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dimanche 3 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES BEARS DE CHICAGO SERONT ENCORE LES PARENTS PAUVRES DANS LEUR FORTE DIVISION.



LES BEARS SERONT MEILLEURS EN 2025, MAIS PAS ASSEZ FORTS POUR LA DIVISION NORD DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.


La saison dernière, trois des quatre clubs de la division Nord de la conférence Nationale ont participé aux séries éliminatoires : Détroit, Minnesota et Green Bay.  Cette section était véritablement trop forte pour les pauvres Bears de Chicago, encore à la traîne avec leur pitoyable fiche de cinq petites victoires en dix-sept parties.


L'équipe de la ville des vents a certes apporté des améliorations à son alignement défaillant, mais de là à représenter une réelle menace pour les autres formations de sa division, comme le prétendent certains experts, il y a de quoi être sceptique.


En réalité, le principal espoir des Bears pour la prochaine saison, repose sur leur nouvel entraîneur chef, Ben Johnson, qui pourrait réussir à instaurer le système offensif qui a fait sa renommée pendant trois ans en tant que coordonnateur offensif des redoutables Lions de Détroit.  Avec eux, il a excellé à orchestrer de nombreux jeux explosifs, que ce soit dans les airs ou au sol. Et il est inégalé pour déjouer les stratégies des défenses adverses.




Mais le personnel qui lui a permis de connaître autant de succès dans la ville de l'automobile est fort différent de celui dont il hérite à Chicago.  Sa mission deviendra donc plus difficile.


À Détroit, Johnson a réussi à transformer Jared Goff en un excellent quart arrière, malgré ses saisons mitigées avec les Rams de Los Angeles.  Le nouveau coach des Bears tentera de faire de même avec Caleb Williams, qui entame sa deuxième saison en tant que quart arrière titulaire de l'équipe.  Ce sera sa mission la plus cruciale, et son succès déterminera en grande partie l'avenir de sa formation.


Lors de sa saison recrue, l'année dernière, Williams a offert une performance correcte, mais il aurait pu faire mieux avec une meilleure ligne offensive et un encadrement de qualité.  Le jeune homme, premier choix du repêchage de 2024, n'a pas eu de chance en subissant l'atroce total de 68 sacs à ses débuts dans la NFL.  Bienvenue dans la grande Ligue Caleb !




Ce qui ne l'a pas aidé non plus, c'est qu'il prenait trop de temps avant de lancer ses passes.  Un défaut qu'il avait aussi dans les rangs amateurs à USC.  Il devra également corriger son manque de précision sur les longues passes, ainsi qu'un langage corporel parfois inadéquat.


Ben Johnson a déjà commencé à travailler avec lui à ces sujets, au camp d'entraînement.


Williams (photo ci-dessus) a quand même lancé le ballon pour 3 541 verges de gains, 20 passes de touché, et il s'est limité à six interceptions.  Son coefficient d'efficacité n'a pas été si mauvais à 87,8.  Mais son pourcentage de passes complétées (62,5%) doit être amélioré.


Point positif, il s'est révélé un bon porteur de ballon avec des gains au sol de 489 verges.  Mais c'est certain qu'il a souffert de la comparaison avec Jayden Daniels, repêché juste derrière lui, en 2024, et qui a connu une saison recrue fantastique avec les Commanders de Washington.




Il n'en reste pas moins que Williams a un bon potentiel et qu'il a maintenant le meilleur instructeur pour accélérer son développement.


En tout cas, les dirigeants de l'équipe ont tout fait pour l'aider durant l'intersaison.  Ils ont revampé la ligne à l'attaque en mettant sous contrat le centre Drew Dalman (qui vient des Lions).  On estime qu'il se situe dans le top-5 de la Ligue, à sa position.


Les Bears ont procédé à des échanges pour mettre la main sur les gardes Joe Thuney et Jonah Jackson, qui ont déjà participé au Pro Bowl.  Thuney est considéré comme étant le meilleur de la NFL pour bloquer en situations de passe.


Les plaqueurs offensifs Darnell Wright et Braxton Jones ont déjà atteint un bon niveau de jeu la saison passée, et si le garde à gauche Jonah Jackson peut demeurer en santé et revenir en bonne forme physique, la ligne à l'attaque des Bears pourrait être une des meilleures du circuit Goodell.  Jones revient d'une opération à la cheville.  La recrue Ozzy Trapilo (2e ronde, 56e choix) pourrait lui ravir son poste.
 



Le groupe de receveurs de Chicago a été décevant la saison dernière, probablement en raison des performances irrégulières de Caleb Williams et d’un coaching inefficace.  Les principaux titulaires, DJ Moore, Rome Odunze, et Cole Kmet (photo ci-dessus) reviennent cette année, et ils seront secondés par l'arrivée de deux excellentes recrues : Colston Loveland et Luther Burden III.  


Deux agents libres, Olamide Zaccheaus (qui était avec les Commanders l'an passé), et Devin Duvernay (ex Jaguars et ex Ravens), se joindront également au groupe.  Tous ces nouveaux venus remplacent cinq receveurs dont les Bears se sont départis : Keenan Allen, DeAndre Carter, Collin Johnson, Gerald Everett et Marcedes Lewis.


Ces changements feront probablement grimper l'attaque aérienne de Chicago dans le top-10 de la NFL, à condition que Caleb Williams progresse la saison prochaine.  En tout cas, il n'aura pas d'excuse si ça ne se produit pas.  Il a peut-être l'occasion de briser le mauvais sort des Bears.  Ils sont le seul club de l'histoire de la NFL à ne jamais avoir eu un quart arrière qui a amassé au moins 4 000 verges de gains aériens et 30 passes de touché en une saison.




Le point d'interrogation est situé dans le champ arrière des Bears.  Le système offensif de l'entraîneur Ben Johnson repose beaucoup sur une bonne attaque terrestre.  Il aime établir le jeu au sol pour servir de tremplin à l'attaque aérienne.  Avec les demis D'Andre Swift (3,8 verges en moyenne par portée ⇾ photo ci-dessus) et Roschon Johnson (2,7 verges en moyenne par portée), qui forment l'un des pires duo de porteurs de ballon de la NFL, Johnson risque d'être plutôt mal servi.


Après une performance en deçà des attentes l'année dernière, la défense des Bears avait vraiment besoin de renforts cet été.  Elle est tombée au 27e rang de la NFL pour les verges (354,2) et les points (21,8) accordés en moyenne par match.


L'état major de l'équipe a donc utilisé le marché des agents libres pour s'assurer les services du chasseur de quart arrière Dayo Odeyingbo (ancien des Colts), et du plaqueur défensif Grady Jarrett, un vétéran de 32 ans qui a passé toute sa carrière avec les Falcons d'Atlanta.  Le plaqueur Shemar Turner a également été sélectionné en seconde ronde du repêchage.




Les dirigeants du club compte sur l'ailier défensif étoile Montez Sweat pour rebondir après des performances nettement sous son niveau habituel.  Il n'a réussi que 5½ sacs après en avoir enregistré 12½ la saison précédente.  L'autre as de la brigade défensive, le demi de coin Jaylon Johnson (photo ci-dessus), ne l'a pas imité.  Il a connu une bonne campagne 2024.


La première ligne du front défensif est ancrée autour de l'excellent Gervon Dexter Sr.  Avec Sweat, et l'arrivée de Jarrett et de Odeyingbo, cette unité devrait tenir le coup la saison prochaine.


Si la brigade défensive a éprouvé plus d'ennuis que prévu la saison passée, c'est surtout en raison de la sous-performance inhabituelle des secondeurs de ligne Tremaine Edmunds et T.J. Edwards.  Ils doivent absolument revenir à la hauteur de leur potentiel.  De plus, les Bears ont laissé partir Jack Sanborn sur le marché des agents libres.  Il ne semble y avoir aucun candidat suffisamment qualifié pour le remplacer de manière adéquate la saison prochaine.




Dans la tertiaire, aux côtés de l'as Jaylon Johnson, le demi de sûreté Kevin Byard et le demi de coin (nickel) Kyler Gordon s'acquittent bien de leurs tâches.  Le point faible demeure Kyler Gordon (photo ci-dessus), hanté et marqué par une passe "Je vous salue Marie" qu'il a très mal défendue contre les Commanders de Washington, le 27 octobre, dans une défaite crève coeur de 18 à 15 des Bears.


Sans une amélioration significative de leur défensive, il est impensable de croire que les Bears pourront lutter pour une place en playoffs, surtout dans la difficile division Nord de la NFC.


Les unités spéciales représentent une force pour Chicago.  Le botteur de précision Cairo Santos et le botteur de dégagement Tory Taylor ont fracassé des records de franchise l'an passé.


De plus, les Bears ont mis sous contrat les agents libres Devin Duvernay et Olamide Zaccheaus, deux excellents retourneurs de bottés.




En somme, pour prouver que leur fiche de 5-12, l'an passé, était une aberration, comme les dirigeants de l'équipe l'affirment, ils ont apporté des changements pour rétablir la solidité de leur défensive, et pour mieux entourer leur jeune quart Caleb Williams.  Ils escomptent recueillir les fruits de ces transformations durant la saison prochaine.


Mais même si les parieurs semblent adhérer à ce scénario optimiste, ils ne considèrent les Bears favoris que dans sept matchs pour la saison 2025-26.


CALENDRIER  2025-26  DES  BEARS DE CHICAGO


      

mercredi 24 janvier 2024



FINALES DE CONFÉRENCE DANS LA NFL : PATRICK MAHOMES ET LES CHIEFS DE KANSAS CITY EN DANGER DE PERDRE LEUR TITRE DE CHAMPIONS EN RENDANT VISITE AUX RAVENS À BALTIMORE.

Les avis divergent grandement au moment de tenter de prédire qui des Chiefs de Kansas City ou des Ravens de Baltimore sortiront gagnants de leur affrontement de dimanche prochain dans la finale de la Conférence Américaine de la Ligue Nationale de Football.  Il y a autant d'arguments valables pour choisir un vainqueur plutôt que l'autre.  Le seul point sur lequel les experts s'entendent, c'est que ça devrait se régler par la marge d'un placement, pour ce qui est du score final de la partie de championnat de l'AFC.

S'il est vrai que c'est la défensive qui gagne les championnats au football, les Ravens devraient être favoris pour l'emporter dimanche.  De ce côté-là du ballon, ils sont légèrement supérieurs aux Chiefs.  Mais les deux brigades défensives présentent des statistiques assez semblables, que ce soit pour les points et les verges accordés, et les sacs du quart, en saison régulière.  Cependant, pris individuellement, les Ravens peuvent compter sur plus de joueurs défensifs de talent que les Chiefs, surtout au niveau de la ligne tertiaire. 

Et c'est justement la défensive très étanche de Baltimore qui m'a le plus impressionné la semaine dernière dans leur victoire sans appel de 34 à 10, en seconde ronde éliminatoire contre les Texans de Houston.  Cette défensive féroce n'a pas permis grand chose à la merveilleuse recrue J.D. Stroud. au poste de quart-arrière des Texans, et à ses coéquipiers en offensive.  Le seul touché de Houston s'est produit sur un retour de botté de dégagement.



Autrement, Stroud a été limité à 175 verges par la passe, et l'attaque au sol des Texans n'a récolté que 38 petites verges.  Cette même attaque avait pourtant fait d'énormes ravages en Wild Card contre les Browns de Cleveland, la semaine précédente (quatre touchés et 356 verges de gains dans un gain facile de 45 à 14).  Contre la puissante défensive des Ravens, Stroud et ses comparses ont semblé impuissants.

À la demi de ce match c'était seulement 10 à 10, et les Ravens semblaient «rouillés» après avoir bénéficié d'une semaine supplémentaire de «congé» en récompense pour avoir fini premiers dans la Conférence Américaine, au terme de la saison régulière.  Dans le vestiaire, pendant l'entracte, le quart-arrière étoile des Ravens, Lamar Jackson a passé un savon à ses coéquipiers afin de les «réveiller».

Il a donné l'exemple sur le terrain, en seconde demi, en y allant d'une performance historique !  C'était la première fois qu'un pivot marquait deux touchés par la course, lançait deux passes de touché, courait pour 100 verges, et enregistrait un coefficient d'efficacité d'au moins 100.  Digne d'un MVP, titre qui l'attend probablement dans quelques semaines.

S'il est en aussi bonne forme dimanche, contre les Chiefs, les hommes d'Andy Reid ont intérêt à bien se tenir !



Si on jette un coup d'oeil aux confrontations aux différents postes des deux alignements, il est fort ardu de distinguer des avantages et des désavantages qui pourraient jouer en faveur ou en défaveur de l'un ou l'autre des deux belligérants.

Au niveau des quarts-arrières, Jackson est presque impossible à arrêter lorsqu'il se transforme en porteur de ballon.  Son vis-à-vis, Patrick Mahomes, est peut-être moins puissant lorsqu'il utilise ses jambes pour gagner des verges au sol, mais il sait quand courir et il est un maître de l'esquive pour éviter ou faire manquer des plaqués.  Il sait également mieux improviser que son adversaire en situations critiques.  Une sorte de 6e sens et un talent inégalé pour lancer le ballon avec précision, même en déséquilibre !

Si Jackson a été meilleur que lui cette saison, il n'a pas son palmarès en séries éliminatoires (deux vitoires, trois défaites alors que Mahomes a 13 victoires, trois défaites).  C'est un euphémisme de dire que Mahomes sait comment gagner en playoffs, et que Jackson doit encore faire ses preuves en la matière...



Les deux quarts disposent de bons receveurs de passes, ce qui sera encore plus vrai dans le cas de Jackson si son as ailier rapproché Mark Andrews effectue enfin un retour au jeu.  Andrews est considéré comme le 2e meilleur ailier rapproché dans la NFL...derrière son homologue des Chiefs Travis Kelce (no 87, photo ci-dessus).

En ce qui concerne les demis offensifs, les Chiefs ont peut-être l'avantage avec l'élusif Isiah Pacheco, autant comme porteur de ballon que comme receveur de passes ocasionnel.  Mais cet avantage est pratiquement annulé parce que la défensive contre la course des Ravens est meilleure que celle de leurs rivaux de dimanche.  Et aussi parce que l'attaque au sol des Ravens est trompeuse puisque Lamar Jackson est en fait leur meilleur porteur de ballon.

Les Chiefs en seront à leur sixième présence d'affilée en finale de l'AFC.  Trois fois, ils ont atteint le Super Bowl.  Il l'ont gagné à deux reprises.  Les Ravens n'ont pas joué au SB depuis 2012. Cette année-là, ils avaient battu les 49ers de San Francisco dans le match ultime.  Les deux clubs pourraient bien s'affronter de nouveau dans la grande classique annuelle, en février prochain.



Baltimore a peut-être l'avantage du terrain contre les Chiefs, mais ces derniers n'ont pas été intimidés par la foule hostile de Buffalo, la semaine passée, quand ils ont battu les Bills 27 à 24.  Mahomes (photo ci-dessus) a disséqué la bonne défensive de ses hôtes, complétant près du ¾ de ses passes pour des gains de 215 verges et deux touchés.  

L'offensive des Chiefs a manqué d'opportunisme et de «finition» près des buts adverses cette saison, et la ligne à l'attaque des Chiefs a souvent laissé tomber son quart-arrière étoile, mais en séries éliminatoires, c'est une autre histoire.

De leur côté, les Ravens n'ont pas eu ce genre de problème en marquant une moyenne de près de 30 points par match tout en en concédant seulement 16½.  C'est un club bien balancé et redoutable, autant en attaque qu'en défense.

Les deux équipes sont également bien coachées, par des entraîneurs d'expérience.  Le coach des Ravens, John Harbaugh a d'ailleurs appris son métier de Andy Reid lui-même, lorsqu'ils étaient tous les deux instructeurs à Philadelphie, avec les Eagles, il y a fort longtemps.



S'il est si difficile de prévoir ce qui arrivera dimanche lors du choc entre ces deux formations élites, c'est que plusieurs joueurs des deux côtés peuvent faire la différence à eux seuls en offrant une performance extraordinaire.  Mahomes, Kelce ou Pacheco peuvent le faire du bord des Chiefs.  Jackson, Gus Edwards ou un héros obscur qui pourrait être l'excentrique et talentueux receveur Odell Beckham (photo ci-dessus) peuvent aussi jouer les magiciens, et sortir des lapins de leur chapeau chez les Ravens !

Si ça doit se décider par un botté de placement, Justin Tucker (Ravens) et Harrison Butker (Chiefs) peuvent certes réussir ce botté décisif sous pression.  Mais sur le plan des retours de bottés, Devin Duvernay (Baltimore, photo ci-dessous) est un peu supérieur aux retourneurs des Chiefs, et la couverture de ces derniers sur les retours de bottés a connu des ennuis cette saison.  Est-ce que c'est à ce niveau que l'on pourrait départager vainqueurs et vaincus ?  Pas impossible...

C'est une platitude, mais on dit souvent que c'est l'équipe qui commet le moins de revirements qui finit par triompher.  À ce chapitre, les Ravens ont terminée en première position cette saison avec un différentiel de + 12 (dont 18 interceptions).  Les Chiefs, pour leur part, ont été des cancres avec une fiche déficitaire de - 11 (29e rang, ils ont subi 17 interceptions, contre seulement sept pour Baltimore).



Contrairement aux Ravens, les Chiefs ont parfois manqué de punch en attaque cette année.  Leur défensive a souvent sauvé les meubles.  Elle devra le faire à nouveau dimanche prochain à Baltimore, surtout si la défensive des Ravens est aussi avare de points alloués, comme la semaine dernière contre les Texans.  Si l'unité défensive des Chiefs n'arrive pas à tenir son bout pendant que leur offensive se heurte au solide front défensif de ses opposants, Kansas City va perdre son titre de champions et ses représentants se retrouveront en vacances, plus tôt que l'an passé.

On prévoit du froid et de la pluie dimanche à Baltimore, l'attaque terrestre pourrait donc être privilégiée.  Ce qui pourrait avantager Lamar Jackson, le coureur inarrêtable, et la solide défensive anti-terrestre des Ravens. 

Baltimore 21, Chiefs 17.