 49ers étaient pourtant donnés favoris par deux points pour battre leurs rivaux.  Mais des revirements coûteux (échappé de McCaffrey près de la zone payante en début de rencontre -photo 个-, un botté de dégagement échappé -photo- ⇩, une tranformation bloquée), ont fait ultimement fait pencher la balance en faveur des Chiefs.



On peut aussi questionner la stratégie de l'entraîneur des Niners, Kyle Shanahan.  Pourquoi a-t-il abandonné le jeu au sol des siens alors qu'il avait connu beaucoup de succès en première demie ?  C'était d'ailleurs le plan de match qu'il fallait privilégier puisque la seule faiblesse de la défensive de Kansas City était justement contre l'attaque terrestre de leurs adversaires.



En même temps, c'était une grande force pour San Francisco, avec, possibement le meilleur joueur de la NFL en la personne du porteur de ballon tout étoile, Christian McCaffrey.  De plus, surtout au cours du premier quart, la ligne offensive des 49ers avait nettement le meilleur contre le «front 7» des Chiefs.

De cette façon, les Niners contrôlaient le temps de possession en laissant longtemps le quart Patrick Mahomes et l'attaque des Chiefs hors du terrain.  D'autant plus qu'en défensive, les 49ers étaient sortis très forts en ne donnant rien aux attaquants de l'entraîneur en chef Andy Reid.  Au grand dam de l'ailier rapproché Travis Kelce, furieux et frustré de ne pas être impliqué dans les choix de jeux de Reid, qu'on l'a même vu bousculer sur les lignes de côté, pour lui démontrer son mécontentement (photo ci-dessous). 



Les Chiefs se sont montrés opportunistes en profitant des erreurs des Niners, mais ce ne fut pas le cas pour ceux-ci quand leurs opposants ont gaffé.  Je pense entre autres, à cette rare interception (photo ci-dessous) commise par Mahomes, dans son territoire, au 44, au début du 3e quart. 
 


Comme en trop d'autres occasions ratées, le quart Brock Purdy et ses compagnons ont laissé beaucoup trop de points leur filer entre les doigts.  En première demie ils auraient dû mener par un plus grand écart que sept points (10-3).

Et même en prolongation, ils ont eu le ballon en premier et ils se sont contentés d'un placement alors qu'ils avaient la chance de marquer un touché, puisqu'ils étaient à la porte des buts des Chiefs (ligne de 9).



À noter aussi l'indiscipline de San Francisco sur quelques pénalités et le faible pourcentage de conversion sur les 3e essais (25%).  Au 2e quart, la blessure bizarre (tendon d'Achille) de Dre Greenlaw (49ers, photo ci-dessus), en sautant sur le terrain, a semblé coupé le souffle et l'intensité de ses coéquipiers du «front 7», qui n'ont plus été aussi efficaces par la suite.



Mais au final, c'est la magie du quart Patrick Mahomes (le joueur du match pour une 3e fois au SB), notamment par ses courses cruciales durant la dernière série de jeux, en surtemps, qui aura fait la différence.  Dans les moments critiques, Mahomes a toujours le tour de réussir les jeux clés.  C'est la marque d'un grand champion !



Les 49ers sont favoris pour se reprendre au Super Bowl de l'an prochain, mais il y a beaucoup d'eau qui va couler sous les ponts d'ici là !  En attendant, les joueurs des Niners (y compris Deebo Samuel, photo ci-dessus) devront se remettre encore de l'agonie de la défaite au match ultime, comme en 2019, contre ces mêmes Chiefs...

Pendant que Travis Kelce va pouvoir enfiler une autre bague du Super Bowl en compagnie de sa célèbre dulcinée Taylor Swift (photo ci-dessous)!



Je vais vous revenir bientôt pour dresser le "post mortem" de toutes les formations de la NFL pour la saison qui vient de se terminer.  C'est à suivre !   

mercredi 7 février 2024



LE  SUPER  BOWL  TAYLOR  SWIFT  ?


Quel sera le point de mire du Super Bowl 58 dimanche prochain ?  S'il faut en croire tout le tapage autour de la présence au match de championnat de la Ligue Nationale de Football, de la super chanteuse américaine Taylor Swift, on dirait bien que c'est elle qui attirera tous les regards en encourageant son amoureux, l'ailier rapproché des Chiefs de Kansas City, Travis Kelce !

Les cotes d'écoute pour le plus grand événement sportif de la planète pourrait atteindre un record d'audience.  Car même les téléspectateurs ne connaissant pas, ou ne s'intéressant pas, au football américain, dans le monde, pourrait regarder la rencontre entre les Chiefs et les 49ers de San Francisco, rien que pour voir la dernière super star la plus acclamée à la récente cérémonie des Grammy Awards, dimanche passé.

On peut se demander si une telle attention monstre à l'endroit de mademoiselle Swift ne sera pas une distraction nuisible pour les Chiefs, les champions défendants du trophée Lombardi...



En tous cas, les joueurs de la superbe défensive du coordonnateur Steve Spagnuolo (photo ci-dessus), des Chiefs, auront intérêt à porter toute leur attention sur les vedettes offensives des Niners, plutôt que sur l'amie de coeur de leur coéquipier Travis Kelce !

Car c'est bien cette confrontation de choc qui devrait déterminer l'issue de cet ultime match.  Qui aura le meilleur ?  Entre le quart-arrière Brock Purdy, son redoutable demi offensif Christian McCaffrey, ses as receveurs Deebo Samuel, Brandon Aiyuk et George Kittle; face à la tertiaire des Chiefs mettant en vedette les demis de coin L'Jarius Sneed, Trent McDuffie et Joshua Williams.

San Francisco et Purdy auront avantage à attaquer surtout les demis de sûreté des Chiefs, (Justin Reid, Mike Edwards et Chamarri Conner) qui sont plus vulnérables, mais qui forment tout de même un bon groupe, étant donné l'appui qu'ils reçoivent de leurs talentueux coéquipiers demis de coin.



La clef de cet affrontement, entre l'offensive explosive des 49ers, et la solide défense de leurs rivaux, sera sans doute qui gagnera la guerre des tranchées.  Le bloquage de la ligne à l'attaque de San Francisco sera crucial pour permettre à McCaffrey (no 23, photo ci-dessus), et aux autres porteurs de ballon des Niners, de prendre le contrôle de l'horloge, sur de longues poussées offensives, qui laisseront le meilleur joueur des deux équipes, le quart-arrière Patrick Mahomes, le plus longtemps possible, hors du terrain.

Chose certaine, si San Francisco veut avoir des chances de l'emporter, en vengeant ainsi leur douloureux échec contre Kansas City, au Super Bowl 54, en 2019, la défense des Niners ne pourra pas répéter ses contre-peformances lors de leurs deux derniers matchs éliminatoires contre Green Bay et Détroit.

Cette brigade défensive, une des meilleures de la NFL au cours des cinq dernières saisons, a été méconnaissable dans ces rencontres contre les Packers et les Lions.  Ces derniers ont couru pour des gains incroyables de 182 verges (moyenne énorme de 6,3 verges par portée) lors du match de championnat de la Conférence Nationale, le 28 janvier dernier.



Ce que l'on a surtout remarqué, c'est le manque d'effort des joueurs défensifs étoiles des Niners, ratant des plaqués, ou ne donnant pas leur maximum dans leur pousuite des coureurs ennemis.  Le coordonnateur défensif de San Francisco, Steve Wilks (photo ci-dessus), a jugé ces comportements déficients tout à fait inacceptables et embarrassants.

C'est hors de question qu'ils soient répétés lors du Super Bowl, sinon l'offensive des Niners, aussi puissante soit-elle, ne pourra surmonter un tel effondrement, comme elle a réussi à le faire de justesse lors de leurs victoires serrées de 24-21 contre Green Bay, et de 34-31 contre Détroit.  La défensive de ces adversaires, vaincus in extremis, était bien moins bonne que celle que les 49ers devront affronter dimanche prochain au Allegiant Stadium de Las Vegas.

Revenir d'un déficit de 24-7 à la mi-temps, comme ils l'ont fait contre Détroit, est tout simplement impensable contre la forte défensive de Kansas City, si jamais la défense des 49ers devait encore faillir à la tâche contre Mahomes et compagnie.



Car si la défensive des Chiefs a permis de combler l'inefficacité sporadique de leur unité offensive, aux performances minées parfois par les trop nombreuses passes échappées (pire dossier de la NFL cette saison) par les receveurs, on peut se fier sur la magie de Patrick Mahomes (photo ci-dessus) pour tirer les marrons du feu aux bons moments, surtout quand ça compte vraiment, lors des séries éliminatoires.

C'est bien là qu'est le dilemme...  Sur papier, les 49ers ont plus de talent que leurs opposants dans la plupart des postes, sauf à la position de quart-arrière et de botteur de précision.  Purdy souffre moins de la comparaison avec Mahomes car, même si certains lui reprochent de n'être qu'un bon gérant de partie, il a plus de munitions offensives que Mahomes et, comme celui-ci, il sait prendre soin du ballon.  Il commet très peu d'erreurs et de revirements.

Pour ce qui est des botteurs de placement, cependant, c'est une autre histoire.  Ce qui pourrait être majeur dans un match serré, pouvant être déterminé par les unités spéciales.  Le botteur de précision des Chiefs, Harrison Butker excelle sous pression.



Son homologue des 49ers, Jake Moody (no 4, photo ci-dessus), est tout le contraire.  Il rate toujours au moins un placement "faisable" par match important.  Même sur les bottés de convertis, il semble toujours manquer de confiance et de constance.  Ça pourrait faire la différence au Super Bowl.

C'est bien ce qui est si impressionnant chez les champions défendants.  Auparavant, ils gagnaient surtout grâce à leur formidable offensive.  Cette année, c'est surtout l'excellence de leur défensive qui leur permet de l'emporter.  Comme c'est arrivé lors de leur triomphe de 17 à 10 dans le match de championnat de la Conférence Américaine, le 28 janvier, contre les Ravens de Baltimore.

En effet, ces derniers ont eu l'avantage du point de vue des statistiques, mais la défensive des Chiefs a réussi deux jeux-clés qui ont fait la différence en faveur des vainqueurs.  L'Jarius Sneed a fait échapper le ballon à Zay Flowers à quelques centimètres de la ligne des buts des Chiefs, et, par ailleurs, Deon Bush a intercepté une passe de Lamar Jackson dans la zone des buts de Kansas City.  Deux critiques occasions de marquer ratées par les Ravens, qui ont été fatales pour eux.



On voit d'ici quel scénario romantique et formidable montrant Travis Kelce se faisant photographier avec sa dulcinée Taylor Swift.  Lui avec le trophée Vince Lombardi dans les mains; elle avec ses deux Grammys remportés dimanche passé.  Au grand plaisir des milliers de spectateurs au match du Super Bowl, et des millions de téléspectateurs en mal de vedettariat.  Et si Kelce poussait le couronnement en demandant Swift en mariage à cette occasion unique ?!  Aille ya yaille !

Les 49ers ont d'autres plans.  Ils ne veulent pas revivre l'agonie de leur cuisante défaite de 2019 contre ces mêmes Chiefs, lors du SB 54, alors qu'ils menaient par dix points au 4e quart.  Venir si près de décrocher le Lombardi, et le voir leur échapper aux derniers moments...  Les cicatrices de cet amer revers font encore mal.  Pas question d'en rajouter d'autres par-dessus !    

vendredi 19 janvier 2024



DEMI-FINALES  DE  CONFÉRENCE  DANS  LA  NFL : DÉCIMÉE  PAR  LES BLESSURES,  LA  DÉFENSIVE  DES  BILLS  DE  BUFFALO  AURA  DU  MAL  À  PARER  L'ATTAQUE  DES  CHIEFS  DE  KANSAS CITY.

Parmi les quatre demi-finales de conférence qui seront disputées en fin de semaine dans la NFL, trois comprendront au moins un nouveau club participant aux séries éliminatoires cette année (Houston, Green Bay, Détroit).  L'autre rencontre mettra aux prises des adversaires familiers quand les Chiefs de Kansas City (12-6) se rendront à Buffalo pour affronter les Bills (12-6).

Au cours des trois dernières années, Patrick Mahomes et les Chiefs ont mis fin aux saisons des Bills en les éliminant durant les playoffs.  Chaque fois ça se passait dans le froid de Kansas City.  Cette fois ce sera probablement dans la neige, dans le nord de l'état de New York.

Les braves spectateurs de Buffalo feront de leur mieux pour encourager et «transporter» leurs joueurs favoris vers la victoire, mais les chances qu'ils réussissent sont plutôts minces, étant donnée la longue liste des blessés qui afflige leur club.  Et ce, face aux champions défendants du trophée Vince Lombardi, récompense emblématique du dernier Super Bowl.



Cette liste d'éclopés comprend au moins une dizaine de joueurs qui ne se sont pas entraînés ou qui l'ont fait de façon limitée cette semaine.  La majorité sont du côté de la défensive : les demis Christian Benford (genou), Taylor Rapp (cuisse), Taron Johnson (commotion) et Rasul Douglas (genou); de même que les secondeurs Terrel Bernard (cheville), Tyrel Dodson (épaule), et Baylon Spector (dos).  Certains d'entre eux pourraient jouer dimanche soir, mais on ignore lesquels (décisions d'avant-match).

Du côté des unités spéciales, le botteur de dégagement Sam Martin (photo ci-dessus) est un cas douteux; et en attaque, le receveur Gabriel Davis est toujours incommodé par une blessure à un genou.

On a beau dire, chez les Bills, que les remplaçants de tous ces clients de l'infirmerie peuvent bien faire le boulot, on peut en douter jusqu'à un certain point.  Surtout contre les puissants Chiefs, et leurs joueurs dominants en offensive : d'abord le meilleur quart-arrière de la NFL, Patrick Mahomes; le meilleur ailier rapproché Travis Kelce; le dynamique et énergique porteur de ballon Isiah Pacheco, et la nouvelle menace «atomique» au poste de receveur éloigné, Rashee Rice (79 réceptions pour 938 verges et sept touchés).



Rice (no 4, en rouge, photo ci-dessus) a brûlé la défensive des Dolphins la semaine passée, avec une performance remarquable de huit attrapés, bons pour 130 verges et un touché.

L'attaque des Chiefs a été moins dominante cette saison, mais elle a déclassé la défensive des Dolphins de Miami au compte de 26 à 7, dans le froid glacial de Kansas City, en première ronde des playoffs, samedi dernier.

Pendant ce temps, le match éliminatoire des Bills, contre les Steelers de Pittsburgh, était remis à lundi passé, à cause d'une tempête de neige.  Buffalo aura donc moins de temps que leurs prochains rivaux pour se préparer à faire face à la musique...  Déjà privés de quatre partants à la défensive avant l'affrontement avec le club de Mike Tomlin, les Bills ont vu cinq autres partants tomber au combat durant cette partie.



Les Chiefs n'en demandaient pas tant, en termes d'avantages, avant de s'amener à Buffalo.  Ils seront favoris pour remporter les honneurs de cette demi-finale.  Leur solide défensive (2e meilleure de la NFL) est en bien meilleure santé que celle de leurs rivaux de dimanche, et elle devrait être capable de mettre en échec l'attaque des Bills.

Cela ne fut toutefois pas complètement le cas quand les deux équipes se sont rencontrées le 10 décembre à Kansas City.  Buffalo a gagné 20 à 17, mais le demi offensif des Chiefs, Isiah Pacheco (no 10, photo ci-dessus) a raté le match parce qu'il était blessé.  Lors de cette confrontation, le quart Josh Allen a marqué un touché (course de 6 verges), et il a lancé une passe de 25 verges au demi James Cook, pour un autre majeur.  Cook a ajouté 58 verges par la course, permettant aux siens d'avoir l'avantage pour les gains sol, en l'absence de Pacheco, de l'autre côté.

Il faudra que les piliers de l'offensive des Bills jouent un grand match pour que Buffalo sorte gagnant dimanche.  Allen peut certes le faire, lui qui a brillé lundi passé contre les Steelers.  Mais le receveur étoile Stefon Diggs (no 14, photo ci-dessous) devra se réveiller, lui qui semble dans une léthargie depuis le septième match de la saison.  Depuis ce temps il n'a réussi aucune performance de plus de 100 verges de gains, alors qu'il l'avait fait au cours des six premières rencontres pour débuter la campagne 2023-24.



Contre les Bills, en décembre, le demi de coin L'Jarius Sneed l'avait complètement neutralisé.  Sneed est un des meilleurs de la LNF à sa position.  Il devrait être encore appelé à couvrir Diggs dimanche.

Travis Kelce (avec Taylor Swift, photo ci-dessous) sera probablement encore un joueur clé dans cet affrontement.  C'est un poison, ou la bête noire, contre les Bills.  En carrière, face à eux, en neuf rencontres, il a à son crédit 55 réceptions de passes, pour des gains de 654 verges et sept touchés.  À 34 ans, l'amoureux de la star Taylor Swift, a quelque peu ralenti, loupant pour la première fois, depuis 2014, la barre des 1 000 verges de gains par la voie des airs (93 attrapés pour 984 verges).  Mais il demeure la cible préférée et la plus fiable de Mahomes.


Et quand cette formidable combinaison joue en séries éliminatoires, l'odeur de l'argent ($$$), et de la gloire, la rend irrésistible.

Pacheco, de son côté, est également électrisant, spécialement à l'approche du Super Bowl.  Il refuse de tomber quand il porte le ballon.  Il inspire ses coéquipiers par sa volonté farouche de gagner.  Sa moyenne de 4,6 verges par course, dont 2,98 après le premier contact (10e meilleure moyenne dans la NFL chez les demis offensifs), en est la preuve.  Cette saison, en 14 matchs, il a également capté 44 passes pour 244 verges de gains aériens, et deux touchés.



Un peu moins bien entouré que par le passé en bons joueurs offensifs, Mahomes (avec son coach Andy Reid, sur la photo ci-dessus) n'a pas joué à un niveau aussi élevé que d'habitude cette année.  Mais la défensive des Chiefs, jadis plutôt ordinaire, a compensé cette baisse de régime en se hissant en seconde position de la Ligue cette saison (2e pour les points contre, 18e contre le jeu au sol, 4e contre la passe).

Ce sera à Allen, un excellent coureur (524 verges de gains au sol), et au porteur de ballon James Cook (1 122 verges de gains au sol) à prendre les choses en mains pour profiter de la relative faiblesse de la brigade défensive des Chiefs contre l'attaque terrestre.  Lorsque les porteurs de ballon des Bills courent pour plus de 100 verges par match, la fiche du club est impressionnante (12 vitoires, deux défaites).

Et plus ils contrôlent la possession du ballon en courant fréquemment, moins ça laisse de temps à Mahomes de faire des dégâts à l'attaque...  Normalement, la défensive des Bills se situe dans le top 10 de la NFL, mais parce qu'elle est diminuée par les nombreuses blessures à leurs titulaires réguliers, elle risque d'être moins efficace contre les Chiefs, dimanche.



Kansas City a aussi l'avantage en ce qui concerne les unités spéciales.  Le botteur de dégagement des Bills est blessé, et leur botteur de placements, Tyler Bass, est moins précis et fort que son vis-à-vis Harrison Butker, des Chiefs (photo ci-dessus).  Celui-ci a été un parfait 12 en 12 sur des tentatives de placements de plus de 40 verges cette saison.  En comparaison, Bass a été 8 en 12.

Pour espérer vaincre leurs redoutables adversaires dimanche, Allen devra éviter de commettre des revirements et rejoindre fréquemment ses receveurs Diggs, Shakir et Kincaid.  Cette saison, il a subi 18 interceptions et il a échappé le ballon à sept reprises (quatre perdus).  C'est trop...  Et lorsque cela se produit, il cause, plus souvent qu'autrement, la perte de son équipe. 

À lire aussi, mes analyses des autres des autres demi-fiales de conférence de la fin de semaine :

Houston à Baltimore

Green Bay à San Francisco

Tampa Bay à Détroit