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dimanche 11 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : HOUSTON À PITTSBURGH ⇨ UN MATCH DÉFENSIF ET PHYSIQUE À PRÉVOIR.



Avis aux amateurs de football offensif avec pointage élevé (genre fusillade).  Vous risquez d'être déçus lundi soir, quand vous regarderez le duel éliminatoire de première ronde entre les Texans de Houston (12-5) et les Steelers de Pittsburgh (10-7).

Le club texan possède une des meilleures défensives, au pays de l'Oncle Sam, et elle devrait pouvoir neutraliser l'offensive très ordinaire des porte couleurs de la ville de l'acier.

De l'autre côté, l'attaque de la formation sudiste, habituée d'opérer à la chaleur, chez eux, au Texas, pourrait "figer" dans le froid glacial de Pittsburgh, où l'entraîneur chef Mike Tomlin, des Steelers, a le don de rendre l'accueil plutôt brutal pour les visiteurs, à ce temps ci de l'année.



On pourrait donc assister à une guerre d'usure, axée sur la défensive, et peu excitante.  C'est peut-être la moins intéressante des parties de la première ronde des séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football.

Les Texans arrivent à cette confrontation sur une lancée de neuf victoires consécutives, tandis que les Steelers ont remporté quatre de leurs cinq derniers matchs, pour finir par coiffer difficilement les Ravens de Baltimore, en tête de la division Nord de l'Association Américaine.

Plusieurs experts ont douté des Steelers quand ils ont embauché le vétéran quart arrière Aaron Rodgers, peu de temps avant le début de la saison.  Ils prévoyaient même une fiche perdante pour la troupe de Mike Tomlin, ainsi que son exclusion des séries éliminatoires.  Sans avoir été extraordinaire, Rodgers a bien géré l'attaque de sa nouvelle équipe, pour la conduire au championnat de sa section.



Lundi soir, ce sera son 23e match éliminatoire, et sa grande expérience, dans ce genre de rencontres, pourrait lui permettre de réserver une mauvaise surprise à ses adversaires.  Houston est favori par trois points pour remporter cet affrontement qui promet d'être corsé et rude, dans des conditions climatiques défavorables pour les deux offensives.

On parle beaucoup, et avec raison, du dangereux "pass rush" des Texans, qui met en vedettes les ailiers défensifs Danielle Hunter et Will Anderson.  À eux deux, ils ont récolté un total de 27 sacs.  Ce qui en fait de loin le meilleur duo dans ce domaine, dans la NFL.  Mais la ligne offensive de Aaron Rodgers le protège bien, et il dégaine très rapidement ses passes, ce qui ne donne pas assez de temps aux chasseurs de quart de le rejoindre derrière la ligne de mêlée.

La tertiaire des Texans ne donne guère de chance aux receveurs adverses, mais Rodgers, en lançant rapidement le ballon dans les flancs et les zones intermédiaires, à ses demis offensifs, notamment Kenneth Gainwell (ci-dessous), et à ses ailiers rapprochés Pat Freiermuth et Jonnu Smith, réussit à faire avancer les chaîneurs assez régulièrement.



Sur le plan de l'attaque au sol, la défense anti course de Houston est dure à battre.  Mais, en contre partie, celle des Steelers devrait pouvoir limiter les gains au sol des porteurs de ballon de leurs opposants.  La ligne offensive des Texans s'est améliorée au fil du temps, cette saison, mais son blocage sur les jeux au sol n'a produit qu'une faible moyenne de 3,9 verges par course (29e rang de la NFL).  À eux deux, les demis offensifs Woody Marks et Nick Chubb n'ont réussi qu'un total de cinq courses "explosives" de 20 verges et plus, et cinq touchés.

Leurs homologues chez les Steelers, Kenneth Gainwell et Jaylen Warren, ont fait mieux, avec une moyenne de 4,6 verges par portée, et onze touchés, par la voie terrestre.  Si la température est mauvaise, lundi soir, à Pittsburgh, le jeu au sol prédominera, et sera donc très important.

En ce qui concerne l'attaque aérienne, le froid, - et possiblement la neige et le vent -, pourraient annuler l'avantage des Texans pour compléter de longues passes.  Le quart arrière C.J. Stroud aime lancer souvent ce genre de "bombes" à son rapide ailier éloigné Nico Collins (photo ci-dessous), qui a réussi 18 catchs de 20 verges et plus, cette saison.  La défense anti aérienne de Pittsburgh est une des pires du circuit Goodell (29e).  Elle a donné 243,9 verges, en moyenne par match, en 2025-25, dont 53 passes de 20 verges et plus.



Aaron Rodgers possède aussi une arme offensive pour les longues passes, en D.K. Metcalf, qui reviendra au jeu lundi, après avoir purgé ses deux matchs de suspension.  Il a réussi 15 de ces catchs de longue portée, et son physique imposant lui permet de gagner beaucoup de verges après l'attrapé.  Il devra cependant jouer contre une des meilleures défenses anti aérienne de la Ligue (6e) et face à deux demis de coin d'élite en Derek Stingley et Kamari Lassiter, sans oublier le très efficace demi de sûreté Jalen Pitre.

Sur les passes de longues distances, il faut donner l'avantage aux Texans, en vertu du rapport de forces attaque vs défensive.



En définitive, c'est la supériorité de Houston en défense qui devrait faire la différence en leur faveur dans ce match sans lendemain pour les perdants.  Cependant, Mike Tomlin est un excellent motivateur, et ses joueurs seront galvanisés par leur bruyante foule de supporteurs, au Acrisure Stadium de Pittsburgh.

Ce serait étonnant qu'un des deux clubs puissent atteindre la barre des 20 points dans cette bataille défensive.

Texans   17,     Steelers   16.        

samedi 3 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : BALTIMORE À PITTSBURGH ⇨ AARON RODGERS ET DERRICK HENRY SERONT LES POINTS DE MIRE DANS CE MATCH DE CHAMPIONNAT.



Pour clore la saison 2025-26, la Ligue Nationale de Football a programmé un match de championnat très attendu, dimanche soir, entre les Ravens de Baltimore (8-8) et les Steelers de Pittsburgh (9-7), dans la ville de l'acier.  Le vainqueur de cet affrontement intra division continuera son parcours en séries éliminatoires, tandis que le perdant sera éliminé et devra rentrer chez lui.

Sans aucun doute, la priorité de la défense des Steelers sera de freiner autant que possible les dégâts que pourrait infliger le "bulldozer" des Ravens, Derrick Henry.  Ce dernier a permis à son équipe d'éviter l'élimination, la semaine dernière, en courant 36 fois avec le "cuir" pour d'énormes gains de 216 verges, avec en prime, quatre touchés, dans une victoire importante de 41 à 24 des Ravens contre les Packers, à Green Bay.

Dans le camp adverse, les Steelers comptent sur le vétéran quart arrière Aaron Rodgers (photo ci-dessous) pour leur procurer cet ultime triomphe qui leur permettrait de remporter le championnat de la division Nord de la Conférence Américaine, et la position numéro quatre, pour les séries de fin de saison.



Il y a un mois, Pittsburgh avait vaincu les Ravens, à Baltimore, par la marque de 27 à 22.  Le receveur des Steelers, D.K. Metcalf, avait amassé près de la moitié des verges d'attaque de son équipe en captant sept passes pour 148 verges.  Mais il ne sera pas là dimanche soir, puisqu'il a été suspendu par les autorités de la NFL, pour s'en être pris à un spectateur qui l'invectivait, à Détroit, il y a deux semaines.

Sans lui dans l'alignement, la semaine passée, à Cleveland, Aaron Rodgers et ses coéquipiers de l'offensive, ont été impuissants en ne produisant que six petits points dans un revers de 13 à 6 contre les médiocres Browns, et leur quart arrière recrue Shedeur Sanders.  Une victoire des Steelers aurait été suffisante pour éliminer les Ravens, et remporter le titre de la section Nord de l'AFC.

Les défensives des deux adversaires de dimanche soir ont beaucoup déçu cette saison.  Elles présentent des statistiques presque identiques.  Elles sont très vulnérables contre les jeux de passe, mais assez efficaces contre les jeux au sol .  


C'est donc aux performances des attaques, qu'il faut s'attarder pour trouver des différences entre ces grands rivaux de division.  Évidemment, avec "King" Henry (photo ci-dessus), les "Corbeaux" ont l'avantage en offensive terrestre.  Les Ravens sont les meilleurs de la Ligue Nationale, dans cette phase de jeu, avec une production de 157,8 verges, en moyenne, par match, soit 5,26 verges par course.

Avec Metcalf, Pittsburgh était supérieur à Baltimore dans le domaine de l'attaque aérienne.  Sans lui, ils tombent en déficit. Son absence incite donc les preneurs aux livres à favoriser les Ravens par 3½ points pour avoir le dessus contre les Steelers, dans cette rencontre de la plus haute importance.

L'entraîneur chef Mike Tomlin pense que son club peut compenser la perte de Metcalf car Aaron Rodgers est un expert pour distribuer le ballon à plusieurs receveurs différents, que ce soit aux demis offensifs Kenneth Gainwell et Jaylen Warren; aux ailiers rapprochés Pat Freiermuth (photo ci-dessous) et Jonnu Smith (Darnell Washington est malheureusement blessé à un avant-bras et sera absent); ou aux ailiers espacés Calvin Austin III, Adam Thielen et Marquez Valdes-Scantling.


Rodgers pourrait tenter quelques "bombes" contre la tertiaire poreuse des Ravens.  Elle est la pire du circuit Goodell pour accorder de longues passes.  Elle en a allouées 61 de 20 verges et plus, et neuf de 40 verges et plus.

L'entraîneur chef des Ravens, John Harbaugh, croit que le point le plus important sera de gagner la bataille des revirements.  À ce chapitre, les Steelers ont toutefois mieux fait que son club, cette saison.  Pittsburgh a un bilan positif de plus 11, avec 26 revirements provoqués (3e dans la NFL), alors que Baltimore affiche un dossier négatif de moins 2, avec 22 revirements commis (5e plus haut total dans la Ligue).  À noter que depuis 2008, depuis que John Harbaugh dirige les Ravens, sa formation a une horrible fiche de quatre victoires, onze défaites, quand elle perd la bataille des revirements.

Les Steelers sont supérieurs à leurs opposants en ce qui concerne la protection du quart arrière sur les jeux de passes.  Ils n'ont accordé que 29 sacs, comparés aux 42 permis par les Ravens.  Et, de l'autre côté du ballon, la défense de Pittsburgh a réussi 45 sacs, tandis que celle de Baltimore n'en a que 28 à son actif, cette année.  


De plus, le secondeur de ligne T.J. Watt (ci-dessus) effectuera un retour au jeu pour les Steelers, après avoir raté trois rencontres à cause d'un problème aux poumons.  Sa fiche montre sept sacs réussis, cette saison.

Le quart arrière des Ravens, Lamar Jackson va également redevenir actif après avoir dû s'absenter à cause de diverses blessures durant la campagne qui s'achève.  Reste à savoir s'il sera suffisamment en bonne forme physique pour donner une meilleure chance de gagner à son équipe que son substitut Tyler Huntley.

Si la défense des Steelers réussit à contenir passablement les courses de Derrick Henry, Jackson (photo ci-dessous) devra tenter plus de passes.  Henry n'a jamais fait fureur à Pittsburgh.  En trois rencontres en carrière, sa moyenne de 57,3 verges de gains au sol n'est guère impressionnante.  Lorsque l'attaque aérienne des Ravens a été sollicitée cette saison, elle a été négligeable, avec des gains de 172 verges par partie, au 28e rang de la NFL.


Pittsburgh a remporté neuf des douze derniers duels contre Baltimore.  Ce sont des matchs chaudement disputés étant donnée la grande rivalité entre les deux clubs.  Même s'ils sont les négligés des parieurs pour cette confrontation de dimanche soir, les Steelers ont des chances de gagner.  Dans une bataille "physique" et serrée, la grande expérience de Aaron Rodgers et la faiblesses de la tertiaire des Ravens, lui offrent plus de possibilités de réussir de gros jeux que son homologue Lamar Jackson.  

L'attaque au sol de Pittsburgh, sans être aussi explosive que celle de Baltimore, est quand même efficace, avec le duo Gainwell/Warren.  Elle peut permettre aux Steelers de conserver la possession du ballon pour garder Derrick Henry hors du terrain, le plus longtemps possible.

Mike Tomlin est renommé pour faire gagner son équipe quand ça compte vraiment.  Il vient de signer une 19e saison consécutive sans fiche négative.  Les Steelers sont souvent dominés en termes de verges gagnées, mais ils réussissent souvent à s'en tirer grâce à des revirements provoqués, par le positionnement sur le terrain, une poussée offensive victorieuse en fin de match, ou quelques gros jeux en défense, dans la zone payante ("red zone").


La rencontre a lieu dans le froid d'hiver, au Acrisure Stadium de Pittsburgh, où les "terrible towels" jaunes des partisans locaux vont se faire aller allègrement.  Ça pourrait suffire aux Steelers pour causer une surprise en gagnant contre des Ravens, qui ont déçu toute l'année, car ils étaient le choix de plusieurs experts pour remporter le Super Bowl du 8 février prochain.

Ravens   23,     Steelers   24.     

dimanche 14 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : MIAMI À PITTSBURGH ⇨ LES DOLPHINS ÉLIMINÉS PAR LE FROID DE PITTSBURGH ?



Les Dolphins de Miami (6-7), - un club du "Sunny State" de la Floride -, ne font pas bon ménage avec le froid du Nord.  Lorsque le mercure a descendu en bas de 40° F, ils ont perdu leurs 13 derniers matchs, y compris ceux en séries éliminatoires.  Lundi soir, ils seront à Pittsburgh pour affronter les Steelers (7-6), alors que la température prévue est 20° F.  Si le club visiteur perd encore dans ces rudes conditions climatiques, il sera officiellement éliminé des séries de fin de saison.

Après avoir perdu six de ses sept premières parties, cette année, les Dolphins se sont ressaisis, en remportant cinq de leurs six dernières rencontres.  C'est un retour victorieux qui survient probablement trop tard.  Ce nouvel élan a été réussi grâce à du jeu au sol très efficace, et à une défensive qui a été impeccable, en limitant les adversaires à une faible moyenne de 13¼ points par joute, au cours du dernier mois.

Le porteur de ballon De'Von Achane (photo ci-dessous) a été la vedette individuelle à l'attaque, en gagnant 130 verges en moyenne par partie, durant cette période faste pour les "Fins".  Secondé par ses coéquipiers Ollie Gordon II et Jaylen Wright, Achane a fait grimper à 166 verges par rencontre la moyenne de gains au sol de son équipe, au cours des six derniers matchs.



Il a été blessé au cours de la dernière victoire des Dolphins, un triomphe de 34 à 10 contre les Jets de New York.  Mais la direction du club floridien a assuré qu'Achane jouerait au Monday Night Football, à Pittsburgh.  Reste à savoir à quel pourcentage de ses capacités il pourra performer...

On s'attend à un match à bas pointage, les offensives des deux adversaires étant plutôt médiocres, et les conditions hivernales les rendant encore moins redoutables.  L'enjeu est plus grand pour les Steelers, qui voudront conserver le premier rang de la division Nord de la Conférence Américaine, qu'ils ont arraché aux Ravens de Baltimore, en les battant 27 à 22, dimanche dernier.

Pour une rare fois, le quart arrière Aaron Rodgers, des Steelers, a eu recours aux longues passes pour atteindre son receveur D.K. Metcalf, pour des gains considérables de 148 verges.  Ce fut une bataille éprouvante et très physique, comme c'est toujours le cas dans les affrontements entre les Steelers et les Ravens.  On peut se demander si elle a laissé des traces qui pourraient affecter le niveau d'énergie des joueurs du coach Mike Tomlin, pour le duel de lundi soir prochain.



Mais le fait que cette confrontation importante se joue à domicile, va sûrement aider le club local.  En cas de victoire des Steelers, il serait surprenant d'entendre à nouveau les rumeurs, ou les chants des spectateurs, réclamant le congédiement de Mike Tomlin.  Avant l'importante victoire contre les Ravens, la grande majorité des observateurs ne donnaient pas cher de la peau des Steelers, et ils doutaient beaucoup de leurs chances de succès, pour le reste de la saison.  Ils étaient voués d'avance aux gémonies.

C'était sans compter le grand savoir faire de Tomlin, et l'esprit compétitif du vétéran quart arrière Aaron Rodgers. Il est habitué de jouer par un froid glacial.  Il l'a fait si souvent au cours de sa longue carrière dans "l'igloo" de Green Bay.  C'est l'inverse pour le quart arrière des Dolphins, Tua Tagovailoa, un natif d'Ewa Beach, une chaude localité d'Hawaï.  Le vétéran pivot de 27 ans ne connaît pas une grosse saison, avec ses 18 passes de touché et ses 14 interceptions, et il n'a jamais eu de succès par temps froid.



Chez les experts prévisionnistes on croit qu'Aaron Rodgers (no 8, ci-dessus) a l'avantage dans ce genre de match, et qu'il en fera juste assez pour faire gagner son équipe, par la marge de trois points.  C'est une prédiction logique, qui tombe sous le sens.  Les Steelers devront toutefois se passer des services de leur secondeur étoile T.J. Watt, qui vient d'être opéré pour un problème au poumon.  

Les Dolphins déplorent aussi l'absence de plusieurs joueurs blessés, dans leur brigade défensive (dont quatre membres de leur tertiaire, en plus du secondeur Caleb Johnson).  Le joueur de centre Andrew Meyer va également manquer à l'appel, lundi soir.  Ces malchances surviennent à un bien mauvais moment...

Dolphins   13,      Steelers   17.        

vendredi 5 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : PITTSBURGH À BALTIMORE ⇨ MOMENTS DE VÉRITÉ DANS LA COURSE AU CHAMPIONNAT DE LA DIVISION NORD DE L'AFC.



En décembre, alors que la fin de la saison régulière de la NFL approche, certains matchs deviennent cruciaux et détermineront quelles équipes participeront au tournoi pour accéder au Super Bowl.  Une de ces rencontres primordiales opposera les Steelers de Pittsburgh aux Ravens de Baltimore, dimanche prochain.

Ces rivaux de la division Nord de la Conférence Américaine sont à égalité en tête de cette section, avec des fiches identiques de six victoires et autant de défaites.  Ils s'affronteront deux fois en décembre, et le résultat de ces confrontations pourrait bien déterminer quel club remportera le championnat de sa division.

Avant le début de la campagne 2025-26, on ne s'attendait pas à une lutte si serrée entre ces deux formations.  Les Ravens étaient largement favoris pour distancer leurs concurrents dans le Nord de l'AFC.  Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévues.  Baltimore a connu un début de saison catastrophique, en perdant cinq de ses six premiers matchs.  La défensive de l'équipe a été anormalement malmenée, en accordant des points à la tonne !



Ce fut l’inverse pour les Steelers, qui ont gagné quatre de leurs cinq premières parties, même si leur défense a parfois eu du mal, elle aussi.

Les situations des deux adversaires se sont rééquilibrées ensuite.  Pittsburgh a perdu cinq de ses sept rencontres suivantes, et Baltimore a gagné cinq des six dernières.

Dans quel état ces deux belligérants se présentent-ils à la veille de ce duel dominical qui pourrait être décisif, et qui promet d'être physiquement éprouvant ?  Disons que les guerriers des deux clubs ont déjà beaucoup de joueurs blessés, et que le match rude de dimanche risque d'en faire d'autres.  Les Ravens ont un avantage de ce côté-là, car ils ont eu quelques jours de plus que les Steelers pour récupérer, ayant joué jeudi dernier, le jour de l’Action de grâce.



Outre leur longue liste de blessés, ces deux rivaux ont un autre point en commun : de durs revers subis lors de la semaine 13, il y a quelques jours.  Les Steelers ont été humiliés à domicile par les Bills de Buffalo, par la marque de 26 à 7.  Et les Ravens les ont imités, dans une défaite gênante de 32 à 14, chez eux, face à Joe Burrow, et aux Bengals de Cincinnati.

La défensive contre le jeu au sol des Steelers a été défoncée pour 249 verges par les coureurs des Bills, dont James Cook, qui a amassé 144 verges à lui seul.  Pilonnés de cette façon, cela a sûrement laissé des traces dans le front défensif des hommes de l'entraîneur Mike Tomlin (photo ci-dessous).

Ce dernier a entendu un chant pas très flatteur de la part des partisans furieux des Steelers : «Fire Tomlin».  Et c'est un fait que sa longue expérience de 19 saisons, comme coach de l'équipe, tire peut-être à sa fin, si la situation du club continue de se détériorer de la sorte.



Ce qui inquiète surtout à Pittsburgh, c'est que l'offensive semble perdue sur le terrain.  L'attaque au sol ne va nulle part, avec des gains sous la barre des quatre verges par course, et l'attaque aérienne ne produit que 187,8 verges en moyenne par match, ce qui est insuffisant pour gagner régulièrement dans une NFL qui privilégie l'offensive pas la voie des airs.

Le quart arrière Aaron Rodgers joue avec une fracture au poignet gauche qui semble lui nuire sur les remises du ballon.  Il a eu 42 ans mardi, et il a beaucoup ralenti cette saison.  Il ne semble plus avoir grand chose dans le réservoir, et ça sent vraiment la retraite dans son cas.  

Les Steelers sont allés le chercher tardivement, le printemps dernier, après que les Jets de New York l'eurent rejeté.  Ils étaient mal pris, car ils n'avaient pas de quart no 1 dans leur organisation.  Ils croyaient peut-être que Rodgers serait la solution à leur problème, mais avec lui, les Steelers sont demeurés un club qui joue pour .500, comme c'est le cas depuis plusieurs années.


À sa décharge, il n’a pas un bon groupe de receveurs à qui lancer le ballon, et ces derniers ne semblent pas être sur la même longueur d’onde que lui.  On dirait qu'ils ne courent pas de bons tracés.  Même son receveur le plus talentueux, D.K. Metcalf, ne saisit pas ce qui ne va pas dans sa relation avec Rodgers, sur le terrain.

Le futur membre du Temple de la Renommée n'a pas lancé deux passes de touché dans un même même match depuis la semaine 8, et il a quitté la joute perdue de dimanche passé, le nez en sang. Une image désolante de fin de carrière...  Au cours des trois plus récentes semaines, son pourcentage de passes complétées a chuté à 52,2 %, ce qui fait que les séries offensives des Steelers se terminent rapidement, et abruptement, par des jeux avortés.

Il y a fort à parier que si le "pass rush" des Ravens frappe Rodgers tôt dans la rencontre de dimanche, le vétéran pivot des Steelers cherchera ensuite à sauver sa peau, en jouant de prudence, pour éviter les sacs.  Ce qui, évidemment, réduira son efficacité.



On risque alors d'assister au festival du jeu au sol, avec les porteurs de ballon Jaylen Warren (photo ci-dessus) et Kenneth Gainwell.  C'est peut-être la meilleure option pour l'attaque des Steelers, car leur ligne offensive est dans le top-10 de la NFL pour bloquer efficacement, sur ce type de jeu.

De l'autre côté du terrain, les Ravens ont également des problèmes à l'attaque, avec un quart arrière, Lamar Jackson, qui semble encore traîner ses blessures à un orteil, aux ischio-jambiers, et à un genou.  Il ne joue définitivement pas à 100 % de ses capacités, notamment en ce qui concerne son potentiel pour porter le ballon, et sa mécanique sur les jeux de passe.  

Dans ses trois dernières sorties, il n'a porté le ballon que pour un total de 84 verges, ce qui est bien inférieur à sa production habituelle.  Depuis le 9 novembre, il a commis trois interceptions et quatre échappés, et il a subi dix sacs.  Encore là, il s'agit de performances anormales pour lui, un ancien MVP.



Durant cette période, Jackson (ci-dessus) n'a marqué aucun touché au sol, et il n'a lancé aucune passe de touché.  Et durant le dernier mois, son pourcentage de passes complétées est demeuré sous les 60 %, un fait sans précédent dans sa carrière de huit saisons dans la NFL.  Il semble incapable de prendre un bon rythme durant les matchs, ce qui donne du jeu désordonné, et une offensive "imprécise", aux dires mêmes de l'entraîneur des Ravens, John Harbaugh.

Puisque ça ne tourne pas rond pour lui, les Ravens s'en remettront surtout au demi offensif Derrick Henry, pour porter l'attaque de l'équipe.  Celui-ci tentera d'imiter James Cook, des Bills, qui, la semaine dernière, a terrassé le front-7 des Steelers.

La défensive des Corbeaux s'est amélioré au fil du temps, cette année.  Elle aussi aura un rôle important à jouer pour faire gagner le club, dimanche.  Elle doit remporter la guerre des tranchées, et provoquer des revirements afin de raccourcir le terrain pour Lamar Jackson et son attaque.



Mais les revirements et les changements de possession, c'est plutôt la force de la défense des Steelers, qui en a provoqués 22, cette saison.  Elle est en 2e place, à ce chapitre, dans le circuit Goodell.  Pour leur part, les Ravens se sont rendus coupables de quatre échappés perdus, et d'une interception, la semaine passée, dans leur déconfiture de 32 à 14 contre les Bengals.  Une telle catastrophe ne doit pas se reproduire contre Pittsburgh, cette semaine.

De l'avis des experts, qui favorisent Baltimore par 5½ points pour gagner dimanche, les Ravens, comparativement aux Steelers, forment une équipe plus complète, avec de meilleurs substituts, pour remplacer leurs blessés.  Ils ont eu plus de temps, et de jours de congé, pour mieux se préparer à la grosse bataille qui les attend.  Ils ne peuvent pas se permettre de perdre à domicile, contre un club qui semble en implosion.



Vu les problèmes qui touchent les quarts-arrières de ces deux rivaux de division, et donc leurs offensives désorganisées et peu efficaces, je prévois un match serré et à faible score, avec un léger avantage pour l’équipe locale.  

Rien n'est cependant perdu d'avance pour les Steelers, qui ont un calendrier un peu moins difficile que celui des Ravens, d'ici la fin de la saison 2025-26.  Ils n'affronteront qu'un seul club qui une fiche positive (Lions, 8-5), tandis que Baltimore devra faire face aux Patriots (11-2), aux Packers (8-3-1), et de nouveau aux Bengals, qui les ont battu, la semaine dernière.

Steelers    16,      Ravens   17.  

jeudi 20 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : PITTSBURGH À CHICAGO ⇨ RÉINVENTÉS PAR LEUR NOUVEAU COACH BEN JOHNSON, LES BEARS SONT EXCITANTS À VOIR JOUER !



Les fans de football américain cherchent avant tout à se divertir et à vivre des émotions fortes en regardant les matchs de la NFL.  Et cette saison, c'est excitant, plus que l'an dernier, de voir à l'oeuvre les joueurs des Bears de Chicago (7-3).  Ces derniers se préparent à rencontrer les Steelers de Pittsburgh (6-4) dimanche prochain, dans le froid du Soldier Field.

Ces deux équipes se battront pour conserver le premier rang de leurs divisions respectives.  Les surprenants protégés de l'entraîneur Ben Johnson ont un demi match de priorité sur les Packers de Green Bay, et une partie d'avance sur les Lions de Détroit, dans la section Nord de la Conférence Nationale.  Personne n'avait prévu un tel accomplissement avant le début de la présente campagne.

Les Steelers sont en tête de la division Nord de la Conférence Américaine, mais ces dernières semaines, les Ravens de Baltimore se sont rapprochés à seulement un match de leur première place.



Les deux adversaires de dimanche, dans la ville des vents, ont dû batailler ferme pour remporter leurs matchs cette saison.  Les Bears sont 6-1 dans les rencontres décidées par une possession, tandis que les Steelers sont 4-1 dans les mêmes circonstances.  Chicago a d'ailleurs gagné 19 à 17 sur un placement de dernière seconde de Cairo Santos, dimanche passé, contre les Vikings du Minnesota. 

Les hommes de Ben Johnson ont gagné sept de leurs huit dernières parties, et cinq fois, cette année, ils sont revenus de l'arrière dans les deux dernières minutes de jeu de leurs matchs, pour remporter la victoire.  C'est pourquoi ils ont été si intéressants à suivre !  Ils semblent toujours trouver une nouvelle façon de gagner à chaque semaine, même si ce n'est pas toujours joli.  Les Bears jouent avec intensité durant 60 minutes, à chaque joute, et ils ne s'avouent pas souvent vaincus : un signe d'une équipe complète, équilibrée, et bien dirigée...

Coach Johnson leur a donnés une nouvelle identité : une identité faite d'intensité physique, d'agressivité, et d'une confiance frôlant la témérité, l'arrogance ou la défiance...  C'est beau à voir !  C'est du football pure et viril qui pourrait leur rapporter un championnat de section cette saison, contre des clubs qui leur semblent pourtant supérieurs.  Nul doute que Ben Johnson fait un travail colossal, et qu'il doit être hautement considéré pour le titre de coach de l'année dans la NFL.  Cependant, petit bémol, les Bears n'ont pas encore battu un club avec une fiche positive, au cours de la présente campagne...



La défensive des Ours a mieux joué récemment, après avoir été renforcée, à la date limite des transactions, au début du mois.  Elle avait bien besoin d'aide, surtout en défense contre le jeu au sol.  Sa force, c'est de provoquer des revirements en étant agressive.  Elle est présentement au sommet de la NFL, avec 22 revirements : 15 interceptions et 7 échappés recouvrés.

Mais c'est surtout en attaque, avec leur jeune quart arrière Caleb Williams, que les Bears ont retenu l'attention des amateurs de football, jusqu'ici.  Williams bénéficie énormément de l'expertise de coach Johnson.  Il ne cesse pas de s'améliorer en jouant avec plus de confiance et d'autorité, de semaine en semaine.  Il se sert de mieux en mieux de sa forte stature physique pour exceller durant les matchs.

Il a développé son habileté à rouler à l'extérieur de sa pochette protectrice pour faire des jeux, et échapper à la pression du "pass rush" des défenses adverses.  Grâce à sa force, il peut se libérer des plaqués des joueurs ennemis qui s'accrochent à lui pour essayer de réussir des sacs.  Assez impressionnant !  Il a aussi appris à ne pas prendre de risques inutiles, et à éviter les revirements, ce qui l'a amené à jouer du football propre, qui fait une grande différence pour lui et son équipe.



Ce qui l'aide énormément, c'est qu'il peut travailler plus aisément dans une structure offensive bien définie, celle que Ben Johnson a établie clairement, grâce à son savoir faire exceptionnel.   Le système offensif de Johnson permet de varier le tempo, et de répandre la confusion dans les rangs ennemis, grâce à des mouvements savants à la ligne de mêlée.

Williams doit également sa progression à son excellente ligne à l'attaque, qui lui permet d'opérer sans trop d'entraves, en situations de passes.  Dimanche, c'est un avantage considérable qui pourra lui permettre d'exploiter la faiblesse de la tertiaire des Steelers, la pire de toute la ligue Nationale.  Elle accorde une monstrueuse moyenne de 261,7 verges par partie.  Williams pourra la déjouer avec ses habituelles passes vives en zones intermédiaires.   

La ligne offensive des Bears est également une des meilleures unités de la Ligue Nationale pour bloquer, sur les jeux au sol.  C'est d'ailleurs un aspect du jeu qui fait partie de la nouvelle identité de l'équipe.  L'attaque au sol de Chicago produit une fantastique moyenne de 146,6 verges par match.  C'est bon pour la deuxième place dans le circuit Goodell.



Le travail constant des porteurs de ballon D'Andre Swift (ci-dessus) et Kyle Monangai, sans oublier les courses opportunes de Caleb Williams, ont aidé la production offensive des Bears à se hisser au 8e échelon de la Ligue pour les points marqués, avec une moyenne de 25,8 par rencontre.  Les demis offensifs des Bears donnent du mal aux défenseurs opposés en effectuant de brusques changements de direction.

Mais les gars de la ligne à l'attaque, et les demis offensifs des Bears, n'auront pas la tâche facile contre le front défensif des Steelers, dimanche après-midi.  Le club de l'entraîneur Mike Tomlin possède un des meilleurs "pass rush" de la NFL, avec en tête, Nick Herbig, T.J. Watt et Alex Highsmith.  Ils sont également efficaces pour stopper le jeu au sol.  On ne se trompe pas en prédisant une furieuse guerre des tranchées entre ces deux clubs.  Une dure bataille dont le résultat est susceptible d'influencer fortement l'issue de la partie.

Un autre facteur déterminant sera la probable absence du quart arrière Aaron Rodgers, blessé au poignet gauche, la semaine dernière, dans la victoire de 34 à 12 de son équipe, contre les Bengals de Cincinnati.  Son remplaçant, Mason Rudolph (photo ci-dessous), est expérimenté, et il peut faire du bon travail, en évitant les erreurs coûteuses.  Mais il ne possède pas le potentiel de Rodgers pour les jeux explosifs, et dépend de sa ligne offensive pour bien le protéger.



On doit s'attendre à des stratégies conservatrices de sa part, avec de courtes passes rapides à ses ailiers rapprochés et à ses demis offensifs, afin de gagner la bataille du temps de possession et du positionnement sur le terrain.  L'attaque des Steelers doit sa productivité, en termes de points marqués (12e meilleure de la NFL avec 24,6 points par joute), à l'opportunisme d'Aaron Rodgers.  Parce qu'au point de vue des verges totales gagnées par match, elle paraît plutôt mal en se situant en 28e place dans la Ligue, avec 286,9 verges de gains par rencontre.

Sans Rodgers dans le onze de départ, et avec la défense des Bears focalisée sur D.K. Metcalf (photo ci-dessous), seul vrai danger sur les longs jeux côté Steelers, la pression monte sur les épaules des défenseurs, pour contenir les poussées offensives des Bears, et donner à leur équipe une vraie chance de l’emporter, dimanche.  Bien qu'elle se soit mieux comportée récemment, cette brigade a été pour le moins irrégulière dans ses performances, cette année.  



Pour se reposer entre les séries de jeux, la défensive des Steelers ne peut pas vraiment miser sur le jeu au sol pour soutenir l’attaque sur de longues séquences, tant celui-ci s’est montré inefficace cette saison (29e de la Ligue avec seulement 88,2 verges par match), en partie à cause d’une ligne offensive instable et peu fiable. 

Les Steelers ont de quoi s’inquiéter à l’idée d’affronter coup sur coup les Bears, les Bills et les Ravens dans les semaines à venir.  Pour dimanche, Chicago est favori par 2½ points pour l'emporter à domicile, dans un stade reconnu pour être extrêmement hostile pour les clubs visiteurs, surtout à cette période de l'année.  Avec la propension des membres de la défensive des Bears à cogner durement pour provoquer des revirements, les attaquants des Steelers sont mieux de tenir le ballon à deux mains en le transportant...

Steelers   20,      Bears   23.
        

vendredi 14 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : CINCINNATI À PITTSBURGH ⇨ LA DÉFENSIVE DES STEELERS TROUVERA-T-ELLE UNE SOLUTION AU PROBLÈME QUE REPRÉSENTE JOE FLACCO ?



Tout au long de sa longue carrière, le quart arrière Joe Flacco a semblé avoir la recette pour battre les Steelers de Pittsburgh.  Il les a vaincus douze fois, soit le plus grand nombre de victoires par un QB contre cette équipe, à égalité avec Tom Brady.  Il va tenter de poursuivre dans cette veine, dimanche, quand son club, les Bengals de Cincinnati (3-6), visitera les Steelers (5-4), dans la ville de l'acier.

Flacco a taillé en pièces la défense du coach Mike Tomlin, lors de la semaine 7, alors que quelques jours après avoir été échangé aux Bengals par les Browns de Cleveland, il a complété 31 passes pour 342 verges et trois touchés, dans une victoire impressionnante de 33 à 31, à Cincinnati.  Le receveur Ja'Marr Chase avait saisi 16 de ces passes pour des gains énormes de 161 verges, et un touché.

Ce fut la seule victoire des Bengals au cours de leurs sept derniers matchs.  Ils n'ont pas pu perdre la semaine passée, puisqu'ils étaient en congé (bye).  Ils devraient donc être reposés pour affronter les Steelers, dans une rencontre cruciale pour les deux équipes.


Pas de doute, les Bengals ont une attaque explosive qui tourne à plein régime depuis que Flacco en a pris les commandes.  Mais, en dépit de son brio, la défensive de Cincinnati joue tellement mal qu'elle ruine toutes ses belles performances.  

Les dirigeants des Bengals étaient au courant des problèmes de cette unité, probablement la pire de l'histoire de la NFL.  Elle est au dernier rang de la Ligue pour les points et les verges accordés (33,3 points, et 426,6 verges, en moyenne, par match).  Mais les patrons des Tigres n'ont rien fait pour l'améliorer, que ce soit par le repêchage du printemps dernier, ou par des échanges, avant la date limite des transactions, le 4 novembre.

Les Bengals ont trouvé le moyen de perdre six parties même en marquant 30 points et plus dans chacune de ces revers.  Le quart arrière Joe Burrow (photo ci-dessous) devrait revenir au jeu dans les prochaines semaines, mais même lui ne pourra pas compenser pour les désastreuses performances de la défense.  Le meilleur défenseur de l'équipe, l'ailier Trey Hendrickson, est encore un cas douteux pour la rencontre à Pittsburgh.  Il est blessé à une hanche.



Les Bengals sont dans une situation précaire, après avoir perdu tant de matchs récemment.  Mais une victoire contre les Steelers leur permettrait de reprendre espoir, car ils ne seraient qu'à un match et demie de la première place de leur division (Nord de l'AFC).

Pour leur part, en cas d'échec, les Steelers seraient encore en tête de cette section, mais ils pourraient avoir été rejoints par les Ravens de Baltimore, qui devraient normalement disposer des Browns de Cleveland, dimanche prochain.

Pittsburgh a perdu trois de ses quatre dernières rencontres, dont la dernière au compte de 25 à 10 à Inglewood, contre les Chargers de Los Angeles, la semaine passée.  Le quart arrière Aaron Rodgers a été critiqué par l’entraîneur Mike Tomlin pour sa mauvaise performance lors du match.



Le vétéran pivot ne s'est pas défilé après ce revers décevant, au cours duquel il a paru lent, vieux, et indécis, en subissant deux interceptions, et un sac dans sa zone des buts (touché de sûreté).  Il a admis qu'il avait raté des passes qu'il réussit habituellement.  Mais il a quand même souligné que ses receveurs avaient été bien couverts par les défenseurs des Bolts.

Rodgers devra assurément se reprendre contre les Bengals, ce qu'il a promis de faire, d'ailleurs.  Il est vrai qu'il est toutefois limité par le manque de bons receveurs dans sa formation.  Seul DK Metcalf offre de bonnes possibilités pour les longues passes, mais les défenses ennemies se concentrent sur lui, afin de limiter les dégâts qu'il peut causer.  

La plupart du temps, Rodgers doit se contenter de courtes passes à ses ailiers rapprochés, ou à ses demis offensifs.  Un moyen peu efficace contre la médiocre défense des Bengals, la pire de la NFL pour accorder des jeux explosifs (20 verges et plus).



La défensive des Steelers n'est pas aussi mauvaise que celle des Bengals, mais elle déçoit énormément depuis le début de la saison.  Elle se classe au dernier rang de la NFL contre les jeux de passes.  Elle accorde une monstrueuse moyenne de 269,4 verges par match.  C'est pourquoi Joe Flacco a eu tant de succès contre elle, le 16 octobre dernier.

Pour contrer Flacco, le front défensif des Steelers devra le presser davantage.  Il a les joueurs nécessaires pour y arriver, avec les chasseurs de quart TJ Watt (6 sacs), Alex Highsmith (5½), Nick Herbig (5½) et Keeanu Benton (4½).  Cela aiderait grandement leur tertiaire, qui est décimée par les blessures, et qui pourrait devoir se passer de Darius Slay, victime d'une commotion cérébrale, dans le dernier match contre les Chargers.



Il faudrait aussi que cette défensive produise des revirements, une des rares bonnes choses qu'elle a réussie cette année.  Elle a huit interceptions et autant d'échappés recouvrés à son crédit, jusqu'ici.

Étant donné leur situation périlleuse, et l'urgence de gagner pour redresser leur bateau, les Steelers sont favoris par 4½ points pour l'emporter dimanche, contre leurs rivaux de division.  Mais pour y parvenir, leur défensive devra solutionner l'énigme que représente Joe Flacco pour leur défense contre la passe.

Bengals   27,     Steelers   30.          

samedi 8 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : PITTSBURGH À L.A. CHARGERS ⇨ JUSTIN HERBERT SOUS LE FEU DES CHASSEURS DE QUARTS DES STEELERS.



Ce n'est pas compliqué, si la défensive des Steelers de Pittsburgh (5-3) répète sa performance de la semaine dernière contre Daniel Jones et les Colts d'Indianapolis, elle fera mal paraître le quart arrière Justin Herbert et l'offensive des Chargers de Los Angeles (6-3), dimanche soir, à Inglewood, Californie.

C'est un scénario possible en raison des problèmes de la ligne offensive des Bolts, qui vient de perdre deux autres titulaires aux postes de bloqueurs : Joe Alt (blessé à une cheville), et Bobby Hart (cheville + genou).  Les Chargers étaient déjà privés du bloqueur étoile Rashawn Slater (genou) depuis cet été.

En état d'urgence, les dirigeants de l'équipe ont transigé avec les Saints de la Nouvelle Orléans, pour acquérir les services de Trevor Penning, qui peut jouer comme bloqueur ou comme garde.  En retour de Penning, les Bolts ont cédé un choix de 6e ronde au repêchage de 2027.



Avec une ligne à l'attaque rapiécée et remodelée, le quart Justin Herbert aura-t-il la protection nécessaire pour avoir le temps d'exploiter la faiblesse de la défense anti aérienne des Steelers, la pire de la NFL (278,2 verges accordées en moyenne par match) ?

Pour aider leur tertiaire vulnérable, les gars du front défensif des Steelers sont forts pour exercer de la pression sur les quarts arrières opposés.  Ils ont 27 sacs à leur crédit cette année.  Ils provoquent aussi beaucoup de revirements (8 interceptions + 8 échappés recouvrés).  C'est vraiment la clé de la victoire pour leur équipe.

Car avec Aaron Rodgers (ci-dessous) aux commandes de l'attaque, les Steelers peuvent marquer assez de points pour gagner, si la défensive se surpasse.



Mais Justin Herbert n'est pas Daniel Jones, et il peut mieux tirer son épingle du jeu en surmontant l'adversité de la pression des défenseurs ennemis.  Il peut produire en attaque même s'il a tendance à subir beaucoup de sacs (28 jusqu'à maintenant cette saison).  

Il vient au deuxième rang chez les quarts de la NFL pour les verges par la passe avec 2 390, et pour les passes de touché avec 18.  Il a ajouté 305 verges et un touché par la course.  Il a cependant lancé huit interceptions.  Comparativement à Rodgers, il a bien plus d'options valables chez ses receveurs.  Il peut faire une meilleure distribution du ballon que son homologue des Steelers.



La défensive de Pittsburgh a provoqué six revirements contre les Colts, dimanche passé.  Il serait étonnant qu'elle répète ces exploits contre les Chargers.  C'est pourquoi ces derniers ont la faveur des preneurs aux livres pour l'emporter par 2½ points, cette semaine.

Certes, comme c'est toujours le cas au SoFi Stadium, les partisans du club visiteur vont être plus nombreux que ceux de l'équipe locale, mais ils n'empêcheront pas Justin Herbert de combler la faiblesse de sa ligne offensive afin de procurer une précieuse victoire à ses coéquipiers.  Mais ce gain sera arraché de peine et de misère, par la plus mince des marges.

Steelers     23,       Chargers    24.