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mercredi 7 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ IMPORTANTE PARTIE D'ÉCHECS ENTRE MATT LAFLEUR ET BEN JOHNSON !



Les duels entre les Bears de Chicago (11-6) et les Packers de Green Bay (9-7-1) représentent la plus vieille rivalité au football professionnel américain.  Les deux adversaires jouent dans la même division (Nord de la Conférence Nationale), ce qui fait qu'ils s'affrontent rarement en séries éliminatoires.  

Ça sera cependant le cas samedi soir prochain, quand les hommes de l'entraîneur chef Matt LaFleur seront les visiteurs au Soldier Field de Chicago pour se mesurer aux Bears du coach Ben Johnson, en première ronde du tournoi éliminatoire menant au Super Bowl du 8 février 2026.

Les bookmakers penchent du côté des Packers pour gagner cette partie par 1½ point.  Mais les prévisionnistes sont vraiment partagés sur cette question.  Les deux clubs disposent d’attaques redoutables capables de marquer beaucoup de points, et il reste à voir comment les défenses parviendront à limiter au maximum leur production.



🏈 QUAND  LES  BEARS  ONT  LE  BALLON.

C'est un peu ironique de parler de l'attaque du club de Chicago.  En fait, on peut dire que les Bears ont deux attaques, de la façon que leur défensive "attaque" le ballon.  La troupe de Ben Johnson a dominé la NFL pour les revirements provoqués avec 33, dont 23 interceptions.  Ce fut une des clés du succès de leur saison extraordinaire, qui a été couronnée par le championnat de leur section.  Rappelons que l'an dernier, avant l'arrivée en poste de Ben Johnson, les Bears n'avaient gagné que cinq parties.

Johnson a fait bénéficier sa nouvelle équipe de sa vaste expertise en attaque lorsqu'il était le coordonnateur offensif des Lions de Détroit, au cours des années précédentes.  Il a transformé l'offensive des Bears en une puissance de la NFL.  S'appuyant sur une ligne à l'attaque dominante, le jeu au sol a explosé, devenant le 3e meilleur du circuit Goodell, avec des gains de 4,85 verges par course.

Johnson a également formé le jeune quart arrière Caleb Williams, qui s'est considérablement amélioré, grâce à ses enseignements.  Bien protégé par sa ligne offensive, Williams profite de beaucoup de temps (3,31 secondes en moyenne) pour lire les défenses ennemies, trouver ses receveurs, et lancer le ballon avec son bras canon.  L'attaque aérienne des "Ours" se situe dans le top-10 de la Ligue, avec une moyenne de gains de 225,1 verges par match.



De plus, samedi, les Bears devraient pouvoir compter à nouveau sur le rapide ailier éloigné Rome Odunze (photo ci-dessus), lui qui a raté les cinq dernières rencontres de son équipe en raison d'une blessure à un pied.

La défensive de Chicago est vulnérable, surtout contre le jeu au sol.  Mais les joueurs de la tertiaire ont souvent aussi du mal à assurer une bonne couverture sur les jeux de passes.  Ce sera donc primordial pour l'attaque terrestre des Bears de contrôler le temps de possession du ballon, pour éviter que la défense soit trop longtemps exposée, sur le terrain.

Cette mission, les porteurs de ballon D'Andre Swift, et la recrue Kyle Monangai, peuvent l’accomplir avec succès.  Le quart arrière Caleb Williams, et même parfois, les différents receveurs de l'équipe, peuvent aussi contribuer à cette menace offensive par la voie terrestre.  



Une fois cette attaque au sol bien établie, Caleb Williams peut recourir efficacement au "play action", afin de lancer le ballon à ses receveurs, dans les zones intermédiaires et profondes.  Outre Odunze, les ailiers rapprochés Colston Loveland (photo ci-dessus) et Cole Kmet; ainsi que les ailiers espacés DJ Moore, Luther Burden et Olamide Zaccheaus, sont disponibles pour capter ces passes pour de longs gains.

Face à eux, la défense des Packers est affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Le front-7 est amputé des plaqueurs Devonte Wyatt (cheville) et Jordon Riley (tendon d'Achille); de l'ailier défensif étoile Micah Parsons (genou); et des secondeurs de ligne Kristian Welch (cheville) et Nick Niemann (pectoraux).  Par surcroît, le plaqueur Warren Brinson, et le secondeur Edgerrin Cooper, sont des cas incertains pour samedi.

Dans la tertiaire, c'est également la catastrophe.  Plusieurs joueurs manquent à l'appel : les demis de coin Bo Melton (genou), Kamal Hadden (cheville), Nate Hobbs (genou), de même que les demis de sûreté Zayne Anderson (cheville) et Javon Bullard (cas incertain, blessé à un genou).



Depuis que Micah Parsons a été blessé pour le reste de la saison, lors du match à Denver, le 14 décembre dernier, les Packers ont accordé une moyenne de 198 verges au sol par match, soit 5,4 verges par course.  Une recette qui pourrait être désastreuse contre la dangereuse attaque terrestre des Bears.  Contre les Ravens de Baltimore, il y a deux semaines, la défense anti course de Green Bay a été "punie" pour 307 verges, dont 216 verges et quatre touchés par Derrick Henry (photo ci-dessus).  

De plus, en perdant les services de Parsons, le "pass rush" de Green Bay est devenu presque nul pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ce qui devrait laisser encore plus de temps à Caleb Williams pour déjouer la défense du "Pack".  À noter également, que sans Parsons, les Packers ont perdu leurs quatre derniers matchs, cette saison.  



🏈 QUAND  LES  PACKERS  ONT  LE  BALLON.  

Avec leur défensive à court de plusieurs éléments importants, les Packers doivent s'attendre à ce que les Bears marquent beaucoup de points.  Leur offensive devra donc contre attaquer avec force pour scorer encore plus de points que Chicago.  Les porteurs de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus) et Emmanuel Wilson devront exploiter au maximum la faiblesse de la défense des Bears contre le jeu au sol (29e de la NFL avec cinq verges accordées par course).

Mais c'est surtout avec le jeu aérien que les joueurs offensifs du "Pack" devront être agressifs.  Le quart arrière Jordan Love reviendra enfin au jeu après avoir manqué 2¾ matchs à cause d'une commotion cérébrale.  Malgré l'absence importante de son ailier rapproché Tucker Kraft, blessé à un genou, Love dispose d'un bon arsenal de receveurs compétents avec Jayden Reed, Christian Watson (photo ci-dessous), Matthew Golden, et Romeo Doubs. 
 


Mais le problème, c'est que sa ligne offensive doit composer avec l'absence de trois de ses membres réguliers, tous blessés : le centre Elgton Jenkins (fracture au bas d'une jambe), et les gardes John Williams (dos) et Donovan Jennings (cou).  Love aura-t-il la protection et le temps nécessaires pour rejoindre ses receveurs sur une base régulière ?  

Le "pass rush" des Bears pourrait ainsi détenir une des clés de la victoire s'il parvient à gagner la guerre des tranchées contre cette ligne à l'attaque affaiblie des Packers, dans le froid de Chicago...

Si, justement, les conditions climatiques sont mauvaises (froid, neige, vent) au Soldier Field, samedi soir, cela avantagera le club local, car l'attaque aérienne de Green Bay sera défavorisée, tandis que ce sera l'inverse pour l'attaque au sol des Bears.



🏈🏈🏈

Le fait que les Bears soient les négligés des parieurs pour remporter ce match, est un manque de respect, et un élément supplémentaire pour les motiver.  Les deux adversaires se sont partagé les honneurs lors des deux matchs très serrés qu’ils ont disputés l'un contre l'autre pendant la saison régulière.  La rencontre de samedi pourrait aussi être décidée tard au dernier quart.  

Cette année, six des onze victoires des Bears ont été arrachées dans les deux dernières minutes des matchs, alors qu’ils effectuaient une remontée au score.  C'est un record de la NFL (depuis 1970).  Ça prouve qu'ils sont résilients, qu'ils n'abandonnent jamais, et...qu'ils sont également chanceux !



Les Packers sont plus expérimentés en séries éliminatoires, ayant participé à quatre des cinq dernières éditions, tandis que les Bears en sont à leur première présence depuis 2020.  La défense des Bears couvre ses faiblesses en étant agressive et en provoquant de nombreux revirements.  Pour espérer l'emporter, les Packers devront donc protéger le ballon, et enlever cet avantage à la brigade défensive de Chicago.          

Les Bears ont l'avantage du terrain et de la foule.  Sur le plan stratégique, la partie d'échecs entre Ben Johnson et Matt LaFleur risque de tourner en faveur du coach de l'équipe locale.  Trop de soldats sont blessés et absents dans le camp des Packers.  C’est pourquoi, si ce match tourne à la fusillade, Green Bay n’aura pas assez d'effectifs suffisants pour répondre coup pour coup aux assauts de l’attaque du club de la ville des vents.

Packers  23,    Bears   24.       

vendredi 26 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : BALTIMORE À GREEN BAY ⇨ RAVENS ET PACKERS AFFAIBLIS PAR DES BLESSURES À DES JOUEURS CLÉS...



Les joueurs et les membres de la direction des Packers de Green Bay (9-5-1) ont dû pousser un soupir de soulagement, et se réjouir de la défaite surprenante des Lions de Détroit (8-8) au Minnesota, contre les Vikings, le jour de Noël.  Ce revers de ces rivaux de la division Nord de la Conférence Nationale leur a procuré instantanément un gros cadeau, soit une belle place en séries éliminatoires de janvier prochain.  

Les Packers pourraient même encore se hisser en première position de cette section, et en remporter le titre, s'ils gagnent leurs deux derniers matchs, et que les Bears de Chicago perdent leurs deux dernières rencontres, cette saison.

Mais pour ce faire, ils doivent d'abord disposer des Ravens de Baltimore (7-8) samedi soir, au Lambeau Field.  De son côté, le club du coach John Harbaugh (photo ci-dessous) doit triompher contre le "Pack" samedi soir, et espérer que les Steelers de Pittsburgh subissent la défaite contre les Browns de Cleveland, dimanche, pour rester en vie, dans la course au championnat de la section Nord de l'Association Américaine.



Baltimore et Green Bay devront se débrouiller sans plusieurs joueurs importants, qui sont blessés et/ou malades.  Le quart arrière des Packers, Jordan Love, sera absent, en raison d'une commotion cérébrale, subie dimanche dernier, dans la défaite de son club, en prolongation, contre les Bears de Chicago.  

Chez les Ravens, le quart Lamar Jackson est un cas très douteux pour samedi, puisqu'il a été blessé au dos, dans le revers de son équipe, contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, dimanche soir passé.

On verra donc vraisemblablement deux remplaçants aux postes de quart dans ce duel de samedi soir, soit Tyler Huntley pour les Ravens, et Malik Willis (photo ci-dessous) pour les Packers.  Ce dernier obtiendra le départ, malgré une blessure à l'épaule droite, et une maladie qui l'a affecté cette semaine.



Sur le terrain gelé du Lambeau Field, par une température polaire, le jeu au sol devrait être de mise, dans des conditions hivernales et venteuses, peu propices au jeu aérien.  Cela favorise plutôt Baltimore et son puissant porteur de ballon Derrick Henry, qui peut très bien s'accommoder de ce climat rigoureux.

Ce pourrait être plus difficile pour son homologue des Packers, Josh Jacobs, qui joue en dépit d'une blessure à un genou.  Plusieurs de ses coéquipiers représentent des cas incertains pour samedi soir, dont le receveur Christian Watson, blessé à une épaule, et qui a manqué l'entraînement de jeudi, à cause d'une maladie.

Avant le début de la saison, les Ravens de Baltimore étaient des favoris pour accéder au Super Bowl de février prochain.  Mais leur pivot vedette, Lamar Jackson (photo ci-dessous), choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) à deux reprises (saisons 2019 et 2023) a subi une série de blessures cette année, et la défensive a sous performé pendant une grande partie de la campagne 2025-26.  Cela a eu pour effet de conduire l'équipe dans la mauvaise situation où elle est présentement.
  


La troupe du pilote John Harbaugh a connu un faux départ en perdant cinq de ses six premiers matchs.  Malgré une bonne séquence après leur semaine de congé (bye de la semaine 7), les Ravens n'ont pas pu rattraper leur retard, et ils pourraient rater les playfoffs pour la première fois depuis 2021.  Harbaugh pourrait même perdre son emploi si son club ne gagne pas d'ici la fin du calendrier régulier, contre Green Bay et Pittsburgh.

Incapable de performer à la hauteur de son immense potentiel à cause des blessures, Lamar Jackson n'a lancé que huit passes de touché à ses huit dernières joutes, en plus de subir cinq interceptions.  D'ailleurs, il n'a pas été le seul qui a multiplié les revirements de son équipe.  

Les "Corbeaux" ont été coupables de 22 erreurs de ce genre (dix interceptions et douze échappés perdus).  C'est le double du nombre commis par les Packers.  C'est souvent ce qui fait la différence entre un club gagnant et un club perdant...



À Green Bay, on s'est vite ressenti de la perte de l'ailier défensif Micah Parson, victime d'une grave blessure à un genou, il y a deux semaines, à Denver.  Sans lui, la défensive des Packers n'a plus vraiment de "pass rush", ce qui inflige une pression sur la tertiaire qui tombe à la merci des quarts arrières ennemis, qui disposent de plus de temps pour repérer leurs receveurs, et déclencher leurs passes.

Green Bay a perdu ses deux dernières rencontres parce que l'attaque a également manqué d'opportunisme en zone payante, et à cause d'un manque d'exécution.  Comme de ne pas avoir récupéré le ballon après un botté court des Bears, samedi dernier.  Ce qui devait éventuellement leur coûter la victoire.

Malgré leurs problèmes récents, et en dépit de l'absence de plusieurs joueurs blessés, ils sont le choix des preneurs aux livres par trois points, pour l'emporter samedi soir contre les Ravens.  L'entraîneur chef des Packers, Matt LaFleur est quasiment imbattable en décembre (fiche de 21 gains, 4 défaites), surtout au Lambeau Field.



Les quart substituts, Tyler Huntley (ci-dessis) et Malik Willis ont bien joué en relève cette saison.  Willis, s'il n'est pas trop handicapé par sa blessure à l'épaule, possède plus d'options pour les jeux de passes que Huntley.  Par contre, si Derrick Henry est dominant sur les jeux au sol, il peut faire la différence en faveur de son équipe.

La défensive des Packers n'est plus la même sans Micah Parsons.  Elle a perdu l'avantage qu'elle avait sur celle des Ravens.

Dans un match au pointage serré comme ce sera probablement le cas samedi soir, les botteurs de précision joueront un rôle primordial.  Le botteur de placement des Ravens, Tyler Loop a réussi 27 de ses 30 tentatives pour un pourcentage de 90 % cette année.  



Son adversaire des Packers, Brandon McManus (ci-dessus) a été moins efficace en ratant six placements sur 28 tentatives.  Mais il a été plus précis sur les bottés de longue distance (50 verges et plus) en en réussissant trois sur cinq, alors que Loop échouait trois fois sur quatre en pareilles occasions.

Malgré leur saison décevante, les Ravens ont fait élire six joueurs en prévision du Pro Bowl : le demi offensif Patrick Ricard, l'ailier espacé Zay Flowers, le joueur de centre Tyler Linderbaum, le secondeur de ligne Roquan Smith, le demi de sûreté Kyle Hamilton, et le botteur de dégagements Jordan Stout.  Chez les Packers, seul Micah Parsons a été choisi pour cette rencontre de joueurs étoiles.

Ravens   17,    Packers   19.       

jeudi 18 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ PACKERS ET BEARS DÉJÀ EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Il reste trois semaines à la saison régulière de la Ligue Nationale de Football, et s'il y a actuellement 13 équipes éliminées des séries éliminatoires de janvier prochain, pour plusieurs autres clubs, les matchs qui restent à disputer au calendrier 2025-26 seront pratiquement identiques à des rencontres éliminatoires.  C'est le cas des Bears de Chicago (10-4) qui doivent affronter trois formations redoutables qui luttent également pour une place dans le tournoi du Super Bowl, au début de l'an prochain.

La troupe de l'entraîneur chef Ben Johnson n'a qu'un demi match de priorité sur ses adversaires de samedi soir prochain, les Packers de Green Bay (9-4-1), au sommet de la division Nord de la Conférence Nationale.  L'enjeu de ce duel de samedi est grand.  S'ils perdent, les Bears changeront de position avec les Packers : de semés no 2 dans la NFC, ils tomberont à la 7e position, là où se trouve présentement Green Bay.

Et Chicago doit jouer ensuite contre les 49ers de San Francisco et les Lions de Détroit.  Des batailles qui sont loin d'être gagnées d'avance...  On comprend alors mieux la grande importance de la partie de samedi soir contre leurs vieux rivaux de section, qui ont dominé leurs affrontements au cours des dernières décennies. 
 


D'ailleurs, c'est la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Elle remonte à plus d'un siècle, aux années 1920.  Depuis 1990, les Packers se sont bâtis un avantage de 51 victoires contre 20 défaites, dans leurs confrontations face aux Bears.  Ça inclut leurs belles saisons avec leurs formidables quarts arrières Brett Favre et Aaron Rodgers.

Il y a deux semaines ces féroces compétiteurs s'étaient rencontrés à Green Bay, et le club local l'avait emporté 28 à 21, dans un match chaudement disputé.  Le "Pack" avait pris des avances de 14 à 3 et de 21 à 11 avant que les "Ours" reviennent de l'arrière, et égalisent le pointage à la 7e minute du dernier quart.  Quatre minutes et demie plus tard, le demi offensif de Green Bay, Josh Jacobs marquait un touché, sur une course de deux verges, qui donnait à nouveau les devants à son équipe.

Mais le quart arrière de Chicago, Caleb Williams a bien failli créer ensuite l'égalité en toute fin de rencontre, mais sa passe a été interceptée dans la zone des buts des Packers par Keisean Nixon.  Avec ce gain, Green Bay devançait Chicago en tête de la section Nord de la NFC, mais les Packers ont été relégués en deuxième place après leur défaite coûteuse de 34 à 26 à Denver, dimanche dernier, pendant que les Bears battaient les Browns de Cleveland 31 à 3.



Les deux adversaires de samedi soir prochain ne présenteront pas les mêmes alignements que lors de leur duel d'il y a deux semaines au Lambeau Field.  Des blessures sont venues changer le portrait de part et d'autre.  Les Packers ont subi une énorme perte quand leur ailier défensif étoile Micah Parsons (photo ci-dessus) a dû mettre fin à sa saison en raison d'une grave blessure à un genou.  

Il dominait tellement la défensive de son club, et la NFL, à sa position, que la plupart des observateurs estiment que, sans lui, les Packers doivent oublier leurs prétentions d'atteindre le Super Bowl en février prochain.  D'autres analystes pensent que les Packers pourraient même manquer les séries de fin de saison, s'ils perdent samedi contre les Bears, et la semaine prochaine contre les Ravens de Baltimore.  Les Lions de Détroit (8-6) les suivent au classement, à 1½ match de distance dans la division Nord de la NFC, et ils n'ont pas dit leur dernier mot dans la course aux playoffs.

Samedi, les Bears sont favoris par 1½ point pour vaincre le "Pack".  L'absence de Micah Parsons, et celles de ses coéquipiers Devonte Wyatt, Brenton Cox Jr et Collin Oliver, en défensive, enlève aux Packers une partie de la supériorité qu'ils détenaient, de ce côté-là du ballon, par rapport à la défense plutôt faible des Bears (29e contre le jeu au sol, 21e pour les points accordés).  De plus, l'ailier défensif Lukas Van Ness (pied) et le demi de sûreté Evan Williams (genou) sont des cas incertains, du côté de Green Bay.



C'est de mauvais augure contre l'excellent jeu au sol des Bears, le deuxième meilleur de la NFL, avec des gains de 151,9 verges en moyenne par partie.  Le duo D'Andre Swift (photo ci-dessus) & Kyle Monangai a gagné un total combiné de 1 616 verges, avec douze touchés, jusqu'ici cette saison.  Après avoir terminé au 25e rang la saison dernière, l'attaque terrestre était une priorité cette année pour Ben Johnson et les autres dirigeants du club du Michigan.  Ils se sont d'abord assurés d'améliorer la ligne offensive, afin qu'elle soit plus en mesure d'ouvrir le chemin aux porteurs de ballon.

L'autre élément qui a favorisé le retournement de situation (fiche de 5-12 l'an passé) de la formation dirigée par le nouveau coach Ben Johnson est, - outre la compétence de ce dernier -, leur différentiel sur le plan des revirements (+ 20).  Les Bears en ont provoqué 30 cette saison, et ils n'en ont commis que dix.  Le record de la NFL pour une campagne entière est de 38, établi par les Steelers en 2019.  À titre de comparaison, la défense de Green Bay n'a à son crédit que 13 revirements provoqués, jusqu'ici.

En attaque, les deux belligérants ont produit sensiblement le même nombre de points en 2025 : les Packers occupent la 10e position de la Ligue avec une moyenne de 24,9 points marqués par match, comparés aux  26,1 des Bears (9e).  En défensive, la différence est plus grande : Green Bay est 8e avec une moyenne de 20,1 points accordés par rencontre, par rapport aux 24,1 points concédés par Chicago (21e).



Une autre statistique importante à considérer, c'est la performance des attaques des deux formations en ce qui concerne les troisièmes essais.  Le quart Jordan Love (photo ci-dessus), des Packers, excelle à convertir ces essais.  Il est le meilleur QB de la Ligue Nationale dans ce département avec un taux de réussite de 50 %.  Dans ces situations, il a complété des passes pour 1 066 verges.  Dans leur affrontement d'il y a deux semaines, Love a converti avec succès huit troisièmes essais en douze occasions; alors que son homologue Caleb Williams, de Chicago, en réussissait huit sur 16.

Si les Packers ont des soucis à cause de leurs nombreux blessés en défensive, il y a aussi quelques inquiétudes au sujet de leur ligne offensive.  Leur joueur de centre Elgton Jenkins est toujours sur la liste des blessés à long terme, et les bloqueurs Zach Tom (dos + genou) et Darian Kinnard, ne sont pas sûrs de participer au rendez-vous de samedi contre les Bears.

Du côté de ces derniers, la situation n'est pas rose non plus, au sujet de l'état de santé de plusieurs de leurs porte couleurs.  Au cours du dernier mois, leur nombre de blessés a grimpé à 16 pour la saison.  Sont exclus pour le match de samedi : le meilleur receveur des Bears, Rome Odunze (pied), le secondeur de ligne Tremaine Edmunds (aine), le demi de coin Kyler Gordon (aine), et le bloqueur Luke Newman (pied).  Représentent des cas incertains : l'ailier rapproché Cole Kmet (cheville), l'ailier espacé Luther Burden (cheville), le demi offensif d'Andre Swift (aine), et le secondeur Amen Ogbongbemiga (ischio-jambiers).



C'est certain que les Bears veulent prendre leur revanche après leur revers d'il y a deux semaines à Green Bay.  Ils ont un dossier reluisant au Soldier Field cette saison (cinq victoires en six parties).  Reste à savoir jusqu'à quel point la perte de Micah Parsons va nuire aux Packers.  Mais même sans lui, la défensive de Green Bay est encore supérieure à celle de Chicago.  Celle-ci est dépendante des revirements qu'elle peut créer, mais les Packers protègent bien le ballon (seulement dix revirements commis).

L'attaque terrestre des Bears est certes dominante, sauf si D'Andre Swift est blessé, mais l'offensive aérienne des Packers est meilleure que celle de Chicago, en l'absence de Rome Odunze.  Jordan Love est un quart plus expérimenté et fiable que son vis-à-vis des Bears Caleb Williams.  Dans ce genre de partie cruciale, ça compte.

Packers  24,    Bears  23.       

samedi 13 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : GREEN BAY À DENVER ⇨ UN AVANT-GOÛT DU PROCHAIN SUPER BOWL ?



Deux poids lourds se mesureront dimanche au Colorado, lorsque les Packers de Green Bay (9-3-1) rendront visite aux Broncos de Denver (11-2).  Portés par une série de dix victoires consécutives, les Broncos occupent la première place de la Conférence Américaine et, s’ils s’imposent dimanche à domicile, ils décrocheront leur premier titre de division depuis 2015.

Ils succèderaient ainsi aux Chiefs de Kansas City, et les imiteraient d'une certaine façon, car, cette saison, comme les Chiefs l'an passé, les Broncos se sont fait une spécialité de remporter les matchs décidés par une seule possession (huit de leurs dix gains d'affilée).  Avant leur  victoire de 24-17 contre les Raiders, la semaine passée, leurs quatre succès précédents avaient été obtenus par un total combiné de dix points seulement.  Quatre fois, ils ont gagné en marquant des points sur le dernier jeu de la partie.  

Le quart arrière Bo Nix (photo ci-dessous) a aussi mené six séries victorieuses cette saison en fin de match, malgré des performances parfois irrégulières, manquant par moments de rythme et de synchronisation avec ses receveurs.



Autrement dit, les Broncos ont souvent joué avec le feu sans se brûler, car ils ont presque toujours dû remonter au score, avant de s’imposer au 4e quart, dans leurs matchs.  Ils ont été parfois favorisés par la chance, et certaines décisions controversées des arbitres.  Une autre caractéristique que l’on retrouve aussi chez les Chiefs de 2024.

Bref, ce n'est pas toujours joli, mais ils gagnent quand même !  Et c'est souvent grâce à leur solide défensive, qui mène la NFL dans plusieurs catégories, notamment pour les sacs (55), les verges accordées par course (3,7), le taux de conversion sur les 3e essais (30,9 %), le nombre de coups sur les quarts arrières (120), la meilleure défense en zone payante - ou "red zone" -(40 %).  Elle n'accorde que 18,1 points en moyenne par match (4e de la Ligue), et 282 verges totales par rencontre (3e).

Avec une défensive aussi forte, les Broncos remportent presque toujours la guerre des tranchées.  D'autant plus que, de l'autre côté, leur ligne offensive est la meilleure de la NFL pour bloquer en situations de passes (seulement 16 sacs accordés), et elle est en 9e place pour le blocage sur les jeux au sol.  Globalement, l'attaque de "l'Orange Crush" se situe dans le top-10 du circuit Goodell, ce qui suffit aux Broncos pour gagner la grande majorité de leurs matchs, étant donné la domination de leur défensive.



Avec l'ajout de Micah Parsons (ci-dessus) en début de saison, la défensive des Packers de Green Bay est devenue presqu'aussi forte que celle de Denver.  Elle se classe en 4e position de la NFL pour les verges accordées (287,2), et 6e pour les points concédés (19 par match).  Le "Pack" jouit d'une série de quatre gains de suite, et quand le quart arrière Jordan Love dispose de tous ses receveurs en santé, l'attaque devient très redoutable.  Il faut souligner que son meilleur ailier espacé, Christian Watson, a raté cinq parties, et son no 2, Jayden Reed, n'a joué que trois matchs, cette année.

L'excellente recrue Matthew Golden a manqué trois rencontres à cause d'une blessure, et l'as ailier rapproché  Tucker Kraft, sévèrement blessé à un genou, n'est pas revenu au jeu depuis la 8e semaine du calendrier de la NFL.

On comprend que Jordan Love ait été incapable de fournir son rendement habituel, avec tous ces joueurs offensifs absents en raison de blessures.  Mais il a mieux joué récemment, avec le retour au jeu de la plupart de ces ex éclopés.  Watson est son spécialiste pour les longues passes, et Reed excelle pour procurer des premiers essais.  



Love (ci-dessus) a aussi le luxe de pouvoir distribuer le ballon en le lançant à plusieurs autres options, comme le fiable Romeo Doubs, la recrue Matthew Golden, Dontayvion Wicks, l'ailier rapproché Luke Musgrave, ainsi que le demi offensif Josh Jacobs.  Et au champ arrière, Emanuel Wilson est devenu un bon complément à Jacobs, pour obtenir des gains appréciables, en portant le "cuir".

Les défenses adverses ne savent donc pas sur quel receveur le plus dangereux elles doivent se concentrer davantage.  Par exemple, dimanche, si l'as demi défensif des Broncos, Patrick Surtain, surveille de près Christian Watson, les autres receveurs des Packers profiteront de couvertures moins serrées, pour faire des dommages, dans les zones intermédiaires.

Avec le menaçant "pass rush" que possède les défensives des deux équipes, la protection du quart arrière devient primordiale.  Les pivots des deux adversaires ont la chance d'être bien servis sur ce plan.  L'unité défensive de  Denver utilise souvent le blitz, mais Jordan Love lance le ballon rapidement (2,89 secondes), et il est efficace contre ce genre de tactique.



Si la défense des Broncos est la meilleure de la NFL en zone payante, l'offensive des Packers peut la tester sérieusement, puisqu'elle occupe le second rang de la Ligue, avec 68,1 % de succès dans cette zone de 20 vingt verges près des buts adverses.

Néanmoins, on s'attend à une bataille défensive dimanche, en haute altitude, dans les montagnes rocheuses.  Peu habitués à l'air rarifié dans de telles hauteurs, les joueurs des clubs visiteurs sont souvent à bout de souffle, et deviennent plus vite fatigués.  Les Broncos le savent, et ils essaient de prolonger le plus longtemps possible leurs séries de jeux en attaque, avec beaucoup de jeux au sol, afin de contrôler le temps de possession, et épuiser les défenses ennemies.



Denver est invaincu à domicile cette saison (6-0), et les Broncos n'ont perdu que deux matchs l'an dernier au Mile High.  Mais les preneurs aux livres misent sur les Packers pour les vaincre par 2½ points, dimanche après-midi.  Il est vrai que les porte couleurs de Green Bay jouent bien à l'étranger, cette saison, comme le prouve leur fiche de 4-1-1.  Et ils doivent gagner pour protéger leur mince avance d'un demi match sur les Bears de Chicago, au classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  

Dans une bataille défensive serrée, les unités spéciales joueront un rôle déterminant, et si les botteurs de précision doivent avoir la victoire au bout du pied, ce sont les Broncos qui ont l'avantage, avec Wil Lutz (photo ci-dessus), qui est plus fiable que son homologue des Packers, Brandon McManus.  Lutz a raté trois placements en 23 tentatives, tandis que McManus a manqué son coup à six reprises, sur 21 essais (quatre échecs en sept tentatives, entre les distances de 40 et 49 verges).

Packers   17,     Broncos    19.   

vendredi 14 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : GREEN BAY À NEW YORK GIANTS ⇨ JORDAN LOVE S'EXCUSE POUR LES RATÉS OFFENSIFS DES PACKERS...



À l’approche du match contre les Giants de New York (2-8) dimanche, le quart arrière des Packers de Green Bay (5-3-1), Jordan Love, a réagi aux critiques entourant les deux dernières défaites de son équipe, pointant du doigt le manque de productivité de l’attaque qu’il dirige. 

Dans ces deux revers récents, contre les Panthers de la Caroline et les Eagles de Philadelphie, l'offensive des Packers n'a produit qu'un grand total de 20 points, et Love n'a pas lancé une seule passe de touché.

Love explique cette panne de production par un manque de concentration et d'exécution, de la part de l'unité offensive.  Il s'est excusé auprès des membres de la brigade défensive pour ne pas avoir soutenu leur bon travail, qui aurait mérité d'être récompensé par des victoires.



Il faut remarquer que les blessures à certains de ses éléments clés ont nui aux efforts de cette unité offensive.  Les blessures aux receveurs Tucker Kraft (blessé à un genou), Jayden Reed (clavicule et pied), ainsi que Matthew Golden (épaule) hypothèquent vraiment l'efficacité de l'attaque du "Pack".

Et voilà que le garde Elgton Jenkins a subi une fracture au bas de la jambe gauche, dans la défaite de 10 à 7, lundi dernier, contre les Eagles.  Sans lui, la ligne offensive de Green Bay devient suspecte.

Néanmoins, ces absences n'expliquent pas le récent manque d'efforts du reste des joueurs offensifs du club du Wisconsin.  Certains partisans frustrés de l'équipe demandent même la tête de l'entraîneur chef Matt LaFleur (photo ci-dessus).



Il faut aussi dire que la défense de l’équipe aurait pu donner un coup de main à l’attaque, en provoquant des revirements pour lui offrir de bonnes occasions, grâce à un bon positionnement sur le terrain.  Cette saison, les joueurs de défense n'ont produit que six revirements (dont trois interceptions, au 29e rang de la NFL).

Le demi offensif Josh Jacobs (photo ci-dessus) a marqué 15 des 44 touchés de son club, mais sa moyenne de verges gagnées au sol (3,8) laisse à désirer.

Rencontrer les misérables Giants de New York, cette semaine, offre la possibilité aux Packers de se raplomber.  Les G-men ont subi une quatrième défaite d'affilée, dimanche dernier, en s'inclinant au compte de 24 à 20, devant les Bears de Chicago.  Ils menaient pourtant par dix points, avec seulement quatre minutes à écouler au match.



Durant la partie, ils ont dû se passer de leur quart arrière Jaxson Dart (photo ci-dessus), victime d’une commotion cérébrale. C’était la quatrième fois que le jeune joueur était évalué pour un tel impact.  Les lecteurs de cette chronique se souviendront que j'avais prédit un tel malheur à Dart, parce qu'il joue dangereusement en s'exposant beaucoup trop aux coups violents.  J'avais dit la même chose au sujet du porteur de ballon Cam Skattebo, qui a fini par se faire briser une cheville, il y a une couple de semaines.

Avec Dart, Skattebo et le receveur Malik Nabers, tous hors de combat, l'attaque du Big Blue se trouve bien démunie, sans ses meilleurs éléments.

Quand Jaxson Dart a quitté le match contre les Bears, c'est Russell Wilson qui l'a remplacé.  Mais il a été inefficace en prenant la relève.  Tellement que les dirigeants de l'équipe ont décidé de confier le poste de quart partant à Jameis Winston, pour la rencontre de dimanche contre les Packers.



Winston (ci-dessus, no 19) attendait depuis longtemps de jouer, et il est super enthousiaste à l’idée de voir enfin de l’action cette année.  Il est connu pour être un pivot agressif, prêt à tenter des actions risquées pour dynamiser l'attaque. Exactement ce que recherchent les entraîneurs de l'équipe.

Mais son goût du risque se retourne souvent contre lui.  Au cours de sa carrière, Winston a été une véritable machine à revirements.  Il a lancé pas moins de 111 interceptions, et il a commis 60 échappés (26 perdus) en 105 matchs joués (87 comme partant).

Ces dernières saisons, les Giants ont laissé filer trop de matchs à cause d’erreurs stupides, même lorsqu’ils menaient au score, tard dans le dernier quart.  C’est typique d’un mauvais coaching.  Voilà pourquoi ils ont remercié leur entraîneur chef, Brian Daboll, après une nouvelle défaite du même genre, contre les Bears de Chicago, dimanche dernier.



Mike Kafka (ci-dessus) a été nommé coach par intérim, à sa place.  Plusieurs noms sont mentionnés pour occuper le poste permanent l'an prochain : les coordonnateurs défensifs Vance Joseph (Broncos), Jeff Hafley (Packers), Jesse Minter (Chargers), et Steve Spagnuolo (Chiefs).

Du côté offensif, les noms qui circulent dans les rumeurs sont : Joe Brady (Bills), Matt Nagy (Chiefs) et Arthur Smith (Steelers).  L'ex entraîneur chef des Cowboys de Dallas, Mike McCarthy est également dans les discussions, de même que le coach de l'Université Notre Dame, Marcus Freeman.

Peut-être que les Giants devraient favoriser l'embauche d'un instructeur défensif, car leur brigade défensive actuelle est une des pires de la NFL (dernière contre le jeu au sol).



Les Packers devraient gagner par 6½ points contre les Giants, dimanche, selon les preneurs aux livres.  C'est un écart de point conservateur car les parieurs tiennent compte de la présente léthargie offensive des porte couleurs du club de Green Bay.  

Peut-être que le changement d'entraîneur et de quart arrière va stimuler les joueurs du Big Blue, qui, après tout, luttent pour conserver leur emploi, en vue de la saison prochaine.    
Packers   23,    Giants   17.            

samedi 18 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : GREEN BAY EN ARIZONA ⇨ BRISSETT DONNE DE MEILLEURES CHANCES DE GAGNER AUX CARDINALS.



On se pose de sérieuses questions chez les Cardinals de l'Arizona (2-4) à la veille de recevoir les Packers de Green Bay (3-1-1) à Glendale, dimanche après-midi.  Qu'est-ce qu'on fait après quatre défaites d'affilée ?  Que fait-on au sujet de la situation des quarts arrières de l'équipe ?  Est-ce que Kyler Murray est toujours l'homme de la situation à ce poste crucial ?  Quel est son avenir avec le club ?  Avec ses performances décevantes et son inconstance chronique, faut-il démissionner à son sujet, et l'échanger ?

Il semble en tout cas, que c'est son substitut, Jacoby Brissett qui sera derrière le joueur de centre, dimanche, contre les Packers.  Le gros pivot de 6 pieds 4 pouces, pesant 235 lbs, et âgé de 32 ans, a bien joué, la semaine dernière, dans la défaite de 31 à 27 contre les Colts d'Indianapolis, en relève à Murray, blessé à un pied.

Il a complété 27 de ses 44 passes, pour 320 verges, deux touchés, et une interception.  Et ce, malgré qu'il ait perdu les services de son meilleur ailier éloigné Marvin Harrison, victime d'une commotion, durant la partie.  Ce dernier sera cependant à son poste dimanche.  Mais son coéquipier Zay Jones (photo ci-dessous) n'est pas certain d'être au sien, parce qu'il s'est blessé à un genou, la semaine passée, contre les Colts.



Si Brissett a lancé si souvent le ballon, c'est qu'il ne pouvait pas vraiment se fier aux remplaçants marginaux qui sont dans le champ arrière, depuis que les deux porteurs de ballon réguliers de l'équipe (James Conner et Trey Benson) sont indisponibles en raison de blessures.  Un des remplaçants en question, Emari Demercado, s'est également blessé dimanche dernier, et il manquera à l'appel contre Green Bay.

Ça laisse seulement Michael Carter et Zonovan Knight comme solutions de rechange.  Pas une situation idéale contre la défense des Packers, la meilleure de la NFL contre le jeu au sol (73 verges concédées en moyenne par match).

Chez les Packers, l'entraîneur Matt LaFleur a averti ses joueurs de ne pas prendre les Cards à la légère, malgré leur quatre revers consécutifs.  Ces défaites ont été subies par un total combiné de seulement neuf points.  Et les Packers, eux, ont la vilaine habitude de perdre des avances assez confortables au quatrième quart.



Jacoby Brissett (ci-dessus) est un quart arrière expérimenté, qui n'est certes pas sans défaut, mais il sait comment conduire une offensive.  Il faudra le contenir derrière la ligne de mêlée, car il est assez mobile malgré son gros gabarit, et il peut s'échapper pour des gains au sol appréciables, en plus d'avoir un bras puissant pour lancer de longues passes.

La défensive du "Pack" n'a pas été aussi dominante qu'on le croyait après l'acquisition du joueur étoile Micah Parsons.  Elle n'est pas particulièrement efficace pour mettre de la pression sur les fronts offensifs et les quarts adverses.  Elle n'a provoqué que deux revirements, ce qui est nettement insuffisant.  Ces lacunes pourraient offrir la chance à Brissett d'avoir du temps pour rejoindre ses receveurs avec des passes précises.

Mais si Brissett a pu déjouer la forte défensive des Colts, la semaine dernière, à Indianapolis, peut-il en faire autant contre la solide brigade défensive des Packers ?  Ça reste à voir, mais cette fois, Brissett aura l'avantage de jouer à domicile.  Les Packers n'ont pas réussi à gagner à l'étranger cette saison (défaite à Cleveland, et match nul à Dallas).



L'attaque de Green Bay, menée par le quart arrière Jordan Love et le demi offensif Josh Jacobs, a été productive jusqu'à maintenant (26,2 points par match, en moyenne).  Mais Jacobs est malade présentement, et sa participation au match de dimanche sera décidée juste avant le début de la partie.  C'est la même chose pour le demi de coin Keisean Nixon, également malade.

Si Jacobs devait s'absenter, c'est son auxiliaire Emanuel Wilson qui le remplacerait.  Mais cela obligerait Jordan Love à lancer plus de passes que prévues.  En ce cas, la recrue Matthew Golden serait probablement plus sollicitée comme receveur.  Il a d'ailleurs vu son utilisation augmenter récemment.  Sa rapidité est mise à profit comme le montre les cinq jeux de 20 verges et plus qu'il a réussis, soit le plus grand nombre chez les receveurs de l'équipe.

LaFleur se fait aussi du souci parce que trois membres de la ligne offensive, le joueur de centre Jacob Monk, ainsi que les plaqueurs Zach Tom et Anthony Belton sont également blessés.  Leur participation au match de dimanche est remise en question, tout comme celle du botteur de précision Brandon McManus (blessé aux quadriceps) et du demi de coin Nate Hobbs (blessé à un genou).  Mais ce qui est certain, c'est que les joueurs de ligne défensive Devonte Wyatt (genou) et Lukas Van Ness (pied) vont rater la rencontre.



De plus, samedi, le vol par avion de l'équipe vers Phoenix a été retardé pendant cinq heures et quinze minutes, à cause d'un bris mécanique.  Est-ce que cela aura des conséquences nuisibles pour la forme physique et mentale de ses joueurs ?

Quoi qu'il en soit, il y a plus de talent et de profondeur chez les Packers que chez les Cardinals.  Cet avantage est reconnu par les experts, et c'est ce qui les incitent à favoriser Green Bay par 7½ points pour l'emporter.  Je trouve cet écart un peu grand, compte tenu de la manie du club de Matt LaFleur de laisser leurs adversaires revenir de l'arrière, et parce que les Cardinals sont résilients et perdent presque toujours par une mince marge.

Packers  24,   Cardinals  20.     

samedi 11 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : CINCINNATI À GREEN BAY ⇨ DÉSESPÉRÉS, LES BENGALS LANCENT UN S.O.S. À JOE FLACCO !



Après l'acquisition de la super vedette défensive Micah Parsons, et deux impressionnantes victoires à domicile contre Détroit et Washington, pour ouvrir leur saison 2025-26, les Packers de Green Bay (2-1-1) semblaient partis pour la gloire.  Tout le monde les vantaient, et certains de leurs joueurs rêvaient même à une saison parfaite, sans défaite.

La réalité les a durement rattrapés ensuite, quand leur offensive a implosé à Cleveland, lorsqu'ils ont subi un affront, en perdant 13 à 10 contre les pauvres Browns.  Leur supposée défensive de champions a ensuite été défoncée et malmenée à Dallas, lors d'un match nul, complètement fou, de 40 à 40 avec les Cowboys.

Les membres du "Pack" auront peut-être eu le temps de retrouver tous leurs sens durant leur semaine de congé (bye) au cours des derniers jours, avant de recevoir la visite des infortunés Bengals de Cincinnati (2-3), dimanche après-midi.



Parlons-en des Tigres bigarrés, c'est vraiment la panique à Cincinnati après trois défaites cinglantes d'affilée, à la suite de la perte de leur brillant quart arrière Joe Burrow, blessé au gros orteil du pied gauche.  Ils sont tellement désespérés qu'ils ont transigé avec les Browns, cette semaine, pour faire l'acquisition du vieux pivot Joe Flacco (photo ci-dessus).

Tout ça parce que le remplaçant de Burrow, le substitut Jake Browning, a échoué lamentablement dans sa mission de bien diriger l'attaque de son équipe, en se transformant en une véritable machine à revirements.  En peu de temps, il a lancé pas moins de huit interceptions, un sommet peu enviable parmi les quarts de la NFL, cette saison.

Flacco était disponible puisqu'il avait été lui-même relégué sur le banc par les Browns, à la suite de ses mauvaises performances.  Ironie du sort, cependant, on se rappellera qu'il a été le seul quart arrière qui a battu les Packers cet automne, il y a à peine un peu plus de deux semaines.  Il faut dire que la coriace défensive des Browns l'avait beaucoup aidé.  C'est un luxe qu'il n'aura pas avec les Bengals, puisque leur défense est pourrie.



Il pourra toutefois compter sur de meilleurs receveurs de passes avec Ja'Marr Chase (ci-dessus) et Tee Higgins, ce qui pourrait être une mince consolation, mais nettement insuffisant.

En revenant à la maison, après deux matchs disputés à l'étranger, les Packers attendront les Bengals de pied ferme, bien reposés, après leur semaine de congé.  Les membres de leur défensive auront eu le temps de lécher leurs plaies, après leur dégelée aux mains des Cowboys.

Comptez sur Micah Parsons, et ses nouveaux amis du front défensif des Packers, pour se venger en augmentant la pression sur la ligne offensive de Cincinnati, et sur le peu mobile Joe Flacco.



De l'autre côté du ballon, le quart Jordan Love (ci-dessus) devra composer avec une ligne offensive amoindrie, car tous les titulaires de cette unité seront soit absents en raison de blessures, soit incertains pour la même raison, en ce qui concerne leur participation au match de dimanche.

Ses deux meilleurs receveurs de passes, Christian Watson et Jayden Reed vont également manquer à l'appel, car ils sont toujours indisponibles, à l'infirmerie.  Il pourra quand même compter sur le porteur de ballon Josh Jacobs pour sortir occasionnellement du champ arrière pour saisir ses passes.  Il fait partie du gros comité de receveurs employés par l'entraîneur Matt Lafleur, pour suppléer à l'absence de Reed et de Watson.

Jacobs a cependant déçu cet automne comme porteur de ballon, avec sa piètre moyenne de 3,3 verges par portée, et aucune course de 20 verges et plus.  C'est un contraste désolant comparé à son fort rendement de la saison passée.  Il pourra peut-être faire mieux contre la faible défensive des Bengals, dimanche.



Est-ce que Joe Flacco pourra être la solution au poste de quart à la place de Jake Browning ?  Rien n'est moins certain, mais peut-il être pire que lui ?  C'est peu probable, mais on ne sait jamais.  Il a 18 ans d'expérience sous le casque, ce qui ne peut pas nuire, avec sa 6e équipe depuis le début de sa longue carrière, en 2008, avec les Ravens de Baltimore, avec lesquels il a remporté le Super Bowl en 2013.

Ce qui peut arriver, c'est que lui et ses nouveaux coéquipiers perdent par l'écart de deux touchés contre des Packers affamés, comme les preneurs aux livres le prévoient.

Bengals  16,   Packers  31.