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mercredi 26 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : GREEN BAY À DETROIT ⇨ MICAH PARSONS PLUS VITE QUE JAHMYR GIBBS ?



C’est l’Action de Grâce américaine, et pour le plaisir, voyons ensemble pourquoi, ou pour qui, chaque équipe de la NFL pourrait être reconnaissante, et célébrer autour du traditionnel repas de dinde de cette fête !  D'abord, rendons grâce à la Providence pour nous avoir donnés le football américain et ce jeudi du Thamksgiving !  En ce jour béni, trois matchs de la Ligue Nationale sont à l'affiche.  Le premier, en début d'après-midi, oppose les Packers de Green Bay (7-3-1) aux Lions (7-4) à Détroit.

Ces derniers sont favoris par 2½ points pour remporter les honneurs de cette partie, qui est très attendue des amateurs de football.  Plusieurs observateurs croient que les vainqueurs de ce duel prendront une sérieuse option sur le titre de la division Nord de la Conférence Nationale.

Les Bears de Chicago sont présentement au sommet de la section, avec un demi match d'avance sur les Packers, et un match de priorité sur les Lions, mais les experts pensent que l'équipe dirigée par Ben Johnson ne pourra pas traverser sans heurt le difficile calendrier qui les attend d'ici la fin de la saison, et qu'elle finira bien pas baisser au classement de cette division très relevée.



Ce qui m’impressionne chez les Lions de Détroit, et qui mérite toute la reconnaissance lors de l’Action de Grâce, c’est le porteur de ballon Jahmyr Gibbs (photo ci-dessus).  Je ne sais pas si c’est le joueur le plus rapide de la NFL, mais il m’éblouit parce qu’il est rapide comme l’éclair !  

Quand il franchit la première ligne de défense et se retrouve en terrain libre, il file comme une fusée, comme ce fut le cas dimanche dernier, avec sa course de 69 verges, qui a offert la victoire par 34 à 27 à son équipe, en prolongation, contre les Giants de New York.

Gibbs a conclu la rencontre avec des gains de 219 verges au sol en 15 courses, et il a été le meilleur receveur de passes des siens avec 11 attrapés pour 45 autres verges.  Une célébration de l'Action de Grâce avant le temps !  Le rapide demi offensif gagne 6,1 verges par portée cette saison, et il a marqué 13 touchés (courses et passes) jusqu'ici.



Certes, l'attaque des Lions continuent d'en imposer à leurs adversaires, elle est au second rang de la Ligue pour les points marqués avec une moyenne de 29,6 points par rencontre.  Elle est moins explosive que l'an passé, mais elle fait sa part dans les succès de l'équipe, cette saison.  

Par contre, la défensive laisse à désirer cette année.  Elle donne trop de gros jeux, spécialement aux attaques aériennes ennemies.  En effet elle a déjà été brûlée par 37 passes de 20 verges et plus, le 5e plus haut total dans le circuit Goodell.  Elle n'est qu'en 15e place contre les jeux de passes, en accordant une moyenne de 210,5 verges par match.  Contre les Giants, la semaine dernière elle a permis 395 verges par la passe au quart substitut Jameis Winston (517 verges au total).

Cette faiblesse en défensive fait dire aux observateurs que les Lions n'ont pas une équipe complète, capable de gagner le championnat de la Conférence Nationale, cette année.  Leur participation aux séries éliminatoires n'est pas assurée non plus, car ils doivent encore affronter, - outre les Packers -, les Rams, les Steelers, les Cowboys et les Bears, d'ici la fin de la présente campagne.  Pas de petits morceaux de tarte aux pommes de l'Action de Grâce !!!



Bref, il reste beaucoup de travail au quart arrière Jared Goff (ci-dessus), dont la protection en situations de passes fait défaut cette saison.  Et Goff performe moins bien lorsqu'il est sous pression.  Il a déjà subi 23 sacs cette année.  Et il manque définitivement son excellent ailier rapproché Sam LaPorta, blessé au dos il y a quelques semaines, et qui a, semble-t-il peu de chances de revenir au jeu cette saison.

De plus, son ailier éloigné le plus dangereux pour les longues passes, Amon-Ra St.Brown, échappe plus de passes que d'habitude, cette année.

Chez les Packers, c'est un peu la situation inverse, c'est l'attaque qui éprouve des difficultés, et c'est la défense qui tient l'équipe du côté des gagnants.  Dans huit de leur onze parties cette année, elle limité les clubs adverses sous la barre des 20 points marqués.  Elle se situe dans le top-5 des meilleures unités défensives de la Ligue.



Elle doit rendre grâce pour l'acquisition de Micah Parsons, qui joue de mieux en mieux, après avoir guéri ses problèmes de dos du début de saison, et s'être familiarisé avec le système défensif de sa nouvelle équipe.  Il est maintenant le meilleur joueur de sa formation pour les sacs du quart avec 10.  Dimanche dernier, dans le triomphe des siens, 23 à 6 contre les Vikings du Minnesota, Parsons a été dominant, en réussissant cinq sacs contre le quart J.J. McCarthy, en plus de le frapper à dix reprises !  Toute une démonstration de puissance !

Or, cette année, les Lions ont perdu contre des clubs qui ont une bonne défensive : Kansas City, les Packers (lors de la semaine 1), Philadelphie, et même Minnesota (7e de la NFL contre les jeux de passes).  Ils ont perdu ces quatre matchs par un score combiné de 100 à 63.  

Dans ces revers, leur redoutable attaque au sol a été limitée à moins de 100 verges de gains.  Ce qui a mis plus de pression sur Jared Goff, obligé de compenser par des jeux de passes.  Si jamais ce genre de match défensif se présente jeudi, certains pronostiqueurs prédisent que les Lions vont perdre encore contre les Packers.



Le "Pack" a toutefois des ennuis en attaque, mais on pense que c'est en partie parce que le quart arrière Jordan Love (photo ci-dessus) joue avec une épaule blessée (séparation).  Ça expliquerait que l'offensive de Green Bay est passée du premier au 22e rang pour les jeux explosifs (20 verges et plus).

L'absence du super ailier rapproché Tucker Kraft, blessé à un genou lors du dernier mois, nuit aussi beaucoup à l'offensive de Green Bay.  Sans lui, la production aérienne de Jordan Love a chuté à 163 verges par match.  Ce qui est insuffisant...  Le porteur de ballon Josh Jacobs a manqué la dernière rencontre, à cause d'une blessure à un genou, mais chez les Packers, on dit qu'il jouera jeudi. 



En somme, ces deux adversaires du jeudi de l'Action de Grâce ne répondent pas aux attentes cette saison.  Ils connaissent des ratés et des contre performances occasionnelles.  Difficile de prévoir ce qui va donc se passer jeudi.  Mais au strict point de vue du talent, les Lions sont mieux équipés en offensive pour mettre à mal la solide défensive des Packers.

Chose certaine, tout en dégustant leur succulent repas de l'Action de Grâce, les Américains devraient avoir droit à un excellent match à Détroit, et partout aux USA.

Packers  23,    Lions   24.           

vendredi 21 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : NEW YORK GIANTS À DETROIT ⇨ LES LIONS VOUDRONT PASSER LEUR FRUSTRATION SUR LES G-MEN...



Les choses ne vont pas fort pour les Lions de Détroit (6-4) ces derniers temps.  Ils ont perdu trois de leurs cinq plus récents matchs, ils comptent beaucoup de joueurs blessés, et leur prétendue puissante attaque connaît des ratés.  Nul doute qu'ils doivent être frustrés, surtout après leur panne offensive de dimanche dernier, dans leur revers de 16 à 9 contre les Eagles, à Philadelphie.  Ils vont tenter de passer cette frustration sur les Giants de New York (2-9), dimanche, en les accueillant au Ford Field.

Insatisfait de la tenue récente de son unité offensive, l'entraîneur chef Dan Campbell avait décidé de remplacer son coordonnateur offensif John Morton, pour appeler les jeux, durant les parties.  Contre les champions Eagles, la semaine passée, ses choix de jeux n'ont pas été fructueux.  Son attaque a réussi à convertir seulement trois troisièmes essais en treize tentative, et aucun quatrième essai en cinq occasions.

Le quart arrière Jared Goff a connu un de ses pires matchs, en complétant seulement 14 passes sur 37 tentatives (37,8%) pour des gains de 255 verges, un touché, et une interception.  Une mauvaise performance qui s'est résumé à un piètre coefficient d'efficacité de 60,1.  L'attaque au sol, habituellement le socle de l'offensive des Lions, a été tenue en respect.  Les porteurs de ballon, Jahmyr Gibbs et David Montgomery ont été limités à des gains au sol combinés de 66 verges.



Il est vrai que cette performance offensive insatisfaisante des Lions s'est produite contre la solide défense des Eagles, et que leur ligne à l'attaque est décimée par les blessures.  Cette situation nuit grandement à la protection de Jared Goff (photo ci-dessus), lors des situations de passes.

Le vétéran pivot des Lions devrait être moins pressé lorsqu'il voudra passer le ballon contre la faible défensive des Giants, dimanche prochain.  Et les demis offensifs de Détroit devraient s'en donner à coeur joie contre la pire défense anti course de la NFL.  Elle est très poreuse et accorde en moyenne 5,53 verges par portée, aux coureurs adverses.  C'est aussi la défense qui se rend coupable d'accorder le plus de courses explosives (45) dans la NFL.

Pour le Big Blue ce sera encore Jameis Winston qui sera au poste de quart, puisque Jaxson Dart est encore soumis au protocole des commotions cérébrales.  Winston a conduit une attaque agressive dans la défaite de son club au compte de 27 à 20 contre les Packers, dimanche dernier.



Habituelle victime de nombreuses interceptions durant sa longue carrière, Winston (photo ci-dessus) a justement coulé son équipe en en lançant une, tard au 4e quart.  Jusque là, il avait gardé les siens dans le match.  L'attaque au sol a bien fonctionné avec les porteurs de ballon Tyrone Tracy et Devin Singletary, qui ont accumulé 132 verges de gains.

Il y avait un revenant dans le groupe de receveurs des G-men contre les Packers : Isaiah Hodgins (photo ci-dessous), qui n'avait presque pas joué depuis deux ans.  Il a été le meilleur de son équipe, avec six réceptions pour 57 verges et quatre premiers jeux.  Cette performance lui vaudra sans doute d'être utilisé plus souvent, dorénavant.



Le pronostic des parieurs, c'est que les Lions vont l'emporter par 12½ points dimanche contre les New Yorkais.  La troupe de Dan Campbell joue mieux à domicile, où elle présente un bilan de trois victoires en quatre rencontres.  Les Giants n'ont rien à perdre et vont être encore agressifs en attaque, comme le demande leur nouvel entraîneur Mike Kafka.

Mais les Lions ne peuvent pas se permettre de leur donner la moindre chance.  Ils doivent gagner pour éviter de perdre encore plus de terrain dans la course au championnat de leur division, menée avec un match d'avance sur eux, par les Bears de Chicago.

Giants   20,     Lions    31.        

vendredi 14 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : GREEN BAY À NEW YORK GIANTS ⇨ JORDAN LOVE S'EXCUSE POUR LES RATÉS OFFENSIFS DES PACKERS...



À l’approche du match contre les Giants de New York (2-8) dimanche, le quart arrière des Packers de Green Bay (5-3-1), Jordan Love, a réagi aux critiques entourant les deux dernières défaites de son équipe, pointant du doigt le manque de productivité de l’attaque qu’il dirige. 

Dans ces deux revers récents, contre les Panthers de la Caroline et les Eagles de Philadelphie, l'offensive des Packers n'a produit qu'un grand total de 20 points, et Love n'a pas lancé une seule passe de touché.

Love explique cette panne de production par un manque de concentration et d'exécution, de la part de l'unité offensive.  Il s'est excusé auprès des membres de la brigade défensive pour ne pas avoir soutenu leur bon travail, qui aurait mérité d'être récompensé par des victoires.



Il faut remarquer que les blessures à certains de ses éléments clés ont nui aux efforts de cette unité offensive.  Les blessures aux receveurs Tucker Kraft (blessé à un genou), Jayden Reed (clavicule et pied), ainsi que Matthew Golden (épaule) hypothèquent vraiment l'efficacité de l'attaque du "Pack".

Et voilà que le garde Elgton Jenkins a subi une fracture au bas de la jambe gauche, dans la défaite de 10 à 7, lundi dernier, contre les Eagles.  Sans lui, la ligne offensive de Green Bay devient suspecte.

Néanmoins, ces absences n'expliquent pas le récent manque d'efforts du reste des joueurs offensifs du club du Wisconsin.  Certains partisans frustrés de l'équipe demandent même la tête de l'entraîneur chef Matt LaFleur (photo ci-dessus).



Il faut aussi dire que la défense de l’équipe aurait pu donner un coup de main à l’attaque, en provoquant des revirements pour lui offrir de bonnes occasions, grâce à un bon positionnement sur le terrain.  Cette saison, les joueurs de défense n'ont produit que six revirements (dont trois interceptions, au 29e rang de la NFL).

Le demi offensif Josh Jacobs (photo ci-dessus) a marqué 15 des 44 touchés de son club, mais sa moyenne de verges gagnées au sol (3,8) laisse à désirer.

Rencontrer les misérables Giants de New York, cette semaine, offre la possibilité aux Packers de se raplomber.  Les G-men ont subi une quatrième défaite d'affilée, dimanche dernier, en s'inclinant au compte de 24 à 20, devant les Bears de Chicago.  Ils menaient pourtant par dix points, avec seulement quatre minutes à écouler au match.



Durant la partie, ils ont dû se passer de leur quart arrière Jaxson Dart (photo ci-dessus), victime d’une commotion cérébrale. C’était la quatrième fois que le jeune joueur était évalué pour un tel impact.  Les lecteurs de cette chronique se souviendront que j'avais prédit un tel malheur à Dart, parce qu'il joue dangereusement en s'exposant beaucoup trop aux coups violents.  J'avais dit la même chose au sujet du porteur de ballon Cam Skattebo, qui a fini par se faire briser une cheville, il y a une couple de semaines.

Avec Dart, Skattebo et le receveur Malik Nabers, tous hors de combat, l'attaque du Big Blue se trouve bien démunie, sans ses meilleurs éléments.

Quand Jaxson Dart a quitté le match contre les Bears, c'est Russell Wilson qui l'a remplacé.  Mais il a été inefficace en prenant la relève.  Tellement que les dirigeants de l'équipe ont décidé de confier le poste de quart partant à Jameis Winston, pour la rencontre de dimanche contre les Packers.



Winston (ci-dessus, no 19) attendait depuis longtemps de jouer, et il est super enthousiaste à l’idée de voir enfin de l’action cette année.  Il est connu pour être un pivot agressif, prêt à tenter des actions risquées pour dynamiser l'attaque. Exactement ce que recherchent les entraîneurs de l'équipe.

Mais son goût du risque se retourne souvent contre lui.  Au cours de sa carrière, Winston a été une véritable machine à revirements.  Il a lancé pas moins de 111 interceptions, et il a commis 60 échappés (26 perdus) en 105 matchs joués (87 comme partant).

Ces dernières saisons, les Giants ont laissé filer trop de matchs à cause d’erreurs stupides, même lorsqu’ils menaient au score, tard dans le dernier quart.  C’est typique d’un mauvais coaching.  Voilà pourquoi ils ont remercié leur entraîneur chef, Brian Daboll, après une nouvelle défaite du même genre, contre les Bears de Chicago, dimanche dernier.



Mike Kafka (ci-dessus) a été nommé coach par intérim, à sa place.  Plusieurs noms sont mentionnés pour occuper le poste permanent l'an prochain : les coordonnateurs défensifs Vance Joseph (Broncos), Jeff Hafley (Packers), Jesse Minter (Chargers), et Steve Spagnuolo (Chiefs).

Du côté offensif, les noms qui circulent dans les rumeurs sont : Joe Brady (Bills), Matt Nagy (Chiefs) et Arthur Smith (Steelers).  L'ex entraîneur chef des Cowboys de Dallas, Mike McCarthy est également dans les discussions, de même que le coach de l'Université Notre Dame, Marcus Freeman.

Peut-être que les Giants devraient favoriser l'embauche d'un instructeur défensif, car leur brigade défensive actuelle est une des pires de la NFL (dernière contre le jeu au sol).



Les Packers devraient gagner par 6½ points contre les Giants, dimanche, selon les preneurs aux livres.  C'est un écart de point conservateur car les parieurs tiennent compte de la présente léthargie offensive des porte couleurs du club de Green Bay.  

Peut-être que le changement d'entraîneur et de quart arrière va stimuler les joueurs du Big Blue, qui, après tout, luttent pour conserver leur emploi, en vue de la saison prochaine.    
Packers   23,    Giants   17.            

jeudi 7 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LA DÉFENSIVE DES GIANTS DE NEW YORK VA FAIRE DES RAVAGES !



Améliorés, les Giants semblent néanmoins condamnés à une autre saison perdante, car ils affrontent le calendrier le plus difficile de la NFL.


Avec sa demi-douzaine de redoutables chasseurs de quarts, la défense des Giants de New York est prête à semer la terreur dans le champ arrière de leurs adversaires, cette saison. On ne peut en dire autant de leur faible attaque, qui ne fera peur à personne, cette année.

Après deux campagnes de vaches maigres avec un piètre bilan de neuf victoires et vingt-cinq défaites, il ne faut pas s'attendre à de meilleurs lendemains pour les G-men, en 2025-26. D'ailleurs, les échecs sont une vieille tradition chez les Giants. Au cours de leurs 12 dernières saisons, ils ont subi dix défaites ou plus, à dix reprises.

Quelques améliorations ont été apportées dans l'intersaison, surtout en défensive, mais le calendrier 2025-26 est tellement brutal, -le plus "tough" de la NFL-, que les partisans des Giants ne doivent pas se faire d'illusions : la prochaine saison sera encore pénible, et ils vont crier dans les estrades pour que le propriétaire de l'équipe, John Mara, congédie l'entraîneur Brian Daboll et le gérant général Joe Schoen.

Le club de la Grosse Pomme est pressenti pour remporter seulement un match cette saison (semaine 5 contre les Saints).


Il devra affronter les équipes de la division Ouest de la Conférence Américaine, et celles de la division Nord de la Conférence Nationale, qui comptent parmi les adversaires les plus puissants de la NFL. Les six rencontres face aux équipes de leur propre division (Philadelphie, Dallas, Washington) s'annoncent également comme de sérieux défis...

Peut-être que certains de leurs opposants les prendront à la légère, et que les Giants leur réserveront de mauvaises surprises. Il est également possible que les hommes de Brian Daboll soient meilleurs que prévus, parce que certains jeunes joueurs s'affirmeront au-delà des espérances. Dans ces conditions, quatre ou cinq victoires sont envisageables en 2025-26.

Parce que leurs postes sont en jeu, Daboll et Schoen viseront bien plus de victoires que les trois de l'année dernière. Ils préféreront ralentir les projets de reconstruction, comptant moins sur les jeunes de l'équipe, et misant davantage sur des vétérans expérimentés.


C'est exactement le cas en ce qui concerne le poste de quart-arrière. Les Giants ont cherché de l'aide à cette position clée en faisant l'acquisition de deux vétérans : Russell Wilson (photo ci-dessus), et Jameis Winston, tous deux rejetés par leur équipe précédente, Pittsburgh et Cleveland.

Wilson aura 37 ans à la fin novembre. Ses années de gloire avec les Seahawks de Seattle (2012-2021) sont déjà loin, mais il n'a pas été mauvais la saison dernière avec les Steelers (16 passes de touché, 5 interceptions, efficacité de 95,6 en onze parties jouées).

Les Giants opteront pour lui, plutôt que Winston (photo ci-dessous), comme quart arrière partant, car, comme tout le monde le sait, l’ancien des Browns, des Saints, et des Bucs, est réputé pour être une véritable machine à revirements.



Wilson en sera à une quatrième équipe en cinq ans, il est en fin de carrière, mais les dirigeants des Giants estiment qu'il est une solution à court terme aux problèmes offensifs de l'équipe, après les expériences ratées avec les pivots précédents : Daniel Jones, Drew Lock, Tyrod Taylor, et Tommy DeVito.

En tout cas, ils se disent que Wilson ne peut pas être pire qu'eux, et qu'il pourra être un bon professeur pour la recrue Jaxson Dart (choix de 1ère ronde, 25e au total, cette année) en attendant qu'il soit prêt à prendre la relève. Ce qui pourrait survenir plus tôt que prévu cette saison, si les défaites se multiplient trop rapidement.

Peu importe qui prendra place derrière le joueur de centre, il ne recevra pas beaucoup de soutien des autres joueurs offensifs de l'alignement. Il n'y a pratiquement pas de changements aux autres postes à l'attaque. Une attaque médiocre en 2024 : 31e de la NFL pour la moyenne des points marqués par match (16,1); 23e pour les verges au sol (104,9); et 27e pour les gains aériens (189,9 verges en moyenne par match).



Ces faibles statistiques s'expliquent par un manque de ressources dans les positions clés. La saison prochaine, la ligne offensive risque d'être l'une des pires de la Ligue, surtout si son seul joueur performant, Andrew Thomas (photo ci-dessus), se retrouve à nouveau sur la touche, blessé, comme cela a été le cas souvent, lors des deux dernières campagnes.

Dans le champ arrière, ce n'est pas mieux. Pro Football Focus classe les porteurs de ballon New Yorkais au 31e rang de la NFL, pour la campagne 2025-26.

À sa première saison dans la NFL, le demi offensif Tyrone Tracy (photo ci-dessous) a gagné 839 verges (moyenne de 4,37 verges par portée), et il a marqué cinq touchés.  Pas si mal, mais rien de trop impressionnant non plus. À presque 26 ans, il a encore une marge de progression, mais avec la ligne offensive médiocre devant lui, ses possibilités d'amélioration restent limitées.



Son coéquipier Devin Singletary a été pire que lui, l'an passé, (437 verges de gains au sol, une moyenne de 3,87 verges par course, et quatre touchés). Les Giants s'attendaient à bien plus de lui après l'avoir acquis des Texans de Houston, la saison dernière.

Peut-être que la recrue Cam Skattebo (choix de 4e ronde au repêchage de cette année) pourra apporter un peu plus de dynamisme à l'attaque terrestre des G-men.  C'est un porteur de ballon puissant, avec un bon gabarit : 5'11", 215 lbs. Mais jusqu’à quel point sera-t-il utilisé ? Est-ce qu'on lui fera confiance assez tôt ?

Du côté des receveurs de passes, ce n'est pas idéal non plus. Malik Nabers est vraiment le seul à se démarquer. L'an dernier, il a réalisé une saison recrue remarquable, étant fréquemment sollicité en raison du manque d'autres receveurs performants au sein de l'équipe.

À seulement 21 ans, la saison dernière, il a été le 2e ailier éloigné le plus occupé de la NFL en étant visé 170 fois. Il a capté 109 passes (3e rang dans la Ligue) pour 1 204 verges, sept touchés, et 16 attrapés de 20 verges et plus.



Son coéquipier Wan'Dale Robinson (photo ci-dessus) a été beaucoup moins productif. Sa fiche montre 93 réceptions mais pour seulement 699 verges (faible moyenne de 7½ verges par catch), et trois touchés.

L'ailier espacé numéro 3, Darius Slayton, est, semble-t-il, sous-évalué, mais il n'a saisi que 39 des 71 passes qui lui étaient destinées. Sa moyenne de verges par attrapé (14,69) a toutefois été la meilleure de son groupe.

L'ailier rapproché Theo Johnson (photo ci-dessous) vivait une saison recrue prometteuse l'an dernier, avant de manquer cinq matchs en raison d'une blessure au pied droit. Maintenant rétabli, le Canadien compte reprendre où il avait laissé.



Son remplaçant, Daniel Bellinger, n’a pas vraiment été intégré dans les plans de match la saison dernière, étant ciblé seulement 17 fois.

Si l'attaque paraît manquer de promesses pour la saison prochaine, la défense, en revanche, peut viser davantage de succès.

La ligne défensive devrait probablement figurer parmi les trois meilleures de la NFL, avec une armada de chasseurs de quart dangereux. Dexter Lawrence avait déjà neuf sacs à son crédit avant que sa saison prenne fin au 12e match (blessure au coude gauche). Il reprendra du service au début de la saison prochaine.

Lawrence (photo ci-dessous) est un des six joueurs des Giants pouvant exercer beaucoup de pression dans les rangs ennemis. Les autres sont : Brian Burns, Kayvon Thibodeaux, Rakeem Nunez-Roches, en plus des recrues Darius Alexander et Abdul Carter. Ce dernier, choisi au 3e rang du repêchage de cette année, est un prospect très prometteur. Avec ces "terreurs", le nombre de sacs de l'an passé (45) devrait augmenter en 2025-26.



Grâce à cette première ligne solide, les secondeurs devraient avoir plus d'espace pour travailler, et ainsi limiter les gains au sol des adversaires (24e de la NFL l'an passé avec une moyenne de 4,6 verges accordées par course).

Bobby Okereke est nettement le meilleur joueur du second rideau de cette défense 3-4. Brian Burns n'est pas très loin derrière, mais Micah McFadden devra rebondir après ses difficultés de l'année passée.

Après les déboires des demis défensifs en 2024 (la défense anti-aérienne des Giants a fini 29e de la NFL en 2024, avec une moyenne de 7,69 verges allouées par passe), des changements s'imposaient durant l'intersaison. Deux agents libres ont été mis sous contrat : le demi de sûreté Jevon Holland (ancien des Dolphins), et le demi de coin Paulson Adebo (qui était avec les Saints).

Si les excellentes recrues de l'an passé, Tyler Nubin, et Dru Phillips, continuent de s'améliorer, cette tertiaire pourrait agréablement surprendre la saison prochaine. Deonte Banks reste cependant un point faible pour cette unité qui doit améliorer son total d'interceptions réussies, limité à seulement cinq en 2024 (avant-dernier rang de la NFL).



Une incertitude plane sur les unités spéciales. Le botteur de placements Graham Gano (photo ci-dessus), 38 ans, a manqué 16 matchs à cause de blessures au cours des deux dernières saisons. Dans les parties qu'il a jouées durant cette période, il n'a réussi que 20 de ses 28 tentatives de placements, pour un pourcentage insuffisant de 71,4.

Les entraîneurs des Giants vont le surveiller lors du camp d'entraînement pour déterminer s'il serait nécessaire de lui trouver un remplaçant.

Cela ne devrait pas poser un tel problème pour le retourneur de bottés Ihmir Smith-Marsette, qui accomplit sa tâche avec brio.

En résumé, si la défense devrait être plus étanche et plus agressive cette année, l'attaque laisse encore beaucoup à désirer, avec un manque de ressources évident.



Le calendrier très exigeant ne pardonnera pas, et il empêchera une amélioration significative de la fiche des hommes de Brian Daboll (photo ci-dessus), par rapport aux saisons précédentes. Quelques bonnes surprises restent possibles de la part de certains jeunes joueurs de l'équipe, mais les partisans des G-men devront encore ronger leur frein cette année.

CALENDRIER  2025-26  DES  GIANTS  DE  NEW YORK

Week 1: Sept. 7 at Washington Commanders

Week 2: Sept. 14 at Dallas Cowboys

Week 3: Sept. 21 vs. Chiefs (SNF)

Week 4: Sept. 28 vs. Los Angeles Chargers

Week 5: Oct. 5 at New Orleans Saints

Week 6: Oct. 9 vs. Philadelphia Eagles (TNF)

Week 7: Oct. 19 at Denver Broncos

Week 8: Oct. 26 at Eagles

Week 9: Nov. 2 vs. San Francisco 49ers

Week 10: Nov. 9 at Chicago Bears

Week 11: Nov. 16 vs. Green Bay Packers

Week 12: Nov. 23 at Detroit Lions

Week 13: Dec. 1 at New England Patriots (MNF)

Week 14: Bye week

Week 15: Dec. 14 vs. Commanders

Week 16: Dec. 21 vs. Minnesota Vikings

Week 17: Dec. 28 at Las Vegas Raiders

Week 18: vs. Cowboys





jeudi 9 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : DIVISION SUD DE LA NFC, LES BUCS TROP CONFIANTS ?



Les dures remises en forme du camp d'entraînement, le stress du début de saison, la rudesse du jeu, un long calendrier de dis-sept parties : la vie n'est pas facile pour un joueur de la Ligue Nationale de Football.  Avec tout ce que vous devez endurer de douleur physique, avec tout ce que vous devez supporter mentalement, avec cette pression d'essayer de toujours être à votre mieux, c'est un défi de ne jamais connaître de relâchement ou de ne jamais céder à la fatigue et au découragement.

Personne n'est un superman, pas même les plus forts athlètes qui jouent dans la NFL.  La perfection n'existe pas (sauf les Dolphins de Miami, en 1972).  Ainsi, quand le quart-arrière Patrick Mahomes, des Chiefs de Kansas City, dit envisager une fiche parfaite de 20-0 pour son équipe; ou que l'entraîneur Bruce Arians, des  Buccaneers de Tampa Bay, prédit une moyenne de 40 points par match à ses champions en 2021, on peut se demander s'ils n'ont pas perdu la raison...  C'est pratiquement demander l'impossible.

Ce n'est pas parce que Arians ramène cette saison les mêmes joueurs qui ont gagné le dernier Super Bowl, qu'il obtiendra le même résultat final.  Par sa déclaration fracassante, il fait preuve de trop de confiance et de complaisance.  Des facteurs qui expliquent souvent pourquoi il est si rare qu'une équipe colle deux championnats consécutifs.

Depuis le commencement de mes récentes analyses des clubs de la NFL, je parle souvent des blessures qui ont empêché plusieurs joueurs importants d'aider leur équipe la saison passée.  Prenez les 49ers de San Francisco en 2020.  Des blessures à des joueurs-clés ont complètement fait dérailler l'équipe.  Ce ne fut pas le cas des Buccaneers.  Ils ont été bénis !  Leurs joueurs ont raté seulement vingt-cinq parties à cause des blessures.  La moyenne dans la Ligue pour chaque formation ?  71 !  Les plus chanceux dans ce département, à part les Bucs, en ont manqué 41...



Ce sera un miracle si les hommes de Arians (photo ci-dessus) sont aussi chanceux cette année.  Les joueurs plus vieux sont habituellement plus susceptibles de se blesser.  Ils sont moins rapides, leurs réflexes aussi sont plus lents, ils sont plus usés ou handicapés par d'anciennes blessures.  Chez les Bucs il y en a quelques-uns de ce genre, et pas les moindres, à commencer par le quart-arrière Tom Brady (44 ans), Rob Gronkowski (32 ans), Ndamukong Suh (34 ans), Jason Pierre-Paul (32 ans), Steve McLendon (35 ans), Antonio Brown (33 ans).

Oui, les Buccaneers n'ont pas beaucoup de faiblesses, mais ils ne sont pas parfaits.  Ils ne devraient pas avoir trop de problèmes pour finir au sommet de leur division puisque leurs adversaires de la NFC Sud semblent moins forts que l'an passé.

Mais, si l'an dernier, tout s'est mis à fonctionner au bon moment, (une fois que Brady et ses coéquipiers se sont habitués à bien jouer ensemble et à maîtriser le système de jeu) avec une série de huit victoires d'affilée (y compris les gains en éliminatoires), pour terminer la saison en beauté, ça ne veut pas dire que ça va continuer comme ça dès le commencement de la campagne 2021.  Il est rare que tous les joueurs soient à leur mieux, constamment, et en même temps, sur une si longue période...


Brady n'est pas immortel.  Il finira bien par «casser» un jour !  Mais ça fait au moins cinq ou six ans que l'on prévoit son déclin.  En vain !  Le bonhomme maintient un niveau de jeu exceptionnel.  Mais qui sait ?  Peut-être qu'en 2021 il va frapper un mur, ou qu'il tombera au combat.  Il a intérêt à ce que sa ligne offensive le protège comme il faut, car il est devenu aussi mobile qu'une tortue...

Cette ligne devrait arriver à bien remplir cette mission.  Elle se maintiendra encore dans le top-5 de la Ligue si ses membres réguliers demeurent en santé.

Pas de soucis non plus pour le groupe de receveurs des Bucs.  Ils alignent tout un trio d'ailiers éloignés avec Mike Evans, Chris Godwin et Antonio Brown.  Sans oublier Scotty Miller, qui a réalisé des catchs importants en séries de fin de saison.  La rapide recrue Jaelon Darden pourrait ajouter son grain de sel.  Il peut aussi agir comme retourneur de bottés.

Rob Gronkowski n'est plus l'ailier rapproché dominant qu'il a déjà été, mais il peut encore faire de gros attrapés à des moments cruciaux.  Et s'il a besoin de repos, ou s'il est blessé, O.J. Howard est prêt à le remplacer aisément.



Les porteurs de ballon sont le point faible de cette offensive.  Ronald Jones et Leonard Fournette sont inconstants.  Ils peuvent offrir de solides performances mais ils sont mauvais pour capter des passes en sortie de champ arrière.  Ils en échappent beaucoup trop.  C'est pour ça que les Bucs ont signé l'agent libre Giovani Bernard (ex-Bengals, photo ci-dessus).

Si les Buccaneers affrontent un club qui a une très bonne tertiaire, qui parvient à limiter les excellents receveurs de Tampa Bay, qui, en plus, ne sont pas dans leur «assiette», ce jour-là; ce ne sont pas les demis offensifs qui vont les sortir d'embarras.  Les hommes de Bruce Arians ne sont pas invincibles, quoiqu'il en pense...

En défensive, les Bucs croient qu'ils seront encore meilleurs qu'en 2020.  Les jeunes membres de cette unité ont pris de l'expérience, et les plus vieux les encadrent bien.

Avec un tel alignement, Tampa Bay peut retourner au Super Bowl, mais quelque chose me dit qu'un des clubs de la NFC West (49ers, Rams, Seahawks), ou l'équipe de Aaron Rodgers (Green Bay), va leur barrer le chemin...  Même Washington, avec un quart-arrière substitut presque inconnu en poste, n'a pas été une proie facile pour les Bucs leur de leur premier match éliminatoire le 9 janvier dernier...



Ça va être très étrange de ne plus voir le légendaire Drew Brees derrière son joueur de centre quand les Saints de la Nouvelle-Orléans vont entamer leur saison en fin de semaine.  Le futur membre du Temple de la Renommée a connu quinze fructueuses années (neuf participations aux séries éliminatoires, sept championnats de division, une victoire au Super Bowl) avec le club de la Louisiane, établissant au passage plusieurs records de la Ligue Nationale de Football.  Il était la figure emblématique de la franchise, et il est entré dans l'histoire de la NFL parmi ses plus illustres joueurs de tous les temps.

Il était tellement confortable dans le système de jeu de son coach Sean Payton, qui lui allait comme un gant.

On verra si Jameis Winston, son successeur au poste de quart-arrière de l'équipe, pourra assimiler ce système avec autant d'aisance et de succès.  Payton va sans doute chercher à adapter ses stratégies à son nouvel homme de confiance, histoire de lui faciliter la tâche.

Winston n'a presque pas joué l'an passé.  Le «jury» est divisé par rapport à sa valeur.  C'est un bon athlète et il a un bras puissant, capable de lancer la «bombe».  Ce qui manquait avec Brees qui, à son âge avancé, et ennuyé par les blessures, ne pouvait plus lancer le ballon dans les zones profondes.



Les précédents états de services de Winston (photo ci-dessus) démontre qu'il est un passeur imprécis, qui prend de mauvaises décisions. Il est une machine à revirements.  En 76 matchs en carrière, l'ancien gagnant du trophée Heisman en 2013, et premier choix au repêchage de 2015, a lancé 88 interceptions en plus d'échapper le ballon à 50 reprises.  Ayoye !!!

S'il ne fait pas l'affaire, on pourra recourir à Taysom Hill, qui a mené les siens à la victoire dans trois matchs sur quatre, quand Brees était absent l'an dernier (les Saints sont 8-1 sans Brees, depuis la saison 2019).  Hill est l'homme à tout faire de Sean Payton : il peut être tour à tour quart-arrière, receveur ou porteur de ballon.  Un vrai «couteau suisse» qui a le don de semer la confusion dans les défensives ennemies !

Elles ne savent jamais s'il va courir avec le ballon, le passer par en arrière, de côté, ou par en avant; ou s'il va le donner à un coéquipier qui va le lui relancer !  Assez mêlant merci !

Le problème, c'est que, pour respecter le plafond salarial, les Saints ont dû laisser partir plusieurs vétérans.  Hill et Winston n'auront plus autant de ressources ou d'options pour les soutenir.



À l'attaque, notons les départs de Brees, des receveurs Emmanuel Sanders et Jared Cook, du centre arrière Michael Burton et du porteur de ballon Latavius Murray (signé par les Ravens).

De plus, l'ailier éloigné Michael Thomas est blessé (opéré à une cheville cet été) et il va rater au moins le premier tiers de la saison.  De toute façon, il est sur-évalué, souvent mécontent, et il sème parfois la zizanie dans le vestiaire.  Les Saints pourraient chercher à l'échanger.  Il n'en demeure pas moins qu'en son absence, le groupe de receveurs des Saints sera parmi les pires de la Ligue.

Le seul point fort qui reste dans cette offensive est le demi Alvin Kamara, à part la ligne à l'attaque qui devrait se maintenir près de l'élite de la Ligue Nationale.

En défensive, les «déserteurs» ont été encore plus nombreux.  Patrick Robinson a imité Brees en prenant sa retraite.  Trey Hendrickson, Sheldon Rankins, Malcom Brown, et Janoris Jenkins ne sont plus avec l'équipe.  Le départ de ce dernier pour Tennessee va faire mal à la tertiaire des Saints, là ou le déclin continuel (depuis trois ans) du demi de coin Marshon Lattimore (photo ci-dessous) se fait également sentir.



Le «front 7» sera encore efficace contre la course, mais il manquera cruellement la présence de David Onyemata, suspendu pour six matchs en raison de sa consommation de substances interdites.  C'est un des meilleurs de la NFL pour mettre de la pression sur les QB adverses.

Comme si tout cela ne suffisait, les ennuis financiers des Saints les ont obligés à se départir de Thomas Morstead, qui était leur excellent botteur de dégagements.  Et, autre tuile, leur botteur de placement est au rancart (aine) pour au moins la première moitié de la campagne 2021.

Quelques-uns de leurs entraîneurs ont également fui à l'étranger...  N'en jettez plus, la cour est pleine (ou vide, c'est selon...)

Pour boucher tous ces trous dans l'alignement, les Saints ont trouvé quelques bons joueurs, et ils devront aussi s'en remettre à des jeunes sans expérience pour remplir des postes importants.

Sean Payton (photo ci-dessus) est un très bon coach et il va peut-être réussir à limiter les dégâts, mais les Saints ne remporteront pas un cinquième championnat de division consécutif.  Et une participation aux séries éliminatoires semble illusoire...



Pour la prochaine saison, tout comme les Saints de la Nouvelle-Orléans, les Panthers de la Caroline ont pris un gros pari en confiant le poste de quart-arrière à Sam Darnold, un joueur qui n'a pas accompli grand chose depuis le début de sa carrière dans la NFL avec les Jets de New York.  Ils a été acquis en échange de trois choix de repêchage, après que l'équipe ait laissé partir le quart-arrière Teddy Bridgewater pour Denver.

Les Panthers croient que Darnold (24 ans), le 3e choix au total, du repêchage de 2018, est talentueux mais qu'il n'a pas eu de succès à New York parce qu'il était mal entouré et mal dirigé.

Le nouveau titulaire du poste de QB en Caroline a également des défauts semblables à Jameis Winston des Saints. Avec les Jets, il a un dossier de 13-25 comme partant, avec un faible coefficient d'efficacité de 78,6 et 39 interceptions en 38 parties.  Comme Winston aussi, il est inconstant et il prend trop de mauvaises décisions dans le feu de l'action.

Par surcroît, Darnold (photo ci-dessous) joue mal lorsqu'il est sous pression, ce qui risque de lui arriver souvent avec les Panthers car leur ligne offensive est minable.



Les dirigeants des Panthers ont été critiqués pour ne pas avoir plutôt choisi un bon jeune quart-arrière au repêchage de cette année.  Justin Fields et Mac Jones étaient toujours libres quand les Panthers ont parlé, au 8e rang.

La bonne nouvelle, c'est que Darnold pourra lancer le ballon à deux bons ailiers éloignés, qui ont gagné plus de 1 000 verges chacun par la passe en 2020: D.J. Moore, et Robby Anderson. Avec ce dernier, il avait développé une bonne connexion lorsqu'ils évoluaient ensemble avec les Jets.  Il ne pourra cependant pas compter sur le rapide Curtis Samuel, qui a quitté l'équipe et qui jouera pour le club de Washington cette saison.

En renforts, la Caroline a signé l'ailier rapproché Dan Arnold (ex-Cardinals).  Il n'est pas mauvais, mais c'est loin d'être un joueur étoile.

L'autre bonne nouvelle est le retour au jeu du demi offensif Christian McCaffrey (photo ci-dessous), un des meilleurs joueurs de la NFL.  Sur le carreau pendant presque toute la saison 2020 (il n'a joué que trois matchs) à cause de trois blessures différentes (cheville, épaule, quadriceps), les Panthers sont une équipe différente avec lui dans l'alignement.



C'est un phénomène rare, le coeur et l'âme du club.  Il peut gagner 1 000 verges au sol et 1 000 autres par la passe dans la même saison...  Mais est-ce parce qu'il est tellement sur-utilisé qu'il a commencé à avoir des problèmes de santé ?  Cette année, il devra en plus se passer de son substitut Mike Davis, qui s'est joint aux Falcons d'Atlanta.

En défensive, les Panthers alignent plusieurs jeunes joueurs qui devraient progresser en 2021.  La première ligne est assez bonne, mais les deux autres sont chancelantes.  C'est la deuxième pire défensive de la NFL en situtation de troisième essai (taux de conversion de 49,2 % pour les équipes adverses).  À la tertiaire, l'arrivée de A.J. Bouye (ex-Broncos) va faire du bien.  Mais chez les secondeurs de ligne, les Panthers n'ont jamais réussi à remplacer le légendaire Luke Kuechly.

En 2021, le sort des Panthers repose sur les épaules du retour en santé de McCaffrey et des performances de Sam Darnold.  Si les deux fonctionnent à plein régime, la Caroline pourra peut-être lutter pour une place en séries de fin de saison.  Mais il manque trop de pièces dans la machine.  Ce sera peine perdue.



L'an dernier, les Falcons d'Atlanta n'ont gagné que quatre matchs.  En 2021, ils ne devraient guère savourer la victoire plus souvent.  C'est un club en reconstruction.  Étouffés eux aussi par les rigueurs du cap salarial, ils avaient les mains liées cet été, et même s'ils ont été actifs sur le marché des agents libres, leur récolte a été mince parce qu'ils ont dû se contenter de recueillir des joueurs assez marginaux.

Par exemple, le porteur de ballon Mike Davis arrive de la Caroline où il était un substitut, comme il l'a été toute sa carrière.  Il en est déjà à sa cinquième équipe.  Avec les Falcons, il devra chausser les souliers de demi numéro un puisque Todd Gurley et Ito Smith ont été mis dehors et sont présentement sans emploi.  Davis n'est pas une valeur sûre.  Sa moyenne à vie de verges gagnées par portée est seulement de 3,7 verges.

Chez les receveurs de passes, on ne comblera pas la perte de Julio Jones, qui a demandé à être échangé cet été et que les Panthers ont exaucé en l'envoyant au Tennessee.  Comme menace pour les défensives ennemies il ne reste que Calvin Ridley et, peut-être la recrue Kyle Pitts, un ailier rapproché repêché au 4e rang de la première ronde, et dont on dit beaucoup de bien.



Les Falcons ont dû essuyer les critiques pour ne pas avoir pris un quart-arrière avec ce choix élevé.  Mais cela impliquait qu'on échange Matt Ryan (image ci-dessus), le brillant quart-arrière de l'équipe depuis 2008.  Ce qui aurait grandement déplu aux partisans du club.  À 36 ans, il fait encore partie du top-10 des QB de la NFL, mais cela n'exclut pas un déclin en 2021.

Ryan pourrait cependant capitaliser sur le système offensif du nouveau coach Arthur Smith, axé sur le «play-action».  À condition que la ligne à l'attaque coopère.  Ce qui ne sera pas facile, surtout après la perte du joueur de centre Alex Mack, maintenant avec les 49ers de San Francisco.  Sur cette ligne on retrouve deux jeunes sans expérience, qui sont questionnables.

Un mot sur la défensive : pourrie !  Dernière de la Ligue dans presque tous les départements...

La saison sera longue à Atlanta...et pas seulement parce qu'il y aura dix-sept matchs au lieu de seize, comme l'an passé...