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samedi 3 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : BALTIMORE À PITTSBURGH ⇨ AARON RODGERS ET DERRICK HENRY SERONT LES POINTS DE MIRE DANS CE MATCH DE CHAMPIONNAT.



Pour clore la saison 2025-26, la Ligue Nationale de Football a programmé un match de championnat très attendu, dimanche soir, entre les Ravens de Baltimore (8-8) et les Steelers de Pittsburgh (9-7), dans la ville de l'acier.  Le vainqueur de cet affrontement intra division continuera son parcours en séries éliminatoires, tandis que le perdant sera éliminé et devra rentrer chez lui.

Sans aucun doute, la priorité de la défense des Steelers sera de freiner autant que possible les dégâts que pourrait infliger le "bulldozer" des Ravens, Derrick Henry.  Ce dernier a permis à son équipe d'éviter l'élimination, la semaine dernière, en courant 36 fois avec le "cuir" pour d'énormes gains de 216 verges, avec en prime, quatre touchés, dans une victoire importante de 41 à 24 des Ravens contre les Packers, à Green Bay.

Dans le camp adverse, les Steelers comptent sur le vétéran quart arrière Aaron Rodgers (photo ci-dessous) pour leur procurer cet ultime triomphe qui leur permettrait de remporter le championnat de la division Nord de la Conférence Américaine, et la position numéro quatre, pour les séries de fin de saison.



Il y a un mois, Pittsburgh avait vaincu les Ravens, à Baltimore, par la marque de 27 à 22.  Le receveur des Steelers, D.K. Metcalf, avait amassé près de la moitié des verges d'attaque de son équipe en captant sept passes pour 148 verges.  Mais il ne sera pas là dimanche soir, puisqu'il a été suspendu par les autorités de la NFL, pour s'en être pris à un spectateur qui l'invectivait, à Détroit, il y a deux semaines.

Sans lui dans l'alignement, la semaine passée, à Cleveland, Aaron Rodgers et ses coéquipiers de l'offensive, ont été impuissants en ne produisant que six petits points dans un revers de 13 à 6 contre les médiocres Browns, et leur quart arrière recrue Shedeur Sanders.  Une victoire des Steelers aurait été suffisante pour éliminer les Ravens, et remporter le titre de la section Nord de l'AFC.

Les défensives des deux adversaires de dimanche soir ont beaucoup déçu cette saison.  Elles présentent des statistiques presque identiques.  Elles sont très vulnérables contre les jeux de passe, mais assez efficaces contre les jeux au sol .  


C'est donc aux performances des attaques, qu'il faut s'attarder pour trouver des différences entre ces grands rivaux de division.  Évidemment, avec "King" Henry (photo ci-dessus), les "Corbeaux" ont l'avantage en offensive terrestre.  Les Ravens sont les meilleurs de la Ligue Nationale, dans cette phase de jeu, avec une production de 157,8 verges, en moyenne, par match, soit 5,26 verges par course.

Avec Metcalf, Pittsburgh était supérieur à Baltimore dans le domaine de l'attaque aérienne.  Sans lui, ils tombent en déficit. Son absence incite donc les preneurs aux livres à favoriser les Ravens par 3½ points pour avoir le dessus contre les Steelers, dans cette rencontre de la plus haute importance.

L'entraîneur chef Mike Tomlin pense que son club peut compenser la perte de Metcalf car Aaron Rodgers est un expert pour distribuer le ballon à plusieurs receveurs différents, que ce soit aux demis offensifs Kenneth Gainwell et Jaylen Warren; aux ailiers rapprochés Pat Freiermuth (photo ci-dessous) et Jonnu Smith (Darnell Washington est malheureusement blessé à un avant-bras et sera absent); ou aux ailiers espacés Calvin Austin III, Adam Thielen et Marquez Valdes-Scantling.


Rodgers pourrait tenter quelques "bombes" contre la tertiaire poreuse des Ravens.  Elle est la pire du circuit Goodell pour accorder de longues passes.  Elle en a allouées 61 de 20 verges et plus, et neuf de 40 verges et plus.

L'entraîneur chef des Ravens, John Harbaugh, croit que le point le plus important sera de gagner la bataille des revirements.  À ce chapitre, les Steelers ont toutefois mieux fait que son club, cette saison.  Pittsburgh a un bilan positif de plus 11, avec 26 revirements provoqués (3e dans la NFL), alors que Baltimore affiche un dossier négatif de moins 2, avec 22 revirements commis (5e plus haut total dans la Ligue).  À noter que depuis 2008, depuis que John Harbaugh dirige les Ravens, sa formation a une horrible fiche de quatre victoires, onze défaites, quand elle perd la bataille des revirements.

Les Steelers sont supérieurs à leurs opposants en ce qui concerne la protection du quart arrière sur les jeux de passes.  Ils n'ont accordé que 29 sacs, comparés aux 42 permis par les Ravens.  Et, de l'autre côté du ballon, la défense de Pittsburgh a réussi 45 sacs, tandis que celle de Baltimore n'en a que 28 à son actif, cette année.  


De plus, le secondeur de ligne T.J. Watt (ci-dessus) effectuera un retour au jeu pour les Steelers, après avoir raté trois rencontres à cause d'un problème aux poumons.  Sa fiche montre sept sacs réussis, cette saison.

Le quart arrière des Ravens, Lamar Jackson va également redevenir actif après avoir dû s'absenter à cause de diverses blessures durant la campagne qui s'achève.  Reste à savoir s'il sera suffisamment en bonne forme physique pour donner une meilleure chance de gagner à son équipe que son substitut Tyler Huntley.

Si la défense des Steelers réussit à contenir passablement les courses de Derrick Henry, Jackson (photo ci-dessous) devra tenter plus de passes.  Henry n'a jamais fait fureur à Pittsburgh.  En trois rencontres en carrière, sa moyenne de 57,3 verges de gains au sol n'est guère impressionnante.  Lorsque l'attaque aérienne des Ravens a été sollicitée cette saison, elle a été négligeable, avec des gains de 172 verges par partie, au 28e rang de la NFL.


Pittsburgh a remporté neuf des douze derniers duels contre Baltimore.  Ce sont des matchs chaudement disputés étant donnée la grande rivalité entre les deux clubs.  Même s'ils sont les négligés des parieurs pour cette confrontation de dimanche soir, les Steelers ont des chances de gagner.  Dans une bataille "physique" et serrée, la grande expérience de Aaron Rodgers et la faiblesses de la tertiaire des Ravens, lui offrent plus de possibilités de réussir de gros jeux que son homologue Lamar Jackson.  

L'attaque au sol de Pittsburgh, sans être aussi explosive que celle de Baltimore, est quand même efficace, avec le duo Gainwell/Warren.  Elle peut permettre aux Steelers de conserver la possession du ballon pour garder Derrick Henry hors du terrain, le plus longtemps possible.

Mike Tomlin est renommé pour faire gagner son équipe quand ça compte vraiment.  Il vient de signer une 19e saison consécutive sans fiche négative.  Les Steelers sont souvent dominés en termes de verges gagnées, mais ils réussissent souvent à s'en tirer grâce à des revirements provoqués, par le positionnement sur le terrain, une poussée offensive victorieuse en fin de match, ou quelques gros jeux en défense, dans la zone payante ("red zone").


La rencontre a lieu dans le froid d'hiver, au Acrisure Stadium de Pittsburgh, où les "terrible towels" jaunes des partisans locaux vont se faire aller allègrement.  Ça pourrait suffire aux Steelers pour causer une surprise en gagnant contre des Ravens, qui ont déçu toute l'année, car ils étaient le choix de plusieurs experts pour remporter le Super Bowl du 8 février prochain.

Ravens   23,     Steelers   24.     

vendredi 26 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : BALTIMORE À GREEN BAY ⇨ RAVENS ET PACKERS AFFAIBLIS PAR DES BLESSURES À DES JOUEURS CLÉS...



Les joueurs et les membres de la direction des Packers de Green Bay (9-5-1) ont dû pousser un soupir de soulagement, et se réjouir de la défaite surprenante des Lions de Détroit (8-8) au Minnesota, contre les Vikings, le jour de Noël.  Ce revers de ces rivaux de la division Nord de la Conférence Nationale leur a procuré instantanément un gros cadeau, soit une belle place en séries éliminatoires de janvier prochain.  

Les Packers pourraient même encore se hisser en première position de cette section, et en remporter le titre, s'ils gagnent leurs deux derniers matchs, et que les Bears de Chicago perdent leurs deux dernières rencontres, cette saison.

Mais pour ce faire, ils doivent d'abord disposer des Ravens de Baltimore (7-8) samedi soir, au Lambeau Field.  De son côté, le club du coach John Harbaugh (photo ci-dessous) doit triompher contre le "Pack" samedi soir, et espérer que les Steelers de Pittsburgh subissent la défaite contre les Browns de Cleveland, dimanche, pour rester en vie, dans la course au championnat de la section Nord de l'Association Américaine.



Baltimore et Green Bay devront se débrouiller sans plusieurs joueurs importants, qui sont blessés et/ou malades.  Le quart arrière des Packers, Jordan Love, sera absent, en raison d'une commotion cérébrale, subie dimanche dernier, dans la défaite de son club, en prolongation, contre les Bears de Chicago.  

Chez les Ravens, le quart Lamar Jackson est un cas très douteux pour samedi, puisqu'il a été blessé au dos, dans le revers de son équipe, contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, dimanche soir passé.

On verra donc vraisemblablement deux remplaçants aux postes de quart dans ce duel de samedi soir, soit Tyler Huntley pour les Ravens, et Malik Willis (photo ci-dessous) pour les Packers.  Ce dernier obtiendra le départ, malgré une blessure à l'épaule droite, et une maladie qui l'a affecté cette semaine.



Sur le terrain gelé du Lambeau Field, par une température polaire, le jeu au sol devrait être de mise, dans des conditions hivernales et venteuses, peu propices au jeu aérien.  Cela favorise plutôt Baltimore et son puissant porteur de ballon Derrick Henry, qui peut très bien s'accommoder de ce climat rigoureux.

Ce pourrait être plus difficile pour son homologue des Packers, Josh Jacobs, qui joue en dépit d'une blessure à un genou.  Plusieurs de ses coéquipiers représentent des cas incertains pour samedi soir, dont le receveur Christian Watson, blessé à une épaule, et qui a manqué l'entraînement de jeudi, à cause d'une maladie.

Avant le début de la saison, les Ravens de Baltimore étaient des favoris pour accéder au Super Bowl de février prochain.  Mais leur pivot vedette, Lamar Jackson (photo ci-dessous), choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) à deux reprises (saisons 2019 et 2023) a subi une série de blessures cette année, et la défensive a sous performé pendant une grande partie de la campagne 2025-26.  Cela a eu pour effet de conduire l'équipe dans la mauvaise situation où elle est présentement.
  


La troupe du pilote John Harbaugh a connu un faux départ en perdant cinq de ses six premiers matchs.  Malgré une bonne séquence après leur semaine de congé (bye de la semaine 7), les Ravens n'ont pas pu rattraper leur retard, et ils pourraient rater les playfoffs pour la première fois depuis 2021.  Harbaugh pourrait même perdre son emploi si son club ne gagne pas d'ici la fin du calendrier régulier, contre Green Bay et Pittsburgh.

Incapable de performer à la hauteur de son immense potentiel à cause des blessures, Lamar Jackson n'a lancé que huit passes de touché à ses huit dernières joutes, en plus de subir cinq interceptions.  D'ailleurs, il n'a pas été le seul qui a multiplié les revirements de son équipe.  

Les "Corbeaux" ont été coupables de 22 erreurs de ce genre (dix interceptions et douze échappés perdus).  C'est le double du nombre commis par les Packers.  C'est souvent ce qui fait la différence entre un club gagnant et un club perdant...



À Green Bay, on s'est vite ressenti de la perte de l'ailier défensif Micah Parson, victime d'une grave blessure à un genou, il y a deux semaines, à Denver.  Sans lui, la défensive des Packers n'a plus vraiment de "pass rush", ce qui inflige une pression sur la tertiaire qui tombe à la merci des quarts arrières ennemis, qui disposent de plus de temps pour repérer leurs receveurs, et déclencher leurs passes.

Green Bay a perdu ses deux dernières rencontres parce que l'attaque a également manqué d'opportunisme en zone payante, et à cause d'un manque d'exécution.  Comme de ne pas avoir récupéré le ballon après un botté court des Bears, samedi dernier.  Ce qui devait éventuellement leur coûter la victoire.

Malgré leurs problèmes récents, et en dépit de l'absence de plusieurs joueurs blessés, ils sont le choix des preneurs aux livres par trois points, pour l'emporter samedi soir contre les Ravens.  L'entraîneur chef des Packers, Matt LaFleur est quasiment imbattable en décembre (fiche de 21 gains, 4 défaites), surtout au Lambeau Field.



Les quart substituts, Tyler Huntley (ci-dessis) et Malik Willis ont bien joué en relève cette saison.  Willis, s'il n'est pas trop handicapé par sa blessure à l'épaule, possède plus d'options pour les jeux de passes que Huntley.  Par contre, si Derrick Henry est dominant sur les jeux au sol, il peut faire la différence en faveur de son équipe.

La défensive des Packers n'est plus la même sans Micah Parsons.  Elle a perdu l'avantage qu'elle avait sur celle des Ravens.

Dans un match au pointage serré comme ce sera probablement le cas samedi soir, les botteurs de précision joueront un rôle primordial.  Le botteur de placement des Ravens, Tyler Loop a réussi 27 de ses 30 tentatives pour un pourcentage de 90 % cette année.  



Son adversaire des Packers, Brandon McManus (ci-dessus) a été moins efficace en ratant six placements sur 28 tentatives.  Mais il a été plus précis sur les bottés de longue distance (50 verges et plus) en en réussissant trois sur cinq, alors que Loop échouait trois fois sur quatre en pareilles occasions.

Malgré leur saison décevante, les Ravens ont fait élire six joueurs en prévision du Pro Bowl : le demi offensif Patrick Ricard, l'ailier espacé Zay Flowers, le joueur de centre Tyler Linderbaum, le secondeur de ligne Roquan Smith, le demi de sûreté Kyle Hamilton, et le botteur de dégagements Jordan Stout.  Chez les Packers, seul Micah Parsons a été choisi pour cette rencontre de joueurs étoiles.

Ravens   17,    Packers   19.       

dimanche 21 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : NEW ENGLAND @ BALTIMORE ⇨ L'URGENCE DE GAGNER LEUR DERNIER MATCH À DOMICILE POUR LES RAVENS.



S'ils veulent prolonger leur saison en janvier prochain, les Ravens de Baltimore (7-7) doivent gagner leur trois dernières parties du calendrier régulier, et remporter le championnat de leur division.  Ils tirent présentement de l'arrière par un match sur les Steelers de Pittsburgh (8-6) dans la section Nord de la Conférence Américaine, et les deux clubs doivent se rencontrer dans la dernière semaine (18e) de la saison, dans ce qui pourrait être un duel décisif.

Mais auparavant, les Ravens ont deux gros contrats.  Avant de se mesurer aux Packers de Green Bay (9-5-1), la semaine prochaine, au Lambeau Field, ils doivent d'abord faire face aux Patriots de la Nouvelle Angleterre (11-3), ce dimanche, à Baltimore, pour leur dernier match à domicile, cette année.  Ils n'ont guère obtenu de succès à la maison jusqu'ici (3-5), mais pour espérer sauver leur campagne 2025-26, ils doivent absolument l'emporter contre les Pats, dimanche soir.  Cette urgence de gagner incite les bookmakers à miser sur eux par un écart de trois points. 

Pour arriver à confirmer cette prédiction, l'équipe dirigée par John Harbaugh devra surtout compter sur de bonnes performances de leur quart arrière Lamar Jackson, et de leur puissant porteur de ballon Derrick Henry (photo ci-dessous).  Ça adonne bien, car ces deux piliers de leur attaque sont habituellement à leur mieux en décembre, quand ça compte beaucoup, lors de matchs importants.  



Mais l'attaque des Ravens devra être bien meilleure en zone payante ("red Zone"), où elle s'est classée à l'avant dernier rang de la Ligue Nationale, cette année.  Ses poussées offensives ne s'y sont terminées que 44 % du temps par un touché.  Lamar Jackson devra exploiter la faiblesse de la défensive des Patriots dans cette zone critique.  Cette dernière est la pire du circuit Goodell, à cet endroit situé près des buts.

La défensive des "Corbeaux" devra également fournir un effort spécial, dimanche, contre la redoutable offensive des Patriots.  Un effort du même genre que celui de la semaine passée, quand elle a blanchi Joe Burrow et les Bengals de Cincinnati, 24 à 0.

On ne sait pas comment les protégés du coach Mike Vrabel (photo ci-dessous) vont réagir, après leur défaite choc de 35 à 31 contre les Bills de Buffalo, dimanche dernier.  Les Patriots avaient pris rapidement une avance de 21 à 0 dans cette partie, avant de s'écrouler en deuxième demie, et concéder cinq touchés d'affilée aux Bills.  Ce revers difficile à avaler contre leurs plus forts rivaux de division, les a empêchés de remporter le titre de la division Est de l'Association Américaine.  Une victoire contre Baltimore, dimanche, ou un revers des Colts d'Indianapolis ou des Texans de Houston, leur assurerait cependant une place en séries éliminatoires.



Le plus inquiétant pour les porte couleurs de la Nouvelle Angleterre, ce sont les blessures de plusieurs de leurs joueurs clés en défense contre le jeu au sol, surtout contre la dangereuse attaque terrestre des Ravens.  On sait déjà que l'ailier défensif Milton Williams (cheville) sera encore absent.  Sans lui au cours des dernières semaines, la défense anti course des Pats a chuté de la 8e à la 31e place de la NFL, depuis la semaine 11.  Au cours des quatre dernières joutes, elle a accordé une moyenne de 134,8 verges par rencontre, sur les jeux au sol.

Le secondeur de ligne Robert Spillane (cheville) est lui aussi tombé au combat.  La semaine dernière, l'attaque au sol des Bills en a profité pour amasser 168 verges de gains, et deux touchés.  Dimanche, le secondeur de ligne Harold Landry (genou), et le plaqueur Christian Barmore (genou) représentent des cas incertains, tout comme les demis de coin Marcus Jones (genou) et Carlton Davis (hanche).  Jones est également un excellent retourneur de bottés.

Les Patriots ont une fiche parfaite sur la route cette année (6-0), et ce qui est nouveau cette saison, c'est qu'ils ont maintenant un porteur de ballon, la recrue TreVeyon Henderson, qui est un marchand de vitesse et qui peut réussir des jeux explosifs.  Il court pour une moyenne de 5,4 verges par portée, et il a à son crédit six courses de 20 verges et plus, cette saison.  Ses gains totaux montent à 773 verges, même s'il n'a pas été employé beaucoup en début de campagne.  Il vient renforcer le champ arrière des Patriots, car son coéquipier Rhamondre Stevenson n'est guère productif cette année.



Drake Maye (ci-dessus), des Pats, demeure le quart arrière le plus précis de la NFL avec un pourcentage de passes complétées de 70,9 %.  À sa deuxième année d'expérience dans la Ligue, il a appris à se débarrasser rapidement du ballon quand il est sous pression, à faire des courses aux bons moments, et à ne pas paniquer en situations de stress.  Il accepte de concéder beaucoup de sacs (43) plutôt que de lancer des interceptions, ou de mal protéger le ballon.

Il a trouvé, en son nouveau receveur Stefon Diggs, un joueur de confiance, qui peut le dépanner en cas d'urgence.  Diggs excelle pour se démarquer de ses couvreurs.  Le vétéran de 32 ans n'a plus sa capacité d'autrefois pour les longs jeux de passes, mais il est très fiable en n'importe quelle occasion.

Au final, l'équipe qui commettra le moins d'erreurs coûteuses, de revirements, et de pénalités l'emportera.  À ce chapitre, les Patriots ont été meilleurs cette saison, ils ont commis 14 revirements, comparés aux 20 des Ravens.  Je pense que la défense des Ravens va dépasser ses standards de cette saison et soutenir l’attaque au sol efficace menée par Derrick Henry et Keaton Mitchell, pour décrocher une victoire serrée de Baltimore.

Patriots  23,    Ravens   24.         

jeudi 11 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : BALTIMORE À CINCINNATI ⇨ LAMAR JACKSON PEUT-IL GAGNER SON DUEL CONTRE JOE BURROW ?



L'offensive pourrait être à l'honneur dimanche à Cincinnati, quand les Bengals (4-9) recevront la visite des Ravens de Baltimore (6-7).  Pourquoi ?  Parce que les deux adversaires ont de gros problèmes en défensive, surtout contre les attaques aériennes, et qu'ils n'ont pas un bon "pass rush" pour exercer de la pression sur les quarts arrières opposés.

Les pivots des deux équipes auront donc un rôle prépondérant dans cette bataille intra division, de grande importance, surtout pour Baltimore.  Les Ravens ont glissé au deuxième rang de la division Nord de la Conférence Américaine, dimanche dernier, après leur coûteuse défaite de 27 à 22 contre les Steelers de Pittsburgh (7-6).  Ceux-ci les ont donc devancés en tête de la section Nord de L'AFC.

Vers la fin de cette rencontre, une passe de touché de Lamar Jackson à Isaiah Likely a été annulée, quand le demi défensif Joey Porter a fait échapper le ballon à l'ailier rapproché des Ravens, avant qu'il ne fasse le troisième pas requis pour confirmer l'attrapé (ci-dessous).  


Si le touché avait été accepté, il aurait probablement permis à Baltimore de gagner, et de demeurer seul en première place de sa division.  C'est incroyable de penser que les Ravens pourraient rater les séries éliminatoires à cause d'un petit pas !  Une question de millimètres ou de fractions de seconde !

Pendant ce temps, dans la neige de Buffalo, les Bengals de Cincinnati avaient dominé les Bills pendant trois quarts, avant de voir le quart arrière Joe Burrow lancer deux interceptions, qui ont permis aux Bills de revenir de l'arrière pour l'emporter 39 à 34.  Encore une fois, la défensive des Tigres a prouvé qu'elle était bien la pire de la NFL.

Mais Burrow (photo ci-dessous) a répliqué coup pour coup à son homologue Josh Allen, en prouvant qu'il était de retour en forme, après la blessure à un orteil qui l'a privé de deux mois d'activités, plus tôt, cette saison.



Il y a deux semaines, il en a fait voir de toutes les couleurs à la défensive de Baltimore, quand les Bengals ont humilié les Ravens 32 à 14, devant leurs partisans.  

Burrow avait alors complété 24 passes pour 261 verges et deux touchés, et son receveur Ja'Marr Chase avait capté sept ballons pour 110 verges de gains.  La grande différence dans ce match a été les cinq revirements commis par les Ravens, dont deux échappés et une interception par le quart arrière Lamar Jackson.

Probablement ennuyé par des blessures, ce dernier n'est plus lui-même cette saison.  Au cours de ses sept dernières parties, il n'a lancé que sept passes de touché, contre cinq interceptions.  Et il n'a couru que pour 189 verges, soit pour une moyenne de 27 verges par match, la moitié de sa moyenne de la saison dernière.



Jackson (ci-dessus) est particulièrement inefficace dans la zone payante ("red zone") cette année.  Il n'y a complété que 17 passes en 52 tentatives, pour un faible pourcentage de 42,5 %, le pire dans la NFL.  L'an passé, son taux de réussite dans cette zone était de 70,3 %, le 3e meilleur dans la grande Ligue.

En général, depuis les cinq dernières rencontres, Lamar Jackson n'a pas réussi à compléter au moins 60 % de ses tentatives de passes.  Il manque de synchronisme et de timing, et il ne réussit pas de jeux explosifs comme avant.  Sa mobilité est également affectée comme le prouve les 29 sacs qu'il a subis cette saison, en dix parties jouées.

En face, les Bengals ont appris une mauvaise nouvelle au sujet de leur as de la défensive, l'ailier Trey Hendrickson (photo ci-dessous), qui devra être opéré pour réparer un muscle de l'abdomen.  Sa saison est terminée.
  


Ce n'est pas son coéquipier Shemar Stewart qui pourra le remplacer à son poste, puisqu'il est blessé à un genou.  Il manque aussi trois demis défensifs (PJ Jules, Marco Wilson, Cam Taylor-Britt), et deux secondeurs de ligne (Shaka Heyward, Brian Asamoah II), tous inscrits sur la liste des blessés à long terme.

Pour sa part, le receveur Tee Higgins souffre d'une commotion cérébrale, et sa participation au match de dimanche, contre Baltimore, est incertaine.

Selon certains calculs de probabilité, les Bengals ont 3 % de chances de participer aux séries éliminatoires du mois prochain.  Ils doivent remporter tous leurs matchs d'ici la fin du calendrier régulier, et espérer un effondrement total des Steelers de Pittsburgh, les meneurs de leur division.  



Joe Burrow ne se fait pas trop d'illusion concernant les possibilités de son club de prolonger la présente campagne.  Mais il insiste pour dire que les Bengals doivent tout de même offrir un bon "show" à leurs partisans, avant de fermer les livres, dans un mois.

Quant aux Ravens, ils ont du pain sur la planche.  Ils finissent le caldendrier régulier en affrontant les Bengals, les Patriots, les Packers et les Steelers.  Toute une commande !  Les parieurs estiment que Lamar Jackson et ses coéquipiers ont le dos au mur, et qu'ils doivent absolument battre Cincinnati, dimanche.  Ils les favorisent donc par 2½ points.  

Mais pour y arriver, ils devront rompre avec leur mauvaise tendance qui leur a fait perdre leurs deux derniers matchs.



Le demi offensif Derrick Henry (ci-dessus) sera une des clés de la victoire contre les Bengals, s'il connaît un bon match, et permet à son équipe de contrôler le temps de possession du ballon.  Il éviterait ainsi à sa défensive d'avoir à négocier trop longtemps avec le dangereux Joe Burrow, si ce dernier reste la plus grande partie du match, en dehors du terrain.

Pour éviter de subir le même sort qu'il y a deux semaines, aux mains des porte couleurs de Cincinnati, les Ravens ne peuvent se permettre de commettre de multiples revirements, en donnant ainsi des chances supplémentaires, à la redoutable attaque des Bengals, de marquer des points faciles, et de causer leur perte.

Je suis quand même sceptique au sujet de la prédiction des preneurs aux livres, qui penchent en faveur des Ravens, pour cette rencontre dominicale, entre ces rivaux de division.  Mais Lamar Jackson a de grandes opportunités face à la pire défensive du circuit Goodell.  À lui de ne pas manquer sa chance...

Ravens   26,     Bengals   24.           

vendredi 5 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : PITTSBURGH À BALTIMORE ⇨ MOMENTS DE VÉRITÉ DANS LA COURSE AU CHAMPIONNAT DE LA DIVISION NORD DE L'AFC.



En décembre, alors que la fin de la saison régulière de la NFL approche, certains matchs deviennent cruciaux et détermineront quelles équipes participeront au tournoi pour accéder au Super Bowl.  Une de ces rencontres primordiales opposera les Steelers de Pittsburgh aux Ravens de Baltimore, dimanche prochain.

Ces rivaux de la division Nord de la Conférence Américaine sont à égalité en tête de cette section, avec des fiches identiques de six victoires et autant de défaites.  Ils s'affronteront deux fois en décembre, et le résultat de ces confrontations pourrait bien déterminer quel club remportera le championnat de sa division.

Avant le début de la campagne 2025-26, on ne s'attendait pas à une lutte si serrée entre ces deux formations.  Les Ravens étaient largement favoris pour distancer leurs concurrents dans le Nord de l'AFC.  Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévues.  Baltimore a connu un début de saison catastrophique, en perdant cinq de ses six premiers matchs.  La défensive de l'équipe a été anormalement malmenée, en accordant des points à la tonne !



Ce fut l’inverse pour les Steelers, qui ont gagné quatre de leurs cinq premières parties, même si leur défense a parfois eu du mal, elle aussi.

Les situations des deux adversaires se sont rééquilibrées ensuite.  Pittsburgh a perdu cinq de ses sept rencontres suivantes, et Baltimore a gagné cinq des six dernières.

Dans quel état ces deux belligérants se présentent-ils à la veille de ce duel dominical qui pourrait être décisif, et qui promet d'être physiquement éprouvant ?  Disons que les guerriers des deux clubs ont déjà beaucoup de joueurs blessés, et que le match rude de dimanche risque d'en faire d'autres.  Les Ravens ont un avantage de ce côté-là, car ils ont eu quelques jours de plus que les Steelers pour récupérer, ayant joué jeudi dernier, le jour de l’Action de grâce.



Outre leur longue liste de blessés, ces deux rivaux ont un autre point en commun : de durs revers subis lors de la semaine 13, il y a quelques jours.  Les Steelers ont été humiliés à domicile par les Bills de Buffalo, par la marque de 26 à 7.  Et les Ravens les ont imités, dans une défaite gênante de 32 à 14, chez eux, face à Joe Burrow, et aux Bengals de Cincinnati.

La défensive contre le jeu au sol des Steelers a été défoncée pour 249 verges par les coureurs des Bills, dont James Cook, qui a amassé 144 verges à lui seul.  Pilonnés de cette façon, cela a sûrement laissé des traces dans le front défensif des hommes de l'entraîneur Mike Tomlin (photo ci-dessous).

Ce dernier a entendu un chant pas très flatteur de la part des partisans furieux des Steelers : «Fire Tomlin».  Et c'est un fait que sa longue expérience de 19 saisons, comme coach de l'équipe, tire peut-être à sa fin, si la situation du club continue de se détériorer de la sorte.



Ce qui inquiète surtout à Pittsburgh, c'est que l'offensive semble perdue sur le terrain.  L'attaque au sol ne va nulle part, avec des gains sous la barre des quatre verges par course, et l'attaque aérienne ne produit que 187,8 verges en moyenne par match, ce qui est insuffisant pour gagner régulièrement dans une NFL qui privilégie l'offensive pas la voie des airs.

Le quart arrière Aaron Rodgers joue avec une fracture au poignet gauche qui semble lui nuire sur les remises du ballon.  Il a eu 42 ans mardi, et il a beaucoup ralenti cette saison.  Il ne semble plus avoir grand chose dans le réservoir, et ça sent vraiment la retraite dans son cas.  

Les Steelers sont allés le chercher tardivement, le printemps dernier, après que les Jets de New York l'eurent rejeté.  Ils étaient mal pris, car ils n'avaient pas de quart no 1 dans leur organisation.  Ils croyaient peut-être que Rodgers serait la solution à leur problème, mais avec lui, les Steelers sont demeurés un club qui joue pour .500, comme c'est le cas depuis plusieurs années.


À sa décharge, il n’a pas un bon groupe de receveurs à qui lancer le ballon, et ces derniers ne semblent pas être sur la même longueur d’onde que lui.  On dirait qu'ils ne courent pas de bons tracés.  Même son receveur le plus talentueux, D.K. Metcalf, ne saisit pas ce qui ne va pas dans sa relation avec Rodgers, sur le terrain.

Le futur membre du Temple de la Renommée n'a pas lancé deux passes de touché dans un même même match depuis la semaine 8, et il a quitté la joute perdue de dimanche passé, le nez en sang. Une image désolante de fin de carrière...  Au cours des trois plus récentes semaines, son pourcentage de passes complétées a chuté à 52,2 %, ce qui fait que les séries offensives des Steelers se terminent rapidement, et abruptement, par des jeux avortés.

Il y a fort à parier que si le "pass rush" des Ravens frappe Rodgers tôt dans la rencontre de dimanche, le vétéran pivot des Steelers cherchera ensuite à sauver sa peau, en jouant de prudence, pour éviter les sacs.  Ce qui, évidemment, réduira son efficacité.



On risque alors d'assister au festival du jeu au sol, avec les porteurs de ballon Jaylen Warren (photo ci-dessus) et Kenneth Gainwell.  C'est peut-être la meilleure option pour l'attaque des Steelers, car leur ligne offensive est dans le top-10 de la NFL pour bloquer efficacement, sur ce type de jeu.

De l'autre côté du terrain, les Ravens ont également des problèmes à l'attaque, avec un quart arrière, Lamar Jackson, qui semble encore traîner ses blessures à un orteil, aux ischio-jambiers, et à un genou.  Il ne joue définitivement pas à 100 % de ses capacités, notamment en ce qui concerne son potentiel pour porter le ballon, et sa mécanique sur les jeux de passe.  

Dans ses trois dernières sorties, il n'a porté le ballon que pour un total de 84 verges, ce qui est bien inférieur à sa production habituelle.  Depuis le 9 novembre, il a commis trois interceptions et quatre échappés, et il a subi dix sacs.  Encore là, il s'agit de performances anormales pour lui, un ancien MVP.



Durant cette période, Jackson (ci-dessus) n'a marqué aucun touché au sol, et il n'a lancé aucune passe de touché.  Et durant le dernier mois, son pourcentage de passes complétées est demeuré sous les 60 %, un fait sans précédent dans sa carrière de huit saisons dans la NFL.  Il semble incapable de prendre un bon rythme durant les matchs, ce qui donne du jeu désordonné, et une offensive "imprécise", aux dires mêmes de l'entraîneur des Ravens, John Harbaugh.

Puisque ça ne tourne pas rond pour lui, les Ravens s'en remettront surtout au demi offensif Derrick Henry, pour porter l'attaque de l'équipe.  Celui-ci tentera d'imiter James Cook, des Bills, qui, la semaine dernière, a terrassé le front-7 des Steelers.

La défensive des Corbeaux s'est amélioré au fil du temps, cette année.  Elle aussi aura un rôle important à jouer pour faire gagner le club, dimanche.  Elle doit remporter la guerre des tranchées, et provoquer des revirements afin de raccourcir le terrain pour Lamar Jackson et son attaque.



Mais les revirements et les changements de possession, c'est plutôt la force de la défense des Steelers, qui en a provoqués 22, cette saison.  Elle est en 2e place, à ce chapitre, dans le circuit Goodell.  Pour leur part, les Ravens se sont rendus coupables de quatre échappés perdus, et d'une interception, la semaine passée, dans leur déconfiture de 32 à 14 contre les Bengals.  Une telle catastrophe ne doit pas se reproduire contre Pittsburgh, cette semaine.

De l'avis des experts, qui favorisent Baltimore par 5½ points pour gagner dimanche, les Ravens, comparativement aux Steelers, forment une équipe plus complète, avec de meilleurs substituts, pour remplacer leurs blessés.  Ils ont eu plus de temps, et de jours de congé, pour mieux se préparer à la grosse bataille qui les attend.  Ils ne peuvent pas se permettre de perdre à domicile, contre un club qui semble en implosion.



Vu les problèmes qui touchent les quarts-arrières de ces deux rivaux de division, et donc leurs offensives désorganisées et peu efficaces, je prévois un match serré et à faible score, avec un léger avantage pour l’équipe locale.  

Rien n'est cependant perdu d'avance pour les Steelers, qui ont un calendrier un peu moins difficile que celui des Ravens, d'ici la fin de la saison 2025-26.  Ils n'affronteront qu'un seul club qui une fiche positive (Lions, 8-5), tandis que Baltimore devra faire face aux Patriots (11-2), aux Packers (8-3-1), et de nouveau aux Bengals, qui les ont battu, la semaine dernière.

Steelers    16,      Ravens   17.  

jeudi 4 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : CINCINNATI À BUFFALO ⇨ LE RETOUR AU JEU DE JOE BURROW CHANGE LA DONNE DANS LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE.



Les Bengals de Cincinnati (4-8) ne sont tout simplement pas la même équipe sans Joe Burrow comme quart arrière partant. Cette saison, sans lui, leur performance a été désastreuse : une victoire en neuf parties.  

Mais jeudi dernier, au retour au jeu de Burrow, après deux mois d'absence en raison d'une blessure à un pied, ils ont signé une victoire éclatante de 32 à 14, face à leurs rivaux de division, les Ravens de Baltimore.

À ses huit derniers départs, Joe Burrow présente un dossier de huit gains, aucun revers.  Dimanche, il tentera d'améliorer encore cette fiche remarquable, quand son équipe jouera à Buffalo, contre les Bills (8-4).


Pour espérer participer aux séries éliminatoires, Cincinnati devra remporter tous ses matchs d'ici la fin de la saison.  C'est une grosse commande, mais Joe Burrow a déjà réussi ce genre de tour de force en 2022 et en 2024.

Il dispose sans doute des atouts offensifs pour marquer suffisamment de points contre n’importe quelle équipe, mais la défense doit aussi réussir à freiner l'attaque des adversaires, pour espérer obtenir de bons résultats, et décrocher des victoires.  Ce qu’elle n’arrive pas assez souvent à faire…

Mais la défense des Bengals, sans doute inspirée par le retour de son quart vedette, a été solide, à l'Action de Grâce, jeudi passé, en tenant en respect Lamar Jackson et son attaque.  Sera-t-elle capable d'en faire autant contre Josh Allen et son offensive des Bills, dimanche ?



Je ne crois pas.  L'attaque des Bills est plus diversifiée que celle des Ravens.  Et Buffalo a l'avantage du terrain, où il a gagné cinq de ses six matchs, cette saison.  Les Bills possèdent aussi la meilleure attaque au sol de la NFL avec des gains de 155,7 verges en moyenne par rencontre.  Elle a été dominante dans la victoire de Buffalo au compte de 26 à 7 à Pittsburgh, dimanche dernier, contre les Steelers.  Menée par le demi offensif James Cook (144 verges en 32 courses), elle a amassé des gains de 249 verges, et a pris le contrôle du match pendant 42 minutes. 

On peut imaginer un scénario semblable dimanche prochain contre Cincinnati.  La défense contre le jeu au sol des Bengals accorde en moyenne 153,2 verges par partie, et se classe à l'avant dernier rang de la NFL, dans cette catégorie.  Et contre la passe, la brigade défensive de Cincinnati est encore pire : bonne dernière du circuit Goodell avec une affreuse moyenne de 256,8 verges allouées par match.

Joe Burrow pourra bien essayer de compenser pour ces faiblesses, en déclenchant la puissance de son attaque aérienne, mais il aura à composer avec la meilleure défense contre la passe de la Ligue, celle de Buffalo, qui ne concède que 163,2 verges par joute, en moyenne.



En ce qui concerne les blessés, dans les deux formations, il y a quelques cas incertains qui pourraient influencer le résultat de l'affrontement.  

Chez les Bengals, le receveur Tee Higgins n'est pas sûr de sortir du protocole des commotions cérébrales, à temps, pour participer au match.  Les secondeurs de ligne Shaka Heyward et Brian Asamoah II; les ailiers défensifs Shemar Stewart et Trey Hensricks; ainsi que les demis de coin Marco Wilson et Cam Taylor-Britt sont tous indisponibles pour le duel de dimanche.



Du côté des Bills, les deux bloqueurs offensifs, Dion Dawkins et Spencer Brown, portent encore l'étiquette de "questionnable"; tout comme l'ailier rapproché Dalton Kincaid (ischio-jambiers + genou), l'ailier espacé Joshua Palmer (genou + cheville), l'ailier défensif Joey Bosa (ischio-jambiers), et le secondeur Terrel Bernard (coude).

Les Bills sont le choix des parieurs par 5½ points pour l'emporter dimanche contre Cincinnati.  On s'attend à beaucoup de points dans cette bataille axée sur l'offensive.  Joe Burrow et son attaque devraient être productifs face à la défense des Bills, qui a souvent éprouvé des difficultés cette année. Mais ces problèmes ne sont rien comparés à ceux, presque constants et inacceptables, rencontrés par les Bengals.

Bengals  24,   Bills   30.      

mercredi 26 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : CINCINNATI À BALTIMORE ⇨ JOE BURROW DE RETOUR EN VAIN ?



Joe Burrow sera de retour au jeu, à son poste de quart arrière, quand les Bengals de Cincinnati (3-8) visiteront les Ravens de Baltimore (6-5), le jeudi soir de l'Action de Grâce, aux États-Unis.  Il a raté deux mois d'action en raison d'une blessure à un orteil, et sa présence va certes rehausser l'intérêt pour ce match qui, autrement, aurait paru plutôt "fade".

Burrow revient en état de jouer avant ce qui était prévu.  On ne l'attendait qu'en décembre.  Certains observateurs pensent que c'est un retour prématuré et précipité qui n'a pas lieu d'être, parce que la saison des Bengals est déjà perdue.

Ce n'est certes pas ce que la direction de l'équipe pense.  Elle croit plutôt que Burrow peut ressusciter les chances des Bengals de participer aux séries éliminatoires, en propulsant le club vers une série victorieuse de plusieurs matchs.


Il est vrai que les Bengals affronteront les Ravens deux fois, d'ici la fin du calendrier, et que deux victoires contre eux resserreraient le classement de la division Nord de la Conférence Américaine, où Baltimore occupe le premier rang, avec trois parties de priorité sur Cincinnati.

Mais disons que battre les Ravens deux fois, et devancer aussi les Steelers de Pittsburgh (6-5) en tête de la section, c'est peut-être rêver en couleurs, et en demander trop à Burrow.

Il faudra d'abord qu'il retrouve sa forme physique de match, de même que ses repères sur le terrain.  Il devra également faire attention de ne pas se blesser à nouveau.  Ce qui est loin d'être assuré, avec sa ligne à l'attaque chancelante, qui risque de ne pas le protéger adéquatement en situations de passes.  Il n'a même pas joué deux matchs complets en début de saison, et il avait déjà subi cinq sacs...



Son homologue chez les Ravens, Lamar Jackson, (ci-dessus) a été blessé aussi en début de campagne.  Et même s'il dit le contraire, il joue encore en dépit de blessures à une cheville et à un genou présentement.  Il a manqué des entraînements, et ses performances médiocres, récemment, trahissent sa mauvaise condition physique.

En effet, depuis trois semaines, il ne court presque plus avec le ballon, alors que cela a toujours été l’un de ses principaux atouts.  Son pourcentage de passes complétées a chuté à 57 %, et il est incapable de franchir le cap des 200 verges de gains aériens par rencontre (piètre moyenne de 174 verges par partie).  Mais ces problèmes peuvent aussi venir des failles dans la protection de sa ligne offensive, et de ses receveurs qui laissent filer trop de passes.

Le plan de match se résume pas mal à donner le ballon au demi offensif Derrick Henry.  Les Ravens viennent de gagner cinq matchs de suite, depuis leur semaine de congé (bye), mais les quatre dernières ont été acquises contre des clubs faibles, et surtout grâce à la défensive, qui s'est ressaisie après un affreux début de saison, quand l'équipe a perdu cinq de ses six premières rencontres.



Lamar Jackson n'a peut-être pas joué à la hauteur de ses standards habituels, mais il a tout de même lancé 15 passes de touché et seulement 3 interceptions, et il affiche un excellent coefficient d'efficacité de 111, ce qui le place en 3e position chez les quarts arrières de la NFL.

C'est amplement suffisant pour dominer la pire défensive de la Ligue, celle des Bengals, dernière dans pratiquement toutes les catégories statistiques du circuit Goodell.



Joe Burrow pourra compter sur son receveur étoile Ja'Marr Chase (photo ci-dessus), qui a fini de purger sa suspension d'une partie, mais son coéquipier Tee Higgins sera absent, à cause d'une commotion cérébrale subie la semaine dernière, dans la quatrième défaite consécutive des Bengals, 26 à 20, contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre.

C'est possible que le retour de Burrow ait un effet positif sur le moral de l'équipe, et s'il est vraiment remis de sa blessure, il pourrait offrir une bonne performance.  Mais cela ne suffira pas à compenser la grande faiblesse défensive des Tigres, surtout à l’étranger.  Baltimore est le choix des parieurs par un touché transformé (7 points), même si habituellement les Bengals sont compétitifs dans ces rencontres face à leurs rivaux de section.

Bengals    23,     Ravens   27.