Affichage des articles dont le libellé est Jaxson Dart. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jaxson Dart. Afficher tous les articles

mercredi 10 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : WASHINGTON À NEW YORK GIANTS ⇨ EN LUTTE POUR LE PREMIER CHOIX DU PROCHAIN REPÊCHAGE...



Lors de cette 15e semaine du calendrier de la NFL, un seul match n’a aucun impact sur le classement des équipes, en vue des séries éliminatoires à venir.  C'est l'affrontement entre les Commanders de Washington (3-10), et les Giants de New York (2-13), deux clubs qui doivent avoir hâte que leur saison de misère prenne fin, car elle a été particulièrement pénible et décevante.

La formation représentant la capitale américaine s'est littéralement effondrée en subissant huit défaites consécutives, au cours des deux derniers mois.  Pourtant, après une surprenante campagne de douze victoires et cinq revers, et une participation à titre de finaliste au championnat de la Conférence Nationale, l'an passé, tous les espoirs étaient permis cet automne pour la troupe du pilote Dan Quinn.

Mais tout est parti de travers, à commencer par la grève de l'ailier espacé étoile Terry McLaurin, lors du camp d'entraînement, parce qu'il était mécontent de son contrat; suivi des blessures subies par la super vedette de l'équipe, le quart arrière Jayden Daniels; en passant par les gros problèmes de la défensive; rien ne s'est passé comme prévu ou espéré.



La cinglante défaite de 31 à 0 contre les Vikings du Minnesota, dimanche dernier, a été le reflet de cette saison horrible des Commanders.  Jayden Daniels (photo ci-dessus) revenait à peine au jeu, qu'il s'est reblessé au coude gauche : une troisième blessure pour lui, en 2025.  Il sera absent contre les G-Men, cette semaine.  Et il pourrait bien avoir joué sa dernière partie cette saison.  

En tout, il n'aura disputé que cinq rencontres complètes cette année.  Les dirigeants des Commanders ont été critiqués pour avoir surexposé Daniels aux blessures, en lui faisant porter le ballon trop souvent, et ce, même sur les premiers essais.

Son remplaçant, Marcus Mariota, aura joué plus que lui, mais avec un succès mitigé, comme le montre ses neuf passes de touché, et ses sept interceptions.  



McLaurin (ci-dessus), sans doute en manque de forme physique, après avoir raté le camp d'entraînement, a été blessé lui aussi, et n'a participé qu'à six matchs.  

Le demi offensif Austin Ekeler s'est brisé le tendon d'Achille lors de la deuxième semaine de la saison, et il n'est pas revenu au jeu.  

L'ailier rapproché Zach Ertz connaissait une bonne saison, avant de tomber au combat à son tour, la semaine passée (blessé à un genou).



Après un excellent début de saison, le receveur Deebo Samuel (photo ci-dessus) a vu ses performances chuter de manière notable, par la suite.

En défensive, les blessures sont venues également gâcher les choses.  L'ailier défensif Dorance Armstrong n'a joué que sept joutes, et les demis de coin Marshon Lattimore et Trey Amos ont beaucoup manqué à l'équipe, puisqu'ils ont raté plusieurs parties, et sont encore absents.

Cette brigade défensive est apparue faible et vieille.  Ce qui n'a pas empêché les vétérans Von Miller (36 ans), et Bobby Wagner (35 ans), de dominer respectivement leur unité pour les sacs (6), et les plaqués (131).  Wagner (ci-dessous) a ajouté deux interceptions à sa fiche.



Mais globalement, cette défensive a été pitoyable, allouant un coefficient d'efficacité de 109,7 aux quarts arrières adverses (pire de la NFL) et en se montrant incapable de tenir les couvertures sur les jeux de passes (30e de la NFL avec 246,9 verges accordées en moyenne par match).

La défense des Giants n’a pas fait beaucoup mieux, accordant en moyenne 28,2 points par match (30e), et une inquiétante moyenne de 385,8 verges concédées aux attaques adverses par rencontre (31e).  La défense contre le jeu au sol risque même de devenir la pire de l'histoire de la Ligue Nationale si elle continue comme ça.  Elle alloue 154,2 verges par partie (5,78 verges par course), du jamais vu dans la Ligue depuis 90 ans !

Au moins, chez le Big Blue, on pense avoir enfin trouvé un bon quart arrière avec la recrue Jaxson Dart qui, en dix rencontres, a lancé onze passes de touché, contre seulement trois interceptions.  Le receveur Wan'Dale Robinson (photo ci-dessous) a été une autre belle surprise avec ses 73 réceptions pour des gains de 828 verges et trois touchés.  Il a pris la relève du jeune prodige Malik Nabers, lorsque celui-ci s'est brisé un genou, au cours du 4e match de l'équipe.



Le duel de dimanche est un peu du genre "qui perd gagne", si on considère que les perdants gagnent plus de chances de finir au dernier rang du classement général, ce qui leur vaudrait le premier choix au prochain repêchage.  

Les Giants sont favoris par 2½ points pour remporter cette confrontation à domicile.  Club plus jeune, leurs joueurs vont vouloir sauvegarder leur job, en prévision de la saison prochaine, et ils seront motivés également pour offrir une rare victoire à leurs partisans, après sept revers d'affilée.  Tandis que les Commanders, eux, semblent avoir déjà abandonnés.  Beaucoup de malheurs sont tombés sur eux depuis qu'ils ont vaincu les Giants 21 à 6, lors de la première semaine du calendrier, le 7 septembre, à Washington.

Commaders  20,    Giants   23.     

dimanche 30 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : NEW YORK GIANTS @ NEW ENGLAND ⇨ LES PATRIOTS VISENT UNE 10e VICTOIRE D'AFFILÉE.


Deux équipes aux bilans complètement opposés s’affronteront lors du Monday Night Football, lundi soir prochain. Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (10-2) croiseront le fer avec les Giants de New York (2-10), première équipe de la NFL déjà officiellement éliminée, cette saison.  Les hommes de l'entraîneur Mike Vrabel tenteront de remporter une dixième victoire d'affilée.

Bien que le dossier des deux adversaires semblent aux antipodes, il faut relativiser les choses.  Les victoires des Patriots ont été acquises contre des clubs ayant gagné seulement 34,6 % de leurs matchs, cette année.  Et de leur côté, les Giants ont perdu plusieurs rencontres, alors qu'ils avaient une avance au pointage au 4e quart.  Ça signifie qu'ils sont plus compétitifs que leur fiche l'indique, malgré qu'ils viennent de subir six revers consécutifs.

Le Big Blue n'a plus rien à perdre, et ils vont risquer le tout pour le tour afin de gagner, et jouer les trouble fête.  C'est la défensive qui leur a surtout coûté des victoires durant la présente campagne.  C'est pourquoi le coach par intérim, Mike Kafka, a congédié le coordonnateur défensif Shane Bowen, cette semaine.  Il a été remplacé par Charlie Bullen (photos ci-dessous), qui promet des stratégies plus agressives, sous sa direction.



Agressive, l'offensive des G-Men l'a été aussi récemment, avec des stratégies audacieuses, et des jeux truqués.  La défensive des Patriots n'est pas sans faiblesses, surtout contre les jeux de passes.  Elle peut être vulnérable contre des tactiques inusitées et originales.  En tous cas, On peut dire que si les Giants perdent trop souvent, au moins, leur attaque donne un bon spectacle.

Lundi soir marquera le retour au jeu du quart arrière recrue des Giants, Jaxson Dart, qui vient d'être libéré du protocole des commotions cérébrales.  Malgré son jeune âge, il en a déjà subi quelques-unes.  Ce qui peut être inquiétant.  Il est vrai qu'il est téméraire, et s'expose à ce genre de blessure, en prenant des risques mal calculés, à cause de son grand désir de bien performer.

Qui sait ce qu’il aurait pu accomplir cette saison, si les Giants n’avaient pas perdu autant de joueurs clés à cause d’une avalanche de blessures ?  Des joueurs offensifs comme le porteur de ballon Cam Skattebo, le meilleur receveur de l'équipe Malik Nabers, le bloqueur Evan Neal, et le garde Joshua Ezendu, sont au rancart depuis longtemps, en raison de blessures sérieuses.



Et si la défensive avait le moindrement collaboré, et répondu davantage aux attentes, la formation New Yorkaise jouerait peut-être pour près de .500 et serait moins mal en point. Le manque de talent, et de profondeur dans l'alignement, doit tout de même être reconnu, et pris en compte par les dirigeants du club, pour leur travail durant la prochaine saison morte.  Un des problèmes urgents à corriger en défense c'est le trop grand nombre de gros jeux accordés au sol.  Les Giants sont les pires de la NFL pour les courses de 20 verges et plus, réussies par leurs adversaires (15, + 6 de 40 verges et plus).

Les Patriots sont également éprouvés par les blessures, et dans leur difficile victoire de 26 à 20 à Cincinnati, dimanche dernier, ils ont notamment perdu les services du joueur de centre Jared Wilson (blessé à une cheville), et du bloqueur Will Campbell (blessé à un genou).  Compte tenu de la force du "pass rush" des Giants, avec, en tête Brian Burns (13 sacs), ça tombe mal, spécialement pour la protection du quart arrière des Pats, Drake Maye, qui a déjà encaissé trop de coups cette saison (dont 37 sacs).

Maye (photo ci-dessous) domine la NFL dans plusieurs catégories offensives cette année, mais il a commis plus de revirements, et son pourcentage de passes complétées, a baissé récemment.  Une tendance qui peut devenir alarmante si elle se poursuit.  Il y a aussi plusieurs éclopés en défensive, et les dirigeants des Patriots ont sans doute hâte à la semaine de congé (bye), qui arrivera après le match contre les Giants.



Bien qu'ils aient le meilleur bilan de la NFL, les Patriots n'ont pas tant de super vedettes, et de bons substituts, dans leurs rangs, si trop de leurs joueurs tombent au combat.  Heureusement que leur calendrier léger les accommode, sur ce plan. 

Pour compenser l'absence des deux blessés sur la ligne à l'attaque, les Patriots devront adapter leurs stratégies en conséquence.  Le centre de la ligne étant affaiblie, les porteurs de ballon devront faire plus de courses vers l'extérieur, les ailiers rapprochés devront faire plus de blocage, les demis défensifs devront collaborer davantage à la protection de Maye sur les jeux de passes, et ce dernier devra lancer le ballon plus rapidement, pour éviter la pression des chasseurs de quart opposés.



Cette situation désavantageuse, au niveau de la ligne offensive, peut dégénérer.  L'attaque au sol est déjà une des pires de la Ligue (28e avec une production de 3,89 verges par course), et si la qualité du blocage baisse encore, à cause de l'absence des blessés sur le front offensif, les Patriots devront utiliser plus souvent le jeu aérien, qui lui également peut être moins efficace, si la protection de Drake Maye diminue, en raison d'un moins bon travail des remplaçants des blessés, sur la ligne de front.

Les Patriots sont favoris par un touché converti (7 points) pour l'emporter, au Monday Night.  La compétence de leurs entraîneurs les aidera à prévenir les mauvaises surprises, et un relâchement malencontreux.

Giants  20,    Patriots   27. 

vendredi 21 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : NEW YORK GIANTS À DETROIT ⇨ LES LIONS VOUDRONT PASSER LEUR FRUSTRATION SUR LES G-MEN...



Les choses ne vont pas fort pour les Lions de Détroit (6-4) ces derniers temps.  Ils ont perdu trois de leurs cinq plus récents matchs, ils comptent beaucoup de joueurs blessés, et leur prétendue puissante attaque connaît des ratés.  Nul doute qu'ils doivent être frustrés, surtout après leur panne offensive de dimanche dernier, dans leur revers de 16 à 9 contre les Eagles, à Philadelphie.  Ils vont tenter de passer cette frustration sur les Giants de New York (2-9), dimanche, en les accueillant au Ford Field.

Insatisfait de la tenue récente de son unité offensive, l'entraîneur chef Dan Campbell avait décidé de remplacer son coordonnateur offensif John Morton, pour appeler les jeux, durant les parties.  Contre les champions Eagles, la semaine passée, ses choix de jeux n'ont pas été fructueux.  Son attaque a réussi à convertir seulement trois troisièmes essais en treize tentative, et aucun quatrième essai en cinq occasions.

Le quart arrière Jared Goff a connu un de ses pires matchs, en complétant seulement 14 passes sur 37 tentatives (37,8%) pour des gains de 255 verges, un touché, et une interception.  Une mauvaise performance qui s'est résumé à un piètre coefficient d'efficacité de 60,1.  L'attaque au sol, habituellement le socle de l'offensive des Lions, a été tenue en respect.  Les porteurs de ballon, Jahmyr Gibbs et David Montgomery ont été limités à des gains au sol combinés de 66 verges.



Il est vrai que cette performance offensive insatisfaisante des Lions s'est produite contre la solide défense des Eagles, et que leur ligne à l'attaque est décimée par les blessures.  Cette situation nuit grandement à la protection de Jared Goff (photo ci-dessus), lors des situations de passes.

Le vétéran pivot des Lions devrait être moins pressé lorsqu'il voudra passer le ballon contre la faible défensive des Giants, dimanche prochain.  Et les demis offensifs de Détroit devraient s'en donner à coeur joie contre la pire défense anti course de la NFL.  Elle est très poreuse et accorde en moyenne 5,53 verges par portée, aux coureurs adverses.  C'est aussi la défense qui se rend coupable d'accorder le plus de courses explosives (45) dans la NFL.

Pour le Big Blue ce sera encore Jameis Winston qui sera au poste de quart, puisque Jaxson Dart est encore soumis au protocole des commotions cérébrales.  Winston a conduit une attaque agressive dans la défaite de son club au compte de 27 à 20 contre les Packers, dimanche dernier.



Habituelle victime de nombreuses interceptions durant sa longue carrière, Winston (photo ci-dessus) a justement coulé son équipe en en lançant une, tard au 4e quart.  Jusque là, il avait gardé les siens dans le match.  L'attaque au sol a bien fonctionné avec les porteurs de ballon Tyrone Tracy et Devin Singletary, qui ont accumulé 132 verges de gains.

Il y avait un revenant dans le groupe de receveurs des G-men contre les Packers : Isaiah Hodgins (photo ci-dessous), qui n'avait presque pas joué depuis deux ans.  Il a été le meilleur de son équipe, avec six réceptions pour 57 verges et quatre premiers jeux.  Cette performance lui vaudra sans doute d'être utilisé plus souvent, dorénavant.



Le pronostic des parieurs, c'est que les Lions vont l'emporter par 12½ points dimanche contre les New Yorkais.  La troupe de Dan Campbell joue mieux à domicile, où elle présente un bilan de trois victoires en quatre rencontres.  Les Giants n'ont rien à perdre et vont être encore agressifs en attaque, comme le demande leur nouvel entraîneur Mike Kafka.

Mais les Lions ne peuvent pas se permettre de leur donner la moindre chance.  Ils doivent gagner pour éviter de perdre encore plus de terrain dans la course au championnat de leur division, menée avec un match d'avance sur eux, par les Bears de Chicago.

Giants   20,     Lions    31.        

vendredi 14 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : GREEN BAY À NEW YORK GIANTS ⇨ JORDAN LOVE S'EXCUSE POUR LES RATÉS OFFENSIFS DES PACKERS...



À l’approche du match contre les Giants de New York (2-8) dimanche, le quart arrière des Packers de Green Bay (5-3-1), Jordan Love, a réagi aux critiques entourant les deux dernières défaites de son équipe, pointant du doigt le manque de productivité de l’attaque qu’il dirige. 

Dans ces deux revers récents, contre les Panthers de la Caroline et les Eagles de Philadelphie, l'offensive des Packers n'a produit qu'un grand total de 20 points, et Love n'a pas lancé une seule passe de touché.

Love explique cette panne de production par un manque de concentration et d'exécution, de la part de l'unité offensive.  Il s'est excusé auprès des membres de la brigade défensive pour ne pas avoir soutenu leur bon travail, qui aurait mérité d'être récompensé par des victoires.



Il faut remarquer que les blessures à certains de ses éléments clés ont nui aux efforts de cette unité offensive.  Les blessures aux receveurs Tucker Kraft (blessé à un genou), Jayden Reed (clavicule et pied), ainsi que Matthew Golden (épaule) hypothèquent vraiment l'efficacité de l'attaque du "Pack".

Et voilà que le garde Elgton Jenkins a subi une fracture au bas de la jambe gauche, dans la défaite de 10 à 7, lundi dernier, contre les Eagles.  Sans lui, la ligne offensive de Green Bay devient suspecte.

Néanmoins, ces absences n'expliquent pas le récent manque d'efforts du reste des joueurs offensifs du club du Wisconsin.  Certains partisans frustrés de l'équipe demandent même la tête de l'entraîneur chef Matt LaFleur (photo ci-dessus).



Il faut aussi dire que la défense de l’équipe aurait pu donner un coup de main à l’attaque, en provoquant des revirements pour lui offrir de bonnes occasions, grâce à un bon positionnement sur le terrain.  Cette saison, les joueurs de défense n'ont produit que six revirements (dont trois interceptions, au 29e rang de la NFL).

Le demi offensif Josh Jacobs (photo ci-dessus) a marqué 15 des 44 touchés de son club, mais sa moyenne de verges gagnées au sol (3,8) laisse à désirer.

Rencontrer les misérables Giants de New York, cette semaine, offre la possibilité aux Packers de se raplomber.  Les G-men ont subi une quatrième défaite d'affilée, dimanche dernier, en s'inclinant au compte de 24 à 20, devant les Bears de Chicago.  Ils menaient pourtant par dix points, avec seulement quatre minutes à écouler au match.



Durant la partie, ils ont dû se passer de leur quart arrière Jaxson Dart (photo ci-dessus), victime d’une commotion cérébrale. C’était la quatrième fois que le jeune joueur était évalué pour un tel impact.  Les lecteurs de cette chronique se souviendront que j'avais prédit un tel malheur à Dart, parce qu'il joue dangereusement en s'exposant beaucoup trop aux coups violents.  J'avais dit la même chose au sujet du porteur de ballon Cam Skattebo, qui a fini par se faire briser une cheville, il y a une couple de semaines.

Avec Dart, Skattebo et le receveur Malik Nabers, tous hors de combat, l'attaque du Big Blue se trouve bien démunie, sans ses meilleurs éléments.

Quand Jaxson Dart a quitté le match contre les Bears, c'est Russell Wilson qui l'a remplacé.  Mais il a été inefficace en prenant la relève.  Tellement que les dirigeants de l'équipe ont décidé de confier le poste de quart partant à Jameis Winston, pour la rencontre de dimanche contre les Packers.



Winston (ci-dessus, no 19) attendait depuis longtemps de jouer, et il est super enthousiaste à l’idée de voir enfin de l’action cette année.  Il est connu pour être un pivot agressif, prêt à tenter des actions risquées pour dynamiser l'attaque. Exactement ce que recherchent les entraîneurs de l'équipe.

Mais son goût du risque se retourne souvent contre lui.  Au cours de sa carrière, Winston a été une véritable machine à revirements.  Il a lancé pas moins de 111 interceptions, et il a commis 60 échappés (26 perdus) en 105 matchs joués (87 comme partant).

Ces dernières saisons, les Giants ont laissé filer trop de matchs à cause d’erreurs stupides, même lorsqu’ils menaient au score, tard dans le dernier quart.  C’est typique d’un mauvais coaching.  Voilà pourquoi ils ont remercié leur entraîneur chef, Brian Daboll, après une nouvelle défaite du même genre, contre les Bears de Chicago, dimanche dernier.



Mike Kafka (ci-dessus) a été nommé coach par intérim, à sa place.  Plusieurs noms sont mentionnés pour occuper le poste permanent l'an prochain : les coordonnateurs défensifs Vance Joseph (Broncos), Jeff Hafley (Packers), Jesse Minter (Chargers), et Steve Spagnuolo (Chiefs).

Du côté offensif, les noms qui circulent dans les rumeurs sont : Joe Brady (Bills), Matt Nagy (Chiefs) et Arthur Smith (Steelers).  L'ex entraîneur chef des Cowboys de Dallas, Mike McCarthy est également dans les discussions, de même que le coach de l'Université Notre Dame, Marcus Freeman.

Peut-être que les Giants devraient favoriser l'embauche d'un instructeur défensif, car leur brigade défensive actuelle est une des pires de la NFL (dernière contre le jeu au sol).



Les Packers devraient gagner par 6½ points contre les Giants, dimanche, selon les preneurs aux livres.  C'est un écart de point conservateur car les parieurs tiennent compte de la présente léthargie offensive des porte couleurs du club de Green Bay.  

Peut-être que le changement d'entraîneur et de quart arrière va stimuler les joueurs du Big Blue, qui, après tout, luttent pour conserver leur emploi, en vue de la saison prochaine.    
Packers   23,    Giants   17.            

vendredi 7 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : NEW YORK GIANTS À CHICAGO ⇨ LE COACH BEN JOHNSON A TRANSFORMÉ L'ATTAQUE DES BEARS EN PUISSANCE.



Il n'y a pas de doute, le choix d'un entraîneur chef est plus important que l'on pense, pour changer le destin d'une équipe, dans la Ligue Nationale de Football.  Prenez les Bears de Chicago (5-3).  Cette année, ils ont embauché un nouveau coach, Ben Johnson, pour diriger le club.  L'ancien brillant coordonnateur offensif des Lions de Détroit a rapidement transformé l'attaque des Bears en une machine puissante.

Dimanche contre la défensive poreuse des Giants de New York (2-7), son quart arrière Caleb Williams aura la chance de faire encore fonctionner cette machine redoutable, comme il l'a fait dimanche dernier, dans la spectaculaire victoire de 47 à 42 à Cincinnati, contre les Bengals.  Dans un des matchs les plus fous jamais vu !

En gagnant cinq de leurs six dernières rencontres, les Bears ont rejoint les Lions de Détroit au 2e rang de la division Nord de la Conférence Nationale.  Ils ne sont qu'à un demi match des meneurs, les Packers de Green Bay (5-2-1).  Qui l'eut cru ?  Pas moi, en tous cas...

Ben Johnson
Mais ils ont disputé la partie la plus facile de leur calendrier, jusqu'ici.  De gros matchs les attendent, dont celui de la semaine prochaine contre les Vikings du Minnesota, des rivaux de section.  Ensuite ce sera Pittsburgh, Philadelphie, et Green Bay.

Sous la direction de Ben Johnson, les joueurs sont davantage concentrés sur ce qu'ils ont à faire, et ils évitent ainsi les erreurs, tout en provoquant celles de leurs adversaires.  Chicago est au sommet de la NFL pour les revirements provoqués, avec 19.  Et les Bears n'en ont commis que six.  C'est un fameuse formule pour connaître du succès dans cette ligue.

Johnson est également renommé pour former de bons quarts arrières.  Il semble réussir présentement, avec Caleb Williams, en tirant profit de la qualité de son fort bras, de ses habiletés comme porteur de ballon, et de sa mobilité pour quitter la pochette protectrice, afin de gagner du temps, éviter les sacs (seulement 4 à ses 3 derniers matchs), et trouver ses receveurs.  Des receveurs de qualité comme Rome Odunze et DJ Moore.



De plus, Williams (ci-dessus) semble avoir découvert un autre excellent demi offensif en la recrue Kyle Monangai, qui a connu un match extraordinaire contre les Bengals, dimanche passé.  En 26 courses, il a gagné 176 verges.  Il prenait la relève de D'Andre Swift, blessé.  Ce dernier devrait revenir au jeu contre les Giants.

Si l'offensive produit à un rythme de 27 points par rencontre à domicile, tout n'est cependant pas rose dans le camp du club de football de la ville des vents.  La défensive en arrache depuis le début de la saison.  C'est l'une des pires de la NFL pour les points accordés (29e) et contre les jeux au sol (29e).  La semaine dernière, la défense anti aérienne des Bears s'est fait traversée pour 470 verges par les Bengals.  Le "pass rush" des Ours est inefficace, il n'a généré que 17 sacs en huit parties, cette saison.

Les Bengals sont revenus de l'arrière d'un déficit de 41 à 27, pour renverser la situation, dimanche dernier contre les Bears.  Et ils auraient remporté ce match n'eut été de trois plaqués ratés sur le touché victorieux de 58 verges du receveur Colston Loveland, à 17 secondes de la fin de la rencontre.



Du bord des Giants, ça ne va pas aussi bien.  L'équipe vient de subir trois défaites de suite, et la défensive ne soutient pas le bon travail du quart recrue Jaxson Dart (photo ci-dessus), qui continue de bien faire performer l'offensive, et qui garde son club dans les matchs.  Au cours de la série de revers de son club, l'attaque a produit une moyenne de 25,3 points par match.  Et ce, malgré l'absence, à cause de blessures, de Cam Skattebo et de Malik Nabers, deux de ses meilleurs atouts offensifs.

Mais l'horrible défense des G-men est incapable d'arrêter leurs adversaires.  Elle est particulièrement mauvaise contre le jeu au sol (dernière de la Ligue avec une affreuse moyenne de 5,47 verges accordées par course).  Et durant la séquence perdante de l'équipe, elle n'a provoqué qu'un seul revirement.

Il y a pourtant de gros noms dans le front-7 du Big Blue.  Je ne comprends pas qu'ils ne soient pas capables de mieux performer.  Il est vrai que cette unité a été durement éprouvée par les blessures, mais ça n'explique pas tout.



Le calendrier des Giants ne sera pas facile au cours du prochain mois, avant que l'équipe parvienne à sa semaine de congé (bye).  Avec la piètre fiche qu'elle a déjà, l'espoir de participer aux éliminatoires est pratiquement disparu.  On doit penser à l'avenir et à la reconstruction.

Les Bears sont favoris par 4½ points pour l'emporter dimanche à Chicago.  Avec les défensives poreuses des deux adversaires, on devrait assister à un match offensif.  L'écart de points aurait pu être plus important, mais plusieurs joueurs offensifs des Bears représentent des cas incertains pour cette rencontre, car ils soignent des blessures (Monangai, Odunze, Kmet, Moore).

Giants   24,     Bears    28.       

vendredi 31 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 9 : SAN FRANCISCO @ NEW YORK GIANTS ⇨ McCAFFREY ET KITTLE VONT S'OCCUPER DE LA FAIBLE DÉFENSIVE DES GIANTS...



Mettons les choses au clair : les 49ers de San Francisco (5-3) et les Giants de New York s'affronteront dimanche, sans plusieurs de leurs meilleurs joueurs, actuellement blessés.  Mais ceux qui restent actifs dans l'alignement des 49ers, risquent de permettre à leur équipe de gagner.

Jusqu'à présent cette saison, les Niners ont su éviter le pire, malgré les problèmes de santé et l'absence de plusieurs joueurs clés. Ils ont remporté la majorité de leurs matchs en misant sur un plan de jeu bien pensé, conçu pour gagner des rencontres serrées et à faible score.  L'entraîneur Kyle Shanahan a insisté pour que ses protégés jouent du football physique et intense.  Ce qui, paradoxalement, a pu contribuer à allonger la liste des blessés.

Un autre facteur clé a été l'utilisation excessive du meilleur atout offensif de l'équipe, le demi offensif Christian McCaffrey, qui a pratiquement porté à lui seul l'attaque au sol et le jeu aérien de son équipe.  Autre paradoxe, lui qui est fragile et toujours susceptible d'être gravement blessé, ne l'a pas été cette saison, malgré son utilisation excessive et à toutes les sauces.



Contre les Giants, dimanche, McCaffrey (ci-dessus) sera encore au coeur de l'offensive des 49ers, face à la pire défense de la NFL contre le jeu au sol (5,73 verges accordées en moyenne par portée).  Et le combatif ailier rapproché George Kittle pourrait bien jouer, lui aussi, un grand rôle dans ce match, en déjouant fréquemment les membres de la brigade défensive des G-men.  Celle-ci a ajouté une demie douzaine de blessés à l'infirmerie de l'équipe, depuis le dernier mois.

Mais les représentants du club de San Francisco s'y connaissent également en matière de blessures, en défensive.  La semaine dernière, dans la dure défaite de 26 à 15 contre les Texans de Houston, trois nouveaux défenseurs se sont inscrits sur la longue liste des blessés de la formation californienne : l'ailier défensif Jordan Elliott (cheville), le plaqueur Sam Okuayinonu (cheville), et le secondeur Dee Winters (genou).

Le plaqueur Alfred Collins, l'ailier défensif Bryce Huff (ischio-jambiers) et le demi de coin Upton Stout (épaule) sont également mal en point, sans oublier l'absence définitive des vedettes Nick Bosa et Fred Warner.  Des pertes à n'en plus finir...


En l'absence de plusieurs vétérans, la défensive des Niners a pris un sérieux coup de jeunesse, et l'inexpérience de cette relève a paru, dans le revers aux mains des Texans, la semaine passée.  Les attaquants de Houston ont dominé la partie, en doublant le temps de possession du ballon par rapport à leurs adversaires.

Quant aux Giants, ils ont subi une démoralisante défaite de 38 à 20 contre leurs rivaux de division, les Eagles de Philadelphie.  Ils ont aussi perdu les services de leur meilleur porteur de ballon, la recrue Cam Skattebo, victime d'une dislocation de la cheville, qui met fin à sa saison 2025-26.



Skattebo, en compagnie d'une autre recrue, le quart arrière Jaxson Dart (ci-dessus), ont inspiré leurs coéquipiers cette année, avec des coups d'éclat, et leur enthousiasme contagieux.  Les résultats n'ont pas été toujours probants, mais ils ont donné des raisons d'espérer un avenir encourageant.  Dart a moins bien performé au cours des deux derniers matchs.  Il semblait confus par moments, sur certains jeux.

Une rencontre à faible score est attendue dimanche, avec les 49ers favoris pour l'emporter par 2½ points, d'après les experts. Le quart arrière Brock Purdy et le receveur Ricky Pearsall ne semblent pas encore suffisamment remis de leurs blessures pour participer au match, mais McCaffrey et Kittle devraient en faire assez, en attaque, pour battre les médiocres Giants.

49ers    23,      Giants    20.       

vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : NEW YORK GIANTS À PHILADELPHIE ⇨ LE REVANCHE SERA DOUCE AU COEUR DE L'AIGLE...



Il y a deux semaines, les champions défendants du dernier Super Bowl, les Eagles de Philadelphie (5-2), ont été embarrassés par une défaite cinglante de 34 à 17 au Meadowlands de East Rutherford, contre les Giants de New York (2-5).  Le club du coach Nick Sirianni voudra prendre sa revanche, dimanche, à Philadelphie contre ces mêmes G-Men.

Ces deux équipes ne sont plus tout à fait les même depuis cette rencontre lors de la semaine 6.  Après deux défaites d'affilée, les Eagles ont retrouvé le chemin de la victoire en battant les Vikings au Minnesota par la marque de 28 à 22.

Le quart arrière des Eagles, Jalen Hurts a laissé tombé une attaque au sol, qui ne fonctionnait toujours pas, pour plutôt emprunter résolument la voie des airs pour avoir le dessus sur la défensive anti aérienne des Vikings, qui était la deuxième meilleure de la NFL avant ce match.


Les défensives adverses craignent toujours le jeu au sol de Philadelphie après les exploits du porteur de ballon Saquon Barkley, l'an dernier (2 005 verges de gains).  Ils se concentrent sur lui et négligent de bien se préparer contre l'attaque aérienne.  Cela a bien servi Hurts contre les Vikings (19 en 23 pour 326 verges et trois touchés), et ses receveurs A.J. Brown (quatre réceptions pour 121 verges et deux touchés) et DeVonta Smith (neuf passes captées pour 183 verges et un touché).

D'un autre côté, si les défensives opposées se mettent à respecter davantage la menace aérienne des Eagles, elles pourraient moins surveiller Barkley, qui aurait ainsi plus d'espace pour courir avec le ballon.  

On s'attend au même genre de performances dimanche contre la faible défensive des Giants (26e de la NFL contre la passe, et 25e contre la course).  Il le faudra bien car la défensive des Eagles en arrache également depuis le début de la saison.  Elle concède près de 24 points par match et se classe au 23e rang de la Ligue pour les verges totales accordées (349 par rencontre).



En fait, elle éprouve tellement de difficultés que la direction de l'équipe a fait sortir de sa retraite l'ailier défensif Brandon Graham (photo ci-dessus), pour remplacer Za'Darius Smith, qui leur a fait faux bond, en prenant inopinément sa propre retraite, plus tôt, ce mois-ci.

Le pointage devrait être élevé dans cet affrontement entre deux clubs aux défenses vulnérables (les Giants sont 29e de la NFL pour les verges totales allouées avec 376 par match), affaiblies par les blessures à des joueurs réguliers, face à des attaques à fort potentiel.

Mais les Giants n'ont pas gagné à Philadelphie depuis 2013 (douze défaites d'affilée), et ils n'ont pas balayé la série de matchs contre les Eagles depuis 2007.  Ils s'affrontent deux fois au cours chaque saison régulière.



On ignore comment les membres du Big Blue réagiront après leur défaite historique de 33 à 32 à Denver, dimanche dernier.  Après avoir été blanchis au cours des trois premiers quarts, les Broncos ont marqué 33 points au dernier quart, pour coiffer les Giants au fil d'arrivée.  C'était la première fois, depuis les 1 686 dernières parties dans la NFL, qu'un club perdait après avoir mené par au moins 18 points avec un peu plus de cinq minutes à jouer au match.

Pas étonnant que l'entraîneur des Giants, Brian Daboll, ait rageusement projeté au sol ses écouteurs ("headset", photo ci-dessus) après que le botteur des Broncos, Will Lutz, ait réussi le placement victorieux alors que les deux dernières secondes de jeu du match s'écoulaient.  Daboll doit aussi prendre le blâme pour ce revers épouvantable.  Il a pris de mauvaises décisions et a mal géré le temps au cadran.

Les Giants étaient encore privés de leur propre botteur Graham Gano, blessé à l'aine, et son remplaçant Jude McAtamney (photo ci-dessous) a raté deux transformations qui auraient pu faire la différence en faveur des G-Men.  Il a été soumis au ballottage cette semaine, puisque Gano est éligible à un retour au jeu.



Mais, malgré cette amère défaite à Denver, il faut considérer que l'attaque des Giants a tout de même marqué 32 points contre une des meilleures défensives du circuit Goodell.  Un fait plutôt encourageant.  Le quart arrière recrue Jaxson Dart, le demi offensif recrue Cam Skattebo, et le receveur Wan'Dale Robinson, jouent du bon football, et la défensive des Eagles devra se surpasser pour limiter leur production.

Il ne faut pas s'attendre à ce que Brandon Graham joue beaucoup, lui qui doit reprendre sa forme physique après sa retraite.  Jalen Carter sera cependant à son poste, lui qui avait manqué le match contre les Giants, il y a deux semaines.

Les parieurs pensent que les Eagles vont prendre leur revanche dimanche.  Ils les favorisent par 7½ points.  Je prévois un pointage plus serré.  Et les flamboyantes recrues des Giants vont goûter à la méchante médecine des farouches partisans des Eagles.

Giants  26,    Eagles  28.       

samedi 18 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : NEW YORK GIANTS À DENVER DART ET SKATTEBO VONT FRAPPER UN MUR CONTRE LA SOLIDE DÉFENSIVE DES BRONCOS.



Il est indéniable qu'avec leurs récents succès, les recrues Jaxson Dart, Cam Skattebo et Abdul Carter ont fait souffler un vent d'enthousiasme, de vitalité, et d'espoir sur les Giants de New York (2-4), et leurs exigeants partisans.  C'est avec toute l'ardeur de leur jeunesse, et leur talent prometteur, qu'ils s'amènent dans les hauteurs des montagnes du Colorado, pour affronter les Broncos de Denver (4-2), dimanche après-midi.

L'équipe locale n'a pas l'intention de laisser les Giants gâcher les célébrations entourant le 10e anniversaire de la conquête du Super Bowl 50 par les anciens des Broncos.  Les membres de cette formation championne seront honorés, et l'un de ces anciens gagnants, Demaryius Thomas, sera introduit au «Ring of Fame» de l'équipe, durant la cérémonie.

C'est certain que les «nouveaux» Giants, en pleine reconstruction, font beaucoup parler d'eux, non seulement à New York, mais ailleurs dans la NFL.  Surtout après leur victoire impressionnante contre les Eagles de Philadelphie, au compte de 34 à 17, jeudi de la semaine passée.  Ils ont dominé les actuels champions défendants du trophée Vince Lombardi dans tous les départements, y compris au niveau physique.



Peuvent-ils répéter cette étincelante performance contre la très solide défensive des Broncos, en terrain hostile ?  On peut en douter.  Cette défense quasi impénétrable et sans merci pour les quarts arrières opposés (30 sacs réussis contre eux, soit dix de plus que les plus proches concurrents), peut gagner des matchs à elle seule, tellement elle est forte.   Comme elle l'a encore prouvé dimanche dernier, à Londres, dans un gain de 13 à 11, contre les Jets de New York.  

Le pauvre quart arrière des Jets, Justin Fields est tombé dans l'enfer de l'Orange Crush en subissant neuf sacs, avec des pertes de terrains qui ont résulté en un bilan final de -10 verges, pour l'attaque aérienne de son club.  Un "exploit" inédit au 21e siècle pour une formation de la NFL.

L'attaque du «Big Blue» est certes regénérée depuis que Jaxson Dart et Cam Skattebo en ont pris le contrôle, mais les deux jeunes recrues sont des coureurs téméraires qui ont été frappés durement par les défenseurs des Eagles, la semaine passée.  Les membres de la rude brigade défensive des Broncos frappent encore plus fort, et les nouvelles vedettes des G-men feraient bien de faire attention à ne pas se faire mettre K.O., dimanche.

D'accord, ils ont grandement aidé à causer d'immenses surprises, à domicile, en battant les Eagles, et , avant eux, les Chargers de Los Angeles, une autre équipe très talentueuse qui était largement favorite.  Mais si leur énergie est contagieuse, il ne faut pas oublier qu'ils ont fait patate, à l'étranger, en s'inclinant devant les faibles Saints de la Nouvelle Orléans, il y a deux semaines.



Jaxson Dart est seulement le 3e quart arrière de l'histoire de la NFL à gagner au moins 50 verges au sol, à ses trois premiers départs chez les professionnels.  Les deux autres ?  Jalen Hurts des Eagles, et Lamar Jackson, des Ravens.  Il ne se retrouve donc pas en compagnie de n'importe qui !  Sa mobilité a le don de déstabiliser les défenses adverses.  De plus, Dart a déjà prouvé, en peu de temps, la puissance de son bras.  Il peut rejoindre ses receveurs partout sur le terrain.  Il montre des signes que les Giants ont enfin trouvé leur quart arrière de concession.

Son problème, c'est que les gars de la défensive des Broncos n'ont pas peur des quarts mobiles comme lui.  Ces pivots porteurs de ballon ne connaissent pratiquement aucun succès quand ils osent franchir la ligne de mêlée en courant avec le cuir.

Le brio de Skattebo et de Dart a permis de prolonger le temps de possession du ballon, et les séries de jeux offensifs des Giants.  Ce faisant, ils ont permis aux joueurs défensifs de récupérer, en touche, et d'être prêts à revenir stopper les attaques adverses, après le bon travail de leurs coéquipiers de l'attaque.  C'est un facteur non négligeable.



Les probabilités de victoire à Denver ne sont pas si faibles non plus, étant données les difficultés des Broncos à l'attaque, leur indiscipline qui cause de trop nombreuses pénalités, et leurs problèmes de couverture de bottés, sur les unités spéciales.  Ils sont aussi éprouvés par de nombreuses blessures aux membres de leur ligne offensive.

Mais à cet égard, les Giants ne sont pas plus chanceux.  Leur liste de blessés ne cesse pas de s'allonger.  Après avoir perdu les services de son meilleur receveur, Malik Nabors, pour le reste de la saison, Jaxson Dart devra aussi se priver de Darius Slayton, blessé aux ischio-jambiers.  Le joueur de centre John Michael Schmitz (commotion) ne sera pas disponible non plus.



En défensive, c'est l'hécatombe chez les secondeurs de ligne du Big Blue : Swayze Bozeman (cheville), et Demetrius Flannigan-Fowles (ischio-jambiers) se sont ajoutés à Victor Dimukeje (pectoraux), Chris Board (poitrine) et Micah McFadden (pied) chez les résidents de l'infirmerie qui sont hors de combat.  L'ailier défensif Chauncey Golston, le demi de sûreté Anthony Johnson, et le botteur de précision Graham Gano les accompagnent aussi parmi les éclopés.  Pour compléter cette liste interminable, le secondeur Abdul Carter (ischio-jambiers) est un cas incertain pour dimanche. 

Heureux de revenir à la maison après un voyage difficile à Londres, les Broncos voudront célébrer une autre victoire, une quatrième d'affilée, tout en fêtant leurs anciens de l'édition championne de 2015.  Ils sont favoris par 7½ points pour renverser les Giants, un club amoché.  Les jeunes sensations des Giants sont attendus avec une brique et un fanal.  Les temps seront durs pour eux, et même s'ils volent haut en altitude, dans le ciel des montagnes du Colorado, leur atterrissage sera cruel contre la défensive anti-vol des Broncos.

Giants  16,    Broncos   23.   

mercredi 8 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : PHILADELPHIE À NEW YORK GIANTS ⇨ LES EAGLES DOIVENT APPRENDRE À BIEN JOUER PENDANT 60 MINUTES.



Pas besoin de paniquer à Philadelphie, mais les Eagles (4-1) semblent ressentir les effets de leur difficile conquête du titre, lors du Super Bowl, en février dernier. C'est un phénomène courant chez les équipes championnes. 

On revient la saison suivante en étant un peu trop relaxe.
On se repose sur ses lauriers.
La motivation n'est plus la même.
On manque de concentration.
Les efforts ne sont pas aussi soutenus.  On ne joue plus les 60 minutes des matchs avec constance.
Le synchronisme fait défaut.

Les joueurs qui ont quitté pour d'autres équipes, pour monnayer leur statut de champion, ne sont pas remplacés par des footballeurs aussi talentueux.



C'est ce qui arrive aux Eagles cette saison.  Ils devront retrouver leur cohésion et leur unité, car autant en attaque qu'en défense c'est pas mal brouillon présentement.  Les leaders de la formation doivent se lever, et réveiller leurs coéquipiers.  Il faut se ressaisir.  Car même dans leurs quatre victoires, les Eagles ont été inconstants, alternant de bons quarts de jeu avec des mauvais.

La défensive, surtout la tertiaire, connaît des ruptures de performance durant les matchs.  Elle accorde trop de gros jeux aux adversaires.  L'offensive aérienne, de son côté, semble désordonnée, comme si le quart Jalen Hurts et ses receveurs n'étaient pas toujours sur la même page.  Il faudra ajuster nos flutes !

L'attaque au sol est méconnaissable. Le porteur de ballon vedette, Saquon Barkley (photo ci-dessous), affiche un rendement bien en deçà de celui de l'an dernier, avec seulement 53 verges de gains au sol par match, comparé à 125 en 2024-25.  Sa production par course est passée de 5,8 verges la saison dernière, à 3,2 cet automne.



Ce n'est pas entièrement de sa faute.  C'est aussi celle de sa ligne offensive.  Elle a subi des modifications cette saison, et elle n'est plus la numéro 1 de la Ligue Nationale, cette année.

De plus, elle devra se débrouiller sans le garde Landon Dickerson, blessé à une cheville contre Denver.  C'est le 4e joueur de cette ligne qui tombe au combat après les plaqueurs Myles Hinton et Cameron Williams, ainsi que le centre Willie Lampkin.  Avec autant de réguliers absents, vous ne pouvez que vous en ressentir en attaque.

Jalen Hurts pourra aussi en subir les conséquences lorsqu'il reculera pour lancer le ballon, derrière cette ligne offensive rapiécée.  Il devra surtout se méfier du secondeur de ligne des Giants, Brian Burns (photo ci-dessous), qui a déjà cinq sacs à sa fiche. 



Mais Barkley pourrait connaître plus de succès contre la défense des Giants, une des pires de la NFL contre le jeu au sol et pour provoquer des revirements (3 seulement, au 30e rang de la NFL).  Elle accorde en moyenne 140 verges aux porteurs de ballon ennemis par rencontre.   

Autant en attaque qu'en défense, les joueurs perdus durant la saison morte manquent beaucoup à l'équipe.  Leur absence fait mal présentement. Ce n'est plus le club champion presque invincible de la dernière campagne victorieuse.

Après leur première défaite de la saison, dimanche dernier, contre les Broncos de Denver, les Eagles ont l'occasion de se regrouper et de s'unir pour retrouver le chemin de la victoire, ce jeudi, à l'étranger, contre les faibles Giants de New York (1-4).

Mais les Eagles ne doivent pas prendre leurs adversaires à la légère.  Le Big Blue, un rival de division, peut leur offrir une solide opposition.



Après avoir causé une surprise en battant les Chargers de Los Angeles, lors de la semaine 4, les Giants, et leur nouveau quart arrière recrue Jaxson Dart (photo ci-dessus), ont commis cinq revirements d'affilée, dimanche, en Nouvelle Orléans, contre les Saints, pour perdre bêtement une avance de 14 à 3, avant de s'avouer vaincus par le score de 26 à 14.

Dart a été intercepté à deux reprises, en plus d'échapper et de perdre le ballon une fois.  Mais il a tout de même amassé plus de 200 verges par la passe, en plus de 55 verges de gains par la course.

Ça fait partie de l'apprentissage des quarts recrues.  Ils font des erreurs.  Ils connaissent des hauts et des bas.  Mais tout n'est pas noir chez les G-men.



Leurs jeunes joueurs, tels que le porteur de ballon Cam Skattebo (photo ci-dessus ⇨ moyenne de 105 verges de gains au sol à ses trois dernières joutes; en plus d'être 2e de son équipe pour les réceptions de passes avec 18); ainsi que les receveurs Wan'Dale Robinson (très fiable en milieu de terrain pour capter de courtes passes), et Theo Johnson (efficace en zone rouge avec trois touchés à ses deux derniers matchs), ont montré de belles promesses.

Cependant, ils ne peuvent pas compenser totalement la perte du talentueux ailier éloigné Malik Nabers, blessé pour une longue période.

Certes, l'exécution a fait défaut dans la décourageante déconfiture contre les Saints, il y a quelques jours.  Mais si on évite les punitions et les revirements contre les Eagles, jeudi, on pourra livrer une bonne bataille, d'autant plus que les Eagles ne sont pas à leur mieux.



Jaxson Dart pourrait travailler davantage à son aise jeudi, car après avoir perdu trois bons éléments sur le marché des agents libres, durant l'entre saison, le «pass rush» des Eagles est devenu inefficace, et n'applique guère de pression sur les quarts adverses.

Là aussi, à ce niveau, les blessures font mal, avec l'absence de deux secondeurs de ligne : Nolan Smith et Nakobe Dean, ainsi que celle de l'ailier Ogbo Okoronko.  D'autre part, le plaqueur Jalen Carter est un cas incertain pour jeudi, blessé à un talon.

Dommage, car si ces joueurs pouvaient être en uniformes, ils pourraient profiter de la faiblesse de la ligne offensive des Giants en protection, sur les jeux de passes.  Elle a déjà accordé 14 sacs du quart, cette saison.  La défense des Eagles, elle, n'en a réussi que sept. 



Aux problèmes de ces derniers, on peut ajouter de mauvaises décisions de coaching, qui ont d'ailleurs coûté cher dans le revers contre les Broncos, dimanche passé. 

Les Aigles sont donnés gagnants par 7½ points par les preneurs aux livres.  Mais si la ligne à l'attaque des Giants joue bien, et permet au reste de l'offensive d'entrer dans un bon rythme, tout en profitant des faiblesses de la défensive des Eagles, elle pourra contrôler le temps de possession et empêcher l'attaque de Philadelphie de prendre son élan.

Celle-ci n'est pas en panne.  Elle marque en moyenne 25 points par match.  Bien plus que celle des Giants peut en produire (17,4 au 28e rang de la NFL). C'est ce qui fera la différence jeudi.

Eagles  28,  Giants  17.