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jeudi 20 janvier 2022

DEMIE-FINALE DE LA NFC : RAMS VS BUCCANEERS, OURAGAN DE POINTS EN VUE...


Avec deux puissantes offensives aériennes affrontant deux faibles défensives contre la passe, on peut se douter qu'il se marquera beaucoup de points, dimanche après-midi (15 hrs), dans le match de demie-finale de la Conférence Nationale, opposant les Rams de Los Angeles aux Buccaneers de Tampa Bay, en Floride.



Les deux équipes se sont mesurées le 26 septembre dernier, chez les Rams, au SoFi Stadium de Inglewood, et il y a eu, en effet, un feu d'artifice offensif : compte final 34 à 24 pour les locaux.  Les deux adversaires ont cumulé un total de 775 verges de gains par la voie des airs : 432 pour les Bucs, 343 pour les Rams.


Au sol, étant données les deux solides défensives contre la course, les porteurs de ballon des Bucs ont été limités à une maigre moyenne de deux verges de gains par tentative (19 verges au total), tandis que le demi offensif Sony Michel, des Rams, faisait un peu mieux avec une moyenne de 3,35 verges par portée (67 verges au total)...



La statistique la plus intéressante dans cette victoire des Rams, c'est le nombre de fois que leur défensive a fait pression sur la ligne à l'attaque adverse et le quart-arrière étoile de Tampa Bay, Tom Brady (photo en tête d'article).  La brigade défensive des Rams a frappé Brady cinq fois, en plus d'enregistrer trois sacks contre lui.  Six autres fois, elle a plaqué les porteurs de ballon opposés pour des pertes de terrain.


Ce fut une des clés primordiales de cet affrontement car la ligne à l'attaque des Bucs est généralement impénétrable et qu'elle protège vraiment bien Brady, leur joueur qui fait presque toujours la différence en leur faveur, comme ce fut le cas l'an passé, quand le brillant QB de 44 ans les a conduits à une victoire éclatante au Super Bowl.  Les champions sont toujours confiants de battre n'importe laquelle équipe avec leur grand leader, «Terrific Tom», aux commandes.


Il va sans dire que les Rams devront répéter ce fait d'armes dimanche à Tampa.  Pour ce faire, les excellents joueurs de ligne Von Miller (photo ci-dessus), Aaron Donald et Leonard Floyd devront forcer la note et nuire le plus possible à Brady.  Coup de chance pour L.A., cette fois-ci, la très efficace ligne à l'attaque des Bucs pourrait être privée des services de Tristan Wirfs (photo ci-dessous, blessé à une cheville), et le centre Ryan Jensen pourrait être moins mobile puisqu'il jouera en dépit d'une cheville endolorie.




Les Rams n'auront pas à s'inquiéter non plus de neutraliser le meilleur receveur des Buccaneers, Chris Godwin, puisque sa saison est terminée à cause d'une sérieuse blessure à un genou.  On peut présumer que l'as demi défensif des Rams, Jalen Ramsey, se chargera de couvrir l'autre dangereux receveur des Bucs, Mike Evans.


Les chances de gagner des Rams sont donc appréciables, mais il est difficile de parier contre Tom Brady, surtout en séries éliminatoires...    

dimanche 16 janvier 2022

NFL WILD CARD 2022 : CARDINALS-RAMS, LA LISTE DES BLESSÉS POURRAIT DÉTERMINER QUEL CLUB GAGNERA.



L'an dernier, pour la première fois dans l'histoire des Super Bowls, une équipe, les Buccaneers de Tampa Bay, a gagné le match ultime dans son propre stade, à domicile.  Cette année, le mois prochain, le match de championnat aura lieu au SoFi Stadium de Los Angeles (une merveille d'architecture, photo ci-dessus).  Et l'équipe locale, les Rams de Los Angeles, veut à tout prix imiter le club de Tom Brady en s'emparant du trophée Lombardi.

Pour atteindre son ambitieux objectif, la direction des Rams a pris les grands moyens.  Dès le printemps dernier, les dirigeants de l'équipe se sont mis à l'oeuvre.  Jugeant que le quart-arrière du club, Jared Goff, n'était pas l'homme de la situation, ils l'ont échangé aux Lions de Détroit en retour de Matthew Stafford, un QB qui, selon eux, est plus du calibre d'un Tom Brady.

Puis, avant même le début du camp d'entraînement, leur principal porteur de ballon, Cam Akers, s'est déchiré un tendon d'Achille durant son programme d'exercices personnel.  On prévoyait qu'il raterait toute la campagne 2021.  Les patrons des Rams se sont tournés de bord et ont transigé avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour obtenir le demi offensif Sony Michel (photo ci-dessous).


Encore là, ils ont eu la main heureuse car, sachant que le premier remplaçant de Akers, Darrell Henderson Jr, est un joueur fragile, ils ont eu la précaution d'acquérir Michel au cas où...  Et comme de fait, cette année, Henderson a raté encore cinq parties en raison de blessures.  Son nom apparaît d'ailleurs sur la liste actuelle des blessés de l'équipe.

Une autre tuile tombe sur la tête des Rams le 13 novembre, quand leur as receveur espacé Robert Woods se blesse à un genou lors d'une séance d'entraînement.  Il doit être opéré.  Sa saison est finie.  Coup de chance, le jour même, les Rams avaient fait signer un contrat au receveur Odell Beckham Jr (photo ci-dessous), fraîchement libéré par les Browns de Cleveland.

Dans mon analyse pré-saison, https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/08/matthew-stafford-la-piece-qui-manquait.html j'avais souligné que les Rams avaient perdu quelques joueurs importants en défensive, sur le marché des agents libres, durant l'été.  Défense no 1 l'an passé, je prévoyais qu'elle régresserait cette saison, mais pas au point de tomber au 15e rang (6e contre le jeu au sol, 22e contre le jeu aérien).  Ayant besoin de renforts, ils ont fait un échange pour obtenir les services du vétéran secondeur de ligne Von Miller, des Broncos de Denver.


Enfin, tout récemment, autre catastrophe, les Rams perdent les services de leurs deux meilleurs demis de sûreté : Taylor Rapp (commotion cérébrale) et Jordan Fuller (cheville).  Pris de panique, avant leur match éliminatoire de lundi, chez eux, contre les Cardinals de l'Arizona, les Rams ont fait sortir de sa retraite (2019) leur  ex-demi défensif Eric Weddle, 37 ans, qui tentera de secourir la tertiaire de son ancienne équipe.

Malgré tous ces problèmes, les Rams (12-5) ont remporté le titre de la très compétitive division Ouest de la Conférence Nationale.  Leurs nouveaux joueurs ont fait du bon boulot et l'équipe a terminé la saison en gagnant quatre de ses cinq derniers matchs.

Ce fut le contraire pour leurs prochains adversaires.  Les Cardinals (11-6) ont perdu quatre de leurs cinq plus récentes parties.  Ils avaient été le dernier club de la NFL à subir la défaite après sept victoires d'affilée en début de saison.


Les Cards ont aussi eu leur part d'ennuis avec les blessures.  La plus dévastatrice étant celle de leur extraordaire receveur espacé DeAndre Hopkins (genou, photo ci-dessus), sûrement dans le top 5 des meilleurs joueurs de la Ligue à sa position.  Sans lui, son club a perdu quatre de ses cinq dernières parties.  Il pourrait effectuer un retour au jeu si les Cardinals se rendent en finale de Conférence.

Leur quart-arrière étoile, Kyler Murray (Pro Bowl) a aussi raté trois rencontres à cause d'une blessure à une cheville.  Le joueur de ligne J.J. Watt (épaule) est également tombé au combat lors du 7e match des Cards, le 24 octobre.  La semaine suivante, la série de sept victoires consécutives de l'Arizona prenait fin.  Sans lui, pour le reste de la saison, la fiche de l'équipe a été de quatre gains contre six échecs.  Il y a de faibles probabilités qu'il revienne au jeu lundi contre les Rams.

Les porteurs de ballon Chase Edmonds et James Conner soignent des blessures aux côtes, mais ils devraient être de la partie lundi.  Le cas du receveur Rondale Moore (cheville) est plus douteux.


Donc, tous ces importants blessés, chez les deux équipes, pourraient être un facteur déterminant sur l'issue de l'affrontement de lundi à L.A..  Et même si quelques-uns d'entre eux pourront prendre part à l'affrontement, ils pourraient ne pas être au meilleur de leur forme.

Les deux adversaires ont croisé le fer à deux reprises cette saison.  Lorsque tout allait super bien pour les Cards en début de campagne, ils ont dominé les Rams 37-20 à Los Angeles, le 3 octobre.  Puis, lorsqu'ils ont amorçé leur série noire en fin de calendrier, les Cardinals se sont inclinés 30-23, le 13 décembre, chez eux, en Arizona.

La principale raison de leurs déboires a été l'effondrement de leur défensive contre le jeu au sol (20e rang de la NFL).  Ils ont également éprouvé des difficultés à bien protéger Murray (à la gauche de Matthew Stafford, photo ci-dessus, 31 sacks encaissés par Murray en 2021).  Après leurs sept gains pour commencer la saison, leur défensive était au premier rang de la Ligue pour le taux d'efficacité le plus bas des quarts-arrières adverses contre elle.  Pour le reste de son calendrier (dix derniers matchs), cette même défensive a chuté au dernier rang dans cette catégorie statistique.


Même histoire pour les points accordés par partie :  les Cards étaient les meilleurs après les sept premiers matchs (16,3 points par joute), ils ont descendus au 24 rang (25,2 points par rencontre) par la suite.  Les Rams ont certainement pris tout ça en note afin de dresser  leur plan de match pour lundi.  Ils ont terminé au 3e rang de la Ligue pour les sacks avec 50 et lors de leur victoire de 30-23 en Arizona, ils ont mis beaucoup de pression (40 fois !) sur Murray, qui a d'ailleurs subi quatre sacks.

Lundi, Murray devra éviter de lancer le ballon dans la direction de l'as demi défensif Jalen Ramsey, des Rams, tout en tentant d'échapper à la poursuite du redoutable joueur de ligne Aaron Donald.  Il faut aussi s'attendre à ce qu'il vise souvent son receveur de confiance, le vétéran ailier rapproché Zach Ertz (photo ci-dessus).  Les ailiers éloignés Christian Kirk et le vieux A.J. Green sont ses autres cibles de prédilection.

Si la tertiaire des Rams est aussi mal en point qu'on le dit, Murray pourrait exploiter ses faiblesses, à condition que sa ligne à l'attaque le protège adéquatement et lui donne le temps de passer le ballon.

Avec sa nouvelle équipe, le quart-arrière Matthew Stafford a connu un excellent départ.  En seconde moitié de saison, son étoile a un peu pâli, notamment en ce qui concerne sa capacité à lire les défensives adverses.  Il a multiplié les interceptions, finissant d'ailleurs au sommet de la Ligue avec 17.  Il a compensé la plupart du temps, avec ses 41 passes de touché (2e dans la Ligue) et un ratio d'efficacité de 102,9, (le 6e meilleur dans la NFL).

Il a un gros atout en sa faveur en la personne du meilleur receveur de la NFL, Cooper Kupp (no 10, photo ci-dessous), détenteur de la triple couronne (premier de la NFL pour le nombre d'attrapés, de verges gagnées et de touchés par la passe), un exploit rare dans l'histoire de la NFL.


Les joueurs des deux premières lignes, à l'attaque et à la défensive, des Rams ne doivent pas se faire malmener et dominer physiquement comme ce fut le cas en deuxième demie de leur dernier match (défaite en prolongation contre les 49ers).  Et en offensive, ils doivent bien établir leur attaque au sol pour profiter des largesses de la défensive des Cards.

Avec tous les efforts (y compris monétaires) et les acquisitions de bons joueurs qu'ils ont fait en 2021, la pression est sur les Rams pour se rendre loin en séries éliminatoires cette année.  Ils ne peuvent se permettre de perdre chez eux, lundi contre les Cardinals, qui, incidemment, ont été des champions sur la route cette saison, en gagnant 8 de leurs 9 matchs.         

mardi 5 janvier 2021

ENFIN DE QUOI CÉLÉBRER POUR LES PATRIOTS "HATERS" !


Les temps ont été longs et durs pour les Patriots "haters", dont je fais partie.  Pour la première fois en deux décennies, le club dirigé par Bill Belichick (photo ci-dessus) a connu une saison perdante (sept victoires, neuf défaites) en 2020.  Enfin !  Le long des lignes de côté, on a pu voir le gourou des Pats se creuser la tête, avec un air débiné, cherchant des solutions aux sérieux problèmes de son offensive anémique, quand ce n'était pas sa défensive qui accordait trop de verges au sol à ses adversaires (131 verges par match, 26e dans la NFL).

Ça faisait drôle de voir Robert Kraft, l'omnipotent propriétaire de l'équipe, soudain plus discret que d'habitude, observer les déboires de ses protégés dans un stade vide, privé de spectateurs à cause du coronavirus.  Ce fut la seule consolation pour Kraft, ne pas voir et entendre les partisans huer sa bande de perdants.

Il faut dire que le club de la Nouvelle-Angleterre a été durement éprouvé par les blessures, les absences de certains joueurs ayant contracté le COVID-19, ou ayant choisi de ne pas disputer cette saison à cause de cette pandémie (huit joueurs, le plus haut total parmi les formations de la Ligue Nationale).

Mais la raison principale du dérapage de ce club dominant au cours des vingt dernières années aura été le quart-arrière Cam Newton, venu en relève de Tom Brady, le héros de cette dynastie, parti en Floride rejoindre les Buccaneers de Tampa Bay, qu'il a d'ailleurs conduit à une place en séries éliminatoires.



Newton a certes été mauvais, lançant seulement huit passes de touché contre dix interceptions.  Mais il n'y avait personne autour de lui pour faire de gros jeux.  Les porteurs de ballon principaux, Damien Harris (six matchs ratés), Sony Michel (photo ci-dessus) sept matchs ratés) et Rex Burkhead (six matchs ratés) manquaient souvent à l'appel en raison de blessures ou de maladie.  Son seul receveur dangereux, Julian Edelman, n'a joué que six rencontres.

Newton semblait perdu sur le terrain.  Nouveau joueur dans l'organisation, devant évoluer dans un nouveau système de jeu, il n'arrivait pas à trouver ses repères.  Il ne réussissait même les courtes passes -à ses demis ou aux ailiers rapprochés- qui sont ordinairement si efficace dans le système offensif de Belichick.  Ses courses au sol, sa grande force, le dépannaient de temps à autres.

Par surcroît, son attitude de Superman, se voulant au-dessus de tout, ne l'a pas bien servi.  Ce qui n'est d'ailleurs pas étranger au fait qu'il a lui-même attrapé le COVID-19.  Comme si ça ne pouvait pas lui arriver, étant donné son fort complexe de supériorité et sa grande force physique.


Il est quasi certain qu'il ne reviendra pas avec l'équipe, la saison prochaine.  À moins qu'il accepte un poste de quart substitut.  Ce qui serait fort étonnant, justement parce qu'il est tellement imbu de sa super personne.  Outre le fait que ses receveurs n'arrivent pas à se découvrir, Newton lance le ballon en flèche, avec trop de force, en ratant sa cible.  Ce qui ne facilite évidemment pas la tâche de ses receveurs.

Ou bien Belichick choisira un jeune quart-arrière au prochain repêchage (même si le DG des Pats n'est pas renommé pour ses bons choix de repêchage ces dernières années), ou bien il ira voir chez les agents libres.  À moins qu'il procède à un échange pour mettre la main sur un vétéran qui est peut-être en disgrâce ailleurs.

Des noms ont circulé dans les rumeurs.  On parle de Mitch Trubisky (Bears), Carson Wentz (Eagles) et même de l'ancien Patriots Jim Garoppolo (49ers).

Ce qui n'a pas aidé les Pats, c'est également l'émergence des Bills de Buffalo et des Dolphins de Miami, dans leur division (AFC Est).  Pendant ces nombreuses années où ils ont connu tant de succès, les hommes de Belichick pouvaient battre facilement les autres clubs de leur section parce qu'ils étaient faibles, la plupart du temps.

Alors, la campagne 2020 des Patriots : une erreur de parcours à cause des blessures et des absents ("opting out" pré-saison à cause du COVID-19) ?  Ou parce que Belichick n'a pas su reconstruire un club en déclin ?  On verra ce qu'il fera dans l'entre-saisons...

vendredi 3 janvier 2020

LES PATRIOTS À LA DÉFENSE DE LEUR TITRE : MÊME FORMULE = MÊMES RÉSULTATS ?


Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont gagné le dernier Super Bowl essentiellement grâce à leur défensive intraitable et à la formidable chimie entre le quart-arrière Tom Brady (no 12) et son receveur étoile Julian Edelman (no 11, joueur du match).  Tous les experts semblent s'accorder pour prédire que les hommes du légendaire coach Bill Belichick ne pourront pas répéter cette formule gagnante cette année.

D'abord, parce que les Pats (12-4) ont glissé en seconde moitié de saison (4-4) après une première demie impeccable (8-0).  Ensuite, parce que pour la première fois en dix ans, ils n'ont pas obtenu de «bye» en première ronde des séries éliminatoires.  Or il est rare qu'un club se rende jusqu'au bout (champion du Super Bowl) lorsqu'il n'a pas bénéficié d'une semaine supplémentaire de congé avant d'entamer son parcours en playoffs.

Contrairement à l'an passé, Brady ne peut compter sur le monstre Rob Gronkowski, retraité depuis.  Le gros Gronk passait la charrue sur les défensives ennemies soit en bloquant pour les jeux au sol, soit en captant des passes en renversant les plaqueurs qui tentaient de l'arrêter, soit en attirant à lui les défendeurs pour ainsi libérer les autres receveurs de passes de l'équipe.

Son absence s'est fait sentir en 2019.  Brady n'a eu que Edelman comme receveur fiable.  On a souvent vu le quart-arrière des Pats être frustré après des passes ratées parce que les autres receveurs du club ne suivaient pas bien leurs tracés.


Heureusement pour lui et ses coéquipiers en offensive, Brady avait souvent des terrains courts à la suite de la multitude de revirements causés par l'unité défensive de son club.  Tellement, qu'en plaisanterie, on disait que la meilleure attaque des Pats était leur défensive.  Le demi défensif Stephon Gilmore (no 24, photo ci-dessus) a largement fait sa part avec six interceptions (dont deux ramenées pour des touchés) et 44 plaqués.  Il est en lice pour le titre de joueur défensif de l'année dans la NFL.

L'entraîneur Bill Belichick sait très bien sur qui reposent ses chances de gagner.  Plusieurs fois, surtout en seconde portion du calendrier, on l'a vu faire des caucus avec sa défensive, sur les lignes de côté, quand les choses n'allaient pas bien.  Plus souvent aussi parce qu'il sentait que son offensive n'était pas assez forte pour combler des retards dans le pointage.

Samedi soir, les Patriots recevront les Titans de Tennessee dans un match de «Wild Card».  Belichick doit avoir des soucis car il devra trouver le moyen de stopper le porteur de ballon Derrick Henry, champion dans son domaine avec des gains de 1 540 verges par la course.  Or, vers la fin de la saison les Patriots ont eu du mal contre le jeu au sol.

Si Brady a connu une de ses moins bonnes campagnes avec des statistiques assez médiocres (un rating de 88 seulement), ce n'est pas tant à cause de son âge avancé, 42 ans, qu'à cause du manque de ressources à l'attaque.  Manque de bons receveurs.  Manque de soutien au champ arrière avec le demi Sony Michel carrément mauvais (3,69 verges par portée).


Son vis-à-vis dans le match de samedi, le quart-arrière des Titans, Ryan Tannehill (no 17), a fait un «Tom Brady» de lui-même en finissant au premier rang de la NFL avec un rating de 117,5.  Il a changé la saison de son club après avoir pris la place de Marcus Mariota qui, comme d'habitude ne faisait pas le travail à titre de QB no 1 de son équipe.  Tannehill a complété 70,3 % de ses passes.  Une autre statistique remarquable.  C'est un vétéran de 31 ans, mais il n'a jamais joué une partie en séries de fin de saison.  Mais un peu comme Brady, il n'a qu'un seul receveur vraiment dangereux : A.J. Brown (1 051 verges).

C'est donc surtout par le jeu au sol avec Henry (no 22), que passe les chances des Titans de créer la surprise en allant gagner en Nouvelle-Angleterre.  Mais la faiblesse de Tennessee est sa défensive contre la passe (24e) et gageons que Brady saura l'exploiter...  Il est peut-être vieux, mais il n'est pas encore fini !  Même s'il n'a pas connu une saison très productive, le demi James White peut prêter main forte à Brady sur certains jeux.  Le robuste Rex Burkhead a également bien fait autant par la course qu'en captant le ballon sur des jeux de passe...

Et il y a bien sûr Belichick, le meilleur coach de l'histoire de 100 ans de la NFL, qui a toujours plus d'un tour dans son sac pour déjouer l'adversaire et le reléguer du côté des perdants !

mardi 15 janvier 2019

FINALES DE CONFÉRENCES DE LA NFL : L'ATTAQUE AU SOL SERA CRUCIALE.


Comme c'est le cas depuis 2013, la logique a été respectée au regard des résultats des demi-finales de conférence du weekend dernier.  Tous les clubs qui avaient obtenu un laisser-passer pour la première ronde éliminatoire ont triomphé.

On ne peut négliger que cet avantage est substantiellement considérable.  Ces équipes, bénéficiant du «bye» de première ronde, sont plus reposées; elles ont eu plus de temps pour permettre à leurs membres de se remettre de leurs «bobos» accumulés en fin de saison régulière, -donc les athlètes sont en meilleure santé et plus forts physiquement-; et leurs entraîneurs ont également eu plus de temps et d'informations pour préparer leurs joueurs et mettre au point des stratégies adéquates pour le match de finale de conférence.

Le facteur santé, qui englobe la fatigue, les absents blessés, et les footballeurs qui jouent malgré leurs blessures, est particulièrement pertinent sur le plan des batailles de tranchées qui opposent lignes offensives et défensives au cours d'un match aussi intense que ceux des éliminatoires.  Le fait de jouer à domicile n'est pas négligeable non plus.  On l'a vu en demi-finales, les clubs locaux et en meilleure forme physique ont dominé au niveau des batailles des tranchées, de l'attaque au sol et du temps de possession du ballon contre des adversaires qui s'étaient beaucoup dépensés physiquement en quarts de finales de conférence, la semaine précédente.

Dans la Conférence Américaine, aussi bien dire qu'il n'y a pas eu de match.  Les clubs visiteurs, les Chargers de Los Angeles et les Colts d'Indianapolis ont été écrasés par leurs opposants évoluant devant leurs partisans locaux en Nouvelle-Angleterre et à Kansas City.  À la mi-temps avec des avances insurmontables de 35-7 Patriots et 24-7 Chiefs, les parties étaient déjà terminées...


Dans les deux rencontres, les vainqueurs ont supplanté les perdants de façon humiliante en ce qui concerne les gains au sol.  Les Pats faisant rouler le rouleau compresseur avec un avantage exorbitant de 155 verges au sol (dont 129 par Sony Michel,-photo ci-dessus- incluant trois courses pour des touchés) contre un insignifiant total de 19 verges pour les Chargers.  À Kansas City, les porteurs de ballons des Chiefs ont eu le dessus sur leurs vis-à-vis des Colts par un score de 180 à 87 en aidant leur équipe à contrôler le ballon pendant l'incroyable total de quarante minutes sur soixante !

Heureusement pour le spectacle, les rencontres de demi-finales ont été plus serrées dans la Conférence Nationale.  Mais les mêmes paramètres ont prévalu.  L'attaque terrestre des Rams de Los Angeles a été sans pitié contre la défensive pourtant probante des Cowboys de Dallas.  Avec les poussées offensives de deux puissants boutoirs en C.J. Anderson (no 35, photo sous le titre, 123 verges de gains au sol) et Todd Gurley (115 verges), les Rams ont gagné l'extraordinaire total de 273 verges par les courses de leurs porteurs de ballon.  De son côté, le front défensif de Los Angeles limitait Ezekiel Elliott, le champion pour les gains au sol cette saison dans la NFL, à une modeste récolte de 47 verges en vingt courses.


En Nouvelle-Orléans, c'est plutôt un receveur de passes qui a été la vedette dans la victoire de 20-14 des Saints contre les Eagles de Philadelphie, gagnants du dernier Super Bowl.  Michael Thomas (no 13) a capté douze ballons lancés par Drew Brees (no 9 photo ci-dessus) pour des gains de 171 verges et un touché !  Les demis offensifs Alvin Kamara (71 verges au sol) et Mark Ingram (53 verges au sol) ont fait leur part à l'attaque en permettant à leur club de garder le ballon pendant près de 38 minutes, lors de longues séries offensives.

Malgré cette domination, Nick Foles et ses Eagles sont encore venus près de réaliser un autre tour de magie pour remporter ce match dans les dernières secondes de jeu.  Alors que Foles avait conduit les siens à 27 verges de la zone des buts des Saints, il a vu son receveur Alshon Jeffery faire dévier sa passe dans les mains du demi défensif Marshon Lattimore qui, en réussissant l'interception, scellait l'issue de l'affrontement et éliminait les champions défendants.  Après la rencontre, on a appris que Jeffery jouait en dépit d'une blessure aux côtes.  On parlait plus tôt de l'importance de la santé des joueurs dans pareilles situations de rudes confrontations d'après-saison...


Dans les finales de conférence en fin de semaine prochaine, il sera encore primordial de gagner l'avantage du temps de possession du ballon et des gains au sol.  À Kansas City, le quart-arrière Tom Brady, et ses coéquipiers des Patriots à l'attaque, devront tenter d'étirer le plus possible leurs séries offensives pour empêcher le sensationnel jeune quart-arrière Patrick Mahomes, (photo ci-dessus) des Chiefs, de profiter de l'avantage du terrain pour guider les siens vers la victoire.

Malgré tous leurs succès en séries éliminatoires au cours des dernières années (20 victoires contre seulement trois revers quand ils évoluaient à domicile), le duo Brady-Belichick présente une fiche perdante quand leur match éliminatoire a lieu en territoire ennemi (trois victoires, quatre défaites).  En saison régulière, cette année, leur dossier de 3-5 est également peu reluisant avec des statistiques offensives et défensives à l'avenant, contrastant énormément avec celles de leurs joutes disputées chez eux, à Foxborough.

De même, les Chiefs ne sont pas le même club sur la route qu'à la maison.  Alors que leur défensive alloue 34,6 points sur les terrains adverses, elle n'en accorde que dix-huit (6e dans la NFL) devant ses partisans au Arrowhead Stadium.  Les deux équipes se sont rencontrées en saison régulière en Nouvelle-Angleterre dans une fusillade époustouflante gagnée 43-40 par les Patriots, dans les dernières secondes de jeu.  Il serait surprenant que le pointage soit aussi élevé dans la finale de dimanche prochain, mais l'écart -un placement- pourrait être semblable mais, cette fois, en faveur des Chiefs...


En finale de Conférence Nationale, je pense que les Saints capitaliseront aussi sur l'avantage du terrain, dans un Super Dome animé par une foule partisane très bruyante.  Bien qu'ils aient perdu Sheldon Rankins, un joueur important en défensive, durant le match contre les Eagles, dimanche passé, je crois que l'expérience du quart-arrière Drew Brees par rapport à l'inexpérience de son rival Jared Goff, des Rams, fera la différence.  Le vétéran recordman des Saints est moins susceptible de commettre des erreurs que le jeune Goff.  C'est d'ailleurs aussi le cas pour l'ensemble des joueurs de la Nouvelle-Orléans qui sont plus aguerris que ceux des Rams en matchs éliminatoires.

Comme les Patriots et les Chiefs, les deux clubs se sont affrontés en saison régulière dans une partie qui a été aussi un festival offensif.  La victoire de 45-35 des Saints leur a justement permis d'obtenir le bris d'égalité en leur faveur puisque les deux équipes ont terminé la saison avec des fiches identiques de 13-3.  Dans ce match fou, les Rams tiraient de l'arrière par 21 points avant de créer l'égalité 35-35 au quatrième quart.  Brees et les siens sont revenus à la charge pour l'emporter.

Peu importe ce qui arrivera dimanche, nous devrions avoir droit à deux matchs excitants puisque nous pourrons voir à l'oeuvre les quatre meilleures équipes de football au monde.