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vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : NEW YORK GIANTS À PHILADELPHIE ⇨ LE REVANCHE SERA DOUCE AU COEUR DE L'AIGLE...



Il y a deux semaines, les champions défendants du dernier Super Bowl, les Eagles de Philadelphie (5-2), ont été embarrassés par une défaite cinglante de 34 à 17 au Meadowlands de East Rutherford, contre les Giants de New York (2-5).  Le club du coach Nick Sirianni voudra prendre sa revanche, dimanche, à Philadelphie contre ces mêmes G-Men.

Ces deux équipes ne sont plus tout à fait les même depuis cette rencontre lors de la semaine 6.  Après deux défaites d'affilée, les Eagles ont retrouvé le chemin de la victoire en battant les Vikings au Minnesota par la marque de 28 à 22.

Le quart arrière des Eagles, Jalen Hurts a laissé tombé une attaque au sol, qui ne fonctionnait toujours pas, pour plutôt emprunter résolument la voie des airs pour avoir le dessus sur la défensive anti aérienne des Vikings, qui était la deuxième meilleure de la NFL avant ce match.


Les défensives adverses craignent toujours le jeu au sol de Philadelphie après les exploits du porteur de ballon Saquon Barkley, l'an dernier (2 005 verges de gains).  Ils se concentrent sur lui et négligent de bien se préparer contre l'attaque aérienne.  Cela a bien servi Hurts contre les Vikings (19 en 23 pour 326 verges et trois touchés), et ses receveurs A.J. Brown (quatre réceptions pour 121 verges et deux touchés) et DeVonta Smith (neuf passes captées pour 183 verges et un touché).

D'un autre côté, si les défensives opposées se mettent à respecter davantage la menace aérienne des Eagles, elles pourraient moins surveiller Barkley, qui aurait ainsi plus d'espace pour courir avec le ballon.  

On s'attend au même genre de performances dimanche contre la faible défensive des Giants (26e de la NFL contre la passe, et 25e contre la course).  Il le faudra bien car la défensive des Eagles en arrache également depuis le début de la saison.  Elle concède près de 24 points par match et se classe au 23e rang de la Ligue pour les verges totales accordées (349 par rencontre).



En fait, elle éprouve tellement de difficultés que la direction de l'équipe a fait sortir de sa retraite l'ailier défensif Brandon Graham (photo ci-dessus), pour remplacer Za'Darius Smith, qui leur a fait faux bond, en prenant inopinément sa propre retraite, plus tôt, ce mois-ci.

Le pointage devrait être élevé dans cet affrontement entre deux clubs aux défenses vulnérables (les Giants sont 29e de la NFL pour les verges totales allouées avec 376 par match), affaiblies par les blessures à des joueurs réguliers, face à des attaques à fort potentiel.

Mais les Giants n'ont pas gagné à Philadelphie depuis 2013 (douze défaites d'affilée), et ils n'ont pas balayé la série de matchs contre les Eagles depuis 2007.  Ils s'affrontent deux fois au cours chaque saison régulière.



On ignore comment les membres du Big Blue réagiront après leur défaite historique de 33 à 32 à Denver, dimanche dernier.  Après avoir été blanchis au cours des trois premiers quarts, les Broncos ont marqué 33 points au dernier quart, pour coiffer les Giants au fil d'arrivée.  C'était la première fois, depuis les 1 686 dernières parties dans la NFL, qu'un club perdait après avoir mené par au moins 18 points avec un peu plus de cinq minutes à jouer au match.

Pas étonnant que l'entraîneur des Giants, Brian Daboll, ait rageusement projeté au sol ses écouteurs ("headset", photo ci-dessus) après que le botteur des Broncos, Will Lutz, ait réussi le placement victorieux alors que les deux dernières secondes de jeu du match s'écoulaient.  Daboll doit aussi prendre le blâme pour ce revers épouvantable.  Il a pris de mauvaises décisions et a mal géré le temps au cadran.

Les Giants étaient encore privés de leur propre botteur Graham Gano, blessé à l'aine, et son remplaçant Jude McAtamney (photo ci-dessous) a raté deux transformations qui auraient pu faire la différence en faveur des G-Men.  Il a été soumis au ballottage cette semaine, puisque Gano est éligible à un retour au jeu.



Mais, malgré cette amère défaite à Denver, il faut considérer que l'attaque des Giants a tout de même marqué 32 points contre une des meilleures défensives du circuit Goodell.  Un fait plutôt encourageant.  Le quart arrière recrue Jaxson Dart, le demi offensif recrue Cam Skattebo, et le receveur Wan'Dale Robinson, jouent du bon football, et la défensive des Eagles devra se surpasser pour limiter leur production.

Il ne faut pas s'attendre à ce que Brandon Graham joue beaucoup, lui qui doit reprendre sa forme physique après sa retraite.  Jalen Carter sera cependant à son poste, lui qui avait manqué le match contre les Giants, il y a deux semaines.

Les parieurs pensent que les Eagles vont prendre leur revanche dimanche.  Ils les favorisent par 7½ points.  Je prévois un pointage plus serré.  Et les flamboyantes recrues des Giants vont goûter à la méchante médecine des farouches partisans des Eagles.

Giants  26,    Eagles  28.       

lundi 4 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES GIANTS DE NEW YORK : LE BLUES DU BIG BLUE ?

Les statistiques sont parfois trompeuses.  Les analystes sont portés à s'y fier pour évaluer une situation donnée.  Alors, en regardant les stats de l'an dernier, des Giants de New York, on se demande bien comment ils ont pu participer aux séries éliminatoires (une première depuis 2016), et même gagner un match en première ronde (un premier depuis leur étonnante victoire au Super Bowl de 2008), tout en compilant une fiche de 10-8-1.

Après tout, avec une offensive aérienne anémique (26e de la NFL avec seulement 185,7 verges de gains par match) et aucun receveur près d'atteindre les 1 000 verges de gains (leur meilleur, Darius Slayton, en a gagné 724 l'an passé), vous ne devriez pas avoir un bilan victorieux.

Et avec une défensive contre la course qui est une véritable passoire (27e de la Ligue avec 144,2 verges accordées par rencontre), vous ne devriez pas être dans une si bonne posture au classement.  En fait, les Géants ont accordé plus de points (371) qu'ils n'en ont marqués (365).



Qu'est-ce qui explique alors les succès du Big Blue en 2022-23 ?  On dit souvent que si vous limitez au maximum les erreurs, vous avez de bonnes chances de gagner.  C'est ce que les Giants ont accompli la saison dernière.  Ils n'ont commis que seize revirements, un de plus seulement que les Lions de Détroit, les champions dans ce domaine.

Plus étonnant encore, le quart-arrière des Giants, Daniel Jones, ne s'est rendu coupable que de huit de ces revirements (cinq interceptions -meilleur taux d'interception dans la NFL-, trois échappés perdus), lui qui, lors de ses trois premières saisons (en 37 parties comme partant) avait été une machine à gaffes (29 interceptions, 36 échappés dont 20 perdus).

Pour ces succès inespérés en 2022-23, il faut certainement donner crédit à l'entraîneur en chef Brian Daboll qui, à sa première année à ce poste avec l'équipe, a tellement bien fait qu'il a mérité le trophée du coach de l'année dans la NFL.  Ses stratégies offensives, adaptées aux forces et faiblesses de Jones (photo ci-dessous), lui ont permis de s'améliorer.



Son QB, comme le reste de son club, a souvent fait preuve d'opportunisme.  Jones a fréquemment tirer les marrons du feu par ses courses (708 verges de gains au sol, 44,2 par match, sept touchés) pour gagner des premiers essais cruciaux ou marquer des points importants.  Il a aussi été bon -fort pourcentage de passes complétées- en zone rouge (à 20 verges et moins de la zone des buts).

Mais c'est le demi Saquon Barkley (photo ci-dessous) qui a littéralement porté l'offensive sur ses épaules avec 295 courses pour 1 312 verges (4e meilleur dans la NFL) et dix touchés.  En plus de mener l'équipe avec 57 passes captées pour 338 verges.  Une saison mémorable, d'autant plus qu'il a brillé de cette façon sans l'aide de sa ligne à l'attaque, qui est d'un calibre inférieur à la moyenne dans la Ligue Nationale... 

Il n'en reste pas moins que le calendrier des hommes en bleu sera bien plus dangereux cette saison.  Ce sera dur de répéter les succès de l'an passé.  Ce qu'attendent pourtant les partisans de l'équipe.  La pression sera grande, et l'impatience aussi, si les Giants régressent.  On passe vite de héros à zéros en cas d'échec dans le Big Apple.



Jones s'est amélioré, mais il n'a pas atteint le statut de vedette parmi ses congénères.  Avec une moyenne de 6,8 verges par passe, l'an dernier, il n'a rien cassé (3 205 verges totales par la voie des airs, et seulement 15 passes de touché).

Ça s'explique toutefois par le fait qu'il ne peut toujours pas compter sur un vrai receveur no 1, quoique la transaction qui a amené l'ailier rapproché Darren Waller (ex-Raiders) pourrait l'aider.  Mais sur papier, du moins, le groupe de receveurs des Giants apparaît encore comme un des moins forts de la Ligue en vue de la prochaine saison. 

Dans le cas de Waller, cependant, des questions de santé se posent.  Il a raté 14 matchs au cours des deux dernières campagnes à cause de diverses blessures.  On doute qu'à 31 ans, il puisse être aussi dominant qu'il l'a été durant son extraordinaire saison 2020 avec les Raiders.  Depuis deux ans, sa production a considérablement déclinée (moyenne de trois attrapés pour 43 verges par match en 2022-23).



Dans l'entre-saison, la direction a acquis des joueurs qui pourraient combler quelques faiblesses dans l'alignement.  Surtout en défense, en signant le secondeur de ligne Bobby Okereke (ex-Colts, photo ci-dessus), ainsi que les plaqueurs A'Shawn Robinson (ex-Rams), et Rakeem Nunez-Roches (ex-Buccaneers).  Ils ont toutefois perdu le demi de sûreté Julian Love (maintenant avec Seattle) sur le marché des agents libres.

En défensive, les Giants sont de loin l'équipe qui emploie le plus le blitz (sur près de 40% des jeux).  Avec un succès relatif (41 sacks).  Ça ne facilite pas la tâche de leur ligne tertiaire, déjà vulnérable, qui se retrouve trop fréquemment en position de faiblesse face aux attaquants ennemis.  Statistique révélatrice autant que déplorable, la défensive des Giants n'a réussi que six petites interceptions (pire résultat dans la NFL).

Le centre de la première ligne de cette brigade défensive (Dexter Lawrence et Leonard Williams), est possiblement le meilleur de tout le circuit Goodell, mais aux extrémités, et sur les autres lignes (secondeurs et demis défensifs) la qualité certifiée est plutôt rare.

DARREN  WALLER
La saison passée, incluant les playoffs, les Giants ont remporté six parties par la marge de sept points ou moins.  L'excellence de leur botteur de précision, Graham Gano, a pesé dans la balance, en leur faveur.

S'ils sont en perte de vitesse cette année avec un calendrier leur faisant rencontrer plus d'adversaires redoutables par rapport à ceux de 2022-23, je vois mal comment ils pourraient se tailler une place en éliminatoires, même si leur alignement devrait être un peu meilleur.

CALENDRIER 2023-24 DES GIANTS DE NEW YORK




AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City