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jeudi 20 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : NEW YORK JETS À BALTIMORE ⇨ FAVORIS PAR DEUX TOUCHÉS, LES RAVENS NE DOIVENT PAS PRENDRE LES JETS À LA LÉGÈRE...



Après un début de saison affreux, avec cinq défaites lors de leurs six premiers matchs, les Ravens de Baltimore (5-5) ont rééquilibré leur bilan à .500 en enchaînant quatre victoires consécutives. Ils viseront une 5e victoire consécutive, en recevant dimanche, les Jets de New York (2-8), un club qui en est réduit à faire des expériences, en vue de leur reconstruction, la saison prochaine.

Cependant, il y a une expérience qui semble terminée pour le club de l'entraîneur Aaron Glenn.  Sa patience envers le quart arrière Justin Fields semble avoir atteint sa limite.  Fields sera remplacé par le vétéran passeur Tyrod Taylor, dimanche, à Baltimore.  

Ce dernier a peu joué cette année, et son dossier montre trois passes de touché, et autant d'interceptions, en trois présences, dont une seule comme partant.  Ses statistiques ne sont pas meilleures que celles de Justin Fields.



Si coach Glenn a choisi de l'envoyer dans la mêlée à la place de Fields, c'est probablement parce que Taylor offre une meilleure option pour les jeux de passe.  Le personnel d'entraîneurs veut probablement tester le groupe de receveurs de leur formation offensive, pour savoir s'il y a du potentiel dans cette unité.

On voudra voir ce qu'ont dans le ventre les nouveaux venus Adonai Mitchell (ex Colts), et John Metchie III (ex Eagles), ainsi que l'ailier rapproché recrue Mason Taylor.

Côté défensif, la brigade du coordonnateur Steve Wilks tente de se remettre de la perte de Quinnen Williams et de Sauce Gardner, échangés il y a quelques semaines.  Mais nul doute que cette unité est affaiblie, depuis ces transactions.  Son principal défaut demeure son incapacité à provoquer des revirements (un seul cette année, aucune interception).



Ayant joué jeudi de la semaine dernière (une défaite de 27 - 14 contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre), les Jets ont eu plus de temps pour préparer leur visite à Baltimore.

D'autre part, les Ravens retrouvent leurs ambitions de titre après un début de saison 2025-26 particulièrement difficile.  Après leur séquence victorieuse des dernières semaines, ils ne sont qu'à un match des meneurs de leur division, les Steelers de Pittsburgh.  Ils vont d'ailleurs les affronter le 7 décembre prochain.

Les protégés du coach John Harbaugh sont revenus dans la lutte pour le championnat de leur section en misant sur leur meilleur atout : l'attaque au sol, avec le puissant porteur de ballon Derrick Henry, bien secondé par le quart étoile Lamar Jackson.



Depuis la semaine 9, l'offensive terrestre des Corbeaux a écrasé ses rivaux au rythme de 162 verges par duel.  Henry a gagné 297 verges au sol, dont sept courses de plus de dix verges, durant cette période.  Il vient au 6e rang des meilleurs porteurs de ballon de la NFL avec 807 verges de gains au sol.

Il est clair que la défense des Jets devra essayer de limiter sa production s'ils veulent rester moindrement dans le match de dimanche.

Ce n'est pas un secret que le plan de match des Ravens va tourner autour de l'attaque massive par la voie terrestre.  À cause de ses récentes blessures (ischio-jambiers et cheville), Lamar Jackson ne peut pas autant courir avec le ballon.  Et quand le temps vient de lancer le cuir, c'est invariablement à son ailier espacé Zay Flowers, ou à son ailier rapproché Mark Andrews qu'il s'adresse.



Jackson n'a pas été dominant lors de ses deux dernières sorties.  Les Ravens ont dû se battre avec acharnement pour venir à bout des Vikings du Minnesota, et des Browns de Cleveland, la semaine passée.  Lamar Jackson n'a réussi qu'une passe de touché, et il a lancé deux interceptions dans ces confrontations.

C'est pourquoi l'écart de deux touchés suggéré par les parieurs en faveur des Ravens, contre "Gang Green", dimanche, me semble pas mal exagéré.

D'autant plus que la troupe de John Harbaugh présente une liste de blessés assez longue, avec beaucoup de cas incertains pour cet affrontement : Roquan Smith (ischio-jambiers), Kyle Hamilton (épaule), Isaiah Likely (mollet), Lamar Jackson (cheville), Rashed Bateman (cheville) Keyon Martin (poitrine), Andrew Vorhees, Ronnie Stanley, Marlon Humphrey.  Le secondeur de ligne Jay Higgins (genou) a été placé sur la liste de réserve des blessés à long terme.

Jets    17,     Ravens    27.       

mardi 2 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : PITTSBURGH À NEW YORK JETS, LE RETOUR DE AARON RODGERS À NEW YORK.



IL  Y  A  DEUX  ANS,  À  SON  ARRIVÉE  AVEC  LES  JETS,  AARON  RODGERS  ÉTAIT  SUPPOSÉ  FAIRE  ENFIN  DE  SA  NOUVELLE  ÉQUIPE  UNE  PARTICIPANTE  AUX  SÉRIES  ÉLIMINATOIRES,  ET MÊME  UNE  ASPIRANTE  AU  SUPER  BOWL.  ÇA  NE  S'EST  PAS  PASSÉ  AINSI,  ET  MAINTENANT,  AVEC  LES  STEELERS  DE  PITTSBURGH,  ON  VEUT  JUSTE  QU'IL  GÈRE  L'OFFENSIVE  DE  FAÇON  CONSERVATRICE  POUR  PERMETTRE  À  SON  NOUVEAU  CLUB  DE  GAGNER  SUFFISAMMENT  DE  MATCHS  POUR  ACCÉDER  ENCORE  AUX  PLAYOFFS.

On ignore comment les fervents partisans des Jets réagiront au retour d'Aaron Rodgers à New York.  Ça pourrait être assez froid, ou se transformer en une séance de chahut.

Malgré de belles promesses, et de grands espoirs, ce messie, avec ses quatre titres de MVP et sa victoire au Super Bowl, avec les Packers de Green Bay, n'a pas réussi à stopper la série de neuf saisons perdantes consécutives des Jets, ni à mettre fin à une disette de quinze ans sans participation aux éliminatoires.  De graves blessures, et des frustrations, sont venues entraver son chemin. 

À Pittsburgh, sa mission sera moins lourde, on ne lui en demandera pas tant.  Les Steelers forment une excellente équipe depuis que Mike Tomlin a débuté sa carrière d'entraîneur en chef avec eux en 2007. Il détient le record de la NFL avec 18 saisons gagnantes consécutives pour commencer une carrière comme coach principal.  C'est quatre saisons de plus que l'ancienne marque.

Rodgers (photo ci-dessous) aura 42 ans cette saison, et l'usure de 21 ans de carrière, et de plusieurs blessures, fait en sorte qu'il n'est plus le quart arrière dominant d'autrefois.  Mais il est à tout le moins de calibre moyen, et sa vaste expérience le sert bien.  Il a vu toutes les situations, et il peut lire les défenses adverses mieux que quiconque.  Ce qui lui permet de tirer son épingle du jeu n'importe où, n'importe quand.



À ce stade de sa carrière, le style conservateur des Steelers lui convient parfaitement.  Les stratégies de Pittsburgh reposent principalement sur le jeu au sol, ainsi que sur des actions similaires, comme les courtes passes aux demis offensifs et aux ailiers rapprochés.  Cela implique des jeux rapides, avec des feintes, pour lesquels Rodgers n'est pas handicapé par son manque de mobilité, surtout quand les défenses adverses utilisent le blitz.

D'ailleurs, le match de dimanche après-midi au MetLife Stadium de New York risque d'être plutôt défensif, les deux équipes étant fortes de ce côté du ballon, et leur offensive étant prudente, et peu explosive.

C'est toutefois une rencontre intrigante puisque les deux quarts arrières, Rodgers, pour les Steelers, et Justin Fields, pour les Jets (photo ci-dessous avec Aaron Glenn), vont jouer tous les deux contre leur ancien club de l'an dernier.  Ils connaissent donc les défensives qu'ils vont affronter.  Mais la grande expérience de Rodgers lui donne l'avantage sur son jeune rival.  Fields n'a pas connu un séjour très productif avec les Steelers la saison passée.



Il a débuté les six premiers matchs de l'équipe en tant que quart arrière titulaire. Lors des trois premières rencontres, ses performances étaient plutôt bonnes, mais les choses se sont tellement détériorées par la suite, qu'il a été relégué sur le banc, pour le reste de la saison.

Ses défauts habituels ont alors refait surface, les mêmes qui avaient été remarqués durant ses premières années avec les Bears de Chicago : irrégularité, difficultés à lire les défensives opposées, indécision conduisant à des sacs trop nombreux, pas assez de talent comme passeur.

Avec les Jets, compte tenu du fait qu'il n'a qu'un seul bon receveur (Garrett Wilson), Fields devra s'appuyer sur sa grande habileté de coureur pour faire avancer son attaque, orientée vers le jeu au sol, en collaboration avec le porteur de ballon Breece Hall.  Une attaque assez prévisible, que la défense des Steelers, réputée comme la meilleure de la NFL, devrait pouvoir neutraliser sans trop de difficultés.



De son côté, Aaron Rodgers ne dispose pas de demis offensifs très dangereux en Jaylen Warren et la recrue Kaleb Johnson, mais il peut compenser en lançant de courtes passes à un groupe d'ailiers rapprochés compétents : Pat Freiermuth, Jonnu Smith (photo ci-dessus), et Darnell Washington.

Et lorsque ces options seront trop bien couvertes, Rodgers pourra se tourner vers le jeu long en s'appuyant sur ses ailiers espacés : DK Metcalf, aux mains sûres et faisant partie de l'élite des receveurs de la Ligue, et Calvin Austin III, que les dirigeants des Steelers voient poursuivre sa progression, amorcée la saison dernière.  Metcalf aura la lourde tâche d'affronter probablement Sauce Gardner, l'un des meilleurs demis défensifs de la NFL.

Aux points de vue tactiques et stratégiques, Pittsburgh aura également l'avantage avec l'expérimenté et rusé Mike Tomlin, face à son inexpérimenté homologue Aaron Glenn, nouveau coach des Jets.  Ce dernier préconise un style agressif, surtout en défensive, avec la tactique du blitz.



Tomlin (photo ci-dessus) privilégie un style rouleau compresseur : épuiser la défense adverse en la martelant avec un jeu au sol répété, tout en s'appuyant sur une défense robuste, pour infliger le même sort aux joueurs offensifs adverses.  Avec des as comme T.J. Watt, Cameron Heyward et Alex Highsmith, le solide front-7 des Steelers peut mettre beaucoup de pression sur les quarts arrières adverses.

Ils feront face à une ligne offensive qui dépendra des recrues Olu Fashanu et Armand Membou pour tenir le coup, et protéger Justin Fields du blitz destructeur des solides gaillards de Pittsburgh.  Encore là, ce sera l'expérience contre la jeunesse. Ce sera une confrontation à surveiller dimanche. 

À Pittsburgh, on croit que Rodgers a au moins une autre bonne saison dans le bras, pour conduire l'offensive à bon port.  Ce n'est pas un retour émotif dans le Big Apple qui pourra l'affecter.  Il en a vu tellement d'autres, et Tomlin sera là pour le calmer si jamais il ressent trop de pression.



La confiance ne règne pas autant à New York.  Les partisans ont la mèche courte, et les médias sont sans pitié.  Justin Fields aura beaucoup de pression sur les épaules, et s'il trébuche dès le départ, contre les Steelers, ça pourrait mal aller pour toute la saison.

Il n'a pas beaucoup de choix pour lancer le ballon.  Mis à part Garrett Wilson, les autres receveurs ne sont pas de très bon calibre.  Allen Lazard manque de fiabilité car il laisse souvent échapper des passes, tandis que Josh Reynolds et Tyler Johnson n'ont jamais réussi à s'imposer comme des ailiers éloignés de haut niveau.

Pour le poste d'ailier rapproché, Gang Green doit s'en remettre à la recrue Mason Taylor (photo ci-dessous), tellement il n'y a rien de potable à cette position.



Nouveau avec son équipe, Fields a peut-être manqué de temps pour développer une bonne complicité avec des receveurs qu'il ne connaît pas bien.  Le défi est le même pour son vis-à-vis Aaron Rodgers.  Ce qui pourrait nuire à la cohésion et au synchronisme des attaques des deux formations.  D'où un pointage qui pourrait être peu élevé, dans la rencontre de dimanche.  

Si Fields connaît bien la défensive des Steelers, pour l'avoir côtoyée l'an dernier, celle-ci connaît aussi ses habitudes et ses défauts.  Elle pourrait le forcer à commettre des erreurs et des revirements.  

Pour Aaron Rodgers, c'est moins clair.  Avec le nouveau coach Aaron Glenn, la défensive que le vétéran quart a connue, la saison passée, à New York, ne sera peut-être plus tout à fait la même, du moins, aux points de vue tactique et stratégique.



Mais comme on l'a vu, sa connaissance approfondie du jeu lui permet de s'adapter à n'importe quelles circonstances, et à une multitude de schémas défensifs.  Contrairement à Fields, qui utilise sa vitesse et son agilité pour échapper à la pression des défenseurs adverses, la lenteur de Rodgers le rend plus exposé dans les mêmes situations.

Si son front offensif cède contre la pression défensive des Jets, Rodgers pourrait avoir des problèmes à conduire convenablement l'attaque des Steelers.  En perdant la guerre des tranchées, Pittsburgh pourrait être impliqué dans un match plus serré que prévu, dimanche.

La réussite offensive des Steelers dépendra de la protection qu'Aaron Rodgers recevra de la ligne à l'attaque.  Il y a des doutes à ce sujet.  Pittsburgh devra faire davantage reposer ses succès sur le rideau de fer de sa défensive, qui a été encore améliorée dans l'intersaison, avec l'ajout des demis défensifs Darius Slay (ancien des Eagles de Philadelphie), Juan Thornhill (ex Browns de Cleveland), et du joueur étoile Jalen Ramsey (obtenu dans un échange avec les Dolphins de Miami ⇾ photo ci-dessous).



Le front défensif sera encore plus solide quand la recrue Derrick Harmon reviendra au jeu.  Mike Tomlin a annoncé que ce premier choix de repêchage serait absent dimanche contre les Jets.  Il est blessé à un genou.

Dimanche, les Jets joueront à domicile, mais ce sera probablement leur seul avantage face aux Steelers, une équipe expérimentée et bien entraînée.  Si le match se transforme en bataille défensive, Pittsburgh pourrait encore le gagner, mais peut-être seulement par un botté de placement de dernière minute.

Pittsburgh 17,  New York Jets 10.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Pour une analyse plus étendue de l'alignement des deux clubs, voir mes articles précédents.


mercredi 30 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : APRÈS L'EXPÉRIENCE RATÉE AVEC AARON RODGERS, TOUT EST À RECOMMENCER POUR LES JETS DE NEW YORK.



LES  JETS ONT  FAIT  MAISON  NETTE  DURANT  L'INTERSAISON.  FINI  LES  SUPPOSÉES  STARS  VIEILLISSANTES.  PLACE  À  LA  JEUNESSE  ET  AU  FOOTBALL  DE  BASE.

La saison dernière, les Jets de New York étaient censés avoir une équipe mature, composée de plusieurs vétérans de haut niveau prêts à mener la franchise à sa première participation aux séries éliminatoires depuis 2010.  La confiance régnait, surtout avec le quart arrière étoile Aaron Rodgers (photo ci-dessous) aux commandes de l'offensive.

La désillusion fut totale, et la plus longue période de sécheresse sans participer aux playoffs, un record peu enviable, tous sports professionnels confondus, s'est poursuivie quand les Jets ont encaissé douze défaites en dix-sept matchs.

Après une telle débâcle, la direction des Jets a décidé d'entamer une reconstruction et de prendre un autre chemin.  Maison nette fut faite avec plusieurs vétérans grassement payés prenant la porte. Ce printemps, le "gang green" a été l'équipe qui a opéré le plus grand remaniement parmi les formations de la NFL. Aaron Rodgers, Davante Adams, Mike Williams, Tyron Smith, Morgan Moses, C.J. Mosley, Javon Kinlaw, D.J. Reed et Haason Reddick ont tous pris la porte.



La défensive de l'équipe, pourtant cotée parmi les meilleures de la NFL avant le début de la saison dernière, a chuté au 20e rang pour les points accordés (moyenne de 23,8 par match) en s'effondrant trop souvent au 4e quart.  Tous les membres de cette brigade défensive ont vu leur rendement diminuer de façon inattendue, une situation qui peut être en partie attribuée au grand nombre de matchs manqués pour cause de blessures (6e plus haut total dans la Ligue Nationale).

En attaque, Rodgers n'a pas été mauvais en 2024, mais il a été loin du niveau qui lui a valu quatre titres de joueur le plus utile (MVP) plus tôt, dans sa carrière.  Les dirigeants des Jets avaient pourtant accédé à ses demandes en ramenant à ses côtés ses anciens receveurs avec qui il jouait chez les Packers de Green Bay.  Mais avec Davante Adams et Allen Lazard, ainsi que l'ancien receveur vedette des Chargers de L.A., Mike Williams, Rodgers et son attaque n'ont été que moyens.

C'est principalement le jeu au sol qui a handicapé cette attaque, la rendant peu efficace.  Les Jets ont fini à l'avant-dernier rang de la NFL pour les verges au sol avec 1 561 (91,8 en moyenne par match).  Le coupable de cette faiblesse a été le demi offensif Breece Hall qui n'a gagné que 2,1 verges, en moyenne, après contact, et qui a échappé huit passes, le plus grand nombre chez les demis offensifs de la Ligue.



Hall (photo ci-dessus) n'a pas cessé de régresser après sa saison recrue en 2022.  Sa moyenne de verges par course est passée de 5,8, à 4,5, puis à 4,2 l'an passé.  C'est sans doute pourquoi le nouvel entraîneur chef des Jets, Aaron Glenn, a décidé que l'attaque terrestre de son équipe fonctionnerait par comité avec une rotation entre Hall, Braelon Allen et Isaiah Davis.

Cela ne fait pas l'affaire de Hall, dont c'est l'année de contrat cette saison.  Il était prévu qu'il serait un joueur étoile dans la NFL, mais des blessures aux genoux ont semblé freiner son développement.

Le meilleur porteur de ballon en 2025-26 pourrait bien être le nouveau quart arrière des Jets, Justin Fields.  En 2022, avec les Bears de Chicago, il a amassé l'impressionnant total de 1 143 verges de gains au sol.  Ses talents de coureur s'harmonisent parfaitement avec la philosophie de Glenn, qui favorise l'attaque au sol et les jeux de base.  Mais malgré qu'il soit très mobile, Fields subit beaucoup trop de sacs du quart.  Un défaut qui a sans doute contribué à le reléguer sur le banc après quelques matchs en début de saison, l'an dernier, avec les Steelers de Pittsburgh.



Fields (photo ci-dessus) s'est un peu amélioré comme passeur avec cette équipe, mais il faut croire que ce n'était pas suffisant puisque les Steelers ne l'ont pas retenu.  Les Jets ont parié sur lui en lui accordant un contrat de deux ans pour 40 millions de dollars.  Ils pourront s'en débarrasser à court terme s'il ne fait pas l'affaire. 

Il faut reconnaître que le manque de receveurs de qualité et les lacunes de Fields en tant que passeur laissent peu d'options à Glenn, qui est contraint de se concentrer sur le jeu au sol.  À 53 ans, Glenn en sera à sa première expérience comme entraîneur chef.

Le seul receveur vraiment menaçant est Garrett Wilson (photo ci-dessous). En plus, il bénéficie d'une bonne chimie avec Fields, avec qui il a évolué au niveau universitaire à Ohio State.  Mais c'est certain que les défenses adverses vont le surveiller de près avec souvent une double couverture.



Il n'est pas clair qui sera le deuxième ailier éloigné. Peut-être qu'une rotation entre Josh Reynolds, Allen Lazard et Tyler Johnson sera mise en place.  En fait, le deuxième meilleur receveur de l'équipe pourrait être l'ailier rapproché Mason Taylor, un choix de seconde ronde au repêchage cette année.

La situation est plus favorable du côté de la ligne à l'attaque où trois des jeunes partants sont des choix de première ronde (Olu Fashanu, Alijah Vera-Tucker, Armand Membou), et un autre de seconde ronde (le centre Joe Tippmann).  Ce dernier, ainsi que les gardes John Simpson et Alijah Vera-Tucker sont bien cotés par Pro Football Focus.  Sur cette ligne frontale, les Jets ont dit bye bye aux vétérans de l'an passé : Tyron Smith et Morgan Moses.

Les deux seules additions notables en défensive, ce printemps, ont été les demis défensifs Brandon Stephens et Andre Cisco.  La malchance et les blessures de la saison passée ne devraient pas se répéter cette année.  Et cette brigade devrait retrouver son bon calibre des campagnes précédentes.



Les deux dernières ligne (2e et 3e) sont solides.  Les secondeurs Jamien Sherwood (photo ci-dessus) et Quincy Williams sont fiables et leurs jeunes coéquipiers Zaire Barnes et Francisco Mauigoa ont un bon potentiel.  Le point faible est Jamin Davis.

La tertiaire bénéficie du talent supérieur de Sauce Gardner même s'il n'a pas eu une bonne saison l'an dernier (erreurs de couverture et plaqués ratés).  D.J. Reed est parti chez les Lions de Détroit.  Il sera remplacé par l'agent libre Brandon Stephens, un ancien des Ravens de Baltimore.  Sans être extraordinaires, les autres membres de cette unité, Isaiah Oliver, Tony Adams, et Andre Cisco, font bien leur travail.

La situation est moins rose en ce qui concerne la première ligne du front défensif 4-3.  Seul Quinnen Williams (trois Pro Bowl consécutifs) est de première classe même si lui aussi a sous-performé en 2024-25.  Jermaine Johnson (photo ci-dessous) tentera de revenir en forme après s'être tordu le tendon d'Achille lors de la semaine 2, la saison passée.



Après avoir passé les quatre dernières saisons en tant que coordonnateur défensif des Lions de Détroit, le coach Aaron Glenn sera toujours en mesure de contribuer efficacement à redresser cette défense.  Il désire une équipe plus physique, et ça doit commencer par ce côté-là du ballon.  C'est essentiel que la défensive soit à la hauteur des grandes attentes, et limite les dégâts, car l'offensive ne marquera pas beaucoup de points pour l'appuyer.

Glenn pourrait être dans une situation délicate concernant les unités spéciales. Le botteur Greg Zuerlein, 37 ans, a été libéré en mai après une saison médiocre. Les Jets ont fait revenir Nick Folk (photo ci-dessous) pour prendre sa place.  À 40 ans, Folk, qui a passé de nombreuses années avec l'équipe, il y a près d'une décennie, reste un favori des supporters des Jets.  Au camp d'entraînement, il est présentement en compétition avec Harrison Mevis pour le poste de botteur de précision.



Et après avoir largué les amarres en se séparant du botteur de dégagements Thomas Morstead, les Jets se retrouvent sans remplaçant expérimenté. Austin McNamara et la recrue Kai Kroeger vont s'affronter au camp d'entraînement pour déterminer qui occupera le poste vacant.

Avec toutes les incertitudes autour de l'attaque, les pronostiqueurs et parieurs misent sur un rebond de la défense des Jets pour qu'ils atteignent au moins le même nombre de victoires que l'an dernier, - soit 5 ou 6 -, après une saison décevante où ils avaient été "all-in".



Ce serait encore mieux si Justin Fields, 26 ans, devenait soudainement une révélation en se transformant en un excellent passeur.  Une émergence que les Steelers et les Bears ne s'attendaient plus à voir, et qui les a poussés à abandonner le jeune QB.

Mais il ne faut pas trop miser là-dessus, surtout dans une année de reconstruction. Une chose est sûre, la longue période de disette des Jets sans participation aux séries éliminatoires se prolongera cette saison.

CALENDRIER 2025-26 DES JETS DE NEW YORK


























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