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vendredi 13 février 2026

HONNEURS INDIVIDUELS DANS LA NFL POUR LA SAISON 2025-26 : MATTHEW STAFFORD ÉLU LE JOUEUR LE PLUS UTILE À SON ÉQUIPE (MVP).



L'ultime honneur pour un joueur de la Ligue Nationale de Football, c'est de remporter le Super Bowl, le match de championnat du plus grand circuit de sports professionnels au monde.

Comme le disait un entraîneur chef à ses joueurs avant le début d'une telle rencontre ultime, pour le titre de champions de la grande Ligue : non seulement gagner cette partie est un honneur incomparable pour chaque footballeur victorieux, mais cette récompense, après plusieurs mois de dur labeur, souvent marqué par des blessures, rejaillit sur votre famille, et votre communauté d'appartenance, et ce, à tout jamais...

Mais il s'agit avant tout d'un honneur collectif, dans un sport d'équipe.  Durant la semaine du Super Bowl, la NFL honore également ses joueurs les plus méritants de la dernière saison.  Ces honneurs individuels soulignent en quelque sorte les exploits des joueurs qui ont illustré le grand spectacle du circuit Goodell.  

Ces athlètes exceptionnels, par leur jeu brillant et leur talent incroyable, ont attiré l'admiration de millions d'amateurs de football américain, et fait de ce sport exigeant, l'objet de passion, d'excellence et de fierté.



Parmi ces honneurs individuels, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) est certes le plus convoité, puisqu'il est en quelque sorte celui du joueur par excellence de la NFL.  Celui du meilleur parmi les meilleurs.  Cette année, il a été décerné au vétéran quart arrière des Rams de Los Angeles, Matthew Stafford, au terme d'un scrutin très serré de l'Associated Press, via le vote de 50 journalistes et chroniqueurs sportifs.  Il accepté le trophée de MVP, flanqué de ses quatre charmantes petites filles, ses "plus ferventes cheerleaders".

Stafford a récolté 366 votes, dont 24 de première place, tandis que le quart arrière des Patriots de la Nouvelle Angleterre, Drake Maye, a recueilli 361 votes, dont 23 de première position.  Le top-5 a été complété par Josh Allen (QB des Bills de Buffalo) avec 91 votes; Christian McCaffrey (demi offensif des 49ers de San Francisco) avec 71 votes; et le quart arrière des Jaguars de Jacksonville, Trevor Lawrence, avec 49 bulletins en sa faveur.

Le titre de joueur offensif de l'année a été attribué au receveur Jaxon Smith-Njigba (272 votes), des champions Seahawks de Seattle; suivi de Christian McCaffrey (223 votes).  L'ailier éloigné Puka Nacua, des Rams, a fini 3e avec 170 votes, suivi du demi offensif des Falcons d'Atlanta, Bijan Robinson (168 votes), et de Drake Maye (58 votes).



La récompense du joueur défensif de la saison 2025-26 est allée à l'ailier Myles Garrett (photo ci-dessus), des Browns de Cleveland.  Avec ses 500 votes, il a éclipsé ses concurrents Will Anderson Jr (Texans), 117 votes; Nik Bonitto (Broncos) 63 votes; Aidan Hutchinson (Lions) 52 votes; et Micah Parsons (Packers) 42 votes.

Garrett a aussi remporté le "Deacon Jones Sack Leader Award" pour ses 23 sacs réussis cette saison, établissant ainsi un nouveau record de la NFL.  Brian Burns, des Giants de New York a terminé 2e avec 16½ sacs.

Il n'y a eu guère de doute en ce qui concerne la recrue offensive de l'année.  Le receveur des Panthers de la Caroline, Tetairoa McMillan l'a emporté haut la main, avec 445 votes.  Le quart Tyler Shough des Saints de la Nouvelle Orléans (168 votes), le porteur de ballon TreVeyon Henderson des Patriots (111 votes), le pivot Jaxson Dart des Giants (88 votes), et l'ailier espacé Emeka Egbuka des Buccaneers de Tampa Bay (66 votes), ont fini loin derrière.



Ce fut moins évident pour le choix de la recrue défensive de l'année.  Le secondeur des Browns de Cleveland, Carson Schwesinger (photo ci-dessus), a remporté l'honneur avec 441 voix, tandis que le demi de sûreté Nick Emmanwori, des Seahawks, devait se contenter de la 2e position avec 361 votes.  James Pearce Jr et son coéquipier des Falcons Xavier Watts, ainsi qu'Abdul Carter, des Giants, ont aussi été considérés, mais avec moins de cent votes chacun.

Parmi les joueurs courageux qui ont effectué le retour de l'année dans la Ligue Nationale, après une saison marquée par les blessures, le plus méritant a été Christian McCaffrey (395 voix), suivi d'Aidan Hutchinson (221 votes), Dak Prescott, des Cowboys de Dallas (167), et Trevor Lawrence (130).

Dans la catégorie intéressante et chaudement disputée, - celle des entraîneurs de l'année -, les surprenants finalistes du Super Bowl, Mike Vrabel et son assistant Josh McDaniels, des Patriots, ont triomphé.  Vrabel a coiffé le coach des Jaguars de Jacksonville Liam Coen par 302 voix contre 239.  Les votants ont aussi reconnu le travail formidable de Mike MacDonald, des Seahawks (191 votes), de Ben Johnson, des Bears de Chicago (145 voix), et de Kyle Shanahan, des 49ers de San Francisco (140 votes).



Le titre de joueur de ligne offensive de l'année (Protecteur) a été accordé à Joe Thuney, qui a vraiment fait une différence en faveur des Bears de Chicago.  Les autres finalistes dans ce domaine ont été Garett Bolles et Quinn Meinerz, de Broncos de Denver, Creed Humphrey (Chiefs de Kansas City), et Penei Sewell, des Lions de Détroit.

Le "Jim Brown Award" a été remis à James Cook III, des Bills de Buffalo, en tant que demi offensif ayant récolté le plus de verges (1 621) durant la campagne 2025-26.  Derrick Henry, des Ravens de Baltimore, a fini 2e avec 1 595 verges.

Pour le jeu de l'année, le choix s'est arrêté sur la fameuse bombe de 46 verges lancée en prolongation par le quart arrière des Bears, Caleb Williams, à DJ Moore, pour la victoire, le 20 décembre dernier.



Enfin, cinq anciens joueurs ont vu s'ouvrir pour eux les portes du Temple de la Renommée du Football en étant élu dans la classe de 2026.  Il s'agit du quart arrière Drew Brees (ex Saints, à droite sur la photo), de l'ailier éloigné Larry Fitzgerald (ex Cardinals, au centre), du botteur de précision Adam Vinatieri (ex Patriots), du demi offensif Rodger Craig (ex 49ers), et du secondeur Luke Kuechly (ex Panthers).

En remportant le titre de Joueur de l'Année, Matthew Stafford a aussi annoncé qu'il serait de retour pour une 18e saison dans la NFL, l'automne prochain.  Le vétéran de 38 ans est rendu à un âge où la très grande majorité des footballeurs ont pris leur retraite depuis longtemps, la moyenne de durée des carrières dans la grande Ligue étant de cinq saisons.  L'endurance de Stafford est tout à fait remarquable.  Il joue presque toujours en dépit de blessures.

 Son retour est un soulagement pour l'organisation des Rams de Los Angeles.  Elle pourra compter sur Stafford pour tenter d'atteindre à nouveau le Super Bowl, la saison prochaine.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle réussisse à y parvenir cette saison.  Un 4e essai raté, à six verges des buts des Seahawks de Seattle, avec cinq minutes à jouer, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, leur a probablement coûté la victoire, et une place dans le Super Bowl LX.



Sur le jeu en question, Stafford devait rejoindre le demi offensif Kyren Williams sur la ligne des buts, mais, manque de chance, celui-ci s'est retrouvé entouré par deux joueurs des Hawks.  Le quart des Rams, sous pression de la défensive adverse, a tenté rapidement de trouver un dépanneur en lançant en  direction de l'ailier rapproché recrue Terrance Ferguson, mais la passe n'a pu être complétée.  Seattle a repris le ballon sur ce 4e essai avorté, et les Seahawks ont écoulé suffisamment de temps au cadran pour confirmer leur gain de 31 à 27.

Le gérant général des Rams, Les Snead, est conscient de la chance d'avoir Matthew Stafford pour diriger la meilleure offensive de la NFL.  Mais il sait aussi que les saisons restantes de son quart étoile sont comptées.  L'urgence de remporter un autre Super Bowl avec lui, c'est maintenant.  Pour y parvenir, Snead doit corriger des problèmes qui ont empêché les Rams d'aller jusqu'au bout cette année.

D'abord, il faut améliorer la ligne tertiaire, qui a beaucoup faibli en seconde moitié de saison, en accordant beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Quatre des demis de coin de l'équipe pourraient devenir agents libres ce printemps, et Snead (photo ci-dessous) devra aussi décider s'il relève l'option de 5e année du contrat d'Emmanuel Forbes Jr.



Pour rebâtir cette troisième ligne de défense, les Rams pourraient avoir recours au marché des joueurs autonomes, utiliser au moins un de leurs deux choix de première ronde au prochain repêchage, et/ou procéder par le biais d'échanges.

Une autre priorité de l'inter saison sera de redresser la situation des unités spéciales.  Leurs défaillances en 2025-26 a coûté au moins quatre des cinq défaites des Rams lors du dernier calendrier.  Bottés bloqués ou ratés, mauvais blocage sur les tentatives de placement ou les retours de bottés, revirements commis par des retourneurs de bottés déficients, bref, beaucoup de mauvais jeux ont fait chuter ces unités parmi les pires de la NFL.

Au sujet de la faiblesse sur les retours de bottés, les Rams pourraient peut-être chercher à mettre sous contrat le rapide Rashid Shaheed, qui devient agent libre ce printemps.  Il a aidé les Seahawks à remporter le championnat de la Ligue, la semaine passée, après avoir été échangé par les Saints de la Nouvelle Orléans, à la mi-saison.



Même si le club dirigé par l'entraîneur Sean McVay (ci-dessus) a présenté la meilleure attaque de la NFL cette saison, il aurait avantage à ajouter un autre ailier espacé fiable, à sa formation offensive.  Les deux premiers postes sont occupés par les excellents receveurs Puka Nacua et Davante Adams, mais ils sont susceptibles d'être blessés, comme c'est arrivé au cours des dernières campagnes.

Il faudrait au moins un remplaçant de qualité lorsqu'ils doivent s'absenter de l'alignement.  Le petit Tutu Atwell avait été signé pour un an, dans ce but, mais il a été blessé et inefficace pour la plus grande partie de la saison.  McVay a compensé ce manque de personnel compétent par un savant usage de ses ailiers rapprochés, mais il faudrait définitivement ajouter de la profondeur dans ce groupe de receveurs.

Les Snead a beaucoup de pain sur la planche en prévision de la prochaine saison, même avant le repêchage des 23, 24 et 25 avril à Pittsburgh.

🏈🏈🏈

Ce fut une saison captivante pour moi en rendant compte, pour la première fois, de presque tous les matchs des 32 clubs de la NFL.  Comme les joueurs et les entraîneurs de la Ligue, je prends une pause bien méritée avant la prochaine campagne qui promet encore d'être excitante et passionnante.  J'espère que vous avez apprécié mes efforts pour illustrer ce merveilleux sport, au cours des derniers mois.  À bientôt !

H. Reynolds...              

samedi 20 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : BUFFALO À CLEVELAND ⇨ LES BILLS POURRAIENT "PUNCHER LEUR TICKET" POUR LES SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Ce ne serait pas vraiment surprenant, au vu des attentes des dernières saisons, mais les Bills de Buffalo (10-4) pourraient décrocher leur place en séries éliminatoires, en remportant leur match de dimanche, contre les modestes Browns de Cleveland (3-11).  

Pour confirmer cette participation au tournoi du Super Bowl, les hommes de l'entraîneur chef Sean McDermott devraient aussi compter sur une défaite des Texans de Houston contre les pitoyables Raiders de Las Vegas, ou un revers des Colts d'Indianapolis face aux 49ers de San Francisco.

Après avoir vaincu les Patriots de la Nouvelle Angleterre (11-3), dimanche passé, les Bills ne sont plus qu'à un match de ces derniers, dans la course au championnat de la division Est de l'Association Américaine.  Les Pats sont à Baltimore pour affronter les Ravens, dimanche soir.



À première vue, les Browns de Cleveland ne représentent pas une menace pour Buffalo.  Mais les Bills ont été inconstants cette saison, en enchaînant souvent de brillantes victoires à pointage élevé, avec des contre-performances, lors du match suivant.  Quatre fois, cette année, ils ne sont pas arrivés à marquer plus de 20 points dans une partie.  Après leur triomphe émotif contre les Patriots, est-ce possible qu'ils soient moins motivés et qu'ils éprouvent des ennuis à Cleveland ?

C'est peu probable.  Oui, leur défensive accorde souvent trop de points et de verges au sol (30e de la NFL avec une moyenne de 143,1 verges par rencontre), mais elle ne devrait pas avoir trop de difficultés à contenir la piètre attaque des Browns, qui marque seulement 16,1 points par match (31e).  

Par contre, même si elle a faibli ces derniers temps (88 points accordés au cours des trois dernières semaines), la défensive des Browns est solide, surtout contre le jeu au sol.  Elle pourrait donc limiter le principal atout offensif des Bills, l'attaque terrestre avec leur porteur de ballon James Cook, et le quart arrière Josh Allen, qu’on pourrait presque considérer comme un demi offensif, tant il excelle lorsqu’il court avec le ballon.
  


Buffalo mise beaucoup sur le jeu au sol (4e de la NFL avec 41,58 % des actions offensives), et si la défense contre la course de Cleveland est à la hauteur de sa réputation, le match de dimanche pourrait être plus serré qu’on ne l’imagine.  Cependant, la défensive des Browns a accordé douze courses de 20 verges et plus, cette année.  C'est le 4e total le plus élevé dans le circuit Goodell.  Il y a donc une possibilité de jeux explosifs en faveur de Buffalo.   

Josh Allen a déjà amassé 535 verges en 98 courses, et il a marqué douze touchés par la voie terrestre, cette saison.  D'ailleurs, les Bills sont no 1 de la NFL pour le jeu au sol, avec une impressionnante moyenne de 158,5 verges de gains par match.

Pour sa part, James Cook (photo ci-dessous) présente également des statistiques éloquentes comme porteur de ballon.  Au cours des quatre derniers matchs de son équipe, il affiche une moyenne de 111,8 verges par rencontre, et les Bills ont un dossier de trois gains et un seul échec durant cette période.



Un autre facteur à considérer en faveur des Bills, c'est la mauvaise protection du quart arrière par la ligne offensive des Browns.  Affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés cette saison, cette unité a subi de multiples changements.  Neuf combinaisons différentes de partants ont été utilisées depuis la première semaine du calendrier.

Et pour empirer la situation, Shedeur Sanders, le quart arrière des Browns, prend énormément de temps à faire ses lectures des défenses opposées, et à lancer ses passes (le plus lent dans la NFL, à 3,3 secondes).  La ligne à l'attaque ne peut pas tenir ses blocs indéfiniment, et c'est ainsi qu'elle a permis 40 sacs du quart (8e plus grand nombre dans la NFL).  Cependant, le "pass rush" des Bills n'est pas le plus rapide pour arriver à presser les pivots adverses (2,87 secondes, 3e plus lent de la Ligue).

Sanders en sera à son 5e départ cette année.  Jusqu'à maintenant, il n'a complété que 52,2 % de ses passes, pour cinq touchés et six interceptions.  Il est davantage dangereux avec ses jambes (dix courses pour 74 verges) qu'avec son bras.  Bien sûr, étant le fils de l'ancienne gloire de la NFL, Deion Sanders, le travail de Shedeur (photo ci-dessous) est scruté à la loupe, et les commentateurs sont prompts à s'extasier quand il joue bien, et à le critiquer sévèrement quand il sous-performe...


Pour lui enlever un peu de cette pression médiatique, les plans de match des Browns font une grande place au jeu au sol avec le demi offensif recrue Quinshon Judkins.  Il a porté le ballon à 222 reprises cette saison (8e porteur de ballon le plus occupé de la Ligue).  Sa moyenne de verges par course n'est pas très élevé à 3,6 mais il a quand même marqué sept touchés au sol.

Le joueur à surveiller chez les Browns est sans contredit l'ailier défensif Myles Garrett, qui tentera d'établir un nouveau record de la NFL pour le plus grand nombre de sacs réussis.  Il ne lui en manque qu'un pour égaler le record de 22 ½ détenu conjointement par Michael Strahan et T.J. Watt.  La défense des Browns a réussi 47 sacs cette année, le 3e plus fort total dans la Ligue. 

L'ailier rapproché recrue Harold Fannin Jr (photo ci-dessous), âgé seulement de 21 ans, est aussi digne d'attention.  Au cours des trois dernières parties de son club, il a été visé 30 fois.  Seulement Trey McBride, des Cardinals de l'Arizona, a été plus ciblé que lui cette année dans la Ligue Nationale.



Contre des adversaires présentant des fiches gagnantes, les Browns ont perdu leurs cinq derniers matchs, et ce, par un écart de 20 points en moyenne, par rencontre.  Ils sont les négligés des parieurs par 10½ points, dimanche.  

Je pense que les coéquipiers de Myles Garrett (no 95, ci-dessous) voudront l'aider à fracasser le record de sacs de la NFL, et qu'ils vont jouer un gros match en défensive.  Ce qui pourrait donner un duel plus corsé, et une victoire moins décisive de Buffalo. 
 


Parmi les blessés qui vont rater la partie, mentionnons, chez les Browns : le bloqueur Jack Conklin, l'ailier rapproché David Njoku, le plaqueur Maliek Collins, le joueur de centre Ethan Pocic, le secondeur Winston Reid, le demi offensif Dylan Sampson, et le demi de coin Denzel Ward.

Chez les Bills, seront absents : le bloqueur Dion Dawkins, l'ailier rapproché Dalton Kincaid, les plaqueurs Jordan Philips et Ed Oliver, les ailiers espacés Mecole Hardman et Curtis Samuel, le bloqueur Chase Lundt, de même que les botteurs Matt Prater et Tyler Bass.  Autant d'absences de joueurs réguliers suggère la possibilité d'un affrontement à plus bas pointage.

Bills   24,     Browns  17.

vendredi 12 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : CLEVELAND À CHICAGO ⇨ LES DEMIS DÉFENSIFS DES BEARS VISERONT D'AUTRES INTERCEPTIONS CONTRE SHEDEUR SANDERS...



Les Bears de Chicago (9-4) doivent une bonne part de leurs succès de la présente saison à la grande quantité de revirements provoqués par leur défensive. Elle en a réussi 27, dont 18 étaient des interceptions.  Dimanche, les demis défensifs des Bears seront aux aguets, et tenteront d'ajouter à leur impressionnant total de larcins , contre l'inexpérimenté quart arrière recrue des Browns de Cleveland (3-10), Shedeur Sanders.

Sanders a démontré de belles qualités au cours du dernier mois, depuis que les dirigeants de l'équipe lui ont confié le poste de partant.  Mais en quatre matchs, il n'a complété que 52,4 % de ses passes, et il a lancé trois interceptions.  Son imprécision et sa mauvaise habitude de tenter de rejoindre ses receveurs alors qu'ils sont dans le trafic, peuvent lui jouer de vilains tours.  La défense anti aérienne de Chicago pourrait exploiter ces faiblesses.

Mais Sanders a joué tout un match, la semaine dernière, lors de la défaite de 31 à 29 de son club contre les misérables Titans du Tennessee (2-11).  En plus de marquer un touché en courant dans la zone des buts adverse, il a lancé trois passes pour des majeurs.  Il a accumulé 364 verges de gains aériens, mais il a aussi été victime d'une interception.



Le fils de l'ancienne vedette de la NFL, Deion Sanders, n'a pas fini son audition pour le poste de quart no 1 des Browns.  Il est en compétition avec une autre recrue, Dillon Gabriel, et Deshaun Watson, qui ne jouera pas cette saison à cause de sa blessure au tendon d'Achille subie l'an passé, mais qui fait toujours partie des plans de l'équipe, pour la prochaine campagne.  

La liste des blessés des Browns compte pas moins de 25 noms, dont ceux des demis de coin Denzal Ward (mollet) et Dom Jones (genou); de celui de l'ailier rapproché David Njoku (genou); des joueurs de ligne offensive Wyatt Teller (mollet) et Jack Conklin (commotion); des plaqueurs défensifs Adin Huntington (quadriceps) et Maliek Collins (quadriceps); ainsi que celui du porteur de ballon Dylan Sampson (mollet et main), qui seront tous absents, pour la rencontre de dimanche au Soldier Field de Chicago. 

En perdant contre les Titans, dimanche dernier, Cleveland a été officiellement éliminé des playoffs, mais a amélioré sa position pour le prochain repêchage.   Il n'est pas exclu qu'un autre pivot puisse être sélectionné en première ronde de cet encan annuel.  En attendant, c'est une autre campagne perdante à oublier pour les médiocres Browns.  En 25 ans, ils n'auront eu que quatre saisons gagnantes : 2002 (fiche de 9-7), 2007 (10-6), 2020 (11-5), et 2023 (11-6).



D'autre part, les Bears ont également subi la défaite, la semaine dernière.  Ils se sont inclinés 28 à 21 contre leurs rivaux de division, les Packers de Green Bay (9-3-1), qui les ont ainsi devancés au premier rang de la section Nord de la Conférence Nationale.  Du même coup, les Ours sont tombés de la première place de l'Association jusqu'à la 7e et dernière position donnant droit à un ticket pour les séries de fin de saison.

Après la partie contre les Browns, les Bears auront trois gros défis à affronter pour finir leur calendrier.  Ils devront se mesurer tour à tour aux Packers, aux 49ers de San Francisco, et aux Lions de Détroit.  Ces deux matchs contre leurs principaux rivaux de division vont déterminer leur sort.  Leur dossier actuel d'une victoire, trois revers, contre les clubs de leur section, ne les avantage pas du tout.  Advenant de mauvaises performances dans les prochaines semaines, ils pourraient rater le tournoi du Super Bowl, cette année.

Il est donc important pour eux de ne pas échapper la victoire, dimanche, contre les faibles Browns.  Mais pour espérer l’emporter, ils devront surmonter quelques obstacles, à commencer par l’un des meilleurs défenseurs de sa génération, Myles Garrett (photo ci-dessous), auteur de 20 sacs, 31 plaqués pour perte, 32 coups portés aux quarts arrières, une passe rabattue, et trois échappés provoqués.  Avis de prudence au quart des Bears Caleb Williams !



La défensive des Browns peut aussi représenter un défi pour l'attaque des Bears.  Mais la semaine dernière, contre les Titans, elle a connu une de ses rares contre performance de la saison en accordant 31 points, et 184 verges au sol, dont 161 au porteur de ballon Tony Pollard.  Elle ne doit pas répéter cette défaillance contre les Bears.   Ceux-ci possèdent la deuxième meilleure offensive terrestre de la NFL, avec une moyenne de gains par partie de 152,6 verges.  

Ils pourraient donc dominer la rencontre grâce à leurs excellents demis offensifs, D'Andre Swift et Kyle Monangai, qui affichent tous deux une moyenne de 4,8 verges par course.  Cependant, du côté de l'attaque aérienne, le meilleur receveur de l'équipe, Rome Odunze (photo ci-dessous), blessé à un pied, a manqué le match contre Green Bay, la semaine passée, et son cas est encore incertain, pour l'affrontement de dimanche contre Cleveland.



L'autre facteur qui pourrait influencer ce duel, c'est le "pass rush" des Bears.  Il n'est guère efficace, ce qui pourrait donner les coudées franches au jeune quart des Browns, Shedeur Sanders.  On a pu voir de quoi il était capable dans ces conditions, sans pression, dimanche dernier face aux Titans.  

Outre ses grandes capacités de provoquer des revirements, la défensive des Bears n'est guère efficace.  Elle vient en 30e position de la NFL contre le jeu au sol (5,13 verges allouées par course), et en 25e place pour les points accordés (25,8 points par match).  Elle peut donc être vulnérable. 

La logique, le rapport de forces, les nombreux blessés chez le club visiteur, de même que les bookmakers, favorisent les Bears par 7½ points pour l'emporter à domicile, dimanche, contre une formation déjà éliminée, qui n'a plus rien à gagner.

Browns   20,      Bears    27.  

vendredi 28 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : SAN FRANCISCO À CLEVELAND ⇨ BROCK PURDY ET LES 49ers PERDUS DANS LE FROID ET LA NEIGE DE CLEVELAND ?



Les 49ers de San Francisco (8-4) s’attaquent à un gros défi, ce dimanche, alors qu’ils se déplacent à Cleveland pour affronter les Browns (3-8).  Non seulement leur attaque, menée par le quart arrière Brock Purdy, devra se battre contre la plus rude défensive de la NFL, mais elle devra également combattre les conditions météorologiques rigoureuses de Cleveland.  

On annonce du froid et du vent, qui feront osciller la température près du point de congélation, et possiblement aussi de la pluie et de la neige, dans cet endroit du Mid Ouest des États-Unis, près du Lac Érié.  Des conditions hostiles, pas commodes, pour un club de la Californie, habitué de jouer à la chaleur torride, et sous un soleil radieux.

En plus, les Niners n’ont jamais eu de chance dans cette ville. Ils n’y ont pas gagné depuis 1984, et ont perdu leurs quatre derniers matchs, face aux Browns, à leur domicile.  Le coordonnateur défensif des Browns, Jim Schwartz semble également avoir le numéro des 49ers.  Contre lui, l'entraîneur du club californien, Kyle Shanahan, présente un dossier désastreux d'une seule victoire en dix matchs.  Les défensives de Schwartz ont limité San Francisco à une moyenne de 15,7 points par match, 290 verges de gains, et 4,6 verges par jeu.  Et si la température est mauvaise dimanche, le quart arrière Brock Purdy affiche un coefficient d'efficacité pitoyable de 49,1 en carrière...



On imagine que Purdy sera pourchassé toute l'après-midi par le meilleur chasseur de quart de la Ligue, et j'ai nommé Myles Garrett, qui n'est qu'à cinq sacs d'établir un nouveau record de la NFL pour ce genre de plaqués derrière la ligne de mêlée.  Purdy n'a qu'à bien se tenir.  Ça sent le jeu au sol, et de courtes passes vives en latérales ou en swing, ainsi que des passes voilées, avec Christian McCaffrey, afin d'éviter le pire et une trop grande pression, à l'infortuné pivot de San Francisco.

Dans ces conditions, on s'attend à une guerre des tranchées intense, à des stratégies prudentes, afin d'éviter des revirements coûteux, et à un pointage peu élevé.  Dans le vent et les précipitations sous forme de pluie ou de neige, les botteurs, les porteurs de ballon, et les ailiers rapprochés auront un surplus de travail, et ça sera compliqué.  Ça ne sera pas facile d'éviter les erreurs et les revirements.  Il faut aussi noter que le botteur de précision des Niners, Eddy Pineiro, est blessé aux ischio-jambiers, et qu'il représente un cas incertain pour dimanche.  Tout ça favorise les Browns.

Le quart arrière partant des Browns sera à nouveau Shedeur Sanders, qui en sera à son deuxième départ dans la grande Ligue, après avoir remporté sa première victoire, la semaine dernière, à Las Vegas, contre les faibles Raiders.  C'était la première victoire d'un quart recrue des Browns, à son premier départ, depuis 1995 (30 ans !).



Le coach des Browns, Kevin Stefanski avait averti le public que dès que Dillon Gabriel serait remis de sa commotion cérébrale, il reprendrait son poste de quart partant.  La bonne performance de Sanders, et la pression des partisans de l'équipe en faveur de Sanders, lui ont fait changer d'idée.  À cause de son père Deion, une ancienne grande vedette de la NFL, Shedeur est déjà très populaire auprès des amateurs de football américain.  Ça compte aussi dans la balance...

Sans avoir été exceptionnel, Shedeur Sanders a été correct à son premier départ, contre les Raiders.  Il a complété 11 passes en 20 tentatives, pour des gains de 209 verges, un touché sur une passe de 66 verges à Dylan Sampson, et il a lancé une interception.  L’échantillon est petit, mais il a déjà montré qu’il a un meilleur bras que Dillon Gabriel, qu’il est plus mobile, plus calme sous pression et qu’il prolonge davantage les séries offensives de son équipe que son coéquipier au même poste.

Il a accompli tout ça avec très peu de répétitions à l’entraînement, et en seulement quelques jours.  On peut imaginer que les entraîneurs auront ajouté quelques stratégies tirées du livre de jeux, pour compléter son utilisation, en prévision du match de dimanche prochain.  Ça fait partie de son évolution et de sa progression.  On lui donnera peut-être plus de liberté pour des jeux improvisés, des courses spécifiques, ou des passes en mouvement, hors de la pochette protectrice.  Il aura peut-être assez d'audace pour trouver ses receveurs dans les zones intermédiaires mal protégées, si les 49ers massent trop de joueurs à la ligne de mêlée, pour arrêter le jeu au sol.



Il faut aussi envisager des stratégies défensives trompeuses, comme le blitz, les feintes de blitz, ou des couvertures de passe déroutantes, afin de tirer parti de son inexpérience, de la part de l’excellent coordonnateur défensif des 49ers, Robert Saleh (photo ci-dessus).  Mais sa brigade défensive est décimée par les blessures, et elle a été vulnérable récemment, contre les jeux de passes.  Elle se classe parmi les pires défenses de la Ligue pour les touchés et les verges accordés par la passe, ainsi que le coefficient d'efficacité des QBs opposés.  Ces difficultés des membres de la tertiaire tirent aussi leur origine du manque de "pass rush" des 49ers, depuis les blessures qui ont mis fin à la saison de Nick Bosa et de Fred Warner.  Les défenseurs des Niners n'ont réussi que 13 sacs cette saison, le plus petit total dans la NFL.

En attaque, dans les mauvaises conditions climatiques prévues dimanche, susceptibles de rendre le terrain glissant, le jeu au sol devient primordial mais courir vers l’extérieur serait un choix moins judicieux.  Cela désavantagerait Christian McCaffrey, dont c'est un atout majeur.  Mais remarquez que le demi offensif de San Francisco a eu bien plus de succès comme receveur de passes que comme porteur de ballon, cette saison.

Pour l’attaque au sol, le meilleur choix sera sans doute les courses en puissance, en plein centre, avec un bon blocage, y compris celui assuré par les ailiers rapprochés.  Les demis offensifs au gabarie plus imposant auront aussi l'avantage de la robustesse, pour se frayer un chemin dans les lignes ennemies.  Les Browns en ont deux assez physiques : Quinshon Judkins et Dylan Sampson.  Et du côté de San Francisco, Brian Robinson fera bien l'affaire dans ce rôle de bulldozer, bien qu'il risque de se buter au super stoppeur Myles Garrett, qui a réussi 14 sacs à ses cinq derniers matchs, et qui est le meneur de la NFL pour les plaqués pour perte de terrain, avec 26.



Brock Purdy (ci-dessus) revient d'une rencontre face aux Panthers de la Caroline, lundi soir dernier, au cours de laquelle il a lancé trois interceptions.  La défense des Browns en a réussi neuf cette année.  Ce point sera aussi à surveiller, car les revirements auront une incidence cruciale sur le résultat de l'affrontement de dimanche.  Si la ligne offensive des Niners ne tient pas le coup contre la pression exercée par Garrett, Mason Graham, Maliek Collins, et compagnie, Purdy pourrait devoir précipiter ses passes, et les lancer dans les mains...des défenseurs adverses...  Si le ballon est glissant parce que mouillé ou gelé, le risque d'échappé est aussi une possibilité. 

Bien sûr, la défensive des Browns jouera un rôle déterminant en rendant Brock Purdy et son offensive inefficaces, la plupart du temps.  Mais est-ce que l'attaque des Browns possède les effectifs suffisants pour contre balancer cette éventuelle faiblesse offensive de leurs adversaires ?  On peut en douter, et c'est surtout Shedeur Sanders qui pourra répondre à cette question.

La rencontre de dimanche sera avant tout une bataille pour le meilleur positionnement sur le terrain, si les conditions météo sont difficiles.  La robustesse sera de mise, et la résistance physique sera un facteur clé, dans une guerre d'usure sans merci.  Au point de vue talent, les Niners ont la meilleure équipe, et ils sont dans une bataille royale avec les Rams et les Seahawks pour le titre de la division Ouest de la Conférence Nationale.  Ils ne doivent pas perdre de terrain dans cette course serrée.  Le sentiment d'urgence doit les habiter.  



Mais l'avantage du terrain et de la foule va aux Browns.  Ce qui peut aider Shedeur Sanders, à son premier départ devant ses farouches partisans.  Et sur cette surface de jeu, leur défense a neutralisé Jordan Love des Packers, en début de saison, en plus de donner du fil à retordre à de bons quarts arrières comme Joe Burrow, des Bengals, et Tua Tagovailoa, des Dolphins.

San Francisco est favori par 4½ points pour gagner cette confrontation à Cleveland, dimanche.  Mais le mauvais temps pourrait rendre caduque cette prédiction.  J'opte pour une victoire surprise des Browns dans un Dawg Pound glacial !

49ers     16,         Browns    17.          

dimanche 23 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : CLEVELAND À LAS VEGAS ⇨ PREMIER DÉPART POUR SHEDEUR SANDERS, «JE SUIS EXCITÉ !»


On ne s’attend pas à un festival offensif dimanche, lorsque les Browns de Cleveland (2-8) se rendront à Las Vegas pour affronter les Raiders (2-8).  Les Browns marquent en moyenne 16,2 points par match, et les Raiders 15,5.  Pour les amateurs de jeu offensif, il faudra repasser, et ça risque d'être une rencontre ennuyante pour eux.  Mais il y aura au moins un homme pour qui ce sera une partie excitante : le quart arrière des Browns Shedeur Sanders, qui en sera à son premier départ dans la Ligue Nationale de Football.

Ça fait longtemps que les fans de l'équipe réclame sa présence dans la mêlée, sous peine même de boycotter le club si ses dirigeants n'acquiescent pas à leur demande.  Les partisans seront maintenant servis, même si le coach des Browns, Kevin Stefanski, a averti le public que Dillon Gabriel reprendrait son poste de quart partant, quand il sera revenu de sa commotion. 

En attendant, Shedeur Sanders, le fils de l'ancienne et extravagante vedette du football américain, deion Sanders, a de qui tenir pour être excité de réaliser son premier départ dans la NFL.  Et Las Vegas est le théâtre parfait pour faire un coup d'éclat, sous les feux de la rampe.  Il tentera d'être le premier quart arrière recrue des Browns à gagner un match, à son premier départ dans la grande Ligue, depuis Eric Zeier (?!) en 1995.  Dix-sept malheureux candidats ont échoué avant lui...



Le jeune homme de 23 ans, produit de l'université du Colorado, sélectionné en 5e ronde lors du plus récent repêchage, a eu une semaine d'entraînement pour mieux se préparer à cet "excitant" défi contre les Raiders.  Venu en relève à Dillon Gabriel, victime d'une commotion cérébrale, lors de la défaite de 23 à 16 contre les ravens de Baltimore, dimanche dernier, Sanders n'a pas bien paru.  En seconde demie de cette rencontre, il n'a complété que quatre de ses seize passes, pour des gains de 47 verges, et une interception.  Il a de plus subi deux sacs, et il a été puni pour s'être débarrassé illégalement du ballon.

Les entraîneurs des Browns ont élaboré un plan de match plus efficace, adapté à ses principaux atouts.  Sans doute que ce plan misera surtout sur le jeu au sol, avec le porteur de ballon Quinshon Judkins, pour enlever de la pression sur les épaules de Shedeur Sanders.  Judkins connaît une bonne saison recrue, avec 157 courses pour des gains de 620 verges, et cinq touchés.  Et ce, malgré une ligne offensive dont les performances laissent à désirer...

Mais la tâche de Judkins ne sera pas facile.  En face de lui, la défense des Raiders est excellente contre le jeu au sol.  Jusqu'ici cette saison, elle n'a alloué que 3,79 verges par portée, aux coureurs adverses.  C'est bon pour le deuxième rang, en efficacité, dans la NFL.



De l'autre côté du ballon, la défensive des Browns a connu plus de difficultés récemment.  Elle est toujours une des meilleures du circuit Goodell, mais elle a glissé au 18e échelon pour les points accordés par match (23,4).  Son pilier principal reste l'incroyable ailier défensif Myles Garrett (photo ci-dessus), qui mène la Ligue au chapitre des sacs avec 15, et qui est en tête de liste pour le titre de joueur défensif de l'année dans la NFL.

Même si cette défensive est supérieure à celle des Raiders, et que l'offensive de ces derniers ne vaut pas mieux que celle des Browns, les bookmakers de Las Vegas favorisent l'équipe locale pour gagner par 3½ points, dimanche après-midi.

Ils croient probablement que l'inexpérience de Shedeur Sanders lui fera commettre des erreurs, et que son homologue des Raiders, Geno Smith, profitera de sa grande expérience pour mieux jouer, lui qui connaît pourtant une saison cauchemardesque jusqu'ici.  La preuve en est qu'il a lancé plus d'interceptions (13) que de passes de touché (12) cette année.  Il a aussi perdu 214 verges en subissant 31 sacs, le 4e plus haut total dans le circuit Goodell.  Il est vrai que sa poreuse ligne offensive ne lui laisse pas beaucoup de chance...



Smith (ci-dessus) ne peut compter sur aucun ailier éloigné de qualité pour animer l'attaque aérienne, et le porteur de ballon recrue Ashton Jeanty, un choix de première ronde (6e au total) au dernier repêchage, est loin d'avoir répondu aux grandes attentes des Raiders et des experts qui suivent l'équipe.  Sa moyenne de verges par portée (3,7) est décevante, et il n'a réussi que deux courses de 20 verges et plus, lui dont on disait qu'il avait un potentiel pour les jeux explosifs à Boise State.

Si Geno Smith et son attaque ont sous performé cette saison, la défensive des Raiders n'a pas fait mieux, de son côté.  Elle a joué de plus en plus mal au fil du déroulement du calendrier, et particulièrement, ces dernières semaines.



Malgré ce triste état de faits, les Raiders devraient jouer avec fierté, dimanche, pour sauver leur honneur, dans leur misérable campagne 2025-26.  On s'attend à des stratégies conservatrices, et à du jeu au sol patient, entre ces deux faibles équipes, dimanche.  Il est fort possible qu'au final, ce sont les unités spéciales qui détermineront le sort des deux adversaires.

Je ne pense pas que les farouches partisans des Raiders leur pardonneront s'ils perdent cet affrontement.  Mais si Shedeur Sanders, - dont l'adrénaline sera au plafond, et s'il veut rendre son père très fier -, commet moins d'erreurs que son vis-à-vis Geno Smith, et si la défensive des Browns se montre à la hauteur de sa bonne réputation, Cleveland peut renverser les pronostiques en remportant ce match.  Ça fait beaucoup de "si", mais avec des "si", on va à... Las Vegas !!!

Browns   16,    Raiders  13.       

vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : CLEVELAND À NEW ENGLAND ⇨ DRAKE MAYE FACE À LA MEILLEURE DÉFENSIVE DE LA NFL.



Le quart arrière Drake Maye connaît un début de saison fantastique établissant des records d'équipe détenus par le légendaire Tom Brady.  Mais jusqu'à maintenant, il n'a affronté qu'une seule défensive au-dessus de la moyenne (Caroline).   Dimanche, il aura à relever le défi contre la meilleure défense de la NFL, quand les Patriots de la Nouvelle Angleterre (5-2) accueilleront les Browns de Cleveland (2-5) au Gillett Stadium de Foxborough.

Les protégés de l'entraîneur Mike Vrabel sont sur une lancée de quatre victoires consécutives, dont les trois dernières ont été remportées à l'étranger.  Son équipe trône au premier rang de la division Est de la Conférence Américaine, devant les Bills de Buffalo.  Un résultat que personne n'avait prévu.  Mais les Pats n'ont qu'un gain en trois parties à la maison, cet automne, et le receveur Stefon Diggs a déclaré, cette semaine, qu'il était temps que lui et ses coéquipiers offrent de meilleures performances à leurs partisans, qu'ils n'ont guère gâtés jusqu'à maintenant, cette saison.

Pour leur part, les Browns s'amènent en Nouvelle Angleterre après avoir déclassé les Dolphins de Miami au compte de 31 à 6, dans de mauvaises conditions climatiques, à Cleveland, dimanche passé.  En marquant autant de points, ils brisaient une vilaine séquence de onze matchs au cours desquels ils n'avaient pas réussi à marquer plus de 17 points dans une partie.



Avec les succès que connaît leur demi offensif Quinshon Judkins (photo ci-dessus), les Browns ont trouvé leur identité : du football physique, des deux côtés du ballon.  Ce qui les rend compétitifs, même dans la défaite.  Judkins n'aura cependant pas la tâche facile contre la défensive contre le jeu au sol des Patriots, qui se classe au 3e rang du circuit Goodell, avec une faible moyenne de 3,44 verges permises par course.

Ces signes de robustesse et d'intensité, on les retrouve aussi dans leur attaque aérienne qui est menée par leurs deux gros ailiers rapprochés : David Njoku (23 réceptions pour 223 verges et un touché en six matchs, mais il est présentement blessé), et l'excellente recrue Harold Fannin (32 réceptions pour 290 verges et un touché).

La défensive des Browns, -la meilleure de la NFL pour les verges totales accordées avec 256,1 en moyenne par match, et une moyenne de seulement 3,26 verges allouées par portée, sur les jeux au sol-, est menée par les solides joueurs de ligne Myles Garrett (5 sacs), et Maliek Collins (3½ sacs ⇨ no 96, ci-dessous).



Mais les Browns ont perdu leurs trois matchs lorsqu'ils étaient le club visiteur, cette saison, et par une marge moyenne de 20,7 points par rencontre.

Même si leur défensive est étanche, le quart Drake Maye devrait en faire assez dimanche pour conduire son équipe à la victoire.  La semaine dernière contre les Titans, à Nashville (victoire des Pats 31 à 13), il a été phénoménal en complétant 21 de ses 23 passes pour un pourcentage record de 91,3 %.  Il a battu le record de franchise de Tom Brady (88,5 %) établi en décembre 2009.

De plus, en réussissant une 3e partie avec deux passes de touché, un pourcentage de passes complétées d'au moins 80 %, sans lancer d'interception, il est devenu seulement le 3e quart arrière dans la NFL à accomplir un tel exploit (Drew Brees en 2018, et Jared Goff en 2024). 
 


Il excelle contre les couvertures homme pour homme, le système de défense la plus souvent employé par les Browns.  Il est le meneur de la Ligue pour les passes de 50 verges et plus (efficacité parfaite de 158,3).  Sur ce genre de jeux, il peut compter sur son receveur Stefon Diggs (photo ci-dessus) qui est un spécialiste pour trouver des ouvertures en milieu de terrain.

Précis comme passeur, Maye peut aussi étirer les jeux en courant avec le ballon et en s'avançant dans la pochette protectrice pour éviter les chasseurs de quarts ennemis.  Présentement, il est considéré dans le top-5 des favoris pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la Ligue Nationale.

Les Patriots sont favoris par 7½ points contre les Browns, dimanche après-midi, 13 heures.  La défensive des deux équipes est forte contre le jeu au sol.  Et le quart arrière recrue des Browns, Dillon Gabriel ne peut pas compétitionner à la hauteur du talent de son homologue Drake Maye.  Ce dernier fera la différence avec son attaque aérienne.



Coach Vrabel a vanté Maye (ci-dessus), cette semaine, en affirmant qu'il répond à toutes ses attentes et ses exigences, jusqu'ici, cette année.  La seule chose qu'il n'aime pas, c'est que Maye subit trop de sacs (22).  Comme son jeune protégé, Vrabel est dans la course aux honneurs, mais lui, c'est à titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.

Chez les Browns, pendant ce temps, certains observateurs croient même qu'on pourrait voir le substitut de Gabriel, Shedeur Sanders, dans ce match, si le pointage est élevé en faveur du club local.  Ce sera à surveiller car bien du monde pense que Sanders est une carte cachée, et que c'est plutôt lui qui a le meilleur potentiel pour être le quart numéro 1 des Browns.

Browns  16,     Patriots  23.      

vendredi 10 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : CLEVELAND À PITTSBURGH, ⇨ LE CHEMIN S'OUVRE POUR LES STEELERS VERS LE CHAMPIONNAT DE LA DIVISION NORD DE L'AFC.



Avec les déroutes des Ravens de Baltimore (1-4) et des Bengals de Cincinnati (2-3), la voie vers le titre de champion de la division Nord de la Conférence Américaine semble se dégager pour les Steelers de Pittsburgh (3-1).  Ce n'est pas ce qui était prévu.

L'équipe du coach Mike Tomlin (photo ci-dessous) a bénéficié d'une semaine de repos (bye) pour se préparer au choc de dimanche contre leur autre rival de division, les Browns de Cleveland (1-4), qui rentrent d'un éprouvant voyage à Londres, après leur défaite serrée de 21 à 17 contre les Vikings du Minnesota. 

Les Steelers ont une fiche éloquente de 14 victoires, quatre défaites, après les "bye", depuis 2007.  Ils ont remporté leur huit derniers matchs après ce genre de congé.  Pour leur part, les Browns n'ont pas gagné à Pittsburgh depuis 2003.  Ils ont perdu 19 de leurs 20 dernières rencontres là-bas.



Leur offensive n'est pas suffisamment forte pour espérer causer la surprise d'une victoire imprévue dimanche.  Elle n'a pas marqué plus de 17 points dans un match cette saison, et elle est au dernier rang de la Ligue avec une piètre moyenne de 14,6 points marqués par match.  Elle se freine trop souvent avec des pénalités, et elle n'est pas assez efficace pour réussir à convertir les 3e essais.  

Mais leur féroce défensive est l'une des meilleures de la NFL, et elle devrait garder le club dans le match contre l'attaque des Steelers, qui est de nature conservatrice mais opportuniste, tout en limitant les erreurs et les revirements.

La grande différence entre ces deux belligérants se situe au niveau de l'expérience.  Par exemple, le vétéran quart des Steelers, Aaron Rodgers, en est à sa 21e année dans la NFL, tandis que son homologue, Dillon Gabriel, commence sa première saison, après avoir eu son premier départ, dimanche dernier, à Londres.



Il a bien paru à cette occasion, en complétant 19 passes sur 33, pour 190 verges, deux touchés, et aucune interception.  Il est apparu calme, patient, en contrôle, et il a démontré beaucoup de sang froid.  Il est maintenant le titulaire du poste de quart partant, après l'échange qui a envoyé Joe Flacco à Cincinnati.

Mais les Steelers ont probablement conçu des simulations de couvertures de passes, et élaboré des schémas de jeu, pour le dérouter dans ses lectures de leur défense. C'est là que son inexpérience pourrait lui jouer de mauvais tours.  La défense de Pittsburgh est experte pour provoquer des revirements.  C'est la 2e meilleure de la NFL à ce chapitre avec 10 (cinq interceptions et autant d'échappés recouvrés).

Gabriel n'est pas la seule recrue des Browns qui a démontré de belles promesses.  Le porteur de ballon Quinshon Judkins a continué d'impressionner à Londres, avec 23 courses pour des gains au sol de 110 verges.



L'ailier rapproché recrue Harold Fannin (ci-dessus) attire aussi l'attention.  Il a marqué un touché contre les Vikings, et avec 21 réceptions de passes cette année, il est le meilleur de son équipe, à ce chapitre.  Il forme un bon duo d'ailiers rapprochés avec David Njoku.     

L'attaque aérienne des Browns est toutefois limitée pour les jeux explosifs sur de longues passes.  Seul l'ailier éloigné Jerry Jeudy réussit ce genre de frappe, son coéquipier Cedric Tillman étant encore absent à cause d'une blessure aux ischio-jambiers.

Ce problème vient en partie du fait que la ligne offensive des Browns est souvent responsable de ruptures, dans la protection du quart arrière, lors des situations de passe.  Elle a déjà accordé 14 sacs cette saison, un chiffre identique à celui enregistré par la défense des Steelers.  Ce sera donc un point à surveiller dimanche à Pittsburgh.  
 


À ce sujet, les nouvelles sont meilleures du côté des représentants de la ville de l'acier.  Le demi offensif et receveur de passes, Jaylen Warren (photo ci-dessus), a profité de la semaine de congé supplémentaire de son club, pour guérir sa blessure.  Il reviendra au jeu dimanche contre Cleveland.  Mais son coéquipier receveur Calvin Austin (épaule), et le demi de coin étoile, Jalen Ramsey (ischio-jambiers), sont des cas incertains pour cet affrontement.

Le groupe d'entraîneurs des Steelers a dû travailler fort durant le congé, car en dépit de la fiche positive de l'équipe, il reste beaucoup de place à l'amélioration en attaque comme en défense.  Aaron Rodgers s'intègre progressivement au système offensif du coordonnateur Arthur Smith, mais ça demeure un "work in progress".  

Contre les Browns, même s'il réagit généralement bien contre le blitz, Rodgers devra garder à l'oeil Myles Garrett, le meilleur joueur défensif de la Ligue Nationale, qui met toujours beaucoup de pression sur les lignes offensives, et les quarts arrières adverses.



Rodgers (ci-dessus) n'a plus la mobilité d'antan, il est porté à garder longtemps le ballon en tentant de prolonger les jeux, et en cherchant ses receveurs à découvert.  Ça pourrait le rendre vulnérable à des sacs de la part des chasseurs de quart des Browns, qui en ont déjà réussi 14 cet automne.

Rodgers entretient une belle complicité avec le receveur D.K. Metcalf, mais l'ajout d'une autre menace similaire, pour les longues passes, serait un atout apprécié et même nécessaire.  L'attaque aérienne de Pittsburgh ne produit que 183,5 verges par partie, et se situe seulement en 27e position dans le circuit Goodell, cette année.

Mais la tendance de la tertiaire des Browns à se faire surprendre par de longues passes (41 fois cette saison) pourrait favoriser Aaron Rodgers et ses receveurs.  C'est probablement la seule faiblesse de cette défensive autrement très étanche.



Parlant de défense, le coordonnateur Teryl Austin (ci-dessus) doit aussi solutionner plusieurs problèmes, surtout en couverture de passes.  Les Steelers sont 30e dans la NFL en défense anti aérienne, avec une ronflante moyenne de 260,5 verges accordées par la voie des airs.  Mais la situation s'est améliorée à cet égard au cours des deux derniers matchs.

Les Steelers aimeraient bien établir leur attaque au sol dimanche contre les Browns, afin de bien préparer le «play action».  Surtout que le porteur de ballon Kenneth Gainwell a semblé émerger au cours des récentes rencontres.  Mais ce sera une tâche difficile contre la défense des Browns, la meilleure de la NFL contre l'attaque terrestre.



Si attaquer cette solide défense de cette façon devient trop compliquée, Aaron Rodgers devra plutôt se fier à ses receveurs pour infliger des dommages dans les rangs ennemis.  Il a l'expérience pour y arriver, avec ses bonnes lectures, son excellent timing, et la précision de ses passes, qui le servent efficacement, afin de trouver des trous, dans les zones de couverture défensive.

On s'attend à un match physique et rude, comme c'est la tradition entre ces deux adversaires du Nord de l'AFC.  Les défensives devraient être à l'honneur, et le score final peu élevé.  Les Steelers sont les favoris pour l'emporter par 6½ points.  Et c'est ce qui devrait se produire.

Browns  16,   Steelers  23.