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samedi 13 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : INDIANAPOLIS À SEATTLE ⇨ DES PRIÈRES POUR GRAND-PAPA PHILIP RIVERS !



Les trois quarts arrières des Colts d'Indianapolis (8-5) étant blessés, les dirigeants de l'équipe ont lancé un S.O.S. à Philip Rivers, un grand-père de 44 ans, qui a joué son dernier match dans la NFL, il y a cinq ans.  Mercredi, après quelques jours d'entraînement, Rivers s'est déclaré prêt à jouer, en prévision de la partie de dimanche à Seattle, contre les Seahawks (10-3).

C’est de la folie quand on y pense !  Est-il vraiment en assez bonne forme physique pour affronter l’une des défensives les plus féroces de la NFL ?  Une défense avec un "pass rush" redoutable, deuxième du circuit Goodell pour les pressions sur les quarts arrières, quatrième pour les sacs (41) et deuxième pour le moins de points accordés par match (17,4).

Les Colts auraient décidé d'envoyer Rivers (photo ci-dessous) dans la mêlée, même si la recrue Riley Leonard est suffisamment remis de sa blessure à un genou pour être capable de jouer.  Il a agira plutôt comme substitut, dimanche, dans le match contre les Hawks.



Indianapolis vient de subir trois défaites d'affilée, après un fulgurant début de saison de sept gains dans leurs huit premières rencontres.  Ils ont chuté à la huitième place du classement de la Conférence Américaine, et au troisième rang de la division Sud.  

Selon un calcul de probabilités, ils n'ont que 27 % de chances de prendre part aux séries éliminatoires, parce qu'ils doivent affronter de fortes équipes d'ici la fin du calendrier régulier : Seattle, San Francisco, Jacksonville et Houston (fiches combinées de 36 victoires, 16 défaites).  On prévoit qu'ils ne gagneront aucun de ces duels.

Philip Rivers a beau être super excité à l’idée de sortir de sa retraite pour rejouer en NFL, il va devoir accomplir des miracles pour relancer l’attaque en panne des Colts, éteinte depuis que le quart arrière Daniel Jones (photo ci-dessous) a tenu à continuer de jouer malgré une fracture à la jambe gauche, survenue il y a quelques semaines.  
  


Malchanceux, il a subi une blessure au tendon d'Achille de la cheville droite, dimanche dernier, dans la défaite de 36 à 19 contre les Jaguars de Jacksonville.  Sa saison est terminée.  Il doit devenir agent libre, le printemps prochain.  Et il pourrait mettre beaucoup de temps à se rétablir de ses blessures.

Le second pivot du club, Anthony Richardson, est blessé à un oeil, et il ne figure pas tellement dans les futurs plans de la formation de l'Indiana.  De plus, pour acquérir les services de joueurs importants, en vue d'aller loin en séries éliminatoires cet automne, les Colts ont sacrifié des choix de repêchage, dont ceux de la première ronde, en 2026 et en 2027.  La possibilité de sélectionner un bon prospect au poste de quart devient donc quasi nulle.

On verra comment le "vieux" Rivers se débrouillera dimanche, et les semaines suivantes, s'il tient le coup physiquement...  Son groupe de receveurs n’est pas particulièrement talentueux, mais reste tout de même compétent.  Alec Pierce, Michael Pittman et Tyler Warren ne sont pas des superstars, mais si Rivers parvient à créer rapidement une bonne alchimie avec eux, cela pourrait donner des résultats intéressants.



Bien sûr, on peut confier l’attaque au puissant porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus), leader de la Ligue pour les gains au sol avec 1 356 verges et seize touchés.  Mais Taylor a ralenti lors des trois derniers matchs, incapable d'atteindre et de dépasser ses habituels 100 verges de gains et plus, par rencontre. 

Parce que la production offensive périclitait, et en raison de l'absence de certains de ses meilleurs joueurs qui sont blessés (Gardner, Buckner, Ward), la défensive des Colts a aussi cédé sous le poids de responsabilités accrues.  Ça s'est manifesté notamment par son incapacité à stopper plus régulièrement les clubs adverses lors de leurs tentatives de conversion des troisièmes essais.  Leur pourcentage de réussite a grimpé à 43,5 %, ce qui place la défense des Colts au 28e rang de la NFL.

L'autre problème des Colts, c'est qu'ils doivent affronter une grosse machine de football à Seattle, dimanche.  Les Seahawks sont l’un des clubs les plus performants de la NFL, aussi bien en attaque qu’en défense.  Leur front défensif est un des plus dangereux pour presser et terrasser les quarts arrières adverses.  Ce qui peut menacer la sécurité de Philip Rivers, qui n'a sûrement pas amélioré sa mobilité, qui était déjà très réduite, avant qu'il prenne sa retraite.



Les Hawks ont gagné sept de leurs huit derniers matchs, et sont à égalité avec les Rams de Los Angeles, en tête de la division Ouest de la Conférence Nationale.  Ils doivent d'ailleurs les rencontrer jeudi de la semaine prochaine.  

L'attaque aérienne des représentants de la cité des émeraudes se maintient au 9e rang de la NFL, avec une moyenne de gains par la passe de 235,6 verges par partie.  Alors que la défense anti aérienne des Colts végète en 28e place, en accordant 246,3 verges par rencontre.  C'est une confrontation nettement à leur avantage, qui attend les receveurs Jaxon Smith-Njigba, Cooper Kupp, et AJ Barner, des Hawks.  Le quart Sam Darnold pourra aussi s'amuser ferme en les rejoignant assez aisément.

C'est aussi l'avis des parieurs, qui misent sur Seattle pour l'emporter facilement par 13½ points, dimanche.  Mais pour les amateurs de football américain, voir grand-papa Philip Rivers tenter de compétitionner sur un terrain de la NFL, suscitera une attention et une curiosité particulières...  Mais on ne sait jamais, Rivers connaît tous les trucs du métier.  On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces… avec tout le respect dû !

Colts   16,     Seahawks   28.   

jeudi 4 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : MIAMI À INDIANAPOLIS, FUSILLADE EN VUE ?



IL  Y  A  UNE  OU  DEUX  FAÇONS  SIMPLISTES  DE  PRÉDIRE  L'ISSUE  DE  CETTE  RENCONTRE  :  LE  CHOIX  DES  QUARTS  ARRIÈRES,  ET  LES  DIFFICULTÉS  DES  DEUX  LIGNES  TERTIAIRES  DE  DÉFENSE.

Pour évaluer rapidement les chances de victoire des Dolphins de Miami et des Colts d'Indianapolis lors de leur rencontre de dimanche après-midi, il suffit de noter que lorsque le quart arrière Tua Tagovailoa des Dolphins joue, son équipe l'emporte souvent. En revanche, quand Daniel Jones est le quart partant, comme ce sera le cas dimanche pour les Colts, son équipe perd généralement.

Bien sûr, ce n'est pas aussi simple. D'autres éléments peuvent également avoir un impact sur le dénouement de cet affrontement de la Conférence Américaine de la NFL. 

Comme les réponses aux questions  suivantes.



Pour les Dolphins : 

  • Le quart-arrière Tua Tagovailoa peut-il rester en bonne santé, sachant qu'une énième commotion cérébrale pourrait mettre fin à sa carrière ?
  • Son receveur vedette Tyreek Hill peut-il retrouver son meilleur niveau après une saison décevante l'année dernière.  Et sa présente blessure au muscle oblique (abdomen) va-t-elle le ralentir dans le match contre les Colts ? 
  • Est-ce vrai qu'il y a de la dissension dans le vestiaire des Phins (causée majoritairement par la mauvaise attitude de Tyreek Hill), et, si oui, peut-elle affecter les performances des joueurs dans la partie contre les Colts ?
  • L'ailier rapproché Darren Waller est sorti de sa retraite pour se joindre aux Dolphins, mais il est présentement blessé à une hanche, sera-t-il assez en forme pour bien jouer contre Indianapolis, dimanche ?
  • Après la perte de ses deux meilleurs demis de coin, Jalen Ramsey, -échangé aux Steelers-, et Kader Kohou, -saison terminée à cause d'une blessure au genou-, comment réagira la tertiaire de Miami avec deux remplaçants inexpérimentés, Cam Smith et Storm Duck ?


Du côté des Colts :
  •  Est-ce que l'effondrement de la tertiaire dans les derniers matchs de la saison 2024-25 se poursuivra cette année ?
  • Comment le nouveau quart arrière Daniel Jones se débrouillera avec un système offensif qu'il ne connaît pas bien ?
  • Est-ce que la défensive des Colts pourra s'ajuster rapidement aux schémas de jeux du nouveau coordonnateur défensif Lou Anarumo ?

C'est sera tout de même dommage si, comme il faut s'y attendre, Daniel Jones n'arrive pas à faire fonctionner efficacement l'attaque des Colts.  Car il a de bons outils à sa disposition : une attaque au sol redoutable avec l'excellent porteur de ballon Jonathan Taylor; trois ailiers espacés de qualité en Michael Pittman Jr, Josh Downs et Alec Pierce; ainsi qu'un ailier rapproché prometteur en la recrue Tyler Warren, choisi au 14e rang de la première ronde du repêchage de cette année.

La ligne à l'attaque est également plus qu'adéquate.  Si Daniel Jones parvient à ne pas faire perdre son équipe à cause des erreurs qu'il commet habituellement, les Colts peuvent profiter de l'avantage de l'ouverture de leur saison à domicile pour gagner ce match.



La défense de Miami contre le jeu au sol est solide, mais Jonathan Taylor (photo ci-dessus), bien appuyé par son excellente ligne offensive, peut représenter un test difficile pour le front-7 des Dolphins.  Et l'affreuse tertiaire des Phins peut être exploitée facilement avec le bon groupe de receveurs des Colts, à condition que Jones puisse les rejoindre souvent par de longues passes.

De son côté, Tua Tagovailoa et ses rapides receveurs peuvent étourdir la défense des Colts, surtout au niveau de la seconde ligne (secondeurs), où se situe la faiblesse de la brigade défensive des Colts.  Tua est un quart très précis dans ses passes, sauf lorsque les défenses ennemies utilisent le blitz.  Mais les Colts ne sont pas très efficaces avec cette stratégie.  

Les preneurs au livres pariaient en faveur des Colts par 1½ point pour remporter ce match, mais ils ont renversé leur prédiction lorsqu'ils ont appris que le porteur de ballon des Dolphins, De'Von Achane était remis de sa blessure au mollet, et qu'il participerait à la rencontre.  Ils prédisent maintenant une victoire des Dolphins par 1½ point.



Pour ma part, pour l'avoir vu si souvent faillir à la tâche, durant ses années avec les Giants de New York, je ne fais pas confiance à Daniel Jones (photo ci-dessus).

Les Colts ont fini avec une fiche identique à celle des Dolphins (8-9), la saison passée.  Et dans les deux cas, ce sont les quarts arrières qui ont causé leur perte : Tagovailoa en étant absent pour six parties (quatre défaites dans ces parties) des Dolphins, à cause d'une blessure à la hanche; et Anthony Richardson, des Colts, qui a été pourri dans les onze matchs qu'il a commencés. 

L'entraîneur de Miami, Mike McDaniel devrait pouvoir mettre fin au climat malsain dans le vestiaire de son équipe, et unir sa formation afin de la guider vers la victoire à Indianapolis, dimanche après-midi.  Il peut faire la différence grâce à ses savants schémas offensifs, mais tous ses joueurs devront contribuer pour arriver à cette fin, surtout les membres de la fragile tertiaire...  Une victoire ferait taire les critiques au sujet des chicanes de vestiaire...



Les piliers offensifs des Dolphins, les Tua, Hill (photo ci-dessus), Jaylen Waddle, et Achane doivent rester en santé et retrouver leur pouvoir de faire des jeux explosifs.  Ils doivent se servir de leur vitesse pour désarçonner les défenseurs ennemis. 

Cependant, si Daniel Jones arrivait à se surpasser en jouant un match décent, la victoire pourrait bien changer de côté.  La faible tertiaire de Miami lui donne l'opportunité de bien performer, et de parader dans le cercle des vainqueurs après la partie.

Dolphins 24,  Colts  23.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ accédez à d'autres informations pertinentes pour les deux équipes, grâce à mes précédents articles à leur sujet.


dimanche 1 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  COLTS  D'INDIANAPOLIS  :  ENCORE  DANS  UNE  LUTTE  À  TROIS  AVEC  JACKSONVILLE  ET  HOUSTON  POUR  LE  TITRE  DE  LA  DIVISION  SUD  DE  L'AFC ?


Deuxième étape de notre itinéraire pour visiter les formations de la division Sud de l'Association Américaine : Indianapolis.

Les impondérables...  La terreur des analystes et des experts qui tentent de prévoir ce qui arrivera à un club de sport énigmatique, mystérieux et rempli de questions sans réponse.  Les Colts d'Indianapolis constitue un cas type de ce genre d'équipe assez indéchiffrable et imprévisible.

Tenez, la saison dernière, après avoir vu leur prometteur quart arrière recrue, Anthony Richardson, tomber au combat dès le cinquième match; et après avoir vu les Colts être privé de leur meilleur attaquant, le porteur de ballon étoile Jonathan Taylor, blessé et faisant la grève pour une question de contrat; les observateurs ne donnaient pas cher de la peau de la troupe de l'entraîneur Shane Steichen.

Mais, comme ils semblent toujours avoir le don de déjouer les mauvaises prédictions, les Colts ont surnagé, avec le substitut Gardner Minshew au poste de quart, et avec le demi offensif réserviste Zack Moss, comme porteur de ballon principal, pendant les sept premiers matchs ratés par Taylor (photo ci-dessous).



Sans posséder un receveur dominant, mais avec le support d'une bonne ligne à l'attaque, l'offensive des Colts est parvenue, malgré tout, à marquer 396 points, pour se classer au 10e rang de la NFL dans ce domaine.

Les Colts auraient même remporté le championnat de leur division s'ils n'avaient pas gaffé sur un 4e essai controversé, à la fin de leur dernier match de la saison, contre les Texans de Houston.  Ils avaient la victoire à leur portée, mais au lieu de river le dernier clou dans le cercueil des Texans, ils les ont laissé leur voler ce gain, qui, du coup, valait à ces derniers, le titre de la section Sud de l'AFC, à la place des Colts.

Cette défaite s'avérait extrêmement coûteuse pour Indianapolis, car elle les éliminait des séries de fin de saison, avec un dossier de neuf victoires, huit échecs.

Il faut souligner que c'est toujours risqué d'être constamment à cheval sur la clôture, lorsque vous avez un club compétitif, mais jamais assez bon pour dominer suffisamment afin d'être parmi les meilleurs.  Leur dernier championnat de division, et leur dernière victoire en séries éliminatoires, remonte à 2014.  Leur dernière participation en playoffs, elle, est survenue en 2020.



Mais dans les douze dernières années, ils n'ont connu que trois saisons perdantes.  Signe d'une stabilité assez remarquable.  Souvent, ils ont surpris les prophètes de malheur en faisant mieux que prévu, avec des moyens qui semblaient très modestes.  Comme l'an passé...

Dans l'entre saison, les dirigeants des Colts ont fait très peu de changements.  Ils ont renouvelé la très grande majorité des contrats des joueurs qui auraient pu devenir agents libres.  

Gardner Minshew ne sera pas le QB substitut cette saison, puisqu'il joue maintenant pour le compte des Raiders de Las Vegas.  C'est le vieux Joe Flacco, 39 ans, qui va le remplacer dans ce rôle pour les Colts.

De même, Zack Moss ne sera plus le second de Jonathan Taylor dans le champ arrière d'Indianapolis.  Il a été engagé par les Bengals de Cincinnati.  Ça représente d'ailleurs un problème, parce qu'il n'y pas vraiment de candidat de valeur pour le remplacer, chez les demis offensifs des Colts.  Si Jonathan Taylor venait encore à se blesser, et à s'absenter pour une longue période, les Colts seraient bien mal pris.



Parmi les rares autres nouvelles au camp d'entraînement de cet été, les Colts ont renforcé leur défense contre la course, en embauchant le plaqueur Raekwon Davis (ex-Dolphins / photo ci-dessus).  Cette brigade défensive en a bien besoin, elle qui a accordé 2 105 verges aux opposants l'an dernier (24e position dans la NFL).

Les Colts ont aussi repêché un excellent chasseur de quarts arrières, le jeune Laiatu Latu, de UCLA, choix de première ronde, 15e au total, premier joueur défensif sélectionné au dernier encan amateur, ce printemps.  Il se joindra éventuellement aux deux spécialistes des sacks chez les Colts, Samson Ebukam (9½ sacks) et Kwity Paye (8½ sacks l'an dernier).

Si les Colts veulent progresser cette saison, ils devront avoir une bien meilleure contribution de leur unité défensive.  Elle a été beaucoup trop généreuse pour les adversaires, lors de la dernière campagne : 415 points accordés (28e dans la NFL, moyenne de 24,4 points par match); 5 947 verges allouées sur les jeux au sol (24e); 5 947 verges totales (24e).


Ce fut d'ailleurs un fait gênant l'an passé.  Dans cinq défaites à domicile, la défensive d'Indianapolis a permis une moyenne de 32 points aux clubs ennemis.  Comment espérer gagner avec de telles contre performances ?

Les chiffres ne disent pas tout.  Si on s'en tient aux statistiques de la défense anti-aérienne, la tertiaire des Colts ne semble pas si mal (16e de la Ligue).  Mais en vérité, elle a été inconstante durant toute la campagne 2023-24, en donnant trop souvent de gros jeux aux adversaires, dans des situations cruciales ou critiques.

À chaque position défensive, que ce soit en 1ère, 2e ou 3e ligne, il n'y a souvent qu'un nombre insuffisant de bons athlètes.  Un manque de profondeur flagrant.  À chaque saison, le football étant un sport de contacts souvent brutaux, des joueurs se blessent, et ils doivent avoir des coéquipiers assez forts pour les remplacer.  Ce n'est pas le cas chez les Colts.  Un problème épineux...



C'est la même chose du côté de l'offensive.  On a parlé du manque de bons réservistes chez les porteurs de ballon; c'est le cas aussi pour les receveurs.  À part Michael Pittman (photo ci-dessus), les ailiers éloignés de qualité, et les bons ailiers rapprochés, font défaut.  Les Colts espèrent que la recrue Adonai Mitchell (Texas, 2e ronde), va solutionner une partie du casse tête.  On le dit ultra rapide et talentueux.

Pas de soucis en ce qui concerne la ligne à l'attaque.  Les cinq réguliers de l'an passé reviennent, cette saison, et ils devraient encore former une des meilleures unités de la NFL.

Le plus gros questionnement demeure au poste le plus important, celui de quart arrière.  À sa saison recrue, Anthony Richardson (photo ci-dessous), n'a eu que quatre rencontres pour démontrer ses capacités.  Comme bien des jeunes quarts arrières des dernières promotions, c'est un meilleur coureur que passeur, à ses débuts.  Ça rappelle les commencements des Lamar Jackson, Jalen Hurts et autres Justin Fields.

En peu de matchs, le choix de première ronde (4e au total) du repêchage de 2023, a effectué 25 courses pour 136 verges, et quatre touchés.  Il a été électrisant en passant aussi pour 577 verges et trois touchés, contre une seule interception.  Il a fait preuve d'un grand leadership, ce qui est étonnant pour un gars de 21 ans seulement.


Le revers de la médaille, c'est qu'il semble trop se fier à son imposant physique, six pieds quatre pouces, 248 livres, pour foncer sans peur contre les défenseurs adverses.

Trois fois en quatre matchs, il a dû quitté le terrain, parce qu'il était ébranlé, après avoir été frappé durement, en portant le ballon.  Il s'est tordu une cheville, s'est blessé à un genou, et il a subi une commotion cérébrale.  À son 5e match, il s'est fait déboîter une épaule, ce qui l'a mis K.O. pour le reste de la saison.

C'est bien ça la pire crainte à son sujet.  Il se croit indestructible.  Il devra apprendre à mieux se protéger, à glisser, ou à se donner, quand il voit qu'il va se faire frapper en transportant le ballon.  Il aura intérêt à demeurer plus souvent dans la pochette protectrice.

Et son entraîneur Shane Steichen (photo ci-dessous) devrait aussi reconsidérer le nombre peut-être trop élevé de jeux de course qu'il commande à son jeune pivot.  C'est peut-être pour alléger le fardeau de son demi offensif Jonathan Taylor, vu le manque de bons réservistes au champ arrière.  Mais si c'est pour exposer Richardson à un risque élevé de blessures, le coach en chef y perd au change.



Les journalistes ont parlé à Richardson au sujet de son style casse cou, et des blessures qu'il a subies à cause de sa témérité.  Le jeune homme leur a répondus que ça faisait partie du risque du métier de footballeur de la NFL.  Il a renchéri en affirmant qu'il ne changerait pas son style agressif.

Unités Spéciales

Le botteur de précision des Colts, le vétéran Matt Gay, est de retour en bonne forme au camp d'entraînement, après avoir joué en dépit d'une blessure, pendant une grande partie de la saison dernière.  Son efficacité en a d'ailleurs été affectée­.  Il n'a réussi que 80,5 % de ses tentatives de placements.  Il devrait retrouver ses moyens cette année.

Le botteur de dégagements Rigoberto Sanchez est régulier comme une horloge.  Contrairement à la situation ailleurs dan la NFL, c'est lui qui fait aussi les bottés d'envoi.  Normalement, c'est le botteur de précision qui s'en occupe.



La tâche de retourner les bottés incombera probablement au petit Anthony Gould, 5' 8", 174 livres, puisque le titulaire régulier de ce poste, le receveur Josh Downs (photo ci-dessus), a été blessé à une cheville, par un plaqué dangereux et inutile, d'un coéquipier, durant une pratique, au camp d'entraînement.

La blessure est sérieuse et elle lui imposera une absence de 4 à 6 semaines de l'alignement.  Downs a été le deuxième meilleur receveur de l'équipe, la saison dernière, avec 68 ballons attrapés, pour 771 verges et deux touchés.  Et comme je le soulignais plus haut, les Colts manquaient déjà de relève à la position d'ailier espacé.

Conclusion

Les parieurs sont circonspects à l'endroit des Colts pour la prochaine saison.  L'an dernier, ils trouvent que les hommes de Shane Steichen ont été chanceux de gagner six des neuf parties qui se sont décidées par un score serré (sept point ou moins).  Malgré leurs effectifs réduits, ils ont fait le tour de force de battre trois champions éventuels de division : Baltimore, Houston et Tampa Bay.



La défensive n'a pas été tellement améliorée durant la saison morte.  Les entraîneurs croient que les joueurs en postes pourront offrir de meilleures performances que l'an passé, en 2024-25.  Ce n'est pas garanti...

Jonathan Taylor a été fantastique en seconde moitié de saison, une fois remis de sa blessure, et de sa grève du camp d'entraînement.  Il devrait revenir à pleine capacité cette année.  Mais ce serait une catastrophe s'il devait encore se blesser pour une longue durée.  Il n'y a aucun porteur de ballon de qualité pour le remplacer.

Les experts et les preneurs aux livres sont surtout inquiet au sujet d'Anthony Richardson, le moteur de l'offensive d'Indianapolis.  Il semble prometteur, mais est-ce qu'on a suffisamment vu de choses de lui en quatre parties d'expérience seulement ?  Il semble fragile et vulnérable aux blessures.  Est-ce qu'il pourra s'adapter aux risques et périls du jeu de la Ligue Nationale ?  Un problème de durabilité ?



En étant optimiste, et en croyant que les Colts vont bien relever les défis qui se posent à eux, ils devraient encore lutter pour le titre de leur division cette année.  Mais les Texans de Houston, ainsi que les Jaguars de Jacksonville, seront encore difficiles à devancer au classement de la section Sud de l'AFC...

Pour moi, les Texans sont les favoris pour finir en première place.  Et comme la saison dernière, les Colts vont probablement rater les séries éliminatoires, car il y a trop de bonnes équipes dans la Conférence Américaine qui peuvent obtenir au moins une "wild card" à la place des Colts.


N.B. - Vous aimerez aussi :

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samedi 2 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES COLTS D'INDIANAPOLIS : UNE OFFENSIVE...INOFFENSIVE !

Il faut croire que les dirigeants des Colts d'Indianapolis étaient exaspérés de rater leur coup avec la formule choisie pour trouver un bon quart-arrière.  Depuis la retraite inattendue d'Andrew Luck après la saison 2018, les Colts ont tenté sans succès de dénicher un remplaçant en faisant appel à des vétérans de renom.  En cinq ans, cinq candidats choisis ont échoué à combler les attentes.  Le dernier en liste, Matt Ryan (ex-Falcons) en 2022-23.

Lassés de ces échecs répétés et humiliants, les patrons football d'Indianapolis ont pris un autre chemin ce printemps en passant plutôt par le repêchage pour tenter de trouver leur quart-arrière d'avenir.  Leur future star de concession.  Ils croient l'avoir découvert en la personne d'Anthony Richardson (1ère ronde, 4e choix au total) un phénomène physique de   6'4", 244 lbs, qui court le 40 verges en 4,43 secondes, comme un ultra rapide receveur de passes, même s'il a le gabarit d'un gros secondeur de ligne !

Si les Colts ont pu le sélectionner aussi tôt au repêchage de cette année, c'est qu'ils ont connu une saison affreuse (4-12-1) l'an passé.  Matt Ryan a offert des performances gênantes qui lui ont valu de passer deux matchs sur...le banc des joueurs.  L'entraîneur Frank Reich a été mis à la porte et son remplaçant Jeff Saturday, une ex-vedette de l'équipe, sans expérience de coaching, a été une risée, avec un honteux dossier d'une seule petite victoire, contre sept défaites.



Non seulement les Colts ont repêché Richardson (photo ci-dessus) mais ils l'ont désigné comme QB partant cette saison.  Le principal intéressé a été très surpris par cette décision audacieuse, lui qui pensait bénéficier d'une année de formation derrière l'autre quart-arrière de l'équipe, Gardner Minshew (ex-Eagles).

Il faut préciser que, même au niveau collégial, Richardson n'a eu que treize matchs d'expérience comme QB partant.  Certes, c'est tout un athlète, il a un bras puissant et il fait des ravages incroyables en se transformant fréquemment en porteur de ballon difficile à stopper.  Mais comme passeur il est imprécis (seulement 53,8 % de passes complétées avec les Gators de la Floride, la saison passée).

Bref, plusieurs mois de perfectionnement, cette année, comme quart substitut, aurait sans doute été bénéfique pour son développement.  Les dirigeants des Colts ont plutôt opté pour un apprentissage dans le feu de l'action, quitte à le voir commettre pas mal d'erreurs.



Si seulement Richardson avait pu compter sur une solide ligne à l'attaque et de bons demis offensifs pour favoriser l'attaque terrestre et lui enlever de la pression pendant qu'il apprend son métier "sur le tas".  À en juger par les résultats de la dernière campagne, même si elle était évaluée comme une des meilleures de la Ligue Nationale, cette ligne offensive a été mauvaise au possible, autant en protection sur les jeux de passes qu'en blocage sur les jeux de course.

Comble de malheur, le porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus), l'unique vraie star de cette offensive, est mécontent de son contrat, et il a demandé à être échangé.  Les Colts l'ont offert aux autres équipes, les Dolphins et les Packers (entre autres) étaient intéressés, mais la contre partie de la proposition d'échange ne satisfaisait pas les dirigeants du club de l'Indiana.

Résultat : Taylor est inscrit sur la liste des blessés (il affirme ne pas être rétabli de la blessure à la cheville qui lui a fait manquer six matchs l'an passé), et il ratera au moins les quatre premières rencontres de son club.  Cela ne signifie pas qu'il ne pourra être échangé par la suite, mais la période des transactions se termine le 31 octobre.



Par surcroît, l'autre demi offensif des Colts, Zack Moss, s'est cassé un bras à la fin juillet, ce qui nécessitera 4 à 6 semaines de convalescence.  En l'absence de leurs deux piliers au champ arrière pour débuter la prochaine campagne, les Colts devront donner le ballon aux inexpérimentés Deon Jackson (24 ans) et Evan Hull, une recrue de 22 ans.

Tout indique qu'Anthony Richardson devra non seulement être le quart-arrière des Colts, mais également leur porteur de ballon principal !  D'autant plus qu'il ne doit pas se fier sur l'aide de ses médiocres receveurs de passes pour le dépanner.

L'an passé, les Colts s'attendaient à une bien meilleure production offensive de l'ailier éloigné Michael Pittman (no 11, photo ci-dessus) repêché en 2e ronde (34e au total) en 2020.  Comme le reste de ses coéquipiers, autant en attaque qu'en défensive, Pittman a sous-performé avec des gains de 925 verges pour une moyenne peu impressionnante de 9,3 verges par attrapé, inférieure à celles de ses deux saisons précédentes.



Alec Pierce (photo ci-dessus), l'autre receveur espacé, prévu pour accompagner régulièrement Pittman sur le terrain, a peiné l'an passé, à sa saison recrue.  Il n'a capté qu'environ la moitié des passes dirigées vers lui, pour de modestes gains de 593 verges.  Il doit hausser son jeu de plusieurs crans pour faire une différence dans "l'inoffensive" offensive des Colts.

Ce n'est pas le receveur marginal Isaiah McKenzie (ex-Bills), cueilli sur le marché des agents libres cet été, qui pourra assurer une relève efficace si ses deux collègues ne font pas le travail en 2023-24.  Peut-être que la solution au manque de punch offensif de l'attaque aérienne des Colts viendra plutôt de la recrue Josh Downs (choix de 3e ronde, 79e au total).  Mais à 5'9", 171 lbs, il n'a pas le physique de l'emploi...

Quant aux ailiers rapprochés, inutile de s'étendre sur le sujet.  Aucun n'est vu comme un vrai numéro un pour occuper régulièrement la position.

En défensive, les Colts ont raffermi leur première ligne sur le marché des agents libres en faisant signer des contrats à Samson Ekubam (ex-49ers et ex-Rams) ainsi qu'à Taven Bryan (ex-Browns et ex-Jaguars).



Mais ils ont perdu Bobby Okereke, qui porte maintenant les couleurs des Giants de New York; Yannick Ngakoue (un nouveau Bears) le seul chasseur de QBs valable la saison dernière (9½ sacks); et les vétérans membres de leur tertiaire, Stephon Gilmore (maintenant un Cowboys) et Rodney McLeod (nouveau Browns).  Le demi de coin Isaiah Rodgers a dû également quitter l'équipe (les Eagles viennent de le signer) à cause d'une affaire de paris illégaux.

Les Colts compte surtout sur le retour au jeu de leur super vedette défensive, le secondeur de ligne Shaquille Leonard (photo ci-dessus), après qu'il ait raté presque toute la dernière campagne en raison d'une grave blessure au dos.  Il viendrait solidifier une seconde ligne qui en a besoin, le maillon faible de cette unité étant Zaire Franklin.  Les experts évaluent la tertiaire comme étant la pire de la NFL.  En première ligne, les deux gars au milieu sont bons (surtout DeForest Buckner), mais les deux autres (Samson Ebukam et Dayo Odeyingbo), aux extrémités, ne sont pas de fort calibre.

La meilleure acquisition de l'entre-saison a probablement été celle du vétéran botteur de précision Matt Gay.  Avec les Rams, la saison passée, il a réussi 28 de ses 30 tentatives de placements, les deux essais ratés étant sur plus de 50 verges.



Avec toutes les faiblesses qu'ils montrent, des deux côtés du ballon, et l'incertitude aux postes clés, la saison 2023-24 des Colts d'Indianapolis ne se présente pas sous de bons augures.

La ligne à l'attaque doit corriger ses mauvaises performances de l'an dernier; la verte recrue Anthony Richardson doit pouvoir tirer son épingle du jeu; ses receveurs de passes doivent en donner beaucoup plus; et la défensive rapiécée du nouvel entraîneur en chef Shane Steichen (une recrue à ce poste, photo ci-dessus) doit pouvoir tenir le coup, car elle aura à fouler souvent le terrain, parce que «l'inoffensive» offensive des leurs ne gagnera pas assez de premiers jeux pour accumuler suffisamment de temps de possession.

Malgré un calendrier facile, la saison risque d'être longue et pénible pour les Colts.  Au moins, avec une fiche fort probablement misérable, ils pourront profiter d'un choix élevé au prochain repêchage.

CALENDRIER 2023-24 DES COLTS D'INDIANAPOLIS


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mardi 6 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : LES PRÉTENDANTS POUR LE CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE.



Remplie de bonnes équipes pouvant prétendre au championnat, la Conférence Américaine de la NFL sera le théâtre d'une compétition féroce et de plusieurs bons spectacles en 2022-23.

N'ayant pu me résoudre à déterminer qui, des Colts d'Indianapolis, et des Titans du Tennessee, remportera le championnat de la division Sud de l'Américaine, j'ai tout simplement décidé que les deux équipes participeront aux séries éliminatoires, mais qu'elles n'iront pas loin, dans leur aventure post-saison régulière.

Même scénario dans la division Ouest, où je prévois une lutte sans merci pour le premier rang, entre les Chargers de Los Angeles et les Chiefs de Kansas City.  Peut-être que les deux autres clubs de la section, les Broncos de Denver et les Raiders de Las Vegas, joueront les trouble-fête, mais je pense que L.A. et K.C. prévaudront et entreront dans le tournoi éliminatoire de janvier prochain.




Les Titans du Tennessee

Parce que les Colts d'Indianapolis semblent s'être enfin trouvé un bon quart-arrière en la personne de Matt Ryan, presque tous les connaisseurs de football américain croient qu'ils vont devancer les Titans du Tennessee en tête de la division Sud de l'AFC.

Le club du coach Mike Vrabel (photo sous le titre principal) ayant perdu ses receveurs de passes vedettes A.J. Brown (parti chez les Eagles à cause d'une dispute salariale), et Julio Jones (Buccaneers), ainsi que son porteur de ballon no 2, D'Onta Foreman (Panthers), les prévisionnistes ont vite conclu que le déclin de l'offensive des Titans était inévitable, et que leur élimination du portrait des séries de fin de saison était certaine.

Je ne suis pas du même avis.  Les Titans comptent encore dans leur rang le bulldozeur Derrick Henry (photo ci-dessus).  Et Vrabel, nommé coach de l'année 2021 dans la NFL, est toujours aux commandes.  Il ne faut pas oublier que Tennessee s'est monté la meilleure fiche de l'AFC la saison passée (semé no 1 pour les playoffs).  Les Titans se sont approchés à deux victoires du Super Bowl.




Jones n'a pas réussi, à sa seule saison au Tennessee, et la recrue Treylon Burks pourrait faire aussi bien, sinon mieux que lui, à sa place, dans l'alignement.  Pour sa part, Robert Woods (ex-Rams ➢ photo ci-dessus), qui va remplacer Brown, n'est pas une quantité négligeable.  Reste à savoir s'il est bien remis de son opération pour réparer un ligament croisé antérieur, à la mi-saison, l'an dernier.

Au poste d'ailier rapproché, Austin Hooper s'amène en provenance des Browns de Cleveland, pour remplacer Anthony Firkser, parti pour Atlanta.  Les Titans ne gagnent pas au change, mais ils ne perdent pas non plus, les deux joueurs étant inférieurs à la moyenne, à leur position dans la NFL.

L'offensive du Tennessee pourrait donc ne pas être aussi affaiblie que bien des experts le pensent.  Surtout si Henry joue une saison complète, comparée aux neuf matchs qu'il a loupés l'an passé, avec sa fracture au pied. 


 
Foreman n'est plus là, mais Dontrell Hilliard (photo ci-dessus) a bien fait dans un rôle limité en 2021 (350 verges au sol, en 56 courses, deux touchés).

La recrue Hassan Haskins (repêché en 4e ronde) est bourré de talent et pourrait aussi apporter une bonne contribution dans le champ arrière.

Si la direction des Titans a des raisons de s'inquiéter, c'est en raison de l'état déplorable de la ligne à l'attaque, une des moins bonnes du circuit Goodell.  Deux de ses membres, le garde à gauche Jamarco Jones, et le bloqueur à droite, Dillon Radunz, ne sont pas à la hauteur.

La situation des quarts-arrières a quelque peu changé, durant la saison morte, quand les Titans ont sélectionné Malik Willis en 3e ronde du repêchage.  On le dit très doué.  Ce choix n'a pas eu l'heur de plaire au pivot régulier de l'équipe, Ryan Tannehill (bientôt 34 ans).  Le rendement du vétéran a baissé l'an dernier, mais sa fiche, comme QB partant au Tennessee, est éblouissante : 30 victoires, 13 défaites.


Craignant que Willis devienne bientôt son successeur à la tête de l'offensive, Tannehill (photo ci-dessus) a déclaré que ce n'était pas son rôle de s'occuper de la formation de la nouvelle recrue.  Hum, hum...  On repassera pour la recherche d'un mentor pour Willis...

Il y a moins de doute du côté de la défensive.  Elle se classe dans le top-10 de la Ligue dans à peu près tous les départements.  En 2021, elle a bien paru en finissant au 6e rang de la Ligue pour le moins de points accordés.  Les Titans sont impliqués dans plusieurs matchs à pointage serré.  C'est important que la défensive résiste aux bons moments, dans les rencontres corsées.

Parmi les joueurs défensifs qui se sont le plus distingués par leur bonne tenue, il y a le secondeur de ligne Harold Landry (12½ sacks, + excellent pour stopper les jeux au sol), et le demi de sûreté Kevin Byard (31 interceptions depuis la saison 2017).  Il est tellement bon que les quarts-arrières adverses évitent de lancer des passes dans sa direction.  Il fait partie de l'élite de la NFL, et son compagnon de ligne , Amani Hooker, n'est pas loin de ce statut de premiers de classe.




 Jeffery Simmons (photo ci-dessus), est en train de devenir un des meilleurs joueurs de ligne intérieure dans la NFL.  Sa performance de 62 pressions sur les QBs adverses, a été la 5e meilleure à sa position, dans la NFL, la saison dernière.  Il est aidé par son collègue Denico Autry (ainsi que Landry) pour ennuyer les pivots opposés.  Ils masquent les faiblesses de leurs coéquipiers Teair Tart et Bud Dupree.

Les linebackers Zach Cunningham, David Long Jr, et Monty Rice, forment une unité se situant dans la moyenne dans le circuit Goodell.  Ils sont reconnus comme de bons plaqueurs pour arrêter le jeu au sol.

La tertiaire assure de bonnes couvertures aériennes, mais ses titulaires sont vieillissants.  Son plus jeune membre, Caleb Farley (choix de première ronde au repêchage de 2021), n'a presque pas joué à sa saison recrue, après s'être tordu un ligament croisé antérieur.

Je pense que la direction chevronnée des Titans saura conduire encore son équipe à bon port en 2022.  Si ce club régresse, ce ne sera pas de beaucoup.  Il bataillera avec les Colts pour s'accrocher près du sommet de la division Sud.  La porte des playoffs sera difficile à ouvrir, mais je pense que les Titans la franchiront.




➤ Les Colts d'Indianapolis

Aucun doute, les dirigeants des Colts d'Indianapolis ne pouvaient pas être plus frustrés, après que leur club ait raté les séries éliminatoires en perdant le dernier match de la saison, contre les Jaguars de Jacksonville, la pire formation de la NFL.  Ils ont vite trouvé un bouc émissaire, en la personne du quart-arrière Carson Wentz (rendu à Washington), dont ils se sont vite départi par la suite.

Pour la quatrième fois en autant d'années, après la retraite surprise d'Andrew Luck, ils auront un nouveau QB, le vétéran Matt Ryan, 37 ans (photo ci-dessus), obtenu des Falcons d'Atlanta, en échange d'un choix de 3e ronde au repêchage de cette année.  Avec lui, les Colts misent le tout pour le tout, en espérant que Ryan leur donne au moins une ou deux bonnes saisons.   L'an passé, avec Atlanta, Ryan a connu une campagne pénible, mais c'était probablement parce qu'il était très mal entouré, et à court de ressources valables.

Ryan n'a pas besoin de retrouver le meilleur de ses plus beaux jours avec les Falcons.  Les Colts lui demandent seulement de bien gérer l'attaque, sans faire d'erreurs coûteuses, comme Wentz en a trop commises l'an passé.  L'expérimenté QB Nick Foles (ex-Bears et ex-Eagles) sera prêt à prendre la relève si nécessaire. 




L'offensive restera centrée sur le champion coureur de 2021, le sensationnel porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus).  Il est devenu le plus jeune joueur de l'histoire de la NFL à franchir la barrière des 2 000 verges de gains (passes et courses combinées), et celle des 20 touchés marqués.  Il a égalé un record de la Ligue avec huit parties consécutives de plus de 100 verges de gains, avec au moins un touché.

Comme son homonyme Derrick Henry, des Titans, Taylor gagnent énormément de verges après le premier contact avec les défenseurs opposés.  La saison dernière, il en a accumulé 1 272 de cette façon.  C'est plus que le total de verges enregistrées (avant et après contact) par les autres porteurs de ballon de la NFL.  Époustouflant !!!

Quand Taylor aura besoin de reprendre son souffle sur les lignes de côté, Phillip Lindsay (ex-Dolphins et ex-Broncos) peut assurer la relève.  Comme Nyheim Hines, qui est également un bon receveur de passes, et un bon retourneur de bottés.




Et quand Ryan devra lancer le ballon, il pourra compter sur son receveur no 1, Michael Pittman Jr (photo ci-dessus).  L'attaque des Colts ressemble à celle des Titans du Tennessee, leurs principaux rivaux dans la division Sud de l'AFC : un porteur de ballon dominant avec un seul receveur dangereux.

Après Pittman, Ryan n'aura, en effet, que des cibles inexpérimentées : soit Parris Campbell, et la recrue Alec Pierce.  Mais il pourra aussi viser Taylor, qui, la saison passée, a été le 2e meilleur receveur de passes de l'équipe.  Mais Ryan pourrait aider sa nouvelle équipe à mieux réussir en zone rouge, une grave défectuosité l'an passé avec Wentz comme général de l'offensive.

La ligne à l'attaque est bien fournie et se classe dans le top-10 de la NFL.  Elle est bâtie pour favoriser le jeu au sol.  Par contre, elle n'obtient pas de bonnes notes en protection de quart-arrière.  Le centre Ryan Kelly est moins bien coté, sur cette unité, mais, au besoin, le bloqueur à gauche, Matt Pryor, peut prendre sa place, et accomplir un meilleur travail.




Braden Smith (à droite sur la photo ci-dessus) excelle à sa position de bloqueur du côté droit, et son coéquipier Danny Pinter, garde du même bord, est supérieur à la moyenne, parmi les joueurs occupant le même poste que lui dans la grande ligue.  Comme le reste de cette ligne, Quenton Nelson, garde à gauche, peut assurer les demis offensifs d'un bon soutien pour les jeux au sol.

Étant donné leurs limitations en offensive, les Colts, - encore une fois comme les Titans du Tennessee -, doivent se fier sur leur bonne défensive pour les garder toujours dans le match.  Sans être super, le "front 7" fait de la bonne besogne.  Les Colts ont recruté l'agent libre Yannick Ngakoue (ex-Raiders) pour sa capacité à mettre de la pression sur les QBs adverses.  Il est cependant peu efficace contre la course.  À ses côtés, le massif Grover Stewart (6 pieds, 4 pouces, 315 lbs), est incontournable, et ne laisse passer personne sur les attaques terrestres. 

Derrière la première ligne de défense, le linebacker Darius Leonard est un joueur étoile depuis longtemps.  Son palmarès en 2021 : 122 plaqués, huit passes rabattues, quatre interceptions, huit échappés provoqués, et meilleur salaire à sa position dans la NFL !

Son coéquipier Bobby Okereke (photo ci-contre) n'a pas rattrapé son haut niveau de jeu de sa meilleure campagne (2019), mais le potentiel est toujours là, et il se défend très bien en couverture de passes.

Heureusement pour la tertiaire, qui avait grand besoin de renforcement, les Colts ont acquis les services de l'agent libre Stephon Gilmore (ex-Panthers) qui trône encore près du sommet dans la hiérarchie des demis défensifs de la NFL.  Le demi de coin Isaiah Rodgers tire également bien son épingle du jeu, et son assistant, Kenny Moore II, a été élu à son premier Pro Bowl l'an dernier.

Rodney McLeod et Armani Watts sont venus du marché des agents libres pour améliorer la situation des demis de sûreté. 

Le reste de l'unité est de qualité moyenne, mais elle peut bien s'adapter à diverses situations, autant en couverture de zone, qu'en couverture homme pour homme.  Par son bon positionnement, et ses mouvements difficiles à interpréter pour les QBs et les receveurs opposés, elle force parfois des jeux risqués qui tournent à son avantage.  Cela explique les 19 interceptions de cette brigade, 3e dans ce département dans la Ligue Nationale.


Colts et Titans devraient se livrer une course nez à nez pour la première place de la division Sud.  En même temps, cette course aux séries éliminatoires sera facilitée par un calendrier très facile, pendant que ce sera l'inverse pour les grosses équipes des autres divisions de l'AFC, qui s'entre-déchireront et se battront entre elles.

D'accord, les deux belligérants devraient prendre la route des séries de fin de saison, mais étant donné la puissance de leurs futurs adversaires, sur ce chemin plein d'embûches, ils n'iront pas loin.


Les Chiefs de Kansas City

Sans vouloir faire un vilain jeu de mots, on peut dire que les Chiefs de Kansas City ont perdu quelques plumes depuis la fin de la saison dernière.  L'échange, qui a envoyé l'incomparable receveur Tyreek Hill aux Dolphins de Miami, a créé une onde de choc à travers la NFL.

Hill voulait être le receveur le mieux payé de la NFL, après avoir brisé le record de franchise, pour le plus grand nombre de passes captées en une saison, avec 111.  Mais les Chiefs n'avaient pas les moyens financiers pour satisfaire ses demandes salariales exorbitantes.

Les cinq choix de repêchage obtenus en retour de l'ex-road-runner de Kansas City, devraient valoir leur pesant d'or.  Déjà, les Chiefs ont pigé dans ces sélections pour mettre la main sur une recrue très prometteuse en la personne du jeune receveur Skyy Moore (choix de 2e ronde ➢ photo ci-dessus).  Il est loin d'avoir la rapidité de Tyreek Hill, mais sa principale qualité c'est d'éviter ou de briser les plaquages des défenseurs adverses.




Les Chiefs ont remodelé leur groupe de receveurs durant la saison morte.  À part Mecole Hardman, un ailier espacé qui n'a pas atteint les objectifs fixés pour lui par les entraîneurs, seul l'ailier rapproché tout étoile Travis Kelce (photo ci-dessus) est de retour à son poste.  Ses statistiques sont encore fantastiques, mais elles ont un peu diminué.  C'est normal.  

Comme Mahomes, il ne pouvait pas soutenir indéfiniment le rythme infernal de ses précédentes saisons.  À bientôt 33 ans (le 5 octobre prochain), Kelce, comme tous les meilleurs joueurs à sa position, est susceptible de connaître un déclin.  C'est historiquement vérifié.


Donc, remue-ménage chez les receveurs de passes : exit les Byron Pringle (Bears), Demarcus Robinson (Raiders) et Darrel Williams (Cardinals).  Bienvenue les Ronald Jones (ex-Buccaneers), Juju Smith-Schuster (ex-Steelers) et Marquez Valdes-Scantling (ex-Packers).  On n'attend rien d'excitant de la part de ce dernier, mais l'arrivée de Smith-Schuster (photo ci-dessus) est intrigante.

Il ne faut pas se fier à ses dernières statistiques (modestes) avec Pittsburgh.  Son QB, Ben Roethlisberger, n'avait plus de force dans le bras, et ses receveurs éloignés en ont payé le prix.  Juju a également été blessé.

Ce sera différent avec Mahomes.  Depuis 2018, année où il devenu le QB partant des Chiefs, seul Tom Brady a été meilleur que lui.  Mahomes a connu une moins bonne saison l'an passé.  Depuis son opération au gros orteil pour réparer des ligaments, avant la saison 2021, il semble moins à l'aise dans ses déplacements.  Mais, entre nous, comme Kelce, il ne pouvait tout simplement pas continuer sa route avec des performances aussi extraordinaires que celles de ses premières années comme QB régulier de Kansas City.




Il n'en demeure pas moins que Smith-Schuster pourrait élever son jeu de quelques crans avec Mahomes (photo ci-dessus) comme passeur.  Il se révélerait ainsi comme un bien meilleur receveur qu'on le croit, si on accepte de ne pas le comparer à Hill.

Sans ce dernier dans leur alignement, les Chiefs vont glisser en bas du 2e rang qu'ils occupaient l'an passé au classement des meilleurs producteurs de gains aériens dans la NFL.  Mais grâce à Mahomes, et à la grande expertise du coach Andy Reid, ils devraient se maintenir parmi les premiers de classe dans ce domaine.  Reid a le tour d'utiliser son personnel en tablant sur les points forts de chacun de ses joueurs.

Néanmoins, tous ces changements vont requérir une période d'adaptation, ou de rodage, pour tout mettre en place, et en bon état de fonctionnement.  Sans Hill pour capter les longues bombes, Reid devra se résigner à commander plus de passes en zones courtes ou intermédiaires.




Mahomes est un maître dans l'art d'improviser, avec succès, des jeux inattendus, ou à faible pourcentage de réussite.  Et ce, sans faire d'erreurs quand le jeu prévu n'est pas disponible, ou qu'il devient impossible.

Les Chiefs doivent espérer que l'attaque aérienne continue de rapporter gros, car leur offensive terrestre est terriblement inefficace avec le porteur de ballon Clyde Edwards-Hilaire (photo ci-dessus).

On a fait signer un contrat à Ronald Jones, après que les Buccaneers l'ait laissé partir à la suite d'une dernière saison décevante à Tampa Bay.  Il va jouer les seconds violons, comme Darrel Williams (Cards), le demi offensif qu'il remplace à Kansas City.

Jerick McKinnon a évité de justesse d'être retranché du camp d'entraînement, au début du mois.  Reid a décidé de le garder, surtout pour ses talents de receveur sur les 3e essais.  

En conclusion de cet état des forces au champ arrière : rien pour faire sortir les Chiefs des bas-fonds dans le domaine des gains au sol chez les pires attaques terrestres de la NFL.




Pourtant ces médiocres porteurs de ballon devraient pouvoir s'engouffrer dans les ouvertures que leur procure l'excellente et versatile ligne à l'attaque des Chiefs.  Le centre Creed Humphrey et le bloqueur Darian Kinnard font partie de l'élite du circuit Goodell.  Et le garde Joe Thuney n'en est pas loin.

Le caractère explosif de l'attaque aérienne des Chiefs, sous la conduite fantastique de Mahomes, a fait oublier très souvent les faiblesses de la défensive de l'équipe.

La première ligne de défense, malgré la forte présence de Chris Jones (photo ci-dessus), est incapable d'arrêter le jeu au sol.  Les principaux coupables de cette tare sont Derrick Nnadi et Frank Clark.  Kansas City a fini à l'avant-dernier rang de la ligue pour la moyenne de verges accordées par course.




Elle a fait mieux pour exercer une pression soutenue sur les QBs opposés, mais cela s'est traduit par seulement 31 sacks du quart (4e plus petit nombre dans la NFL).  Les Chiefs espèrent obtenir du secours, pour améliorer ce volume, après avoir sélectionné George Karlaftis en première ronde du dernier repêchage.

Les sacks, survenant souvent sur les 3e essais, permettent généralement des changements de possession de ballon, en écourtant ainsi le temps passé sur le terrain par la défensive.  Du même coup, pendant que les joueurs défensifs se reposent plus fréquemment, l'offensive de l'équipe peut se déployer davantage pour marquer des points.

Aux postes de linebackers, les jeunes Willie Gay, et surtout la recrue Nick Bolton (photo ci-dessus), ont agréablement surpris en 2021.  Jermaine Carter Jr, l'autre secondeur de ligne, a toutefois mal paru.

La tertiaire est à mi-chemin entre les bonnes et les moins bonnes unités défensives de la Ligue.  Les demis de coin Rashad Fenton et L'Jarius Sneed, ainsi que le demi de sûreté Juan Thornhill, en sont les meilleurs éléments. 




Reste à savoir si Justin Reid (ex-Texans ➢ photo ci-dessus), qui remplace l'excellent Tyrann Mathieu (maintenant avec les Saints), se montrera à la hauteur du défi qui l'attend.  On peut en douter...  

La recrue Trent McDuffie (choix de première ronde du dernier repêchage) sera également appelé à faire sa part pour compenser un peu le vide créé par le départ de Mathieu et celui de Charvarius Ward (49ers).  À noter que les Chiefs ont terminé en 26e position de la NFL, l'an passé, au chapitre des verges nettes allouées sur les jeux de passe des équipes adverses.

Mahomes et les Chiefs risquent de s'ennuyer de Tyreek Hill, leur gros frappeur de circuits.  

La présence de plusieurs jeunes joueurs inexpérimentés en défensive soulève des incertitudes et des inquiétudes, là où des faiblesses persistent.  Cette brigade défensive va être durement testée en début de campagne avec plusieurs parties contre de puissantes attaques du circuit Goodell.

ANDY  REID
L'offensive des Chiefs n'est plus aussi capable qu'avant de surmonter les nombreux passages à vide de son unité défensive.  Cette unité qui devrait être pourtant plus solide qu'avant, afin de soutenir une offensive diminuée, qui doit apprendre à carburer avec de nouvelles ressources, dans un système de jeu compliqué, qui exige cohésion, synchronisme et précision dans l'exécution.  

La force de ses joueurs vedettes devrait cependant permettre au club de Kansas City de minimiser son nombre de défaites, dans une division Ouest ultra compétitive comme jamais.  Mais leurs chances de prolonger à sept, leur record de championnats consécutifs dans cette même section, sont en péril.  Je prévois que les Chargers de L.A. vont les chasser de cette première position, cette saison.




Au cours des quatre dernières années, Kansas City a réussi à disputer quatre finales de Conférence sur son propre terrain.  Du jamais vu dans l'histoire de la NFL.  Ce précédent est une aberration, surtout avec les aléas du plafond salarial, et en cette époque de surenchère sur le marché des agents libres.

Cependant, le paysage a changé dans l'Ouest de l'Américaine, et même dans la Conférence aussi.  Plus d'équipes aspirent sérieusement aux séries éliminatoires.  Les Chiefs devraient quand même y participer cette année.  Et il n'est pas impossible qu'ils y fassent des ravages.  Ils ont tellement l'expérience de ces matchs sans lendemain pour les perdants.  Ils sont aguerris et savent comment gagner ces batailles royales...

🏈🏈🏈

PRÉVISIONS PRÉCÉDENTES

lundi 5 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : LES PRÉTENDANTS AU CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.


samedi 3 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : UNE BATAILLE ROYALE POUR ACCÉDER AUX SÉRIES ÉLIMINATOIRES DANS LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE !


mardi 30 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022-23 : DES CLUBS MOYENS QUI POURRAIENT SURPRENDRE (BROWNS, SAINTS, CARDINALS, RAIDERS)


samedi 27 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022 : DES ÉQUIPES ENTRE DEUX EAUX (PANTHERS, COMMANDERS, STEELERS, VIKINGS).


jeudi 25 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : DES CLUBS ENTRE DOUTE ET ESPOIR (JAGUARS, JETS, LIONS, SEAHAWKS).


dimanche 21 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : LES DERNIERS DE CLASSE (Texans, Falcons, Bears, Giants)...