Affichage des articles dont le libellé est Nick Bosa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nick Bosa. Afficher tous les articles

dimanche 19 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : ATLANTA À SAN FRANCISCO UN PASSIONNANT DUEL ROBINSON - McCAFFREY.



Le programme du dimanche soir présente un match passionnant entre les Falcons d'Atlanta (3-2) et les 49ers de San Francisco (4-2) au Levi's Stadium de Santa Clara, en Californie.  Même si les Niners manquent plusieurs de leurs meilleurs joueurs en raison de blessures, ils sont favoris par 2½ points pour gagner cet important affrontement.

Après avoir perdu les services de Nick Bosa, le club du coach Kyle Shanahan est dévasté après la blessure à la cheville qui vient de mettre fin à la saison du capitaine de leur défensive, et meilleur secondeur de la NFL, Fred Warner.  C'est lui qui appelait les jeux en défense, qui ajustait les couvertures défensives sur les jeux de passe, détectait les formations offensives adverses, en plus de jouer sa position à la perfection.

Sans lui et Bosa, ainsi que l'ailier défensif Yetur Gross-Matos, la brigade défensive de San Francisco est inexpérimentée et devient soudainement fragile et vulnérable.  Étant donnée la qualité de ces joueurs, ils ne peuvent pas vraiment être remplacés adéquatement, même si le savoir-faire exceptionnel du groupe d'entraîneurs des 49ers a permis d'éviter le pire en gagnant des matchs qu'ils auraient dû normalement perdre, avec une formation privée de plusieurs de ses meilleurs éléments, tant en attaque qu'en défense.



Ce n'est pas une bonne nouvelle puisqu'elle fera face à une offensive dangereuse de la part des Falcons d'Atlanta.  L'entraîneur chef des Faucons, Raheem Morris, qui en a vu d'autres depuis le début de sa longue carrière, se plait à affirmer qu'il a sous la main le meilleur footballeur au monde en la personne du demi offensif Bijan Robinson (photo ci-dessus).  Et les statistiques semblent le prouver.

En efffet, Robinson domine la NFL avec une incroyable moyenne par match de 164,4 verges de gains combinés, passes et courses.  Il est seulement le 2e joueur dans l'histoire de la Ligue a avoir amassé au moins 450 verges au sol et 300 verges par la passe en cinq matchs jusqu'ici.  L'autre seul joueur ayant réalisé cet exploit est Thurman Thomas, en 1991.

Contre les Bills de Buffalo, lundi dernier, il a gagné 238 verges totales en unissant ses efforts avec le receveur Drake London qui a saisi dix passes pour 158 verges dans l'impressionnante victoire de 24-14 contre les Bills de Buffalo.



Chez les 49ers, on accueillera avec soulagement le retour au jeu de l'indispensable ailier rapproché George Kittle (ci-dessus), absent depuis cinq parties en raison d'une blessure.  D'autres receveurs des Niners sont encore indisponibles à cause de problèmes de santé, mais Kittle offre au moins une autre option pour les jeux de passes, sans oublier qu'il est le meilleur ailier rapproché de la NFL pour bloquer sur les jeux au sol.

Ce dernier point est important pour le porteur de ballon Christian McCaffrey qui a presque porté à lui seul sur ses épaules l'attaque de son équipe en l'absence des nombreux blessés parmi les receveurs.  Il a été utilisé sur 154 jeux jusqu'à maintenant : 108 courses et 46 réceptions de passes, pour des gains totaux de 780 verges, juste derrière les 822 verges de gains de Bijan Robinson.

Sa moyenne de 3,1 verges par portée est la plus faible de sa carrière, mais McCaffrey (ci-dessous) a réussi à convertir beaucoup de troisièmes essais importants cette année.  Il devra encore se surpasser contre la défense des Falcons qui a excellé dernièrement contre les demis offensifs opposés, autant lorsqu'ils portent le ballon sur les jeux au sol que lorsqu'ils essaient de gagner du terrain en se transformant en receveurs de passes.



La ligne offensive de San Francisco devra bien protéger son quart arrière Mac Jones car la défensive d'Atlanta est celle qui utilise le plus le blitz dans la NFL.  Elle a réussi 14 sacs cette saison.  De plus, elle possède la meilleure défense anti aérienne en ne concédant que 139 verges en moyenne aux attaquants adverses.  Sa faiblesse est plutôt au niveau du jeu au sol, où elle se retrouve au 27e rang de la Ligue en allouant une moyenne de 4,83 verges par course.  Mais l'attaque au sol des Niners est dernière de la NFL avec une faible moyenne de 3,06 verges par portée.

Sans Nick Bosa, la moyenne de points accordés par la défensive des 49ers est passée de 16,3 à 26,3 !  Imaginez maintenant ce que ce sera sans Fred Warner (ci-dessous) !  L'offensive devra compenser ce sérieux handicap et ça ne sera pas facile contre les Falcons, dimanche soir.  Mac Jones sera sous pression, un domaine dans lequel le "pass rush" des Falcons est le 4e mielleur club de la NFL.



Cependant, de l'autre côté, il y a des inquiétudes au sujet de la ligne offensive d'Atlanta, qui compte de nombreux blessés.  Le quart Michael Penix pourrait en subir les conséquences lorsqu'il voudra lancer le ballon.

Même si les parieurs misent sur les 49ers pour gagner ce match, probablement parce que les Falcons n'ont pas bien joué à l'étranger cette année, je ne crois pas que les hommes de Kyle Shanahan vont pouvoir arrêter Bijan Robinson et Drake London afin de les empêcher de faire des ravages dans la défensive affaiblie des Niners.

Falcons  21,    49ers  20.          

mercredi 1 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 5 : SAN FRANCISCO À L.A. RAMS → LES NOMBREUSES BLESSURES RATTRAPENT LES 49ers.


Bénéficiant d'un calendrier facile en début de saison, les 49ers de San Francisco (3-1) avaient pu éviter le pire au cours de leurs trois premiers matchs, malgré une série de blessures à quelques-uns de leurs meilleurs joueurs.  Mais l'absence d'autant d'éléments clés a fini par les rattraper dimanche dernier, quand ils se sont inclinés 26 à 21, chez eux, contre les Jaguars de Jacksonville (3-1).

Les joueurs absents ont certes manqué à l'équipe lors de ce match, mais il ne faut pas oublier que certains blessés ont tout de même joué, et qu'ils étaient loin d'être à leur plein potentiel.  Ce fut le cas du quart arrière Brock Purdy (photo ci-dessous).  Il n'a pas connu un bon match, visiblement encore ennuyé par sa blessure au gros orteil.



En plus de commettre deux interceptions et un échappé perdu, il a subi un sac, et son faible coefficient d'efficacité de 79,8 a été très révélateur.  Il pourrait même avoir aggravé sa blessure, ce qui pourrait l'empêcher de prendre part à l'importante bataille pour le premier rang de la division Ouest de la NFC, jeudi, à Inglewood, contre les Rams de Los Angeles (3-1).

Si son substitut Mac Jones devait prendre sa place pour cet affrontement, les Niners ne perdraient peut-être pas trop au change.  Jones a bien fait en remplacement de Purdy lors des matchs 2 et 3, deux victoires de son club.  En effet, l'attaque aérienne, de la formation dirigée par l'entraîneur Kyle Shanahan, a continué de produire à un très bon rythme, -le 2e meilleur de la NFL-, avec une moyenne de 280 verges de gains par match.



C'est plutôt l'offensive terrestre qui fait défaut depuis le début de la présente campagne.  Le porteur de ballon Christian McCaffrey (no 23, photo ci-dessus) n'offre pas son excellent rendement habituel.  Dimanche, contre les Jaguars, il a été limité à 49 verges en 17 courses (piètre moyenne de 2,88 verges par portée).  Jusqu'à présent cette saison, il affiche une moyenne de seulement 3,3 verges par course, bien en dessous de sa norme habituelle en carrière de 4,7 verges.

Surtout, il est un des demis offensifs réguliers de la Ligue Nationale qui a réussi le moins de jeux explosifs cette saison, (seulement 4 courses de + de 10 verges, la plus longue = 15 verges).  Le no 23 de San Francisco est très utilisé comme receveur, étant donnés les nombreuses blessures qui affectent les receveurs de l'équipe, cette année.  Peut-être que ça nuit à son travail comme porteur de ballon.



Ce n'est pas le manque de punch à l'attaque qui a tant coulé les 49ers, dimanche passé, mais leurs quatre revirements, et leur faiblesse récurrente en couverture, sur les retours de bottés.  Dans leur revers contre les Jags, ils ont été victimes d'un retour de botté de 87 verges de Parker Washington pour un touché (photo ci-dessus).

Leur différentiel pour les revirements est à -5 jusqu'ici cette saison (30e rang de la NFL).  Brock Purdy est responsable de cinq de ces revirements (quatre interceptions, un échappé), dans les deux matchs auxquels il a participé.  Les Rams, quant à eux, ont un différentiel de +3, en 5e place de la Ligue.



Dimanche dernier, l'absence de Nick Bosa, le meilleur joueur défensif des Niners, -fini pour la saison en raison d'une blessure au genou-, s'est fait ressentir.  Les 49ers n'ont pas réussi à mettre de pression sur le quart Trevor Lawrence des Jaguars, tandis que le demi offensif Travis Etienne (photo ci-dessus) a accumulé 124 verges au sol, avec une moyenne de 6,5 verges par course, face à un front défensif de San Francisco affaibli par les blessures.

Du côté des Rams, l'équipe est en meilleure forme et semble moins impactée par la courte période de préparation avant le match de jeudi.  Les statistiques montrent que les clubs jouant à domicile le jeudi ont souvent l'avantage.  D'ailleurs, les Rams sont favoris avec une marge de 5½ points pour battre San Francisco.  



C'est une équipe bien balancée.  Les hommes de l'entraîneur Sean McVey figurent dans le top-10 de la NFL dans toutes les catégories, autant en attaque qu'en défense.  Ils se distinguent surtout en offensive aérienne, en se classant au 3e échelon du circuit Goodell, avec une moyenne de 267,5 verges de gains par partie.

Ils doivent grandement cet excellent rendement aux receveurs Puka Nacua (image ci-dessus) et Davante Adams, ainsi qu'au vétéran quart arrière Matthew Stafford.  Nacua a encore fait des siennes, dimanche passé, dans la victoire de 27 à 20 de son club, contre les Colts D'Indianapolis, en attrapant 13 passes pour d'impressionnants gains de 170 verges, et un touché.


Pour sa part, Stafford (photo ci-dessus, avec sa charmante épouse Kelly) a encore amélioré son taux d'efficacité, -maintenant à 106,1- en lançant le ballon pour 375 verges de gains aériens, dont trois passes de touché.  Jeudi, il pourrait exploiter la faiblesse du demi de coin Renardo Green (cas incertain jeudi, blessé au cou) qui en arrache en donnant de gros jeux aux adversaires, depuis le début de la saison.

La défensive des Rams mettra de la pression sur la ligne offensive des Niners.  Elle occupe le 2e rang de la NFL pour les sacs du quart, avec 14.  Le secondeur de ligne Byron Young a déjà cinq sacs à son crédit, cette saison.

Normalement, les 49ers donneraient beaucoup de mal aux Rams, jeudi, comme c'est leur habitude dans cette intense rivalité historique contre les Rams.  Mais à l'étranger, avec plusieurs joueurs blessés, et une courte période de préparation, ils sont en position de faiblesse, même s'ils devraient tout de même livrer un match physique et fortement disputé.

49ers  20,   Rams  24.      

samedi 27 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 4 : JACKSONVILLE À SAN FRANCISCO, SANS NICK BOSA, ⇨ LA DÉFENSIVE DES 49ers PEUT-ELLE ENCORE TENIR LE COUP ?



Le mauvais sort continue de s'acharner sur les 49ers de San Francisco.  Comme l'an dernier, la liste des blessés ne cesse pas de s'allonger.  La semaine passée c'était au tour de leur meilleur joueur défensif et influent leader, Nick Bosa, de tomber au combat.  Sa saison est terminée à cause d'une grave blessure au genou.

Il devient le 16e membre des Niners condamné à l'infirmerie pour une longue période.  Cinq autres sont des cas incertains pour le match de dimanche contre les Jaguars de Jacksonville (2-1) à Santa Clara, en Californie.

Malgré tous ces éclopés absents de l'alignement, les Niners n'ont pas encore perdu un match cette année (3-0), et ils trônent au sommet de la division Ouest de la Conférence Nationale.



Leurs trois victoires ont été acquises par le faible écart de cinq points ou moins.  C'est un exploit en grande partie imputable à leurs excellents entraîneurs : Kyle Shanahan (chef), Klay Kubiak (offensive → photo ci-dessus) et, surtout, Robert Saleh (défensive).

Jusqu'à maintenant, la défensive avait été davantage épargnée par les blessures, comparée à l'attaque, et c'est elle qui avait excellé et sauvegardé de justesse les victoires de l'équipe.  Mais sans Bosa, peut-elle encore y arriver ?  Il reste toujours le coach Robert Saleh, Bryce Huff et Fred Warner pour sauver les meubles.  Il ne faudrait pas que ces derniers se retrouvent au rancart à leur tour !

Il ne faut pas oublier non plus que plusieurs joueurs défensifs importants des 49ers ont quitté l'équipe durant l'intersaison.



En attaque, l'équipe va au moins saluer le retour au jeu du quart Brock Purdy (photo ci-dessus), absent depuis deux parties, en raison de deux blessures.  Il aura du pain sur la planche avec une ligne offensive également décimée par les blessures, et rendue inefficace par des remplaçants de moins bonne qualité.

Purdy pourrait devoir se débrouiller sans ses quatre meilleurs receveurs de passes.  Brandon Aiyuk ainsi que George Kittle ne sont toujours pas remis de leurs blessures, et Jauan Jennings (cheville), tout comme Ricky Pearsall (genou), sont des cas incertains pour dimanche.

Ça signifie que le demi offensif Christian McCaffrey (photo ci-dessous) sera davantage utilisé comme receveur que comme porteur de ballon.  Dans ce dernier rôle, l'inconstance de la ligne à l'attaque a beaucoup nui à son rendement jusqu'ici cette saison.  Il n'a gagné en moyenne que 3,4 verges par course, sans marquer le moindre touché au sol.



Sans le secours de sa ligne offensive, qui peine à bien le protéger sur les jeux de passes, Brock Purdy n'a pas le temps de résister à la pression des défensives adverses, et il doit souvent aller à son dépanneur avec de courtes passes.  McCaffrey devient alors sa bouée de sauvetage.

Dimanche, Purdy pourrait toutefois avoir le temps de manoeuvrer derrière la ligne de mêlée car la défense des Jaguars risque de ne pas exercer tellement de pression sur lui.  Elle n'a réussi que six sacs de QBs, cette saison, et elle accorde en moyenne 209 verges aériennes par match (17e rang dans la NFL).

C'est par la voie des airs que Purdy pourra battre les Jaguars, car contre les jeux au sol, leur défense est la 4e meilleure du circuit Goodell.  Elle n'accorde en moyenne que 82,7 verges par match.



Même s'ils marquent peu de points (23e de la NFL avec 19,7 points par match), les Niners arrivent quand même à faire avancer le ballon : ils sont 7e de la Ligue avec une moyenne de 361 verges d'attaque par rencontre.

Est-ce que ce sera suffisant pour marquer assez de points pour gagner contre les Jaguars, dimanche ?  On peut en douter.  Les chances de victoires des 49ers reposeront encore sur la défense qui pourrait capitaliser sur un mauvais match de la part du quart Trevor Lawrence, des Jaguars.

Celui-ci est fautif comme d'habitude cette année, en répétant inlassablement ses erreurs de jugement, et ses mauvaises décisions.  Il a déjà lancé quatre interceptions.  Mais il a été maintes fois sauvé par sa défensive qui, elle, a provoqué neuf revirements (dont sept interceptions), un sommet dans la NFL.



Trevor Lawrence (photo ci-dessus) peut porter une partie du blâme pour son faible pourcentage de passes complétées (55,8 %), mais ses receveurs doivent aussi être pointés du doigt pour avoir rater ces passes.  Les coupables sont surtout Brian Thomas (seulement sept réceptions en 25 passes tentées vers lui), Parker Washington (9 catchs sur 16 fois visés), et Travis Hunter (10 attrapés sur 16 tentatives).

L'attaque des Jags a surtout été l'affaire du demi offensif Travis Etienne, qui a porté le ballon 46 fois pour des gains de 270 verges et un touché (il en a ajouté un autre par la passe).

Dans ce contexte, avec deux offensives qui risquent d'être peu productives, on devrait assister à une bataille défensive entre ces deux formations, dimanche.  La rencontre est disputée chez les 49ers, et les excellents instructeurs de l'équipe locale auront concocté un bon plan de match pour déstabiliser le fragile Trevor Lawrence, et le forcer à commettre des erreurs coûteuses.

Jaguars  16,  49ers  19. 

lundi 30 décembre 2024

LES RAMS SONT CHAMPIONS DANS L'OUEST DE LA CONFÉRENCE NATIONALE !



FÉLICITATIONS À COACH McVAY ET À SES JOUEURS.


Ce fut très ardu, éprouvant, et même étonnant, mais les Rams de Los Angeles (10-6) ont remporté le championnat de leur division (NFC Ouest), dimanche.  Ils avaient besoin de gagner le bris d'égalité (la force de leurs victoires cette saison, par rapport à celles des Seahawks) avec leurs rivaux de section, Seattle (9-7), en recevant l'aide d'au moins quatre clubs disputant des matchs en fin de semaine.

Et ils l'ont obtenu grâce à des victoires des Bengals et des Commanders (les deux en prolongation), des Vikings et des Bills.  Les Rams disputeront le dernier match de leur saison régulière à domicile contre les Seahawks dimanche prochain, mais même s'ils le perdent, et que les deux équipes finissent avec des fiches identiques de 10-7, les hommes de Sean McVay sont assurés du titre de leur division.

En début de saison, affaiblis par les graves blessures aux joueurs de leur ligne à l'attaque, et à leurs deux meilleurs receveurs de passes (Puka Nacua et Cooper Kupp), les Rams étaient en sérieuses difficultés après avoir perdu quatre de leurs cinq premières rencontres.  La grande majorité des observateurs ne donnaient pas cher de leurs chances de participer aux séries éliminatoires.



Puis, à mesure que leurs blessés revenaient au jeu, et après une salutaire semaine de congé (bye), les Rams ont opéré un revirement de situation assez spectaculaire.  Ils ont gagné neuf des onze parties suivantes, pour coiffer tous leurs concurrents en tête de la division Ouest de la Nationale.

Il faut spécifier que leurs adversaires de section ont eux aussi connu leur période "noire" au cours de la saison, ce qui a contribué à rééquilibrer les chances, -du moins en ce concerne les Seahawks-, vers la fin de la campagne.  À la mi-novembre, c'étaient les Cardinals de l'Arizona qui trônaient au sommet de la section Ouest avec un dossier de 6-4.  Ils se sont effondrés ensuite, après leur bye (semaine 12).

Mais la grande déception parmi les formations de cette division a été les 49ers de San Francisco.  Ils occupent présentement la dernière place avec un affreux bilan de six victoires, neuf revers.  Avant le début de la saison, beaucoup d'experts les voyaient retourner au Super Bowl en février prochain, après avoir failli remporté celui de l'an dernier contre les Chiefs de Kansas City.



Des blessures à des joueurs importants expliquent en grande partie leur médiocre campagne 2024.  Le meilleur demi offensif de la NFL, Christian McCaffrey (photo ci-dessus / genou) n'a joué que quatre parties; l'excellent ailier éloigné Brandon Aiyuk (épaule) n'en a disputé que sept, et le porteur de ballon Elijah Mitchell s'est retrouvé également sur la liste des blessés à long terme.

Le quart-arrière Brock Purdy a raté un match en raison d'une blessure -et il a aussi joué quelques matchs alors qu'il était blessé à une épaule-, mais outre les longues absences des coéquipiers mentionnés ci-dessus, son rendement a souffert de l'absence de quelques joueurs de ligne (Ben Bartch, Jon Feliciano (toute la saison), et surtout, l'as plaqueur Trent Williams.  Purdy a vu sa cote d'efficacité baisser de 113 (l'an passé) à 94,4 cette saison.

En défensive, l'état de santé des partants des Niners a été encore pire que celui des attaquants.  Des joueurs étoiles ou très importants ont souvent manqué à l'appel : Nick Bosa, Yetur Gross-Matos, Charvarius Ward, Fred Warner (joue depuis la semaine 4 malgré une fracture à une cheville), Talanoa Hufanga, Dre Greenlaw, Javon Hargrave, Nick McCloud, Evan Anderson...



Cela n'explique pas tous les déboires des 49ers, mais c'est certain que ça n'aide pas quand la moitié des partants se retrouvent à l'infirmerie pour de longues périodes.  San Francisco est l'équipe de la NFL qui, avec les Cowboys de Dallas, a raté le plus de matchs à cause des blessures.  

D'autres diront que ce recul marqué de l'équipe de Kyle Shanahan (photo ci-dessus) est attribuable aux lendemains difficiles qui attendent souvent un club qui s'est rendu au Super Bowl.  Renommés depuis longtemps pour être un club «physique» et intimidant pour les adversaires, les 49ers ont fait preuve de moins d'intensité et d'agressivité en 2024.  Ils semblaient moins affamés.  Contrairement à leurs habitudes, ils ont aussi perdu souvent la bataille des revirements (22 commis contre 17 provoqués).

Du côté des Rams, les statistiques qu'ils ont produit cette année ne sont pas si impressionnantes, surtout pour un club champion de sa division, et une fiche de 10-6.  Dans presque tous les départements, autant offensifs que défensifs, les Rams sont même sous la moyenne des équipes de la NFL (20e pour les points marqués avec 21,4 🏈23e pour les verges au sol par match avec 105,1 🏈26e pour les verges accordées par joute avec 354,2).



Ce qui a fait la différence pour eux, -ce qui leur a procurés souvent une mince marge victorieuse- ce sont quelques jeux clés au bon moment comme : des revirements créés (ils sont + 7, dont 13 interceptions), des arrêts importants sur des 4e essais des adversaires, et après avoir profité des erreurs des opposants.

Mais l'expérimenté quart arrière Matthew Stafford (photo ci-dessus) est bien conscient que c'est la défensive qui a sauvé l'équipe ces derniers temps.  Au cours des trois dernières rencontres (toutes des victoires), elle n'a accordé qu'un total de 24 points, pendant que l'attaque n'en générait que 44.  Stafford sait bien qu'en séries éliminatoires l'offensive devra être bien plus productive.  Lui-même devra être bien plus efficace.

La production offensive a presqu'exclusivement reposé sur les épaules du receveur Puka Nacua (79 réceptions pour 990 verges en onze parties jouées + 46 verges par la course et trois touchés), et sur celles du porteur de ballon Kyren Williams (1 299 verges et 16 touchés, dont deux par la passe).



Avec toutes les blessures qu'il a subi au cours de sa carrière, l'ailier espacé Cooper Kupp a quelque peu ralenti (710 verges de gains, six touchés, en 12 matchs disputés).  Il semble plus s'affirmer comme un bon bloqueur, plutôt qu'une menace sur les longues passes, comme c'était le cas avant.  Les autres receveurs de l'équipe doivent contribuer davantage.  Mais pour que cela arrive, Stafford et l'entraîneur Sean McVay doivent les utiliser plus fréquemment.

L'attaque des Rams a été trop souvent sous performante par rapport à son talent, qui est vraiment considérable.  L'opportunisme et l'amélioration de la jeune défensive (plusieurs partants sont des recrues ou des joueurs de deuxième année) de l'équipe sont des éléments très positifs qui incitent à l'optimisme.  Tout le monde devra jouer à sa pleine capacité en séries éliminatoires.



Si les Rams l'emportent dimanche prochain contre Seattle, ils devraient être semés no 3 dans la première ronde éliminatoire (wild card).  Ils affronteraient alors les Packers de Green Bay ou les Commanders de Washington.  Si les Rams perdent leur dernière partie de la saison régulière, ils glisseraient alors au 4e rang et ils devraient se mesurer soit aux Vikings du Minnesota soit aux Lions de Détroit.  Dans tous les cas, une très grosse commande...

Selon ses préférences parmi ces possibles futurs adversaires en playoffs, coach McVay devra décider de l'importance de gagner contre Seattle dimanche.  Enverra-t-il ses partants réguliers dans la mêlée ?  Ou bien les fera-t-il reposer en leur donnant congé en vue des éliminatoires ? 

lundi 9 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  49ERS  DE  SAN FRANCISCO  :  TOUJOURS  APPAREILLÉS  POUR  GAGNER  LE  SUPER  BOWL...


Nous voilà enfin rendu au bout de la route, à San Francisco.  Après avoir analysé tous les clubs de la Ligue Nationale de Football en quelques jours seulement, il est temps de reprendre notre souffle, en terminant notre immense tâche par un examen des 49ers, décevants perdants du dernier Super Bowl.

Au cours des cinq plus récentes années, les Niners ont cogné à la porte des grands honneurs de la NFL.  Un signe de la force de leur organisation, dirigée par le gérant général John Lynch et de leur entraîneur chef Kyle Shanahan.

Durant cette demi décennie remplie de succès, les 49ers ont participé à quatre matchs de finale de la Conférence Nationale, en gagnant deux, avant de s'incliner les deux fois contre les Chiefs de Kansas City de Patrick Mahomes.



La défaite de février dernier à la grand messe du football américain, a été particulièrement dure à avaler pour San Francisco.  Elle est survenue en prolongation, dans un match très serré, où quelques détails infimes ont fait la différence entre la victoire et l'échec.  Bref, les Niners avaient peut-être la meilleure équipe mais...par Patrick Mahomes !

Tout est maintenant à recommencer, mais trois fois seulement dans l'histoire des Super Bowls, un club qui a perdu ce match ultime est revenu pour le gagner, la saison suivante.  De telles occasions sont donc plutôt rares.

Durant la saison morte, les 49ers (14-6 en 2023-24) se sont donné une chance de réussir ce tour de force en retenant presque tous leurs joueurs étoiles.  Ceux qui ont tant fait leurs succès au cours des dernières campagnes.  Seul le joueur de ligne défensive Arik Armstead a quitté l'équipe après avoir refusé une coupure salariale.  Il joue maintenant pour les Jaguars de Jacksonville.



Les 49ers n'ont pas tardé à combler cette perte en embauchant Leonard Floyd (des Bills / photo ci-dessus), et en obtenant Maliek Collins, dans un échange avec les Texans de Houston.  Floyd est l'un des trois seuls chasseurs de quarts de la NFL, à pouvoir revendiquer au moins neuf sacks, à chacune des trois dernières campagnes.  Il fallait remplacer également le décevant Chase Young parti en Nouvelle Orléans, avec les Saints.

Ce genre de défection (de Armstead), est peut-être un signe avant-coureur de ce qui attend les Niners à partir de l'an prochain.  Quelques-uns de leurs meilleurs porte couleurs seront éligibles à devenir agents libres.  Et ça sera également le cas l'année suivante, en 2026.

La direction du club ne pourra pas tous les retenir, plafond salarial oblige.  Depuis deux ans, le trésorier de l'équipe est bien chanceux.  Il n'a qu'à débourser la ridicule somme d'à peine un million de dollars et des poussières au quart arrière de la formation Brock Purdy (photo ci-dessous).



Son contrat à super rabais, signé alors que Purdy était un inconnu sélectionné au tout dernier rang (262e) du repêchage de 2022, est encore valable pour deux saisons pour un total de 2,1 millions de $$$.  Purdy sera éligible à une prolongation de contrat l'année prochaine, et si les 49ers veulent le garder, ça va leur coûter très cher (on parle de 50 millions par année).

C'est donc dire qu'avec l'explosion de leur masse salarial s'en vient dès l'an prochain.  Bien sûr, les dirigeants de l'équipe ont déjà prévu de remplacer certaines des vedettes qu'ils ne pourront plus se payer.  Que ce soit par des échanges, l'embauche de joueurs autonomes moins coûteux, ou par les repêchages, il y aura des moyens de conserver un alignement compétitif.

Mais peut-être pas une formation capable d'accéder au Super Bowl.  Alors, il faut gagner le prochain, sans tarder...  Il serait grand temps.  San Francisco ne l'a pas remporté depuis 30 ans (1994-95).



Bien que les Lions de Détroit soient favoris par certains experts pour se rendre au prochain Super Bowl comme représentants de l'Association Nationale, les 49ers ne donneront pas leur place comme ça.  Leur attaque est aussi bonne, sinon meilleure que celle des Lions, et leur défensive est aussi une coche au-dessus de leurs concurrents du Michigan.

San Francisco compte une douzaine de joueurs tout étoiles, abonnés permanents au Pro Bowl.  Ils seront durs à supplanter, et ils ont en plus l'expérience des grands matchs de championnat.

Avec des joueurs supérieurs comme le demi offensif Christian McCaffrey (joueur offensif de l'année dans la NFL, la saison dernière, avec l'impressionnant total de 2 023 verges de gains et 21 touchés); avec un trio de receveurs dangereux comme Deebo Samuel, Brandon Aiyuk et George Kittle, les 49ers ont une machine de guerre capable de répondre à tous les défis.



L'an passé, les 49ers ont été la première équipe de l'histoire de la NFL à aligner quatre joueurs (McCaffrey, / photo ci-dessus / Aiyuk, Samuel et Kittle) avec, à leur compte, au moins 1 000 verges de gains chacun, dans la même saison.

Plusieurs observateurs lèvent le nez sur le quart Brock Purdy en disant qu'il n'est bon que parce qu'il est entouré de super stars.  Il n'en reste pas moins que Purdy est diablement efficace.  Son coefficient d'efficacité de 113 a été de loin le meilleur des QBs de la NFL l'an passé.  En fait, il a été le 14e meilleur de tous les temps, dans l'histoire du circuit Goodell.

Purdy a même établi un record de franchise pour les gains aériens avec 4 280, avec 31 passes de touché en prime.  Pourtant, on se souvient que les 49ers ont eu de grands quarts arrières par le passé.  Des gars comme Steve Young et Joe Montana (photo ci-dessous).  Il est vrai qu'en leur temps, le calendrier saisonnier comptait moins de matchs.


Collectivement, l'offensive de San Francisco a fini 2e de la NFL pour les verges gagnées, et 3e pour les points marqués.  Mais si on fouille dans les détails, Purdy et ses excellents receveurs ont produit la meilleure moyenne de gains par passe (8,4 verges) et l'offensive est celle qui a gagné le plus de verges par jeu (6,6 verges).

L'attaque au sol a également bien fait, produisant en moyenne 140,5 verges de gains par match, au 3e rang de la NFL.  La ligne à l'attaque a fait du bon boulot en n'accordant que 34 sacks aux adversaires (6e plus bas total dans la ligue).  Ces statistiques ont certainement un lien avec le coach Kyle Shanahan, renommé pour être un génie de l'attaque.

Cet été, l'ailier espacé Brandon Aiyuk a exigé d'être échangé, parce que la direction de l'équipe ne voulait pas augmenter son salaire.  Le litige a perduré avant que les patrons du club consentent à le surpayer (120 millions de $ sur quatre ans), - du moins c'est ce que pensent plusieurs observateurs-.



Cette dispute salariale était possiblement dans les pensées des recruteurs des 49ers, car ils ont sélectionné le receveur éloigné Ricky Pearsall, en première ronde.  Au cas où Aiyuk (photo ci-dessous) soit effectivement échangé, ou qu'il continue sa grève.

Pearsall (photo ci-dessus) ne sera pas disponible avant au moins les quatre premières parties du calendrier, car il a reçu une balle du côté droit de la poitrine quand un jeune de 17 ans a tenté un vol dans un magasin de San Francisco, où la recrue des 49ers faisait ses emplettes.

Le personnel de l'hôpital, où Pearsall a été soigné, a dit que seuls 2 % des victimes de telles blessures, réussissent à survivre.  Le nouveau receveur des Niners est presqu'un miraculé.  Peut-être parce que la balle est entrée dans sa poitrine deux pouces en dessous d'un tatouage de type religieux.
    


Est-ce que la grève de Aiyuk (et celle du joueur de ligne offensif Trent Williams) pendant le camp d'entraînement auront des conséquences négatives sur leur rendement en début de saison ?  Ce n'est pas rare pour certains joueurs qui ont vécu cette expérience.  Parlez-en à Nick Bosa, l'as de la défense du club.  Sa grève de l'an passé a affecté ses performances, en 2023-24.  

Et avec le fait que son coéquipier Javon Hargrave a joué blessé, à partir de la mi-novembre, cette baisse de régime de la part de Bosa explique pourquoi la défensive n'a pas été la meilleure de la Ligue, comme les 49ers y étaient habitués, les années précédentes.

Pourtant, malgré une performance pas si mauvaise, avec une 3e place de la NFL pour le nombre de points alloués et le 8e rang pour les verges concédées, les 49ers ont congédié leur coordonnateur défensif Steve Wilks.  Ils l'ont remplacé par Nick Sorensen.  On n'entend pas à rire à San Francisco !  C'est l'excellence ou rien !



Bosa (photo ci-dessus) et Hargrave devraient donc être meilleurs cette saison.  Les 49ers espèrent que leur super demi de sûreté Talanoa Hufanga (All-Pro) ne tardera pas trop à revenir au jeu après avoir subi une grave blessure au genou en novembre dernier.

Idem pour Dre Greenlaw qui, très bizarrement, s'est tordu le tendon d'Achille, simplement en courant pour revenir sur le terrain, après une pause, lors du match du Super Bowl.  Par mesure préventive, les 49ers ont engagé le secondeur De'Vondre Campbell (ex-Packers) en attendant le retour au jeu de Greenlaw.

La défensive compte aussi deux autres joueurs tout étoile : le secondeur Fred Warner et le demi de coin Charvarius Ward.

En somme, il n'y a pas vraiment de faiblesse dans l'alignement du coach Shanahan.  Sauf peut-être les quart arrière substitut Joshua Dobbs, qui remplace Sam Darnold, maintenant avec les Vikings du Minnesota.



Unités Spéciales

Des faiblesses il n'y en pas non plus dans les unités spéciales.  Le botteur de précision Jake Moody (photo ci-dessus) est devenu l'an passé un des trois botteurs dans l'histoire de la franchise à réussir plusieurs placements de 55 verges et +.  Il a aussi réussi 60 convertis d'affilée.  C'est la plus longue série depuis que les convertis se font sur une distance de 33 verges (saison 2015).

Il en a cependant raté un au Super Bowl, au 4e quart, ce qui a pesé lourd dans la balance, car le match s'est rendu en surtemps, à cause d'un pointage égal à la fin du temps régulier.   

Moody avait précédemment établi un record du Super Bowl en bottant deux placements de 50 verges et plus.

Mitch Wishnowsky s'occupe avec compétence des bottés de dégagements.

Avant son accident, les 49ers avaient pensé à Pearsall pour les retours de bottés, mais ils ont dû changer d'avis.  Les luttes au camp d'entraînement les ont amenés à choisir plutôt la recrue Jacob Cowing pour les retour de bottés de dégagements, et Ronnie Bell, pour les retours de bottés d'envoi.



Conclusion

Après s'être approché souvent du trophée Lombardi, sans pouvoir s'en emparer, au cours des dernières années, les 49ers de San Francisco n'ont pas renoncé à réaliser leur rêve.  Ils comptent sur le même excellent groupe de joueurs étoiles pour parvenir enfin au sommet de la montagne de la planète NFL.

Mais pour y arriver, il faudra que leurs unités offensive et défensive jouent bien ensemble.  Car au cours des dernières séries éliminatoires, des cinq plus récentes campagnes, une des deux brigades devaient racheter les déboires de l'autre, pour sauver des matchs, au cours desquels on avait gaspillé de bonnes avances au pointage, ou qu'on avait dû revenir de l'arrière après avoir creusé un gros déficit.

À jouer ainsi avec le feu, on finit par se brûler, comme c'est arrivé au dernier Super Bowl.  Les clubs champions ne manquent pas souvent d'opportunisme...  Ils minimisent les gaffes ou les erreurs coûteuses tout en franchissant les obstacles majeurs...


















Autres analyses des clubs de la NFL : voir références dans la section "archives" dans la marge de droite ⇾ 

vendredi 15 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES 49ers DE SAN FRANCISCO : SUPER BOWL EN VUE, SI BROCK PURDY EST POUR VRAI...
Comme on dit chez nous, les 49ers de San
Francisco ont un club «paqueté» !  Si c'était un ciel, on dirait qu'il est rempli d'étoiles, plus scintillantes les unes que les autres.  Fort à presque toutes les positions, l'alignement regorge de vedettes.  Le seul point d'interrogation concerne le quart-arrière Brock Purdy.  Est-il pour vrai ?  Il a brillé en prenant la relève des deux premiers QBs des Niners, blessés (Trey Lance et Jimmy Garoppolo), l'an dernier.

Comment un tout dernier choix de repêchage (7e ronde, 262e, l'an passé !!!) peut-il se hisser aussi vite au statut de quart-arrière numéro un d'un club aussi puissant ?  Quand on sait que, passé la cinquième ronde, une sélection aussi tardive a peu de chance de se tailler un poste régulier dans la Ligue Nationale de Football...

Il n'a été le QB partant qu'a cinq reprises en 2022-23.  Toutes des victoires.  Avant d'être blessé au coude droit au début de la finale de la Conférence Nationale, il avait poursuivi sur sa lancée en gagnant deux matchs éliminatoires.  En saison régulière l'an passé : 67,1 % de passes complétées, 1 374 verges de gains, 13 touchés, quatre interceptions, efficacité de 107,3 -tout ça à l'âge de 22 ans !  En éliminatoires, même histoire, un dossier sans taches, trois passes de touchés, aucune interception, incroyable efficacité de 109,8 !



Même si l'échantillon de ses performances est très petit, les dirigeants de l'équipe ont tellement confiance que Purdy (photo ci-dessus) est leur quart-arrière no 1 pour de nombreuses saisons, qu'ils ont échangé Garoppolo (Raiders) et Lance (Cowboys).  Le nouveau suppléant de Purdy sera le vétéran Sam Darnold (ex-Panthers et ex-Jets).

La blessure au coude de Purdy était sérieuse.  Certains analystes croyaient qu'il ne s'en remettrait pas complètement, lui qui n'était pas reconnu d'avance comme ayant un bras fort pour lancer le ballon.

La tenue de Purdy dans le premier match de la saison à Pittsburgh, dimanche dernier, a rassuré tout le monde.  Le jeune pivot issu du collège d'Iowa State a été égal à lui-même en complétant les 2/3 de ses passes, pour 220 verges, deux touchés et une efficacité de 111,3 - dans une écrasante victoire de 30 à 7 des siens contre les Steelers.

Si Purdy continue de s'affirmer de la sorte, les 49ers sont des prétendants encore plus sérieux au championnat du prochain Super Bowl.  Car autour de «Mr Irrelevant», il y a des joueurs talentueux comme c'est pas possible.  



Par exemple, le receveur Brandon Aiyuk (photo ci-dessus et photo en tête d'article), qui, de saison en saison ne cesse de s'améliorer à un rythme effarant.  À sa 4e campagne, il est bien en voie de devenir le receveur numéro un de la troupe du coach Kyle Shanahan, si ce n'est pas déjà fait.  Premier receveur de passes des 49ers, et pas devant n'importe qui !  Deebo Samuel et George Kittle !  Dimanche contre les Steelers, Aiyuk a encore été formidable en captant les huit passes lancées vers lui, pour des gains de 129 verges et deux touchés.

Non seulement les receveurs des Niners ont des mains sûres pour attraper le ballon, mais ils sont les meilleurs de la NFL pour faire rater les plaqués des défenseurs opposés, et 5e pour les verges gagnées après l'attrapé.

Et comme si ce groupe de receveurs élite en avait besoin, le demi offensif Christian McCaffrey est aussi extraordinaire comme porteur de ballon que comme receveur de passes.  Il a amassé un total de gains combinés de 169 verges à Pittsburgh, la semaine dernière.  Au moment où les 49ers l'ont acquis des Panthers de la Caroline, à la mi-octobre, l'année passée, l'équipe présentait une fiche de 3-3.  Avec McCaffrey dans leur formation, ils n'ont perdu qu'une seule partie ensuite (dossier final 13-4).



En un peu plus d'une dizaine de rencontres, McCaffrey (photo ci-dessus) a été superbe : 1 210 verges de gains, dix touchés; en ajoutant à cela 299 verges et trois touchés en trois matchs éliminatoires.  Maintenant qu'il joue avec une des meilleures équipes, il pourrait connaître les plus grosses saisons de sa carrière et de la Ligue entière !

Lorsque McCaffrey aura besoin de reprendre son souffle entre deux essais, son confrère Elijah Mitchell n'est pas piqué des vers pour prendre la relève dans le champ arrière...

Cependant, l'alignement de San Francisco n'est pas parfait.  La ligne à l'attaque, qui n'était déjà pas si bonne d'avance, a encaissé la perte du plaqueur Mike McGlinchey au profit des Broncos de Denver, via le marché des agents libres.  Son remplaçant, Colton McKivitz, n'est pas mauvais, mais il y a beaucoup mieux à sa position dans la NFL.  À part le plaqueur étoile Trent Williams, tous les autres membres de cette unité (Aaron Banks, Spencer Buford, Jon Feliciano et le centre Jake Brendel) sont inférieurs à la moyenne.

À la défensive, San Francisco a la chance d'avoir Nick Bosa, nommé le joueur défensif de l'année dans la NFL, la saison dernière. Les Niners ont tout de même été délestés de quatre défenseurs par la voie du marché des agents libres : les chasseurs de QBs Samson Ebukam (Colts) et Charles Omenihu (Chiefs, suspendu pour six matchs, violence domestique); le demi de sûreté Jimmie Ward (Texans), ainsi que le demi de coin Emmanuel Moseley (Lions).



De plus, leur fantastique coordonnateur défensif, DeMeco Ryans a aussi quitté pour devenir l'entraîneur en chef des Texans de Houston.

Au moins, les 49ers ont bouché un trou béant sur leur première ligne de défense en signant le super plaqueur Javon Hargrave (ex-Eagles).  Avec Bosa (photo ci-dessus) sur la même ligne, les adversaires des Niners doivent craindre le pire !  Sur la seconde ligne, avec Fred Warner et Dre Greenlaw, point de repos non plus pour l'ennemi !  La tertiaire devrait être correct avec comme seul point faible le demi de coin Deommodore Lenoir.

Défensive numéro un de la NFL l'an passé, elle a certes perdu quelques bons éléments dans l'entre-saison, mais elle devrait tout de même demeurer dans le top 5 du circuit Goodell.

Il n'en va pas de même en ce qui a trait au poste de botteur de précision.  Les 49ers ont laissé partir le «vieux» mais impeccable Robbie Gould (40 ans) sur le marché des agents libres (il n'a pas trouvé preneurs).  Ils ont étonné en le remplaçant par la recrue Jake Moody, sélectionné en 3e ronde du repêchage.  C'est la première fois qu'un botteur était choisi à un si haut rang (99e).

COACH  KYLE  SHANAHAN
Les experts croient généralement que le jeune homme ne pourra faire aussi bien ou mieux que Gould, mais contre les Steelers, la semaine passée, il a été 3 en 3, dont des placements de 40 et de 41 verges.

Les 49ers ont l'équipe pour se rendre au Super Bowl en février prochain.  Surtout si Purdy continue sur son heureuse trajectoire.  Dans la NFC, seuls les Eagles pourraient encore leur barrer le chemin.  À moins que Purdy fasse encore des pas de géants dans sa progression, il n'est toujours pas du calibre de Jalen Hurts, son homologue de Philadelphie.  Mais si je compare le reste des effectifs (QBs exceptés) des deux équipes, je préfère ceux des 49ers.

🏈🏈🏈

Ainsi s'achève ma revue des 32 clubs de la NFL.  En bas de cet article, vous trouverez les liens vers les 31 autres analyses.  Bonne lecture !

CALENDRIER DES 49ers DE SAN FRANCISCO


AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Los Angeles Chargers

Jacksonville Jaguars

Cincinnati Bengals

Philadelphia Eagles

Minnesota Vikings

Buffalo Bills

Tampa Bay Buccaneers

Los Angeles Rams

Las Vegas Raiders

Carolina Panthers

Miami Dolphins

Green Bay Packers

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2023/09/saison-2023-24-des-packers-de-green-bay.html

Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City
Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2023/08/saison-2023-24-des-chiefs-de-kansas.html