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mardi 8 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO. 1 ⇨ 49ers ET RAMS S'AFFRONTENT AU PAYS DES KANGOUROUS !


Jeudi, les 49ers de San Francisco et les Rams de Los Angeles s'affronteront dans le premier match de l'histoire de la NFL joué en Australie.  Curieusement, les deux formations ont choisi deux moments différents pour leur voyage de dix-sept heures de vol pour se rendre à Melbourne, leur très lointaine destination.   Les Niners sont arrivés au pays des kangourous une semaine avant la rencontre, tandis que les Rams n'atterriront à cet endroit que la veille de la confrontation avec leurs redoutables rivaux de la division Ouest de la Conférence Nationale.  Le club qui aura le mieux contrôlé le décalage horaire pourrait bien sortir vainqueur de la partie...

On peut dire que l’option choisie par les Rams est celle qui fait le plus jaser dans le monde du football. Bien qu’ils soient l’équipe hôte, donc “à domicile”, les amateurs australiens auraient aimé rencontrer leurs joueurs afin de promouvoir le football américain sur leur sol.  Pourtant, les représentants du club de Los Angeles ne passeront que quelques heures en Australie.

Avec comme perspective l'endroit exotique où se déroulera la bataille, et le besoin d'offrir un bon "show" aux Australiens pour leur vendre le produit américain, on prévoie beaucoup de points et de rebondissements spectaculaires jeudi, à Melbourne, entre ces deux belligérants californiens.


Après leurs grosses acquisitions de l'intersaison, surtout en défensive, les Rams ont été établis les grands favoris pour remporter le prochain Super Bowl qui aura lieu chez eux, dans leur stade, le 14 février 2027.  Mais rappelons que ce genre de prédictions pré-saison n'a qu'un faible pourcentage de réussite...

Sean McVay et ses joueurs ne devraient pas s'enfler la tête avec cette belle prévision, ni avec leur nouvel alignement comprenant plusieurs gros noms.  Le football se joue sur un terrain de 100 verges, et l'expérience a prouvé que ce n'est pas toujours le plus fort qui gagne.  Bien des choses imprévues peuvent arriver...

D'ailleurs, McVay n'a pas eu le dessus sur son homologue Kyle Shanahan, des 49ers, en saison régulière, depuis qu'ils s'affrontent.  Shanahan mène la série 11 victoires contre 7 pour McVay.  En dépit d'avoir été frappés par une incroyable multitude de blessures, la saison dernière, les Niners ont terminé la campagne 2025-26 avec une fiche identique à celle des Rams (12-5).



Bien sûr, l'alignement des Rams a changé depuis les sept derniers mois.  En défensive, ils ont ajouté des joueurs extraordinaires comme Myles Garrett (jour défensif de la dernière année dans la NFL ⇨ photo ci-dessus), Aaron Donald (sorti de sa retraite de deux ans), les excellents demis de coin des Chiefs Trent McDuffie et Jaylen Watson, les secondeurs de ligne Grant Stuart et Wesley Bailey.  

En attaque, ils ont repêché deux recrues prometteuses, le quart arrière Ty Simpson, et le receveur CJ Daniels, en plus de récupérer par un échange l'ailier espacé Tutu Atwell, qu'ils avaient perdu sur le marché des agents libres au bénéfice des Dolphins de Miami.  McVay était conscient du manque de profondeur dans son groupe de receveurs éloignés. 

Les Rams sont favoris par 3½ points pour sortir vainqueurs du duel de jeudi.  C'est surtout en raison de leur force de frappe en attaque avec le MVP de la saison dernière, Matthew Stafford, lançant le ballon à des receveurs élite comme Puka Nacua et Davante Adams.  Sean McVay a développé aussi une stratégie à trois ailiers rapprochés ou "13 personnel" qu'aucun adversaire n'a réussi à contrer efficacement jusqu'à maintenant.  Il pourrait employer pas moins de cinq ailiers rapprochés : Davis Allen, Terrance Ferguson, Tyler Higbee, Colby Parkinson, et la recrue Max Klare (2e ronde, Ohio State) pour confondre encore plus les défensives adverses.


Avec les demis offensifs Kyren Williams (photo ci-dessus) et Blake Corum, l'attaque au sol de la troupe de Sean McVay pourrait profiter de la faiblesse des joueurs des 49ers sur la première ligne de défense, où C.J. West et Alfred Collins ont été les moins bien notés par Pro Football focus pour arrêter les coureurs adverses, l'an passé.  Le nouveau venu Osa Odighizuwa a à peine fait mieux qu'eux avec les Cowboys de Dallas.

En face, les 49ers auront du mal à contenir la puissance offensive de leurs opposants.  Les blessures semblent encore leur thème principal actuellement, avec 25 noms apparaissant sur leur liste d'éclopés.  En défense, mentionnons parmi les absents notoires : l'ailier défensif Mykel Williams (genou), le secondeur de ligne Nick Martin (ischoi-jambiers), l'ailier défensif Bryce Huff (retraite), le plaqueur Sam Okuayinonu (pied), et le demi de coin Nate Hobbs (aine).  

Nick Bosa (genou) est un cas incertain, mais le nouveau coordonnateur défensif Raheem Morris a déclaré qu'il jouera jeudi.  D'ailleurs, Morris remplace Robert Saleh devenu entraîneur chef des Titans du Tennessee.  Saleh va manquer aux 49ers, car c'est lui qui a sauvé leur saison en gérant de main de maître leur défensive affreusement diminuée par l'absence de blessés importants, lors de la dernière campagne.  Coup de chance pour Morris (photo ci-dessous) toutefois, les dirigeants de l'équipe ont récupéré Dre Greenlaw, après son bref passage chez les Broncos de Denver, l'an dernier. 



La crainte, c'est le manque de "pass rush" des 49ers contre un passeur dangereux comme Stafford, ayant le temps et la liberté de repérer et de rejoindre ses receveurs partout sur le terrain.  La saison dernière, la défensive 3-4 des Niners n'a réussi que 20 sacs, de loin le pire total de toute la NFL.  De plus, leur tertiaire est évaluée parmi une des moins bonnes par les experts, en vue de la prochaine saison.

Le plan de match des porte couleurs de San Francisco sera simple : contrôler l'horloge avec le jeu au sol de leur super vedette, le demi offensif Christian McCaffrey, pour empêcher Stafford et sa bande de faire des dégâts sur le terrain, en les laissant le plus longtemps possible sur le banc des joueurs.  McCaffrey a été très occupé l'an passé, et ça risque d'être encore le cas cette saison puisque son adjoint de la saison dernière, Brian Robinson, joue maintenant pour le compte des Falcons d'Atlanta, que Isaac Guerendo (pectoraux) sera absent pour une longue période, et que les jeunes Kaelon Black et Jordan James n'ont aucune expérience chez les professionnels.

Le quart arrière Brock Purdy va tenter d'éviter le dangereux "pass rush" des Rams pour essayer de rejoindre ses receveurs Mike Evans, Deebo Samuel et George Kittle.  Evans et Kittle se remettent à peine d'importantes blessures, et Samuel a connu une baisse de rendement ces dernières années.  Mais, au moins, Purdy n'aura pas à affronter Aaron Donald, puisque Sean McVay vient d'annoncer que son joueur vedette restera à Los Angeles, et ne sera donc pas de la partie de jeudi.



Peut-être que Brock Purdy pourra exploiter un certain manque de cohésion et de synchronisme de la nouvelle tertiaire des Rams, dont les membres ne sont pas habitués de jouer ensemble.  Mais il devra tenter de le faire sans ses receveurs Christian Kirk et Ricky Pearsall, tous les deux blessés.   

Tout semble donc pointer vers une victoire des Rams, à moins que les kangourous viennent les "boxer" sur le terrain, ou que les joueurs de Sean McVay tombent de sommeil après leur vol de 17 heures vers Melbourne.

Pour de plus amples informations, voir mes articles précédents...


lundi 17 août 2026

SAISON 2026 DES RAMS DE LOS ANGELES : LE DG LES SNEAD "ALL" IN POUR LE CHAMPIONNAT DU SUPER BOWL...

Analystes, bookmakers et experts sont unanimes : pour la saison 2026-27 de la Ligue Nationale de Football, les Rams de Los Angeles ont la meilleure équipe, et devraient remporter le Super Bowl LXI.  Ce n’est toutefois pas une certitude pour le club construit par le directeur général Les Snead, malgré des transactions spectaculaires réalisées durant l’intersaison.

Il faut savoir que les prévisionnistes se sont trompés très souvent au cours des 31 dernières pré saisons : quatre fois seulement ils ont vu juste.  Les meilleurs clubs ne gagnent pas toujours le trophée Vince Lombardi. 

Le printemps dernier, Snead a repris la stratégie qui avait mené son équipe au titre de champions de la Ligue en 2021-22 : échanger de nombreux choix de repêchage contre des joueurs d'impact capables de faire la différence.



Cette année, l’équipe a réussi à s’offrir les services du joueur défensif de l’an passé, Myles Garrett (no 95 photo ci-dessus, avec Sean McVay).  Un gros coup, même si Les Snead a dû payer cher en envoyant en échange aux Browns de Cleveland : Jared Verse, ainsi que des choix de repêchage de 1re ronde (2027), de 2e tour (2028), et de 3e ronde (2029).

La grosse faiblesse de l’an dernier, qui a possiblement privé les Rams d’un Super Bowl, se trouvait aux postes de demi de coin, en défense.  Snead n’a pas fait les choses à moitié pour régler le problème : il a cédé quatre choix élevés de repêchage aux Chiefs de Kansas City, pour obtenir le demi de coin tout étoile Trent McDuffie, probablement le meilleur joueur de la NFL à sa position.  

Puis il est passé par le marché des agents libres pour recruter Jaylen Watson, le très talentueux et compétent coéquipier de McDuffie chez les Chiefs. Un coup double impressionnant !  Ces gars-là manquent rarement un plaquage, même pour stopper les courses extérieures des adversaires, un aspect qui avait aussi posé problème la saison dernière aux demis défensifs des Rams. 



Une autre façon de renforcer encore cette défense se trouve actuellement au camp d’entraînement : le légendaire Aaron Donald (photo ci-dessus) envisage de sortir de sa retraite de deux ans pour rejoindre l’équipe qu’il a largement contribué à mener au titre du Super Bowl LVI.  Imaginez un formidable duo Garrett/Donald prêt à terroriser les pauvres attaquants adverses !

Sans oublier qu’ils rendraient leurs coéquipiers de ligne, Byron Young et Kobie Turner, encore plus redoutables si les bloqueurs opposés décidaient de doubler la couverture sur l’un de ces deux joueurs défensifs par excellence de la dernière décennie.  Garrett a subi cette tactique sur 59 % des jeux la saison dernière.  Cela ne l'a pas empêché de briser le record pour le nombre de sacs avec 23.

Au centre de cette brigade défensive, il reste toutefois une incertitude.  Les secondeurs de ligne Nate Landman et Omar Speights auraient avantage à hausser leur niveau de jeu d'un cran pour atteindre l'excellence.  C'est pareil pour le demi de sûreté Kamren Kinchens.  Sur certains jeux, les Rams pourraient le remplacer par le demi de coin Quentin Lake (photo ci-dessous) puisque celui-ci sera en surplus avec l'arrivée de McDuffie et Watson.



Si cette défense très améliorée devrait faire sa part pour pousser l'équipe vers le Super Bowl qu'ils ont manqué de peu l'an passé, l'attaque, elle, possède aussi les éléments pour arriver à ce but ultime.

Mais elle doit faire face à un grand danger : le manque de profondeur en cas de blessures aux principaux titulaires à tous les postes clés.  Le danger des blessures et de régression est réel avec des joueurs âgés comme le quart arrière Matthew Stafford (38 ans), le receveur Davante Adams (34 ans en décembre), et l'ailier rapproché Tyler Higbee (33 ans et souvent blessé).

En Puka Nacua, les Rams possèdent probablement le meilleur receveur de la NFL, mais son style kamikaze le prédispose aussi aux blessures, et ses inconduites hors du terrain pourraient lui valoir une suspension au cours de la prochaine saison.  



Une femme le poursuit au civil parce qu'elle affirme qu'il lui aurait mordu l'épaule la veille du Nouvel An (photo ci-dessus).  Si Nacua est reconnu coupable, les autorités de la Ligue Nationale pourrait le suspendre.  Mais les procédures risquent de prendre pas mal de temps.

Nacua forme tout un duo avec Adams.  Ce dernier n'a pas son pareil pour déjouer les défenseurs opposés par ses feintes savantes, et pour marquer des touchés dans la zone payante ("red zone").  Lors de la plus récente campagne, il en a réussi 14 en 14 parties jouées, un sommet dans la NFL pour un ailier éloigné.

Encore là, il n'y a pas vraiment de bons ailiers espacés derrière eux dans l'alignement.  S'ils se blessent, les Rams seront mal pris.  À vrai dire, il n'y a même pas de numéro 3 à cette position.  Konata Mumpfield (photo ci-dessous) n'a pas démontré grand chose de bon à sa saison recrue l'an dernier.  Comme lui, Xavier Smith et Jordan Whittington ont été très peu utilisés, et ceux-ci servent surtout de retourneurs de bottés.



Ce qui inquiète le plus, c’est l’état de la ligne offensive. Le plaqueur Rob Havenstein a pris sa retraite en février dernier. À 34 ans, ses performances avaient nettement baissé, mais son remplaçant fera-t-il mieux ?  On peut répondre oui si Warren McClendon joue aussi bien que l'an passé.  Dans le cas de David Quessenberry c'est moins certain.  En plus, le plaqueur Alaric Jackson pourrait être suspendu par la NFL en raison d’une affaire de violence domestique.

Si un membre de ce front offensif devait s’absenter pour une longue période à cause d’une blessure, il n’y aurait pas vraiment de bonne relève pour le remplacer.  Les dirigeants des Rams en sont conscients, c’est pourquoi ils ont repêché Keagen Trost en troisième ronde cette année.  Un excellent choix, mais il vient de se blesser à l’ischio-jambier lors du premier match préparatoire de son équipe.  On ne sait pas encore à quel point la blessure est grave ni combien de temps il devra être absent.

Matthew Stafford, le plus âgé joueur de l’histoire de la NFL à avoir été nommé MVP pour la première fois l’an dernier, est l’élément central de cette attaque qui pourrait bien rester la meilleure de la Ligue la saison prochaine. Protéger cette pièce maîtresse est essentiel pour assurer le succès de l’équipe menée d’une main de maître par l’entraîneur chef Sean McVay.
 


Même ainsi, s’il est mal protégé et se blesse, ou s’il subit un déclin soudain à son âge avancé, il n’y a pas de remplaçant fiable. La recrue Ty Simpson (photo ci-dessus) n’est pas prête, et Stetson Bennett manque totalement d’expérience.  Jimmy Garoppolo n'est plus avec l'équipe.

Les analystes ont d'ailleurs critiqué le choix de Simpson au dernier encan amateur.  Ils auraient préféré que les Rams jettent plutôt leur dévolu sur l'extraordinaire ailier éloigné Makai Lemon.  Celui-ci aurait répondu à un plus grand besoin, comme ailier espacé numéro 3 de l'équipe.  Lemon a plutôt été choisi par les Eagles de Philadelphie.

Certains observateurs pointent également du doigt la position d'ailiers rapprochés comme étant une faiblesse.  Je ne suis pas d'accord.  C'est vrai qu'il n'y a pas de joueur étoile à ce poste.  Mais ce qui fait la force du groupe composé de Higbee, Colby Parkinson, Terrance Ferguson (photo ci-dessous), et Davis Allen, c'est leur utilisation par Sean McVay. 
 


Le génial coach des Rams a innové au cours de la saison dernière avec une formation offensive à trois ailiers rapprochés.  Les défensives ennemies n'ont pas réussi à comprendre et à contrer cette tactique.  

Quand les adversaires pensaient que ces trois attaquants étaient là pour bloquer sur des jeux au sol, ils en profitaient pour se démarquer et attraper une passe.  Et inversement, si les défenseurs s’organisaient pour contrer des jeux de passe prévisibles, les ailiers rapprochés des Rams se mettaient à bloquer pour créer des ouvertures aux porteurs de ballon de leur équipe.

Cette stratégie est si efficace qu’il ne serait pas surprenant de voir de plus en plus de clubs de la NFL l’adopter.


Les faux pas des unités spéciales ont également causé quelques défaites coûteuses l'an dernier.  Après avoir congédié l'incompétent botteur de précision Joshua Karty, Sean McVay a eu la main heureuse en trouvant son remplaçant Harrison Mevis, dit le "thicker kicker" (photo ci-dessus).  Le bedonnant botteur a réussi 12 de ses 13 tentatives de placement et tous ses convertis.

Pas besoin de changement de botteur de dégagement car Ethan Evans excelle tant en distance qu'en précision.

Les Rams ont engagé un nouveau coach des unités spéciales afin d’améliorer le blocage, aussi bien sur les retours de botté que sur les bottés d’envoi.
  
* * *


En conclusion, le DG Les Snead voit une belle occasion de décrocher un grand championnat lors du prochain Super Bowl, qui se jouera d’ailleurs dans le magnifique stade de son équipe (SoFi Stadium, comme lors du dernier triomphe des Rams en 2022).  Il veut en profiter dès maintenant, car cette saison pourrait bien être la dernière de la carrière de son illustre quart arrière Matthew Stafford.  Une telle chance ne se représentera peut-être pas de sitôt.

C’est pourquoi Snead a décidé d’adopter une approche « all in » cette année.  Il a donc réalisé d’importantes transactions pour renforcer l’équipe.  Sur le papier, l’équipe semble taillée pour atteindre l’objectif ultime.  Mais des obstacles comme des blessures à des joueurs clés, ou un manque de profondeur en attaque, pourraient bien compromettre les plans.

Les Rams devront d’abord surmonter la forte concurrence dans leur division.  Les champions en titre, les Seahawks de Seattle, ne leur faciliteront pas la tâche.  Pas plus que les 49ers de San Francisco, toujours redoutables sous la houlette de leur brillant entraîneur chef Kyle Shanahan.  

Les Rams doivent également faire face à l’un des calendriers les plus coriaces cette saison.  Très peu de favoris en présaison parviennent réellement à décrocher le trophée Vince Lombardi.  Les Rams sont prévenus !
 
🏈🏈🏈

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Les prévisions pour la saison 2026 des autres clubs de la division Ouest de la Conférence Nationale en cliquant sur le lien suivant : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-2026-des-cardinals-de-larizona.html.   

vendredi 13 février 2026

HONNEURS INDIVIDUELS DANS LA NFL POUR LA SAISON 2025-26 : MATTHEW STAFFORD ÉLU LE JOUEUR LE PLUS UTILE À SON ÉQUIPE (MVP).



L'ultime honneur pour un joueur de la Ligue Nationale de Football, c'est de remporter le Super Bowl, le match de championnat du plus grand circuit de sports professionnels au monde.

Comme le disait un entraîneur chef à ses joueurs avant le début d'une telle rencontre ultime, pour le titre de champions de la grande Ligue : non seulement gagner cette partie est un honneur incomparable pour chaque footballeur victorieux, mais cette récompense, après plusieurs mois de dur labeur, souvent marqué par des blessures, rejaillit sur votre famille, et votre communauté d'appartenance, et ce, à tout jamais...

Mais il s'agit avant tout d'un honneur collectif, dans un sport d'équipe.  Durant la semaine du Super Bowl, la NFL honore également ses joueurs les plus méritants de la dernière saison.  Ces honneurs individuels soulignent en quelque sorte les exploits des joueurs qui ont illustré le grand spectacle du circuit Goodell.  

Ces athlètes exceptionnels, par leur jeu brillant et leur talent incroyable, ont attiré l'admiration de millions d'amateurs de football américain, et fait de ce sport exigeant, l'objet de passion, d'excellence et de fierté.



Parmi ces honneurs individuels, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) est certes le plus convoité, puisqu'il est en quelque sorte celui du joueur par excellence de la NFL.  Celui du meilleur parmi les meilleurs.  Cette année, il a été décerné au vétéran quart arrière des Rams de Los Angeles, Matthew Stafford, au terme d'un scrutin très serré de l'Associated Press, via le vote de 50 journalistes et chroniqueurs sportifs.  Il accepté le trophée de MVP, flanqué de ses quatre charmantes petites filles, ses "plus ferventes cheerleaders".

Stafford a récolté 366 votes, dont 24 de première place, tandis que le quart arrière des Patriots de la Nouvelle Angleterre, Drake Maye, a recueilli 361 votes, dont 23 de première position.  Le top-5 a été complété par Josh Allen (QB des Bills de Buffalo) avec 91 votes; Christian McCaffrey (demi offensif des 49ers de San Francisco) avec 71 votes; et le quart arrière des Jaguars de Jacksonville, Trevor Lawrence, avec 49 bulletins en sa faveur.

Le titre de joueur offensif de l'année a été attribué au receveur Jaxon Smith-Njigba (272 votes), des champions Seahawks de Seattle; suivi de Christian McCaffrey (223 votes).  L'ailier éloigné Puka Nacua, des Rams, a fini 3e avec 170 votes, suivi du demi offensif des Falcons d'Atlanta, Bijan Robinson (168 votes), et de Drake Maye (58 votes).



La récompense du joueur défensif de la saison 2025-26 est allée à l'ailier Myles Garrett (photo ci-dessus), des Browns de Cleveland.  Avec ses 500 votes, il a éclipsé ses concurrents Will Anderson Jr (Texans), 117 votes; Nik Bonitto (Broncos) 63 votes; Aidan Hutchinson (Lions) 52 votes; et Micah Parsons (Packers) 42 votes.

Garrett a aussi remporté le "Deacon Jones Sack Leader Award" pour ses 23 sacs réussis cette saison, établissant ainsi un nouveau record de la NFL.  Brian Burns, des Giants de New York a terminé 2e avec 16½ sacs.

Il n'y a eu guère de doute en ce qui concerne la recrue offensive de l'année.  Le receveur des Panthers de la Caroline, Tetairoa McMillan l'a emporté haut la main, avec 445 votes.  Le quart Tyler Shough des Saints de la Nouvelle Orléans (168 votes), le porteur de ballon TreVeyon Henderson des Patriots (111 votes), le pivot Jaxson Dart des Giants (88 votes), et l'ailier espacé Emeka Egbuka des Buccaneers de Tampa Bay (66 votes), ont fini loin derrière.



Ce fut moins évident pour le choix de la recrue défensive de l'année.  Le secondeur des Browns de Cleveland, Carson Schwesinger (photo ci-dessus), a remporté l'honneur avec 441 voix, tandis que le demi de sûreté Nick Emmanwori, des Seahawks, devait se contenter de la 2e position avec 361 votes.  James Pearce Jr et son coéquipier des Falcons Xavier Watts, ainsi qu'Abdul Carter, des Giants, ont aussi été considérés, mais avec moins de cent votes chacun.

Parmi les joueurs courageux qui ont effectué le retour de l'année dans la Ligue Nationale, après une saison marquée par les blessures, le plus méritant a été Christian McCaffrey (395 voix), suivi d'Aidan Hutchinson (221 votes), Dak Prescott, des Cowboys de Dallas (167), et Trevor Lawrence (130).

Dans la catégorie intéressante et chaudement disputée, - celle des entraîneurs de l'année -, les surprenants finalistes du Super Bowl, Mike Vrabel et son assistant Josh McDaniels, des Patriots, ont triomphé.  Vrabel a coiffé le coach des Jaguars de Jacksonville Liam Coen par 302 voix contre 239.  Les votants ont aussi reconnu le travail formidable de Mike MacDonald, des Seahawks (191 votes), de Ben Johnson, des Bears de Chicago (145 voix), et de Kyle Shanahan, des 49ers de San Francisco (140 votes).



Le titre de joueur de ligne offensive de l'année (Protecteur) a été accordé à Joe Thuney, qui a vraiment fait une différence en faveur des Bears de Chicago.  Les autres finalistes dans ce domaine ont été Garett Bolles et Quinn Meinerz, de Broncos de Denver, Creed Humphrey (Chiefs de Kansas City), et Penei Sewell, des Lions de Détroit.

Le "Jim Brown Award" a été remis à James Cook III, des Bills de Buffalo, en tant que demi offensif ayant récolté le plus de verges (1 621) durant la campagne 2025-26.  Derrick Henry, des Ravens de Baltimore, a fini 2e avec 1 595 verges.

Pour le jeu de l'année, le choix s'est arrêté sur la fameuse bombe de 46 verges lancée en prolongation par le quart arrière des Bears, Caleb Williams, à DJ Moore, pour la victoire, le 20 décembre dernier.



Enfin, cinq anciens joueurs ont vu s'ouvrir pour eux les portes du Temple de la Renommée du Football en étant élu dans la classe de 2026.  Il s'agit du quart arrière Drew Brees (ex Saints, à droite sur la photo), de l'ailier éloigné Larry Fitzgerald (ex Cardinals, au centre), du botteur de précision Adam Vinatieri (ex Patriots), du demi offensif Rodger Craig (ex 49ers), et du secondeur Luke Kuechly (ex Panthers).

En remportant le titre de Joueur de l'Année, Matthew Stafford a aussi annoncé qu'il serait de retour pour une 18e saison dans la NFL, l'automne prochain.  Le vétéran de 38 ans est rendu à un âge où la très grande majorité des footballeurs ont pris leur retraite depuis longtemps, la moyenne de durée des carrières dans la grande Ligue étant de cinq saisons.  L'endurance de Stafford est tout à fait remarquable.  Il joue presque toujours en dépit de blessures.

 Son retour est un soulagement pour l'organisation des Rams de Los Angeles.  Elle pourra compter sur Stafford pour tenter d'atteindre à nouveau le Super Bowl, la saison prochaine.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle réussisse à y parvenir cette saison.  Un 4e essai raté, à six verges des buts des Seahawks de Seattle, avec cinq minutes à jouer, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, leur a probablement coûté la victoire, et une place dans le Super Bowl LX.



Sur le jeu en question, Stafford devait rejoindre le demi offensif Kyren Williams sur la ligne des buts, mais, manque de chance, celui-ci s'est retrouvé entouré par deux joueurs des Hawks.  Le quart des Rams, sous pression de la défensive adverse, a tenté rapidement de trouver un dépanneur en lançant en  direction de l'ailier rapproché recrue Terrance Ferguson, mais la passe n'a pu être complétée.  Seattle a repris le ballon sur ce 4e essai avorté, et les Seahawks ont écoulé suffisamment de temps au cadran pour confirmer leur gain de 31 à 27.

Le gérant général des Rams, Les Snead, est conscient de la chance d'avoir Matthew Stafford pour diriger la meilleure offensive de la NFL.  Mais il sait aussi que les saisons restantes de son quart étoile sont comptées.  L'urgence de remporter un autre Super Bowl avec lui, c'est maintenant.  Pour y parvenir, Snead doit corriger des problèmes qui ont empêché les Rams d'aller jusqu'au bout cette année.

D'abord, il faut améliorer la ligne tertiaire, qui a beaucoup faibli en seconde moitié de saison, en accordant beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Quatre des demis de coin de l'équipe pourraient devenir agents libres ce printemps, et Snead (photo ci-dessous) devra aussi décider s'il relève l'option de 5e année du contrat d'Emmanuel Forbes Jr.



Pour rebâtir cette troisième ligne de défense, les Rams pourraient avoir recours au marché des joueurs autonomes, utiliser au moins un de leurs deux choix de première ronde au prochain repêchage, et/ou procéder par le biais d'échanges.

Une autre priorité de l'inter saison sera de redresser la situation des unités spéciales.  Leurs défaillances en 2025-26 a coûté au moins quatre des cinq défaites des Rams lors du dernier calendrier.  Bottés bloqués ou ratés, mauvais blocage sur les tentatives de placement ou les retours de bottés, revirements commis par des retourneurs de bottés déficients, bref, beaucoup de mauvais jeux ont fait chuter ces unités parmi les pires de la NFL.

Au sujet de la faiblesse sur les retours de bottés, les Rams pourraient peut-être chercher à mettre sous contrat le rapide Rashid Shaheed, qui devient agent libre ce printemps.  Il a aidé les Seahawks à remporter le championnat de la Ligue, la semaine passée, après avoir été échangé par les Saints de la Nouvelle Orléans, à la mi-saison.



Même si le club dirigé par l'entraîneur Sean McVay (ci-dessus) a présenté la meilleure attaque de la NFL cette saison, il aurait avantage à ajouter un autre ailier espacé fiable, à sa formation offensive.  Les deux premiers postes sont occupés par les excellents receveurs Puka Nacua et Davante Adams, mais ils sont susceptibles d'être blessés, comme c'est arrivé au cours des dernières campagnes.

Il faudrait au moins un remplaçant de qualité lorsqu'ils doivent s'absenter de l'alignement.  Le petit Tutu Atwell avait été signé pour un an, dans ce but, mais il a été blessé et inefficace pour la plus grande partie de la saison.  McVay a compensé ce manque de personnel compétent par un savant usage de ses ailiers rapprochés, mais il faudrait définitivement ajouter de la profondeur dans ce groupe de receveurs.

Les Snead a beaucoup de pain sur la planche en prévision de la prochaine saison, même avant le repêchage des 23, 24 et 25 avril à Pittsburgh.

🏈🏈🏈

Ce fut une saison captivante pour moi en rendant compte, pour la première fois, de presque tous les matchs des 32 clubs de la NFL.  Comme les joueurs et les entraîneurs de la Ligue, je prends une pause bien méritée avant la prochaine campagne qui promet encore d'être excitante et passionnante.  J'espère que vous avez apprécié mes efforts pour illustrer ce merveilleux sport, au cours des derniers mois.  À bientôt !

H. Reynolds...              

jeudi 22 janvier 2026

NFL 2025-2026, MATCH DE CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE : L.A. RAMS À SEATTLE ⇨ LA MEILLEURE OFFENSIVE (RAMS) CONTRE LA MEILLEURE DÉFENSIVE (SEAHAWKS).


Beaucoup d'observateurs pensent que le match de championnat de la Conférence Nationale opposant les Rams de Los Angeles aux Seahawks, à Seattle, dimanche, est digne d'un Super Bowl, puisqu'il met aux prises les deux meilleures équipes de la Ligue Nationale de Football.

On a eu un avant-goût de ce que sera le duel de dimanche prochain, lors de la semaine 16, quand les Hawks ont défait les Rams 38 à 37, en prolongation, dans la rencontre la plus enlevante de l'année dans la NFL, le 18 décembre dernier.

Lors de la semaine 11, un mois auparavant, le club de l'entraîneur Sean McVay (photo ci-dessous) a gagné de justesse 21 à 19.  Donc, deux parties qui se sont décidées par un total de trois points.  Ça promet des palpitations cardiaques pour dimanche !



C'est dire comment il y a très peu de différence dans le rapport de forces entre les deux formations.  Seattle est favori par 2½ points par les preneurs aux livres, mais les experts sont très divisés à savoir qui remportera cette bataille au sommet de la NFC.

Les Rams possèdent la meilleure attaque avec en tête le quart arrière Matthew Stafford, candidat de premier ordre au titre de joueur par excellence de la NFL (MVP) cette année.  Il peut compter sur le meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue, avec Puka Nacua et Davante Adams.  Et Sean McVay est devenu un génie dans l'art, - ou la science -, d'utiliser ses ailiers rapprochés.

Du côté de l'attaque au sol, le duo Kyren Williams et Blake Corum se complète bien et il pourrait avoir l'avantage sur ses homologues des Seahawks, puisque le demi offensif Zach Charbonnet sera absent à cause d'une blessure à un genou.  Il était lui-même un très bon complément à son coéquipier Kenneth Walker.


Il faut préciser qu'il y a quelques doutes au sujet de la santé des deux quarts arrières en présence.  Stafford a été blessé à une main lors du premier match éliminatoire face aux Panthers de la Caroline, le 10 janvier, et il semble éprouver des problèmes de précision dans ses passes, depuis ce temps.  Dimanche dernier, le froid glacial et le vent de Chicago a pu jouer contre lui.  Mais s'il est en possession de tous ses moyens, il sera dur à arrêter avec la complicité de Nacua et Adams.

Son adversaire, Sam Darnold, joue lui aussi en dépit d'une blessure (oblique) et sa production a baissé depuis qu'il a subi quatre interceptions face aux Rams le 16 novembre 2025.  Les Rams sont un peu sa bête noire depuis le match éliminatoire du 13 janvier 2024, quand il a été malmené par leur défensive, dans un revers de 27 à 9, alors qu'il était avec les Vikings du Minnesota. 

À ses trois dernières parties contre les Rams, Darnold (photo ci-dessous) a été victime d'un échappé, de sept interceptions, et de neuf sacs.  Cette saison, son coefficient d'efficacité contre eux est seulement de 48,4.  C'est vraiment le facteur X de la confrontation de dimanche pour le championnat de l'Association Nationale.



La défensive des Seahawks est leur principal atout pour se rendre au Super Bowl du 8 février prochain.  Mais Stafford et ses coéquipiers de l'offensive ont eu du succès contre elle, dans leurs deux affrontements en saison régulière.  Si cette défense a une faiblesse, c'est contre le jeu aérien impliquant les demis offensifs et les ailiers rapprochés adverses.  

Or, récemment, Sean McVay a davantage utilisé son porteur de ballon Kyren Williams comme receveur de passes, et, comme je l'ai mentionné ci-haut, c'est un maître pour se servir brillamment de ses ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.

Pour enlever de la pression sur les épaules de Sam Darnold, le coach des Hawks, Mike MacDonald, met surtout l'accent sur le jeu au sol (50,6 % des jeux en saison régulière, 63,5 % contre les 49ers samedi dernier), mais en perdant Charbonnet, il devra surutiliser Walker, ce qui risque d'avoir un impact plus ou moins défavorable.  Durant la saison, quand Walker était moins productif, Charbonnet prenait la relève, et comblait souvent le manque à gagner.



Sur le plan de l'attaque aérienne, Darnold a eu du succès cette saison sur les longues passes à son meilleur receveur Jaxon Smith-Njigba.  Mais sa blessure à l'abdomen peut-elle lui nuire pour déclencher ce genre de "bombe", dimanche ?  Si la partie de dimanche devient une fusillade (shootout) avec Stafford, ce dernier devrait avoir le dessus sur Darnold.  

Dans la victoire des siens 41 à 6, contre les 49ers de San Francisco, samedi dernier, Darnold a été peu actif comme passeur.  Il n'a complété que douze passes pour 124 verges et un touché.  Était-ce à cause de sa blessure ?  On l'a vu grimacer de douleur quand il a subi deux sacs contre le "pass rush" des Niners.  À quel point est-il diminué par sa blessure ?  Ça sera à surveiller dimanche.

Il apparaît sur la liste des blessés de Seattle cette semaine, en compagnie de Charbonnet, des bloqueurs Charles Cross (pied) et Amari Kight; des gardes Bryce Cabeldue et Josh Jones; des ailiers espacés Tory Horton (menton) et Cody White (aine); des secondeurs de ligne Uchenna Nwosu (ischio-jambiers) et Chazz Surratt (cheville); ainsi que de l'ailier rapproché Elijah Arroyo et des demis offensifs Robbie Outzts et George Holani (ischio-jambiers).



Chez les Rams, on déplore l'absence importante du bloqueur Rob Havenstein (cheville) puisque son remplaçant Warren McClendon est un point faible du front offensif, notamment en blocage, sur les jeux de passes.  Le demi de coin Ahkello Whiterspoon (épaule) manque également à l'appel.  Le secondeur de ligne Byron Young (genou ⇨ photo ci-dessus) et les demi défensifs Emmanuel Forbes (épaule) et Quentin Lake (malade) représentent des cas incertains pour la joute de dimanche.

Certains de ces blessés sont des joueurs clés, et leur absence pourrait influencer le résultat de la bataille pour l'obtention du laisser passer vers le Super Bowl.

Le front-7 des Rams devra jouer son meilleur match pour faire pression sur Darnold et la ligne offensive de Seattle.  Sinon, leur tertiaire serait menacée, elle qui en arrache depuis la mi-saison.  C'est un point faible, tout comme les unités spéciales des Rams.  McVay prétend que ces dernières jouent mieux depuis qu'il a remplacé leur coach Chase Blackburn par Ben Kotwica, il y a un mois.  Mais cette assertion reste discutable...



Dans le formidable duel du 18 décembre dernier, c'est un retour de botté, bon pour un touché, de Rashid Shaheed (photo ci-dessus), qui a sonné le réveil des Seahawks, qui ont comblé un déficit de 30 à 14 pour finalement l'emporter en surtemps.  Et contre les Bears, dimanche dernier, un mauvais botté de dégagement de Ethan Evans a failli coûté cher aux Rams.  Il s'était fait également bloquer un botté contre les Panthers, il y a deux semaines.   

Dans un match serré comme celui prévu dimanche entre ces deux rivaux de la division Ouest de la NFC, les unités spéciales peuvent faire la différence.

Comme l'ont démontré les deux affrontements précédents entre les deux formations, la victoire peut aller d'un côté comme de l'autre, tellement ces deux belligérants sont d'égales forces.  Ça va se jouer sur quelques gros jeux : un revirement crucial, une blessure à un joueur clé, une performance individuelle extraordinaire, etc.
  


Prédire le résultat de ce match c'est comme tirer à pile ou face.  Il ne faut pas oublier non plus que les Seahawks ont l'avantage de jouer à domicile, devant la foule la plus bruyante de la NFL.  

Je suis un partisan des Rams depuis très longtemps.  Il n'y a rien que j'espère plus que de les voir accéder au match ultime du Super Bowl, comme en 2021.  Cooper Kupp avait été le joueur par excellence (MVP) de cette importante victoire, mais il joue maintenant pour les Seahawks, de sa ville natale...  Viendra-t-il hanter ses anciens coéquipiers dimanche ?  

Il fera froid à Seattle.  Mais ce sera moins pire qu'à Chicago dimanche passé.  On prévoit une température un peu en bas de 40° F., soit au-dessus du point de congélation.  Matthew Stafford devrait être plus à l'aise de bien faire fonctionner la redoutable offensive aérienne des Rams, une nouvelle version de l'ancien "greatest show on turf" des années 1999 à 2001...

Rams  28,    Seahawks  27.     

vendredi 16 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : L.A. RAMS À CHICAGO ⇨ BEAUCOUP DE POINTS À PRÉVOIR SI LA TEMPÉRATURE GLACIALE N'EST PAS UN OBSTACLE...



Dimanche soir à Chicago, on prévoit une température sous les 20° F. avec un ressenti de 5° F. quand les Bears de l'endroit (12-6) recevront les Rams de Los Angeles (13-5) lors de la dernière demi-finale de Conférence de la semaine, dans la Ligue Nationale de Football.

À quel point ce froid sibérien affectera le jeu offensif des deux équipes ?  Plusieurs observateurs pensent que ce sont les Rams qui seront handicapés par ces conditions climatiques rigoureuses, puisqu'ils viennent de la chaude Californie, et ne sont donc pas habitués à jouer en pareilles situations.

C'est aussi un second match éliminatoire d'affilée sur la route, pour l'entraîneur chef Sean McVay et sa troupe, après leur victoire serrée de 34 à 31, à Charlotte, contre les Panthers de la Caroline, samedi dernier.



Pour leur part, les Bears se sont sauver avec un gain de 31 à 27 contre les Packers de Green Bay, en revenant de l'arrière tard au dernier quart pour la 7e fois de la saison.

Sur papier, les Rams sont supérieurs aux Bears dans la plupart des départements.  Ils sont les favoris des preneurs aux livres par la marge victorieuse de 4½ points. Mais leur entraîneur chef Ben Johnson et ses joueurs se moquent de ces prédictions pessimistes.  Ils les ont défiées et renversées tellement souvent cette saison.  Ils n'ont peur de personne, et jouent sans complexe.



🏈 Comment les Bears peuvent gagner dimanche soir.

À prime abord, avec leur défense, qui est une des pires de la NFL, les Bears devraient craindre la redoutable attaque des Rams, la meilleure, au pays de l'Oncle Sam, avec le quart arrière Matthew Stafford en tête. Il connaît la meilleure saison de sa longue carrière, et il est en lice pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la NFL cette année.

Mais cette défensive très agressive des Bears a compensé ses faiblesses, cette saison, en attaquant sans cesse le ballon, ses porteurs, et les adversaires qui tentaient de l'attraper.  Il en a résulté 33 revirements, dont 23 interceptions, un sommet dans le circuit Goodell.

Si le match est serré dimanche, ça favorise aussi les "Ours", en raison de leur capacité à gagner ce genre de partie, comme ils l'ont prouvé maintes fois cette saison.


De plus, ils profitent de l'avantage du terrain, et de la foule déchaînée du Soldier Field.

Ils misent aussi sur une attaque terrestre dévastatrice, la 3e plus efficace de la Ligue, avec des gains de 4,85 verges, en moyenne par course.  La défense contre le jeu au sol des Rams est vulnérable.  Elle accorde 4,32 verges par portée, aux porteurs de ballon adverses (19e).

La ligne offensive de Chicago fait du bon travail, autant pour ouvrir le chemin à ses demis offensifs, que pour protéger son quart arrière Caleb Williams (seulement 24 sacs accordés, 2e plus petit nombre dans la NFL).  Ce front offensif se donne ainsi la chance de gagner la guerre des tranchées.



Le quart Caleb Williams (ci-dessus) représente lui-même une clé pour la victoire, par son sang froid en situations critiques, sa capacité d'échapper au "pass rush" des adversaires, et grâce à la puissance de son bras pour décocher de longues passes en zones profondes.

Les Bears doivent être aux aguets en tentant d'exploiter la faiblesse des Rams sur les unités spéciales.  En effet, les botteurs du club de Los Angeles se sont fait bloquer plusieurs bottés cette saison, parce que leurs joueurs bloquent mal, - ou manque tout simplement des blocs -, sur ces jeux.  Que ce soit sur des tentatives de placement, ou des bottés de dégagement.



🏈 Pourquoi les Rams devraient gagner.

Ils possèdent beaucoup plus d'expérience en séries éliminatoires que les joueurs et les entraîneurs de Chicago.

Si Matthew Stafford est bien rétabli de sa blessure à l'index de sa main droite, et si les conditions météo ne sont pas si mauvaises, il peut tailler en pièces la poreuse défensive des Bears.  Il dispose du meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue en Puka Nacua et Davante Adams; ainsi qu'un trio d'ailiers rapprochés format géant très efficace formé de Tyler Higbee, Colby Parkinson, et Davis Allen (en alternance avec la recrue Terrance Ferguson).

L'attaque au sol est également entre bonnes mains, avec le dynamique duo formé de Kyren Williams et de Blake Corum (6e meilleure production de la NFL avec 4,63 verges en moyenne par course).
  


De plus, le garde Kevin Dotson (ci-dessus) effectuera un retour au jeu, après avoir manqué un mois d'activités à cause d'une blessure.  Son absence a été remarquée au cours de cette période.

Si la défense des Bears excelle à créer des revirements, les Rams, par contre, protègent bien le ballon.  Ils n'ont commis que 15 revirements, le 4e plus petit nombre dans la Ligue Nationale.

Le "pass rush" des Rams est plus dangereux que celui des Bears.  Il a récolté 47 sacs contre 35 pour ses opposants de Chicago.  Si les chasseurs de quart des Bears n'arrivent pas à presser Stafford, celui-ci aura le temps de trouver facilement ses receveurs pour des gains considérables et des touchés.



En matchs éliminatoires, quelques gros jeux font souvent la différence entre la victoire et la défaite.  Là encore, les Rams possèdent l'ascendant sur les Bears, par leur plus grand potentiel à réussir de longs jeux en attaque, et à éviter d'en accorder en défensive.

En effet, cette saison, Stafford a complété 72 passes de 20 verges et plus, dont huit de 40 verges et plus.  Caleb Williams, pour sa part, en a lancé 60 de 20 verges et plus, dont sept de 40 verges et plus.

En défensive, les Rams ont été déjoués 53 fois par des passes de 20 verges et plus, dont cinq de 40 verges et plus.  Du côté de Chicago, c'est 61 passes de 20 verges et plus accordées, dont 9 de 40 verges et plus.



Pour ce qui est des longs jeux au sol, c'est sensiblement pareil en attaque pour les deux adversaires, mais en défensive ça diffère beaucoup.  Les Bears ont alloué deux fois plus de courses de 20 verges et plus (13 contre 7 par les Rams).

Autre avantage non négligeable, les Rams sont en meilleur santé que les Bears.  La défense de ces derniers, déjà pas si forte, est privée de plusieurs joueurs blessés, notamment au poste de secondeur de ligne.  Le dernier absent en ligne est T.J. Edwards, blessé au bas d'une jambe lors du plus récent match. Le demi de coin Nick McCloud (aine) va aussi manquer le rendez-vous de dimanche avec les Rams.  

Sur la ligne à l'attaque, le bloqueur Ozzy Trapilo représente une lourde perte après avoir été blessé à un genou contre les Packers, dimanche dernier.  L'ailier espacé Rome Odunze (pied) est également un cas incertain pour dimanche.

🏈🏈🏈

Même si les Rams sont favoris pour gagner cette demi-finale de la Conférence Nationale, il ne faut pas exclure une victoire surprise des porte couleurs de Chicago.  On devrait assister à une fusillade dans ce match qui promet d'être enlevant, si la température n'est pas trop limitative.

La tertiaire des Rams, et parfois même le front défensif au complet, ont mal performé, ces derniers mois.  Au cours des huit premières rencontres, cette saison, les Rams ont alloué une moyenne de 15,9 points par match.  Dans leurs neuf dernières joutes, ce fut 24,3 points par partie.  Et dans leurs quatre derniers matchs, cette moyenne est montée à 29 points par rencontre. 
 


Contre l'offensive modeste des Panthers, samedi passé, la défense des Rams a concédé 31 points.  Définitivement une mauvaise tendance qui est inquiétante pour dimanche soir contre Chicago. Quatre fois sur sept (4-3), Matthew Stafford et ses coéquipiers de l'attaque ont réussi à combler les faiblesses de cette défensive, en marquant plus de points que les opposants.  

Mais avec les nombreux succès qu'ont connus les Bears en fins de matchs cette saison, ils pourraient jouer un vilain tour aux Rams s'ils sont en possession du ballon dans les dernières minutes de jeu, dimanche soir...  Car ça pourrait être ce genre de rencontre : la dernière équipe à posséder le ballon effectue une poussée offensive pour remporter la partie...  

Les Bears ont souvent tiré de l'arrière au pointage cette saison, mais ils n'ont jamais abandonné.  Ils refusent tout simplement de perdre, et semblent bénis par le pape Léon XIV, qui, comme on le sait, est originaire de la région de Chicago...

Rams  27,   Bears  24.