Affichage des articles dont le libellé est Christian McCaffrey. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Christian McCaffrey. Afficher tous les articles

vendredi 13 février 2026

HONNEURS INDIVIDUELS DANS LA NFL POUR LA SAISON 2025-26 : MATTHEW STAFFORD ÉLU LE JOUEUR LE PLUS UTILE À SON ÉQUIPE (MVP).



L'ultime honneur pour un joueur de la Ligue Nationale de Football, c'est de remporter le Super Bowl, le match de championnat du plus grand circuit de sports professionnels au monde.

Comme le disait un entraîneur chef à ses joueurs avant le début d'une telle rencontre ultime, pour le titre de champions de la grande Ligue : non seulement gagner cette partie est un honneur incomparable pour chaque footballeur victorieux, mais cette récompense, après plusieurs mois de dur labeur, souvent marqué par des blessures, rejaillit sur votre famille, et votre communauté d'appartenance, et ce, à tout jamais...

Mais il s'agit avant tout d'un honneur collectif, dans un sport d'équipe.  Durant la semaine du Super Bowl, la NFL honore également ses joueurs les plus méritants de la dernière saison.  Ces honneurs individuels soulignent en quelque sorte les exploits des joueurs qui ont illustré le grand spectacle du circuit Goodell.  

Ces athlètes exceptionnels, par leur jeu brillant et leur talent incroyable, ont attiré l'admiration de millions d'amateurs de football américain, et fait de ce sport exigeant, l'objet de passion, d'excellence et de fierté.



Parmi ces honneurs individuels, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) est certes le plus convoité, puisqu'il est en quelque sorte celui du joueur par excellence de la NFL.  Celui du meilleur parmi les meilleurs.  Cette année, il a été décerné au vétéran quart arrière des Rams de Los Angeles, Matthew Stafford, au terme d'un scrutin très serré de l'Associated Press, via le vote de 50 journalistes et chroniqueurs sportifs.  Il accepté le trophée de MVP, flanqué de ses quatre charmantes petites filles, ses "plus ferventes cheerleaders".

Stafford a récolté 366 votes, dont 24 de première place, tandis que le quart arrière des Patriots de la Nouvelle Angleterre, Drake Maye, a recueilli 361 votes, dont 23 de première position.  Le top-5 a été complété par Josh Allen (QB des Bills de Buffalo) avec 91 votes; Christian McCaffrey (demi offensif des 49ers de San Francisco) avec 71 votes; et le quart arrière des Jaguars de Jacksonville, Trevor Lawrence, avec 49 bulletins en sa faveur.

Le titre de joueur offensif de l'année a été attribué au receveur Jaxon Smith-Njigba (272 votes), des champions Seahawks de Seattle; suivi de Christian McCaffrey (223 votes).  L'ailier éloigné Puka Nacua, des Rams, a fini 3e avec 170 votes, suivi du demi offensif des Falcons d'Atlanta, Bijan Robinson (168 votes), et de Drake Maye (58 votes).



La récompense du joueur défensif de la saison 2025-26 est allée à l'ailier Myles Garrett (photo ci-dessus), des Browns de Cleveland.  Avec ses 500 votes, il a éclipsé ses concurrents Will Anderson Jr (Texans), 117 votes; Nik Bonitto (Broncos) 63 votes; Aidan Hutchinson (Lions) 52 votes; et Micah Parsons (Packers) 42 votes.

Garrett a aussi remporté le "Deacon Jones Sack Leader Award" pour ses 23 sacs réussis cette saison, établissant ainsi un nouveau record de la NFL.  Brian Burns, des Giants de New York a terminé 2e avec 16½ sacs.

Il n'y a eu guère de doute en ce qui concerne la recrue offensive de l'année.  Le receveur des Panthers de la Caroline, Tetairoa McMillan l'a emporté haut la main, avec 445 votes.  Le quart Tyler Shough des Saints de la Nouvelle Orléans (168 votes), le porteur de ballon TreVeyon Henderson des Patriots (111 votes), le pivot Jaxson Dart des Giants (88 votes), et l'ailier espacé Emeka Egbuka des Buccaneers de Tampa Bay (66 votes), ont fini loin derrière.



Ce fut moins évident pour le choix de la recrue défensive de l'année.  Le secondeur des Browns de Cleveland, Carson Schwesinger (photo ci-dessus), a remporté l'honneur avec 441 voix, tandis que le demi de sûreté Nick Emmanwori, des Seahawks, devait se contenter de la 2e position avec 361 votes.  James Pearce Jr et son coéquipier des Falcons Xavier Watts, ainsi qu'Abdul Carter, des Giants, ont aussi été considérés, mais avec moins de cent votes chacun.

Parmi les joueurs courageux qui ont effectué le retour de l'année dans la Ligue Nationale, après une saison marquée par les blessures, le plus méritant a été Christian McCaffrey (395 voix), suivi d'Aidan Hutchinson (221 votes), Dak Prescott, des Cowboys de Dallas (167), et Trevor Lawrence (130).

Dans la catégorie intéressante et chaudement disputée, - celle des entraîneurs de l'année -, les surprenants finalistes du Super Bowl, Mike Vrabel et son assistant Josh McDaniels, des Patriots, ont triomphé.  Vrabel a coiffé le coach des Jaguars de Jacksonville Liam Coen par 302 voix contre 239.  Les votants ont aussi reconnu le travail formidable de Mike MacDonald, des Seahawks (191 votes), de Ben Johnson, des Bears de Chicago (145 voix), et de Kyle Shanahan, des 49ers de San Francisco (140 votes).



Le titre de joueur de ligne offensive de l'année (Protecteur) a été accordé à Joe Thuney, qui a vraiment fait une différence en faveur des Bears de Chicago.  Les autres finalistes dans ce domaine ont été Garett Bolles et Quinn Meinerz, de Broncos de Denver, Creed Humphrey (Chiefs de Kansas City), et Penei Sewell, des Lions de Détroit.

Le "Jim Brown Award" a été remis à James Cook III, des Bills de Buffalo, en tant que demi offensif ayant récolté le plus de verges (1 621) durant la campagne 2025-26.  Derrick Henry, des Ravens de Baltimore, a fini 2e avec 1 595 verges.

Pour le jeu de l'année, le choix s'est arrêté sur la fameuse bombe de 46 verges lancée en prolongation par le quart arrière des Bears, Caleb Williams, à DJ Moore, pour la victoire, le 20 décembre dernier.



Enfin, cinq anciens joueurs ont vu s'ouvrir pour eux les portes du Temple de la Renommée du Football en étant élu dans la classe de 2026.  Il s'agit du quart arrière Drew Brees (ex Saints, à droite sur la photo), de l'ailier éloigné Larry Fitzgerald (ex Cardinals, au centre), du botteur de précision Adam Vinatieri (ex Patriots), du demi offensif Rodger Craig (ex 49ers), et du secondeur Luke Kuechly (ex Panthers).

En remportant le titre de Joueur de l'Année, Matthew Stafford a aussi annoncé qu'il serait de retour pour une 18e saison dans la NFL, l'automne prochain.  Le vétéran de 38 ans est rendu à un âge où la très grande majorité des footballeurs ont pris leur retraite depuis longtemps, la moyenne de durée des carrières dans la grande Ligue étant de cinq saisons.  L'endurance de Stafford est tout à fait remarquable.  Il joue presque toujours en dépit de blessures.

 Son retour est un soulagement pour l'organisation des Rams de Los Angeles.  Elle pourra compter sur Stafford pour tenter d'atteindre à nouveau le Super Bowl, la saison prochaine.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle réussisse à y parvenir cette saison.  Un 4e essai raté, à six verges des buts des Seahawks de Seattle, avec cinq minutes à jouer, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, leur a probablement coûté la victoire, et une place dans le Super Bowl LX.



Sur le jeu en question, Stafford devait rejoindre le demi offensif Kyren Williams sur la ligne des buts, mais, manque de chance, celui-ci s'est retrouvé entouré par deux joueurs des Hawks.  Le quart des Rams, sous pression de la défensive adverse, a tenté rapidement de trouver un dépanneur en lançant en  direction de l'ailier rapproché recrue Terrance Ferguson, mais la passe n'a pu être complétée.  Seattle a repris le ballon sur ce 4e essai avorté, et les Seahawks ont écoulé suffisamment de temps au cadran pour confirmer leur gain de 31 à 27.

Le gérant général des Rams, Les Snead, est conscient de la chance d'avoir Matthew Stafford pour diriger la meilleure offensive de la NFL.  Mais il sait aussi que les saisons restantes de son quart étoile sont comptées.  L'urgence de remporter un autre Super Bowl avec lui, c'est maintenant.  Pour y parvenir, Snead doit corriger des problèmes qui ont empêché les Rams d'aller jusqu'au bout cette année.

D'abord, il faut améliorer la ligne tertiaire, qui a beaucoup faibli en seconde moitié de saison, en accordant beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Quatre des demis de coin de l'équipe pourraient devenir agents libres ce printemps, et Snead (photo ci-dessous) devra aussi décider s'il relève l'option de 5e année du contrat d'Emmanuel Forbes Jr.



Pour rebâtir cette troisième ligne de défense, les Rams pourraient avoir recours au marché des joueurs autonomes, utiliser au moins un de leurs deux choix de première ronde au prochain repêchage, et/ou procéder par le biais d'échanges.

Une autre priorité de l'inter saison sera de redresser la situation des unités spéciales.  Leurs défaillances en 2025-26 a coûté au moins quatre des cinq défaites des Rams lors du dernier calendrier.  Bottés bloqués ou ratés, mauvais blocage sur les tentatives de placement ou les retours de bottés, revirements commis par des retourneurs de bottés déficients, bref, beaucoup de mauvais jeux ont fait chuter ces unités parmi les pires de la NFL.

Au sujet de la faiblesse sur les retours de bottés, les Rams pourraient peut-être chercher à mettre sous contrat le rapide Rashid Shaheed, qui devient agent libre ce printemps.  Il a aidé les Seahawks à remporter le championnat de la Ligue, la semaine passée, après avoir été échangé par les Saints de la Nouvelle Orléans, à la mi-saison.



Même si le club dirigé par l'entraîneur Sean McVay (ci-dessus) a présenté la meilleure attaque de la NFL cette saison, il aurait avantage à ajouter un autre ailier espacé fiable, à sa formation offensive.  Les deux premiers postes sont occupés par les excellents receveurs Puka Nacua et Davante Adams, mais ils sont susceptibles d'être blessés, comme c'est arrivé au cours des dernières campagnes.

Il faudrait au moins un remplaçant de qualité lorsqu'ils doivent s'absenter de l'alignement.  Le petit Tutu Atwell avait été signé pour un an, dans ce but, mais il a été blessé et inefficace pour la plus grande partie de la saison.  McVay a compensé ce manque de personnel compétent par un savant usage de ses ailiers rapprochés, mais il faudrait définitivement ajouter de la profondeur dans ce groupe de receveurs.

Les Snead a beaucoup de pain sur la planche en prévision de la prochaine saison, même avant le repêchage des 23, 24 et 25 avril à Pittsburgh.

🏈🏈🏈

Ce fut une saison captivante pour moi en rendant compte, pour la première fois, de presque tous les matchs des 32 clubs de la NFL.  Comme les joueurs et les entraîneurs de la Ligue, je prends une pause bien méritée avant la prochaine campagne qui promet encore d'être excitante et passionnante.  J'espère que vous avez apprécié mes efforts pour illustrer ce merveilleux sport, au cours des derniers mois.  À bientôt !

H. Reynolds...              

jeudi 15 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : SAN FRANCISCO À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD LE GROS POINT D'INTERROGATION DANS CE MATCH CONTRE LES 49ers...



La première demi-finale de la Conférence Nationale opposera deux clubs qui se connaissent bien, samedi soir à Seattle.  En effet, ce sont deux grands rivaux de la division Ouest de la NFC qui croiseront le fer dans cet affrontement éliminatoire : les 49ers de San Francisco (13-5) et les Seahawks (14-3).  Ces derniers ont eu droit à un congé (bye) la semaine passée, en vertu de leur meilleure fiche dans l'Association, durant la campagne 2025-26.

De leur côté, les Niners ont créé la surprise dimanche dernier à Philadelphie en battant les champions en titre du Super Bowl, les Eagles, sur le score de 23 à 19.  Ils ont gagné cette rencontre mais ils ont perdu les services de leur as ailier rapproché George Kittle, blessé à un tendon d'Achille.

La moitié de leur défense est à l’infirmerie, mais le coordonnateur défensif Robert Saleh continue de faire des miracles pour maintenir sa brigade à flot.  Dimanche dernier contre les Eagles, Saleh a encore rapiécé son unité avec deux nouveaux joueurs surprenants : Eric Kendricks (no 43, photo ci-dessous) et Garret Wallow, qui ont contribué de belle façon à la victoire de leur équipe.



C'est la troisième partie entre ces deux belligérants cette saison.  Ils se sont partagés les honneurs des deux premiers matchs dans des affrontements défensifs.  Malgré ses malheurs en ce qui concerne les blessures, la défense de Saleh a tenu chaque fois la forte attaque des Hawks à seulement 13 points (victoire de 17 à 13 à Seattle lors de l'ouverture de la saison, défaite de 13 à 3 à San Francisco, le 3 janvier dernier).

Les deux équipes défendent bien contre le jeu au sol, mais c’est surtout la qualité et l’exécution des passes qui devraient décider de l’issue de ce face-à-face crucial.  Dans ce contexte, les deux participants à cette demi-finale de conférence font face à des enjeux qu’ils doivent considérer et résoudre.

Malgré une saison couronnée de succès, le quart-arrière des Seahawks, Sam Darnold, a commis de nombreux revirements, avec quatorze passes interceptées et six échappés perdus en 2025-2026.  Il est vulnérable lorsqu'il est sous pression.  Cependant, le "pass rush" des 49ers a été le pire de la NFL cette saison, en ne réussissant que vingt sacs du quart.  Il doit trouver le moyen d'ennuyer Darnold et de le pousser à faire des erreurs.



De l'autre côté, le quart arrière des Niners, Brock Purdy (photo ci-dessus) a connu des difficultés quand George Kittle a été absent de l'alignement durant la dernière campagne.  Dans ces circonstances, il n'a lancé que huit passes de touché et il a commis huit interceptions.  À ses deux départs contre Seattle, il n'a gagné que 206 verges par la voie des airs, accompagnées d'un touché, et de deux interceptions.

Encore là, quand Kittle a dû quitter la partie à Philadelphie, dimanche dernier, l'entraîneur chef Kyle Shanahan a su trouver une solution en le remplaçant par le centre arrière Kyle Juszczyk, qui s'est transformé en ailier rapproché pour saisir quatre passes pour des gains de 49 verges.

Le rapide ailier éloigné Ricky Pearsall, un habitué de l'infirmerie, était encore absent pour la rencontre face aux Eagles.  Mais Demarcus Robinson a surpris en prenant brillamment la relève, dans son rôle de "lièvre", en complétant six longues passes pour des gains de 111 verges et un touché.



Le demi offensif Christian McCaffrey (ci-dessus) a été égal à lui-même en marquant deux touchés, et en ajoutant des gains combinés, passes et courses, de 114 verges.

Les bookmakers ont établi les Seahawks favoris par sept points pour vaincre les 49ers, samedi soir, et passer en finale de Conférence, la semaine prochaine.  On vient d'apprendre que Sam Darnold a subi des traitements médicaux ces jours-ci, parce qu'il a senti une douleur aux muscles obliques.  Ça ne devrait pas l'empêcher de jouer samedi, mais ce sera à suivre...

C'est certain que les Seahawks sont plus reposés et en meilleure santé que leurs opposants, pour cet important affrontement de demi-finale.  Ils jouent à domicile, avec le support de leur célèbre "12e joueur".  Darnold (photo ci-dessous) demeure leur talon d'Achille en représentant une incertitude quant à sa capacité de bien performer dans les situations stressantes des séries éliminatoires.



La défensive de Seattle a été celle qui a accordé le moins de points cette saison (moyenne de 17,2 points par match).  Elle a littéralement étouffé l'offensive des 49ers, le 3 janvier dernier, à San Francisco.  C'était la pire performance offensive de l'équipe californienne depuis que Kyle Shanahan la dirige (2017).  Cette redoutable brigade défensive peut-elle répéter cet exploit samedi soir ?  

Ce serait étonnant, mais elle peut certes être encore la clé de la victoire pour Seattle, à condition que Sam Darnold ne vienne pas tout gâcher avec une contre performance dont il est bien capable, comme il l'a démontré l'an dernier, en match éliminatoire contre les Rams de Los Angeles.  Il portait alors les couleurs des Vikings du Minnesota, et il avait lancé une interception, perdu un échappé, et subi neuf sacs, dans une défaite de 27 à 9 de son club.
  


Samedi soir, on lui demandera de protéger le ballon, de garder son sang froid et, surtout, de ne pas perdre le match à lui seul, en ayant trop de crampes au cerveau !  S'il vacille encore sous la pression, les joueurs de San Francisco vont sauter sur l'occasion pour remporter la victoire, et faire encore mentir les oiseaux de malheur qui leur prédisent, en vain, la fin de leur saison, depuis plusieurs semaines...

Les Niners sont comme un animal blessé qui se défend avec toute la force du désespoir pour sauver sa peau face à des prédateurs insatiables...  Ils ont la chance d'être protégés par deux sauveurs incroyables : leurs savants pilotes Kyle Shanahan et Robert Saleh (photo ci-dessus)...

49ers   17,    Seahawks   20.            

vendredi 9 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : SAN FRANCISCO À PHILADELPHIE ⇨ DANS LE FROID DE PHILADELPHIE, LES 49ers SONT DÉFAVORISÉS PAR LE CLIMAT ET LES BLESSURES À LEURS JOUEURS DÉFENSIFS...



Les 49ers de San Francisco (12-5) ont quitté la chaleur de la Californie pour se rendre dans la froidure de Philadelphie où ils affronteront les Eagles (11-6) en première ronde des séries éliminatoires (Wild Card) de la Ligue Nationale de Football.  

Ce n'est pas ce qu'ils espéraient.  L'idéal, pour eux, aurait été de pouvoir sauter cette 1ère ronde en finissant premiers au classement de la Conférence Nationale, la semaine dernière.  Ils auraient eu l'avantage du terrain pour le reste des playoffs, jusqu'au Super Bowl du 8 février prochain, qui sera joué chez eux, à San Francisco (Santa Clara).

Ils auraient aussi bénéficié de plusieurs jours supplémentaires pour se reposer et permettre à plusieurs de leurs joueurs blessés de guérir leurs blessures.  Mais voilà, les plans ont changé après leur défaite de 13 à 3 subie contre les Seahawks de Seattle, lors du dernier match du calendrier régulier, samedi passé.  Les Hawks ont ainsi pu les devancer en tête de la division Ouest, et de la NFC. 
 


Ce revers humiliant de 13 à 3, a marqué la pire performance offensive des Niners depuis que Kyle Shanahan (photo ci-dessus) dirige l'équipe, soit, depuis 2017.  On peut se demander si cette rebuffade laissera des traces dimanche, face aux Eagles, dans un stade glacial.

Par surcroît, cette dure bataille contre le club de Seattle a coûté cher puisqu'elle a causé d'autres blessures à des joueurs réguliers, surtout en défensive, une unité qui était déjà sévèrement amochée.  

Pas moins de cinq secondeurs de ligne sont sur la liste des blessés : Tatum Bethune (aine) et Nick Martin (commotion) sont déjà exclus de la rencontre de dimanche.  Fred Warner (cheville), Luke Gifford (quadriceps) et Dee Winters (cheville) représentent des cas incertains, mais plutôt douteux.



Quatre ailiers défensifs sont également sur le carreau, dont Mykel Williams (genou) et Nick Bosa (genou) qui sont définitivement hors de combat; tandis que Yetur Gross-Matos et Keion White (ischio-jambiers) sont questionnables pour dimanche, tout comme le plaqueur Jordan Elliott (genou→ photo ci-dessus).

Du côté de l'offensive, le rapide ailier éloigné Brandon Aiyuk, ainsi que le garde Ben Bartch seront encore absents pour une période indéterminée,  L'ailier espacé Ricky Pearsall risque de manquer aussi le rendez-vous de dimanche, car il est blessé à un genou et à une cheville.  L'ailier rapproché George Kittle devrait jouer, même s'il soigne encore une blessure à une cheville.  

Le bloqueur Trent Williams pourrait tenter un retour au jeu s'il est suffisamment remis d'une blessure aux ischio-jambiers.  Williams est un joueur étoile très important pour protéger le quart Brock Purdy sur les jeux de passes, et pour ouvrir le chemin au porteur de ballon Christian McCaffrey.  À lui seul, il peut faire une différence dans un match d'une telle envergure.



De l'autre côté, les Eagles sont en bien meilleure santé car l'entraîneur chef Nick Sirianni (photo ci-dessus) a fait reposer ses meilleurs joueurs, au lieu de les utiliser, lors du dernier match de l'équipe, dimanche dernier, contre les Commanders de Washington.  

Sirianni espère de tout coeur que le bloqueur Lane Johnson pourra revenir au jeu dimanche, après qu'il ait raté six semaines en raison d'une blessure à un pied.  Johnson a participé aux entraînements cette semaine.  L'attaque des Aigles, et son quart arrière Jalen Hurts, sont plus efficaces quand il est à son poste, sur la ligne offensive.  Comme Trent Williams, des Niners, Johnson peut faire une grosse différence, comme le prouve les statistiques du quart Jalen Hurts et du demi offensif Saquon Barkley.  Elles sont meilleures quand Johnson est sur le terrain, pour les appuyer.

L'état de santé des joueurs des deux équipes a influencé le choix des preneurs aux livres pour le duel de dimanche.  Ils misent sur les Eagles pour gagner par 5½ points.  Un autre facteur en leur faveur c'est le fait que la partie a lieu à domicile, devant leurs farouches partisans. 
 


De plus, les 49ers ne sont pas habitués de jouer dans des conditions climatiques aussi rigoureuses, en terrain hostile.  Leur attaque pourrait être ralentie par le froid, la neige et le vent, tandis que leurs jeunes joueurs défensifs, prenant la place des vétérans blessés, manquent d'expérience, dans ce genre de match éliminatoire.

Leurs rivaux de la défensive de Philadelphie sont nettement plus aguerris, et profitent de la vaste expérience de 40 ans, de leur coordonnateur Vic Fangio.  Ils sont bien préparés à faire face à la dangereuse attaque des Niners.  Ils jouent mieux depuis la mi-saison.  

En effet, depuis la semaine 10, cette défensive a été la meilleure de la NFL en n'accordant que 15,6 points en moyenne, par rencontre.  Ainsi, bien supportée, l'attaque peut être conservatrice et s'assurer d'éviter les revirements, afin de marquer juste assez de points pour remporter des victoires.



L'offensive a également fait des progrès au cours des dernières semaines.  Ce n'est pas étranger au fait que les Eagles ont recommencé à utiliser plus fréquemment le jeu d'option de course avec le quart Jalen Hurts (photo ci-dessus) comme porteur de ballon.  Ce sont des jeux de course désignés pour Hurts, après avoir feinté une remise au demi offensif.  Barkley est plus efficace et productif grâce à cette tactique qui rend confuse la défense adverse.  Ce jeu a rapporté tant de succès l'an passé, lors de la conquête du trophée Lombardi (Super Bowl 59).

Hurts a été critiqué cette saison, justement parce qu'il courait moins avec le ballon, et qu'il ne lançait pas suffisamment de passes à ses dangereux ailiers éloignés A.J. Brown et DeVonta Smith.  Mais il a remédié à la situation au cours des dernières semaines, même si l'attaque au sol est toujours privilégiée.  Brown et Smith ont terminé la saison avec plus de 1 000 verges de gains aériens.  Barkley pourrait également recevoir plus de passes dimanche contre les 49ers, afin de déstabiliser leur jeune défensive.

Avant l'affront de la panne offensive de samedi passé contre Seattle, les Niners avaient produit une moyenne de 35,7 points par partie, au cours d'une série de six victoires consécutives.  Le quart Brock Purdy (photo ci-dessous) avait été formidable en lançant au moins deux passes de touchés à chaque match.  Mais la plupart du temps, c'était contre de faibles défensives. 
 


Les Niners ont subi quatre de leurs cinq défaites cette saison quand ils ont affronté des défensives dans le top-7 de la NFL.  Leur moyenne de points marqués n'a été que de 15,6 dans ces rencontres.  Les Eagles possèdent justement une de ces défensives les plus avares de points (5e).  Elle est particulièrement restrictive contre les jeux de passes, et contre les ailiers rapprochés adverses.  

Les demis de coin Cooper DeJean, et surtout Quinyon Mitchell, ne se font pas déjouer souvent par les quarts arrières ennemis.  Mitchell n'a pas alloué de passe de touché, cette saison.  Et il est le demi de coin qui a permis le moins de passes complétées, dans la NFL.  La tertiaire de Philadelphie a été la meilleure de la Ligue dans ce département, en ne permettant qu'un taux de passes complétées de 56,5 %.  Avis à Brock Purdy et à son ailier rapproché George Kittle... 

La fiche de 12-5 des 49ers est pas mal trompeuse.  San Francisco avait probablement le calendrier le plus facile dans la Ligue Nationale.  Contre des adversaires qui ne sont pas en séries éliminatoires cette année, les Niners ont remporté huit matchs sur neuf (8-1); tandis que contre des opposants qui participent aux playoffs cet hiver, leur fiche est de quatre gains et autant d'échecs (4-4).



Leur défense contre le jeu aérien se situe parmi les moins étanches dans le circuit Goodell (25e avec une moyenne de 232,4 verges accordées par rencontre).  Le "pass rush", de cette défense décimée par les blessures, est le pire de la Ligue.  Il n'a produit que 20 sacs (32e), et n'exerce de la pression sur les QBs adverses que 25 % du temps (32e).  Ce qui va faciliter la tâche de Jalen Hurts et de sa ligne offensive, dimanche.  

Ce manque de pression pénalise aussi la défense secondaire des 49ers, car Hurts disposera de plus de temps pour repérer ses receveurs, qui auront eux aussi plus de temps pour se démarquer de leurs couvreurs.

De son côté, la défensive des Eagles va se concentrer sur Christian McCaffrey (photo ci-dessous), qui est à la fois le meilleur porteur de ballon et le meilleur receveur de son équipe.  C'est le moteur de l'attaque de San Francisco.  Parvenir à limiter le plus possible sa production, c'est s'offrir de meilleures chances de gagner cet affrontement de dimanche.
  

Forcer les Niners à de longs 3e essais représente la clé du succès en défensive.  Si Ricky Pearsall est encore absent dimanche, et que McCaffrey est bien surveillé, ça laisse peu d'options à Brock Purdy pour convertir ces longs 3e essais.  Surtout dans le contexte où la défense excelle contre les ailiers rapprochés, dont fait partie George Kittle.  De plus, contrairement au faible "pass rush" des 49ers, celui des Eagles est redoutable.  Il a produit 42 sacs cette saison (8e plus haut total dans la NFL).

Pendant que les 49ers ont compilé un dossier négatif de -6 en ce qui concerne les revirements, cette saison, ce fut l'inverse pour les Aigles (+ 6).  À cause de ses nombreux joueurs absents à cause de blessures, la troupe de Kyle Shanahan aura beaucoup de mal à gagner la guerre des tranchées, surtout dans les conditions hivernales de Philadelphie.  C'est probablement là que la partie va se jouer et se décider.  

Les Eagles ont plus de chances d'avoir le dessus sur leurs adversaires quand ils les dominent physiquement.  Ça leur permet d'établir solidement leur attaque au sol, et d'épuiser leurs opposants en contrôlant le temps de possession du ballon.  Sans oublier que Jalen Hurts et son offensive sont très opportunistes en zone payante ("red zone") puisqu'ils marquent des touchés dans 70,5 % des occasions (1er dans la NFL), notamment à l'aide de leur fameuse poussée fraternelle ("tush push"→ photo ci-dessous).



Peut-être que Kyle Shanahan a soutiré le meilleur de ses joueurs dans cette longue saison marquée par les blessures.  Il ne leur reste probablement plus grand chose dans le réservoir.  Cela a paru dans leurs deux derniers matchs, quand leur défense et leur attaque ont flanché à tour de rôle.

Bien reposés et bien préparés, les Eagles sont prêts à défendre leur titre de champions du Super bowl de l'an dernier.  Les 49ers vont s'en rendre compte dimanche prochain, dans l'igloo de Philadelphie, sous les hurlements d'une foule de partisans déchaînés contre eux.

49ers  20,    Eagles  24.               

vendredi 2 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : SEATTLE À SAN FRANCISCO ⇨ LES SEAHAWKS ET LES 49ers SE DISPUTENT LE PREMIER RANG DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.


L'enjeu est important pour l'affrontement de samedi soir entre les Seahawks de Seattle (13-3) et les 49ers de San Francisco (12-4).  Le club qui sortira gagnant de cette confrontation cruciale sera sacré champion de la division Ouest de la Conférence Nationale, et il sera semé numéro un de cette Association, en vue des séries éliminatoires.  Cela lui conférera le privilège de sauter la première ronde éliminatoire, et de jouer à domicile pour le reste du tournoi du Super Bowl de cette année.

Évidemment, l'équipe qui profite de cette semaine supplémentaire de "congé" bénéficie d'un repos salutaire pour guérir plusieurs blessures après une saison éprouvante.  On peut aussi peaufiner le plan de match, afin d'être prêt pour affronter les prochains adversaires.

Les 49ers sont super motivés pour ce duel déterminant.  Ils veulent gagner pour avoir une chance additionnelle  d'atteindre le Super Bowl, qui sera joué chez eux, à San Francisco, le 8 février prochain.



On s'attend à un choc du type "force contre force", entre la puissante offensive de San Francisco, et la solide défensive de Seattle.  Dans leurs conférences de presse respectives, les entraîneurs des deux formations, Mike MacDonald des Hawks, et Kyle Shanahan (photo ci-dessus), des Niners, ont parlé d'approches similaires soit : prendre soin de protéger le ballon pour éviter les revirements, jouer prudemment en privilégiant la patience et le conservatisme, au lieu de tenter des jeux explosifs, plus risqués.

Les Seahawks se sont bâtis une formidable équipe grâce à l'excellent travail de leur directeur général John Schneider cette année.  La décision de remplacer le quart arrière Geno Smith par Sam Darnold a été payante, même financièrement parlant.  Darnold a si bien joué, qu'il a été nommé au Pro Bowl, tout comme son coéquipier, le secondeur de ligne DeMarcus Lawrence, une judicieuse acquisition de Schneider sur le marché des agents libres, le printemps dernier.

Deux choix de repêchage, le garde gauche Greg Zabel et le demi défensif Nick Emmanwori, ont vraiment fait une belle différence dans leurs unités respectives. L'acquisition du rapide receveur et retourneur de bottés Rashid Shaheed, obtenu des Saints de la Nouvelle Orléans le 4 novembre dernier, a également été bénéfique.



Je suis porté à favoriser les 49ers surtout à cause de la différence entre les deux quarts arrières qui joueront cette partie.  Sam Darnold (no 14, sur la photo ci-dessus) a souvent flanché et commis des erreurs lorsqu’il évolue sous pression, surtout dans les matchs importants.  Il n'a jamais gagné un match éliminatoire, et il a lancé 14 interceptions cette saison, le 3e nombre le plus élevé dans la NFL, derrière les 15 de Tua Tagovailoa, et les 17 de Geno Smith.

Quant au pivot des 49ers, Brock Purdy, il est en feu depuis quelques semaines et il est habitué à ces rencontres stressantes.  Il a aidé son équipe à remporter ses six derniers matchs, et, en décembre, dans les trois gains des siens, il a propulsé l'attaque des Niners à une impressionnante production offensive de 127 points, soit une moyenne de 42,3 points par match !



Durant cette période faste, Purdy (ci-dessus) a produit 893 verges d'attaque, onze passes de touché, deux touchés au sol, pour un coefficient d'efficacité prodigieux de 131,5.  Sous sa conduite, l'offensive de San Francisco est devenue irrésistible.  

Même si les Seahawks sont également invaincus au cours de leurs six dernières parties, le momentum semble plutôt du côté de San Francisco, en vue de la confrontation de samedi.  Les 49ers ont aussi l'avantage de jouer à domicile, même si Seattle a une fiche extraordinaire d'une seule défaite en huit joutes, à l'étranger.  Mais dans une semaine écourtée, ils en seront à un deuxième long voyage d'affilée, à travers le continent, après avoir joué dimanche dernier en Caroline, contre les Panthers.



À noter également que les Niners ont défait les Hawks 17 à 13, à Seattle, en match d'ouverture, cette saison, le 7 septembre dernier.

Après avoir tardé à se mettre en marche, avec une faible moyenne de 3,5 verges de gains par la course au cours de leurs dix premiers matchs, l'attaque au sol des 49ers a explosé en décembre, avec 161 verges de gains par rencontre, soit 4,69 verges par portée.  Le demi offensif étoile Christian McCaffrey (photo ci-dessus) a été évidemment le catalyseur de la résurgence de cette offensive terrestre.

Il demeure aussi une double menace par sa capacité à exceller sur les jeux de passes.  Si la défensive des Seahawks a une faiblesse, cette saison, c'est d'ailleurs face aux demis offensifs qui sortent du champ arrière pour cueillir des passes.



Les Niners ont encore des joueurs défensifs importants qui sont absents à cause de blessures, mais grâce à l'expertise de leur coordonnateur défensif Robert Saleh (photo ci-dessus), la défense peut compter sur de bons jeunes joueurs qui résistent tant bien que mal en situations critiques.  Assez en tous cas, pour permettre à leurs vedettes offensives de surmonter les déficits au pointage, et gagner la grande majorité de leurs rencontres.

Les deux adversaires de samedi auront à composer avec les blessures au niveau de leur ligne à l'attaque.  Du côté de San Francisco, le bloqueur étoile Trent Williams est un cas incertain puisqu'il souffre d'une blessure aux ischio-jambiers.  Chez les Seahawks, le bloqueur à gauche Charles Cross (ischio-jambiers) va rater la partie, et son remplaçant, Josh Jones (cheville + genou) pourrait lui aussi devoir s'absenter.  Ce qui pourrait forcer l'équipe à utiliser Amari Kight à ce poste, une recrue non repêchée.

Cette situation critique pour la protection des quarts arrières et l'efficacité du blocage sur les jeux au sol peut s'avérer moins grave pour le club de Seattle, car le "pass rush" de San Francisco est au dernier rang pour les sacs (18) et la pression exercée sur les quarts adverses (25 %).  Tandis que celui des Hawks est 8e pour les sacs (44) et 5e pour les pressions (35 %).



Un autre facteur à considérer sera la présence de l'as ailier rapproché George Kittle (photo ci-dessus), des 49ers.  Même s'il ne semble pas remis complètement de sa blessure à une cheville, il a déclaré, cette semaine, qu'il jouera samedi.  Même s'il ne sera probablement pas en mesure de performer à 100 % de ses capacités, c'est mieux que rien.  

En plus d'être un receveur dominant pour les attrapés contestés, c'est un bloqueur émérite sur les jeux au sol.  Deux aspects importants pour ce match qui promet d'être particulièrement "physique".

Rashid Shaheed risque de ne pas être au meilleur de sa forme non plus, chez les Seahawks, même s'il a été capable de quitter le protocole des commotions cérébrales, cette semaine. 
 


La possible absence du demi de sûreté Coby Bryant (photo ci-dessus), un cas douteux pour samedi, en raison d'une blessure au genou, pourrait faciliter la tâche de Brock Purdy, contre la tertiaire de ses adversaires.  

Par ailleurs, Purdy espère que son receveur Ricky Pearsall sera disponible samedi.  Il soigne des blessures au genou et à la cheville, et il représente un cas incertain.

Déjouer la défensive de Seattle ne sera pas une sinécure, mais Kyle Shanahan n'a pas son égal pour arriver à semer la confusion chez les joueurs défensifs opposés.  Surtout avec le dominant Christian McCaffrey qui fait figure de caméléon en se transformant en coureur sur des jeux plus ou moins truqués ou dissimulés, ou en receveur sur des passes latérales, des passes pièges, des jeux d'attiré, ou même des passes en zones intermédiaires ou profondes.  Il fait aussi rater des plaqués après ses attrapés.



Sam Darnold n'a pas autant d'options et d'armes offensives à sa disposition.  Et il est vulnérable pour commettre des revirements aux pires moments.  Jaxon Smith-Njigba (photo ci-dessus), son ailier éloigné de prédilection, est la seule véritable menace fiable pour les actions explosives, mais il sera sans doute étroitement surveillé par la défense des 49ers, quitte à lui imposer une double couverture.



Quant à l'attaque au sol de Seattle, elle est inconstante, tantôt satisfaisante, ou plutôt inefficace.

San Francisco est favori par 1½ point pour remporter cette bataille serrée, samedi soir, à domicile.  C'est la prédominance de leur attaque et de leur coaching qui devrait faire la différence.  On annonce une température douce en Californie, pour cet affrontement, ce qui devrait favoriser le jeu aérien, et le quart Brock Purdy.  Purdy est moins susceptible de commettre des revirements coûteux que Sam Darnold.  Cette facette pourrait être décisive.

Seahawks  23,  49ers   24.  

samedi 27 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : CHICAGO À SAN FRANCISCO ⇨ LA DÉFENSIVE DES BEARS AURA DU MAL À STOPPER LE FEU ROULANT DE L'ATTAQUE DES 49ers...



Comme un bon nombre d'analystes des matchs de la Ligue Nationale de Football, j'ai souvent prédit que la modeste défensive des Bears de Chicago (11-4) ne pouvait pas en faire un club de champions.  Leur attaque a fait d'immense progrès cette année, sous la direction de l'entraîneur chef Ben Johnson.  Elle se situe dans le top-10 de la NFL grâce à la puissance de l'attaque au sol (2e de la Ligue avec des gains de 151,7 verges en moyenne par match).

Mais est-elle assez performante et dominante comme celles qui conduisent leur équipe aux grands honneurs, dans la Ligue Nationale ?  Peut-être pas encore...

Nous voilà toutefois à quelques jours de la fin du calendrier régulier 2025-26 de la NFL, et les Bears sont très près de décrocher le titre de champions de leur division (Nord de la NFC), et ils pourraient même finir premiers de leur Association.  Tout ça après n'avoir remporté que cinq victoires la saison dernière.

Ils auront cependant une grosse commande dimanche soir quand ils croiseront le fer avec les 49ers à San Francisco (11-4).  Comme les "Ours", les Niners sont vulnérables en défensive, surtout contre les jeux de passes.  Mais leur puissante attaque, menée par le quart arrière Brock Purdy, et le demi offensif Christian McCaffrey (photo ci-dessous), est presqu'impossible à arrêter depuis quelques semaines.  Sa production au-delà des 30 points par match, permet de surmonter les faiblesses de la défense.



En remportant ses deux dernières parties de la saison, contre Chicago et Seattle, les 49ers pourraient non seulement remporter le championnat de leur division (Ouest), mais ils seraient semés équipe no 1 de la Conférence Nationale en prévision des séries éliminatoires.  Le chemin serait ouvert vers le Super Bowl, qui sera joué chez eux, dans leur stade, à San Francisco, le 8 février prochain.

L'offensive des Niners est tellement dominante ces derniers temps, que le botteur de dégagement Thomas Morstead n'a pas eu à effectuer le moindre botté depuis le 30 novembre, soit en 21 séries de jeux offensifs consécutives.  San Francisco vient de remporter cinq victoires d'affilée, et ce, par des écarts de dix points et plus, à chaque fois.

Les Bears ne sont pas en reste, ayant gagné sept de leur huit dernières rencontres.  Après avoir perdu les deux premiers matchs de la saison, ils ont une fiche de 11-2, depuis.  Leur quart arrière Caleb Williams (photo ci-dessous) joue maintenant à la hauteur du premier choix de repêchage qu'il a été en 2024.



Six des onze gains des Bears cette année sont le résultat de poussées offensives victorieuses dans les deux dernières minutes de jeu de ces joutes.  Si leur défensive est loin d'être la meilleure de la NFL, elle compense en étant celle qui a provoqué le plus de revirements, avec 31.  Des changements de possession qui ont souvent tourné les matchs à leur avantage, à des moments opportuns.  Quand elle réussit au moins deux revirements dans une rencontre, les Bears sont invaincus en neuf parties. 

Elle aura de la chance si elle n'a pas à affronter le dangereux ailier rapproché George Kittle, dont la présence au match de dimanche soir est incertaine, puisqu'il soigne une blessure à une cheville.  Mais d'un autre côté, les Bears seront aussi privé de leur meilleur receveur, Rome Odunze, blessé à un pied.

À première vue, l'offensive aérienne de San Francisco (5e meilleure de la NFL) devrait avoir beau jeu contre la défense des Bears, classée au 18e rang du circuit Goodell.  Celle-ci s'est cependant raffermie depuis les six dernières joutes.  



Mais, pour sa part, le quart arrière des Bears, Caleb Williams, pourrait répliquer à l'offensive aérienne de ses adversaires, puisqu'il devrait être à son aise pour lancer ses passes, étant donné que le "pass rush" des 49ers est quasi inexistant.  

Au risque de me tromper encore en disant que cette fois, Williams et son coach Ben Johnson seront à court de miracle pour arracher la victoire, dimanche soir, je pense que les Niners sont trop forts pour les Bears, et qu'ils vont les vaincre.  San Francisco est également le choix des parieurs pour l'emporter par trois points à domicile, devant leurs partisans déchaînés.  

De la façon que l'attaque des 49ers domine depuis quelques semaines, et que les Bears s'en tirent trop à bon compte dernièrement, je crois en un gain plus décisif de la part du club local.

Bears   20,    49ers   27.

dimanche 21 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : SAN FRANCISCO À INDIANAPOLIS ⇨ PHILIP RIVERS, LE DERNIER ESPOIR DES COLTS !



C'est quand même un peu fou d'y penser : le quart arrière Philip Rivers, 44 ans, qui vient de sortir d'une retraite de cinq ans, et d'un rôle d'instructeur d'un club de football d'une école secondaire, représente le dernier espoir des Colts d'Indianapolis (8-6) de sauver leur saison 2025-26.  

Le futur membre du Temple de la Renommée a également de très minces chances de leur épargner un triste record de la NFL.  En effet, les Colts pourraient devenir la première équipe dans l'histoire de la Ligue à rater les séries éliminatoires, après avoir débuter la saison avec une fiche de huit victoires et deux défaites.

Rivers est revenu au jeu la semaine dernière, et, contre toute attente, il a failli aider son club à battre une des meilleures formations du circuit Goodell, les Seahawks de Seattle (12-3).  Les Colts avaient pris les devants 16 à 15, sur un long botté de placement de 60 verges de Blake Grupe, avec 47 secondes à jouer dans le match, mais les Seahawks ont répliqué, avec un placement de 56 verges de Jason Myers, alors qu'il ne restait que 18 secondes au cadran.



Rivers a joué de façon conservatrice, en évitant le erreurs majeures, et en se contentant de courtes passes (16 en 18 pour 87 verges, et un touché), en plus de confier le ballon à son demi offensif Jonathan Taylor à 25 reprises, pour des gains de 87 verges.  La défensive des Colts a été solide, en limitant la puissante attaque de Seattle à six bottés de placement.  C'est ainsi que les Colts ont failli causer la plus grande surprise de la saison 2025-26 de la NFL.

Ils devront en faire autant, voire plus, face aux 49ers de San Francisco (10-4) lundi soir, s’ils veulent espérer l’emporter et conserver une petite chance de prolonger leur saison au-delà de la fin du calendrier régulier.

Bien sûr, les Niners sont les grands favoris pour les empêcher de réaliser leur rêve, au prochain Monday Night Football.  Les parieurs les donnent gagnants par 5½ points.  Leur offensive est en feu depuis leur dernière défaite, le 9 novembre, contre les Rams de Los Angeles.  Depuis, ils ont enchaîné quatre victoires consécutives, en marquant en moyenne 31 points par match.



Il est vrai que ce fut contre des clubs médiocres, ayant des fiches combinées de 15 gains et 42 revers.  Mais avec l'adversité qu'ils ont dû affronter cette saison, à cause de tous les blessés qui se sont retrouvés hors de leur alignement, ils méritent beaucoup de crédit.

Même si leur défense reste affaiblie par l’absence de plusieurs joueurs clés, blessés pour longtemps, elle s’en sort plutôt bien, et évite de mettre l’équipe en difficulté, en commettant des erreurs trop coûteuses.  La plupart des blessés sont revenus au jeu en attaque, ce qui explique les excellentes performances récentes de ce côté du ballon.

C'est surtout vrai en ce qui concerne l'attaque aérienne qui, pendant une longue période cette saison, a reposé beaucoup sur les épaules du demi offensif Christian McCaffrey.  Maintenant que plusieurs receveurs sont redevenus actifs, après avoir guéri leurs blessures, McCaffrey est moins utilisé pour les jeux de passes.



Mais, lundi soir, il sera intéressant d'observer son duel contre son homologue des Colts, Jonathan Taylor.  Ce dernier a été moins productif au cours de l'actuelle série de quatre défaites consécutives de son club.  Mais il demeure une menace, surtout contre la défense démunie des 49ers, contre le jeu au sol.  Après la perte de quelques-uns de ses meilleurs stoppeurs contre la course, le front défensif des Niners a glissé en 17e place contre le jeu au sol, en accordant 4,33 verges par portée.

Si les Colts peuvent exploiter cette faiblesse, leur offensive pourrait contrôler le temps de possession du ballon, et garder plus longtemps en touche, la dangereuse brigade offensive de San Francisco.

Deux autres moyens de se donner des chances de gagner cette partie, seraient de remporter la bataille des revirements et de dominer avec les unités spéciales.  Les Colts ont un différentiel de + 2 cette année, dans le département des revirements, alors que les Niners sont - 5.



L'autre façon de raccourcir le terrain et de faciliter la tâche du "vieux" Philip Rivers, serait de gagner le positionnement sur le terrain avec une performance extraordinaire des unités spéciales, autant avec les botteurs de dégagement, qu'avec les retourneurs de bottés.

Rivers a eu des jours supplémentaires d'entraînement pour retrouver une certaine forme physique, lui qui affiche visiblement un surplus de poids.  Mais on a pu voir qu'il possède toujours son intelligence du jeu de football, lors du match de la semaine passée à Seattle.  En verra lundi, s'il peut compléter de plus longues passes, ce qu'il n'a pas réussi à faire contre la très forte défensive des Seahawks.

49ers   24,     Colts   20.