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samedi 12 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO 1 ⇨ GREEN BAY @ MINNESOTA ⇨ LES PACKERS ET MATT LAFLEUR À COURT DE MUNITIONS CONTRE LA DÉFENSIVE DE BRIAN FLORES DES VIKINGS...



Dans le Nord de la Conférence Nationale, toutes les équipes peuvent prétendre au titre de division cette saison.  C'est pourquoi, chaque affrontement à l'intérieur de la section, entre ces clubs, revêtira une importance capitale, pour départager les rivaux qui prendront l'ascendant, afin de devenir les rois du Nord.

Et la bataille royale débutera dès ce dimanche quand les Packers de Green Bay visiteront les Vikings du Minnesota au U.S. Bank Stadium à Minneapolis.  Les deux adversaires arrivent à cette rencontre par deux chemins différents.  Le "Pack" a fini la dernière saison en subissant cinq défaites consécutives, alors que les Viks ont, au contraire, conclu leur campagne 2025-26 avec cinq victoires d'affilée.  Mais c'est déjà loin tout ça, et les deux formations sont passées par plusieurs changements depuis ce temps.

Disons que les Packers de l'entraîneur Matt Lafleur auraient préféré affronter leurs vieux rivaux dans des circonstances plus favorables.  Ils ont appris qu'ils devront se passer de leur principal demi offensif Josh Jacobs, après qu'il a plaidé coupable à des accusations de méfait et de violence domestique.  Les autorités de la NFL l’ont écarté du match de dimanche, en attendant de décider d’une suspension qui pourrait durer jusqu’à six rencontres.



Matt Lafleur devra donc s'en remettre à deux porteurs de ballon inexpérimentés ou marginaux : MarShawn Lloyd (photo ci-dessus), Chris Brooks ou Kaleb Johnson.  Et rien pour leur faciliter la tâche de remplacer Jacobs, ils devront le faire derrière une ligne offensive rapiécée comportant trois nouveaux partants : Jordan Morgan, bloqueur à gauche; Sean Rhyan au centre; et Jacob Monk, garde à droite.  

De plus, Morgan et le garde à gauche Aaron Banks, de même que le bloqueur à droite Zach Bako-Bewele, reviennent de blessures, ou joueront avec des blessures au genou.  Contre la défensive des Vikings qui utilise le blitz à profusion, disons que pour la ligne offensive affaiblie des Packers, ce n'est pas l'idéal.

Si, avec ses demis offensifs douteux, l'attaque au sol de Green Bay ne peut se mettre en branle, l'attaque des Packers deviendra unidimensionnelle, et prévisible, par la défense anti-aérienne, et le "pass rush" des Vikings.  Un désavantage marqué pour Green Bay, et l'inverse pour son opposant.



De l'autre côté du ballon, le quart arrière Kyler Murray (photo ci-dessus) fera ses débuts à ce poste pour Minnesota.  Coup de chance pour lui, il n'aura pas à affronter le l'ailier défensif étoile Micah Parsons, qui tente encore de se remettre de sa grave blessure au genou, subie la saison dernière, contre les Broncos, à Denver, le 14 décembre 2025.

Stratégies et plan de match des Packers...

1 ⇨ Contrer le blitz des Vikings avec de courtes passes rapides vers les périmètres.  Avec une ligne offensive diminuée et incohérente, Matt Lafleur va commander des passes rapides sur les périmètres, pour contrer le blitz des Vikings.  Il va se servir de ses ailiers éloignés comme écran, pour que ces courtes passes servent, en quelque sorte, à remplacer les jeux au sol, en l'absence de Josh Jacobs.

2 ⇨ Utiliser la formation à deux ailiers rapprochés avec Tucker Kraft.  Sans Josh Jacobs au champ arrière, il faut s'attendre à ce que le quart arrière Jordan Love ait souvent recours à Tucker Kraft comme soupape de sécurité, spécialement sur les 3e essais.

3 ⇨ En défensive, faire pression par l'extérieur en l'absence de Micah Parsons.  Le secondeur de ligne Edgerrin Cooper (photo ci-dessus) et le front défensif des Packers doivent tenir bon sur les ailes extérieures, contre le blocage de zone élargi des attaquants des Vikings, tout en générant un "pass rush" discipliné, pour perturber la pochette, sans laisser Kyle Murray s'en échapper.



Stratégies et plan de match des Vikings...

1 ⇨ Exploiter la mobilité de Kyler Murray.  Le nouveau quart arrière des Vikings est une arme à deux tranchants : il peut être autant dangereux pour l'adversaire en courant avec le ballon, qu'en le lançant.  Le coach Kevin O'Connell a sûrement des jeux de course planifiée pour Murray, sur des roulements vers les périmètres, afin de profiter de la faiblesse de la défensive des Packers sur les ailes.  Murray possède aussi le don de déstructurer les défenses opposées par des courses improvisées.

2 ⇨ Figer et étourdir les gars de la ligne offensive des Packers.  Le coordonnateur défensif des Viks, Brian Flores est un maître dans l'art de répandre la confusion dans le front offensif de ses adversaires.  Pressions dissimulées ou feintes, positionnements suspects à la ligne de mêlée, blitz fréquent et hâtif à l'intérieur de la ligne pour tester les problèmes de communication et la chimie de la ligne offensive improvisée des Packers; tout y passera pour désorganiser l'attaque vulnérable des opposants, et leur faire commettre des erreurs.

3 ⇨ Alimenter Justin Jefferson tôt dans la rencontre.  Considéré comme le meilleur receveur de sa génération, Justin Jefferson a souffert du manque de bons quarts arrières de son club, la saison passée.  Les Vikings et Kyler Murray doivent corriger cette situation de négligence, cette année.  D'abord, créer du mouvement le long de la ligne d'engagement avant la remise du ballon en jeu permettra de connaître la couverture contre la passe de l'ennemi.  Murray tentera ensuite d'isoler Jefferson contre un membre vulnérable de la tertiaire des Packers, en profitant du manque de "pass rush" du front défensif adverse, en l'absence de Micah Parsons.



La nouvelle ligne offensive des Packers n'a pas eu assez de temps pour apprendre à bien jouer ensemble.  Ça va paraître quand viendra le temps de bloquer pour des porteurs de ballon remplaçants et peu expérimentés.  Protéger adéquatement le quart Jordan Love (photo ci-dessus) en situations de passes forcées, ne sera pas une sinécure non plus, pour ce front offensif manquant de cohésion et de confiance.

En défense, ça risque de virer à la panique du côté de Green Bay quand le quart arrière Kyler Murray commencera à courir, et à enchaîner les feintes, face à des défenseurs complètement perdus.  La menace de Murray comme coureur amènera peut-être les Packers à désigner un espion pour le couvrir en tout temps.  Mais si les Packers envoient plusieurs joueurs pour le contrer, est-ce que ça n'ouvrira pas des lignes de passes pour lui et ses receveurs ?

Si les membres de la ligne offensive recomposée des Packers risquent de manquer de cohésion et d'efficacité, ça pourrait être pareil en défensive avec plein de nouveaux joueurs qui se sont ajoutés durant l'intersaison.  Zaire Franklin (ex Colts) et Javon Hargrave (ex vikings) doivent rebondir après des saisons qui ont laissé à désirer l'an passé.  Et il reste à voir comment la recrue Brandon Cisse (2e tour, South Carolina ⇨ photo ci-dessous) va se comporter au champ extérieur.  



Si des partants se blessent ou manquent de souffle, comme c'est souvent le cas en match inaugural, il n'y a guère de remplaçants valables chez les Packers, car il y a beaucoup de joueurs défensifs blessés chez les substituts. 

Probablement privé d'une attaque terrestre efficace, Jordan Love devra tenter souvent des passes.  Il dispose d'un quatuor de receveurs talentueux avec Tucker Kraft, et les ailiers espacés Christian Watson, Jayden Reed et Matthew Golden.  Love devra échapper au blitz des Vikings pour espérer rejoindre ces cibles. 
   
Fait inusité, les deux équipes auront des botteurs recrues : Trey Smack (photo ci-contre) pour les placements du côté du "Pack", et Brett Thorson pour les dégagements chez les Vikings.  À leurs débuts professionnels dans un stade bruyant, des erreurs ou des faux pas sont possibles, avec la nervosité accompagnant en plus un match d'ouverture.  Dans une rencontre au pointage serré, un botté raté peut faire la différence entre la victoire et la défaite.  Skyy Moore fera également ses débuts comme retourneur de bottés pour Green Bay.  Un botté échappé peut être lourd de conséquences pour son club.

Avec tous les absents et les remplaçants inexpérimentés ou jouant malgré des blessures, chez les Packers, ainsi que l'avantage du terrain et de la foule du côté des Vikings, ces derniers sont donnés gagnants par 1½ point par les bookmakers.  Un choix logique...


Pour en apprendre davantage sur les deux formations, je vous réfère à mes articles précédents...


dimanche 30 août 2026

SAISON 2026 DES PACKERS DE GREEN BAY : L'ENTRAÎNEUR MATT LaFLEUR DOIT ÊTRE PLUS IMAGINATIF EN ATTAQUE, ET LA DÉFENSE DOIT TENIR LE COUP EN ATTENDANT LE RETOUR DE MICAH PARSONS...



L’an dernier, à la même période, l’arrivée de Micah Parsons chez les Packers de Green Bay avait enflammé l’enthousiasme des partisans.  Avec ce joueur défensif, peut-être le meilleur de la Ligue Nationale de Football, le club du Wisconsin semblait enfin avoir trouvé la pièce manquante pour atteindre le Super Bowl.

Jusqu’au 14 décembre 2025, tout se passait comme prévu pour atteindre l’objectif.  Le "Pack" affichait un bilan de 9-3-1, (les trois défaites par la marge de 3 points chacune), et Parsons tenait ses promesses avec, entre autres, 12½ sacs, bien parti pour battre son record personnel dans ce domaine, et étant devenu le premier joueur de l'histoire de la NFL à réussir au moins 12 sacs, dans chacune de ses cinq premières saisons en carrière.

Ce jour-là, à Denver, la formation du pilote Matt LaFleur menait 23 à 21 contre les Broncos, au 3e quart, quand la catastrophe est arrivée.  Micah Parsons s'est écroulé au sol, blessé gravement au genou gauche (ligaments croisés tordus).  Résultat : les Packers ont perdu Parsons, - probablement, au mieux, jusqu'en octobre prochain -, ils ont perdu le match à Denver, et n'en ont plus gagné un seul depuis (cinq défaites consécutives).


Ils étaient parvenus quand même à participer aux séries éliminatoires, mais ils se sont inclinés au premier tour, devant leurs grands rivaux, les Bears de Chicago, au compte de 31 à 27, alors qu'ils menaient 21 à 3 jusqu'à la 5e minute du 3e quart.

Encore une amère déception pour les fans "à tête de fromage", qui sont aussi collectivement propriétaires de la franchise de Green Bay.

Depuis que Matt LaFleur dirige l'équipe, c'est-à-dire depuis 2019, les Packers n'ont connu qu'une saison perdante (8-9 en 2022, la seule fois que LaFleur a raté les playoffs).  À ses trois premières années, il a conduit ses joueurs à trois titres de la division Nord de la Conférence Nationale, en remportant 13 victoires à chaque fois.  



Il possède une fiche enviable de 76-40-1 (65,4 %) mais de seulement 3-6 en matchs éliminatoires.  Il a atteint la finale d'Association à une seule occasion, en 2020, une défaite de 31-26 face au club de Tom Brady, les Buccaneers de Tampa Bay.

Dans une ligue aussi compétitive que la NFL, un tel bilan ne peut pas être jugé mauvais.  C'est difficile de gagner sur une si longue période.  Mais les fidèles supporteurs du "Pack" sont impatients et veulent un championnat, depuis le dernier triomphe de leurs favoris en 2011, à la belle époque de leur quart arrière étoile Aaron Rodgers.

On reproche à LaFleur un style conservateur et peu inventif, misant bien trop sur le jeu au sol.  D’autant plus qu’il peut compter sur un excellent passeur comme Jordan Love, qui a encore progressé la saison dernière en portant son coefficient d’efficacité à 101,2, le sixième meilleur parmi les quarts réguliers du circuit Goodell.  Il a aussi été l’un des plus performants pour les longues passes, et pour éviter les jeux risqués (revirements).



Cette équipe compte de bons receveurs, avec les ailiers espacés Christian Watson (photo ci-dessus), Jayden Reed, et Matthew Golden, ainsi que les ailiers rapprochés Tucker Kraft et Jonnu Smith.  Mais à part ce dernier, tous les autres ont été blessés l’an passé : Watson a manqué 7 matchs, Reed 10, Kraft 9, et Golden 3.  

Kraft connaissait une saison du tonnerre avant sa blessure.  Il était le meilleur receveur de son club.  Son absence a aussi fait mal à l'attaque, que celle de Parsons à la défense.  Avec eux, lors des playoffs, le sort de l'équipe aurait été différent.  Kraft devrait être encore la principale cible de Jordan Love cette année.

Watson pourrait vraiment s'affirmer comme un ailier éloigné dangereux sur les tracés moyens et longs, s'il demeure en santé.  En 2024, sa moyenne de 21,4 verges par attrapé suggérait qu'il pourrait atteindre le cap des 1 000 verges par saison.



Reed (photo ci-dessus) a été limité par les blessures lors de la plus récente campagne, mais il est solide et fiable quand il est en forme, comme il y a deux ans, quand il avait amassé un bon butin avec ses 857 verges de gains, et six touchés.

Golden a été un choix de première ronde en 2025.  Il est très talentueux même s'il a déçu à sa saison recrue.  Il a tout de même réussi sept jeux explosifs de 20 verges et plus, dans un rôle secondaire.    

Si les Packers devaient être aussi décimés par les blessures à leurs meilleurs receveurs, cette année, ils n'ont plus de remplaçants fiables, puisqu'ils ont échangé Dontayvion Wicks aux Eagles de Philadelphie, et que Romeo Doubs a profité de son statut d'agent libre pour se joindre aux Patriots de la Nouvelle Angleterre.  Doubs a été d’une grande aide pour l’attaque aérienne la saison dernière, surtout lorsque Jayden Reed et Christian Watson étaient blessés.



De toute façon, Matt LaFleur pourrait être forcé de centrer son attaque sur le jeu aérien puisque son demi offensif de prédilection, le porteur de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus), est accusé de violence domestique, et pourrait être suspendu par les autorités de la NFL.  

Encore là, au champ arrière, il n'y a plus d'alternatives valables, Emanuel Wilson ayant quitté l'équipe pour aller jouer avec les Seahawks de Seattle.  Il n'y a que des substituts qui ont peu ou pas d'expérience chez les professionnels : Marshawn Lloyd, Chris Brooks, et Pierre Strong Jr.

La perte de Jacobs serait significative car malgré le manque de soutien de sa ligne offensive, inefficace en blocage sur le jeu au sol, le robuste porteur de ballon de 28 ans, réussissait à gagner plusieurs verges après contact.  Il devait aussi faire face au fait que la stratégie de Matt LaFleur, consistant à appeler très souvent des jeux de course, était devenue prévisible pour les défenses adverses, qui attendaient ainsi Jacobs de pied ferme. 



Le point faible de l’attaque du "Pack" reste la ligne offensive, qui risque encore d’être l’une des moins performantes cette saison, car deux de ses titulaires de la campagne 2025 sont partis : le plaqueur à gauche Rasheed Walker (Caroline), et le centre/garde Elgton Jenkins (Cleveland).  De plus, trois joueurs devront s'ajuster et s'habituer à un nouveau rôle et à un nouveau poste.

Jordan Morgan (photo ci-dessus) devrait hériter du poste de plaqueur à gauche, après avoir dépanné un peu partout sur cette unité l’an dernier.  S’il assure correctement la protection sur les jeux de passe, il reste un bloqueur médiocre sur les jeux au sol.

Son voisin, le garde à gauche Aaron Banks, n’a pas obtenu de bonnes notes en 2025, dans aucune des deux phases du jeu. 
 


Sean Rhyan (photo ci-dessus) a terminé au dernier rang (40e) parmi les centres de la NFL, en protection du quart arrière (selon Pro Football Focus).  C'est pourquoi le seul joueur offensif choisi par Green Bay, lors du dernier repêchage, a été un centre, Jager Burton (5e ronde, Kentucky).  Il pourrait venir en relève à Rhyan s'il continue à éprouver des difficultés.

Sur le flanc droit de l’attaque, le garde Jacob Monk est un visage peu connu, n’ayant pris part qu’à 57 matchs en tant que remplaçant au poste de centre, lors de la dernière saison.

De ce côté, le plaqueur sera Zach Bako-Bewele, le seul de cette unité à avoir vraiment bien performé l’an passé.  Il a beaucoup manqué à l'équipe quand il a raté cinq parties à cause d'une blessure. 



Si le travail des gars de cette ligne offensive est important pour Josh Jacobs et les autres porteurs de ballon, il l'est aussi pour le quart Jordan Love (photo ci-dessus) qui est beaucoup moins efficace lorsqu'il subit la pression des défenses opposées.  

Quand il a pu lancer le ballon à partir de la pochette protectrice l'an dernier, Love a complété près de 80 % de ses passes.  Sinon, lorsqu'il a été sous pression, son taux de complétion a chuté à 42 %, aucun touché, et quatre interceptions.

Au poste de quart arrière, les Packers ont perdu un substitut de choix quand Malik Willis a été embauché par les Dolphins de Miami.  Le vétéran de 37 ans, Tyrod Taylor (photo ci-dessous) le remplacera chez les Packers.  Il en sera à sa 8e équipe dans la NFL.
 


Les pertes ont été nombreuses en défensive durant la saison des agents libres ou lors d'échanges : les ailiers Rashan Gary (Dallas) et Kingsley Enagbare (Jets de NY); le plaqueur Colby Wooden (Indianapolis); les demis de coin Nate Hobbs (San Francisco) et Trevon Diggs (Seattle); le secondeur Quay Walker (Las Vegas), et le coordonnateur défensif Jeff Hafley (nouvel entraîneur chef des Dolphins de Miami.

En première ligne de la  défense 3-4, Devonte Wyatt et Karl Brooks sont de retour après une saison précédente peu convaincante.  Ils auront un nouveau coéquipier à leurs côtés, le vétéran de 33 ans Javon Hargrave, qui a porté les couleurs des Vikings du Minnesota l'an passé.  

Wyatt (photo ci-dessous) tentera de rebondir cette année après avoir manqué sept matchs à cause de diverses blessures, durant la campagne 2025-26.  Hargrave n'est plus au sommet de sa forme, mais il est encore efficace sur le "pass Rush" (31 pressions avec les Viks l'an passé).  Il rejoint le nouveau coordonnateur défensif des Packers, Jonathan Gannon, qui a été son instructeur quand il évoluait avec les Eagles de Philadelphie au début des années 2020 (23 sacs en trois saisons là-bas).



En attendant le retour de Micah Parsons, les autres secondeurs des Packers devront redoubler d’efforts pour compenser son absence, surtout en ce qui concerne le "pass rush".  Mais ils ont démontré très peu de résultats positifs pour ce qui est des sacs puisqu'ils totalisent ensemble seulement 15 sacs en carrière.  

Avant la blessure de Parsons en décembre dernier, la défense avait réussi 33 sacs.  Dans les quatre rencontres suivantes, sans Parsons, elle en a obtenu seulement quatre.  Et dans trois de ces matchs, la défensive a accordé plus de 400 verges, comparées à une seule fois en 14 parties, quand Parsons était de l'alignement.

La saison dernière, Parsons (79 pressions en 14 matchs) et Rashan Gary, ont totalisé 133 des 317 pressions de la défense. Gary n’est plus dans l’équipe et Parsons pourrait manquer un à deux mois au début de la prochaine campagne.  Qui va compenser pour ces pertes ? 



L'expérimenté Zaire Franklin (photo ci-dessus), acquis dans un échange avec les Colts d’Indianapolis, prendra la place de Quay Walker, devenu agent libre et parti chez les Raiders.  L'an dernier, il a connu la pire saison de sa carrière, et l’une des moins bonnes parmi tous les secondeurs de la NFL.  Faible contre le jeu au sol, et auteur de nombreux plaquages manqués, il avait pourtant brillé l’année précédente avec 173 plaquages, un sommet dans la Ligue.  À Green Bay, on espère qu’il retrouvera le niveau qui était le sien il y a deux ans.

Les dirigeants du "Pack" compte beaucoup sur le secondeur de 3e année Edgerrin Cooper, qui a fait beaucoup de progrès l'an passé (118 plaquages), après une saison recrue déjà formidable.  En l'absence de Parsons, c'est lui qui devient le pilier de la ligne secondaire, avec l'aide de Franklin.  Il est très fort contre le jeu au sol, mais il n'a enregistré qu'un demi sac, et Franklin seulement deux, en 2025-26.  

Isaiah McDuffie est le suppléant qui prendra probablement la place de Parsons en attendant son retour.  Il tentera de limiter les dégâts en son absence.  L'autre titulaire sur ce second rideau est le très fiable Lukas Van Ness.



Dans la tertiaire, les Packers ont sans doute le meilleur trio de demis de sûreté de la NFL avec Xavier McKinney (photo ci-dessus), Evan Williams et Javon Bullard.

C’est l’inverse chez les demis de coin, où Keisean Nixon et Carrington Valentine sont plutôt médiocres, même s’ils ont parfois sorti de bonnes performances en 2025.  C'est pourquoi les Packers ont appelé au secours Benjamin St-Juste, un ancien des Chargers et des Commanders, et qu'ils ont sélectionné Brandon Cisse (2e ronde, South Carolina) et Domani Jackson (6e tour, Alabama) au dernier repêchage.  

Ils pourraient tous jouer un rôle plus important en cas de défaillance de Nixon et Valentine.  St-Just a connu la meilleure saison de sa carrière l'an dernier à Los Angeles, n'accordant que 47,5 % de passes complétées, dans sa direction.  Cisse a été constant en défense contre la passe à l'université, mais il s'est surtout distingué contre le jeu au sol. 



Un des faits saillants dans la défaite des Packers au premier tour des séries, le 10 janvier dernier, a été les trois placements ratés par Brandon McManus.  Cela a fini par faire la différence dans ce match sans lendemain.  Le botteur fautif a été congédié, et le nouveau coordonnateur des unités spéciales, Cam Achord, fera confiance à la recrue Trey Smack (6e ronde, Florida, photo ci-dessus) pour s'occuper des bottés de précision, cette saison.

Le botteur de dégagement Daniel Whelan est de retour pour une 4e saison.  Il a été époustouflant, lors de la plus récente campagne, en enregistrant une incroyable moyenne de 51,7 verges par botté.

Derniers dans la Ligue Nationale pour la moyenne de verges par retour de botté de dégagement, les Packers ont mis sous contrat l'agent libre Skyy Moore, qui a pris le 6e rang chez les retourneurs de bottés d'envoi, et le 7e sur les retours de bottés de dégagement, l'an dernier, dans la NFL, avec les 49ers de San Francisco.   En début de carrière (2022, 2023) il a agi sporadiquement comme receveur, avec les Chiefs de Kansas City.
  
Plusieurs blessures à des joueurs clés à toutes les positions ont ruiné les chances de championnat des Packers l'an dernier.  Ils ont perdu plusieurs joueurs durant l'intersaison, ce qui fait qu'il n'ont plus de profondeur en attaque, comme en défense.  Advenant encore des blessures aux principaux titulaires des postes de partants, cette année, ils seront "cuits" !

Ils sont déjà privés de Parsons, leur meilleur joueur, et ils attendent des nouvelles des autorités de la NFL pour une possible suspension de leur seul bon porteur de ballon, Josh Jacobs.


Dans les circonstances, Matt LaFleur aurait avantage à centrer davantage l'offensive sur le jeu aérien, et sur celui de son excellent quart arrière Jordan Love.  Il n'aura peut-être pas le choix.

Le calendrier du "Pack" est favorable en début de saison avec des matchs "prenables" contre les Vikings, les Jets, les Falcons, et les Bucs.  Après, face aux Bears et aux Cowboys, LaFleur et ses protégés espèrent que Micah Parsons reviendra au jeu.

Les experts sont généreux et optimistes en établissant Green Bay comme favori dans 13 matchs en 2026-27, mais ils tempèrent leur ardeur en ne leur accordant que neuf ou dix victoires.  Ce qui devrait suffire aux Packers pour participer aux séries, de justesse, comme d'habitude ! 


Avec une attaque de calibre moyen, Matt LaFleur doit imaginer des plans de match plus variés, créatifs et audacieux, afin d'augmenter la production, et être moins prévisible par les défensives ennemies.  C'est possible avec un quart arrière de la trempe de Jordan Love.  C'est même nécessaire, car LaFleur a commencé à perdre le respect de ses joueurs.

En défense, Macah Parsons a prouvé l'an passé qu'il pouvait faire une grande différence en propulsant sa brigade dans le top-10 de la NFL. 

Les conditions gagnantes sont claires pour la prochaine campagne : éviter le plus possible les blessures, diversifier l'attaque, pouvoir compter sur une ligne offensive plus efficace, et récupérer Micah Parsons au plus vite ! 

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Les prévisions 2026 des équipes suivantes :





    

mercredi 7 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ IMPORTANTE PARTIE D'ÉCHECS ENTRE MATT LAFLEUR ET BEN JOHNSON !



Les duels entre les Bears de Chicago (11-6) et les Packers de Green Bay (9-7-1) représentent la plus vieille rivalité au football professionnel américain.  Les deux adversaires jouent dans la même division (Nord de la Conférence Nationale), ce qui fait qu'ils s'affrontent rarement en séries éliminatoires.  

Ça sera cependant le cas samedi soir prochain, quand les hommes de l'entraîneur chef Matt LaFleur seront les visiteurs au Soldier Field de Chicago pour se mesurer aux Bears du coach Ben Johnson, en première ronde du tournoi éliminatoire menant au Super Bowl du 8 février 2026.

Les bookmakers penchent du côté des Packers pour gagner cette partie par 1½ point.  Mais les prévisionnistes sont vraiment partagés sur cette question.  Les deux clubs disposent d’attaques redoutables capables de marquer beaucoup de points, et il reste à voir comment les défenses parviendront à limiter au maximum leur production.



🏈 QUAND  LES  BEARS  ONT  LE  BALLON.

C'est un peu ironique de parler de l'attaque du club de Chicago.  En fait, on peut dire que les Bears ont deux attaques, de la façon que leur défensive "attaque" le ballon.  La troupe de Ben Johnson a dominé la NFL pour les revirements provoqués avec 33, dont 23 interceptions.  Ce fut une des clés du succès de leur saison extraordinaire, qui a été couronnée par le championnat de leur section.  Rappelons que l'an dernier, avant l'arrivée en poste de Ben Johnson, les Bears n'avaient gagné que cinq parties.

Johnson a fait bénéficier sa nouvelle équipe de sa vaste expertise en attaque lorsqu'il était le coordonnateur offensif des Lions de Détroit, au cours des années précédentes.  Il a transformé l'offensive des Bears en une puissance de la NFL.  S'appuyant sur une ligne à l'attaque dominante, le jeu au sol a explosé, devenant le 3e meilleur du circuit Goodell, avec des gains de 4,85 verges par course.

Johnson a également formé le jeune quart arrière Caleb Williams, qui s'est considérablement amélioré, grâce à ses enseignements.  Bien protégé par sa ligne offensive, Williams profite de beaucoup de temps (3,31 secondes en moyenne) pour lire les défenses ennemies, trouver ses receveurs, et lancer le ballon avec son bras canon.  L'attaque aérienne des "Ours" se situe dans le top-10 de la Ligue, avec une moyenne de gains de 225,1 verges par match.



De plus, samedi, les Bears devraient pouvoir compter à nouveau sur le rapide ailier éloigné Rome Odunze (photo ci-dessus), lui qui a raté les cinq dernières rencontres de son équipe en raison d'une blessure à un pied.

La défensive de Chicago est vulnérable, surtout contre le jeu au sol.  Mais les joueurs de la tertiaire ont souvent aussi du mal à assurer une bonne couverture sur les jeux de passes.  Ce sera donc primordial pour l'attaque terrestre des Bears de contrôler le temps de possession du ballon, pour éviter que la défense soit trop longtemps exposée, sur le terrain.

Cette mission, les porteurs de ballon D'Andre Swift, et la recrue Kyle Monangai, peuvent l’accomplir avec succès.  Le quart arrière Caleb Williams, et même parfois, les différents receveurs de l'équipe, peuvent aussi contribuer à cette menace offensive par la voie terrestre.  



Une fois cette attaque au sol bien établie, Caleb Williams peut recourir efficacement au "play action", afin de lancer le ballon à ses receveurs, dans les zones intermédiaires et profondes.  Outre Odunze, les ailiers rapprochés Colston Loveland (photo ci-dessus) et Cole Kmet; ainsi que les ailiers espacés DJ Moore, Luther Burden et Olamide Zaccheaus, sont disponibles pour capter ces passes pour de longs gains.

Face à eux, la défense des Packers est affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Le front-7 est amputé des plaqueurs Devonte Wyatt (cheville) et Jordon Riley (tendon d'Achille); de l'ailier défensif étoile Micah Parsons (genou); et des secondeurs de ligne Kristian Welch (cheville) et Nick Niemann (pectoraux).  Par surcroît, le plaqueur Warren Brinson, et le secondeur Edgerrin Cooper, sont des cas incertains pour samedi.

Dans la tertiaire, c'est également la catastrophe.  Plusieurs joueurs manquent à l'appel : les demis de coin Bo Melton (genou), Kamal Hadden (cheville), Nate Hobbs (genou), de même que les demis de sûreté Zayne Anderson (cheville) et Javon Bullard (cas incertain, blessé à un genou).



Depuis que Micah Parsons a été blessé pour le reste de la saison, lors du match à Denver, le 14 décembre dernier, les Packers ont accordé une moyenne de 198 verges au sol par match, soit 5,4 verges par course.  Une recette qui pourrait être désastreuse contre la dangereuse attaque terrestre des Bears.  Contre les Ravens de Baltimore, il y a deux semaines, la défense anti course de Green Bay a été "punie" pour 307 verges, dont 216 verges et quatre touchés par Derrick Henry (photo ci-dessus).  

De plus, en perdant les services de Parsons, le "pass rush" de Green Bay est devenu presque nul pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ce qui devrait laisser encore plus de temps à Caleb Williams pour déjouer la défense du "Pack".  À noter également, que sans Parsons, les Packers ont perdu leurs quatre derniers matchs, cette saison.  



🏈 QUAND  LES  PACKERS  ONT  LE  BALLON.  

Avec leur défensive à court de plusieurs éléments importants, les Packers doivent s'attendre à ce que les Bears marquent beaucoup de points.  Leur offensive devra donc contre attaquer avec force pour scorer encore plus de points que Chicago.  Les porteurs de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus) et Emmanuel Wilson devront exploiter au maximum la faiblesse de la défense des Bears contre le jeu au sol (29e de la NFL avec cinq verges accordées par course).

Mais c'est surtout avec le jeu aérien que les joueurs offensifs du "Pack" devront être agressifs.  Le quart arrière Jordan Love reviendra enfin au jeu après avoir manqué 2¾ matchs à cause d'une commotion cérébrale.  Malgré l'absence importante de son ailier rapproché Tucker Kraft, blessé à un genou, Love dispose d'un bon arsenal de receveurs compétents avec Jayden Reed, Christian Watson (photo ci-dessous), Matthew Golden, et Romeo Doubs. 
 


Mais le problème, c'est que sa ligne offensive doit composer avec l'absence de trois de ses membres réguliers, tous blessés : le centre Elgton Jenkins (fracture au bas d'une jambe), et les gardes John Williams (dos) et Donovan Jennings (cou).  Love aura-t-il la protection et le temps nécessaires pour rejoindre ses receveurs sur une base régulière ?  

Le "pass rush" des Bears pourrait ainsi détenir une des clés de la victoire s'il parvient à gagner la guerre des tranchées contre cette ligne à l'attaque affaiblie des Packers, dans le froid de Chicago...

Si, justement, les conditions climatiques sont mauvaises (froid, neige, vent) au Soldier Field, samedi soir, cela avantagera le club local, car l'attaque aérienne de Green Bay sera défavorisée, tandis que ce sera l'inverse pour l'attaque au sol des Bears.



🏈🏈🏈

Le fait que les Bears soient les négligés des parieurs pour remporter ce match, est un manque de respect, et un élément supplémentaire pour les motiver.  Les deux adversaires se sont partagé les honneurs lors des deux matchs très serrés qu’ils ont disputés l'un contre l'autre pendant la saison régulière.  La rencontre de samedi pourrait aussi être décidée tard au dernier quart.  

Cette année, six des onze victoires des Bears ont été arrachées dans les deux dernières minutes des matchs, alors qu’ils effectuaient une remontée au score.  C'est un record de la NFL (depuis 1970).  Ça prouve qu'ils sont résilients, qu'ils n'abandonnent jamais, et...qu'ils sont également chanceux !



Les Packers sont plus expérimentés en séries éliminatoires, ayant participé à quatre des cinq dernières éditions, tandis que les Bears en sont à leur première présence depuis 2020.  La défense des Bears couvre ses faiblesses en étant agressive et en provoquant de nombreux revirements.  Pour espérer l'emporter, les Packers devront donc protéger le ballon, et enlever cet avantage à la brigade défensive de Chicago.          

Les Bears ont l'avantage du terrain et de la foule.  Sur le plan stratégique, la partie d'échecs entre Ben Johnson et Matt LaFleur risque de tourner en faveur du coach de l'équipe locale.  Trop de soldats sont blessés et absents dans le camp des Packers.  C’est pourquoi, si ce match tourne à la fusillade, Green Bay n’aura pas assez d'effectifs suffisants pour répondre coup pour coup aux assauts de l’attaque du club de la ville des vents.

Packers  23,    Bears   24.       

vendredi 26 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : BALTIMORE À GREEN BAY ⇨ RAVENS ET PACKERS AFFAIBLIS PAR DES BLESSURES À DES JOUEURS CLÉS...



Les joueurs et les membres de la direction des Packers de Green Bay (9-5-1) ont dû pousser un soupir de soulagement, et se réjouir de la défaite surprenante des Lions de Détroit (8-8) au Minnesota, contre les Vikings, le jour de Noël.  Ce revers de ces rivaux de la division Nord de la Conférence Nationale leur a procuré instantanément un gros cadeau, soit une belle place en séries éliminatoires de janvier prochain.  

Les Packers pourraient même encore se hisser en première position de cette section, et en remporter le titre, s'ils gagnent leurs deux derniers matchs, et que les Bears de Chicago perdent leurs deux dernières rencontres, cette saison.

Mais pour ce faire, ils doivent d'abord disposer des Ravens de Baltimore (7-8) samedi soir, au Lambeau Field.  De son côté, le club du coach John Harbaugh (photo ci-dessous) doit triompher contre le "Pack" samedi soir, et espérer que les Steelers de Pittsburgh subissent la défaite contre les Browns de Cleveland, dimanche, pour rester en vie, dans la course au championnat de la section Nord de l'Association Américaine.



Baltimore et Green Bay devront se débrouiller sans plusieurs joueurs importants, qui sont blessés et/ou malades.  Le quart arrière des Packers, Jordan Love, sera absent, en raison d'une commotion cérébrale, subie dimanche dernier, dans la défaite de son club, en prolongation, contre les Bears de Chicago.  

Chez les Ravens, le quart Lamar Jackson est un cas très douteux pour samedi, puisqu'il a été blessé au dos, dans le revers de son équipe, contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, dimanche soir passé.

On verra donc vraisemblablement deux remplaçants aux postes de quart dans ce duel de samedi soir, soit Tyler Huntley pour les Ravens, et Malik Willis (photo ci-dessous) pour les Packers.  Ce dernier obtiendra le départ, malgré une blessure à l'épaule droite, et une maladie qui l'a affecté cette semaine.



Sur le terrain gelé du Lambeau Field, par une température polaire, le jeu au sol devrait être de mise, dans des conditions hivernales et venteuses, peu propices au jeu aérien.  Cela favorise plutôt Baltimore et son puissant porteur de ballon Derrick Henry, qui peut très bien s'accommoder de ce climat rigoureux.

Ce pourrait être plus difficile pour son homologue des Packers, Josh Jacobs, qui joue en dépit d'une blessure à un genou.  Plusieurs de ses coéquipiers représentent des cas incertains pour samedi soir, dont le receveur Christian Watson, blessé à une épaule, et qui a manqué l'entraînement de jeudi, à cause d'une maladie.

Avant le début de la saison, les Ravens de Baltimore étaient des favoris pour accéder au Super Bowl de février prochain.  Mais leur pivot vedette, Lamar Jackson (photo ci-dessous), choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) à deux reprises (saisons 2019 et 2023) a subi une série de blessures cette année, et la défensive a sous performé pendant une grande partie de la campagne 2025-26.  Cela a eu pour effet de conduire l'équipe dans la mauvaise situation où elle est présentement.
  


La troupe du pilote John Harbaugh a connu un faux départ en perdant cinq de ses six premiers matchs.  Malgré une bonne séquence après leur semaine de congé (bye de la semaine 7), les Ravens n'ont pas pu rattraper leur retard, et ils pourraient rater les playfoffs pour la première fois depuis 2021.  Harbaugh pourrait même perdre son emploi si son club ne gagne pas d'ici la fin du calendrier régulier, contre Green Bay et Pittsburgh.

Incapable de performer à la hauteur de son immense potentiel à cause des blessures, Lamar Jackson n'a lancé que huit passes de touché à ses huit dernières joutes, en plus de subir cinq interceptions.  D'ailleurs, il n'a pas été le seul qui a multiplié les revirements de son équipe.  

Les "Corbeaux" ont été coupables de 22 erreurs de ce genre (dix interceptions et douze échappés perdus).  C'est le double du nombre commis par les Packers.  C'est souvent ce qui fait la différence entre un club gagnant et un club perdant...



À Green Bay, on s'est vite ressenti de la perte de l'ailier défensif Micah Parson, victime d'une grave blessure à un genou, il y a deux semaines, à Denver.  Sans lui, la défensive des Packers n'a plus vraiment de "pass rush", ce qui inflige une pression sur la tertiaire qui tombe à la merci des quarts arrières ennemis, qui disposent de plus de temps pour repérer leurs receveurs, et déclencher leurs passes.

Green Bay a perdu ses deux dernières rencontres parce que l'attaque a également manqué d'opportunisme en zone payante, et à cause d'un manque d'exécution.  Comme de ne pas avoir récupéré le ballon après un botté court des Bears, samedi dernier.  Ce qui devait éventuellement leur coûter la victoire.

Malgré leurs problèmes récents, et en dépit de l'absence de plusieurs joueurs blessés, ils sont le choix des preneurs aux livres par trois points, pour l'emporter samedi soir contre les Ravens.  L'entraîneur chef des Packers, Matt LaFleur est quasiment imbattable en décembre (fiche de 21 gains, 4 défaites), surtout au Lambeau Field.



Les quart substituts, Tyler Huntley (ci-dessis) et Malik Willis ont bien joué en relève cette saison.  Willis, s'il n'est pas trop handicapé par sa blessure à l'épaule, possède plus d'options pour les jeux de passes que Huntley.  Par contre, si Derrick Henry est dominant sur les jeux au sol, il peut faire la différence en faveur de son équipe.

La défensive des Packers n'est plus la même sans Micah Parsons.  Elle a perdu l'avantage qu'elle avait sur celle des Ravens.

Dans un match au pointage serré comme ce sera probablement le cas samedi soir, les botteurs de précision joueront un rôle primordial.  Le botteur de placement des Ravens, Tyler Loop a réussi 27 de ses 30 tentatives pour un pourcentage de 90 % cette année.  



Son adversaire des Packers, Brandon McManus (ci-dessus) a été moins efficace en ratant six placements sur 28 tentatives.  Mais il a été plus précis sur les bottés de longue distance (50 verges et plus) en en réussissant trois sur cinq, alors que Loop échouait trois fois sur quatre en pareilles occasions.

Malgré leur saison décevante, les Ravens ont fait élire six joueurs en prévision du Pro Bowl : le demi offensif Patrick Ricard, l'ailier espacé Zay Flowers, le joueur de centre Tyler Linderbaum, le secondeur de ligne Roquan Smith, le demi de sûreté Kyle Hamilton, et le botteur de dégagements Jordan Stout.  Chez les Packers, seul Micah Parsons a été choisi pour cette rencontre de joueurs étoiles.

Ravens   17,    Packers   19.