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vendredi 19 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : TAMPA BAY @ CAROLINE ⇨ QUI DE BRYCE YOUNG ET DE BAKER MAYFIELD SERA À SON MIEUX POUR CE MATCH CRUCIAL ?



La division Sud de la Conférence Nationale est vraiment particulière ! Les Buccaneers de Tampa Bay (7-7) l’ont dominée ces quatre dernières saisons, mais lors des trois plus récentes, ils n’ont eu besoin que de neuf, huit, et dix victoires pour décrocher le titre.  Et ça semble bien parti pour être pareil cette année.

Les Bucs sont actuellement à égalité avec les Panthers de la Caroline (7-7) en tête de leur section, et les deux équipes s’affronteront à deux reprises d’ici la fin de la campagne, dont un match dimanche, en Caroline.

Ces dernières semaines ont été frustrantes pour les deux adversaires, incapables de tirer parti des défaites de l’autre, lors de parties qu’ils auraient dû remporter, face à des clubs plus faibles.  



Par exemple, jeudi de la semaine passée, Tampa Bay s'est incliné 29 à 28 contre les Falcons d'Atlanta; et dimanche dernier, les Panthers ont plié l'échine 20 à 17 face aux Saints de la Nouvelle Orléans.  Dans les deux cas, ce fut un botté de placement décisif, dans les dernières secondes du match. qui a causé leur perte.  Et les deux clubs perdants avaient laissé filer de bonnes avances au pointage durant ces parties.

Alors que les Panthers ont alterné entre victoires et défaites au cours des deux derniers mois, les Buccaneers, eux, se sont montrés plus réguliers… dans les revers. Ils ont perdu cinq de leurs six derniers matchs, et six de leurs huit derniers.

Les blessures à plusieurs de leurs joueurs clés ont certes nui aux Bucs, sinon, ils auraient une bonne avance en tête de leur faible division, avec trois parties à jouer au calendrier régulier.  Le quart arrière Baker Mayfield n'offre pas de bonnes performances depuis la mi-saison, soit depuis qu'il joue malgré une blessure à l'épaule gauche.  Mais c'est surtout la défensive de l'entraîneur chef Todd Bowles qui déçoit depuis ce temps.



D'ailleurs, Bowles, un homme généralement calme et modéré, a exprimé son mécontentement, en point de presse, après la plus récente défaite de son club, à domicile, contre Atlanta.  Il a accusé ses joueurs de manquer de professionnalisme, et de ne pas faire leur job.  Il a même avoué qu'il ne savait plus quoi faire pour les réveiller et les sortir de leur mauvaise passe.

En défensive, c'est horrible.  On ne joue pas ensemble, on manque des plaqués et des couvertures, et on donne beaucoup trop de gros jeux et de points.  

La défense contre la passe a chuté en 30e place de la NFL.  Elle concède une moyenne de 246,9 verges par match.  En zone payante ("red zone"), c'est la catastrophe : les adversaires ont un taux d'efficacité de 72,2 %.  Et 26,8 % des présences des opposants, dans cette partie du terrain, se sont terminées par un touché.  Au 4e quart, ce pourcentage grimpe à 35,5 %.



En offensive, les trois meilleurs receveurs de l'équipe (McMillan, Evans et Godwin) sont enfin revenus au jeu, après de longues absences dues à des blessures, mais leur quart arrière Baker Mayfield (photo ci-dessus) a été erratique plus souvent qu'autrement.  Dans l'échec contre les Falcons, il a quand même complété 19 passes, pour des gains de 277 verges et deux touchés.  Mais il a aussi lancé une interception coûteuse, et subi cinq sacs.

Il n'a pas du tout contribué à l'attaque au sol (une seule course pour une verge), ce qui est pourtant un de ses atouts normalement.  Sa blessure à l'épaule le restreint probablement, à ce chapitre.  Il ne veut pas l'aggraver en risquant d'être frappé quand il court.

Son meilleur ailier éloigné, Mike Evans (photo ci-dessous), a connu un excellent match contre les Falcons en captant six passes pour des gains de 132 verges.  Mais il a été plaqué durement en quelques occasions, lui qui revient à peine d'une brisure à un os de la clavicule.  En fin de rencontre, sur les lignes de côté, il était visiblement furieux de voir la défensive de son équipe se faire malmener, avant le placement victorieux de 43 verges de Zane Gonzalez, des Falcons.



Peut-être était-il aussi en maudit contre Mayfield qui rate beaucoup trop de passes, surtout depuis les deux dernières semaines.  Près du quart de ses relais ont manqué de précision, durant cette période.  En fait, Mayfield est un des pires pivots de la NFL depuis la mi-saison (33e parmi les QB éligibles).

Si Evans a bien performé contre Atlanta, le problème, c'est que, de l'autre côté, la défensive des Bucs a permis à l'ailier rapproché des Falcons, Kyle Pitts, de connaître le match de sa vie, en marquant trois touchés et en accumulant 166 verges de gains aériens, sur onze attrapés.  Presque la moitié de ces verges ont été acquises après réception.  D'ailleurs, les Bucs sont les 2e pire de la NFL dans cette catégorie (1 882 verges accordées après attrapés).



Les clés de la victoire pour Tampa Bay, dimanche.

  • Établir le jeu au sol avec Bucky Irving, (photo ci-dessus) Rachaad White, et Sean Tucker, afin de contrôler le temps de possession du ballon, limiter l'inefficience de la défensive en la tenant le plus longtemps possible hors du terrain, et faciliter la tâche de Baker Mayfield, en ne l'obligeant pas à tenter de longues passes, sur des 3e essais.
  • En défensive : jouer avec agressivité en provoquant des revirements, et en pressant Bryce Young.
  • En attaque : être opportuniste en zone payante, finir les poussées offensives par des touchés au lieu de placements.
Chez les Panthers, on doit viser deux victoires, d'ici la fin de la saison, contre les Buccaneers, car ceux-ci détiennent le bris d'égalité en vertu d'une meilleure fiche que la Caroline, contre leurs adversaires communs, cette année.  

En effet, en cas d'égalité des fiches (victoires, défaites), à la fin du calendrier régulier, ce sont les Bucs qui seraient déclarés champions de la division.  Et dans leur autre partie, à part celles contre Tampa Bay, les Panthers devront affronter les Seahawks de Seattle (12-3), alors que les Buccaneers auront un moindre défi en se mesurant aux Dolphins de Miami (6-8).



Les clés de la victoire pour les Panthers.

  •  Une bonne performance du quart Bryce Young car il est inconstant d'un match à l'autre.  Lorsqu'il ne commet pas de revirements et que l'attaque au sol fonctionne bien, les Panthers gagnent généralement.
  • Le meilleur receveur de l'équipe, Tetairoa McMillan (photo ci-dessus) doit revenir à son niveau de jeu du début de saison.  Au cours des trois dernières rencontres, il n'a saisi que cinq passes sur treize ciblées, pour des gains de 103 verges.  Il doit profiter de la faiblesse des Bucs contre les jeux de passes (30e de la Ligue).  Son coéquipier Jalen Coker doit également poursuivre sur son élan des derniers matchs.
  • La défense des Panthers est une des moins efficaces de la NFL pour faire pression sur les quarts arrières adverses.  Elle doit trouver les moyens d'harceler Mayfield et l'empêcher de compléter de longues passes à ses dangereux receveurs.
  • Bryce Young et ses coéquipiers de l'offensive doivent protéger le ballon, car la défensive de Tampa Bay a provoqué 20 revirements cette saison (dont 12 interceptions) tandis que la Caroline en a commis 18 (dont dix interceptions).
  • Limiter Mike Evans avec l'aide de leur as demi défensif Jaycee Horn.


En somme, même si les Buccaneers ont gagné leurs cinq matchs contre les Panthers, depuis que Bryce Young (photo ci-dessus) est leur quart partant, c'est difficile de prédire s'ils vont continuer leur série victorieuse contre lui, dimanche.  Ils ont certes l'équipe la plus talentueuse, surtout en attaque, mais Mayfield doit réussir à bien exécuter les jeux, ce qu'il ne fait plus assez depuis le début de la seconde moitié du calendrier.

Les Panthers ont l'avantage du terrain, là où ils ont gagné quatre de leurs six matchs cette saison.  Mais les Bucs n'ont pas joué depuis jeudi 11 décembre.  Ils ont donc eu plus de jours de repos et de préparation pour le duel contre la Caroline.  Bryce Young est imprévisible d'une semaine à l'autre.  Il peut être incroyable un jour, puis disparaître un autre jour.

Les preneurs aux livres misent sur Tampa Bay pour l'emporter par trois points.  Pour que cette prédiction s'avère, la défensive de Todd Bowles devra se ressaisir, et Mayfield se raplomber.  Je ne pense pas que les Panthers ont suffisamment d'attaque pour remporter cet affrontement crucial.

Buccaneers   23,     Panthers  20.  

vendredi 28 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : ARIZONA À TAMPA BAY ⇨ BAKER MAYFIELD BLESSÉ, BUCKY IRVING À LA RESCOUSSE DES BUCCANEERS ?



Les Cardinals de l'Arizona ( 3-8) seront les visiteurs dimanche après-midi à Tampa Bay, pour rencontrer les Buccaneers (6-5).  Les deux équipes se ressemblent, en ce sens qu'ils ont à peu près les mêmes problèmes défensifs, et ont perdu leurs trois dernières parties.  Leur saison est aussi marquée par de nombreuses blessures touchant plusieurs de leurs joueurs clés.

La fiche déficitaire des Cards leur enlève tout espoir de prolonger leur campagne 2025-26 en séries éliminatoires, mais ils sont demeurés compétitifs, et comptent jouer le rôle de trouble fête, d'ici la fin de leurs activités.  Six de leur huit revers ont été subis par la marge d'une possession.

C'est leur défense contre le jeu au sol qui a surtout flanché au cours de leurs cinq derniers affrontements, en allouant une moyenne de 132 verges par rencontre (4,7 verges par course).  Elle a ainsi permis aux clubs adverses de contrôler le temps de possession du ballon.  Cette brigade accorde aussi beaucoup trop de points, 25,7 en moyenne par match, au 25e rang de la NFL, à ce chapitre.



Si les Cardinals ont pu rester à la portée de la victoire, dans la plupart de leurs duels, c'est grâce au quart arrière substitut Jacoby Brissett (photo ci-dessus).  Puisque tous ses porteurs de ballon ont été, ou sont blessés, Brissett a été obligé de lancer souvent le ballon.  Il est d'ailleurs le meneur de la NFL pour le plus grand nombre de passes tentées : 43,5 en moyenne par confrontation.

Il ne changera pas ses habitudes agressives dimanche contre les Bucs, car ceux-ci en arrachent énormément, par les temps qui courent, contre le jeu aérien.  Quatre de leurs demis défensifs sont sur la liste des blessés présentement.

La ligne offensive de l'Arizona est également décimée par les blessures, et Brissett risque de subir la pression du front défensif de Tampa Bay, qui pratique beaucoup le blitz, comme stratégie, pour attaquer les pivots adverses.  En passant si souvent le ballon, Brissett s'expose à être frappé, et à commettre des revirements.  Dans les huit matchs qu'il a joués, il a échappé le ballon quatre fois (trois échappés perdus), et il a lancé trois interceptions.



Historiquement, cependant, les clubs qui, comme les Cardinals, doivent traverser le continent pour aller jouer dans l'Est, ont beaucoup de difficultés à gagner.

Mais la victoire est loin d'être assurée pour les hommes du coach Todd Bowles (photo ci-dessus).  Si le retour au jeu du demi offensif Buck Irving pourra faire du bien, la blessure à l'épaule gauche, du quart arrière Baker Mayfield, inquiète les dirigeants de l'équipe, et ses coéquipiers de l'offensive.  Il semble, d'après les dernières informations, que la tendance pointe vers sa participation au rendez-vous de dimanche.  Mais on doute qu'il soit en possession de tous ses moyens.

Mayfield a fait piètre figure dans la dernière prestation de son club, une lourde défaite de 34 à 7 au SoFi Stadium contre les Rams de Los Angeles, dimanche soir passé.  Son remplaçant Teddy Bridgewater (photo ci-dessous) n'a pas fait mieux.  Que ce soit celui-ci, ou un Mayfield affaibli, qui sera au poste de quart, les chances de gagner des Bucs sont nettement moins bonnes.  Dans les deux cas, l'attaque aérienne de Tampa Bay perd un de ses atouts : la possibilité de réussir des jeux explosifs (longues passes ou "bombes").



Les trois dernières défaites consécutives des Buccaneers ont été encaissées contre de fortes formations : les Rams, les Bills et les Patriots.  La défensive des Bucs a accordé 106 points dans ces revers.  Le reste du calendrier sera beaucoup moins difficile, car ils joueront contre des équipes aux fiches négatives.  

Leur première place en tête de la division Sud de la Conférence Nationale ne tient qu'à un fil, un demi match devant les Panthers de la Caroline.  Les deux concurrents doivent s'affronter à deux reprises en fin de saison (semaines 16 et 18).  C’est sans doute lors de ces moments que se décidera le titre de la section, et la seule place restante pour les séries éliminatoires.

Le retour au jeu de Bucky Irving (photo ci-dessous) pourrait cependant avoir un moindre impact, car on ignore s'il pourra retrouver sa forme physique de match.  Et dans les quatre parties auxquelles il a participées cette saison, il n'a maintenu qu'une faible moyenne de 3,3 verges par course.



Curieusement, au cours des dernières campagnes, les Buccaneers ont connu des passages à vide à la mi-saison, mais ils ont remporté presque tous leurs matchs au mois de décembre, pour réussir à décrocher quatre championnats de division d'affilée.

Le calendrier plus léger semble favoriser un tel scénario encore cette année.  À moins que Baker Mayfield soit vraiment incapable de bien jouer, à cause de sa blessure, et que les autres éclopés des Bucs ne reviennent pas au jeu à temps, pour fournir les renforts nécessaires afin d'assurer le succès à leur club.  La défensive doit également se ressaisir pour sauver cette saison éprouvante.

Tampa Bay est le choix des preneurs aux livres par 3½ points, mais l'état de santé de Mayfield, et les revirements, seront importants pour déterminer vraiment l'issue du match.

Cardinals   24,     Buccaneers  26.         

samedi 22 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : TAMPA BAY À L.A. RAMS → DES VOYAGES ÉREINTANTS POUR LES BUCCANEERS EN NOVEMBRE...



Ces dernières années, le mois de novembre n’a pas souri aux Buccaneers de Tampa Bay 6-4). Ils y ont rencontré de nombreuses difficultés, et cette saison ne fait pas exception.  Dimanche, face aux Rams de Los Angeles (8-2), les Bucs disputeront leur quatrième match à l’extérieur, contre un seul à domicile, au cours des dernières semaines.

Et c'est un autre adversaire de taille auquel ils devront livrer bataille, après de dures défaites contre les Bills de Buffalo, - qui les ont battus 44 à 22 dimanche passé -, les Patriots de la Nouvelle Angleterre, - qui les ont vaincus 28 à 23 -, et les Lions de Détroit, - qui les ont écrasés 24 à 9 -.

Après un bon début de saison marqué par des victoires serrées, et plusieurs remontées spectaculaires dans les dernières minutes, les blessures sont venues compliquer le calendrier de l’équipe dirigée par Todd Bowles.  Les unités offensives et défensives ont perdu des joueurs clés, ce qui a fortement impacté les performances de l'équipe.



Avec comme résultat que les Buccaneers n'ont plus qu'un demi match d'avance sur les Panthers de la Caroline, en tête de la division Sud de la Conférence Nationale.

Pour dimanche, l'attaque du club floridien pourra peut-être compter sur le retour au jeu du receveur Chris Godwin (photo ci-dessus), qui, blessé à une jambe, n'a joué que deux matchs cette saison.  Mais ses coéquipiers de l'attaque aérienne, Mike Evans (clavicule brisée), et Jalen McMillan (fractures d'os du cou), ne seront toujours pas actifs, en raison de leurs graves blessures.

Plusieurs membres de la défensive de Tampa Bay seront également inactifs pour les mêmes raisons.  Et les statistiques de cette brigade se sont détériorées depuis quelques semaines, particulièrement en ce qui concerne la défense contre la passe, qui a chuté au 27e rang de la NFl, pour les verges accordées (moyenne par rencontre de 241,6).


Plusieurs demis défensifs ont raté des parties au cours du dernier mois, en faisant des séjours prolongés à l'infirmerie.  Cela n'augure rien de bon face aux Rams, qui possèdent une des meilleure attaque aérienne de la grande Ligue (6e rang, 246,9 verges en moyenne par partie) avec en tête l'expérimenté Matthew Stafford, qui domine chez les quarts arrières du circuit Goodell.

Malgré leurs problèmes dans la tertiaire, les Buccaneers peuvent compter normalement sur le 2e meilleur demi de coin de la Ligue en Jamel Dean.  Il aurait pu couvrir les deux redoutables ailiers éloignés des Rams, Puka Nacua et Davante Adams, mais il s'est blessé dans le dernier match des siens contre Buffalo, la semaine passée.

Il va sans dire que c'est une lourde perte pour la défense déjà affaiblie des Buccaneers.  Au cours des deux plus récents matchs, elle a accordé l'impressionnant total de 849 verges à ses adversaires.



Et, ce qui n'est rien pour arranger les choses, l'attaque aérienne de Tampa Bay n'a pas été capable de répliquer, afin de combler les faiblesses de la défensive.  L'ailier espacé recrue, Emera Egbuka, qui a connu un début de saison sensationnel, a été pas mal neutralisé par ses couvreurs, au cours des dernières semaines.

Le demi offensif Bucky Irving, avait bien servi cette offensive, en se transformant souvent en receveur de passes, en début de campagne, mais il n'a disputé que quatre rencontres avant d'être blessé à une épaule et à un pied.  Il est toujours au rancart.

La seule bonne nouvelle, pour la production offensive des Bucs, a été l'émergence du jeune porteur de ballon Sean Tucker.  Mais Rachaad White est toujours considéré comme le demi offensif principal de la formation.


Du côté des Rams, le moral et l'esprit d'équipe sont au beau fixe, à la suite de leur importante victoire de 21 à 19, la semaine dernière, contre les Seahawks de Seattle.  Ce gain émotif leur a permis de prendre l'exclusivité du premier rang de la division Ouest de la Conférence Nationale, avec un match d'avance sur les Hawks.

Après ce triomphe, arraché de justesse, sur un placement de 43 verges raté par Jason Myers, l'entraîneur chef Sean McVay a remis le ballon du match aux membres de sa tertiaire, qui ont réussi pas moins de quatre interceptions, contre le quart des Seahawks, Sam Darnold.  Ce fut très important, car pour une fois, l'attaque des Rams n'a pas été aussi efficace que d'habitude, pour conduire le club à la victoire.

C'était un cinquième gain consécutif pour les Rams, et la défensive a provoqué huit revirements au cours des trois dernières semaines.  Elle se situe en deuxième position de la NFL pour la plus faible moyenne de points accordée avec 17,2.  Par contre les Rams ont perdu les services du demi de sûreté Quentin Lake pour une longue période.  Il a dû être opéré pour une blessure au coude.



Ce qui aide Matthew Stafford à si bien performer cette saison, c'est la protection qu'il reçoit de sa ligne à l'attaque.  Le futur membre du Temple de la Renommée n'a subi que 14 sacs cette année, le 3e plus petit nombre dans la Ligue Nationale.  Mais la ligne offensive sera privée des services du bloqueur Rob Havenstein (photo ci-dessus), blessé à une cheville.  Son nom apparaît sur la liste de réserve pour une période d'au moins un mois.

Matthew Stafford pourrait avoir un autre avantage contre les Buccaneers.  Leur défensive utilise énormément le blitz (sur 33 % des jeux), et le quart des Rams est très efficace dans ces situations.  Il a lancé 20 de ses 27 passes de touché, quand les adversaires utilisaient cette tactique.



Bref, les conditions gagnantes d'une autre victoire sont rassemblées en faveur des protégés de Sean McVay (photo ci-dessus).  Leur calendrier n'a pas été de tout repos cette saison.

Avant Tampa Bay, un club de premier plan, les Rams ont dû se battre contre de fortes équipes comme : les Seahawks, les Eagles, les 49ers (deux fois), les Jaguars, les Ravens, et les Colts.  Ils ont donc du mérite pour être montés en première place de la Conférence Nationale, à égalité avec les champions Eagles de Philadelphie.

Si leur personnel avait été davantage en santé, les Buccaneers auraient pu offrir plus d'opposition au club de Los Angeles, dimanche soir.  Les bookmakers reconnaissent leur situation difficile, et c'est pourquoi ils favorisent les Rams par un touché transformé pour les vaincre.

Buccaneers   20,     Rams    27.        

dimanche 19 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : TAMPA BAY À DETROIT ⇨ BAKER MAYFIELD POURRAIT RETROUVER MIKE EVANS.



C'est dommage d'y penser, mais le résultat du match de lundi soir entre les Buccaneers de Tampa Bay (5-1) et les Lions de Détroit (4-2) pourrait être déterminé, non pas tant par le talent des joueurs sur le terrain, mais par l'absence de ceux qui ne pourront pas y être, en raison de blessures.

Du côté des Bucs, ce sont les receveurs qui pourraient manquer à l'appel quoiqu'il semble que l'excellent joueur étoile Mike Evans pourra revenir au jeu, après quelques semaines d'inactivité.  La merveilleuse recrue Emeka Egbuka aurait aussi une réelle chance de jouer, s'il est suffisamment remis de sa blessure aux ischio-jambiers.

La participation de ces deux ailiers éloignés, de première qualité, aiderait grandement le quart arrière Baker Mayfield à continuer son extraordinaire travail cette saison.  Jusqu'ici, il a complété 66,2 % de ses passes, pour 1 539 verges, 12 touchés et une seule interception.



Il pourrait être favorisé parce que la défensive des Lions est décimée par les blessures, surtout au niveau de la tertiaire.  C'est inouï, mais pas moins de sept demis défensifs de Détroit seront indisponibles, dont Brian Branch, qui est suspendu pour conduite répréhensible envers le receveur Juju Smith-Schuster (photo ci-dessus), après la défaite des Lions au compte de 30 à 17, à Kansas city, la semaine dernière.

Avec autant d'éclopés en défense, y compris deux ailiers défensifs (Paschal et Davenport), ainsi que le plaqueur Alim McNeill et le secondeur Malcolm Rodriguez, pas surprenant que les Lions aient accordés plus de points récemment, contre des clubs qui ont une bonne offensive.

Et malheureusement pour eux, c'est le cas de la dangereuse attaque des Bucs, habilement conduite par Baker Mayfield (photo ci-dessous), dont le nom apparaît déjà sur la courte liste des candidats au titre de MVP (joueur par excellence de la NFL). Non seulement Mayfield le mérite à cause de son jeu de passes explosif, mais aussi par ses courses audacieuses et opportunes, qui ont le don d'inspirer ses coéquipiers.



Un autre facteur qui milite en faveur des hommes de l'entraîneur Todd Bowles, le "pass rush" des Bucs est devenu un des plus efficace de la Ligue (6e avec un taux de pression de 41,5 %).  Et on sait que le quart des Lions, Jared Goff, est inefficace quand il est sous pression.

On sait aussi que les Buccaneers sont capables de malmener un club qui est affaibli par les blessures.  En effet, ils ont battu décisivement les 49ers de San Francisco au compte de 30 à 19, alors que ceux-ci ont perdu les services de leur as en défense, Fred Warner (cheville disloquée).

Néanmoins, ce sont les Lions qui sont les favoris des experts par 5½ points pour gagner au Monday Night Football de lundi. Je pense que ça sera un match plus serré, surtout si Evans et Egbuka sont de la partie.  Tampa Bay pourrait causer la surprise.



L'avantage que peuvent avoir les Lions, c'est avec leur attaque au sol, menée par le dynamique duo Gibbs & Montgomery (photo ci-dessus).  La contre partie des Bucs est moindre, parce que Bucky Irving est blessé, et que son remplaçant Rashaad White est moins performant.  Mais, d'un autre côté, la défense de Tampa Bay contre la course est la 5e meilleure au pays.

On peut s'attendre à une rencontre à pointage élevé.

Buccaneers  27,    Lions  28.    

lundi 1 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : TAMPA BAY À ATLANTA, LES VÉTÉRANS DES BUCS CONTRE LES JEUNES FALCONS.



LES MATCHS D'OUVERTURE RÉSERVENT SOUVENT DES SURPRISES EN DÉBUT DE SAISON.

Difficile de deviner les résultats des premiers matchs de la saison de la Ligue Nationale de Football.  Les clubs à domicile, même s'ils ne sont pas favoris, face à des équipes plus fortes, cherchent à bien commencer la saison devant leurs supporters, en surprenant leurs adversaires avec une performance au-delà des attentes.  C'est peut-être ce qui se passera lors du match de la première semaine entre les Buccaneers de Tampa Bay et les Falcons, à Atlanta.

Le club visiteur est donné favori avec un avantage de 2½ points, mais l'historique des matchs d'ouverture, et des confrontations passées entre ces deux équipes, renforce les chances des Falcons de retourner la situation à leur avantage.

En général, dans la NFL, depuis 2004, les clubs négligés, à domicile, en matchs d'ouverture, gagnent trois fois sur quatre, contre des adversaires de la même division, en semaine 1.  Les Falcons ont réussi à remporter quatre de leurs cinq derniers matchs d'ouverture à domicile, même lorsqu'ils n'étaient pas les favoris.  Et ils ont vaincu les Bucs deux fois en autant de rencontres l'an passé, dans des matchs à hauts pointages.



Il est clair que les deux équipes disposent d'attaques redoutables, que ce soit au sol ou dans les airs, avec des porteurs de ballon talentueux, et des receveurs de premier ordre. La différence réside au poste de quart arrière, où l'expérimenté et prouvé Baker Mayfield, des Bucs, affronte le jeune Michael Penix Jr (photo ci-dessus), qui n'a à son actif que trois matchs débutés en NFL, avec les Falcons.

La logique veut que Mayfield exploite mieux la faible et inexpérimentée tertiaire d'Atlanta, dans ce match inaugural.  Et il pourrait réussir sans trop de difficulté, car la principale faiblesse de la défense des Faucons réside dans leur incapacité à mettre de la pression sur les quarts arrières adverses.  Mayfield pourrait ainsi disposer de tout le temps nécessaire pour repérer ses receveurs, tandis que ces derniers auraient l'opportunité de se démarquer de leur couvreurs. 

Michael Penix, sélectionné en 8e position lors du premier tour du repêchage de 2024, possède un bon potentiel, même s'il a été contesté par les experts dès le départ.  Mais ses premières expériences ont révélé un certain manque de précision dans ses passes, ce qui a conduit à trois interceptions, et seulement trois passes de touché, en autant de matchs.  Il devra prouver qu'il a fait des progrès pour corriger ce défaut.



C'est surtout de lui dont dépendra le sort de son équipe dans cet affrontement choc entre rivaux de division (Sud de la Nationale), à 13 hres, dimanche.  Il aura besoin du soutien de ses entraîneurs, car les vétérans de la défense de Tampa Bay excellent à semer la confusion chez les jeunes quarts arrières adverses, en déguisant les couvertures contre la passe.  L'entraîneur des Bucs, Todd Bowles (photo ci-dessus), réputé pour son expertise en défense, excelle véritablement dans ce domaine.

C'est clair que les chasseurs de quart de Tampa Bay (dont Caljiah Kancey, Vita Vae, et Haason Reddick) vont mettre beaucoup de pression sur Penix, et qu'ils vont chercher à lui faire commettre des erreurs et des revirements. 

Parmi les joueurs à surveiller dans cette rencontre, le vétéran receveur étoile Mike Evans va tenter de poursuivre ses succès contre les Falcons.  Il a toujours été un poison contre la défense d'Atlanta.  Mais ses coéquipiers, l'ailier espacé Chris Godwin (cheville), et le plaqueur offensif étoile Tristan Wirfs (genou) vont manquer la partie, en raison de blessures, ce qui pourrait avantager les Falcons.



Sans Godwin dans l'alignement, Mayfield (photo ci-dessus) pourrait devoir compter sur les recrues Emeka Egbuka, ou Tez Johnson, pour le remplacer. Sinon, il devra surutiliser Evans et l'ailier rapproché Cade Otton.

Pas facile de prédire l'issue de ce match. Même si les Buccaneers partent favoris, un "upset" reste tout à fait envisageable en faveur des Falcons, au vu des circonstances.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Pour approfondir l'analyse des deux équipes en présence, voir mes articles précédents à leur sujet.


Pour les Falcons d'Atlanta  https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/07/previsions-nfl-saison-2025-26-les_24.html.

samedi 11 janvier 2025

ÉLIMINATOIRES DE LA NFL 2025 : FUSILLADE EN VUE ENTRE LES BUCCANEERS ET LES COMMANDERS !



DANS  UN  MATCH  CHAUDEMENT  DISPUTÉ,  C'EST  PEUT-ÊTRE  LA  DERNIÈRE  ÉQUIPE  EN  POSSESSION  DU  BALLON  QUI  GAGNERA.

Ce sera possiblement le match le plus intéressant et le plus excitant de la première ronde des séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football.  Deux clubs "hot", les Commanders de Washington (12-5), et les Buccaneers de Tampa Bay (10-7), s'affrontent dimanche soir, dans la seconde rencontre Wild Card de la Conférence Nationale.

Les deux équipes possèdent de bonnes offensives qui tenteront de profiter des faiblesses défensives de leurs adversaires.  Cela devrait donner lieu à un match à haut score.

Les Bucs ont un alignement beaucoup plus expérimenté que celui de leurs opposants.  C'est la cinquième année consécutive qu'ils participent aux séries de fin de saison. Quelques membres de la formation du pilote Todd Bowles ont même gagné le Super Bowl de 2021 (31 à 9 contre K.C.).  Les Commanders, eux, en seront à une première présence en playoffs depuis 2020.



Les Buccaneers, qui sont favoris pour gagner par trois points, auront l'avantage du terrain, et ils affronteront un quart arrière recrue, Jayden Daniels (no 5, photo ci-dessus).  Cela pourrait être déterminant.  En effet, aucun quart arrière recrue n'a gagné un match des séries éliminatoires à l'étranger depuis Russell Wilson, en 2012, avec Seattle.

Et depuis ce temps, seulement deux quarts arrières recrues (C.J. Stroud l'an dernier, et Brock Purdy en 2022) ont connu des débuts victorieux en playoffs, mais c'était à domicile.  Depuis 2010, la fiche des joueurs de quart à leur première année, est de 5 gains, douze échecs, en séries de fin de saison.

Statistiquement, les deux adversaires semblent d'égales forces.  C'est pourquoi on prévoit un match serré.  Ils se sont affrontés au premier match de leur saison, et les Bucs avaient facilement triomphé 37 à 20.  Mais c'était le premier match à vie de Daniels chez les pros, et il s'est beaucoup amélioré depuis ce temps.



Quel sera le point déterminant pour départager les deux clubs ?  C'est l'équipe qui profitera le plus de ses forces par rapport aux faiblesses de l'adversaire.

Alors, si les Bucs, excellents en attaque au sol (4e de la NFL avec une moyenne de 149,2 verges par partie) dominent la guerre des tranchées, contre la 30e défensive de la Ligue (celle de Washington, 137,5 verges accordées par rencontre) contre le jeu terrestre, ils prendront le contrôle du temps de possession du ballon, et prendront ainsi une option sérieuse sur la victoire.

On sait qu'avec un bon jeu au sol, on peut mieux préparer les jeux de passes, avec des "play action".  On feint la remise du ballon au champ arrière avant de surprendre la défensive adverse avec des bombes (longues passes), alors que les défenseurs s'étaient massés à la ligne de mêlée, en s'attendant à un jeu au sol.  Notons que l'attaque aérienne des Bucs (3e de la NFL avec une moyenne de 250,4 verges par match) est aussi redoutable que son attaque terrestre (4e ⇾ 149,2 verges/partie).  Commanders : choisissez votre poison...
 


Par contre, si Daniels et son attaque (17e de la Ligue avec 215,6 verges par match) festoient contre la faible défense anti-aérienne de Tampa Bay (29e de la NFL en allouant 243,9 verges par joute), les meilleures chances de l'emporter seront de leur côté.

Pour ce qui est du momentum au moment d'entrer en séries éliminatoires, les deux belligérants sont égaux.  Les Commanders ont fini la saison régulière avec cinq gains de suite, alors que les Buccaneers ont été victorieux dans six de leurs sept dernières parties.

Facteur non négligeable et difficile à jauger : l'état de santé des joueurs qui reviennent au jeu après avoir soigné des blessures.  Est-ce qu'ils sont vraiment guéris, et en bonne forme physique ?



Par exemple, le demi défensif étoile des Commanders, Marshon Lattimore (photo ci-dessus), devrait revenir dans l'alignement, après avoir manqué six matchs en raison d'une blessure à la cuisse qui l'ennuie périodiquement, ces dernières saisons.  Est-ce qu'il jouera à pleine capacité ?  C'est important car durant sa carrière de huit ans dans la grande Ligue, il a toujours eu beaucoup de succès à bien couvrir Mike Evans, le super receveur des Buccaneers.

Un Evans neutralisé enlèverait beaucoup de punch à l'attaque des Bucs, et diminuerait leurs chances de gagner la fusillade (shootout) qui semble pointer à l'horizon en prévision de cet affrontement.

L'attaque au sol de Washington a été très discrète au cours du dernier quart du calendrier.  C'est possiblement à cause de l'absence de leur demi offensif Austin Ekeler (aussi bon coureur que receveur de passes ⇾ photo ci-dessous), qui se remet à peine d'une commotion cérébrale.  Il a effectué quelques présences dans le dernier match de la saison de son club, la semaine passée.



Est-ce qu'il pourra donner son plein rendement dimanche soir, à Tampa Bay ?  Sinon, l'offensive terrestre en souffrira, et les Bucs pourront se concentrer davantage à stopper l'attaque aérienne des Commanders.

À ce propos, c'est un peu trompeur de considérer la défense anti-aérienne des Bucs comme étant très faible (29e de la Ligue).  Les membres de la tertiaire du club de Todd Bowles ont été éprouvés par plusieurs blessures en 2024-25.

Encore là, des blessés importants pourraient revenir au jeu dimanche.  Notamment le coeur et le dirigeant de cette unité, le superbe demi de sûreté Antoine Winfield (quatre matchs ratés, genou ⇾ photo ci-dessous).  Il peut tout faire sur un terrain de football.  À lui seul, il peut faire dérailler presque complètement le jeu aérien des adversaires.



L'absence pendant cinq rencontres de l'autre demi de sûreté, Jordan Whitehead, a aussi été nuisible à la brigade défensive de l'équipe floridienne.  Les Bucs espèrent également pouvoir compter à nouveau sur le demi défensif Jamel Dean, blessé depuis plusieurs semaines (genou).

Si les revirements devaient déterminer l'issue du match, il faudra surveiller le quart Baker Mayfield, des Bucs.  Il est le QB de la NFL qui a subi le plus d'interceptions (16) cette saison.  Et même s'il joue très bien depuis deux ans, on a pu constater qu'il peut connaître un très mauvais match, à l'occasion.

Durant la dernière campagne, les Commanders ont été vraiment des "Cardiac Kids", en revenant de l'arrière, pour gagner plusieurs matchs serrés, dans les dernières secondes de jeu.  Le jeune Jayden Daniels a un sang froid remarquable dans ce genre de situation.  Il peut battre n'importe quel équipe avec son bras (25 passes de touché), ou avec ses jambes (il a été le meilleur porteur de ballon des siens avec 891 verges de gains au sol, et six touchés).

Il a le sens du drame, et le tour de désarçonner l'adversaire.  Tellement, qu'avec lui, les parieurs estiment que Washington est le club négligé qui a les meilleures chances de causer une mauvaise surprise au club favori, en l'emportant dimanche, au premier tour éliminatoire de la NFL. 

vendredi 19 janvier 2024



DEMI-FINALES  DE  CONFÉRENCE  DE  LA  NFL :  GRANDEMENT  NÉGLIGÉS,  LES  BUCCANEERS  DE  TAMPA BAY  POURRAIENT  SURPRENDRE  LES  LIONS  À  DÉTROIT  DIMANCHE...

Est-ce la frénésie accompagnant leur première victoire en séries éliminatoires en 32 ans qui fait des Lions de Détroit les grands favoris pour battre les Buccaneers de Tampa Bay dimanche, pour ainsi accéder à la finale de la Conférence Nationale de la NFL la semaine prochaine ?  On dirait bien que oui.  Dans les derniers instants de leur match éliminatoire de la fin de semaine passée, alors que leur courte victoire de 24-23 contre les Rams de Los Angeles était assurée, on a vu pleurer plusieurs vieux fans des Lions, ainsi que le coach de l'équipe gagnante Dan Campbell.

C'est que les Lions reviennent de loin.  Au cours des trois dernières décennies, ils ont été l'objet de moqueries et ils ont fait pitié en étant la pire formation de toute la Ligue Nationale.  Allant inlassablement d'échecs en échecs, ils étaient la risée de la Ligue et la honte de leurs partisans désespérés.  Avec l'agressivité et la détermination de leur nouvel entraîneur en chef, en 2022, la situation peu enviable de ce club misérable a changé.

Depuis ce temps, grâce à une reconstruction réussie, les Lions ont gagné 21 de leurs 28 derniers matchs, et leur premier championnat de division depuis 1993.  Dimanche dernier, dans le stade Ford Fields de Détroit, on avait jamais entendu une foule aussi bruyante, aux dires des joueurs des Rams.  Mais ces derniers auraient pu quand même se sauver avec la victoire si une pénalité pour avoir retenu leur sensationnel receveur Puka Nacua (photo ci-dessous) avait été appelée par les arbitres, profondément en territoire des Lions.  Un placement aurait pu alors donner la victoire à Los Angeles.



La perméable défensive anti-aérienne de Détroit n'a pu trouver le moyen de stopper Nacua (record par une recrue en séries éliminatoires avec neuf catchs pour 181 verges et un touché) et la puissante attaque des Rams, qui a engrangé 425 verges de gains.  Elle n'a pas réussi à le faire sauf en trois occasions, près de sa zone des buts.  En effet, la différence dans le match a été l'opportunisme des Lions qui, en trois voyages dans la zone payante (en-dedans des 20 verges des buts adverses) ont marqué trois touchés, alors que les Rams, en pareille position (red zone), ont été limités à trois placements.

Favoris pour l'emporter par 6½ points dimanche prochain contre les Buccaneers, Détroit aura du pain sur la planche pour venir à bout de leurs rivaux.  Depuis la dernière saison morte, on parle beaucoup des Lions, et les connaisseurs prévoyaient qu'avec la qualité de leur alignement, et l'éclatante fin de saison qu'ils avaient connue en 2022-23, ils pouvaient être le club de l'année en 2023-24 dans le circuit Goodell.

Les Lions ont rempli leur promesse.  Ils se présenteront sur le terrain dimanche avec un reluisant dossier de 13-5.  Mais on oublie que leurs prochains adversaires roulent aussi à un train d'enfer depuis plusieurs semaines.  Ils ont remporté la victoire dans sept de leurs huit dernières rencontres, y compris un impressionnant et écrasant triomphe de 32 à 9, lundi passé, contre les Eagles de Philadelphie, les plus récents représentants de la Conférence Nationale, au dernier Super Bowl.



Les Bucs aiment bien leur rôle de négligés.  Ils l'étaient contre les Eagles, et cela leur a servi de motivation.  Ils ont entamé la rencontre avec énormément d'agressivité, avec une attaque de style «blitz éclair», et une défensive brutale, pressant et harcelant sans relâche le quart-arrière Jalen Hurts des Eagles (photo ci-dessus).  Ils ont été sans pitié contre les pauvres Aigles, qui n'ont fait que continuer leur inexplicable déroute de fin saison.

Quoi qu'on pense et qu'on dise, Tampa Bay peut répéter ses exploits de la semaine dernière contre Détroit dimanche prochain.  Leur défensive est meilleure que celle des Lions, et la force de ses blitzs, qui peuvent venir de partout, sans que la ligne à l'attaque ennemie puisse le savoir d'avance, pourrait figer et malmener Jared Goff, le quart-arrière des Lions.  La semaine passée, les Bucs ont blitzé sur 64% des jeux offensifs des Eagles, et ils ont étouffé ainsi leur attaque.  La charge des défenseurs des Bucs est particulièrement efficace sur les 3e essais des opposants.

L'entraîneur en chef de Tampa Bay, Todd Bowles, est un expert dans l'art de présenter des schèmas défensifs parfois très exotiques qui sèment la confusion dans les rangs des brigades offensives ennemies.



Goff (photo ci-dessus) n'a pas cessé de s'améliorer depuis que les Rams l'ont échangé à Détroit en 2021.  Mais il a conservé ce défaut qui exaspérait son ancien coach Sean McVay.  Il panique lorsqu'il est sous pression, et il n'est pas assez mobile et vif pour échapper aux défenseurs qui le pourchassent derrière la ligne de mêlée.  Il aura du mal à déchiffrer les schémas défensifs compliqués de Bowles.  Dans ces circonstances, cette année, Goff a un affreux ratio de trois touchés contre huit interceptions, avec seulement 53,8% de passes complétées, et un piètre coefficient d'efficacité (rating) de 62,9.

Dans le cas contraire, quand Goff n'est pas sous pression, il est dévastateur avec un ratio de 27 touchés contre quatre interceptions, un pourcentage de 73,9% de passes complétées, et un rating de 115,1.  Il est indéniable que l'offensive des Lions est une des meilleures de la NFL.  Avec Goff, un ancien premier choix de repêchage qui est enfin devenu le quart-arrière de premier plan que l'on attendait; avec des porteurs de ballon dangereux comme David Montgomery et Jahmyr Gibbs; ainsi que les excellents receveurs de passes Amon-Ra St.Brown et Sam LaPorta, cette attaque peut faire mal paraître n'importe quelle défensive ennemie.

Mais la défensive des Bucs est bien plus solide que celle des Rams, qui a n'a pas réussi à contenir suffisamment la formidable offensive des Lions, dimanche dernier.  Durant leur poussée victorieuse de fin de campagne (fiche de 6-1), cette unité n'a donné que 15 points par match et une moyenne de seulement 86,7 verges au sol.  Dans les deux cas, c'est bon pour le 2e rang de la NFL.



Cette défensive est aussi en mesure de contrecarrer les forces de l'offensive des Lions puisqu'elle excelle contre le jeu au sol (3,8 verges en moyenne par portée), et qu'elle limite le nombre de touchés en zone payante (42,6 % de réussite par les adversaires).  Cette brigade a également produit 26 revirements cette saison.  Ses 13 échappés recouvrés sont un sommet dans la Ligue.  Alors que les Lions sont 10e pour le plus grand nombre d'échappés perdus avec 11, cette saison.

Au final, comme l'a souligné coach Bowles (photo ci-dessus), c'est le club qui commettra le moins d'erreurs qui va l'emporter dimanche.  Et si on pense que son homologue des Lions, Dan Campbell, dirige une formation à son image, c'est-è-dire sous le signe de la robustesse (d'autres, comme le QB des Rams Matthew Stafford diraient plutôt «dirty» ou -salauds-), les Bucs de Bowles peuvent en dire autant de leur style de jeu, pour le moins intense.

En sous-estimant Tampa Bay contre les Lions, les experts, et preneurs aux livres, oublient également que les joueurs des Buccaneers, contrairement à leurs jeunes adversaires, ont une grande expérience des séries éliminatoires.  Ils y participent pour une quatrième saison d'affilée, et plusieurs d'entre eux ont gagné le Super Bowl de 2020.  En fait, seuls les Chiefs de Kansas City ont une meilleure fiche en éliminatoires depuis ce temps.



D'accord, en 2020, c'est le meilleur quart-arrière de l'histoire de la NFL, Tom Brady, qui les a conduits à la victoire ultime, mais même si leur QB actuel Baker Mayfield (avec son épouse Emily Wilkinson sur la photo ci-dessus) n'est pas Terrific Tom, il joue du très bon football depuis la mi-saison, cette année.

Mayfield n'a pas le luxe d'avoir un bon champ arrière à ses côtés, comme Goff chez les Lions.  L'attaque au sol des Bucs a terminé bonne dernière cette saison dans la NFL.  Mais c'est une autre histoire en ce qui a trait à l'attaque aérienne de l'équipe.  Avec les receveurs étoiles Mike Evans et Chris Godwin, qui ont cumulé chacun plus de 1 000 verges de gains, et combiné leurs efforts pour marquer 15 touchés, Mayfield a en eux des cibles de choix.

De plus, la recrue Trey Palmer est un véritable marchand de vitesse et il s'est imposé comme le receveur no 3 des Bucs.  Son touché de 56 verges, contre les Eagles la semaine dernière (photo ci-dessous), a fait écarquiller les yeux de plusieurs observateurs, tellement il a couru vite pour distancer rapidement ses poursuivants.



Le demi défensif Rachaad White est un meilleur receveur que porteur de ballon, et lui, ainsi que l'ailier rapproché Cade Otton, et le nouveau venu David Moore, ont apporté une bonne contribution à l'offensive aérienne dirigée de belle façon par Mayfield.  Ils devraient avoir du succès contre la friable et inefficace défensive anti-aérienne de Détroit.

Même si l'attaque terrestre des Bucs a connu plus de succès vers la fin de la saison régulière, ce sera inutile de vouloir s'acharner à courir contre l'impeccable front défensif des Lions, le 2e meilleur de la NFL contre le jeu au sol (88,8 verges alloués par joute).

Cette défensive vulnérable accorde néanmoins beaucoup de points (23e rang de la NFL avec 23,2 points en moyenne par rencontre) et elle a périclité au 27e rang de la Ligue en allouant 247,4 verges aériennes par match.  Les demis de coin des Lions sont particulièrement médiocres lorsqu'on les attaque sur les tracés extérieurs.  Mayfield et ses excellents receveurs pourraient bien exploiter cette faille.



Pour y arriver, la ligne à l'attaque des Bucs devra protéger Mayfield lorsqu'il lance le ballon.  Le bloqueur Luke Goedeke aura la lourde et cruciale tâche de neutraliser le meilleur chasseur de quart des Lions, Aidan Hutchinson (photo ci-dessus).  Goedeke a réussi parfaitement sa mission lundi passé, en réduisant à néant les efforts du meilleur chasseur de quart des Eagles Haason Reddick.

Certes, les Lions ont remporté la victoire contre Tampa Bay (20 à 6) lors de la semaine 6 (le 15 octobre) cette saison.  Mais les Buccaneers se sont bien améliorés depuis cette confrontation à sens unique.  Et pour réduire le bruit infernal de la foule de Détroit dimanche, ils feraient bien de prendre rapidement les devants au pointage, en jouant agressivement, comme ils l'ont fait contre Philadelphie la semaine dernière.  

Certes, les Lions sont bons chez eux, devant leurs féroces partisans (fiche de 7-2), mais les Bucs ne sont pas vilains lorsqu'ils évoluent à l'extérieur de leur stade (5-4).  Ils ont gagné lors de leurs trois dernières prestations à l'étranger.



Les points les plus importants dans cet affrontement Bucs-Lions sont Mayfield, et la tenue de la défensive de Tampa Bay.  Si le quart-arrière des Buccaneers poursuit sur sa lancée victorieuse des dernières semaines, et si l'unité défensive de son club peut arriver à limiter les dommages de la grosse attaque des Lions (et ses meilleurs éléments : Goff, Gibbs, LaPorta et St.Brown), les Buccaneers peuvent causer la surprise en venant à bout du club local, et de sa foule de fans déchaînés.

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Green  Bay  à  San  Francisco