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jeudi 16 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : PHILADELPHIE AU MINNESOTA ⇨ UNE SEMAINE DE REPOS QUI FAVORISE LES VIKINGS.



Il y a beaucoup de monde dans l'infirmerie des Eagles de Philadelphie (4-2) et dans celle des Vikings du Minnesota (3-2) en prévision de l'affrontement entre les deux équipes, dimanche prochain, au U.S. Bank Stadium de Minneapolis.

Mais les blessés des Vikings ont eu une semaine supplémentaire pour guérir leurs bobos puisque, de retour du vieux continent après deux parties disputées là-bas, ils ont eu droit à leur semaine de congé (bye).

Les blessés des Eagles n'ont pas eu cette chance et d'autres coéquipiers les ont rejoints en touche dimanche dernier, lors d'une dure défaite de 34 à 17 contre les Giants de New York.  Dans cette débandade, les joueurs de l'entraîneur chef Nick Sirianni (ci-dessous) ont été dominés physiquement et ont vraiment mal paru.



En dépit de leur fiche de 4-2, les Eagles jouent plus souvent mal que bien cette saison.  Avec tous les joueurs qu'ils ont perdu durant la saison morte, il y a moins de profondeur à toutes les positions.  Ce qui pose un problème quand les titulaires des différents postes ratent des matchs en raison de blessures.

Des absents, il y en a beaucoup trop sur la ligne offensive.  Les noms des plaqueurs Myles Hinton et Cameron Williams, ainsi que celui du centre Willie Lampkin apparaissent sur la liste des blessés à long terme, tandis que le garde Landon Dickerson (blessé à une cheville) n'est pas sûr de participer au match de dimanche.

Avec une ligne à l'attaque ainsi décimée par les blessures, ça peut expliquer que le porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessous), de loin le meilleur à sa position l'an dernier, éprouve tant de difficultés à trouver les ouvertures dans les lignes de défense ennemies.  Sa ligne offensive ne lui en procure tout simplement pas assez.



Ce serait crucial que cette pénible situation change contre la vulnérable défensive des Vikings, qui accorde une moyenne de 132,2 verges au sol par partie (24e rang de la NFL) aux porteurs de ballon adverses.

Le jeu au sol est primordial pour l'offensive de Philadelphie.  Sans son efficacité, les Eagles doivent s'en remettre aux jeux aériens, et le quart arrière Jalen Hurts a parfois du mal à rejoindre ses receveurs.  

Encore la semaine dernière, contre les Giants, il a manqué de précision en ratant la cible alors que ses receveurs étaient pourtant à découvert.  Les Eagles sont 29e dans la NFL pour les gains par la voie des airs, avec seulement une moyenne de 179 verges par match.
  

Pourtant, le talent est là, mais l'effort y est moins, et on manque d'opportunisme.  Il faut souligner qu'à titre de champions de la saison dernière, le calendrier des Eagles est difficile, et que toutes les équipes sont motivées et se font un point d'honneur de battre les gagnants du trophée Lombardi.

La défensive des Eagles est également amochée.  On ignore si le demi défensif Quinyon Mitchell (ischio-jambiers) sera remis de sa blessure pour prendre part au match de dimanche.  Sans lui, la tertiaire de Philadelphie est fragilisée sur les coins, avec Adoree' Jackson et Kalee Ringo comme remplaçants.

Et avec des receveurs dangereux comme Justin Jefferson, Jordan Addison et T.J. Hockenson, chez les Vikings, les demis défensifs des Eagles sont mieux de bien attacher leurs souliers !

Le quart arrière Carson Wentz est blessé à une épaule, mais il devrait tout de même remplacer encore le titulaire du poste de partant J.J. McCarthey, blessé à une cheville.



Wentz (ci-dessus) a bien joué (fiche de 2-1) depuis qu'il est aux commandes de l'attaque des Viks, mais il a été maltraité par les défensives adverses, qui ont réussi douze sacs à ses dépends.

Les experts prévoient que les Eagles vont réagir après avoir subi deux défaites à leurs deux derniers matchs.  Ils les favorisent par 1½ point pour vaincre les Vikings dimanche après-midi.



Mais ceux-ci savourent un retour à la maison après un long séjour outre mer.  Ils sont bien reposés, et si Carson Wentz tient le coup malgré son épaule endolorie, il pourrait en faire assez pour battre son ancienne formation.

Sans oublier que la défensive des Vikings est supérieure à celle de leurs adversaires.  Je ne pense pas que les Eagles auront réglé tous leurs problèmes pour cette bataille qui s'annonce rude.  J'inverse donc le choix des analystes, et j'opte pour un gain du club local.

Eagles  20,  Vikings  24.    

dimanche 10 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES EAGLES DE PHILADELPHIE VISENT UN DEUXIÈME CHAMPIONNAT D'AFFILÉE.



C'EST  TOUJOURS  COMME  ÇA  QUAND  VOUS  FINISSEZ  ENFIN  PAR  GAGNER  UN  CHAMPIONNAT,  VOUS  EN  VOULEZ  UN  AUTRE  TOUT  DE  SUITE.

Tous les nouveaux champions du Super Bowl déclarent vouloir "répéter" l'exploit l'année suivante, et ils parlent de bâtir une dynastie.  Facile à dire, mais bien plus difficile à réaliser. Les derniers à y parvenir furent les Chiefs de Kansas City en 2023 et 2024. Mais avant cela, il avait fallu attendre 20 ans, depuis les Patriots de la Nouvelle-Angleterre en 2003 et 2004, pour revoir un telle réussite.

Même si vous pensez avoir une équipe aussi forte, voire plus forte, que celle de l'année où vous avez remporté le trophée Lombardi, votre projet de reconquête peut être compromis par des blessures à vos joueurs clés, ou par la montée en puissance d'autres équipes.

Certains joueurs importants pourraient ne pas être à la hauteur des attentes, et décevoir l'équipe. D'autres, qui ont brillé lors de la saison de championnat, pourraient ne pas réussir à reproduire leurs performances lors de la saison suivante.


Il y a aussi la différence qu'un calendrier plus exigeant peut faire.  Les Eagles ont remporté quatorze victoires en saison régulière en 2024.  C'était avec un des calendriers le plus facile (4e) de la NFL.  

Cette saison, ce sera le contraire, ils auront le 4e calendrier le plus difficile, en affrontant, entre autres, les puissantes formations de la division Nord de la Conférence Nationale; celles de la division Ouest de la Conférence Américaine; en plus des Rams de L.A. et des Bills de Buffalo.  Pas une petite marche dans le parc...

L'alignement partant de l'offensive sera identique à celui du dernier Super Bowl, à l'exception du garde Mekhi Becton, parti chez les Chargers de Los Angeles, en profitant de son statut de joueur autonome.  

Tyler Steen est le favori pour le remplacer, mais le gérant général Howie Roseman (photo ci-dessous) n'a pas pris de chance.  Il a acquis trois nouveaux joueurs de ligne, soit par des échanges, soit en passant par le marché des agents libres.



C'est ainsi que Kenyon Green (venu dans un échange avec les Texans), Kendall Lamm (agent libre venu des Dolphins), et Matt Pryar (qui revient à Philadelphie après de courts séjours d'un avec les 49ers, les Colts, et les Bears) viennent garnir les réserves de cette ligne frontale.  Trevor Keegan et Brett Toth sont des options supplémentaires en cas de blessures des gardes titulaires. 

Ils rejoindront trois joueurs d'élite qui ont grandement contribué aux succès de l'équipe en créant des ouvertures pour le talentueux demi offensif Saquon Barkley. En effet, difficile de trouver mieux que le duo de plaqueurs composé de Lane Johnson et Jordan Mailata. De plus, le garde Landon Dickerson a été sélectionné au Pro Bowl l'année dernière, tout comme le centre Cam Jurgens.

Si les "oiseaux" se sont rendus jusqu'au bout la saison passée, ils le doivent surtout au porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessous) qui a connu une des saisons les plus productives de l'histoire de la NFL.  Il a d'ailleurs été nommé joueur offensif de l'année dans la Ligue Nationale.



Il a littéralement transporté l'attaque de son équipe en portant le ballon 436 fois, pour 2 504 verges, 18 touchés, et 55 courses de dix verges et plus, en 20 matchs (réguliers + playoffs).  Se faisant receveur, il a capté 46 passes pour 353 verges, et deux touchés.  Magistral !

Il a multiplié les jeux explosifs en s'échappant souvent pour de longs gains, et des touchés (moyenne astronomique de 29,4 verges par touché).  Il a brisé pas moins de 83 plaqués des joueurs adverses.  Il est douteux qu'il puisse en faire autant la saison prochaine.

Il a pu assumer cette lourde charge de travail en demeurant en santé.  Ce qui n'avait pas été souvent le cas du temps qu'il jouait pour les Giants de New York (2018-2023).  Le faible nombre de blessures subies par les joueurs des Eagles (deuxième équipe la moins touchée de la Ligue), sur le chemin du Super Bowl, a été un facteur favorable pour eux.

Cette année, pour moins exposer Barkley aux blessures, le quart arrière Jalen Hurts remettra peut-être plus souvent le ballon aux demis offensifs Will Shipley et AJ Dillon.  Ce dernier est un nouveau venu qui a raté toute la saison dernière en raison d'une blessure au cou alors qu'il était avec les Packers de Green Bay.  Il remplace Kenneth Gainwell parti se joindre aux Steelers de Pittsburgh.



Puisque l'attaque était centrée sur Barkley, l'offensive aérienne a été sous-utilisée.  Jalen Hurts (photo ci-dessus) n'a pas lancé un grand nombre de passes (361), ni beaucoup de passes de touché (18), et seulement cinq interceptions, mais il a obtenu le meilleur taux d'efficacité de sa carrière (103,7).  Il a été particulièrement plus actif en transportant le ballon à 150 reprises, accumulant 630 verges de gains, et marquant 19 touchés.

Hurts, le joueur par excellence (MVP) du dernier Super Bowl, aura un nouvel adjoint cette saison : Dorian Thompson-Robinson, qui arrive des Browns de Cleveland.  Le quart substitut des Eagles l'an passé, Kenny Pickett, est parti prendre sa place là-bas.

Les excellents receveurs de passes des Eagles ont donc été moins sollicités mais il est vrai que DeVonta Smith (4), A.J. Brown (4), et Dallas Goedert (7) ont manqué plusieurs matchs à cause de blessures.  Le manque de profondeur dans le groupe de receveurs est peut-être une faiblesse chez les Eagles.  Johan Dotson (photo ci-dessous) a peu été employé comme ailier espacé numéro 3, tout comme l'ailier rapproché Grant Calcaterra.  Les réservistes sont tous des inconnus qui n'ont presque pas d'expérience.



Si l'attaque n'a subi qu'un changement notable, ce fut tout le contraire pour la défensive.  Un grand nombre de joueurs de cette unité ont quitté via le marché des agents libres : les ailiers Brandon Graham (retraite) et Josh Sweat; les joueurs de ligne intérieurs Bryce Huff et Milton Williams; le secondeur Oren Burks; ainsi que les demis défensifs James Bradberry, Avonte Maddox, Isaiah Rodgers, Darius Slay et C.J. Gardner-Johnson.  Avec les pertes de Sweat, Huff, et Williams, c'est 19 sacs qui disparaissent avec eux.

Faute de budget pour remplacer tout le monde, le directeur général Howie Roseman avait anticipé la situation en recrutant, ces dernières années, de jeunes joueurs prêts à prendre la relève. Des talents comme les secondeurs Nolan Smith Jr. et Jalyx Hunt, ou encore le demi de coin Kelee Ringo, qui pourrait combler le départ de Darius Slay, à moins que ce ne soit le nouveau venu Adoree' Jackson, ancien des Giants de New York, qui s’en charge.

Peu importe qui sera l'heureux élu, il sera davantage ciblé par les quarts arrières ennemis car ils lanceront plus dans sa direction, plutôt que de l'autre côté, où l'excellent Quinyon Mitchell (photo ci-dessous) défend trop bien sa position.



Le poste vacant de Gardner-Johnson sera probablement comblé par Sydney Brown, mais Tristin McCollum et la recrue Andrew Mukuba compétitionneront avec lui au camp d'entraînement pour cette place.  Quinyon Mitchell, Cooper DeJean, et Reed Blankenship complètent cette tertiaire qui est moins bien cotée que les deux autres unités de la défensive des Eagles, mais qui se situe quand même dans le top-10 de la NFL.

Une place de secondeur fera l'objet d'une rivalité puisque Nakobe Dean va rater le début de saison en raison d'une blessure au tendon rotulien.  La recrue Jihaad Campbell, de même que Jeremiah Trotter Jr se disputeront la position convoitée, aux côtés du formidable Zack Baun.

Roseman a été en mesure de se payer à moindre coût les agents libres Joshua  Uche (ex Chiefs et ex Patriots), et Azeez Ojulari (ancien des Giants), deux chasseurs de quarts qui agiront comme substituts.



Sur la première ligne du front défensif 3-4, Jalen Carter (photo ci-dessus) a été une révélation la saison passée.  C'est lui qui a sauvé son équipe dans les dernières secondes de la demi-finale contre les Rams de Los Angeles.

Ceux-ci étaient à 13 verges de la zone des buts des Eagles quand Carter, malgré qu'il était à bout de souffle et d'énergie, -comme ses coéquipiers, à la fin d'un match épuisant, disputé dans le vent et la neige-, a réussi à faire pression sur le quart des Rams Matthew Stafford, pour qu'il précipite et rate sa passe dans la zone des buts.  Si la passe avait été complétée, Philadelphie était éliminé et les Eagles n'auraient donc pu se rendre au Super Bowl.

Carter a été un pilier de la meilleure défense de la NFL en termes de verges concédées. Cette unité, brillamment orchestrée par le vétéran coordonnateur défensif Vic Fangio, a également décroché la deuxième place de la Ligue pour le moins de points accordés.
  


Avec Carter sur la première ligne, Moro Ojomo (no 97, photo ci-dessus) a obtenu de bonnes notes la saison dernière, tandis que Jordan Davis a besoin de s'améliorer la saison prochaine.  La recrue Ty Robinson, un choix de 4e ronde cette année, qui a dominé les rangs amateurs en termes de coups sur les quarts arrières, est prêt à prendre la relève en cas de défaillance.

Les Eagles avaient la plus jeune défensive de la NFL l'an passé.  Elle sera encore plus jeune cette saison (probablement une moyenne d'âge de 23,9 ans).  Avec tous les changements qu'elle a subis dans l'intersaison, Fangio aura du pain sur la planche pour qu'elle trouve son unité et sa cohésion. 

Du côté des unités spéciales, le botteur de précision Jake Elliott n’a pas été à son meilleur, ratant huit de ses 36 tentatives de placement, dont six sur sept sur 50 verges et plus.  Il s'est toutefois racheté en séries éliminatoires en envoyant dix de ses onze tentatives de placements entre les poteaux des buts.



Le botteur de dégagements Braden Mann (photo ci-dessus) a maintenu une forte moyenne de 48,8 verges par botté, tout en plaçant 37% de ses dégagements à l'intérieur de la ligne de 20 verges des clubs opposés.

Cooper DeJean est fiable sur les retours de bottés de dégagement.  Et sur les retours de bottés d'envoi, Will Shipley devrait remplacer Kenneth Gainwell, qui n'est plus avec l'équipe.

Comme plusieurs champions avant eux, les Eagles vont trouver qu'il est très difficile de remporter un deuxième titre du Super Bowl d'affilée.

Leur calendrier sera beaucoup plus compliqué cette année.

Ils ne seront peut-être pas aussi chanceux pour éviter les blessures.



Leur défensive a perdu plusieurs bons joueurs, et les remplaçants sont jeunes, inexpérimentés, et auront à faire leurs preuves en livrant la marchandise avec constance. 

Saquon Barkley, le héros de la dernière saison, pourrait avoir du mal à répéter ses exploits de l'an passé, et à éviter les blessures, s'il est encore sur utilisé.

Voilà bien des facteurs ou des variables plus ou moins contrôlables avec lesquels les dirigeants de l'équipe devront composer.  Mais les Eagles sont une équipe encore très forte qui permet toujours d'aspirer aux plus grands honneurs cette année. 

CALENDRIER 2025-26 DES EAGLES DE PHILADELPHIE



















N.B. ⇨ Voir autres prédictions des clubs de la division Est de la Conférence Nationale.



mardi 11 février 2025

SUPER BOWL LIX : CHIEFS 22, EAGLES 40 - LA FIN D'UNE DYNASTIE ET LE DÉBUT D'UNE NOUVELLE ?



Les Chiefs de Kansas City étaient favoris pour gagner un troisième SB d'affilée et enter ainsi dans l'histoire de la NFL.  Les Eagles de Philadelphie ont brisé brutalement leur rêve...

Il n'y aura pas eu de "three-peat" pour les Chiefs de Kansas City, dimanche dernier, au Super Bowl 59.  Double champions défendants de la couronne de la Ligue Nationale de Football, ils visaient un record jamais atteint de trois victoires consécutives dans le match ultime de la Grande Ligue.  Et leur ambition de faire l'histoire pour toujours a vite tourné au cauchemar et à la déroute quand leurs adversaires, les Eagles de Philadelphie, ont été sans pitié pour eux, en leur infligeant une cinglante dégelée au compte de 40 à 22.

Les Chiefs ont été dominés outrageusement dans toutes les phases de jeux.  Et même leur expérimenté entraîneur en chef, Andy Reid, d'habitude génial pour faire des ajustements judicieux afin de conduire sa troupe vers des triomphes éclatants, n'a pu trouver des solutions aux nombreux problèmes posés tant par la défense que l'attaque des hommes du coach adverse Nick Sirianni.

J'avais écrit dans mon billet précédent, que pour l'emporter, les Eagles devaient être très agressifs et ne donner aucun répit à leurs opposants.  Et seigneur qu'ils l'ont été !  Spécialement la défensive qui n'a cessé de faire pression sur le quart arrière étoile des Chiefs, Patrick Mahomes.



Le fait saillant, c'est que le front défensif du coordonnateur de la défense des Aigles, Vic Fangio, n'a même pas eu à utiliser le blitz pour presser Mahomes.  Une pression à quatre, de la première ligne de sa brigade, a suffi pour réussir six sacs du pivot de K.C., en plus de le forcer à lancer deux interceptions, et à commettre un échappé.

Pendant ce temps, Fangio pouvait déployer sa défense anti-aérienne "Cover 4", pour se donner un avantage numérique dans le but de couvrir les receveurs des Chiefs.  L'attaque de Kansas City a été ainsi étouffée jusqu'au dernier quart.  Les Chiefs ont marqué deux touchés dans les trois dernières minutes du match, mais c'était trop peu trop tard, après que les Eagles aient pris une avance insurmontable de 34 à 0, tard au 3e quart.

Au cours des dernières saisons, les hommes d'Andy Reid s'étaient se sont faits une spécialité de revenir de l'arrière pour gagner des matchs serrés, mais cette fois-ci ce fut impossible.  Cette rencontre a ressemblé à leur défaite du Super Bowl du 7 février 2021, quand leur ligne à l'attaque s'était effondrée contre la charge furieuse de la défensive des Buccaneers de Tampa Bay.  Tom Brady en avait profité pour conduire son équipe à un triomphe sans appel de 31 à 9, pour mériter sa 7e bague de championnat.



De l'autre côté du ballon, le plan de match du coordonnateur défensif des Chiefs, Steve Spagnuolo, était d'arrêter à tout prix l'as porteur de ballon des Eagles, Saquon Barkley, la pierre d'assise de l'offensive de Philadelphie.  Pendant que son unité en faisait une obsession en limitant Barkley à seulement 57 verges en 25 courses, le quart arrière des Eagles, Jalen Hurts (photo ci-dessus), trouvait des trous dans la défensive ennemie, autant en atteignant ses receveurs, qu'en courant lui-même avec le ballon.

À ce chapitre, il a battu son propre record du Super Bowl d'il y a deux ans en accumulant 72 verges de gains au sol, en plus de marquer un touché de cette manière.  L'attaque aérienne a été bien diversifiée avec cinq receveurs différents.  Hurts a complété 17 de ses 22 passes pour 221 verges, et deux touchés.  En quelque sorte, les Chiefs ont fait le pari de contenir Barkley pour ainsi forcer Hurts à les battre avec son bras.  Ils ont frappé un noeud !  Hurts a été superbe et il a été nommé le joueur le plus utile (MVP).

Pour se motiver à remporter enfin son premier Super Bowl, Hurts avait conservé une photo dans son téléphone portable. C'était un cliché pris il y a deux ans alors qu'il quittait lentement le terrain du SB LVII, sous les confettis jaunes et rouges, aux couleurs des Chiefs, après la défaite crève-cœur des Eagles par 38 à 35, contre ces mêmes Chiefs.



On peut imaginer qu'il a pleinement savouré cette douce revanche en s'emparant du trophée Vince Lombardi, après le triomphe de son équipe, dimanche soir.

L'autre personne qui avait le coeur résolument à la fête est sûrement le gérant général des Aigles Howie Roseman (photo ci-dessus).  Il avait été durement éprouvé par le revers de son club il y a deux ans.  Il s'était juré de tout faire pour que sa formation se reprenne.  Après une incompréhensible et décevante fin de saison, l'an passé, Roseman s'est mis au travail pour remédier à la situation.  Il a réussi des coups fumants.

D'abord en mettant la main sur l'agent libre Saquon Barkley durant la saison morte.  Ce dernier a établi un record cette année en accumulant 2 504 verges (saison régulière et séries éliminatoires combinées), et 18 touchés.



Roseman est allé chercher ensuite le secondeur Zack Baun (ex-Saints, photo ci-dessus) qui s'est transformé en candidat pour le titre de joueur défensif de l'année dans la NFL.  Dimanche, il a mené son équipe pour le nombre de plaqués, en plus d'intercepter une passe de Mahomes.  Roseman a aussi eu la main heureuse en repêchant les demis de coin Quinyon Mitchell et Cooper DeJean lors du dernier encan amateur.  Celui-ci a réussi un touché sur le retour d'une autre interception contre le QB des Chiefs, lors du SB disputé en Nouvelle Orléans, dimanche.

Au cours des dernières saisons, les Chiefs nous avaient habitués à leur recette gagnante : commettre très peu d'erreurs, être à leur mieux aux moments importants, être opportunistes en profitant des erreurs de leurs adversaires, et être disciplinés.  Dimanche, ce fut l'inverse.  Ils ont multiplié les erreurs et les pénalités d'indiscipline; ils ont été dominés physiquement et mentalement à la ligne de mêlée, et leurs opposants en ont profité pour les embarrasser.

On peut se demander si leur dynastie est vraiment terminée avec ce revers cuisant.  Dans un mois, 28 de leurs porte couleurs pourront devenir agents libres.  Parmi les principaux, notons : les receveurs Mecole Hardman, DeAndre Hopkins, Justin Watson, Marquise "Hollywood" Brown, Juju Smith-Schuster; les demis offensifs Samaje Perine et Kareem Hunt; le quart arrière Carson Wentz; le secondeur Nick Bolton; le plaqueur D.J. Humphries; le demi de sûreté Justin Reid; et le demi de coins Keith Taylor.



Point positif toutefois pour Mahomes et les Chiefs, l'excellent ailier éloigné Rashee Rice (photo ci-dessus) devrait revenir au jeu l'automne prochain après avoir raté presque toute la saison dernière à cause d'une grave blessure à un genou (lors de la semaine no 4).

La ligne à l'attaque est à refaire, et le doute plane sur la possible retraite du super ailier rapproché Travis Kelce, dont l'amie de coeur 💓 Taylor Swift a été huée lors du match du Super Bowl, dimanche.  D'ailleurs, si les Eagles ont dominé la rencontre, leurs partisans dominaient également dans les estrades au Caesars Superdome.  Ils ont été nombreux à chanter la chanson traditionnelle de la victoire : "Fly Eagles Fly, on the road to victory", composée en 1960 par Charles Borrelli et Roger Courtland.



Quelques bons joueurs des Eagles pourront aussi devenir agents libres (Josh Sweat, Brandon Graham, Zack Baun, Mekhi Becton, et Kenneth Gainwell sont les plus connus), mais ils pourraient choisir de demeurer avec l'équipe.  C'est toujours plus facile de retenir ses joueurs, pour une équipe championne.  Les Eagles ont tous les éléments clés pour être champions pour longtemps.  Peut-être même pour devenir la prochaine dynastie du football américain.

mercredi 22 janvier 2025

CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE DE LA NFL 2025 : QUI SERA LE HÉROS, DANIELS OU BARKLEY ?



LES  COMMANDERS  DE  WASHINGTON  PEUVENT-ILS  CAUSER  ENCORE  UNE  SURPRISE  DIMANCHE  EN  ALLANT  BATTRE  LES  EAGLES  À  PHILADELPHIE  ? 


Le résultat de la finale de la Conférence Nationale de la NFL, dimanche 15 heures, est très difficile à prévoir.  Il va dépendre de la tenue des quarts arrières des deux équipes, et de la façon que les défensives réagiront face à eux.

Chez les Eagles de Philadelphie (16-3), les blessures au quart arrière Jalen Hurts (genou), et au demi de coin Quinyon Mitchell (épaule) causent de l'inquiétude.  Les deux joueurs devraient être à leur poste, mais est-ce qu'ils seront à 100 % ?

Du côté des Commanders (14-5), on sait déjà que le garde offensif Sam Cosmi (genou) manquera la partie.  Une lourde perte pour la protection du quart arrière Jayden Daniels contre la défensive des Eagles.  Celle-ci utilise beaucoup le blitz pour mettre de la pression sur les QB adverses.

Si Hurts est trop handicapé par sa blessure et perd ainsi sa mobilité, les Eagles perdent aussi la possibilité d'employer leur dangereux jeu d'option entre lui et le porteur de ballon Saquon Barkley.  Un jeu qui jette souvent la confusion dans les rangs de la défense ennemie en la déstabilisant.



Barkley est la locomotive de l'attaque de Philadelphie et il peut très bien se débrouiller tout seul.  Surtout si la poreuse défensive contre le jeu au sol des Commanders lui offre de belles percées (comme ce fut le cas dans les deux rencontres entre les mêmes équipes cette saison, alors que Barkley a gagné 296 verges et a marqué quatre touchés).

Il peut en faire assez pour conduire ses coéquipiers à la victoire si l'excellente défensive de son équipe fait sa part, comme d'habitude.  Hurts, quant à lui, peut se contenter de faire le minimum comme passeur, tout en évitant les revirements, et ce serait suffisant.

L'avantage du terrain, leur grande expérience  en séries éliminatoires, et le froid de Philadelphie feraient le reste pour augmenter les conditions gagnantes des Aigles.



Évidemment, en face, Daniels et ses compagnons ont d'autres plans.  Jouer à l'étranger et être les négligés (par cinq points) ne semblent pas les déranger du tout.  Certes, Barkley aura ses 150 -ou peut-être même 200- verges de gains au sol, ainsi que ses deux touchés probables.  Mais la puissante attaque de Washington peut marquer davantage de points que celle de Philadelphie.

C'est ce qui a failli se produire d'ailleurs, dimanche passé, quand les Rams de Los Angeles sont presque parvenus à vaincre le club de Nick Sirianni lors de deux poussées offensives de fin de match.  La défensive épuisée et désespérée des Eagles étaient refoulée à la porte de ses buts, et elle a dû avoir l'aide du froid, du vent et de la neige pour faire avorter les deux dernières tentatives des Rams de marquer le touché gagnant.

Pourtant, Barkley avait dominé la jeune défensive des hommes de Sean McVay avec deux touchés, et des gains astronomiques de 205 verges au sol (285 verges au total).  Mais l'attaque des Rams a tout de même gagné 402 verges, dont 291 par la passe, dans cette victoire in extremis de 28-22 de Philadelphie.



L'offensive des Commanders n'est pas moins forte que celle des Rams.  Samedi dernier, elle a détruit les Lions de Détroit au compte de 45 à 31.  Elle n'aura pas la tâche aussi facile contre la défensive autrement plus solide des Eagles que celle des Lions, -décimée par les blessures-, mais cette attaque conduite de mains de maître par Daniels, peut infliger des dommages à n'importe laquelle des défenses opposées.

D'ailleurs, elle l'a prouvé aux Eagles quand elle a effectué toute une remontée pour les battre 36 à 33 le 22 décembre dernier.  Elle a marqué 22 points au 4e quart, quand Daniels a lancé trois passes de touché.  Le génial coordonnateur de la défense de Philadelphie, Vic Fangio devra apporter des ajustements et des correctifs pour qu'un tel scénario ne se répète pas dimanche prochain.

Pour espérer conquérir un deuxième championnat de la NFC en trois ans, je pense que les Eagles devront faire plus en attaque que de confier le ballon à Barkley, même si son excellente ligne à l'attaque lui ouvre de grandes brèches entre les plaqueurs, ou en débordant vers les lignes de côté.



Hurts devra trouver le moyen de compléter plus de passes que jusqu'à maintenant dans les playoffs 2025.  Le hic c'est que son meilleur receveur, A.J. Brown est ennuyé par une blessure à un genou et qu'il est moins efficace.  

Les ailiers éloignés DeVonta Smith et Johan Dotson; les ailiers rapprochés Dallas Goedert et Grant Calcaterra;, ainsi que les porteurs de ballon Saquon Barkley et Kenny Gainwell; devront être plus impliqués et productifs dans une attaque aérienne plus substantielle dirigée par un Jalen Hurts suffisamment en forme, si la défensive des Eagles ne parvient pas à contenir assez la dangereuse offensive de Washington.

Si les défensives sont mises à mal par les attaques adverses, si le match se transforme en fusillade (shootout), Hurts devra élever son niveau de jeu pour faire en sorte de gagner la bataille des points marqués.  Depuis sa commotion cérébrale subie au début de la rencontre du 22 décembre contre les Commanders, la production offensive de Hurts a baissé considérablement.



Je crois que le momentum favorise Washington.  Les gars des Commanders croient que leur club est destiné à atteindre le Super Bowl pour la première fois depuis 33 ans.  Je pense aussi que les Eagles ont laissé pas mal de leurs forces dans le dur affrontement contre les Rams.  Ils ont eu un jour de moins que les Commanders pour se préparer pour la finale de la NFC.

Depuis le début des séries éliminatoires, j'ai désigné le club de Dan Quinn comme le "dark horse", l'équipe surprise, ou Cendrillon, de cette année.  Je demeure sur mes positions jusqu'au Super Bowl du 9 février prochain, à la Nouvelle Orléans.