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vendredi 13 février 2026

HONNEURS INDIVIDUELS DANS LA NFL POUR LA SAISON 2025-26 : MATTHEW STAFFORD ÉLU LE JOUEUR LE PLUS UTILE À SON ÉQUIPE (MVP).



L'ultime honneur pour un joueur de la Ligue Nationale de Football, c'est de remporter le Super Bowl, le match de championnat du plus grand circuit de sports professionnels au monde.

Comme le disait un entraîneur chef à ses joueurs avant le début d'une telle rencontre ultime, pour le titre de champions de la grande Ligue : non seulement gagner cette partie est un honneur incomparable pour chaque footballeur victorieux, mais cette récompense, après plusieurs mois de dur labeur, souvent marqué par des blessures, rejaillit sur votre famille, et votre communauté d'appartenance, et ce, à tout jamais...

Mais il s'agit avant tout d'un honneur collectif, dans un sport d'équipe.  Durant la semaine du Super Bowl, la NFL honore également ses joueurs les plus méritants de la dernière saison.  Ces honneurs individuels soulignent en quelque sorte les exploits des joueurs qui ont illustré le grand spectacle du circuit Goodell.  

Ces athlètes exceptionnels, par leur jeu brillant et leur talent incroyable, ont attiré l'admiration de millions d'amateurs de football américain, et fait de ce sport exigeant, l'objet de passion, d'excellence et de fierté.



Parmi ces honneurs individuels, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) est certes le plus convoité, puisqu'il est en quelque sorte celui du joueur par excellence de la NFL.  Celui du meilleur parmi les meilleurs.  Cette année, il a été décerné au vétéran quart arrière des Rams de Los Angeles, Matthew Stafford, au terme d'un scrutin très serré de l'Associated Press, via le vote de 50 journalistes et chroniqueurs sportifs.  Il accepté le trophée de MVP, flanqué de ses quatre charmantes petites filles, ses "plus ferventes cheerleaders".

Stafford a récolté 366 votes, dont 24 de première place, tandis que le quart arrière des Patriots de la Nouvelle Angleterre, Drake Maye, a recueilli 361 votes, dont 23 de première position.  Le top-5 a été complété par Josh Allen (QB des Bills de Buffalo) avec 91 votes; Christian McCaffrey (demi offensif des 49ers de San Francisco) avec 71 votes; et le quart arrière des Jaguars de Jacksonville, Trevor Lawrence, avec 49 bulletins en sa faveur.

Le titre de joueur offensif de l'année a été attribué au receveur Jaxon Smith-Njigba (272 votes), des champions Seahawks de Seattle; suivi de Christian McCaffrey (223 votes).  L'ailier éloigné Puka Nacua, des Rams, a fini 3e avec 170 votes, suivi du demi offensif des Falcons d'Atlanta, Bijan Robinson (168 votes), et de Drake Maye (58 votes).



La récompense du joueur défensif de la saison 2025-26 est allée à l'ailier Myles Garrett (photo ci-dessus), des Browns de Cleveland.  Avec ses 500 votes, il a éclipsé ses concurrents Will Anderson Jr (Texans), 117 votes; Nik Bonitto (Broncos) 63 votes; Aidan Hutchinson (Lions) 52 votes; et Micah Parsons (Packers) 42 votes.

Garrett a aussi remporté le "Deacon Jones Sack Leader Award" pour ses 23 sacs réussis cette saison, établissant ainsi un nouveau record de la NFL.  Brian Burns, des Giants de New York a terminé 2e avec 16½ sacs.

Il n'y a eu guère de doute en ce qui concerne la recrue offensive de l'année.  Le receveur des Panthers de la Caroline, Tetairoa McMillan l'a emporté haut la main, avec 445 votes.  Le quart Tyler Shough des Saints de la Nouvelle Orléans (168 votes), le porteur de ballon TreVeyon Henderson des Patriots (111 votes), le pivot Jaxson Dart des Giants (88 votes), et l'ailier espacé Emeka Egbuka des Buccaneers de Tampa Bay (66 votes), ont fini loin derrière.



Ce fut moins évident pour le choix de la recrue défensive de l'année.  Le secondeur des Browns de Cleveland, Carson Schwesinger (photo ci-dessus), a remporté l'honneur avec 441 voix, tandis que le demi de sûreté Nick Emmanwori, des Seahawks, devait se contenter de la 2e position avec 361 votes.  James Pearce Jr et son coéquipier des Falcons Xavier Watts, ainsi qu'Abdul Carter, des Giants, ont aussi été considérés, mais avec moins de cent votes chacun.

Parmi les joueurs courageux qui ont effectué le retour de l'année dans la Ligue Nationale, après une saison marquée par les blessures, le plus méritant a été Christian McCaffrey (395 voix), suivi d'Aidan Hutchinson (221 votes), Dak Prescott, des Cowboys de Dallas (167), et Trevor Lawrence (130).

Dans la catégorie intéressante et chaudement disputée, - celle des entraîneurs de l'année -, les surprenants finalistes du Super Bowl, Mike Vrabel et son assistant Josh McDaniels, des Patriots, ont triomphé.  Vrabel a coiffé le coach des Jaguars de Jacksonville Liam Coen par 302 voix contre 239.  Les votants ont aussi reconnu le travail formidable de Mike MacDonald, des Seahawks (191 votes), de Ben Johnson, des Bears de Chicago (145 voix), et de Kyle Shanahan, des 49ers de San Francisco (140 votes).



Le titre de joueur de ligne offensive de l'année (Protecteur) a été accordé à Joe Thuney, qui a vraiment fait une différence en faveur des Bears de Chicago.  Les autres finalistes dans ce domaine ont été Garett Bolles et Quinn Meinerz, de Broncos de Denver, Creed Humphrey (Chiefs de Kansas City), et Penei Sewell, des Lions de Détroit.

Le "Jim Brown Award" a été remis à James Cook III, des Bills de Buffalo, en tant que demi offensif ayant récolté le plus de verges (1 621) durant la campagne 2025-26.  Derrick Henry, des Ravens de Baltimore, a fini 2e avec 1 595 verges.

Pour le jeu de l'année, le choix s'est arrêté sur la fameuse bombe de 46 verges lancée en prolongation par le quart arrière des Bears, Caleb Williams, à DJ Moore, pour la victoire, le 20 décembre dernier.



Enfin, cinq anciens joueurs ont vu s'ouvrir pour eux les portes du Temple de la Renommée du Football en étant élu dans la classe de 2026.  Il s'agit du quart arrière Drew Brees (ex Saints, à droite sur la photo), de l'ailier éloigné Larry Fitzgerald (ex Cardinals, au centre), du botteur de précision Adam Vinatieri (ex Patriots), du demi offensif Rodger Craig (ex 49ers), et du secondeur Luke Kuechly (ex Panthers).

En remportant le titre de Joueur de l'Année, Matthew Stafford a aussi annoncé qu'il serait de retour pour une 18e saison dans la NFL, l'automne prochain.  Le vétéran de 38 ans est rendu à un âge où la très grande majorité des footballeurs ont pris leur retraite depuis longtemps, la moyenne de durée des carrières dans la grande Ligue étant de cinq saisons.  L'endurance de Stafford est tout à fait remarquable.  Il joue presque toujours en dépit de blessures.

 Son retour est un soulagement pour l'organisation des Rams de Los Angeles.  Elle pourra compter sur Stafford pour tenter d'atteindre à nouveau le Super Bowl, la saison prochaine.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle réussisse à y parvenir cette saison.  Un 4e essai raté, à six verges des buts des Seahawks de Seattle, avec cinq minutes à jouer, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, leur a probablement coûté la victoire, et une place dans le Super Bowl LX.



Sur le jeu en question, Stafford devait rejoindre le demi offensif Kyren Williams sur la ligne des buts, mais, manque de chance, celui-ci s'est retrouvé entouré par deux joueurs des Hawks.  Le quart des Rams, sous pression de la défensive adverse, a tenté rapidement de trouver un dépanneur en lançant en  direction de l'ailier rapproché recrue Terrance Ferguson, mais la passe n'a pu être complétée.  Seattle a repris le ballon sur ce 4e essai avorté, et les Seahawks ont écoulé suffisamment de temps au cadran pour confirmer leur gain de 31 à 27.

Le gérant général des Rams, Les Snead, est conscient de la chance d'avoir Matthew Stafford pour diriger la meilleure offensive de la NFL.  Mais il sait aussi que les saisons restantes de son quart étoile sont comptées.  L'urgence de remporter un autre Super Bowl avec lui, c'est maintenant.  Pour y parvenir, Snead doit corriger des problèmes qui ont empêché les Rams d'aller jusqu'au bout cette année.

D'abord, il faut améliorer la ligne tertiaire, qui a beaucoup faibli en seconde moitié de saison, en accordant beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Quatre des demis de coin de l'équipe pourraient devenir agents libres ce printemps, et Snead (photo ci-dessous) devra aussi décider s'il relève l'option de 5e année du contrat d'Emmanuel Forbes Jr.



Pour rebâtir cette troisième ligne de défense, les Rams pourraient avoir recours au marché des joueurs autonomes, utiliser au moins un de leurs deux choix de première ronde au prochain repêchage, et/ou procéder par le biais d'échanges.

Une autre priorité de l'inter saison sera de redresser la situation des unités spéciales.  Leurs défaillances en 2025-26 a coûté au moins quatre des cinq défaites des Rams lors du dernier calendrier.  Bottés bloqués ou ratés, mauvais blocage sur les tentatives de placement ou les retours de bottés, revirements commis par des retourneurs de bottés déficients, bref, beaucoup de mauvais jeux ont fait chuter ces unités parmi les pires de la NFL.

Au sujet de la faiblesse sur les retours de bottés, les Rams pourraient peut-être chercher à mettre sous contrat le rapide Rashid Shaheed, qui devient agent libre ce printemps.  Il a aidé les Seahawks à remporter le championnat de la Ligue, la semaine passée, après avoir été échangé par les Saints de la Nouvelle Orléans, à la mi-saison.



Même si le club dirigé par l'entraîneur Sean McVay (ci-dessus) a présenté la meilleure attaque de la NFL cette saison, il aurait avantage à ajouter un autre ailier espacé fiable, à sa formation offensive.  Les deux premiers postes sont occupés par les excellents receveurs Puka Nacua et Davante Adams, mais ils sont susceptibles d'être blessés, comme c'est arrivé au cours des dernières campagnes.

Il faudrait au moins un remplaçant de qualité lorsqu'ils doivent s'absenter de l'alignement.  Le petit Tutu Atwell avait été signé pour un an, dans ce but, mais il a été blessé et inefficace pour la plus grande partie de la saison.  McVay a compensé ce manque de personnel compétent par un savant usage de ses ailiers rapprochés, mais il faudrait définitivement ajouter de la profondeur dans ce groupe de receveurs.

Les Snead a beaucoup de pain sur la planche en prévision de la prochaine saison, même avant le repêchage des 23, 24 et 25 avril à Pittsburgh.

🏈🏈🏈

Ce fut une saison captivante pour moi en rendant compte, pour la première fois, de presque tous les matchs des 32 clubs de la NFL.  Comme les joueurs et les entraîneurs de la Ligue, je prends une pause bien méritée avant la prochaine campagne qui promet encore d'être excitante et passionnante.  J'espère que vous avez apprécié mes efforts pour illustrer ce merveilleux sport, au cours des derniers mois.  À bientôt !

H. Reynolds...              

jeudi 22 janvier 2026

NFL 2025-2026, MATCH DE CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE : L.A. RAMS À SEATTLE ⇨ LA MEILLEURE OFFENSIVE (RAMS) CONTRE LA MEILLEURE DÉFENSIVE (SEAHAWKS).


Beaucoup d'observateurs pensent que le match de championnat de la Conférence Nationale opposant les Rams de Los Angeles aux Seahawks, à Seattle, dimanche, est digne d'un Super Bowl, puisqu'il met aux prises les deux meilleures équipes de la Ligue Nationale de Football.

On a eu un avant-goût de ce que sera le duel de dimanche prochain, lors de la semaine 16, quand les Hawks ont défait les Rams 38 à 37, en prolongation, dans la rencontre la plus enlevante de l'année dans la NFL, le 18 décembre dernier.

Lors de la semaine 11, un mois auparavant, le club de l'entraîneur Sean McVay (photo ci-dessous) a gagné de justesse 21 à 19.  Donc, deux parties qui se sont décidées par un total de trois points.  Ça promet des palpitations cardiaques pour dimanche !



C'est dire comment il y a très peu de différence dans le rapport de forces entre les deux formations.  Seattle est favori par 2½ points par les preneurs aux livres, mais les experts sont très divisés à savoir qui remportera cette bataille au sommet de la NFC.

Les Rams possèdent la meilleure attaque avec en tête le quart arrière Matthew Stafford, candidat de premier ordre au titre de joueur par excellence de la NFL (MVP) cette année.  Il peut compter sur le meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue, avec Puka Nacua et Davante Adams.  Et Sean McVay est devenu un génie dans l'art, - ou la science -, d'utiliser ses ailiers rapprochés.

Du côté de l'attaque au sol, le duo Kyren Williams et Blake Corum se complète bien et il pourrait avoir l'avantage sur ses homologues des Seahawks, puisque le demi offensif Zach Charbonnet sera absent à cause d'une blessure à un genou.  Il était lui-même un très bon complément à son coéquipier Kenneth Walker.


Il faut préciser qu'il y a quelques doutes au sujet de la santé des deux quarts arrières en présence.  Stafford a été blessé à une main lors du premier match éliminatoire face aux Panthers de la Caroline, le 10 janvier, et il semble éprouver des problèmes de précision dans ses passes, depuis ce temps.  Dimanche dernier, le froid glacial et le vent de Chicago a pu jouer contre lui.  Mais s'il est en possession de tous ses moyens, il sera dur à arrêter avec la complicité de Nacua et Adams.

Son adversaire, Sam Darnold, joue lui aussi en dépit d'une blessure (oblique) et sa production a baissé depuis qu'il a subi quatre interceptions face aux Rams le 16 novembre 2025.  Les Rams sont un peu sa bête noire depuis le match éliminatoire du 13 janvier 2024, quand il a été malmené par leur défensive, dans un revers de 27 à 9, alors qu'il était avec les Vikings du Minnesota. 

À ses trois dernières parties contre les Rams, Darnold (photo ci-dessous) a été victime d'un échappé, de sept interceptions, et de neuf sacs.  Cette saison, son coefficient d'efficacité contre eux est seulement de 48,4.  C'est vraiment le facteur X de la confrontation de dimanche pour le championnat de l'Association Nationale.



La défensive des Seahawks est leur principal atout pour se rendre au Super Bowl du 8 février prochain.  Mais Stafford et ses coéquipiers de l'offensive ont eu du succès contre elle, dans leurs deux affrontements en saison régulière.  Si cette défense a une faiblesse, c'est contre le jeu aérien impliquant les demis offensifs et les ailiers rapprochés adverses.  

Or, récemment, Sean McVay a davantage utilisé son porteur de ballon Kyren Williams comme receveur de passes, et, comme je l'ai mentionné ci-haut, c'est un maître pour se servir brillamment de ses ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.

Pour enlever de la pression sur les épaules de Sam Darnold, le coach des Hawks, Mike MacDonald, met surtout l'accent sur le jeu au sol (50,6 % des jeux en saison régulière, 63,5 % contre les 49ers samedi dernier), mais en perdant Charbonnet, il devra surutiliser Walker, ce qui risque d'avoir un impact plus ou moins défavorable.  Durant la saison, quand Walker était moins productif, Charbonnet prenait la relève, et comblait souvent le manque à gagner.



Sur le plan de l'attaque aérienne, Darnold a eu du succès cette saison sur les longues passes à son meilleur receveur Jaxon Smith-Njigba.  Mais sa blessure à l'abdomen peut-elle lui nuire pour déclencher ce genre de "bombe", dimanche ?  Si la partie de dimanche devient une fusillade (shootout) avec Stafford, ce dernier devrait avoir le dessus sur Darnold.  

Dans la victoire des siens 41 à 6, contre les 49ers de San Francisco, samedi dernier, Darnold a été peu actif comme passeur.  Il n'a complété que douze passes pour 124 verges et un touché.  Était-ce à cause de sa blessure ?  On l'a vu grimacer de douleur quand il a subi deux sacs contre le "pass rush" des Niners.  À quel point est-il diminué par sa blessure ?  Ça sera à surveiller dimanche.

Il apparaît sur la liste des blessés de Seattle cette semaine, en compagnie de Charbonnet, des bloqueurs Charles Cross (pied) et Amari Kight; des gardes Bryce Cabeldue et Josh Jones; des ailiers espacés Tory Horton (menton) et Cody White (aine); des secondeurs de ligne Uchenna Nwosu (ischio-jambiers) et Chazz Surratt (cheville); ainsi que de l'ailier rapproché Elijah Arroyo et des demis offensifs Robbie Outzts et George Holani (ischio-jambiers).



Chez les Rams, on déplore l'absence importante du bloqueur Rob Havenstein (cheville) puisque son remplaçant Warren McClendon est un point faible du front offensif, notamment en blocage, sur les jeux de passes.  Le demi de coin Ahkello Whiterspoon (épaule) manque également à l'appel.  Le secondeur de ligne Byron Young (genou ⇨ photo ci-dessus) et les demi défensifs Emmanuel Forbes (épaule) et Quentin Lake (malade) représentent des cas incertains pour la joute de dimanche.

Certains de ces blessés sont des joueurs clés, et leur absence pourrait influencer le résultat de la bataille pour l'obtention du laisser passer vers le Super Bowl.

Le front-7 des Rams devra jouer son meilleur match pour faire pression sur Darnold et la ligne offensive de Seattle.  Sinon, leur tertiaire serait menacée, elle qui en arrache depuis la mi-saison.  C'est un point faible, tout comme les unités spéciales des Rams.  McVay prétend que ces dernières jouent mieux depuis qu'il a remplacé leur coach Chase Blackburn par Ben Kotwica, il y a un mois.  Mais cette assertion reste discutable...



Dans le formidable duel du 18 décembre dernier, c'est un retour de botté, bon pour un touché, de Rashid Shaheed (photo ci-dessus), qui a sonné le réveil des Seahawks, qui ont comblé un déficit de 30 à 14 pour finalement l'emporter en surtemps.  Et contre les Bears, dimanche dernier, un mauvais botté de dégagement de Ethan Evans a failli coûté cher aux Rams.  Il s'était fait également bloquer un botté contre les Panthers, il y a deux semaines.   

Dans un match serré comme celui prévu dimanche entre ces deux rivaux de la division Ouest de la NFC, les unités spéciales peuvent faire la différence.

Comme l'ont démontré les deux affrontements précédents entre les deux formations, la victoire peut aller d'un côté comme de l'autre, tellement ces deux belligérants sont d'égales forces.  Ça va se jouer sur quelques gros jeux : un revirement crucial, une blessure à un joueur clé, une performance individuelle extraordinaire, etc.
  


Prédire le résultat de ce match c'est comme tirer à pile ou face.  Il ne faut pas oublier non plus que les Seahawks ont l'avantage de jouer à domicile, devant la foule la plus bruyante de la NFL.  

Je suis un partisan des Rams depuis très longtemps.  Il n'y a rien que j'espère plus que de les voir accéder au match ultime du Super Bowl, comme en 2021.  Cooper Kupp avait été le joueur par excellence (MVP) de cette importante victoire, mais il joue maintenant pour les Seahawks, de sa ville natale...  Viendra-t-il hanter ses anciens coéquipiers dimanche ?  

Il fera froid à Seattle.  Mais ce sera moins pire qu'à Chicago dimanche passé.  On prévoit une température un peu en bas de 40° F., soit au-dessus du point de congélation.  Matthew Stafford devrait être plus à l'aise de bien faire fonctionner la redoutable offensive aérienne des Rams, une nouvelle version de l'ancien "greatest show on turf" des années 1999 à 2001...

Rams  28,    Seahawks  27.     

vendredi 16 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : L.A. RAMS À CHICAGO ⇨ BEAUCOUP DE POINTS À PRÉVOIR SI LA TEMPÉRATURE GLACIALE N'EST PAS UN OBSTACLE...



Dimanche soir à Chicago, on prévoit une température sous les 20° F. avec un ressenti de 5° F. quand les Bears de l'endroit (12-6) recevront les Rams de Los Angeles (13-5) lors de la dernière demi-finale de Conférence de la semaine, dans la Ligue Nationale de Football.

À quel point ce froid sibérien affectera le jeu offensif des deux équipes ?  Plusieurs observateurs pensent que ce sont les Rams qui seront handicapés par ces conditions climatiques rigoureuses, puisqu'ils viennent de la chaude Californie, et ne sont donc pas habitués à jouer en pareilles situations.

C'est aussi un second match éliminatoire d'affilée sur la route, pour l'entraîneur chef Sean McVay et sa troupe, après leur victoire serrée de 34 à 31, à Charlotte, contre les Panthers de la Caroline, samedi dernier.



Pour leur part, les Bears se sont sauver avec un gain de 31 à 27 contre les Packers de Green Bay, en revenant de l'arrière tard au dernier quart pour la 7e fois de la saison.

Sur papier, les Rams sont supérieurs aux Bears dans la plupart des départements.  Ils sont les favoris des preneurs aux livres par la marge victorieuse de 4½ points. Mais leur entraîneur chef Ben Johnson et ses joueurs se moquent de ces prédictions pessimistes.  Ils les ont défiées et renversées tellement souvent cette saison.  Ils n'ont peur de personne, et jouent sans complexe.



🏈 Comment les Bears peuvent gagner dimanche soir.

À prime abord, avec leur défense, qui est une des pires de la NFL, les Bears devraient craindre la redoutable attaque des Rams, la meilleure, au pays de l'Oncle Sam, avec le quart arrière Matthew Stafford en tête. Il connaît la meilleure saison de sa longue carrière, et il est en lice pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la NFL cette année.

Mais cette défensive très agressive des Bears a compensé ses faiblesses, cette saison, en attaquant sans cesse le ballon, ses porteurs, et les adversaires qui tentaient de l'attraper.  Il en a résulté 33 revirements, dont 23 interceptions, un sommet dans le circuit Goodell.

Si le match est serré dimanche, ça favorise aussi les "Ours", en raison de leur capacité à gagner ce genre de partie, comme ils l'ont prouvé maintes fois cette saison.


De plus, ils profitent de l'avantage du terrain, et de la foule déchaînée du Soldier Field.

Ils misent aussi sur une attaque terrestre dévastatrice, la 3e plus efficace de la Ligue, avec des gains de 4,85 verges, en moyenne par course.  La défense contre le jeu au sol des Rams est vulnérable.  Elle accorde 4,32 verges par portée, aux porteurs de ballon adverses (19e).

La ligne offensive de Chicago fait du bon travail, autant pour ouvrir le chemin à ses demis offensifs, que pour protéger son quart arrière Caleb Williams (seulement 24 sacs accordés, 2e plus petit nombre dans la NFL).  Ce front offensif se donne ainsi la chance de gagner la guerre des tranchées.



Le quart Caleb Williams (ci-dessus) représente lui-même une clé pour la victoire, par son sang froid en situations critiques, sa capacité d'échapper au "pass rush" des adversaires, et grâce à la puissance de son bras pour décocher de longues passes en zones profondes.

Les Bears doivent être aux aguets en tentant d'exploiter la faiblesse des Rams sur les unités spéciales.  En effet, les botteurs du club de Los Angeles se sont fait bloquer plusieurs bottés cette saison, parce que leurs joueurs bloquent mal, - ou manque tout simplement des blocs -, sur ces jeux.  Que ce soit sur des tentatives de placement, ou des bottés de dégagement.



🏈 Pourquoi les Rams devraient gagner.

Ils possèdent beaucoup plus d'expérience en séries éliminatoires que les joueurs et les entraîneurs de Chicago.

Si Matthew Stafford est bien rétabli de sa blessure à l'index de sa main droite, et si les conditions météo ne sont pas si mauvaises, il peut tailler en pièces la poreuse défensive des Bears.  Il dispose du meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue en Puka Nacua et Davante Adams; ainsi qu'un trio d'ailiers rapprochés format géant très efficace formé de Tyler Higbee, Colby Parkinson, et Davis Allen (en alternance avec la recrue Terrance Ferguson).

L'attaque au sol est également entre bonnes mains, avec le dynamique duo formé de Kyren Williams et de Blake Corum (6e meilleure production de la NFL avec 4,63 verges en moyenne par course).
  


De plus, le garde Kevin Dotson (ci-dessus) effectuera un retour au jeu, après avoir manqué un mois d'activités à cause d'une blessure.  Son absence a été remarquée au cours de cette période.

Si la défense des Bears excelle à créer des revirements, les Rams, par contre, protègent bien le ballon.  Ils n'ont commis que 15 revirements, le 4e plus petit nombre dans la Ligue Nationale.

Le "pass rush" des Rams est plus dangereux que celui des Bears.  Il a récolté 47 sacs contre 35 pour ses opposants de Chicago.  Si les chasseurs de quart des Bears n'arrivent pas à presser Stafford, celui-ci aura le temps de trouver facilement ses receveurs pour des gains considérables et des touchés.



En matchs éliminatoires, quelques gros jeux font souvent la différence entre la victoire et la défaite.  Là encore, les Rams possèdent l'ascendant sur les Bears, par leur plus grand potentiel à réussir de longs jeux en attaque, et à éviter d'en accorder en défensive.

En effet, cette saison, Stafford a complété 72 passes de 20 verges et plus, dont huit de 40 verges et plus.  Caleb Williams, pour sa part, en a lancé 60 de 20 verges et plus, dont sept de 40 verges et plus.

En défensive, les Rams ont été déjoués 53 fois par des passes de 20 verges et plus, dont cinq de 40 verges et plus.  Du côté de Chicago, c'est 61 passes de 20 verges et plus accordées, dont 9 de 40 verges et plus.



Pour ce qui est des longs jeux au sol, c'est sensiblement pareil en attaque pour les deux adversaires, mais en défensive ça diffère beaucoup.  Les Bears ont alloué deux fois plus de courses de 20 verges et plus (13 contre 7 par les Rams).

Autre avantage non négligeable, les Rams sont en meilleur santé que les Bears.  La défense de ces derniers, déjà pas si forte, est privée de plusieurs joueurs blessés, notamment au poste de secondeur de ligne.  Le dernier absent en ligne est T.J. Edwards, blessé au bas d'une jambe lors du plus récent match. Le demi de coin Nick McCloud (aine) va aussi manquer le rendez-vous de dimanche avec les Rams.  

Sur la ligne à l'attaque, le bloqueur Ozzy Trapilo représente une lourde perte après avoir été blessé à un genou contre les Packers, dimanche dernier.  L'ailier espacé Rome Odunze (pied) est également un cas incertain pour dimanche.

🏈🏈🏈

Même si les Rams sont favoris pour gagner cette demi-finale de la Conférence Nationale, il ne faut pas exclure une victoire surprise des porte couleurs de Chicago.  On devrait assister à une fusillade dans ce match qui promet d'être enlevant, si la température n'est pas trop limitative.

La tertiaire des Rams, et parfois même le front défensif au complet, ont mal performé, ces derniers mois.  Au cours des huit premières rencontres, cette saison, les Rams ont alloué une moyenne de 15,9 points par match.  Dans leurs neuf dernières joutes, ce fut 24,3 points par partie.  Et dans leurs quatre derniers matchs, cette moyenne est montée à 29 points par rencontre. 
 


Contre l'offensive modeste des Panthers, samedi passé, la défense des Rams a concédé 31 points.  Définitivement une mauvaise tendance qui est inquiétante pour dimanche soir contre Chicago. Quatre fois sur sept (4-3), Matthew Stafford et ses coéquipiers de l'attaque ont réussi à combler les faiblesses de cette défensive, en marquant plus de points que les opposants.  

Mais avec les nombreux succès qu'ont connus les Bears en fins de matchs cette saison, ils pourraient jouer un vilain tour aux Rams s'ils sont en possession du ballon dans les dernières minutes de jeu, dimanche soir...  Car ça pourrait être ce genre de rencontre : la dernière équipe à posséder le ballon effectue une poussée offensive pour remporter la partie...  

Les Bears ont souvent tiré de l'arrière au pointage cette saison, mais ils n'ont jamais abandonné.  Ils refusent tout simplement de perdre, et semblent bénis par le pape Léon XIV, qui, comme on le sait, est originaire de la région de Chicago...

Rams  27,   Bears  24.           

mardi 6 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : L.A. RAMS @ CAROLINA ⇨ LES RAMS ONT UN COMPTE À RÉGLER AVEC LES PANTHERS...



Le tournoi pour décrocher le prestigieux trophée Lombardi, symbole ultime du championnat de la Ligue Nationale de Football, démarre samedi en fin d’après-midi. Les Rams de Los Angeles (12-5) se déplacent à Charlotte pour affronter les Panthers de la Caroline (8-9), champions de la division Sud de la Conférence Nationale.

Le club californien, mené par l’entraîneur chef Sean McVay, est largement favori, avec une avance de 10 points, pour remporter ce duel éliminatoire qui paraît déséquilibré.  

Tandis que les Rams sont une des principales puissances de la NFL, avec le quart arrière Matthew Stafford aux commandes de la meilleure offensive du circuit Goodell (no 1 pour les points ⇨ 30,5 par match, les verges totales ⇨ 394,6 et les verges par la passe ⇨ 268,1), les Panthers se présentent avec un dossier négatif de huit victoires, neuf défaites, et la 6e pire attaque de la Ligue, avec une production de 18,3 points par rencontre, ainsi que 295,6 verges d'attaque en moyenne par joute (27e).



Mais quand les deux formations se sont rencontrées le 30 novembre dernier, c'est le club du coach Dave Canales qui a eu le meilleur en surprenant les Rams 31 à 28.  À partir de ce revers difficile à encaisser, les protégés de Sean McVay (photo ci-dessus) ont connu beaucoup de problèmes, surtout en défensive, et ils ont déçu en fin de saison, avec une fiche de trois gains et trois échecs.

Ce fut donc cette déconvenue à Charlotte, à la fin de novembre, qui a commencé une période de ralentissement qui leur a fait perdre le premier rang au classement de la Conférence Nationale et, ultérieurement, le championnat de leur division (Ouest de la NFC).  Les Rams ont donc une revanche à prendre contre les Panthers, pour effacer cette défaite qui a malheureusement bouleversé une saison jusque-là très réussie.  En même temps, c’est un sérieux rappel de respecter l’adversaire et de ne pas le sous-estimer. 

Lors de ce match de fin novembre, joué sous une pluie battante, Matthew Stafford a commis trois revirements : deux interceptions et un échappé, qui ont transformé une victoire en défaite à des moments clés.  Sinon, Stafford avait mené une attaque qui a rapporté quatre touchés et accumulé un total de 379 verges.  Malgré les revirements, cela aurait dû suffire pour assurer une victoire.



C'est plutôt la défensive des Rams qui a été responsable du revers.  Contre la faible attaque des Panthers, elle a permis trois passes de touché de 35, 33 et 43 verges au modeste quart arrière des Panthers, Bryce Young (photo ci-dessus).  La défense contre la course a également été médiocre, laissant filer 164 verges aux porteurs de ballon adverses.

À part le centre de la première ligne de défense, Poona Ford, presque tous les autres joueurs de l’unité ont mal performé, notamment le demi défensif Emmanuel Forbes, qui a accordé cinq passes pour un total de 110 verges, et deux touchés, aux receveurs de la Caroline.  La ligne défensive n’a pas su exercer suffisamment de pression sur Bryce Young pour l’empêcher de faire des dégâts dans les zones intermédiaires et profondes.

Dans les matchs suivants, cette brigade défensive a continué de concéder beaucoup trop de gros jeux de dix, vingt verges et plus aux adversaires.  Les Rams doivent apporter des changements pour combler ces lacunes s’ils veulent continuer leur parcours plus loin, en séries éliminatoires.



La tertiaire ayant été malmenée au cours des dernières semaines, elle pourra au moins récupérer le demi de sûreté Quentin Lake (photo ci-dessus), qui a beaucoup manqué à l'équipe en ratant les sept derniers matchs, à cause d'une grave blessures à un coude.  Au cours de cette période, la défensive a accordé 31 points et plus, en trois occasions.  

L'offensive des Rams s'est également ressentie de l'absence du receveur étoile Davante Adams, ainsi que des joueurs de ligne Alaric Jackson, Kevin Dotson et Rob Havenstein.  Adams et Jackson seront de retour au jeu samedi, tandis que Dotson est encore un cas incertain, et que Havenstein est toujours sur la liste de réserve des blessés à long terme.

Les Rams misent sur ces joueurs pour permettre à l’attaque de compenser les lacunes de la défense en boostant la production offensive.  Et, samedi, en Caroline, il faudra bien sûr, éviter de commettre des revirements coûteux.  Quand Stafford (photo ci-dessous) a lancé au moins une interception, cette année, les Rams ont perdu trois matchs sur cinq.
     


Chez les Panthers, on va espérer que Bryce Young sera dans un bon jour, samedi.  Il a excellé dans la victoire de 31 à 28 des siens, le 30 novembre contre les Rams (coefficient d'efficacité de 147,1), mais plus souvent qu'autrement, il a offert des performances décevantes cette saison. 

Lorsqu'il a été sous pression par le "pass rush" adverse, de la semaine 9 à la semaine 18, il n'a complété que 48,1 % de ses passes, pour un touché, et une moyenne de 5,6 verges de gains par tentative.  Samedi, ce sera donc important pour le front défensif des Rams de ne pas lui laisser beaucoup de temps pour décocher ses passes.  

Le 30 novembre, lorsqu'il n'a pas été pressé par les joueurs défensifs des Rams, Young a complété 82,4 % de ses passes pour 198 verges et trois touchés (11,6 verges par tentative).  Pourtant, la ligne offensive de la Caroline est une des pires de la NFL pour bloquer lors des situations de passes, et la défensive des Rams est 7e dans la Ligue pour générer de la pression sur les quarts ennemis.  Il n'y a donc pas de raison pour qu'elle laisse Young travailler à sa guise, derrière la ligne de mêlée.



Young a profité du retour au jeu de son ailier éloigné Jalen Coker (photo ci-dessus), qui a raté les six premiers matchs de son équipe en raison d'une blessure.  Coker a capté 19 passes, pour 244 verges et trois touchés au cours de ses cinq dernières rencontres.  Il est devenu une menace complémentaire au meilleur receveur de son club, Tetairoa McMillan.  Les défenseurs des Rams devront le surveiller de près.

Les joueurs des Rams sont généralement plus talentueux, et ont plus d'expérience en séries de fin de saison, que leurs rivaux des Panthers.  Leur supériorité se voit surtout en attaque, avec le quart arrière Matthew Stafford, les demis offensifs Kyren Williams et Blake Corum, ainsi qu’un groupe de receveurs composé de Puka Nacua, Davante Adams, et des ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.



Il reste à s'assurer d'une bonne exécution des jeux offensifs, et à minimiser les jeux explosifs de l'attaque adverse, pour gagner cet affrontement de samedi, en Caroline.  Il est aussi essentiel de gagner la guerre des tranchées.  Les Rams avaient été dominés physiquement par les Panthers, lors de la défaite de 31 à 28, le 30 novembre dernier, à Charlotte.

Rams  26,     Panthers   20.                 

dimanche 28 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : L.A. RAMS À ATLANTA ➡ LES RAMS CHERCHENT À AMÉLIORER LEUR POSITION EN VUE DES SÉRIES ÉLIMINATOIRES.


Les Rams de Los Angeles (11-4) sont tombés de la première à la sixième place dans le tableau des prochaines séries éliminatoires de la NFL, à la suite de leur coûteuse défaite de 38 à 37 en surtemps, contre les Seahawks de Seattle, il y a dix jours.  Ils ont encore une petite chance de reprendre la tête du classement de la Conférence Nationale, mais il leur faudra d’abord battre les Falcons d’Atlanta (6-9) lundi soir, puis les Cardinals de l’Arizona la semaine prochaine, tout en espérant que les Seahawks et les 49ers de San Francisco vont subir des revers. 

Cette semaine, l'entraîneur chef des Rams, Sean McVay, a congédié son coordonnateur des unités spéciales, Chase Blackburn.  Selon certaines mesures statistiques, ces unités sont les pires de la NFL cette année.  Elles ont été directement responsables d'au moins trois des quatre défaites de l'équipe cette saison.  Bottés ratés ou bloqués, couvertures déficientes sur les retours de bottés, retours médiocres sur les bottés d'envoi, blocage manqué sur les retours de bottés, tout est à corriger dans ce domaine.

C'est vraiment la grande faiblesse des Rams à la veille d'entamer les séries de fin de saison, dans deux semaines.  Si l'attaque est la meilleure du circuit Goodell avec en tête la fabuleuse saison du quart arrière Matthew Stafford et celle de son as receveur Puka Nacua, la défensive, elle, est une source d'inquiétude depuis quelques matchs.  Elle est insatisfaisante surtout au niveau de la défense contre la passe, qui accorde beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Au cours des dernières semaines, elle a chuté au 20e rang de la Ligue (221,3 verges concédées par rencontre).



Les blessures qui ont causé l'absence des demis défensifs Quentin Lake, Josh Wallace et Roger McCreary n'aident pas à trouver des solution aux problèmes de la tertiaire du coordonnateur défensif Chris Shula (photo ci-dessus).  Mais les adversaires des Rams, au Monday Night Football, les Falcons d'Atlanta sont encore plus malchanceux en ce qui regarde leur propre tertiaire, qui est véritablement décimée par les blessures à cinq de leurs joueurs, à ces postes.

Compte tenu de la faiblesse des deux défenses anti aériennes, on peut donc s'attendre à ce que les attaques des deux adversaires aient du succès, grâce aux jeux de passes.  Il y a dix jours contre la très forte défensive des Seahawks de Seattle, Matthew Stafford n'a pas été embêté par l'absence de son as receveur Davante Adams, blessé aux ischio-jambiers.  Il a complété 29 passes pour des gains incroyables de 457 verges, et trois touchés.  Puka Nacua a fait sa large part dans cette attaque massive en gagnant 225 verges, sur 12 réceptions, en plus de marquer deux touchés.

Mais de l'autre côté, l'offensive aérienne des Falcons connaît aussi des jours heureux depuis deux semaines, dans des victoires sur les Buccaneers de Tampa Bay et les Cardinals de l'Arizona.  Le quart arrière Kirk Cousins a réussi 51 passes pour des gains de 570 verges et cinq touchés.  Le demi offensif Bijan Robinson a été sensationnel, avec des gains combinés, passes et courses, de 343 verges et deux touchés.  Il mène d'ailleurs la NFL avec des gains totaux de 2 026 verges totales, cette saison.  L'ailier rapproché Kyle Pitts (ci-dessous) a capté 18 passes pour 223 verges et quatre touchés, dans ces deux rencontres.  



L'ailier éloigné Drake London est enfin revenu au jeu la semaine dernière, mais il est de nouveau un cas incertain pour lundi soir, car il est blessé à un genou.  La défensive des Rams devra trouver les moyens de limiter les dommages que ces menaçants joueurs offensifs peuvent causer.

De l'autre côté, la ligne à l'attaque des Rams en aura plein les bras avec le dangereux "pass rush" des Faucons, qui a déjà produit 50 sacs du quart cette saison, soit le 2e total le plus élevé de la NFL après les 64 des Broncos de Denver.  Comble de malheur, les Rams seront privés des services du garde Kevin Dotson, et du bloqueur Rob Havenstein, et peut-être aussi du bloqueur Alaric Jackson.  Tous les trois se sont blessés à une cheville.

Outre le positionnement pour les séries éliminatoires, les Rams ont aussi intérêt à gagner ce duel puisqu'ils détiennent le choix de première ronde des Falcons au prochain repêchage.  Plus Atlanta finira en bas du classement général de la NFL, en encaissant le plus de défaites possibles, plus ce choix sera parmi les premiers de l'encan amateur de 2026.  À l'heure actuelle, cette sélection serait possiblement dans le top-10, surtout advenant une victoire des Rams, lundi soir.



Les Rams auraient avantage à gagner la bataille du temps de possession du ballon pour garder le plus longtemps possible le dangereux Bijan Robinson (photo ci-dessus) hors du terrain.  Ils peuvent réussir en utilisant davantage l'attaque au sol avec les porteurs de ballon Kyren Williams et Blake Corum.  La défense des Falcons est vulnérable contre le jeu au sol.  Elle accorde 4,58 verges par course, au 25e rang de la NFL.

Les Rams sont favoris par 7½ points pour l'emporter, mais ce sera au terme d'un match qui pourrait être plus serré au pointage.  Matthew Stafford devra encore exceller et conduire son attaque à une bonne production de points pour contre balancer les largesses de sa défensive, en faveur de l'offensive des Falcons.

Rams   28,      Falcons   24.        

mercredi 17 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : L.A. RAMS À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD ENCORE FACE AUX FANTÔMES DES RAMS ?



Les Rams de Los Angeles (11-3) et les Seahawks de Seattle (11-3) pourraient bien se battre pour le titre de la division Ouest et, en même temps, celui de la Conférence nationale, jeudi soir, au Lumen Field, dans la Cité d’Émeraude, dans l’État de Washington.  Il s'agit peut-être des deux meilleurs clubs de la NFL, et ils sont à peu près d'égales forces.  

Avant le début de la saison, les experts prévoyaient une lutte à trois dans la section Ouest de la NFC, et c'est ce que nous avons avec les Rams, les Seahawks et les 49ers de San Francisco.  Et ces puissantes formations vont batailler jusqu'au dernier match de la saison régulière, celui entre les Niners et les Hawks, lors de la semaine 18.

Pour jeudi, les paris sont ouverts quant à l'issue de cette rencontre.  Les deux adversaires se sont rencontrés au domicile des Rams, le 16 novembre dernier, et l'équipe locale a gagné de justesse au compte de 21 à 19, sur une tentative de placement ratée de 61 verges de Jason Myers, dans les dernières secondes du face à face.



Les Seahawks avaient largement dominé avec des gains totaux de 414 verges contre 249, tout en contrôlant le ballon pendant 38 des 60 minutes de jeu.  La différence avait été les quatre interceptions lancées par le quart arrière Sam Darnold, des Seahawks.

Les Rams semblent avoir son numéro, en 2025.  Il lui avait fait connaître un autre match de misère (neuf sacs, une interception, et un échappé perdu) le 13 janvier, en séries éliminatoires, dans une défaite cuisante de 27 à 9, alors que Darnold était le quart arrière des Vikings du Minnesota.

Les Seahawks ont beaucoup de succès cette saison, et Sam Darnold a amélioré la situation au poste de quart par rapport à ce qu'elle était l'an passé avec Geno Smith, qui a éprouvé énormément de difficultés cette saison à la direction de l'attaque des Raiders de Las Vegas.



Mais les performances de Darnold ont diminué récemment, et à Seattle, on commence à s'inquiéter, même si les Seahawks ont gagné huit de leur neuf derniers matchs.  Depuis ses six dernières sorties comme quart partant, le rouquin de 28 ans, a lancé autant d'interceptions que de passes de touché (6) et, au cours de la présente campagne, il a commis 16 des 23 revirements de son équipe (11 interceptions et 5 échappés perdus).  

Il a un problème de protection du ballon, et ça pourrait coûter cher à l'équipe dans des rencontres importantes et serrées comme celle prévue jeudi.  Les Hawks sont 2e dans la NFL pour le plus grand nombre de revirements commis.  Seuls les Vikings du Minnesota les devancent à ce chapitre, avec 27.

Au cours de ses deux dernières rencontres face aux Rams, Darnold semble voir des fantômes autour de lui lors des situations de passes.  Le coordonnateur défensif des Rams semblent tellement déguiser les couvertures et les blitz dans la tertiaire et dans le front défensif, que Darnold semble incapable de faire ses lectures correctement, et ça l'amène à faire des erreurs, des revirements, et à tellement hésiter, qu'il subit des sacs à profusion.



Avant qu'il affronte la formation du coach Sean McVay (photo ci-dessus), il y a un mois, on vantait la précision de ses passes.  Il était sur une séquence au cours de laquelle il n'avait presque pas lancé de passes incomplètes.  Les temps ont bien changé depuis.  Dans trois des quatre parties disputées depuis cette séquence quasi parfaite, son taux de passes complétées a dépassé 62 % une seule fois.

Il connaît de lents débuts de match, et il ne parvient pas à compléter les poussées offensives des Hawks par des touchés, lorsqu'il atteint la zone payante.  Ce fut le cas contre les Rams, le mois dernier : en quatre visites dans la zone rouge, les Seahawks n'ont marqué qu'une fois, alors que les Rams l'ont fait à trois reprises, en quatre occasions.

Les Seahawks ont évité la catastrophe dimanche dernier, quand ils ont été sauvés par l'excellente performance de leur botteur de précision, Jason Myers, qui a égalé un record d'équipe en réussissant six bottés de placement.  Il a marqué ainsi tous les points de son club, dans une victoire de 18 à 16 des siens, contre les Colts d'Indianapolis.  Ces derniers étaient dirigés à l'attaque par leur quart arrière de 44 ans, Philip Rivers, qui jouait pour la première fois dans la NFL depuis janvier 2021.  Le dernier des bottés de placement de Myers a été réussi à 18 secondes de la fin de la partie, pour procurer une victoire peu convaincante aux Seahawks.



L'attaque au sol de Seattle a également ralenti ces derniers temps.  Contre les Colts, elle n'a produit que 50 verges de gains, et le porteur de ballon Kenneth Walker (photo ci-dessus) n'a gagné que 46 verges au cours des deux derniers matchs, pour une moyenne de 2,4 verges par course.  Les Seahawks n'ont converti que deux troisièmes essais en treize tentatives.

Si l'offensive manque de mordant depuis quelques semaines, la défensive des Oiseaux de mer, elle, reste presque sans faille.  Elle est la deuxième meilleure de la Ligue Nationale pour le nombre de points accordés, et 2e contre le jeu au sol (3,76 verges allouées par course).  Elle est nettement supérieure à celle des Rams contre les jeux de passes (7e de la Ligue avec 191,4 verges concédées par match, contre 219,7 verges accordées par les Rams, 19e rang de la Ligue).  Elle a réussi 42 sacs (4e NFL) contre 37 pour les Rams (8e).

Dernièrement, la tertiaire des Rams s’est fait surprendre un peu trop souvent par de longues passes.  Ce qui est dangereux, à la veille d'affronter le meilleur receveur de la NFL, Jaxon Smith-Njigba.  Mais, en général, même si elle donne beaucoup de verges, elle plie mais ne casse pas, comme le prouve son excellente moyenne de points accordés par match (18,6 points, 3e meilleure de la NFL).



En attaque, les Rams sont normalement supérieurs aux Seahawks à cause du quart arrière Matthew Stafford (no 9, photo ci-dessus) et des options plus nombreuses dont il dispose tant au champ arrière que chez ses receveurs.  Depuis la mi-saison, l'entraîneur Sean McVay a développé une stratégie à trois ailiers rapprochés contre laquelle les adversaires ne semblent pas avoir trouvé de solution.  Colby Parkinson, un ex joueur des Seahawks, est particulièrement efficace dans ce genre de formation.  Il brille en zone payante.  Il a déjà marqué six touchés cette saison.

Stafford pourrait toutefois être privé des services de son as receveur Davante Adams, qui a aggravé sa blessure aux ischio-jambiers dans la victoire de 41 à 34 des Rams contre les Lions de Détroit, dimanche dernier.  Adams mène la NFL pour les touchés par les receveurs, avec 14.  Coach McVay a déclaré cette semaine que la participation d'Adams au match de jeudi serait décidée seulement avant le début de la rencontre. Peut-être qu’on préférera aussi le ménager en ne l’utilisant que dans la zone payante (red zone) ou en attendant les séries éliminatoires, auxquelles les Rams se sont assurés de participer en battant les Lions dimanche dernier.

Si Adams ne peut pas jouer jeudi, ou s’il n’est utilisé que par intermittence ou de façon limitée, l’attaque des Rams perd en dangerosité.  Elle ne gagnera pas 519 verges comme elle l'a fait contre les Lions.  Stafford aura une option importante de moins, si Adams n'est pas présent.  Puka Nacua aura plus de travail, les ailiers rapprochés aussi, et les demis offensifs Blake Corum et Kyren Williams pourraient également devoir contribuer davantage au jeu aérien.



Nacua (ci-dessus) a prétendu cette semaine, que Davante Adams pourrait être remplacé adéquatement par la recrue Konata Mumpfield, un lointain choix de 7e ronde (242e) au dernier repêchage.  Mais le jeune homme de 23 ans, dont on dit qu'il est l'élève d'Adams, n'a capté que cinq passes cette saison, pour des gains de 42 verges et un touché.  C'est peut-être trop lui demander de chausser les souliers d'un futur membre du Temple de la  Renommée...

Même sans Adams, l'attaque des Rams demeurera difficile à arrêter, même si elle a été limitée à 249 verges (dont seulement 130 par la passe) par la défense des Seahawks, le mois dernier.  L'avantage qu'elle possède par rapport à celle de Seattle, c'est qu'elle est expérimentée et commet moins de revirements (seulement 12 cette saison, contre 23 pour Seattle).  Stafford est plus précis et prend de meilleures décisions que Sam Darnold, son homologue des Seahawks.  Il a à sa fiche 37 passes de touchés et cinq interceptions, contre 22 passes de touché et 11 interceptions pour Darnold.

Si l'attaque au sol de Seattle a faibli dernièrement, c'est l'inverse pour celle des Rams qui a produit trois touchés dans chacune des deux dernières joutes.  Elle se classe 8e de la NFL pour la moyenne de verges par portée avec 4,72 verges, tandis que celle des Seahawks n'est que 28e, avec une moyenne de 3,89 verges par course.



Les Hawks sont forts à domicile, devant leurs farouches partisans, surnommés le "12e joueur".  Ils ont gagné cinq de leur six parties à la maison.  Mais les Rams leur ont souvent donné du mal ces dernières années en remportant quatre des cinq plus récents duels contre eux.  Quatre de ces confrontations ont été décidées par une possession.

Si les Rams perdent, ils perdent possiblement aussi le titre de la division, et ils devraient donc disputer un match éliminatoire de "wild card", en terrain étranger, dans le froid, à Green Bay, Chicago ou Philadelphie.  Ce qui serait loin d'être idéal.

Si les Seahawks gagnent jeudi, ils se qualifieront pour les playfoffs pour la première fois depuis 2022, et ils pourraient remporter le championnat de la section Ouest en battant les 49ers à San Francisco lors du dernier match de la saison régulière.  Ils pourraient aussi terminer au sommet de la Conférence Nationale, et obtenir ainsi un congé, ou une passe gratuite, pour le premier tour des séries éliminatoires.



Avec les blessures chez les Rams (Adams → photo, Tyler Higbee, Quentin Lake, Rob Havenstein), la défense plus solide des Seahawks et l’avantage de jouer à domicile, les bookmakers voient Seattle l’emporter par 1½ point jeudi.  Si l'écart de points est si mince en faveur du club local, c'est peut-être parce que Sam Darnold a été tellement vulnérable contre les Rams cette année, et que l'attaque des Hawks a connu des ratés récemment.

Prédire l'issue de cet affrontement c'est comme tirer à pile ou face.  Étant un partisan des Rams depuis très longtemps, j'espère toujours qu'ils vont gagner.  Ils peuvent y parvenir avec l'aide des fantômes si ceux-ci continuent de hanter Sam Darnold, jeudi.

Rams  24,     Seahawks    23.