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dimanche 16 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : DALLAS À LAS VEGAS ⇨ COMMENT RÉAGIRONT LES COWBOYS APRÈS LA MORT DE MARSHAWN KNEELAND ?



En retard de 3½ matchs sur les Eagles de Philadelphie, au classement de la division Est de la Conférence Nationale, les Cowboys de Dallas (3-5-1) ne peuvent pas se permettre de perdre beaucoup de parties d'ici la fin de la saison.   Ils ne doivent surtout pas échapper la victoire, lundi soir prochain, contre les pauvres Raiders de Las Vegas (2-7), lors du populaire Monday Night Football.

Les circonstances sont particulières pour l'équipe texane qui vient de perdre le joueur de ligne défensive Marshawn Kneeland, décédé le 6 novembre dernier.  De retour de leur semaine de congé (bye), dans quel état d'esprit seront les joueurs et les dirigeants du club de Dallas ?  Peut-être qu'ils dédieront le match à leur ancien coéquipier, mort dans des circonstances tragiques...

Chose certaine, les Cowboys voudront faire oublier leur mauvaise performance d'il y a deux semaines, quand ils ont commis plusieurs revirements, qui ont permis aux Cardinals de l'Arizona de les vaincre au compte de 27 à 17.  C'était une troisième défaite pour les Boys à leurs quatre dernières rencontres.  Pour une fois, c’est l’attaque qui a fait défaut à l’équipe, le quart arrière Dak Prescott (photo ci-dessous) n’ayant pas réussi à relever son défi habituel de générer assez de jeu offensif pour compenser les lacunes de la défense.



Cette dernière a été affreuse cette saison, mais les dirigeants du club ont obtenu des renforts pour elle, en faisant l'acquisition des services de deux joueurs, Quinnen Williams (ex Jets), et Logan Wilson (ex Bengals).  Ça devrait aider, mais ça ne solutionnera pas tous les problèmes.

Néanmoins avec leurs effectifs reposés, après le congé, les Cowboys devraient être bien préparés à affronter les Raiders, à Las Vegas, lundi soir.  Ces derniers connaissent une saison de misère, surtout à cause de leur offensive très décevante.

Sous la direction de l'entraîneur Pete Carroll, l'équipe trouve toujours de nouvelles façons de perdre, semaine après semaine.  Elle a une fiche d'une seule victoire dans ses huit derniers matchs.



Il n’y a pas grand-chose qui marche en attaque ou dans les unités spéciales pour Las Vegas.  Le quart arrière Geno Smith (ci-dessus) est inefficace, lance beaucoup trop d'interceptions (12), et subit un nombre élevé de sacs (27).  Sa ligne offensive est la 2e pire de la NFL pour les sacs accordés, et la 7e pire pour les pressions allouées.  Les Raiders sont 31e pour les points marqués (moyenne de 15,4 par match), 27e pour les verges aériennes, et 31e pour les gains au sol (moyenne de 3,68 verges par course).

Pour en rajouter, le botteur de précision Daniel Carlson, connaît lui aussi une mauvaise saison.  Il a raté quatre placements et une transformation jusqu'ici cette année.  C'est pourquoi les Raiders viennent de faire signer un contrat à Greg Joseph, qui a été assigné à l'équipe de pratique.  Il pourrait éventuellement remplacer Carlson (ci-dessous) si celui-ci continue de connaître des difficultés.



Les Cowboys sont favoris par 3½ points pour vaincre les Raiders.  Dallas a perdu ses deux dernières rencontres, et l'attaque n'a pas produit à son niveau habituel.  Peut-être que la défense des Raiders saura la contenir et limiter les dégâts qu’elle pourrait lui causer. Mais en contrepartie, leur attaque faible risque de ne pas être suffisamment efficace pour en tirer avantage.

Aussi bien conclure que la saison est perdue pour les Raiders, et qu'une reconstruction s'impose, l'an prochain.  Et c'est loin d'être certain que le vieux Pete Carroll est l'homme idéal pour procéder à cette reconstruction. 

Cowboys   27,    Raiders   23.
       

lundi 11 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES RAIDERS DE LAS VEGAS MISENT SUR UNE MEILLEURE OFFENSIVE ET DES COACHS PLUS COMPÉTENTS.



Deux aspects ont CARACTÉRISÉ les Raiders ces dernières années : leur régularité dans la défaite et leur instabilité au poste d'entraîneur en chef.

Que ce soit le propriétaire de l'équipe, les membres de la direction, ou les joueurs eux-mêmes, les Raiders de Las Vegas en ont assez de stagner et de traîner une réputation de perdants (treize défaites l'an passé, contre seulement quatre victoires).  

Au cours des 22 dernières années, ils ne se sont qualifiés pour les séries éliminatoires qu'à deux reprises, et treize entraîneurs chefs se sont succédés sans parvenir à redresser l'équipe.

À bout de patience et en dernier recours, le propriétaire du club, Mark Davis, a pris une décision marquante en engageant un nouveau directeur général, John Spytek, un nouvel entraîneur, l'expérimenté Pete Carroll, qui fêtera ses 74 ans en septembre, ainsi qu'un coordinateur offensif innovant, Chip Kelly.



Pour revigorer une attaque amorphe qui a marqué en moyenne seulement 18,2 points par match (4e pire de la NFL), et qui a fini au dernier rang de la Ligue pour les gains au sol (79,8 verges par match), les Raiders ont acquis le vétéran quart arrière Geno Smith des Seahawks de Seattle, en échange d'un choix de 3e ronde au repêchage de cette année.

Pour résoudre le problème du champ arrière (une famélique moyenne de 3,6 verges par course), les Raiders ont repêché le demi Ashton Jeanty au 6e rang de la première ronde. C'est le meilleur prospect chez les demis offensifs depuis plusieurs années.  À Boise State, il était un as pour faire rater des plaqués, et il a été extrêmement productif (2 601 verges).  

Les Raiders ont également fait signer un contrat à Raheem Mostert, ancien porteur de ballon des Dolphins et des 49ers.  Gageons qu'avec lui et Jeanty (photo ci-dessous), ils ne finiront pas en dernière place dans les statistiques de l'attaque terrestre de la NFL.



Des renforts étaient aussi indispensables pour la section des receveurs.  Deux nouvelles recrues ont été sélectionnées dans l'espoir qu'elles renforcent rapidement l'attaque aérienne : Dont'e Thornton Jr (choix de 4e ronde), et Jack Bech (2e ronde, 58e) viennent étoffer l'escouade des ailiers espacés.

Ils se joindront aux titulaires de l'an passé : Jakobi Meyers (87 attrapés, 1 027 verges de gains, et cinq touchés), et Tre Tucker.  

Les Raiders espèrent que l'ailier rapproché Brock Bowers sera aussi performant que l'an dernier quand il est devenu le meilleur ailier rapproché recrue de l'histoire de la NFL (112 réceptions, 1 194 verges, cinq touchés).  Lorsque je regardais les matchs des Raiders, j'avais l'impression qu'il était le seul à toucher au ballon dans l'équipe !

La ligne offensive s'est améliorée au fil du déroulement de la saison dernière. Après son retour en pleine forme, le plaqueur à gauche Kolton Miller a accompli un excellent travail, tandis que les recrues DJ Glaze (plaqueur droit), et le centre Jackson Powers-Johnson, ont montré de belles progressions.  Au poste de garde à gauche, Dylan Parham (photo ci-dessous) a été une révélation.



Mais tous les membres de cette ligne frontale devront faire mieux la saison prochaine, pour que leur groupe soit considéré au-dessus de la moyenne, dans la NFL.

Le quart Geno Smith a travaillé pendant quatre saisons sous les ordres du coach Pete Carroll, à Seattle.  Lors des deux dernières, ce fut à titre de titulaire principal.  Il a alors, en quelque sorte, ressuscité une carrière qui, jusque là, avait connu plus de bas que de hauts.

Il n'est pas parmi les meilleurs de la Ligue à son poste, mais il peut améliorer considérablement le niveau de jeu des quarts arrières des Raiders, par rapport à la saison passée. Il a mené les Seahawks au 6e rang de la NFL pour le nombre de victoires, après être devenu leur quart partant en 2022.  Il a été particulièrement précis dans ses passes tentées.

Le risque, c'est qu'à presque 35 ans, dans un environnement moins favorable à Las Vegas, il puisse atteindre soudainement le déclin que beaucoup de joueurs de cet âge rencontrent.  Mais s'il tient le coup en jouant au même niveau qu'à Seattle, l'offensive des Raiders sera en bien meilleures mains que la saison passée.



Le nouveau coordonnateur offensif Chip Kelly (photo ci-dessus) a des idées nouvelles qui lui ont valu beaucoup de succès dans les rangs amateurs.  Mais reste à savoir s'il pourra les appliquer aussi efficacement chez les professionnels de la NFL.

Il va certes rééquilibrer l'offensive, car la saison dernière, à cause de l'inefficacité de l'attaque au sol, les quarts arrières de l'équipe ont dû lancer plus souvent le ballon (635 fois, 4e plus haut total dans la Ligue Nationale).  Par ailleurs, Pete Carroll est un fervent adepte du jeu au sol, et les nouveaux demis offensifs, Jeanty et Mostert, contribueront encore plus à la production, dans cet aspect du jeu.

En défensive, la situation est plus compliquée.  Les Raiders ont perdu plusieurs joueurs sur le marché des agents libres : l'ailier K'Lavon Chaisson; les secondeurs Divine Deablo et Robert Spillane; de même que les demis Nate Hobbs, Marcus Epps, et Tre'von Moehrig.



Pour compenser ces départs, les Raiders ont pigé dans le bassin des joueurs autonomes en s'assurant les services du demi de sûreté Jeremy Chinn (qui vient des Commanders, photo ci-dessus), du demi de coin Eric Stokes (ex Packers), et des secondeurs Elandon Roberts (ancien des Steelers et des Dolphins), Germaine Pratt (ex Bengals), et Devin White (avec Houston l'an passé).

Mais il est estimé que la brigade défensive ne s'est pas améliorée avec tous ces changements, elle qui ne se situait déjà que dans la moyenne de la Ligue Nationale.  L'équipe a subi un dur coup lorsque le joueur de ligne défensive, Christian Wilkins, a été libéré le 24 juillet, en raison d'un désaccord sur la nécessité ou non d'une opération au pied.

L'as de la défense, le mastodonte Maxx Crosby (photo ci-dessous), devrait revenir à son excellent niveau habituel après avoir joué blessé (cheville) pendant presque toute la saison 2024 (à partir du deuxième match).



Le fait que Pete Carroll soit un spécialiste de la défense pourrait aider cette unité, qui est particulièrement faible dans le secteur tertiaire (possiblement la pire de la NFL).  Chinn est une bonne addition, mais le fait que la recrue Darien Porter (choix de 3e ronde) ait décroché un poste de partant, en dit long sur la qualité des autres demis défensifs des Raiders.

Les unités spéciales peuvent se fier sur un des meilleurs tandems de botteurs du circuit Goodell.  Daniel Carlson a réussi 90,3 % de ses tentatives de placements au cours de ses cinq dernières saisons avec l'équipe.

Le botteur de dégagements AJ Cole (photo ci-dessous) a souvent été un atout pour son équipe, offrant de précieuses positions sur le terrain, grâce à ses bottés puissants (une moyenne de 48,6 verges par botté, et 45 % de ses bottés à l'intérieur de la ligne de 20 adverse).



Avec l'amélioration de l'offensive ainsi que du coaching, et si la défensive tient le coup, les Raiders remporteront probablement quelques victoires de plus que l'an passé.  Mais ils auront encore du mal à rivaliser dans une forte division, avec trois équipes qui ont participé aux playoffs en 2024-25 (K.C., Denver, Chargers).

Ils auront au moins la satisfaction d'avoir fait des pas dans la bonne direction.

CALENDRIER  2025-26  DES  RAIDERS  DE  LAS VEGAS

  

samedi 9 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES RAIDERS DE LAS VEGAS : JOSH McDANIELS JOUE AU CASINO AVEC SON QUART-ARRIÈRE DE PORCELAINE.
 
Le légendaire entraîneur des Patriots de la Nouvelle-Angleterre Bill Belichick a connu des succès retentissants au cours des deux dernières décennies.  Avec plusieurs championnats à la clé.  Ce n'est peut-être pas lui qui a lancé cette tendance, mais souvent, après qu'une équipe ait gagné le Super Bowl ou des titres de Conférence, les adjoints des coachs victorieux deviennent des candidats recherchés pour occuper à leur tour des postes d'entraîneur en chef, dans la Ligue Nationale de Football.

On ne sait pas si cette mode rapporte généralement des dividendes chez les organisations qui procèdent de cette façon pour engager des "head coachs" recrues, mais dans le cas des anciens adjoints de Belichick, les résultats semblent assez désappointants.  On pense entre autres, à Matt Patricia, longtemps un assistant de Belichick avec les Pats, avant de rater complètement son coup comme entraîneur en chef à Détroit.

Patricia a tenté de reconstituer la formule gagnante qu'il avait connue à Foxborough, sous les ordres de Belichick, en embauchant d'anciens joueurs des Patriots.  Ce fut un fiasco.  Ça n'a pas marché du tout.



Un autre ancien élève de Belichick semble suivre le même chemin que Patricia et que plusieurs autres ex-adjoints des Patriots, devenus "head coach", ont empruntés sans succès au cours des dernières années.  En effet, Josh McDaniels (photo ci-dessus), ancien coordonnateur offensif des Patriots, tente sa chance comme entraîneur en chef des Raiders de Las Vegas, en ayant également recours à d'anciens porte-couleurs du club de la Nouvelle-Angleterre.

Et si on se fie aux résultats de l'an passé (six victoires en dix-sept matchs), McDaniels semble voué à connaître le même sort que ses anciens compagnons des Patriots : un congédiement sans appel !  Il a davantage creusé sa "tombe" dans l'entre-saison en allant chercher le quart-arrière Jimmy Garoppolo pour succéder à Derek Carr, qui avait plutôt bien dirigé l'attaque des Raiders pendant les neuf dernières saisons.

McDaniels et Carr n'étaient vraiment pas sur la même longueur d'onde et le divorce entre les deux hommes a été très acrimonieux.  Le coach voulait l'échanger à un autre club, mais Carr s'est prévalu de la clause de non-échange de son contrat pour refuser toute transaction.  Les Raiders l'ont tout de même libéré, n'obtenant rien en retour, quand Carr a signé un très lucratif contrat (150 millions de $$$ sur quatre ans) avec les Saints de la Nouvelle-Orléans.



Puisque Derek Carr était un des rares bon quart-arrière disponible sur le marché, McDaniels et les Raiders ont dû se rabattre sur Jimmy Garoppolo, qui avait perdu son poste de partant avec les 49ers de San Francisco l'an passé.  Jimmy G. est également un ancien des Patriots (2014-2016).  Lui et McDaniels ont travaillé ensemble pendant trois saisons sous la tutelle de Belichick.  Cela facilitera donc l'intégration du vétéran QB à sa nouvelle équipe.

Lorsqu'il était apte à jouer, Garoppolo a eu du succès avec les 49ers (44 victoires en 61 matchs joués, avec en prime une participation au Super Bowl), là où il était bien entouré.  Mais il a aussi manqué pas moins de 30 parties en six saisons à San Francisco, à cause de diverses blessures, la dernière à un pied, qui a requis une opération en mars dernier.  Jimmy G. a d'ailleurs eu du mal à réussir les tests physiques au camp d'entraînement des Raiders.

McDaniels prend donc un grand risque en misant gros sur son nouveau QB de porcelaine, dans la ville des casinos.  Si Garoppolo se blesse à nouveau, il n'y a que le vieux Brian Hoyer (38 ans en novembre) pour prendre la relève.  Par contre, le coach des Raiders pourrait gagner son pari si Jimmy G. ne se retrouve pas à l'infirmerie trop longtemps.



Celui-ci aura le luxe de compter sur une unité offensive de qualité pour faire avancer les chaîneurs sur le terrain.  D'abord, derrière lui il pourra donner le ballon au meilleur demi de l'année passée, Josh Jacobs (no 28, photo ci-dessus).  Ce dernier a mérité une place sur la première équipe d'étoiles de la NFL, en gagnant l'impressionnant total de 2 053 verges (dont 400 par la passe) en plus de marquer 12 touchés.

Garoppolo aura aussi à sa disposition l'un des meilleurs receveurs de la Ligue en Davante Adams (1 516 verges de gains et 14 touchés, photo ci-dessous).  Et devinez quoi ?  McDaniels est encore allé chercher un ancien des Patriots, le receveur espacé Jakobi Meyers pour qu'il se joigne à Adams, de l'autre côté de la formation offensive.  Meyers n'est pas inférieur à Mack Hollins (maintenant avec les Falcons d'Atlanta), celui qu'il remplace à titre de receveur no 2 des Raiders.  Il ne faut pas oublier le petit mais très efficace Hunter Renfrow qui s'amène fréquemment sur le terrain pour réussir des jeux clés.

Les Raiders ont quand même compensé la perte de l'ailier rapproché Darren Waller (avec les Giants), en faisant signer les agents libres Austin Hooper (ex-Browns) et O.J. Howard (ex-Texans).  La recrue Michael Mayer (choix de 2e ronde, no 35 au total) est un excellent prospect, très athlétique, à la fois bon receveur et bon bloqueur.  Il pourrait supplanter Howard comme TE no 2, si ce n'est pas déjà fait.
 


Sans être extraordinaire, la ligne à l'attaque des Raiders fait un boulot honnête qui ne devrait pas nuire aux performances de Garoppolo et de Jacobs.  Les Raiders sont donc bien équipés pour marquer beaucoup de points si ses attaquants demeurent en santé.

Le problème, c'est qu'ils sont très mal équipés pour empêcher les adversaires d'en marquer encore plus !  Le rude et terrifiant Maxx Crosby (photo en tête d'article) est le seul défenseur d'élite de cette brigade (depuis deux ans : 182 pressions et 64 coups sur les QBs adverses, 20,5 sacks) .  De plus, on ne sait pas si son comparse de la première ligne défensive, Chandler Jones pourra jouer bientôt.  Absent à cause de problèmes personnels, on sait seulement qu'il ne sera pas en uniforme pour le match inaugural contre Denver, dimanche.

À part les chasseurs de QBs, la défensive du Silver & Black est faible à toutes les autres positions, spécialement la tertiaire qui ressemble à un formage suisse plein de trous !  Même chose en ce qui concerne les sacks.  Les Raiders en ont réussi un nombre insuffisant (27, au 30e rang de la NFL).



Heureusement le duo de botteurs composé de Daniel Carlson (34 placements réussis en 37 tentatives dont 11 en 13 sur plus de 50 verges, photo ci-dessus) et de AJ Cole (43,9 verges nettes par botté) fait partie de l'élite de leur profession.

Avec le 2e calendrier le plus difficile de la NFL, et en évoluant dans la même division que les puissances que sont les Chiefs de Kansas City et les Chargers de L.A., les Raiders pourraient gagner quelques matchs serrés grâce à leur artillerie lourde en attaque (fusillades offensives).  Mais leur défensive poreuse les coulera bien plus souvent, comme ce fut le cas en 2022-23, quand les Raiders sont devenus la première équipe de l'ère moderne à perdre quatre parties, après avoir pourtant mené par dix points et plus, à la pause de la mi-temps.

La direction a tenté d'améliorer cette défensive déficiente en allant sur le marché des agents libres.  Ont été engagés : le demi de sûreté Marcus Epps (ex-Eagles), le secondeur Robert Spillane (ex-Steelers), et le demi de coin Marcus Peters (ex-Ravens), un produit local natif d'Oakland.  Les Raiders espèrent aussi que la recrue Tyree Wilson (choix de 1ère ronde, 7e au total) pourra les aider dès cette saison au poste d'ailier défensif.  Les experts doutent que ces changements seront salutaires, mais le club n'a rien à perdre à brasser les cartes de ce côté du ballon...



Ces modifications pourraient aider les Raiders à réussir plus de gros jeux et à créer plus de revirements (13 seulement l'an passé, dont six interceptions, le plus faible total dans la NFL).  Les quarts-arrières adverses ont trop festoyé contre cette défensive peu étanche en 2022-23.  Globalement, ils ont maintenu un taux d'efficacité de 99 !   

Ce sera déjà beau si les Raiders réussissent à égaler leur fiche de 6-11 de l'an passé...à moins que Jimmy G. fasse mentir sa réputation de QB de porcelaine, qu'il connaisse la saison de sa vie, et transporte ses nouveaux coéquipiers vers des hauteurs plus appréciables !

À part le danger qui guette la santé précaire de Garoppolo, il y a celui de voir l'entraîneur McDaniels (fiche en carrière de 17-28 comme head coach) continuer de se mettre tout le monde à dos dans l'organisation du club, comme il a commencé à le faire la saison dernière, et comme il l'avait fait lors de son bref passage à la direction des Broncos de Denver (2009-2010).  C'est tout le contraire d'un "player's coach", comme il l'a encore démontré la saison dernière par son conflit avec Derek Carr.

Avec McDaniels, c'est : "my way or the highway" !  Pas fameux pour le climat dans le vestiaire, ou l'esprit d'équipe !  Et ça donne rarement de bons résultats sur le terrain...

CALENDRIER 2023-24 DES RAIDERS DE LAS VEGAS


AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Carolina Panthers

Miami Dolphins

Green Bay Packers

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2023/09/saison-2023-24-des-packers-de-green-bay.html

Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City
Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City

jeudi 13 janvier 2022

NFL 2021-22 : UNE SAISON SENSATIONNELLE MALGRÉ LE COVID-19.



Encore une fois, cette saison, la Ligue Nationale de Football Américain a prouvé qu'elle était la meilleure ligue de sports professionnels au monde.  Malgré les embûches provoquées par l'épidémie du coronavirus COVID-19, les autorités de la NFL ont su bien gérer le calendrier du circuit, de telle sorte que peu de matchs ont été déplacés ou remis.

C'était tout un tour de force, en considérant que certains clubs ont parfois dû se débrouiller avec la moitié de leur alignement régulier incapable de jouer, soit à cause de blessures, soit en raison du virus.

En dépit de ces difficultés hors de l'ordinaire, le produit ou le spectacle offert par la NFL n'a pas été altéré.  La preuve : aux États-Unis, 91 des 100 émissions de télévision les plus regardées ont été celles montrant les parties de la NFL.  91 % !!!  Wow !

Et pour la première fois, les passionnés de la NFL avaient encore plus de football pour se délecter puisque la saison régulière avait été prolongée d'un match supplémentaire (17 au lieu de 16).

Et ils en ont eu pour leur argent !  Surtout lors du dernier week-end qui s'est terminé de façon dramatique.  Tellement, que l'on peut douter que cette histoire invraisemblable puisse se répéter dans l'avenir.  En effet, plusieurs matchs nous ont tenus en haleine jusqu'aux dernières secondes et ce, par surcroît, en périodes de prolongation.

Des moments de suspense dignes de scénarios de films hollywoodiens.  Des moments décisifs pour le sort d'équipes au bord de l'élimination ou d'une participation in extremis au tournoi éliminatoire menant au Super Bowl de février.

La joute la plus palpitante a certes été la toute dernière, dimanche soir, alors que les Raiders de Las Vegas (10-7) recevaient les Chargers de Los Angeles (9-8).  Le Madden Cruiser, le célèbre autobus du regretté ancien entraîneur des Raiders, John Madden, décédé quelques jours auparavant, était sur place.  Et il a vraisemblablement porté chance au club local qui a gagné 35-32, sur un botté de placement de 47 verges réussi par Daniel Carlson (au centre de la photo en tête de l'article), alors que les dernières secondes de la prolongation s'écoulaient.

Du même coup, ce botté gagnant envoyait en vacances les Chargers et permettait aux Steelers de Pittsburgh (9-7-1) d'accéder aux playoffs de la manière la plus improbable qui soit.  Un match nul aurait ouvert la porte des éliminatoires à la fois aux Raiders et aux Chargers, tout en la fermant pour Pittsburgh.




Plus tôt dans la journée, les Steelers avaient conservé leurs minces chances de survie en battant les Ravens à Baltimore, au compte de 16-13, également en prolongation.

Tout le monde croyait que ce serait les Colts d'Indianapolis (9-8) qui se qualifieraient facilement en séries, à la place de Pittsburgh.  Ils n'avaient besoin que d'une victoire contre les faibles Jaguars de Jacksonville (3-14), la pire formation de la Ligue.  Contre toute attente, les Colts se sont effondrés en perdant 26-11.  La merveilleuse saison du prodigieux porteur de ballon Jonathan Taylor (no 28, photo ci-dessus), 1 811 verges de gains au sol (meilleur de la NFL), 18 touchés, s'est terminée abruptement et malheureusement.

Dans la Conférence Nationale, les enjeux étaient moins nombreux.  Seuls les rencontres des 49ers de San Francisco (10-7) et des Saints de la Nouvelle-Orléans (9-8) étaient déterminantes pour une place en éliminatoires.  Encore là, il a fallu attendre la fin d'une excitante période de prolongation pour être fixé.  Après avoir comblé un déficit de 17-0 en première demie, les Niners sont revenus de l'arrière pour arracher une victoire de 27-24 aux Rams de Los Angeles.  

Ce gain signifiait la fin pour les Saints.  Dommage pour eux, car ils avaient survécu à beaucoup d'adversité durant la saison.  À un moment donné, à cause des blessures et du COVID-19, les Saints étaient rendus à leur quatrième quart-arrière, la recrue Ian Book.  Les QB réguliers Jameis Winston, Trevor Sieman et Taysom Hill étaient tous tombés au combat, à tour de rôle...

Malgré tous ces bouleversements attribuables à la pandémie, presque toutes les équipes favorites pour se classer en éliminatoires en début de saison, sont parvenues à le faire.  Une preuve de la qualité de leur management, qui a assuré une bonne profondeur à leur alignement, ce qui leur a permis de bien traverser les épreuves des blessures et des absences causées par le coronavirus.

Avant le commencement de la campagne, les dirigeants et les joueurs des Titans du Tennessee étaient confiants en affirmant qu'ils visaient une participation au prochain Super Bowl.  Dans mon analyse pré-saison https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-titans-du.html j'ai écrit que je les favorisais pour gagner le championnat de leur division, mais que j'avais des réserves concernant la qualité de leur défensive.  Sur ce dernier point, ils m'ont fait mentir car leur défense s'est classée au 5e rang de la Ligue (20,8 points alloués par match).

Leur attaque n'a rien cassé (17e avec une moyenne de 24,6 points par partie) mais elle a eu le mérite de bien s'en tirer malgré la perte de leur joueur étoile, le porteur de ballon «char d'assaut» Derrick Henry, qui a raté la deuxième demie de la saison, victime d'une blessure à un pied.  De là à prédire que les Titans (12-%) finiraient en tête de la Conférence Américaine, comme c'est arrivé, je n'aurais pas été aussi audacieux...

J'aurais plutôt misé sur les Chiefs de Kansas City (12-5), même si j'avais trouvé très exagérés les propos pré-saison de leur quart-arrière Patrick Mahomes qui pensait que les siens pouvaient finir la campagne avec une fiche parfaite de 20-0...

Dans ma boule de cristal, au début septembre, je ne voyais pas les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (10-7) en séries éliminatoires.  Surtout avec un quart-arrière recrue, Mac Jones, pour diriger l'attaque.  J'avais tout de même un doute derrière la tête.  Un doute du nom de Bill Belichick, le génial entraîneur en chef des Pats, qui sait toujours tirer le meilleur de ses joueurs, et les mener à bon port.

On disait du jeune Jones qu'il était mature pour son âge, et qu'il pouvait jouer comme un vétéran.  Cela s'est avéré.  Sans faire de miracle, il a su gérer les matchs avec prudence, avec conservatisme, dans le style de Belichick.

L'offensive a produit à un rythme moyen de 27,2 points par rencontre (15e rang de la Ligue) mais c'est la défensive qui a fait la différence en limitant les adversaires à une maigre moyenne de 17,8 points par match.  Un total bon pour la 2e position dans la NFL, tout juste derrière la défensive des Bills de Buffalo qu'ils affronteront samedi soir, en première ronde éliminatoire.  Chapeau à Belichick qui a reconstruit de mains de maître cette unité défensive durant l'entre-saison.

Là où je me suis fourvoyé dans mes prédictions d'avant-saison, c'est dans la division Nord de l'Américaine.  Les deux équipes à qui je prédisais les derniers rangs (Pittsburgh et Cincinnati) ont respectivement terminé 2e et 1er.




Pour ce qui est des Steelers, derniers classés en playoffs, j'étais content pour Big Ben Roethlisberger (photo ci-dessus), un quart-arrière que j'admire, un futur membre du Temple de la Renommée, qui en est à sa dernière saison et qui pourra prolonger sa glorieuse carrière pour au moins une autre partie (contre les Chiefs, dimanche).

Du côté de Cincinnati, les exploits du dynamique duo Burrow-Chase (photo ci-dessous) ont changé la donne pour les Bengals (10-7).   Le jeune quart-arrière Joe Burrow avait démontré de bien belles choses en 2020, à son année recrue, avant de subir une grave blessure à un genou.  On se demandait s'il pouvait s'en remettre complètement.  Son genou est encore fragile mais le numéro 9 des Bengals a excellé en 2021 avec 34 passes de touché et un formidable coefficient d'efficacité de 108,3 bon pour le second rang de la Ligue, derrière Aaron Rodgers (111,9) des Packers de Green Bay.

Burrow a développé une chimie extraordinaire avec le receveur éloigné Ja'Marr Chase, probable recrue de l'année dans la NFL, et un de mes coups de coeur cette saison.  La vitesse et les habiletés de cet athlète m'ont ébloui.  Il a capté 81 passes pour des gains de 1 455 verges (moyenne exceptionnelle de 18 verges par attrappé) et 13 touchés.  Un grand nombre de ces catchs étaient spectaculaires !




Dans cette AFC Nord, la grande déception a été les Browns de Cleveland (8-9).  Après sa saison prometteuse de 2020, on pensait que le quart-arrière Baker Mayfield serait encore meilleur cette année, mais ce fut loin d'être le cas.  Il a, au contraire, été l'un des pires joueurs à sa position.  Il a conduit son attaque au 18e rang de la Ligue (20,5 points par rencontre).  Une performance insuffisante.

L'autre déception de la division, les Ravens de Baltimore (8-9), se fiaient trop sur leur quart-arrière étoile Lamar Jackson et leur redoutable attaque terrestre.  Jackson a raté les quatre derniers affrontements en raison d'une cheville endolorie, mais il n'avait pas bien joué avant de se blesser (16 passes de touché, 13 interceptions, coefficient d'efficacité de 87).  Mais c'est surtout la défensive qui a flanché (19e de la Ligue avec une moyenne de 23,1 points accordés par match).

Avant le début du calendrier, je pensais que les Raiders de Las Vegas serait un club moyen en 2021-22.  Ils ont surpris en méritant une place en séries de fin de saison.  D'autant plus qu'ils ont dû faire face à un paquet d'imprévus défavorables.  Leur coach Jon Gruden a été obligé de démissionner lorsqu'on a découvert ses anciens courriels de 2010 comprenant des propos racistes, homophobes et misogynes.

Le receveur Henry Ruggs III a été renvoyé après avoir causé la mort d'une personne lors d'un accident de voiture, qu'il conduisait alors qu'il était en état d'ébriété.  Les demis de coin Nate Hobbs (ivresse au volant) et Damon Arnette (délit de fuite après un accident routier) et le demi offensif Josh Jacobs (ivresse au volant provoquant un accident) ont eu aussi des ennuis avec la justice.

Les Raiders ont fait fi de ces problèmes pour finir la saison en force avec cinq victoires (dont quatre en prolongation ou dans les dernières secondes des parties) à leurs sept derniers matchs.  Avec toutes ces fins de matchs dramatiques, les cardiaques qui regardaient leurs matchs ont dû être éprouvés !

Dans la Conférence Nationale, avant le début des hostilités, on concédait aisément deux championnats de division : aux Packers de Green Bay, dans la Nord; aux Buccaneers de Tampa Bay, dans la Sud.  C'est ce qui s'est effectivement produit.

La lutte la plus acharnée était prévue dans la division Ouest, là où au moins trois clubs pouvaient aspirer à une place en séries éliminatoires.  Et la suite des choses a donné raison aux prévisionnistes.  Seuls les Seahawks de Seattle (7-10) ont manqué le bateau.  Le quart-arrière étoile Russell Wilson a manqué trois matchs (et une bonne partie d'un 4e) après s'être blessé à un doigt de la main avec laquelle il lance le ballon.  Les Seahawks ont perdu trois de ces rencontres, hypothéquant ainsi leurs chances de participer au bal de fin de saison...

Dans l'autre division contestée, la section Est, on se demandait, en début d'automne, quel club serait le moins pourri pour terminer en tête.  J'avais misé sur Dallas, mais Washington était aussi considéré à cause de leur solide défensive et en croyant que le vétéran quart-arrière Ryan Fitzpatrick pourrait en faire assez pour permettre à l'offensive de faire sa part pour soutenir la défense.  Le vieux «Fitz Magic» s'est blessé dès le premier match et sa saison était terminée...comme celle de Washington, qui ne s'en est jamais remis !  La défensive (25e rang) a été encore pire que l'attaque...

Ce ne fut pas le cas pour la défensive de leurs rivaux de division, les Cowboys de Dallas.  Cette unité, que l'on croyait être le point faible de l'équipe, a surpris en affichant le 7e meilleur bilan de la Ligue (21,1 points accordés par match).  Avec cette splendide performance, il n'en fallait pas plus pour que les «Boys» raflent le championnat de division.  On savait qu'ils avaient une offensive redoutable.  Et avec les prouesses du QB Dak Prescott, elle a tenu ses promesses (première de la NFL avec une moyenne de 31,2 points marqués par rencontre).




Parmi les raisons qui expliquent cette superbe tenue de la défense de Dallas, deux joueurs ont fortement impressionné : le demi défensif Trevon Diggs (no 7 sur photo ci-dessus) et le secondeur de ligne Micah Parsons (no 11).  Diggs a dominé la Ligue pour les interceptions avec 11, et il a fini 2e pour les passes défendues avec 21.  Parsons a réalisé 13 sacks du QB (6e rang de la NFL) et il a réussi 64 plaqués (1er rang).  Il était partout sur le terrain.  Fabuleux !

Pour moi, la plus grande surprise dans la NFC a été les Eagles de Philadelphie (9-8).  Je leur avais prédit tout au plus six victoires parce qu'ils m'apparaissaient faibles à toutes les positions.  Au lieu d'être mauvais, ils ont été moyens, mais suffisamment bons pour se classer en séries.  Ils affronteront Tampa Bay, dimanche.

Le jeune QB Jalen Hurts n'a pas tellement brillé à titre de passeur (rating d'efficacité de 87,2) mais il a grandement aidé son attaque en courant avec le ballon : 139 courses pour 784 verges de gains, et dix touchés, en 15 matchs joués.  Le porteur de ballon Miles Sanders a aussi fait sa part en franchissant 754 verges au sol, pour une excellente moyenne de 5½ verges par portée.

Dans la Conférence Nationale, peu de déceptions, à part, peut-être, les Vikings du Minnesota (8-9), que je croyais pouvoir faire une meilleure compétition aux champions de leur division, les Packers de Green Bay...




Sur le plan individuel, soulignons aussi les accomplissement fantastiques du secondeur de ligne T.J. Watt, des Steelers, qui a égalé le record de sacks (22½) de l'ex-Giants Michael Strahan; et la formidable saison du receveur Cooper Kupp, des Rams, (à gauche sur la photo ci-dessus) qui est devenu seulement le 4e joueur, depuis 1970, à remporter la triple couronne (le meilleur pour le nombre de réceptions, les verges gagnées par la passe et le nombre de touchés par la passe).  Seuls Jerry Rice (1990), Sterling Sharpe (1992) et Steve Smith (2005) avaient réussi cet exploit avant lui...