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dimanche 21 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : LES DERNIERS DE CLASSE (Texans, Falcons, Bears, Giants)...

Ce sont des clubs en reconstruction, d'éternels perdants, ou des formations en chute libre.  Ils font confiance aux jeunes et ils essaient de limiter les dégâts et la perte d'intérêt de leurs partisans.  Voici les derniers de classe, ceux dont attend peu de choses positives pour la prochaine saison de la Ligue Nationale de Football.

Les Texans de Houston

L'été passé, certains experts prédisaient le pire aux Texans de Houston.  Une saison sans victoire, disaient les moins optimistes.  Il est vrai qu'ils avaient raison d'être sceptiques.  D'abord à cause du nouvel entraîneur en chef de l'équipe, David Culley, 65 ans, sans expérience dans la NFL, même pas à titre de coordonnateur offensif ou défensif.

Les Texans ont évité le pire en gagnant quatre parties durant la campagne 2021-22 (autant que la saison précédente).  Une surprise pour les analystes les plus pessimistes !  Rien pour arranger les choses, les Texans devaient se débrouiller sans leur quart-arrière no 1 Deshaun Watson, qu'ils ont préféré garder hors de l'alignement toute la saison en raison des nombreuses allégations d'inconduite sexuelle qui pesaient sur lui.  On a bien tenté de l'échanger (il y avait des rumeurs pointant vers Miami), mais sans succès.



On a donc dû confier le poste vacant à la recrue Davis Mills (choix de 3e ronde en 2021), qui n'a pas si mal fait à la tête de la faible attaque des Texans.  Seuls les Giants de New York et les Jaguars de Jacksonvile ont marqué moins de points qu'eux.  Avec un coefficient d'efficacité de 88,8 Mills (photo ci-dessus), s'est classé 2e chez les QB recrues, derrière Mac Jones (92,5) des Patriots.

Les perspectives pour la prochaine saison ne sont guère plus reluisantes.  Mais au moins, le nouveau coach en chef, Lovie Smith est un entraîneur de profession depuis 2004.  S'ils ne gagnent pas plus de matchs en 2022-23, les Texans devraient être plus compétitifs.

En réussissant à échanger enfin Watson aux Browns de Cleveland cet été, les Texans obtiennent trois choix de première ronde (2022, 2023, 2024), un choix de 3e ronde en 2023 et un choix de 4e ronde en 2024.  Cela leur permettra de poursuivre leur reconstruction et de libérer 45 millions de $$$ sous le plafond salarial.



Houston n'a pas fait de coups d'éclat sur le marché des agents libres.  On a bouché des trous dans l'alignement en faisant signer des contrats aux vétérans A.J. Cann (garde), Steven Nelson (demi de coin), Jalen Reeves-Maybin (secondeur de ligne) et l'ailier défensif Mario Addison.  Les Texans ont accusé une lourde perte en défensive quand l'excellent demi de sûreté Justin Reid (photo ci-dessus), a quitté pour Kansas City. 

En attaque, ils ont laissé partir le porteur de ballon David Johnson et l'ont remplacé par l'agent libre Marlon Mack, un ex-Colts qui a baissé de régime après une sérieuse blessure au tendon d'Achille en 2020.  L'an passé, le champ arrière a été le pire de toute l'histoire des Texans !

Si Mack ne retrouve pas sa forme d'antan, on devra s'en remettre au vétéran demi offensif Rex Burkhead et à la recrue Dameon Pierce, ce qui n'augurerait rien de bon.

La seule valeur sûre à l'offensive pour Houston est le receveur Brandin Cooks (photo sous le titre de cet article), même s'il doit lutter souvent contre des doubles couvertures sur plusieurs jeux.  La ligne à l'attaque, passable, est peut-être la moins pire de toutes les unités offensives ou défensives de l'équipe.  Celles-ci sont toutes évaluées parmi les pires de la Ligue.

Et, mauvaise nouvelle, cette saison, les Texans devront affronter les puissantes équipes de la division Ouest de l'Association Américaine (K.C., Chargers, Denver, Raiders).



▶ Les Falcons d'Atlanta

De l'aveu même du gérant général Terry Fontenot, la prochaine saison de ses Falcons d'Atlanta est d'ores et déjà sacrifiée au profit de la campagne suivante.  Pourquoi ?  Parce que le départ de l'as quart-arrière Matt Ryan pour Indianapolis, et l'impact que son contrat va encore représenter pour le plafond salarial du club, vont avoir un impact dévastateur sur le dossier des Falcons en 2022-23.  Ryan aurait demandé à être échangé quand des rumeurs ont couru à l'effet que les Falcons voulaient acquérir Deshaun Watson.

Bien que la reconstruction de la formation de l'équipe est déjà commencée, ce n'est pas avant la campagne 2023-24 qu'elle pourra entrer en pleine force.  D'ici là, les partisans des Falcons n'en auront pas pour leur argent.

À la place de Ryan, dont le brio a aidé à façonner une fiche moins désastreuse de 7 victoires, 10 défaites, en faisant la différence dans plusieurs matchs aux pointages serrés l'an passé, les fans verront à l'oeuvre le désoeuvré Marcus Mariota (photo ci-dessus), un quart-arrière substitut qui a complété 18 des 30 passes qu'il a tentées au cours de ses deux dernières saisons avec les Raiders de Las Vegas.









Il est douteux qu'il puisse connecter aussi bien que Ryan avec l'homme à tout faire Cordarrelle Patterson (photo ci-dessus) qui, à 30 ans, la saison passée, a explosé pour 618 verges par la course, 548 verges par la passe, 11 touchés, en plus de 434 verges sur des retours de bottés.  Patterson aura du mal à répéter ses exploits cette année.  Les Falcons ont acquis Damien Williams (ex-Bears) pour le seconder dans le champ arrière.

Mariota n'aura pas un entourage susceptible de lui favoriser la tâche.  Il est même possible que la recrue Desmond Ridder, un choix de 3e ronde au dernier repêchage, prenne sa place si les choses vont mal en cours de saison.

Aux postes de receveurs, les ailiers rapprochés Kyle Pitts et Anthony Firkser devraient faire le travail, mais les receveurs éloignés Bryan Edwards et Damiere Byrd sont de piètre qualité.  Les Falcons espèrent que la recrue Drake London pourra s'affirmer dès le début de sa carrière.  On sait que Calvin Ridley est suspendu pour la saison (gambling) et que Russell Gage  (photo ci-dessous) a signé un contrat de trois ans pour 30 millions de $$$ pour jouer avec Tom Brady à Tampa Bay.

Si l'offensive risque une baisse de régime sans Ryan, d'autant plus que la ligne à l'attaque est faible; c'est la défensive qui inquiète davantage.  Outre les demis de coin A.J. Terrell et Casey Hayward Jr, ainsi que le joueur de ligne Arnold Ebiketie, le reste de cette unité laisse beaucoup à désirer.  Grady Jarrett va encore ancrer la première ligne de défense, mais son jeu a régressé dernièrement.

Les secondeurs de ligne sont peut-être les pires de la Ligue.  Car les Falcons ont perdu leur meilleur plaqueur, le linebacker Foye Oluokun, qui a  signé avec les Jaguars de Jacksonville.  La brigade défensive des Falcons n'a réussi que 18 sacks du quart l'an passé, soit 11 de moins que les 2e moins bons dans ce domaine !  Quelques acquisitions, et quelques jeunes joueurs prometteurs, devraient améliorer cette statistique épouvantable en 2022-23.

L'état de santé des joueurs est un autre facteur qui pourrait jouer contre les Falcons cette saison.  L'an dernier ils ont été chanceux en étant épargnés par les blessures (3e club le moins affecté dans la NFL).  Mais si la chance leur faisait défaut cette saison, leur manque de profondeur à toutes les positions créerait une situation catastrophique.

Ce facteur, ainsi que le manque de talent et de leadership à des postes clés; l'inexpérience de plusieurs jeunes faisant partie de l'alignement partant; pourraient faire des Falcons de sérieux aspirants à la cave du classement et au premier choix au prochain repêchage.



Les Bears de Chicago

Croyez-le ou non, les Lions de Détroit pourraient enfin quitter la cave du classement de la division Nord de la Conférence Nationale la saison prochaine !  En effet, ils pourraient céder leur place peu enviable aux Bears de Chicago qui, durant la saison morte, se sont davantage affaiblis, eux qui n'étaient déjà pas forts....

Voulant sans doute sauver leur job l'an dernier, le gérant général Ryan Pace, et l'entraîneur chef Matt Nagy, avaient décidé de confier le poste de quart-arrière no 1 au vétéran Andy Dalton, plutôt qu'à la recrue Justin Fields (11e choix de première ronde au repêchage de 2021).

Dans le fond, ils avaient raison.  Dalton a gagné trois des six matchs qu'il a joués comme partant, -et un autre en relève-, mais il a raté neuf parties à cause d'une blessure à un genou.  Venu en remplacement, Fields (photo ci-dessus) n'a remporté que deux gains en dix joutes disputées.  Son inefficacité est prouvée par son affreux rating de 73,2 avec seulement sept passes de touché, contre dix interceptions.  À sa défense, sa piètre ligne à l'attaque ne l'a pas aidé et il a été mal dirigé par Nagy.


 
En sept ans sous la direction du DG Ryan Pace, les Bears n'ont connu qu'une seule saison avec une fiche supérieure à .500.  Les propriétaires de l'équipe, la famille McCaskey, en ont eu assez de cette médiocrité, et Pace, comme le coach Nagy, a été congédié.  Ryan Poles, qui était dans l'organisation des Chiefs de Kansas City, a été nommé à la tête de la direction.  Il a ensuite engagé Matt Eberflus (photo ci-dessus), -qui était coordonnateur défensif avec les Colts d'Indianapolis- à titre d'entraîneur en chef.

Il a averti les partisans du club qu'ils devront être patients pendant le long processus de reconstruction des Bears.  Cela se fera par le repêchage, et par des choix sélectifs d'agents libres.  C'est-à-dire qu'on ne surpayera pas des gros noms qui n'ont guère de possibilités d'offrir un excellent retour sur l'investissement.

Ce nouveau venu apportera peut-être de l'énergie au club de la ville des vents.  Mais sa tâche sera difficile.  Il en aura plein les bras et le dos avec un personnel qui manque beaucoup de talents, et qui a perdu des éléments importants sur le marché des agents libres dans l'entre-saison.

Manifestement, comme les Falcons d'Atlanta et les Texans de Houston, les Bears ont fait une croix sur la prochaine saison, et ils attendent en 2023 afin d'avoir assez de marge sous le plafond salarial pour accélérer la reconstruction de leur formation.  Un bon rang de repêchage, conséquence de leur mauvaise fiche en 2022, ajoutera de bons jeunes à ceux qu'ils ont déjà et qui gagneront en expérience cette saison.

Durant la saison morte, les Bears ont perdu leur receveur éloigné no 1, Allen Robinson (Rams); le renommé secondeur Khalil Mack (Chargers); l'ailier défensif Akiem Hicks (Tampa); le plaqueur Bilal Nichols (Las Vegas); le plaqueur Eddie Goldman (retraite).  Les Bears ont remplacé toutes ces pertes par des jeunes sans expérience, ou des vétérans de moindre capacité, sauf peut-être Justin Jones (ex-Chargers, photo ci-dessus).

De plus, pour bien confirmer qu'on est en reconstruction, tous ces remplaçants bouche-trous ont dû signer des contrats à très court terme, genre un an.  La confiance règne ???  On envoie ainsi un signal d'abandon pour la prochaine saison, et cela a des répercussions sur quelques bons joueurs qui restent mais qui ne se voient pas traverser une longue et pénible saison de douze ou treize défaites en 2022.

Ainsi, le coeur de leur défense, Roquan Smith est malheureux de la situation, et il a demandé à être échangé.  À la tertiaire, le demi de coin Jaylon Johnson se sent bien seul, avec pas beaucoup de soutien pour l'aider.  Le départ de Mack rendra plus difficile le travail du chasseur de QB Robert Quinn, qui a établi un record d'équipe l'an passé avec 18½ sacks, mais qui pourrait lui aussi partir.  Par surcroît, avec l'arrivée d'un nouveau coordonnateur défensif, Alan Williams (ex-Colts), cette brigade défensive devra se convertir à un système 4-3, que les Bears n'ont pas pratiqué depuis 2014.  Des difficultés d'adaptation à prévoir...

À l'offensive, qu'est-ce qui arrivera si Fields est victime de la fameuse guigne de la deuxième année ?  S'il régresse au lieu de progresser.  Si, faute de n'avoir pas assez de «play makers» autour de lui, il ploie sous la lourdeur d'avoir à porter toute l'offensive sur ses jeunes épaules ?  Pour le seconder et lui servir de mentor, les Bears ont acquis le vétéran quart-arrière Trevor Siemian (ex-Saints, photo ci-dessus) alors qu'ils ont laissé filer Andy Dalton à la Nouvelle-Orléans.

Le plus grave, c'est l'extrême faiblesse de la ligne à l'attaque.  Elle a permis le plus grand nombre de sacks dans la NFL l'an dernier (58, pour des pertes de terrain de 428 verges !).  Très dangereux pour la santé et la sécurité des quarts-arrières qui doivent courir pour sauver leur vie !  Dalton a d'ailleurs été blessé, et Fields a aussi manqué du temps de jeu à cause de problèmes de santé...  Rien pour arranger la situation, le garde James Daniels a fui à Pittsburgh via le libre échange.



Dans ces conditions, sans une bonne ligne offensive pour bloquer (jeux au sol), et protéger les QBs, il est très ardu pour les porteurs de ballon de trouver des brèches pour gagner du terrain, et pour le pivot d'avoir assez de temps pour repérer des receveurs qui, à leur tour, quand le QB précipite ses passes, n'ont guère le temps de se démarquer de leurs couvreurs.

Fields est un bon coureur et il a démontré parfois un excellent potentiel pour la longue passe, surtout avec le jeune receveur éloigné Darnell Mooney (no 11 sur photo ci-dessus - choix de 5e ronde en 2020-), qui a surpris, la saison passée, en captant 81 passes pour des gains de 1 055 verges et quatre touchés.  À part lui, il n'y a que l'ailier rapproché Cole Kmet à qui Fields peut vraiment se fier.  Les autres receveurs, Byron Pringle (ex-Chiefs), Equanimeous St. Brown (ex-Packers), N'Keal Harry (ex-Patriots) et Dante Pettis (ex-49ers) n'ont rien fait qui vaille depuis le début de leur carrière, ailleurs dans la NFL. 

Derrière lui, Fields, à cause de la faiblesse de l'attaque aérienne, devra remettre souvent le ballon à ses demis offensifs David Montgomery et Khalil Herbert.  Le premier a été blessé a un genou la saison dernière, ce qui l'a exclu de quatre rencontres.  Est-ce ses problèmes de genou ou sa faible ligne à l'attaque qui l'ont ralenti en 2021 ?  En tout cas, il n'avait pas sa force habituelle, celle de briser des plaqués et de résister au premier contact.  Pour cette raison, sa cote a baissé pour 2022...

Par contre, la saison passée, les évaluateurs ont bien aimé les performances de Herbert, son jeune compagnon de champ arrière (433 verges au sol, et 96 par la passe, dans un rôle à temps partiel).  Moyenne, l'an dernier, l'attaque au sol ne sera pas meilleure cette saison.  30e sur 32, l'attaque aérienne pourrait chuter au dernier rang.  Mais c'est surtout la défensive (mauvaise contre le jeu au sol, mais 3e de la Ligue contre la passe en 2021) qui pourrait décliner et entraîner ainsi le club vers les bas fonds du classement.

Au moins, les Bears peuvent compter sur un botteur de précision d'élite en Cairo Santos (photo ci-dessus) qui a réussi 56 de ses 62 tentatives de placements (90,3 %) et 63 de ses 65 tentatives de convertis. 

Le nouveau coach Matt Eberflus a bien fait comme assistant-entraîneur à Indianapolis. Il a peut-être de bons plans, mais il n'a aucune expérience à la tête d'une équipe, et il n'a pas le personnel pour faire de bons débuts à son poste dans la dure NFL.



Les Giants de New York

New York est, avec Los Angeles, le plus gros marché de la NFL.  Les amateurs de football du Big Apple sont difficiles et exigeants.  Impatients, ils ont la mèche courte depuis...trop longtemps !

Et il y a de quoi être insatisfaits, qu'ils soient des partisans des Jets ou des Giants. Les Jets n'ont pas participé aux séries éliminatoires depuis 2010.  Depuis 2016, ils montrent un affreux bilan de 27 victoires, 70 défaites; ce qui leur a valu de toujours terminer derniers dans leur division (AFC Est)­.

Les Giants ont fait les séries une seule fois depuis 2011 (en 2016, une défaite de 38-13 en Wild Card contre Green Bay) .  Depuis 2017, leurs dossiers annuels combinés totalisent 22 succès, 59 échecs.  Les deux clubs ont encore déçu leurs fans l'an passé avec des fiches identiques de quatre gains et treize revers.



Les farouches partisans des G-men n'en peuvent plus des mauvaises décisions prises par la direction : mauvais choix d'entraîneurs; mauvais choix d'agents libres; mauvais choix de repêchage; mauvaise gestion de personnel, mauvaises promotions, ou commandites, etc.

Encore une fois, on vient de changer de coach en chef, Brian Daboll (photo ci-dessus → ex-coordonnateur offensif des Bills de Buffalo) remplace Joe Judge; et Joe Schoen (qui était aussi avec les Bills) remplace le directeur général Dave Gettleman, parti à la retraite.  C'est le 5e changement d'entraîneur, et le 3e changement de DG au cours des huit dernières années.  Des portes tournantes...

Pendant cette période, sept des huit saisons se sont conclues avec dix défaites ou plus, dont les cinq dernières.


Les problèmes sont nombreux à chaque position de l'alignement, en commençant par la plus importante, celle du quart-arrière.  6e choix au total du repêchage de 2019, Daniel Jones (photo ci-dessus) n'a pas joué au haut niveau attendu.  Il commet beaucoup trop d'erreurs de jugement et d'interceptions (29); et il échappe trop souvent le ballon (36).  Il a tendance à être imprécis dans ses passes.  

À sa décharge, il doit se débrouiller derrière une ligne à l'attaque poreuse, qu'on a tenté de rafistoler avec des vétérans plus ou moins bons ce printemps.  Les nouveaux venus, le centre Jon Feliciano (photo ci-dessous) et les gardes Mark Glowinski et Max Garcia devraient au moins améliorer cette ligne et permettre à Jones d'avoir plus de temps pour exécuter ses jeux.

Il en sera à sa 4e saison dans la Ligue, après avoir dû s'absenter durant six matchs (six défaites pour le club) en 2021 parce qu'il souffrait d'une blessure au cou.  Les Giants ont choisi de ne pas exercer l'option qu'ils avaient sur sa 5e et dernière année de contrat l'an prochain.  Un désaveu...et une probable porte de sortie pour Jones en 2023.



S'il faillit encore à la tâche cette année, les Giants ont prévu le coup et ils ont engagé Tyrod Taylor (ex-Texans) pour le remplacer.  Jones n'est pas le seul responsable des ennuis de l'équipe en offensive.  Celle-ci n'a produit que 258 points la saison dernière (seulement cinq de plus que Jacksonville, la pire attaque du circuit Goodell).  Vous ne pouvez pas gagner beaucoup de matchs en marquant une moyenne de 15 points par partie... 

Revenant au jeu après une grave opération au genou (ligament croisé antérieur) en 2020, le porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessous) n'a été que l'ombre de lui-même la saison dernière.  En 13 parties jouées, sa moyenne de verges par portée est tombée à 3,7.  Elle était de 5, à sa saison recrue en 2018; et de 4,6 l'année d'après. 

On attendait beaucoup aussi du receveur Kenny Golladay, à qui on avait consenti un contrat de quatre ans pour 72 millions de $$$, en 2021, pour le ravir aux Lions de Détroit.  Le joueur de 28 ans a répondu avec une anémique production de 37 catchs pour 521 verges et aucun touché, en 14 parties jouées.  Les autres receveurs des Giants n'ont pas fait mieux et, comme Golladay, ils sont pour la plupart fragiles.  Chez les ailiers rapprochés, Evan Engram (Jaguars), et Kyle Rudolph (Tampa) sont partis, et les Giants n'ont trouvé que le médiocre Ricky Seals-Jones (ex-Commanders) pour boucher le trou à cette position.



Comme la plupart des équipes en difficulté, les Giants doivent jongler avec des soucis de plafond salarial.  Pour respecter celui-ci, ils ont dû laisser aller des titulaires réguliers comme : le bon demi de coin James Bradberry (photo ci-dessous), qui jouera pour les Eagles de Philadelphie, -un de leurs rivaux de division-, et dont le départ affaiblit considérablement leur tertiaire.  Le plaqueur défensif Austin Johnson portera maintenant l'uniforme des Chargers; le chasseur de QB Lorenzo Carter s'aligne dorénavant avec les Falcons; les demis de sûreté Logan Ryan (Tampa) et Jabrill Peppers (Patriots) ont aussi changé d'adresse; le demi de coin Keion Crossen jouera cette saison avec les Dolphins; et le garde Will Hernandez a été engagé par les Cardinals.

Ces pertes sont significatives, surtout en défensive où elles n'ont pas été bien comblées.  Le nouveau coordonnateur défensif Don Martindale (ex-Ravens) commande souvent des blitz, ce qui donnera un plus grand rôle aux chasseurs de QB. Mais si ces blitz échouent, cela mettra plus de pression sur une tertiaire décimée, inexpérimentée et laissée sans aide.



Certains experts pensent que les Giants ne seront pas si pires cette année.  J'en doute.  Pour améliorer leur fiche, il faudrait :

🏈 - qu'ils évitent les blessures, trop nombreuses ces dernières saisons; 

🏈 - qu'ils commettent beaucoup moins d'erreurs (20 interceptions et dix échappés perdus en 2021 -le pire dossier de la NFL-); 

🏈 - que les piliers en attaque (Jones, Barkley, Golladay) rebondissent; 

🏈 - que leur coach recrue Brian Daboll solutionne les gros problèmes d'un club pris dans un immense chaos; 

🏈 - que la nouvelle ligne à l'attaque trouve rapidement sa cohésion et s'avère bien supérieure à celle qui l'a précédée en 2021.

Ce qui est surtout inquiétant c'est la jeune tertiaire des Giants.  Avec tous les réguliers de l'an passé qui sont rendus ailleurs, leurs jeunes remplaçants, bien trop verts, auront du mal à neutraliser les attaques aériennes ennemies, surtout celles qui sont les plus redoutables, au sein même de leur division (NFC Est).

Faibles lueurs d'espoir, les Giants ont un bon botteur de précision en Graham Gano (photo ci-contre); et leur calendrier n'est pas tellement compliqué.  Si l'offensive pourrait être meilleure qu'en 2021, en demeurant enfin en santé, la défensive pourrait être pire que la saison passée.

C'est bien beau de repeser sur le bouton «reset» en changeant souvent d'instructeurs, mais c'est sur le terrain que ça se joue, et ce sont les joueurs qui doivent faire leur job (le fameux leitmotiv du légendaire coach Bill Belichick : «do your job» !).

Peut-être une victoire ou deux de plus qu'en 2021 pour le Big Blue, mais ça reste à voir...  Je ne gagerais pas là-dessus.

lundi 6 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LES TITANS DU TENNESSEE VISENT LE SUPER BOWL.









Très largement favoris pour rafler le titre dans la division Sud de la Conférence Américaine, les Titans du Tennessee ont de plus grandes ambitions cette saison.  Ils visent une participation au prochain Super Bowl, rien de moins.  Oui ils ont les outils nécessaires en attaque, mais leur défensive laisse à désirer, du moins pour un club qui aspire aux plus grands honneurs...

Si je faisais partie de l'unité défensive d'une équipe de la NFL, je n'aimerais pas affronter l'attaque des Titans du Tennessee.  Sur les jeux au sol, la locomotive Derrick Henry est presque impossible à arrêter.  Si vous vous massez à la ligne de mêlée pour espérer limiter les dégâts que le gros gaillard peut causer, le quart-arrière Ryan Tannehill peut changer le jeu et passer facilement le ballon à trois dangereux receveurs que sont A.J. Brown, et deux nouvelles acquisitions : Julio Jones -futur membre du Temple de la Renommée- et Josh Reynolds, qui a montré de très belles choses l'an passé avec les Rams de Los Angeles.

Choisissez votre poison !  Jones (photo ci-dessus) a 32 ans, et ses meilleures saisons sont probablement derrière lui, mais sa seule présence imposera le respect aux demis défensifs et aux secondeurs de ligne adverses, et ça va libérer de l'espace pour Brown et Reynolds, en plus de rendre encore plus dangereux Henry quand le front défensif ennemi s'attendra à un jeu de passe mais que le ballon lui sera remis.

La défensive reste douteuse même si les Titans ont signé Bud Dupree et Denico Autry (une grosse perte pour les Colts, les seuls rivaux sérieux des Titans dans leur division) pour corriger la grande lacune qu'a été le manque de pression sur les quarts-arrières opposés l'an passé.  Le Tennessee pourrait avoir des ennuis en couverture de passe car pas moins de quatre de leurs spécialistes se retrouvent sous d'autres cieux après avoir quitté l'équipe.  Au moins la moitié d'entre eux ne seront probablement pas remplacés adéquatement.

Obtenu en 2019 des Dolphins de Miami, en échange de presque rien, le quart-arrière Ryan Tannehill a été un vrai vol pour les Titans.  Il est rare qu'un joueur de plus de 30 ans se révèle enfin, à un âge si tardif.  Mais cela a été le cas pour Tannehill qui s'est classé parmi les QB les plus efficaces depuis deux ans.  Il a métamorphosé l'offensive de l'équipe qui, avec ses quarts précédents, n'allait nulle part.

Le calendrier 2021 des Titans ne sera pas reposant et leur défensive chancelante risque d'accorder encore beaucoup de verges et de points aux adversaires.  Leur puissante attaque devra donc compenser et maintenir un long temps de possession du ballon afin de ménager cette défensive vulnérable.

L'opposition n'est pas très forte dans la division Sud, ce qui devrait permettre aux Titans de finir en tête sans coup férir.  Mais de là à se rendre en finale de Conférence, c'est loin d'être dans la poche...










Alors que l'offensive est la force des Titans du Tennessee, c'est la défensive qui est celle des Cots d'Indianapolis, leurs principaux rivaux dans la division Sud de la Conférence Américaine.  Même si cette unité a perdu les services de Denico Autry (rendu chez leurs pires ennemis, les Titans), de Justin Houston et de Malik Hooker, les Colts devraient pouvoir compter encore sur une défensive très capable de se classer dans le top-10 de la Ligue Nationale.

Mais c'est un tout autre portrait en offensive.  Le quart-arrière Philip Rivers a pris sa retraite et les Colts l'ont remplacé par Carson Wentz (photo ci-dessus), un choix extrêmement risqué.  D'abord, le nouveau titulaire a la réputation d'être un joueur fragile.  On a même établi à 87 % ses probabilités de blessures graves en 2021 !  Ensuite, son niveau de jeu n'a pas cessé de péricliter depuis 2017, sa seule bonne saison chez les pros.

L'an dernier il a été absolument affreux avec les Eagles de Philadelphie.  Mais il devait constamment courir pour sauver sa vie à cause de la pire ligne offensive de la Ligue dans le domaine de la protection du QB.

Les Colts croient que, mieux protégé, et mieux dirigé, Wentz fera du bon travail à Indianapolis.  Ça reste à prouver !  En cas d'absence à cause de blessure, Wentz n'a aucun remplaçant valable puisque le quart substitut, Jacoby Brissett, est maintenant avec les Dolphins de Miami.

En attaque, les Colts devront s'en remettre surtout à leur excellent porteur de ballon Jonathan Taylor (3e meilleur de la Ligue pour les gains au sol en 2020).  Le manque de bons  receveurs pose problème.  T.Y. Hilton (cou) est encore blessé (comme c'est trop souvent le cas) et il aura 32 ans en novembre.  Le seul autre bon prospect à cette position est le jeune Michael Pittman, de qui les Colts expèrent une vraie éclosion en 2021.

Seuls les Colts croient encore que Wentz va «ressusciter» cette année pour conduire à bon port leur attaque plutôt inoffensive sur les longs jeux de passe.  Si ils perdent leur pari sur lui, ils auront bien des bâtons dans les roues pour gagner suffisamment de parties pour accéder aux séries de fin de saison, au terme d'un calendrier très peu commode pour tous les clubs de leur division.









La seule chose que les pitoyables Jaguars de Jacksonville (1-15) ont réellement gagné l'an passé c'est le premier choix au repêchage de 2021.  Et ce choix n'était pas difficile à faire. Le quart-arrière Trevor Lawrence (photo ci-dessus) a été l'heureux élu, comme tout le monde le prévoyait.  Il a bien fait au camp d'entraînement et dans les matchs préparatoires, et les risques qu'il échoue (comme bien d'autres premiers choix dans l'hsitoire de la NFL) sont, semble-t-il, très minces.  Les fans des Jags sont très très excités à son sujet, mais leurs attentes semblent pas mal trop élevées !  Le jeune homme n'est probablement pas un messie ou un sauveur qui va transformer leurs favoris en champions, du moins, pas cette saison...

Dépourvus à chaque position de leur alignement l'an dernier, les Jaguars ont dépensé des fortunes dans l'entre-saisons pour engager des agents libres.  Parmi ceux-ci notons des noms intéressants comme le receveur Marvin Jones (ex-Lions) qui, avec D.J. Chark, devrait former un duo dynamique comme ailiers éloignés.  Dans le champ arrière, Jacksonville a ajouté Carlos Hyde pour seconder le jeune James Robinson qui a été fantastique en 2020 (1 414 verges de gains au total).  Au poste de quart-arrière, on a acquis C.J. Beathard, au cas où le jeune Lawrence faillirait à la tâche.

En défensive, les nouveaux coachs de l'équipe vont passer davantage à un système 3-4 (trois joueurs en première ligne et quatre en seconde ligne) au lieu du 4-3 inefficace de l'an dernier.  Les Jaguars ont profité du marché des agents libres en sur-payant des gars comme Roy Robertson-Harris (ex-Bears) et Jihad Ward (ex-Ravens) pour améliorer leur capacité de presser les quarts adverses.  Une pression qui faisait gravement défaut en 2020.  Ils ont également misé sur Malcom Brown (ex-Saints) pour renforcer leur défense contre le jeu au sol.

Du côté de la couverture contre la passe, ils ont aussi marqué des points en allant chercher le demi de coin Shaquill Griffin (ex-Seahawks) et le demi de sûreté Rayshawn Jenkins (ex-Chargers).  Mais la valeur ajoutée de cette unité défensive, poreuse l'an dernier, va dépendre surtout de la progression des jeunes joueurs qui sont nombreux à plusieurs postes.

Bref, les Jaguars seront meilleurs cette année, surtout si la prometteuse recrue Trevor Lawrence réussit sa rentrée chez les pros.  Il reste trop de trous à boucher en défensive pour que l'équipe connaisse une saison gagnante.  Mais six ou sept victoires en 2021 devient un objectif à leur portée si tous les ajustements apportés à la formation, et aux plans de matchs, portent fruits, pour faire en sorte que tout se déroule assez bien...













En 2021, les joueurs des Texans de Houston auront la moyenne d'âge la plus élevée de la NFL.  Et...probablement la pire formation de la Ligue aussi !  Au cours de la dernière année, la franchise du Texas a été une véritable entreprise de destruction massive !  Tous leurs meilleurs éléments ont pris la porte de sortie.

Il restait le quart-arrière Deshaun Watson (photo ci-dessus), mais celui-ci sera probablement écarté de l'alignement car il doit faire face à pas moins de 22 plaintes d'inconduite ou d'agressions sexuelles.  À sa demande, l'équipe tente de l'échanger, mais ils n'ont pas trouvé preneur jusqu'à maintenant, et il semble qu'on le paiera pour qu'il demeure chez lui cette saison.

Comme si les choses n'allaient pas déjà très mal !  Les pronostics sont épouvantables en vue de la prochaine campagne.  Les moins pires prédisent quatre victoires (comme en 2020) aux Texans.  D'autres leur en accordent deux.  Les plus pessimistes : zéro !

Peut-être que ces sombres prédictions sont trop sévères.  L'entraîneur en chef  David Culley a confirmé que c'est Tyrod Taylor qui sera aux commandes de l'attaque lors du premier match régulier de l'équipe, dimanche prochain.  Par le passé, avec d'autres formations, Taylor a connu quelques bonnes séquences, mais ce n'est certainement pas un aussi bon QB que Watson.  De plus, il est sujet aux blessures.

Autour de lui, le personnel offensif ne fera pas de miracle.  Le seul bon receveur est Brandin Cooks qui, gageons-le, verra beaucoup de doubles couvertures sur lui.

Chez les porteurs de ballon, David Johnson devrait voir le plus d'action, mais il y a aussi Phillip Lindsay, Mark Ingram II et Rex Burkhead qui doivent tous se demander comment et dans quelle mesure ils seront utilisés au champ arrière.  Tous peuvent toutefois servir assez bien d'options sur des jeux de passe.  La ligne offensive comporte des faiblesses qui n'ont pas été corrigées dans l'entre-saisons.

La défensive aussi, a été presque complètement changée.  Ce sera étrange de ne plus voir J.J. Watt à son poste, lui dont la direction a eu pitié en l'envoyant poursuivre (et possiblement finir) sa glorieuse carrière en Arizona.  Il faut absolument que cette nouvelle unité, rebâtie avec 19 vétérans provenant du marché des agents libres, soit capable d'effacer la minable performance de leurs prédécesseurs de l'an dernier qui n'ont réussi à provoquer que neuf petits revirements.

Les Texans espèrent que tous ces nouveaux venus d'expérience pourront faire mieux dans tous les départements, que ce soit pour neutraliser les jeux au sol, appliquer de la pression sur les quarts-arrières, ou améliorer la couverture sur les jeux aériens.  Pratiquement derniers dans la Ligue dans tous ces domaines, les Texans peuvent difficilement être aussi pires que la saison passée.

En 2021, les Texans peuvent surprendre quelques adversaires pas très forts qui les prendront trop à la légère.  Quatre victoires, c'est pas mal tout ce qu'ils peuvent espérer...   

mardi 1 janvier 2019

WILD CARD DE L'AFC COLTS-TEXANS: ANDREW LUCK PRÊT À POURSUIVRE SUR SA LANCÉE DU PLUS BEAU RETOUR DE L'ANNÉE.


Le chemin du retour a été long, pénible et douloureux.  Mais en 2018, un an et demi après avoir subi une importante opération pour réparer une épaule démolie, Andrew Luck, le vétéran quart-arrière des Colts d'Indianapolis est enfin revenu au jeu et il est redevenu l'un des meilleurs passeurs de la Ligue Nationale de Football.  Leader incontesté, véritable général sur le terrain, inspiration pour tous ses coéquipiers, le numéro 12 des Colts a passé pour 4 600 verges, avec 39 passes de touché contre quinze interception, et un taux d'efficacité de 99%.  Digne du trophée qui sera remis au joueur ayant réussi le plus beau retour de l'année !

Ça n'a pas été facile.  Beaucoup de gens ont douté qu'il parvienne jamais à retrouver la forme et à surmonter toutes les blessures qui ont miné sa carrière au cours des dernières saisons.  Après un désastreux début de campagne 2018 où son équipe a perdu cinq de ses six premiers matchs, les critiques prétendaient que son bras droit n'était plus assez fort pour que Luck revienne au niveau élevé d'avant ses épreuves physiques.

Or, après ce faux départ, Luck a retrouvé tous ses moyens et les Colts sont devenus invincibles, eux dont les experts ne donnaient pas cher de leur peau quand leur dossier était de 1-5.  Personne ne les voyait atteindre les séries éliminatoires.  Mais les Colts ont fait mentir tout le monde, avec une ligne à l'attaque protégeant presque parfaitement leur as quart-arrière (incroyable total de seulement dix-huit sacks accordés aux adversaires) et une défensive surprenante se hissant dans le top 10 après avoir été pitoyable la saison précédente.

Samedi, les Colts visiteront les Texans de Houston dans le premier match de Wild Card de l'année.  Les représentants du Texas ont une meilleure défensive que celle de leurs opposants, mais si la ligne offensive de Luck continue de bien le protéger et de lui donner le temps de repérer ses receveurs, les probabilités de victoire des Colts seront bonnes.


Deshaun Watson (no 4), le vis-à-vis de Luck au poste de quart chez les Texans, a lui aussi effectué tout un retour après une grave blessure qui avait écourté prématurément sa très prometteuse saison recrue en 2017.  Comme Luck, il a mis du temps à récupérer alors que son club perdait ses trois premières parties.  Une fois bien rétabli et en bonne forme, Watson a également brûlé la compétition, autant avec son puissant bras qu'avec ses jambes, lui qui a gagné 551 verges au sol.

Mais le jeune pivot des Texans n'a aucune expérience en séries d'après saison.  Et il a perdu deux de ses trois meilleurs receveurs en Will Fuller (un marchand de vitesse) et Demaryius Thomas (censé le remplacer), victimes de blessures ayant mis fin à leur saison.  Un autre ailier éloigné, la recrue Keke Coutee, pourrait revenir au jeu samedi après été longtemps à l'infirmerie.  Reste l'extraordinaire DeAndre Hopkins, ennuyé par une cheville endolorie mais qui devrait jouer samedi.



















Le même mal afflige aussi le meilleur receveur des Colts T.Y. Hilton, mais il devrait également être à son poste même s'il pourrait cependant être employé à temps partiel.  Si Hilton a été égal à lui-même, c'est-à-dire superbe, cette saison, c'est le gros ailier rapproché Eric Ebron (no 85) qui a causé la plus agréable surprise à l'attaque.  Ancien haut choix de repêchage des Lions de Détroit, il s'était avéré un "flop" avec cette équipe.  Les Colts ont pris une chance avec lui en lui faisant signer un contrat avant le début de la campagne.  Même s'il a continué à échapper trop de passes, comme c'était le cas avec les Lions, Ebron s'est amélioré et il a rendu de fiers services à sa nouvelle formation (66 passes captées pour 750 verges et 14 touchés)...

Avec Luck aux commandes, les Colts marquent beaucoup de points.  Et, par surcroît, la défensive des Texans est faible contre les jeux de passe.  Avantage Colts dans cette rencontre.  Mais les Texans ont une meilleure fiche en ce qui concerne les revirements provoqués ou accordés.  Indianapolis devra donc s'assurer de bien protéger le ballon et l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi.

mardi 11 août 2009

BATAILLE DES CHEERLEADERS : AFC SUD





Nous poursuivons notre enquête afin de savoir quelles sont vos cheerleaders préférées dans la Ligue Nationale de Football. Cette semaine nous jetons un coup d'oeil intéressé sur les meneuses de claques de la section Sud de la Conférence Américaine (AFC). Puisqu'il n'y a que deux équipes qui ont des Pom-Pom Girls dans la section Nord, nous les avons intégrées dans d'autres divisions. C'est ainsi que nous retrouverons les filles des Ravens dans la section Sud, et celles des Bengals dans la division Ouest.

Nos groupes de cette semaine n'ont pas de nom particulier, sauf les cheerleaders des Jaguars qui s'appellent "THE ROAR". Ceux ou celles qui ne l'ont pas encore fait peuvent aussi voter pour leur équipe de meneuses de claques préférées de la section Est. Voir sondages dans marge de droite... De haut en bas, voici vos choix : Colts d'Indianapolis, Jaguars de Jacksonville, Ravens de Baltimore, Texans de Houston et Titans du Tennessee.