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vendredi 11 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO 1 ⇨ BALTIMORE @ INDIANAPOLIS ⇨ BATAILLE DE DEMIS OFFENSIFS ENTRE DERRICK HENRY ET JONATHAN TAYLOR !



Si vous aimez les batailles aériennes au football de la NFL, vous serez probablement déçus en regardant le match de dimanche après-midi entre les Ravens de Baltimore et les Colts d'Indianapolis.  Vous assisterez plutôt à une guerre d'infanterie, avec comme généraux le porteur de ballon Derrick Henry (photo ci-dessus) des Ravens, et Jonathan Taylor, qui mènera la charge pour les Colts.

Ce sont les atouts principaux des deux équipes.  Normalement ce sont plutôt les quarts arrières qui revendiquent les rôles les plus importants, et qui sont, en quelque sorte, les moteurs de l'attaque.  Mais dans ce match, on s'interroge à savoir qui de Lamar Jackson (Baltimore), ou Daniel Jones (Indianapolis), sera assez en forme pour fournir son plein rendement.

Les deux pivots ont été éprouvés par les blessures, la saison dernière.  Jones tente un retour au jeu après que des blessures au péroné et au tendon d'Achille ont écourté sa campagne 2025-26.  Jackson a raté quelques rencontres, et en a jouées d'autres avec une blessure aux ischio-jambiers.  On peut se demander comment cela affectera leur mobilité dimanche.



C'est surtout important pour Lamar Jackson (photo ci-dessus) qui a toujours été une menace autant, sinon plus, avec ses jambes, qu'avec son bras.  Ses 1 081 courses en carrière ont rapporté 6 522 verges (moyenne de 6 verges par portée) tandis que ses passes ont franchi 7,8 verges en moyenne chacune.  Mais l'an passé, à cause de ses blessures, sa moyenne de verges au sol a baissé à 5,2 et il a moins couru avec le ballon.  

Son habileté comme coureur l'a toujours bien servi, que ce soit sur le "play action", ou le jeu d'option, pour déjouer les défenses adverses, qui ne savent jamais sur quel pied danser.

De son côté, Daniel Jones a surtout été un quart de pochette durant sa carrière.  Il ne porte pas souvent le ballon, et en 2025-26 ce fut pour des gains modestes de 3,6 verges par course.  L'important sera de voir s'il est complètement remis de ses blessures, et s'il est assez mobile pour éviter la pression du "pass rush" des Ravens.



Derrick Henry et Jonathan Taylor (photo ci-dessus) ont terminé presque à égalité en termes de verges gagnées au sol la saison dernière, au 2e et 3e rang des porteurs de ballon, derrière James Cook des Bills de Buffalo.  Henry a devancé Taylor pour la moyenne par course 5,2 verges à 4,91.  Mais le demi offensif des Colts est bien meilleur pour capter des passes, que son homologue des Ravens.  En 2025-26, il a saisi 46 passes pour 378 verges et deux touchés, tandis que Henry n'a attrapé que 15 passes pour 150 verges et aucun touché.

Lorsque les deux quarts arrières ont besoin de lancer le ballon, ils ont des receveurs à peu près similaires.  Michael Pittsman ayant été échangé durant la saison morte, c'est Alec Pierce qui devient la cible principale de Daniel Jones, avec aussi une bonne part de ses passes destinées à l'ailier rapproché Tyler Warren.  Les Colts ont acquis le vétéran Keenan Allen durant l'intersaison, et sa contribution sera cruciale, pas tant pour de longs gains, qu'en tant que receveur de possession, sur des 3e essais par exemple.

Lamar Jackson a un pattern semblable, avec un receveur privilégié en Zay Flowers, et un ailier rapproché fiable, en Mark Andrews.  Par contre il n'a pas un Keenan Allen comme cible secondaire, puisque Rashad Bateman n'a pas souvent brillé comme ailier espacé no 2.  La recrue Ja'Kobi Lane (3e ronde USC ⇨ photo ci-dessous) est une grande cible à 6'4", 200 lbs, et s'il pouvait aider Jackson immédiatement, ça changerait la donne pour l'attaque aérienne.



L'avantage des Ravens, c'est qu'ils ont une meilleure défensive que les Colts.  Elle se classe dans le top-10 de la NFL alors que celle des Colts est inférieure à la moyenne.  Cependant, Lamar Jackson devra travailler avec une ligne offensive remodelée, qui pourrait poser un problème.  Daniel Jones n'a pas ce handicap, sa ligne à l'attaque étant une des meilleures de la NFL.



Les Colts ont l'avantage du terrain et de la foule, ce qui compte doublement, surtout au match inaugural.  

Au point de vue blessures, les Ravens seront privés de deux bons joueurs en défense : le secondeur Teddye Buchanan (genou), et le plaqueur Nnamdi Madubuike (cou).

Les Ravens sont le choix des experts par 3½ points, surtout parce que Lamar Jackson devrait être davantage à pleine capacité, comparé à un Daniel Jones qui n'a pas joué depuis le mois de décembre 2025.


Pour plus d'informations, voir mes articles précédents...


mardi 1 septembre 2026

SAISON 2026 DES STEELERS DE PITTSBURGH : LA DERNIÈRE CAMPAGNE DE AARON RODGERS SERA D'UNE IMPORTANCE CAPITALE...



Le futur membre du Temple de la Renommée du Football, Aaron Rodgers a annoncé au mois de mai que la prochaine saison, sa 22e, sera sa dernière dans la NFL.  Il aura 43 ans en décembre, et le poids des années se fait de plus en plus sentir.  S'il revient au jeu en espérant  terminer son illustre carrière en beauté, c'est parce qu'il retrouvera son ancien entraîneur, Mike McCarthy, avec qui il a connu 11 belles années chez les Packers de Green Bay, remportant même le Super Bowl au terme de la saison de 2010.

McCarthy remplace Mike Tomlin comme entraîneur chef des Steelers en revenant dans sa ville natale (né le 10 novembre 1963).  Tomlin a remis sa démission le 13 janvier dernier, au lendemain d'une cuisante défaite de 30 à 6 face aux Texans de Houston, en première ronde des séries éliminatoires de la Conférence Américaine.  

En 19 ans à la barre de l'équipe, Tomlin n'a pas connu une seule saison perdante.  Son bilan est éloquent en saison régulière : 193 victoires, 114 défaites, 2 matchs nuls.  Le 1er février 2009, à 36 ans, il était devenu le plus jeune entraîneur à remporter le Super Bowl.  En 13 participations aux séries éliminatoires, il a compilé un dossier de huit gains pour douze revers, sa dernière victoire remontant à 2016.  



Après six échecs consécutifs au premier tour éliminatoire, depuis cette année-là, Tomlin (photo ci-dessus) en est venu à la conclusion, comme ses patrons, qu'il ne pouvait pas conduire son club plus loin.

McCarthy prend les rennes d'une formation qui a enlevé de justesse le titre de la division Nord de L'AFC l'an passé, avec une fiche de dix victoires, sept défaites.  Une fiche positive mais pas excellente.  Il y avait place à l'amélioration, surtout en défense, et la nouvelle direction pense qu'elle a réussi cette mission durant l'intersaison.

Au poste d'ailier espacé on a amené de l'aide pour Aaron Rodgers en procédant à un échange afin d'obtenir Michael Pittman Jr, des Colts d'Indianapolis.  En six années avec les Colts, Pittman (photo ci-dessous) a connu deux saisons de plus de 1 000 verges de gains aériens.  L'an passé il capté 80 passes pour 784 verges et sept touchés.  Sa principale qualité, c’est qu’il a de bonnes mains.  Il échappe rarement une passe (moins de 5 % lors de chacune des quatre dernières saisons) et reste constant, même s’il a souvent eu des quarts arrières peu performants avec les Colts.



Les Steelers avaient vraiment besoin d'un ailier éloigné no 2 pour épauler DK Metcalf, qui a souvent enduré des double couvertures, la saison dernière, ce qui a diminué sa production .  Ils avaient attendu en vain l'émergence de Calvin Austin III.  Ils l'ont laissé partir sur le marché des agents libres cette année.  Il a signé un contrat avec les Giants de New York, mais il va manquer la prochaine saison, puisqu'il s'est blessé au genou droit, durant le camp d'entraînement.

Au poste d'ailier espacé no 3, il semble que Roman Wilson ait suffisamment impressionné pour mériter la confiance des entraîneurs cet été.  À ses deux premières saisons dans la NFL avec les Steelers, il n'a pas pu se justifier car il a été souvent blessé.  S'il devait rater son opportunité cette année, la recrue Germie Bernard (2e ronde Alabama) pourrait obtenir plus de temps de jeu, à sa place.  Comme Pittman, il a des mains sûres.  L’an dernier à l’université, il n’a laissé filer que 1,5 % des passes qui pouvaient être attrapées.  

Ce n'est pas lui que les Steelers voulaient en premier.  Durant la séance de repêchage, les recruteurs ont dit à Makai Lemon que c'est lui qu'ils allaient repêcher.  Mais les Eagles de Philadelphie ont fait une transaction pour s'avancer de quelques rangs, et voler Lemon aux Steelers.  Une maladresse de la part des recruteurs des Steelers ?  



Le vétéran Ben Skowronek est également en lice comme substitut, mais il a subi une commotion cérébrale dans le dernier match pré saison, contre les Bills de Buffalo.  On ignore la durée de son absence.  La recrue Kaden Wetjen (4e tour, Iowa, voir photo ci-dessus) est le suivant sur la liste de disponibilité.

Les Steelers sont bien servis aux postes d'ailiers rapprochés avec le géant Darnell Washington (6'7", 264 lbs) et le vétéran Pat Freiermuth (6'5", 258 lbs).  Les deux grands gaillards sont difficiles à arrêter au premier contact, après attrapé !  

Ils sont des armes offensives précieuses pour Aaron Rodgers qui s'est contenté surtout de courtes passes l'an dernier.  Il semble se débarrasser rapidement du ballon, comme s'il avait peur d'être frappé.  On peut le comprendre à son âge avancé, et avec toutes les blessures qu'il a subies au cours de sa très longue carrière.



Il n'y a que Tom Brady qui a connu du succès à son âge.  L'autre exemple, Brett Favre, que Rodgers a bien connu avec les Packers, a vu sa production chuter dramatiquement à sa dernière saison en 2010, à l'âge de 41 ans.  Si Rodgers (photo ci-dessus) devait connaître un sort semblable cette année, la saison des Steelers serait considérablement compromise.

Au champ arrière, les Steelers ont procédé à un changement de demi offensif.  Kenneth Gainwell a signé avec les Buccaneers de Tampa Bay, et il a été remplacé par Rico Dowdle, qui vient de connaître deux saisons consécutives de plus de 1 000 verges de gains au sol, avec les Panthers de la Caroline, l'an passé, et avec les Cowboys de Dallas, lors de la campagne précédente.

Il devrait former un très bon duo avec Jaylen Warren (no 30, photo ci-dessous) qui a amassé 958 verges au sol et six touchés, en 16 rencontres, la saison dernière avec les Steelers.  



Les gars de la ligne offensive seront de retour cette année, sauf Broderick Jones, qui a été échangé aux Cowboys de Dallas.  Cela entraîne un changement de côté pour le bloqueur Troy Fautanu (de droite à gauche).  Dylan Cook prend sa place à droite, avec la recrue Max Iheanachor (1ère ronde, Arizona State) comme substitut, et possible futur remplaçant.

Zach Frazier conserve son poste au centre, et les gardes seront Mason McCormick (gauche) et Spencer Anderson (droite).  La recrue Gennings Dunker (3e ronde, Iowa) est en réserve, et promet pour l'avenir.  

Si on se fie à ses performances récentes, cette unité est efficace en protection sur les jeux de passe, mais plutôt moyenne en blocage, sur les jeux au sol.  Ses membres sont jeunes, et généralement physiques, tenaces, mobiles, agressifs et polyvalents.  Certains d'entre eux ont cependant certaines limites aux points de vue technique et athlétique.  Pour ces raisons, et à cause de leur manque d'expérience, certains experts les classent parmi les pires groupes dans la NFL, en prévision de la saison prochaine.


La défensive des Steelers avait besoin d'amélioration après ses performances insatisfaisantes de l'an dernier (17e de la Ligue pour les points alloués, 26e pour les verges accordées, 29e contre la passe, 18e pour le coefficient d'efficacité des quarts adverses contre elle, 26e au total).  Des résultats inférieurs à la tradition d'excellence du "rideau d'acier" qui les place habituellement dans le top-10 des défenses de la NFL, à chaque saison. 

En 2025-26, cette brigade a limité les dégâts grâce aux revirements : 15 interceptions, et 12 échappés recouvrés (un sommet dans la NFL).  Ce qui n’arrange pas les choses, c’est que les joueurs de la défense des Steelers affichent la deuxième moyenne d’âge la plus élevée parmi toutes les défensives de la Ligue Nationale.  En défensive, six joueurs sont dans la trentaine, le doyen étant Cameron Heyward, à 37 ans.

Un joueur plus âgé rime souvent avec un risque accru de blessure.  C’est ce qui est arrivé à la star T.J. Watt (no 90) la saison dernière, blessé à un poumon.  Il a manqué trois matchs, et il en a joué d'autres alors qu'il était diminué par ce problème de santé.  Il n'a réussi que sept sacs, un nombre anormalement bas par rapport à son total habituel.  Watt fêtera son 32e anniversaire en octobre, et on peut se demander s'il a encore le potentiel de réaliser autant de ces gros jeux qui font la différence, et qu'il réussissait régulièrement auparavant.  



Il fait partie d'un trio de secondeurs extérieurs importants, avec Alex Highsmith et Nick Herbig, pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ils sont classés en première place parmi leurs homologues du circuit Goodell cette saison.  Avec le reste de leurs coéquipiers de la défense, ils ont réussi 48 sacs la saison dernière, le 5e plus haut total dans la NFL.

Au centre, c'est moins brillant avec Patrick Queen et Payton Wilson.  Selon Pro Football Focus, Queen a obtenu une note d'efficacité de 44 sur 100 la saison dernière, ce qui l'a classé 78e sur 88 joueurs à sa position, dans la Ligue Nationale.  Wilson n'a guère fait mieux avec un score de 52,6.  Ils devront se ressaisir au cours de la prochaine campagne, surtout pour contrer plus efficacement le jeu au sol.  Ils ont mal paru la saison dernière dans ce domaine.

Sur la première ligne du front-7, les Steelers ont ajouté Sebastian Joseph-Day, un ancien des Titans du Tennessee.  C'est une bonne acquisition.  Il pourrait participer à une rotation avec Keenu Benton pour prendre  occasionnellement la relève des titulaires Derrick Harmon, Yahya Black, et Cameron Heyward.  Ensemble ils forment un des plus solides front défensif de la NFL. 
 


Harmon et Black, sont issus du repêchage de l'an passé, et sont en développement, après une saison recrue assez compliquée.  D'où la nécessité d'avoir un bon joueur de soutien expérimenté comme Joseph-Day (photo ci-dessus), pour les complémenter.  L'avantage avec lui, c'est qu'il peut jouer à toutes les positions sur la première ligne.

Deux nouveaux venus vont renforcer la tertiaire en 2026-27 : le demi de coin Jamel Dean et le demi de sûreté Jaquan Brisker.  Vétéran fiable de sept saisons avec les Buccaneers de Tampa Bay, Dean a obtenu la 3e meilleure note de la part de PFF en 2025-26, pour un joueur de sa position.  Les passeurs adverses ont eu un misérable coefficient d'efficacité de 47,7 contre lui.  Brisker n'a pas aussi bien performé l'an passé, avec les Bears de Chicago.

Là encore, il fallait que les Steelers ajoutent de la profondeur à cette tertiaire dont quelques membres ont été inconstants, et ont subi des blessures, la saison dernière.



Pour ce qui est du demi de coin Joey Porter (photo ci-dessus), il se retrouve dans une impasse au sujet de son contrat.  Il est insatisfait de ses conditions, et on ne connaît pas ce qu'il compte faire concernant sa participation aux futurs matchs de son équipe.  Les dirigeants des Steelers ont pour politique de ne pas négocier de contrat, une fois la saison commencée.

Avec Dean et Jalen Ramsey, Porter compose l’un des trios de demis de coin les plus redoutables de la ligue. Depuis deux ans toutefois, l’entrée de Ramsey dans la trentaine a affecté ses performances, surtout en couverture de passe, où il concède trop de jeux explosifs.

C'est un peu le même problème avec les demis de sûreté.  Jaquan Brisker et DeShon Elliott peuvent être vulnérables, au champ extérieur, sur les passes en zone profonde.



Un autre joueur âgé, le botteur de précision Chris Boswell, fait partie de l'alignement du club de la ville de l'acier.  Mais à 35 ans, on dirait qu'il est comme le bon vin qui s'améliore en vieillissant.  Il a réussi 22 de ses 26 tentatives de placement de 50 verges et plus (dont un de 60 verges en 2025) au cours des deux dernières campagnes.

Rappelons que sa tâche n'est pas facile car il doit souvent s'exécuter dans le froid, le vent et la neige de Pittsburgh et des autres villes des clubs de la division Nord de l'AFC.  De plus, son équipe joue souvent des matchs défensifs à bas pointage, d'où l'obligation de pouvoir compter sur un botteur fiable capable de faire la différence avec un long botté de placement, en fin de match.

La troupe de Mike McCarthy aura un nouveau botteur de dégagement cette année, Cameron Johnston (photo ci-dessous), un vétéran de 34 ans qui revient à Pittsburgh après un bref séjour avec les Bills de Buffalo et les Giants de New York, l'an passé.



Pour retourner les bottés, les Steelers tentent un grand coup en confiant cette responsabilité à la recrue Kaden Wetjen.  Au niveau universitaire à Iowa, il a retourné six bottés pour des touchés avec une moyenne de 17,7 verges sur ses retours de bottés de dégagement, et de 27,5 verges sur ceux des bottés d'envoi.

Chez les partisans des Steelers les décisions d'embaucher Mike McCarthy et de ramener Aaron Rodgers comme quart partant ne font pas l'unanimité.  Beaucoup d'entre eux auraient préféré le recrutement d'un jeune entraîneur aux idées innovatrices comme c'est la mode depuis quelques années dans le circuit Goodell.  Ils ne voient pas comment McCarthy pourrait faire mieux que Mike Tomlin, avec le même genre de philosophie et de méthodes.

Pour ce qui est de Rodgers, les critiques sont aussi nombreuses.  À son âge il n'est plus le même qu'il y a quelques années.  Ses capacités ont diminué et il pourrait carrément flancher et disputer la saison de trop, en 2026-27.  Il aurait peut-être été préférable d’opter pour le substitut Mason Rudolph (photo ci-dessous), et de choisir un quart arrière recrue lors de l'excellent repêchage prévu l’an prochain.


Certains parient sur la réunion prometteuse de Rodgers et McCarthy, tandis que d’autres rappellent qu’ils s’étaient brouillés et séparés en mauvais termes, autrefois, à Green Bay.


En attaque, si McCarthy veut ouvrir davantage le jeu, ce n'est peut-être pas une bonne idée.  Avec les excellents porteurs de ballon à sa disposition, en Warren et Dowdle, ainsi que le ailiers rapprochés Washington et Freiermuth, capables de bloquer sur les jeux au sol, pourquoi ne pas être encore conservateurs et emprunter la voie terrestre pour gagner le plus de terrain possible sur les premiers essais.  

En troisièmes essais, il sera toujours temps de faire de courtes passes peu risquées.  Pittman est précisément un receveur de possession qui aime travailler sur des tracés courts, et Dowdle (voir photo ci-dessous) se débrouille plutôt bien en réceptions de passes.  



Ça accommoderait aussi Rodgers, avec ce qu'il lui reste de capacités.  Ce style conservateur a fonctionné l'an dernier, car si la défense des Steelers a provoqué beaucoup de revirements, l'attaque, elle, n'en a pas commis beaucoup, en évitant de trop prendre de risques avec des jeux audacieux.  Avoir beaucoup de joueurs âgés n'a pas que des désavantages, leur expérience est précieuse, et les aide à minimiser les erreurs de jugement. 

C'est ce qui fait justement défaut sur la ligne offensive avec des jeunes joueurs, comme Troy Fautanu (photo ci-dessous), qui manquent d'expérience dans la maîtrise des techniques utiles dans leurs fonctions.  Ça prend du temps pour développer des automatismes et la cohésion nécessaire pour bien jouer ensemble.



La défensive a été perturbée par des blessures en 2025-26.  L'arrivée du nouveau coordonnateur Patrick Graham va entraîner une réorganisation bénéfique, avec des schémas misant sur les forces et les atouts de ses joueurs.  

Son plus grand défi c'est de corriger les erreurs en défense anti-aérienne, qui, rappelons le, a fini 29e de la NFL la saison passée en concédant 244 verges par match, et 30 touchés (6e pire de la Ligue).  L'arrivée de Dean et de Brisker pourrait aider dans cette mission de rendre plus étanche cette défense contre la passe. 


Les huit premiers matchs du calendrier des Steelers, avant leur semaine de congé, sont prenables.  Mais leurs six rencontres suivantes seront difficiles (à Cincinnati, à Philadelphie, vs Denver, vs Houston, à Jacksonville, vs Baltimore).  Les prévisionnistes ne sont pas optimistes.  Selon eux, les Steelers joueront seulement pour .500 ou gagneront tout au plus neuf parties en 2026-27.

Ils basent peut-être leur jugement défavorable sur une concurrence plus forte de la part des Bengals de Cincinnati et des Ravens de Baltimore, dans leur division.  Ces équipes se sont peut-être plus améliorées que les Steelers, dans l'intersaison.  

Moi je dis que la grande question demeure le niveau de jeu de Aaron Rodgers ,qui s'en va lentement mais sûrement vers son 43e anniversaire de naissance...  S'il peut encore être moyen cette saison, les espoirs sont permis pour les Steelers.  S'il casse à cause de l'âge, ils devront regarder vers le bas...et leurs partisans vont se lamenter encore...

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Les prévisions 2026 des clubs suivants :









samedi 13 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : INDIANAPOLIS À SEATTLE ⇨ DES PRIÈRES POUR GRAND-PAPA PHILIP RIVERS !



Les trois quarts arrières des Colts d'Indianapolis (8-5) étant blessés, les dirigeants de l'équipe ont lancé un S.O.S. à Philip Rivers, un grand-père de 44 ans, qui a joué son dernier match dans la NFL, il y a cinq ans.  Mercredi, après quelques jours d'entraînement, Rivers s'est déclaré prêt à jouer, en prévision de la partie de dimanche à Seattle, contre les Seahawks (10-3).

C’est de la folie quand on y pense !  Est-il vraiment en assez bonne forme physique pour affronter l’une des défensives les plus féroces de la NFL ?  Une défense avec un "pass rush" redoutable, deuxième du circuit Goodell pour les pressions sur les quarts arrières, quatrième pour les sacs (41) et deuxième pour le moins de points accordés par match (17,4).

Les Colts auraient décidé d'envoyer Rivers (photo ci-dessous) dans la mêlée, même si la recrue Riley Leonard est suffisamment remis de sa blessure à un genou pour être capable de jouer.  Il a agira plutôt comme substitut, dimanche, dans le match contre les Hawks.



Indianapolis vient de subir trois défaites d'affilée, après un fulgurant début de saison de sept gains dans leurs huit premières rencontres.  Ils ont chuté à la huitième place du classement de la Conférence Américaine, et au troisième rang de la division Sud.  

Selon un calcul de probabilités, ils n'ont que 27 % de chances de prendre part aux séries éliminatoires, parce qu'ils doivent affronter de fortes équipes d'ici la fin du calendrier régulier : Seattle, San Francisco, Jacksonville et Houston (fiches combinées de 36 victoires, 16 défaites).  On prévoit qu'ils ne gagneront aucun de ces duels.

Philip Rivers a beau être super excité à l’idée de sortir de sa retraite pour rejouer en NFL, il va devoir accomplir des miracles pour relancer l’attaque en panne des Colts, éteinte depuis que le quart arrière Daniel Jones (photo ci-dessous) a tenu à continuer de jouer malgré une fracture à la jambe gauche, survenue il y a quelques semaines.  
  


Malchanceux, il a subi une blessure au tendon d'Achille de la cheville droite, dimanche dernier, dans la défaite de 36 à 19 contre les Jaguars de Jacksonville.  Sa saison est terminée.  Il doit devenir agent libre, le printemps prochain.  Et il pourrait mettre beaucoup de temps à se rétablir de ses blessures.

Le second pivot du club, Anthony Richardson, est blessé à un oeil, et il ne figure pas tellement dans les futurs plans de la formation de l'Indiana.  De plus, pour acquérir les services de joueurs importants, en vue d'aller loin en séries éliminatoires cet automne, les Colts ont sacrifié des choix de repêchage, dont ceux de la première ronde, en 2026 et en 2027.  La possibilité de sélectionner un bon prospect au poste de quart devient donc quasi nulle.

On verra comment le "vieux" Rivers se débrouillera dimanche, et les semaines suivantes, s'il tient le coup physiquement...  Son groupe de receveurs n’est pas particulièrement talentueux, mais reste tout de même compétent.  Alec Pierce, Michael Pittman et Tyler Warren ne sont pas des superstars, mais si Rivers parvient à créer rapidement une bonne alchimie avec eux, cela pourrait donner des résultats intéressants.



Bien sûr, on peut confier l’attaque au puissant porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus), leader de la Ligue pour les gains au sol avec 1 356 verges et seize touchés.  Mais Taylor a ralenti lors des trois derniers matchs, incapable d'atteindre et de dépasser ses habituels 100 verges de gains et plus, par rencontre. 

Parce que la production offensive périclitait, et en raison de l'absence de certains de ses meilleurs joueurs qui sont blessés (Gardner, Buckner, Ward), la défensive des Colts a aussi cédé sous le poids de responsabilités accrues.  Ça s'est manifesté notamment par son incapacité à stopper plus régulièrement les clubs adverses lors de leurs tentatives de conversion des troisièmes essais.  Leur pourcentage de réussite a grimpé à 43,5 %, ce qui place la défense des Colts au 28e rang de la NFL.

L'autre problème des Colts, c'est qu'ils doivent affronter une grosse machine de football à Seattle, dimanche.  Les Seahawks sont l’un des clubs les plus performants de la NFL, aussi bien en attaque qu’en défense.  Leur front défensif est un des plus dangereux pour presser et terrasser les quarts arrières adverses.  Ce qui peut menacer la sécurité de Philip Rivers, qui n'a sûrement pas amélioré sa mobilité, qui était déjà très réduite, avant qu'il prenne sa retraite.



Les Hawks ont gagné sept de leurs huit derniers matchs, et sont à égalité avec les Rams de Los Angeles, en tête de la division Ouest de la Conférence Nationale.  Ils doivent d'ailleurs les rencontrer jeudi de la semaine prochaine.  

L'attaque aérienne des représentants de la cité des émeraudes se maintient au 9e rang de la NFL, avec une moyenne de gains par la passe de 235,6 verges par partie.  Alors que la défense anti aérienne des Colts végète en 28e place, en accordant 246,3 verges par rencontre.  C'est une confrontation nettement à leur avantage, qui attend les receveurs Jaxon Smith-Njigba, Cooper Kupp, et AJ Barner, des Hawks.  Le quart Sam Darnold pourra aussi s'amuser ferme en les rejoignant assez aisément.

C'est aussi l'avis des parieurs, qui misent sur Seattle pour l'emporter facilement par 13½ points, dimanche.  Mais pour les amateurs de football américain, voir grand-papa Philip Rivers tenter de compétitionner sur un terrain de la NFL, suscitera une attention et une curiosité particulières...  Mais on ne sait jamais, Rivers connaît tous les trucs du métier.  On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces… avec tout le respect dû !

Colts   16,     Seahawks   28.   

jeudi 4 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : MIAMI À INDIANAPOLIS, FUSILLADE EN VUE ?



IL  Y  A  UNE  OU  DEUX  FAÇONS  SIMPLISTES  DE  PRÉDIRE  L'ISSUE  DE  CETTE  RENCONTRE  :  LE  CHOIX  DES  QUARTS  ARRIÈRES,  ET  LES  DIFFICULTÉS  DES  DEUX  LIGNES  TERTIAIRES  DE  DÉFENSE.

Pour évaluer rapidement les chances de victoire des Dolphins de Miami et des Colts d'Indianapolis lors de leur rencontre de dimanche après-midi, il suffit de noter que lorsque le quart arrière Tua Tagovailoa des Dolphins joue, son équipe l'emporte souvent. En revanche, quand Daniel Jones est le quart partant, comme ce sera le cas dimanche pour les Colts, son équipe perd généralement.

Bien sûr, ce n'est pas aussi simple. D'autres éléments peuvent également avoir un impact sur le dénouement de cet affrontement de la Conférence Américaine de la NFL. 

Comme les réponses aux questions  suivantes.



Pour les Dolphins : 

  • Le quart-arrière Tua Tagovailoa peut-il rester en bonne santé, sachant qu'une énième commotion cérébrale pourrait mettre fin à sa carrière ?
  • Son receveur vedette Tyreek Hill peut-il retrouver son meilleur niveau après une saison décevante l'année dernière.  Et sa présente blessure au muscle oblique (abdomen) va-t-elle le ralentir dans le match contre les Colts ? 
  • Est-ce vrai qu'il y a de la dissension dans le vestiaire des Phins (causée majoritairement par la mauvaise attitude de Tyreek Hill), et, si oui, peut-elle affecter les performances des joueurs dans la partie contre les Colts ?
  • L'ailier rapproché Darren Waller est sorti de sa retraite pour se joindre aux Dolphins, mais il est présentement blessé à une hanche, sera-t-il assez en forme pour bien jouer contre Indianapolis, dimanche ?
  • Après la perte de ses deux meilleurs demis de coin, Jalen Ramsey, -échangé aux Steelers-, et Kader Kohou, -saison terminée à cause d'une blessure au genou-, comment réagira la tertiaire de Miami avec deux remplaçants inexpérimentés, Cam Smith et Storm Duck ?


Du côté des Colts :
  •  Est-ce que l'effondrement de la tertiaire dans les derniers matchs de la saison 2024-25 se poursuivra cette année ?
  • Comment le nouveau quart arrière Daniel Jones se débrouillera avec un système offensif qu'il ne connaît pas bien ?
  • Est-ce que la défensive des Colts pourra s'ajuster rapidement aux schémas de jeux du nouveau coordonnateur défensif Lou Anarumo ?

C'est sera tout de même dommage si, comme il faut s'y attendre, Daniel Jones n'arrive pas à faire fonctionner efficacement l'attaque des Colts.  Car il a de bons outils à sa disposition : une attaque au sol redoutable avec l'excellent porteur de ballon Jonathan Taylor; trois ailiers espacés de qualité en Michael Pittman Jr, Josh Downs et Alec Pierce; ainsi qu'un ailier rapproché prometteur en la recrue Tyler Warren, choisi au 14e rang de la première ronde du repêchage de cette année.

La ligne à l'attaque est également plus qu'adéquate.  Si Daniel Jones parvient à ne pas faire perdre son équipe à cause des erreurs qu'il commet habituellement, les Colts peuvent profiter de l'avantage de l'ouverture de leur saison à domicile pour gagner ce match.



La défense de Miami contre le jeu au sol est solide, mais Jonathan Taylor (photo ci-dessus), bien appuyé par son excellente ligne offensive, peut représenter un test difficile pour le front-7 des Dolphins.  Et l'affreuse tertiaire des Phins peut être exploitée facilement avec le bon groupe de receveurs des Colts, à condition que Jones puisse les rejoindre souvent par de longues passes.

De son côté, Tua Tagovailoa et ses rapides receveurs peuvent étourdir la défense des Colts, surtout au niveau de la seconde ligne (secondeurs), où se situe la faiblesse de la brigade défensive des Colts.  Tua est un quart très précis dans ses passes, sauf lorsque les défenses ennemies utilisent le blitz.  Mais les Colts ne sont pas très efficaces avec cette stratégie.  

Les preneurs au livres pariaient en faveur des Colts par 1½ point pour remporter ce match, mais ils ont renversé leur prédiction lorsqu'ils ont appris que le porteur de ballon des Dolphins, De'Von Achane était remis de sa blessure au mollet, et qu'il participerait à la rencontre.  Ils prédisent maintenant une victoire des Dolphins par 1½ point.



Pour ma part, pour l'avoir vu si souvent faillir à la tâche, durant ses années avec les Giants de New York, je ne fais pas confiance à Daniel Jones (photo ci-dessus).

Les Colts ont fini avec une fiche identique à celle des Dolphins (8-9), la saison passée.  Et dans les deux cas, ce sont les quarts arrières qui ont causé leur perte : Tagovailoa en étant absent pour six parties (quatre défaites dans ces parties) des Dolphins, à cause d'une blessure à la hanche; et Anthony Richardson, des Colts, qui a été pourri dans les onze matchs qu'il a commencés. 

L'entraîneur de Miami, Mike McDaniel devrait pouvoir mettre fin au climat malsain dans le vestiaire de son équipe, et unir sa formation afin de la guider vers la victoire à Indianapolis, dimanche après-midi.  Il peut faire la différence grâce à ses savants schémas offensifs, mais tous ses joueurs devront contribuer pour arriver à cette fin, surtout les membres de la fragile tertiaire...  Une victoire ferait taire les critiques au sujet des chicanes de vestiaire...



Les piliers offensifs des Dolphins, les Tua, Hill (photo ci-dessus), Jaylen Waddle, et Achane doivent rester en santé et retrouver leur pouvoir de faire des jeux explosifs.  Ils doivent se servir de leur vitesse pour désarçonner les défenseurs ennemis. 

Cependant, si Daniel Jones arrivait à se surpasser en jouant un match décent, la victoire pourrait bien changer de côté.  La faible tertiaire de Miami lui donne l'opportunité de bien performer, et de parader dans le cercle des vainqueurs après la partie.

Dolphins 24,  Colts  23.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ accédez à d'autres informations pertinentes pour les deux équipes, grâce à mes précédents articles à leur sujet.


dimanche 1 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  COLTS  D'INDIANAPOLIS  :  ENCORE  DANS  UNE  LUTTE  À  TROIS  AVEC  JACKSONVILLE  ET  HOUSTON  POUR  LE  TITRE  DE  LA  DIVISION  SUD  DE  L'AFC ?


Deuxième étape de notre itinéraire pour visiter les formations de la division Sud de l'Association Américaine : Indianapolis.

Les impondérables...  La terreur des analystes et des experts qui tentent de prévoir ce qui arrivera à un club de sport énigmatique, mystérieux et rempli de questions sans réponse.  Les Colts d'Indianapolis constitue un cas type de ce genre d'équipe assez indéchiffrable et imprévisible.

Tenez, la saison dernière, après avoir vu leur prometteur quart arrière recrue, Anthony Richardson, tomber au combat dès le cinquième match; et après avoir vu les Colts être privé de leur meilleur attaquant, le porteur de ballon étoile Jonathan Taylor, blessé et faisant la grève pour une question de contrat; les observateurs ne donnaient pas cher de la peau de la troupe de l'entraîneur Shane Steichen.

Mais, comme ils semblent toujours avoir le don de déjouer les mauvaises prédictions, les Colts ont surnagé, avec le substitut Gardner Minshew au poste de quart, et avec le demi offensif réserviste Zack Moss, comme porteur de ballon principal, pendant les sept premiers matchs ratés par Taylor (photo ci-dessous).



Sans posséder un receveur dominant, mais avec le support d'une bonne ligne à l'attaque, l'offensive des Colts est parvenue, malgré tout, à marquer 396 points, pour se classer au 10e rang de la NFL dans ce domaine.

Les Colts auraient même remporté le championnat de leur division s'ils n'avaient pas gaffé sur un 4e essai controversé, à la fin de leur dernier match de la saison, contre les Texans de Houston.  Ils avaient la victoire à leur portée, mais au lieu de river le dernier clou dans le cercueil des Texans, ils les ont laissé leur voler ce gain, qui, du coup, valait à ces derniers, le titre de la section Sud de l'AFC, à la place des Colts.

Cette défaite s'avérait extrêmement coûteuse pour Indianapolis, car elle les éliminait des séries de fin de saison, avec un dossier de neuf victoires, huit échecs.

Il faut souligner que c'est toujours risqué d'être constamment à cheval sur la clôture, lorsque vous avez un club compétitif, mais jamais assez bon pour dominer suffisamment afin d'être parmi les meilleurs.  Leur dernier championnat de division, et leur dernière victoire en séries éliminatoires, remonte à 2014.  Leur dernière participation en playoffs, elle, est survenue en 2020.



Mais dans les douze dernières années, ils n'ont connu que trois saisons perdantes.  Signe d'une stabilité assez remarquable.  Souvent, ils ont surpris les prophètes de malheur en faisant mieux que prévu, avec des moyens qui semblaient très modestes.  Comme l'an passé...

Dans l'entre saison, les dirigeants des Colts ont fait très peu de changements.  Ils ont renouvelé la très grande majorité des contrats des joueurs qui auraient pu devenir agents libres.  

Gardner Minshew ne sera pas le QB substitut cette saison, puisqu'il joue maintenant pour le compte des Raiders de Las Vegas.  C'est le vieux Joe Flacco, 39 ans, qui va le remplacer dans ce rôle pour les Colts.

De même, Zack Moss ne sera plus le second de Jonathan Taylor dans le champ arrière d'Indianapolis.  Il a été engagé par les Bengals de Cincinnati.  Ça représente d'ailleurs un problème, parce qu'il n'y pas vraiment de candidat de valeur pour le remplacer, chez les demis offensifs des Colts.  Si Jonathan Taylor venait encore à se blesser, et à s'absenter pour une longue période, les Colts seraient bien mal pris.



Parmi les rares autres nouvelles au camp d'entraînement de cet été, les Colts ont renforcé leur défense contre la course, en embauchant le plaqueur Raekwon Davis (ex-Dolphins / photo ci-dessus).  Cette brigade défensive en a bien besoin, elle qui a accordé 2 105 verges aux opposants l'an dernier (24e position dans la NFL).

Les Colts ont aussi repêché un excellent chasseur de quarts arrières, le jeune Laiatu Latu, de UCLA, choix de première ronde, 15e au total, premier joueur défensif sélectionné au dernier encan amateur, ce printemps.  Il se joindra éventuellement aux deux spécialistes des sacks chez les Colts, Samson Ebukam (9½ sacks) et Kwity Paye (8½ sacks l'an dernier).

Si les Colts veulent progresser cette saison, ils devront avoir une bien meilleure contribution de leur unité défensive.  Elle a été beaucoup trop généreuse pour les adversaires, lors de la dernière campagne : 415 points accordés (28e dans la NFL, moyenne de 24,4 points par match); 5 947 verges allouées sur les jeux au sol (24e); 5 947 verges totales (24e).


Ce fut d'ailleurs un fait gênant l'an passé.  Dans cinq défaites à domicile, la défensive d'Indianapolis a permis une moyenne de 32 points aux clubs ennemis.  Comment espérer gagner avec de telles contre performances ?

Les chiffres ne disent pas tout.  Si on s'en tient aux statistiques de la défense anti-aérienne, la tertiaire des Colts ne semble pas si mal (16e de la Ligue).  Mais en vérité, elle a été inconstante durant toute la campagne 2023-24, en donnant trop souvent de gros jeux aux adversaires, dans des situations cruciales ou critiques.

À chaque position défensive, que ce soit en 1ère, 2e ou 3e ligne, il n'y a souvent qu'un nombre insuffisant de bons athlètes.  Un manque de profondeur flagrant.  À chaque saison, le football étant un sport de contacts souvent brutaux, des joueurs se blessent, et ils doivent avoir des coéquipiers assez forts pour les remplacer.  Ce n'est pas le cas chez les Colts.  Un problème épineux...



C'est la même chose du côté de l'offensive.  On a parlé du manque de bons réservistes chez les porteurs de ballon; c'est le cas aussi pour les receveurs.  À part Michael Pittman (photo ci-dessus), les ailiers éloignés de qualité, et les bons ailiers rapprochés, font défaut.  Les Colts espèrent que la recrue Adonai Mitchell (Texas, 2e ronde), va solutionner une partie du casse tête.  On le dit ultra rapide et talentueux.

Pas de soucis en ce qui concerne la ligne à l'attaque.  Les cinq réguliers de l'an passé reviennent, cette saison, et ils devraient encore former une des meilleures unités de la NFL.

Le plus gros questionnement demeure au poste le plus important, celui de quart arrière.  À sa saison recrue, Anthony Richardson (photo ci-dessous), n'a eu que quatre rencontres pour démontrer ses capacités.  Comme bien des jeunes quarts arrières des dernières promotions, c'est un meilleur coureur que passeur, à ses débuts.  Ça rappelle les commencements des Lamar Jackson, Jalen Hurts et autres Justin Fields.

En peu de matchs, le choix de première ronde (4e au total) du repêchage de 2023, a effectué 25 courses pour 136 verges, et quatre touchés.  Il a été électrisant en passant aussi pour 577 verges et trois touchés, contre une seule interception.  Il a fait preuve d'un grand leadership, ce qui est étonnant pour un gars de 21 ans seulement.


Le revers de la médaille, c'est qu'il semble trop se fier à son imposant physique, six pieds quatre pouces, 248 livres, pour foncer sans peur contre les défenseurs adverses.

Trois fois en quatre matchs, il a dû quitté le terrain, parce qu'il était ébranlé, après avoir été frappé durement, en portant le ballon.  Il s'est tordu une cheville, s'est blessé à un genou, et il a subi une commotion cérébrale.  À son 5e match, il s'est fait déboîter une épaule, ce qui l'a mis K.O. pour le reste de la saison.

C'est bien ça la pire crainte à son sujet.  Il se croit indestructible.  Il devra apprendre à mieux se protéger, à glisser, ou à se donner, quand il voit qu'il va se faire frapper en transportant le ballon.  Il aura intérêt à demeurer plus souvent dans la pochette protectrice.

Et son entraîneur Shane Steichen (photo ci-dessous) devrait aussi reconsidérer le nombre peut-être trop élevé de jeux de course qu'il commande à son jeune pivot.  C'est peut-être pour alléger le fardeau de son demi offensif Jonathan Taylor, vu le manque de bons réservistes au champ arrière.  Mais si c'est pour exposer Richardson à un risque élevé de blessures, le coach en chef y perd au change.



Les journalistes ont parlé à Richardson au sujet de son style casse cou, et des blessures qu'il a subies à cause de sa témérité.  Le jeune homme leur a répondus que ça faisait partie du risque du métier de footballeur de la NFL.  Il a renchéri en affirmant qu'il ne changerait pas son style agressif.

Unités Spéciales

Le botteur de précision des Colts, le vétéran Matt Gay, est de retour en bonne forme au camp d'entraînement, après avoir joué en dépit d'une blessure, pendant une grande partie de la saison dernière.  Son efficacité en a d'ailleurs été affectée­.  Il n'a réussi que 80,5 % de ses tentatives de placements.  Il devrait retrouver ses moyens cette année.

Le botteur de dégagements Rigoberto Sanchez est régulier comme une horloge.  Contrairement à la situation ailleurs dan la NFL, c'est lui qui fait aussi les bottés d'envoi.  Normalement, c'est le botteur de précision qui s'en occupe.



La tâche de retourner les bottés incombera probablement au petit Anthony Gould, 5' 8", 174 livres, puisque le titulaire régulier de ce poste, le receveur Josh Downs (photo ci-dessus), a été blessé à une cheville, par un plaqué dangereux et inutile, d'un coéquipier, durant une pratique, au camp d'entraînement.

La blessure est sérieuse et elle lui imposera une absence de 4 à 6 semaines de l'alignement.  Downs a été le deuxième meilleur receveur de l'équipe, la saison dernière, avec 68 ballons attrapés, pour 771 verges et deux touchés.  Et comme je le soulignais plus haut, les Colts manquaient déjà de relève à la position d'ailier espacé.

Conclusion

Les parieurs sont circonspects à l'endroit des Colts pour la prochaine saison.  L'an dernier, ils trouvent que les hommes de Shane Steichen ont été chanceux de gagner six des neuf parties qui se sont décidées par un score serré (sept point ou moins).  Malgré leurs effectifs réduits, ils ont fait le tour de force de battre trois champions éventuels de division : Baltimore, Houston et Tampa Bay.



La défensive n'a pas été tellement améliorée durant la saison morte.  Les entraîneurs croient que les joueurs en postes pourront offrir de meilleures performances que l'an passé, en 2024-25.  Ce n'est pas garanti...

Jonathan Taylor a été fantastique en seconde moitié de saison, une fois remis de sa blessure, et de sa grève du camp d'entraînement.  Il devrait revenir à pleine capacité cette année.  Mais ce serait une catastrophe s'il devait encore se blesser pour une longue durée.  Il n'y a aucun porteur de ballon de qualité pour le remplacer.

Les experts et les preneurs aux livres sont surtout inquiet au sujet d'Anthony Richardson, le moteur de l'offensive d'Indianapolis.  Il semble prometteur, mais est-ce qu'on a suffisamment vu de choses de lui en quatre parties d'expérience seulement ?  Il semble fragile et vulnérable aux blessures.  Est-ce qu'il pourra s'adapter aux risques et périls du jeu de la Ligue Nationale ?  Un problème de durabilité ?



En étant optimiste, et en croyant que les Colts vont bien relever les défis qui se posent à eux, ils devraient encore lutter pour le titre de leur division cette année.  Mais les Texans de Houston, ainsi que les Jaguars de Jacksonville, seront encore difficiles à devancer au classement de la section Sud de l'AFC...

Pour moi, les Texans sont les favoris pour finir en première place.  Et comme la saison dernière, les Colts vont probablement rater les séries éliminatoires, car il y a trop de bonnes équipes dans la Conférence Américaine qui peuvent obtenir au moins une "wild card" à la place des Colts.


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