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dimanche 11 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : HOUSTON À PITTSBURGH ⇨ UN MATCH DÉFENSIF ET PHYSIQUE À PRÉVOIR.



Avis aux amateurs de football offensif avec pointage élevé (genre fusillade).  Vous risquez d'être déçus lundi soir, quand vous regarderez le duel éliminatoire de première ronde entre les Texans de Houston (12-5) et les Steelers de Pittsburgh (10-7).

Le club texan possède une des meilleures défensives, au pays de l'Oncle Sam, et elle devrait pouvoir neutraliser l'offensive très ordinaire des porte couleurs de la ville de l'acier.

De l'autre côté, l'attaque de la formation sudiste, habituée d'opérer à la chaleur, chez eux, au Texas, pourrait "figer" dans le froid glacial de Pittsburgh, où l'entraîneur chef Mike Tomlin, des Steelers, a le don de rendre l'accueil plutôt brutal pour les visiteurs, à ce temps ci de l'année.



On pourrait donc assister à une guerre d'usure, axée sur la défensive, et peu excitante.  C'est peut-être la moins intéressante des parties de la première ronde des séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football.

Les Texans arrivent à cette confrontation sur une lancée de neuf victoires consécutives, tandis que les Steelers ont remporté quatre de leurs cinq derniers matchs, pour finir par coiffer difficilement les Ravens de Baltimore, en tête de la division Nord de l'Association Américaine.

Plusieurs experts ont douté des Steelers quand ils ont embauché le vétéran quart arrière Aaron Rodgers, peu de temps avant le début de la saison.  Ils prévoyaient même une fiche perdante pour la troupe de Mike Tomlin, ainsi que son exclusion des séries éliminatoires.  Sans avoir été extraordinaire, Rodgers a bien géré l'attaque de sa nouvelle équipe, pour la conduire au championnat de sa section.



Lundi soir, ce sera son 23e match éliminatoire, et sa grande expérience, dans ce genre de rencontres, pourrait lui permettre de réserver une mauvaise surprise à ses adversaires.  Houston est favori par trois points pour remporter cet affrontement qui promet d'être corsé et rude, dans des conditions climatiques défavorables pour les deux offensives.

On parle beaucoup, et avec raison, du dangereux "pass rush" des Texans, qui met en vedettes les ailiers défensifs Danielle Hunter et Will Anderson.  À eux deux, ils ont récolté un total de 27 sacs.  Ce qui en fait de loin le meilleur duo dans ce domaine, dans la NFL.  Mais la ligne offensive de Aaron Rodgers le protège bien, et il dégaine très rapidement ses passes, ce qui ne donne pas assez de temps aux chasseurs de quart de le rejoindre derrière la ligne de mêlée.

La tertiaire des Texans ne donne guère de chance aux receveurs adverses, mais Rodgers, en lançant rapidement le ballon dans les flancs et les zones intermédiaires, à ses demis offensifs, notamment Kenneth Gainwell (ci-dessous), et à ses ailiers rapprochés Pat Freiermuth et Jonnu Smith, réussit à faire avancer les chaîneurs assez régulièrement.



Sur le plan de l'attaque au sol, la défense anti course de Houston est dure à battre.  Mais, en contre partie, celle des Steelers devrait pouvoir limiter les gains au sol des porteurs de ballon de leurs opposants.  La ligne offensive des Texans s'est améliorée au fil du temps, cette saison, mais son blocage sur les jeux au sol n'a produit qu'une faible moyenne de 3,9 verges par course (29e rang de la NFL).  À eux deux, les demis offensifs Woody Marks et Nick Chubb n'ont réussi qu'un total de cinq courses "explosives" de 20 verges et plus, et cinq touchés.

Leurs homologues chez les Steelers, Kenneth Gainwell et Jaylen Warren, ont fait mieux, avec une moyenne de 4,6 verges par portée, et onze touchés, par la voie terrestre.  Si la température est mauvaise, lundi soir, à Pittsburgh, le jeu au sol prédominera, et sera donc très important.

En ce qui concerne l'attaque aérienne, le froid, - et possiblement la neige et le vent -, pourraient annuler l'avantage des Texans pour compléter de longues passes.  Le quart arrière C.J. Stroud aime lancer souvent ce genre de "bombes" à son rapide ailier éloigné Nico Collins (photo ci-dessous), qui a réussi 18 catchs de 20 verges et plus, cette saison.  La défense anti aérienne de Pittsburgh est une des pires du circuit Goodell (29e).  Elle a donné 243,9 verges, en moyenne par match, en 2025-25, dont 53 passes de 20 verges et plus.



Aaron Rodgers possède aussi une arme offensive pour les longues passes, en D.K. Metcalf, qui reviendra au jeu lundi, après avoir purgé ses deux matchs de suspension.  Il a réussi 15 de ces catchs de longue portée, et son physique imposant lui permet de gagner beaucoup de verges après l'attrapé.  Il devra cependant jouer contre une des meilleures défenses anti aérienne de la Ligue (6e) et face à deux demis de coin d'élite en Derek Stingley et Kamari Lassiter, sans oublier le très efficace demi de sûreté Jalen Pitre.

Sur les passes de longues distances, il faut donner l'avantage aux Texans, en vertu du rapport de forces attaque vs défensive.



En définitive, c'est la supériorité de Houston en défense qui devrait faire la différence en leur faveur dans ce match sans lendemain pour les perdants.  Cependant, Mike Tomlin est un excellent motivateur, et ses joueurs seront galvanisés par leur bruyante foule de supporteurs, au Acrisure Stadium de Pittsburgh.

Ce serait étonnant qu'un des deux clubs puissent atteindre la barre des 20 points dans cette bataille défensive.

Texans   17,     Steelers   16.        

samedi 3 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : BALTIMORE À PITTSBURGH ⇨ AARON RODGERS ET DERRICK HENRY SERONT LES POINTS DE MIRE DANS CE MATCH DE CHAMPIONNAT.



Pour clore la saison 2025-26, la Ligue Nationale de Football a programmé un match de championnat très attendu, dimanche soir, entre les Ravens de Baltimore (8-8) et les Steelers de Pittsburgh (9-7), dans la ville de l'acier.  Le vainqueur de cet affrontement intra division continuera son parcours en séries éliminatoires, tandis que le perdant sera éliminé et devra rentrer chez lui.

Sans aucun doute, la priorité de la défense des Steelers sera de freiner autant que possible les dégâts que pourrait infliger le "bulldozer" des Ravens, Derrick Henry.  Ce dernier a permis à son équipe d'éviter l'élimination, la semaine dernière, en courant 36 fois avec le "cuir" pour d'énormes gains de 216 verges, avec en prime, quatre touchés, dans une victoire importante de 41 à 24 des Ravens contre les Packers, à Green Bay.

Dans le camp adverse, les Steelers comptent sur le vétéran quart arrière Aaron Rodgers (photo ci-dessous) pour leur procurer cet ultime triomphe qui leur permettrait de remporter le championnat de la division Nord de la Conférence Américaine, et la position numéro quatre, pour les séries de fin de saison.



Il y a un mois, Pittsburgh avait vaincu les Ravens, à Baltimore, par la marque de 27 à 22.  Le receveur des Steelers, D.K. Metcalf, avait amassé près de la moitié des verges d'attaque de son équipe en captant sept passes pour 148 verges.  Mais il ne sera pas là dimanche soir, puisqu'il a été suspendu par les autorités de la NFL, pour s'en être pris à un spectateur qui l'invectivait, à Détroit, il y a deux semaines.

Sans lui dans l'alignement, la semaine passée, à Cleveland, Aaron Rodgers et ses coéquipiers de l'offensive, ont été impuissants en ne produisant que six petits points dans un revers de 13 à 6 contre les médiocres Browns, et leur quart arrière recrue Shedeur Sanders.  Une victoire des Steelers aurait été suffisante pour éliminer les Ravens, et remporter le titre de la section Nord de l'AFC.

Les défensives des deux adversaires de dimanche soir ont beaucoup déçu cette saison.  Elles présentent des statistiques presque identiques.  Elles sont très vulnérables contre les jeux de passe, mais assez efficaces contre les jeux au sol .  


C'est donc aux performances des attaques, qu'il faut s'attarder pour trouver des différences entre ces grands rivaux de division.  Évidemment, avec "King" Henry (photo ci-dessus), les "Corbeaux" ont l'avantage en offensive terrestre.  Les Ravens sont les meilleurs de la Ligue Nationale, dans cette phase de jeu, avec une production de 157,8 verges, en moyenne, par match, soit 5,26 verges par course.

Avec Metcalf, Pittsburgh était supérieur à Baltimore dans le domaine de l'attaque aérienne.  Sans lui, ils tombent en déficit. Son absence incite donc les preneurs aux livres à favoriser les Ravens par 3½ points pour avoir le dessus contre les Steelers, dans cette rencontre de la plus haute importance.

L'entraîneur chef Mike Tomlin pense que son club peut compenser la perte de Metcalf car Aaron Rodgers est un expert pour distribuer le ballon à plusieurs receveurs différents, que ce soit aux demis offensifs Kenneth Gainwell et Jaylen Warren; aux ailiers rapprochés Pat Freiermuth (photo ci-dessous) et Jonnu Smith (Darnell Washington est malheureusement blessé à un avant-bras et sera absent); ou aux ailiers espacés Calvin Austin III, Adam Thielen et Marquez Valdes-Scantling.


Rodgers pourrait tenter quelques "bombes" contre la tertiaire poreuse des Ravens.  Elle est la pire du circuit Goodell pour accorder de longues passes.  Elle en a allouées 61 de 20 verges et plus, et neuf de 40 verges et plus.

L'entraîneur chef des Ravens, John Harbaugh, croit que le point le plus important sera de gagner la bataille des revirements.  À ce chapitre, les Steelers ont toutefois mieux fait que son club, cette saison.  Pittsburgh a un bilan positif de plus 11, avec 26 revirements provoqués (3e dans la NFL), alors que Baltimore affiche un dossier négatif de moins 2, avec 22 revirements commis (5e plus haut total dans la Ligue).  À noter que depuis 2008, depuis que John Harbaugh dirige les Ravens, sa formation a une horrible fiche de quatre victoires, onze défaites, quand elle perd la bataille des revirements.

Les Steelers sont supérieurs à leurs opposants en ce qui concerne la protection du quart arrière sur les jeux de passes.  Ils n'ont accordé que 29 sacs, comparés aux 42 permis par les Ravens.  Et, de l'autre côté du ballon, la défense de Pittsburgh a réussi 45 sacs, tandis que celle de Baltimore n'en a que 28 à son actif, cette année.  


De plus, le secondeur de ligne T.J. Watt (ci-dessus) effectuera un retour au jeu pour les Steelers, après avoir raté trois rencontres à cause d'un problème aux poumons.  Sa fiche montre sept sacs réussis, cette saison.

Le quart arrière des Ravens, Lamar Jackson va également redevenir actif après avoir dû s'absenter à cause de diverses blessures durant la campagne qui s'achève.  Reste à savoir s'il sera suffisamment en bonne forme physique pour donner une meilleure chance de gagner à son équipe que son substitut Tyler Huntley.

Si la défense des Steelers réussit à contenir passablement les courses de Derrick Henry, Jackson (photo ci-dessous) devra tenter plus de passes.  Henry n'a jamais fait fureur à Pittsburgh.  En trois rencontres en carrière, sa moyenne de 57,3 verges de gains au sol n'est guère impressionnante.  Lorsque l'attaque aérienne des Ravens a été sollicitée cette saison, elle a été négligeable, avec des gains de 172 verges par partie, au 28e rang de la NFL.


Pittsburgh a remporté neuf des douze derniers duels contre Baltimore.  Ce sont des matchs chaudement disputés étant donnée la grande rivalité entre les deux clubs.  Même s'ils sont les négligés des parieurs pour cette confrontation de dimanche soir, les Steelers ont des chances de gagner.  Dans une bataille "physique" et serrée, la grande expérience de Aaron Rodgers et la faiblesses de la tertiaire des Ravens, lui offrent plus de possibilités de réussir de gros jeux que son homologue Lamar Jackson.  

L'attaque au sol de Pittsburgh, sans être aussi explosive que celle de Baltimore, est quand même efficace, avec le duo Gainwell/Warren.  Elle peut permettre aux Steelers de conserver la possession du ballon pour garder Derrick Henry hors du terrain, le plus longtemps possible.

Mike Tomlin est renommé pour faire gagner son équipe quand ça compte vraiment.  Il vient de signer une 19e saison consécutive sans fiche négative.  Les Steelers sont souvent dominés en termes de verges gagnées, mais ils réussissent souvent à s'en tirer grâce à des revirements provoqués, par le positionnement sur le terrain, une poussée offensive victorieuse en fin de match, ou quelques gros jeux en défense, dans la zone payante ("red zone").


La rencontre a lieu dans le froid d'hiver, au Acrisure Stadium de Pittsburgh, où les "terrible towels" jaunes des partisans locaux vont se faire aller allègrement.  Ça pourrait suffire aux Steelers pour causer une surprise en gagnant contre des Ravens, qui ont déçu toute l'année, car ils étaient le choix de plusieurs experts pour remporter le Super Bowl du 8 février prochain.

Ravens   23,     Steelers   24.     

vendredi 5 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : PITTSBURGH À BALTIMORE ⇨ MOMENTS DE VÉRITÉ DANS LA COURSE AU CHAMPIONNAT DE LA DIVISION NORD DE L'AFC.



En décembre, alors que la fin de la saison régulière de la NFL approche, certains matchs deviennent cruciaux et détermineront quelles équipes participeront au tournoi pour accéder au Super Bowl.  Une de ces rencontres primordiales opposera les Steelers de Pittsburgh aux Ravens de Baltimore, dimanche prochain.

Ces rivaux de la division Nord de la Conférence Américaine sont à égalité en tête de cette section, avec des fiches identiques de six victoires et autant de défaites.  Ils s'affronteront deux fois en décembre, et le résultat de ces confrontations pourrait bien déterminer quel club remportera le championnat de sa division.

Avant le début de la campagne 2025-26, on ne s'attendait pas à une lutte si serrée entre ces deux formations.  Les Ravens étaient largement favoris pour distancer leurs concurrents dans le Nord de l'AFC.  Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévues.  Baltimore a connu un début de saison catastrophique, en perdant cinq de ses six premiers matchs.  La défensive de l'équipe a été anormalement malmenée, en accordant des points à la tonne !



Ce fut l’inverse pour les Steelers, qui ont gagné quatre de leurs cinq premières parties, même si leur défense a parfois eu du mal, elle aussi.

Les situations des deux adversaires se sont rééquilibrées ensuite.  Pittsburgh a perdu cinq de ses sept rencontres suivantes, et Baltimore a gagné cinq des six dernières.

Dans quel état ces deux belligérants se présentent-ils à la veille de ce duel dominical qui pourrait être décisif, et qui promet d'être physiquement éprouvant ?  Disons que les guerriers des deux clubs ont déjà beaucoup de joueurs blessés, et que le match rude de dimanche risque d'en faire d'autres.  Les Ravens ont un avantage de ce côté-là, car ils ont eu quelques jours de plus que les Steelers pour récupérer, ayant joué jeudi dernier, le jour de l’Action de grâce.



Outre leur longue liste de blessés, ces deux rivaux ont un autre point en commun : de durs revers subis lors de la semaine 13, il y a quelques jours.  Les Steelers ont été humiliés à domicile par les Bills de Buffalo, par la marque de 26 à 7.  Et les Ravens les ont imités, dans une défaite gênante de 32 à 14, chez eux, face à Joe Burrow, et aux Bengals de Cincinnati.

La défensive contre le jeu au sol des Steelers a été défoncée pour 249 verges par les coureurs des Bills, dont James Cook, qui a amassé 144 verges à lui seul.  Pilonnés de cette façon, cela a sûrement laissé des traces dans le front défensif des hommes de l'entraîneur Mike Tomlin (photo ci-dessous).

Ce dernier a entendu un chant pas très flatteur de la part des partisans furieux des Steelers : «Fire Tomlin».  Et c'est un fait que sa longue expérience de 19 saisons, comme coach de l'équipe, tire peut-être à sa fin, si la situation du club continue de se détériorer de la sorte.



Ce qui inquiète surtout à Pittsburgh, c'est que l'offensive semble perdue sur le terrain.  L'attaque au sol ne va nulle part, avec des gains sous la barre des quatre verges par course, et l'attaque aérienne ne produit que 187,8 verges en moyenne par match, ce qui est insuffisant pour gagner régulièrement dans une NFL qui privilégie l'offensive pas la voie des airs.

Le quart arrière Aaron Rodgers joue avec une fracture au poignet gauche qui semble lui nuire sur les remises du ballon.  Il a eu 42 ans mardi, et il a beaucoup ralenti cette saison.  Il ne semble plus avoir grand chose dans le réservoir, et ça sent vraiment la retraite dans son cas.  

Les Steelers sont allés le chercher tardivement, le printemps dernier, après que les Jets de New York l'eurent rejeté.  Ils étaient mal pris, car ils n'avaient pas de quart no 1 dans leur organisation.  Ils croyaient peut-être que Rodgers serait la solution à leur problème, mais avec lui, les Steelers sont demeurés un club qui joue pour .500, comme c'est le cas depuis plusieurs années.


À sa décharge, il n’a pas un bon groupe de receveurs à qui lancer le ballon, et ces derniers ne semblent pas être sur la même longueur d’onde que lui.  On dirait qu'ils ne courent pas de bons tracés.  Même son receveur le plus talentueux, D.K. Metcalf, ne saisit pas ce qui ne va pas dans sa relation avec Rodgers, sur le terrain.

Le futur membre du Temple de la Renommée n'a pas lancé deux passes de touché dans un même même match depuis la semaine 8, et il a quitté la joute perdue de dimanche passé, le nez en sang. Une image désolante de fin de carrière...  Au cours des trois plus récentes semaines, son pourcentage de passes complétées a chuté à 52,2 %, ce qui fait que les séries offensives des Steelers se terminent rapidement, et abruptement, par des jeux avortés.

Il y a fort à parier que si le "pass rush" des Ravens frappe Rodgers tôt dans la rencontre de dimanche, le vétéran pivot des Steelers cherchera ensuite à sauver sa peau, en jouant de prudence, pour éviter les sacs.  Ce qui, évidemment, réduira son efficacité.



On risque alors d'assister au festival du jeu au sol, avec les porteurs de ballon Jaylen Warren (photo ci-dessus) et Kenneth Gainwell.  C'est peut-être la meilleure option pour l'attaque des Steelers, car leur ligne offensive est dans le top-10 de la NFL pour bloquer efficacement, sur ce type de jeu.

De l'autre côté du terrain, les Ravens ont également des problèmes à l'attaque, avec un quart arrière, Lamar Jackson, qui semble encore traîner ses blessures à un orteil, aux ischio-jambiers, et à un genou.  Il ne joue définitivement pas à 100 % de ses capacités, notamment en ce qui concerne son potentiel pour porter le ballon, et sa mécanique sur les jeux de passe.  

Dans ses trois dernières sorties, il n'a porté le ballon que pour un total de 84 verges, ce qui est bien inférieur à sa production habituelle.  Depuis le 9 novembre, il a commis trois interceptions et quatre échappés, et il a subi dix sacs.  Encore là, il s'agit de performances anormales pour lui, un ancien MVP.



Durant cette période, Jackson (ci-dessus) n'a marqué aucun touché au sol, et il n'a lancé aucune passe de touché.  Et durant le dernier mois, son pourcentage de passes complétées est demeuré sous les 60 %, un fait sans précédent dans sa carrière de huit saisons dans la NFL.  Il semble incapable de prendre un bon rythme durant les matchs, ce qui donne du jeu désordonné, et une offensive "imprécise", aux dires mêmes de l'entraîneur des Ravens, John Harbaugh.

Puisque ça ne tourne pas rond pour lui, les Ravens s'en remettront surtout au demi offensif Derrick Henry, pour porter l'attaque de l'équipe.  Celui-ci tentera d'imiter James Cook, des Bills, qui, la semaine dernière, a terrassé le front-7 des Steelers.

La défensive des Corbeaux s'est amélioré au fil du temps, cette année.  Elle aussi aura un rôle important à jouer pour faire gagner le club, dimanche.  Elle doit remporter la guerre des tranchées, et provoquer des revirements afin de raccourcir le terrain pour Lamar Jackson et son attaque.



Mais les revirements et les changements de possession, c'est plutôt la force de la défense des Steelers, qui en a provoqués 22, cette saison.  Elle est en 2e place, à ce chapitre, dans le circuit Goodell.  Pour leur part, les Ravens se sont rendus coupables de quatre échappés perdus, et d'une interception, la semaine passée, dans leur déconfiture de 32 à 14 contre les Bengals.  Une telle catastrophe ne doit pas se reproduire contre Pittsburgh, cette semaine.

De l'avis des experts, qui favorisent Baltimore par 5½ points pour gagner dimanche, les Ravens, comparativement aux Steelers, forment une équipe plus complète, avec de meilleurs substituts, pour remplacer leurs blessés.  Ils ont eu plus de temps, et de jours de congé, pour mieux se préparer à la grosse bataille qui les attend.  Ils ne peuvent pas se permettre de perdre à domicile, contre un club qui semble en implosion.



Vu les problèmes qui touchent les quarts-arrières de ces deux rivaux de division, et donc leurs offensives désorganisées et peu efficaces, je prévois un match serré et à faible score, avec un léger avantage pour l’équipe locale.  

Rien n'est cependant perdu d'avance pour les Steelers, qui ont un calendrier un peu moins difficile que celui des Ravens, d'ici la fin de la saison 2025-26.  Ils n'affronteront qu'un seul club qui une fiche positive (Lions, 8-5), tandis que Baltimore devra faire face aux Patriots (11-2), aux Packers (8-3-1), et de nouveau aux Bengals, qui les ont battu, la semaine dernière.

Steelers    16,      Ravens   17.  

samedi 29 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : BUFFALO À PITTSBURGH ⇨ JOSH ALLEN SOUS PRESSION CONTRE LE "PASS RUSH" DES STEELERS...


Gros match en perspective dimanche, alors que les Bills de Buffalo (7-4) seront opposés aux Steelers (6-5), dans des conditions climatiques difficiles, à Pittsburgh.  Si le froid, le vent, la pluie et/ou la neige s'en mêlent vraiment, ça pourrait dicter l'allure de la rencontre, et les stratégies employées par les deux adversaires.

Dans ces circonstances, le club qui remportera la guerre des tranchées, aura l'attaque au sol la plus efficace, évitera le plus les revirements, et disposera des meilleures unités spéciales, aura le plus de chances de l'emporter.

Les Bills et les Steelers ont commencé la présente campagne sur les chapeaux de roues : Buffalo gagnant ses quatre premières parties, et Pittsburgh quatre de ses cinq premières.  Mais les deux clubs ont éprouvé pas mal de difficultés ensuite, surtout en défensive.



La défense contre le jeu au sol des Bills croupit au 30e rang de la NFL pour les verges accordées par match (148,9), elle est 31e pour les verges allouées par portée, et 30e pour le nombre de courses de 20 verges et plus concédées (11 de + de 20 verges, 5 de plus de 40 verges).

De son côté, c'est la défense contre la passe qui mine la défensive des Steelers.  C'est la pire de la Ligue Nationale avec une affreuse moyenne de 258,7 verges permises par rencontre.  C'est à ce niveau que la mauvaise température prévue dimanche pourrait l'aider, car les longues passes seront difficiles à compléter, dans ces conditions défavorables.

En ce qui concerne la guerre des tranchées, l'avantage pourrait bien aller du côté de Pittsburgh.  La ligne à l'attaque de Buffalo est ravagée par les blessures, et cela a paru, la semaine dernière, dans la défaite des Bills contre les Texans de Houston.  Le quart arrière Josh Allen a été pourchassé toute la journée par les chasseurs de quarts des Texans, et il a été victime de huit sacs et de deux interceptions.  



Le "pass rush" des Steelers, avec en tête T.J. Watt, Nick Herbig, Alex Highsmith, et Keeanu Benton, pourrait donc avoir du succès contre la ligne offensive affaiblie des Bills.  Et si le blocage effectué par les remplaçants des blessés de cette unité est de moins bonne qualité, cela prive partiellement l'avantage de l'attaque au sol de Buffalo, avec un James Cook ayant moins de brèches pour se faufiler à travers les rangs ennemis.

Pour ce qui est du facteur clé des revirements, sur un terrain qui sera probablement glissant, le dossier actuel de la troupe du coach Mike Tomlin est plus reluisant que celui des porte couleurs de la formation de Buffalo.  Les Steelers ont un différentiel de + 8 (20 en leur faveur, dont 11 échappés recouvrés, 12 contre), tandis que les Bills sont - 2 (13 en leur faveur, 15 contre, dont 9 interceptions).

Si l'attaque terrestre devient prépondérante, à cause du "temps de chien", les porteurs de ballon seront engagés dans une guerre d'usure et de robustesse, la surface de jeu glissante limitant les courses hors l'aile ou en périphérie.
  


James Cook (ci-dessus) est pratiquement le seul demi offensif utilisé par Buffalo.  Il aura besoin de beaucoup d'énergie pour foncer fréquemment au centre du front défensif des Steelers, qui l'attendra de pied ferme.  La défense de Pittsburgh contre le jeu au sol s'est resserrée dernièrement, et elle a accorde très rarement (quatre fois cette saison, 3e meilleur bilan dans la NFL) de longues courses (20 verges et +).  

Tandis que chez les adversaires, Pittsburgh dispose d'un bon duo de porteurs de ballon (Jaylen Warren et Kenneth Gainwell) qui peut se partager la charge de travail.  Ils bénéficient aussi de bons blocs de leur ligne offensive (8e meilleur taux de succès dans la Ligue).

Dans un match compliqué par les conditions atmosphériques défavorables à l'attaque aérienne, les courtes passes seront privilégiées, et les ailiers rapprochés risquent d'être très sollicités.  Encore là, les Steelers sont avantagés avec Pat Freiermuth (6'5" - 258 lbs), Jonnu Smith (6'3" - 248 lbs) et l'énorme Darnell Washington (6'7" - 264 lbs).  Chez les Bills, il n'y a pas une telle abondance d'ailiers rapprochés, avec Dalton Kincaid qui est blessé (ischio-jambiers, cas incertain pour dimanche), et Dawson Knox, qui n'a que 16 réceptions à son crédit, cette année.



D'ailleurs, les Bills ont de gros problèmes avec leurs receveurs cette saison.  Il n'y a que Khalil Shakir qui offre un rendement satisfaisant.  Keon Coleman a été rayé deux fois de l'alignement en raison de son inefficacité, et Josh Palmer est blessé.  On a donc dû demander de l'aide en embauchant le vétéran Brandin Cooks, récemment libéré par les Saints de la Nouvelle Orléans.

Aaron Rodgers (photo ci-dessous) retrouvera son poste de quart partant, après avoir raté le dernier match des siens (défaite de 31 à 28 à Chicago) à cause d'une blessure au poignet gauche.  Il excelle dans ce genre de rencontre où le jeu aérien commande de courtes passes vives sur les flancs, des passes pièges ou voilées, ainsi que des relais rapides dans les zones intermédiaires mal protégées. 



Les Bills ont perdu trois de leurs cinq joutes sur la route, tandis que les Steelers ont un bilan positif de 4-2 à la maison.  Avec une victoire dimanche, Pittsburgh reprendrait l'exclusivité du premier rang de la division Nord de la Conférence Américaine.  Un revers des Bills les mettrait en danger de rater les séries de fin de saison.  L'enjeu est donc grand pour cet affrontement.

Les Bills sont favoris par un placement pour gagner dimanche, en fin d'après-midi, à Pittsburgh.  Mais je pense que plus les conditions météo seront mauvaises, plus les chances de l'emporter se retrouveront dans le camp des hommes de Mike Tomlin.

Bills    17,     Steelers  20. 

samedi 13 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 2 : SEATTLE À PITTSBURGH, METCALF VOUDRA BATTRE SON ANCIENNE ÉQUIPE.



Le nouveau receveur des Steelers, DK Metcalf, est prêt à affronter ses anciens coéquipiers des Seahawks de Seattle, qui se rendent à Pittsburgh, pour le match d'ouverture à domicile.  On attend beaucoup de lui pour ce match, surtout après avoir brillamment lancé sa saison dimanche dernier, en aidant sa nouvelle équipe à décrocher une victoire spectaculaire, 34 à 32, face aux Jets à New York.

Il a attrapé quatre passes pour 83 verges, et semble déjà avoir établi une belle complicité avec le quart arrière Aaron Rodgers.  Il a été partie prenante d'une attaque aérienne dévastatrice qui a marqué quatre touchés.  Rodgers a brillamment réagi aux huées de la foule new-yorkaise, toujours amère de ne pas l’avoir vu mener leur équipe à de plus hauts sommets, lors des deux saisons précédentes où il jouait avec elle.

Après la victoire de son équipe, Rodgers a lancé des commentaires cinglants et revanchards envers ses détracteurs, ceux qui affirmaient qu'il était trop vieux, qu'il avait perdu son niveau supérieur, et qu'il aurait dû prendre sa retraite cette année.  Il a démontré tout le contraire grâce à sa performance remarquable, évaluée par un coefficient d'efficacité impressionnant de 136,7.



Mauvaise nouvelle pour les adversaires des Steelers, Aaron Rodgers est devenu un ami du receveur marginal Ben Skowronek, et il a bien connecté avec lui, contre les Jets, sur une passe de touché de 22 verges. 

Chez les Steelers, on pense que l'ailier éloigné Calvin Austin pourrait émerger cette année, après deux saisons de progression.  Il a montré des signes encourageants, dimanche dernier, en captant quatre passes, pour 70 verges et un touché.

Enfin, l'acquisition de l'ailier rapproché Jonnu Smith, dans l'intersaison, est déjà payante pour Pittsburgh : il saisi cinq passes, dont une pour un touché, contre les Jets.



Cependant, l'offensive terrestre s'est avérée décevante.  Les porteurs de ballon Jaylen Warren (photo ci-dessus), et Kenneth Gainwell, n'ont gagné que 56 verges en 18 courses, pour une piètre moyenne de 3,1 verges par portée.  À Pittsburgh, on s'ennuie déjà du demi offensif Najee Harris, que les Steelers ont laissé filer à Los Angeles, chez les Chargers, le printemps dernier.

Pour l'inauguration de la saison locale, à l'Acrisure Stadium, la défensive des Steelers devra redresser la situation pénible de dimanche passé quand elle a accordé 32 points aux Jets, et 394 verges, dont un total inacceptable de 182 verges au sol.  Rappelons que cette brigade défensive a été classée au premier rang de la NFL, par les experts, avant le début de la présente campagne.

Nul doute qu'elle va se ressaisir dimanche contre les Seahawks.  D'autant plus que l'attaque de cette équipe ne paraît pas très menaçante, si l'on se fie à sa piètre performance de la semaine dernière lors d'une défaite 17 à 13, contre les 49ers de San Francisco, alors que les Seahawks lançaient leur saison à domicile.



Le nouveau quart arrière des Hawks, Sam Darnold, (photo ci-dessus) n'a pas fait bonne impression en ne complétant que 16 passes pour 150 verges, et aucun touché.  De plus, il a commis un échappé coûteux en fin de match.  Il semble toujours garder le ballon trop longtemps avant de décocher ses passes, ce qui donne le temps aux chasseurs de quart adverses de faire pression sur lui.  Une recette qui pourrait conduire à des sacs, et à des revirements cruciaux, face à la grosse défensive des Steelers.

Les Seahawks ne l'ont jamais dissimulé : cette année, leur stratégie repose sur le jeu au sol pour remporter des victoires, et maîtriser le rythme de leurs matchs.  Ils ont raté cette mission contre les Niners, quand les porteurs de ballon, Zach Charbonnet, et Kenneth Walker, n'ont amassé que 67 verges en 22 courses, pour une faible moyenne de trois verges par portée.

Le seul point positif de cet attaque insuffisante, dans ce revers contre San Francisco,  a été la performance du receveur Jaxon Smith-Njigba (photo ci-dessous), qui, avec neuf réceptions, a gagné 124 verges.  Mais il a commis deux échappés (dont un, recouvert par les 49ers).



Si l'attaque ne produit pas davantage, ce sera à la défensive de Seattle de tenir le coup, afin de donner la chance à l'équipe de remporter des victoires, par des pointages serrés.  Ce ne sera pas une tâche facile contre les Steelers, dans leur match d'ouverture, chez eux, et portés par le momentum de leur attaque explosive de la semaine passée, contre les Jets.

Aaron Rodgers cherchera à séduire ses nouveaux partisans avec une performance solide, leur offrant l'espoir d'une saison mémorable, lui qui est probablement en train de vivre sa dernière avant de prendre sa retraite.  Les Steelers sont favoris par 3½ points pour vaincre Seattle, mais je pense que c'est un trop petit écart. 

Seahawks  13,  Steelers  24.

🏈🏈🏈

N.B. ➡  Pour de plus amples informations concernant ces deux clubs, consultez mes publications précédentes, en cliquant sur les liens suivants : 


mardi 12 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES EAGLES DE PHILADELPHIE : ENCORE PARTIS POUR LA GLOIRE ?

Les Eagles de Philadelphie étaient partis pour la gloire la saison dernière après avoir dominé le classement de la Conférence Nationale avec un bilan de 14 gains contre trois échecs, et après avoir détruit leurs deux premiers adversaires des playoffs (Giants, 49ers) par l'écrasant compte de 69 à 14.  Ils avaient eu un départ canon en enregistrant plus de 400 verges de gains contre leurs quatre premiers opposants.

Au Super Bowl, ils contrôlaient le match jusqu'au 4e quart avant de voir les Chiefs de Kansas City revenir de l'arrière et l'emporter de justesse 38 à 35.  Avec 1:55 à jouer dans la rencontre, une punition discutable, au demi défensif des Eagles James Bradberry, pour avoir retenu le receveur Juju Smith-Schuster près de la zone des buts, permettait aux Chiefs de continuer leur série offensive, d'égrener les dernières secondes de la partie, avant le placement victorieux de Harrison Butker.

Sans cette pénalité, la passe incomplète de Mahomes à Smith-Schuster, sur un 3e essai, aurait forcé les Chiefs à botter le placement, mais les Eagles auraient repris le ballon avec amplement de temps pour répliquer, et peut-être gagner le match, par la suite.



Après cette cruelle défaite, les joueurs de Philadelphie étaient amers.  Passer si prêt de la couronne de grands champions, sentir la victoire ultime à leur portée, avant de voir leur rêve s'écrouler à la dernière minute, il y avait de quoi être démoralisés.  Surtout en ce qui concerne le quart-arrière Jalen Hurts, qui avait joué un match extraordinaire, digne du titre de MVP, qu'il aurait sûrement obtenu si les siens avaient triomphé.  Son homologue Patrick Mahomes le lui a cependant volé en jouant les héros au 4e quart.

Les Eagles pourront-ils se reprendre cette année ?  Malgré quelques joueurs perdus durant la saison morte, la plupart des experts les considèrent encore comme la meilleure équipe d'une Conférence Nationale où la compétition n'est guère menaçante.  À part peut-être celle des 49ers de San Francisco, et celle des Cowboys de Dallas, dans leur division (Est).

L'éclosion de Hurts l'an passé a propulsé son club au statut d'aspirant numéro 1 au championnat de la NFL.  De la saison 2021 à celle de 2022, le jeune QB de 24 ans a amélioré son pourcentage de passes complétées (qui a bondi de 61,3 à 66,5 %) -; son total de verges gagnées par la passe est passé de 3 144 à 3 701; ses passes de touché ont monté de six (22); et il a lancé trois interceptions de moins (6).  Il a couru pour 760 verges de gains au sol et 13 touchés.  Son coefficient d'efficacité a grimpé de 87,2 à 101,5.  Deux des trois revers des Eagles sont survenus alors que Hurts était absent à cause d'une blessure.


Il est au coeur d'une offensive aérienne terrifiante, avec les receveurs A.J. Brown (1 496 verges de gains, onze touchés), DeVonta Smith (1 196 verges de gains, sept touchés), et Dallas Goedert (photo ci-dessus).  Sans négliger le support d'une ligne à l'attaque hors pair, comptant les joueurs étoiles Jason Kelce et Lane Johnson.  Statistique remarquable en ce qui concerne Goedert : sa moyenne de 10,6 verges par catch, au cours des deux dernières campagnes, a été insurpassable, parmi les ailiers rapprochés de la NFL.

Des changements aux postes de demis offensifs soulèvent toutefois certains doutes.  Miles Sanders, qui venait de connaître sa meilleure saison l'an dernier avec 1 269 verges de gains et onze touchés, a quitté pour la Caroline, via le marché des agents libres.  Il a été remplacé par D'Andre Swift, qui n'a pas vraiment eu la chance de se faire valoir avec les Lions de Détroit, et Rashaad Penny, qui a maintenu une forte moyenne de 5,7 verges par course pendant ses cinq saisons avec les Seahawks.  Cependant, il a été souvent blessé et semble très fragile.  Durant son long séjour à Seattle, il n'a disputé que 42 matchs.

Les statistiques de Swift (photo ci-dessous) avec Détroit ne sont pas tellement intéressantes, mais il est bien meilleur que Sanders quand vient le temps de se transformer en receveur de passes.  De toutes façons, c'est Kenneth Gainwell qui semble avoir mérité le poste de demi offensif no 1 cette saison.

Dimanche passé, dans le premier match du calendrier régulier 2023-24, il n'a laissé qu'une course à Swift, et une autre à Boston Scott, dans l'affrontement contre les Patriots, en Nouvelle-Angleterre (victoire peu convaincante de 25-20 des Aigles).  Gainwell a porté le ballon 14 fois pour des gains de 54 verges, en plus d'attraper quatre passes pour vingt verges.



En défensive, les Eagles déplorent la perte du joueur de ligne Javon Hargrave (maintenant avec San Francisco) qui avait aidé ses coéquipiers à réussir pas moins de 70 sacks du quart, l'an passé.  Un total qui ne s'était pas vu depuis les Vikings de 1989 et les Bears de 1984.

Les Eagles ont remplacé Hargrave par la recrue Jalen Carter, mais celui-ci n'était pas reconnu comme un bon chasseur de QBs au niveau collégial.  Alors on peut s'attendre à une baisse de production de la part de cette brigade défensive, au chapitre de la pression exercée sur les quarts adverses.

Les secondeurs T.J. Edwards (Bears), et Kyzir White (Cardinals), de même que les demis de sûreté Marcus Epps (Raiders), et Chauncey Gardner-Johnson (Lions) ont pris aussi les chemins de l'exil, laissant quelques trous dans la défensive de Philadelphie.  Les offensives adverses auront, en particulier, plusieurs occasions d'exploiter la mauvaise couverture aérienne des Eagles en milieu de terrain.  Les secondeurs, et les demis de sûretés, ne sont pas...si sûrs !



La principale force de l'alignement des Eagles, mise à part leur force de frappe offensive, c'est leur capacité à gagner la guerre des tranchées.  Avec ce qui est peut-être la meilleure ligne à l'attaque de la NFL, ainsi qu'avec un des plus efficace groupe de chasseurs de QBs, ils peuvent contrôler la ligne de mêlée.

On n'ose même pas imaginer que Jalen Hurts puisse encore s'améliorer cette saison.  S'il le fait, l'offensive des Eagles sera encore plus destructrice.  Le danger qui guette peut-être Hurts c'est qu'il ne se protège pas assez lors de ses nombreuses courses à l'emporte-pièce.  D'ailleurs, dans l'ensemble, le club de l'entraîneur Nick Sirianni (photo ci-dessus) a eu la chance d'éviter les blessures en 2022-23.  Est-ce que ce sera la même histoire cette année ?

Je ne pense pas que les Eagles -et surtout leur défensive- seront aussi dominants cette saison.  Les Cowboys de Dallas pourraient les chauffer dans l'Est de la NFC.  Et après une participation au Super Bowl, il n'est pas rare qu'un club expérimente un certain relâchement.  Mais ils sont tout de même encore favoris pour être de la fête au prochain SB, le 11 février 2024, à Paradise, Nevada...

CALENDRIER 2023-24 DES EAGLES DE PHILADELPHIE


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