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vendredi 8 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : BEAUCOUP DE PROBLÈMES CHEZ LES COWBOYS DE DALLAS...



LES NOUVEAUX ENTRAÎNEURS DES COWBOYS ONT BEAUCOUP DE PROBLÈMES À RÉGLER EN VUE DE LA PROCHAINE SAISON.

Alors, le ciel est-il vraiment dégagé pour « l'America's Team » à l'approche de la prochaine saison de la Ligue Nationale de Football ?  Pas vraiment, il y a des nuages noirs à l'horizon.  Au grand déplaisir de ses exigeants et farouches partisans, l'équipe chouchou de l'Amérique est tombée de haut l'an dernier.

Après des fiches victorieuses de 12-5 lors des deux campagnes précédentes, les Boys n'ont pu faire mieux que sept victoires contre dix défaites, la saison passée.  La production offensive est passée de 509 points en 2023 à 350 points en 2024; pendant que la défensive s'effondrait l'an dernier en se faisant enfoncée pour 468 points, contre 315, la saison précédente.

Presque invincibles à domicile en 2023 et en 2022 (16 victoires, un seul revers), Dallas n'a gagné que deux parties à la maison la saison passée.  De quoi mécontenter les fans au "Big D", qui, chaque année, depuis les trois dernières décennies, exigent en vain, une autre victoire au Super Bowl.  Il n'y a pas à dire, les Cowboys sont condamnés à l'excellence et aux championnats !



Il faudrait d'abord que les Cowboys atteignent la finale de la Conférence Nationale, ce qu'ils n'ont pas réussi à faire depuis 30 ans. C'est la plus longue disette de ce type, pour une équipe de la NFC...

La dernière campagne a été éprouvante en raison des grandes lacunes dans l'alignement, causées soit par l'absence de joueurs blessés, soit par un manque de talent à plusieurs postes.

D'abord, le coeur de l'attaque, le quart arrière Dak Prescott, a raté la seconde moitié de la saison 2024, en raison d'une blessure au jarret, qui a nécessité une opération.  Au cours des cinq dernières années, il a figuré sur la liste des blessés pour un total de 26 matchs.  On dirait que c'est devenu un problème récurrent.

Tous ses problèmes de santé ont réduit sa mobilité, et avec une ligne offensive de moins en moins performante, Prescott (photo ci-dessous) est devenu plus vulnérable, encaissant un nombre croissant de sacs (21 en 8 matchs l'année dernière, 39 en 17 parties en 2023).



Les Cowboys ne peuvent pas se permettre de le perdre à nouveau pour une longue période, cette saison. Lorsqu'il est absent, leurs chances de victoire diminuent considérablement.

Offensivement parlant, une bonne nouvelle est arrivée cette année pour Prescott. L'équipe a acquis le talentueux receveur George Pickens dans un échange avec les Steelers de Pittsburgh, qui s'en sont séparés, principalement en raison de son mauvais tempérament, et de son manque de discipline.

Si Pickens parvient à se maîtriser et à jouer à son plein potentiel, il formera un duo redoutable de receveurs avec l'excellent CeeDee Lamb. Prescott disposera enfin des armes nécessaires pour tenter des passes longues, et rendre l'attaque de Dallas plus productive.

À moins qu'il ne soit limité par son nouvel entraîneur en chef, Brian Schottenheimer (photo ci-dessous), qui privilégie principalement l'attaque au sol.  Mais avec le manque de ressources efficaces disponibles dans le champ arrière, le nouveau coach pourrait être contraint de modifier ses plans offensifs.



Les Cowboys ont fait le ménage chez les demis offensifs de la formation.  Rico Dowdle et Ezekiel Elliott sont partis, et les dirigeants de l'équipe n'ont pas trouvé mieux, pour les remplacer, en recrutant les agents libres Javonte Williams et Miles Sanders.  Au cours des deux dernières saisons, ces porteurs de ballon ont connu des échecs notables avec leurs équipes respectives, les Broncos de Denver et les Panthers de la Caroline.

À moins que la recrue Jaydon Blue, un choix de cinquième ronde cette année, ne fasse des merveilles, le groupe de demis offensifs de Dallas risque d'être le pire de toute la NFL.

Chez les receveurs, Pickens vient améliorer la situation, mais à part lui et Lamb, la profondeur fait défaut aux postes d'ailiers.  Jalen Tolbert pourrait être une option suffisante pour le poste de troisième ailier espacé, mais il n'a attrapé que 62 % des passes lancées dans sa direction l'année dernière (49 sur 79). 
 


Brandin Cooks, celui qui aurait pu être meilleur que lui, dans ce rôle de 3e "violon", n'est plus avec l'équipe.  Et au poste d'ailier rapproché, Jake Ferguson (photo ci-dessus), a connu une baisse de performance en 2024, possiblement en raison de l'absence prolongée de Prescott.  Il doit rebondir cette saison.

Ce ne sera pas facile, car lui et ses coéquipiers de l'attaque devront composer avec une ligne offensive privée du légendaire garde Zack Martin (retraité), et marquée par l'inexpérience de jeunes titulaires comme la recrue Tyler Booker (choix de 1ère ronde, 12e au total), ainsi que celle des joueurs de 2e année : le centre Cooper Beebe, et le plaqueur Tyler Guyton.

Guyton a connu une saison recrue très difficile l'an passé, et les entraîneurs pourraient devoir changer certains joueurs de positions s'il ne progresse pas suffisamment en 2025-26.  Tyler Smith pourrait prendre la place de Guyton à gauche, parce que celui-ci a subi une fracture à la cheville au début du camp d'entraînement.  Bebee (photo ci-dessous) pourrait passer de centre à garde.


Après sa désastreuse performance de l'an dernier, la défensive avait besoin d'un redressement.  Il fallait d'abord remplacer cinq joueurs qui ont profité de leur statut d'agents libres pour quitter le club.  Parmi eux, notons la perte des ailiers Demarcus Lawrence et Chauncey Golston; du secondeur Eric Kendricks, et du demi de coin Jourdan Lewis.

Pour prendre leurs places, les Cowboys ont acquis les joueurs de ligne Solomon Thomas (ex Jets) et Payton Turner; l'ailier Dante Fowler, -qui retourne à Dallas après une saison avec Washington-; le secondeur Kenneth Murray (avec Tennessee l'an passé); et le demi de coin Kaiir Elam (ex porte couleurs des Bills de Buffalo).  La plupart de ces joueurs sont d'anciens choix de première ronde qui n'ont pas réussi à s'affirmer dans la Ligue Nationale.

La plus grande inquiétude au camp d'entraînement des Cowboys est la dispute au sujet du contrat de l'as de la défense Micah Parsons.  Celui-ci exige une extension de son contrat de recrue, auquel il reste une saison.  Il demande à être échangé.  Le propriétaire de l'équipe, Jerry Jones, craint que Parsons soit absent au premier match régulier de son club, le 4 septembre, contre les Eagles.



Inutile de rappeler que sans Parsons (photo ci-dessus), la défensive de Dallas serait encore plus vulnérable, spécialement contre les jeux au sol, où elle a fini 30e de la NFL, avec une moyenne de 4,84 verges accordées par course.  Ce n'a pas été mieux en ce qui concerne les points alloués (31e).

Sans le joueur étoile de première ligne, Osa Odighizuwa se sentirait bien démuni dans le front défensif de Dallas.  On l'a d'ailleurs constaté l'an dernier quand Parsons s'est absenté pour quatre matchs en raison d'une blessure. 

Dans leur défensive 4-3, les Boys sont à plaindre au niveau des secondeurs de ligne.  La mauvaise nouvelle c'est que DeMarvion Overshown va rater la prochaine saison à cause d'une vilaine blessure à un genou.  Ça laisse seulement le nouveau venu Jack Sanborn (ancien des Bears) comme joueur "potable" sur cette unité.



La tertiaire a été décimée elle aussi par les blessures la saison passée.  Trevon Diggs (no 7, photo ci-dessus) se remet encore d'une opération au genou, en janvier dernier.  DaRon Bland a eu des difficultés en 2024, après être revenu au jeu, à la suite d'une blessure au pied (fracture de stress).  Les demis de sûreté Malik Hooker (29 ans), et Donovan Wilson (30 ans), sont des joueurs de niveau moyen, qui pourraient déjà montrer des signes de déclin.

Seules les escouades spéciales des Cowboys semblent être en bonne posture.  Il y a de la force et de la qualité aux différents postes de ces unités.  Les botteurs Brandon Aubrey (placements), et Bryan Anger (dégagements), le teneur de ballon sur les longues remises, Trent Sieg, et le retourneur de bottés KaVontae Turpin, font partie de l'élite de la NFL.

Les prévisions ne sont guère encourageantes pour Dallas la saison prochaine.  Ils ne sont favoris que pour gagner la moitié de leurs matchs.  Et dans leur division, les Cowboys risquent d'être encore plus distancés des deux clubs de tête : les champions Eagles de Philadelphie, et les surprenants Commanders de Washington.



Leur propension à être constamment affaiblis par les blessures est inquiétante.  Et leur nouvel entraîneur, Brian Schottenheimer, n'a aucune expérience au poste de commandant en chef.

Leur controversé propriétaire, Jerry Jones (photo ci-dessus), a trop dépensé pour retenir les joueurs vedettes de l'équipe.  Cet été, il ne restait pas assez d'argent pour obtenir des secours de qualité, afin de boucher les nombreux trous dans l'alignement.

Dallas est l'endroit où les fans exercent le plus de pression sur les dirigeants d'une équipe de la NFL. Les attentes sont élevées et les critiques incessantes.



Hypothéqué trop souvent par les blessures, Dak Prescott a cependant bénéficié d'un renfort grâce à l'échange qui a permis l'arrivée du receveur George Pickens (photo ci-dessus) à Dallas, cette année.  Cependant, les lacunes des nouveaux demis offensifs, et de certains joueurs de ligne offensive, ne s'accordent pas avec la philosophie du nouvel entraîneur chef, qui privilégie le jeu au sol.

La défense reste fragile avec le départ de plusieurs vétérans sur le marché des agents libres, et l'arrivée de remplaçants de second ordre, faute de budget pour viser mieux.

Les Cowboys pourraient redevenir compétitifs si Prescott reste en bonne santé et si les nouveaux joueurs, y compris les recrues, se montrent à la hauteur. Cependant, les résultats ne sont pas assurés, pas plus qu'une place en séries éliminatoires.

CALENDRIER  2025-26  DES  COWBOYS  DE  DALLAS



















⇨ Voir autres prévisions dans la division Est de la Conférence Nationale

vendredi 14 janvier 2022

NFL WILD CARD 2022 : CHOC 49ers-COWBOYS, SHOW TIME À DALLAS !



C'est probablement le meilleur match de la première ronde éliminatoire de la NFL.  En fin d'après-midi, dimanche, les 49ers de San Francisco (10-7) visitent les Cowboys (12-5) à Dallas.  Ce sera un choc et un spectacle titanesque entre deux puissants clubs comtant dans leurs rangs plusieurs joueurs étoiles.

Il faut se méfier des statistiques impressionnantes des deux formations.  Certes, les Cowboys ont fini la saison régulière avec la meilleure production offensive de la NFL (31,2 points par match), supérieure à celle des Niners (7e de la NFL avec 25,1 points par partie).  Mais ils évoluaient dans une division (Est de la NFC) moins forte que celle de leurs prochains rivaux (section Ouest de la NFC).

En effet, trois des quatre clubs de l'Ouest ont réussi à se classer en séries éliminatoires.  La fiche combinée des formations de cette forte section a été de 40 victoires, 27 défaites.  Dans leur division, les Cowboys n'ont jamais été inquiétés par la compétition, leurs plus proches rivaux étant les Eagles de Philadelphie (9-8).  Washington (7-10) et les Giants de New York (4-13) n'ont jamais été dans le coup.





Malgré leurs vifs succès en attaque, plusieurs joueurs importants de cette unité n'ont pas été constants.  Par moments, on se demandait si le quart-arrière Dak Prescott (no 4, photo ci-dessus) était complètement remis de sa grave blessure à la jambe subie la saison précédente.  Le rapide receveur Amari Cooper a sous-performé (57,7 verges de gains par match).  Son coéquipier Michael Gallup n'a disputé que neuf parties avant de subir une blessure à un genou qui a signifié la fin de sa saison.  CeeDee Lamb a pris la relève, mais après une première moitié de saison fantastique, il a été discret en seconde moitié (aucun touché depuis la semaine 10, aucun match de plus de 100 verges de gains depuis la semaine 8).

Dans le champ arrière, le principal titulaire chez les demis offensifs, Ezekiel Elliot, a aussi connu une saison sous son niveau de performance habituel (moyenne de 4,23 verges par course, aucun match de plus de 100 verges depuis la semaine 5).  Il jouait, a-t-on dit, avec une blessure au genou.



Oui l'attaque a brillé, mais c'est la très grande amélioration de la défensive qui a vraiment fait la différence pour America's team.  Après une saison atroce en 2020, les Cowboys ont engagé un nouveau coordonnateur défensif, Dan Quinn.  D'une des pires unités en 2020, Quinn en a fait une de première force en la faisant grimper au 7e rang de la Ligue.  Ses hommes ont provoqué pas moins de 34 revirements et ils ont réussi 26 interceptions : renversant !  Le «front 7» a été étincelant avec en vedettes la merveilleuse recrue Micah Parsons (13 sacks), DeMarcus Lawrence et Randy Gregory.  Parsons pourrait devenir le premier joueur depuis Lawrence Taylor, avec les Giants en 1981, a remporter à la fois les titres de recrue défensive de l'année, et de joueur défensif de l'année.

Dans la tertiaire, Trevon Diggs ( no 7, photo en tête de l'article) a réalisé de gros jeux et il a dominé la Ligue avec onze interceptions.  Il aura fort à faire contre les 49ers qui alignent des receveurs dangereux et physiques : l'électrisant Deebo Samuel (photo ci-dessus) une double menace autant comme receveur - 1 405 verges de gains et une moyenne de 18¼ verges par réception - que comme porteur de ballon - 365 verges de gains avec une moyenne de 6,19 verges par portée, (des chiffres qui sont des premières et des records dans l'histoire de la NFL); Brandon Aiyuk (826 verges de gains avec une excellente moyenne de 14¾ par attrapé); et l'ailier rapproché George Kittle (910 verges de gains en 14 matchs joués pour une moyenne de presque 13 verges par catch).  La marque de commerce de ce redoutable trio est le nombre élevé de verges gagnées après avoir saisi le ballon.



Le gros point d'interrogation chez les 49ers c'est le quart-arrière Jimmy Garoppolo (photo ci-dessus).  Blessé au pouce de la main avec laquelle il lance le ballon, on se demande s'il pourra donner sa pleine mesure dimanche.  Il n'a pas semblé handicapé par cette blessure dimanche passé, quand il a mené les siens à une importante victoire de 27-24, en prolongation, contre les Rams, à Los Angeles.  Ce gain assurait une place en séries aux Niners.

Il faut se rappeler que Jimmy G. a conduit son équipe au Super Bowl, il y a deux ans.  La plupart des joueurs de ces champions de la Conférence Nationale en 2019-20, sont encore avec l'équipe qui affrontera Dallas.  Garoppolo est conscient que c'est possiblement sa dernière chance d'accéder au match ultime du Super Bowl car il ne sera peut-être plus avec les Niners la saison prochaine.  La prometteuse recrue Trey Lance pourrait prendre sa place.



Les deux clubs entrent en séries éliminatoires sur des poussées formidables.  San Francisco a gagné sept de ses neuf dernières parties, et les Boys, cinq de leur six dernières.  Les deux attaques au sol se valent, mais l'unité défensive des 49ers est meilleure que celle de ses adversaires pour stopper la course.  De même, l'offensive aérienne de Dallas est plus productive (282 verges par match) que celle de S.F. (248 verges par partie) mais la défense contre la passe des 49ers (206½ verges par rencontre) est meilleure que celle des Cowboys (238 verges allouées par joute).

Un autre facteur, c'est un peu comme le cas des Raiders de Las Vegas.  En retard dans le dernier droit de la saison, ils ont tout donné afin de se rattraper, et parvenir à se qualifier in extremis pour le tournoi éliminatoire.  Ou bien, comme les Raiders, les 49ers sont sur l'adrénaline et sont gonflés à bloc en entrant en séries, ou bien ils sont vidés par leurs immenses efforts et risquent de manquer d'énergie.

Au final, les deux équipes semblent pas mal d'égale force.  Le match sera serré et seulement quelques gros jeux vont déterminer quel club sortira gagnant.  Les gros «play makers» offensifs sont du côté des 49ers, mais la défensive la plus solide appartient aux Cowboys.

Ça pourrait aussi se décider dans les tranchées.  San Francisco a peut-être l'équipe la plus physique du football professionnel.  Le brio de leurs deux premières lignes (offensive et défensive) leur a permis de venir à bout des Rams, dimanche passé.

Et on dit souvent que le club qui commet le moins d'erreurs (revirements) a plus de chances de l'emporter.  Durant la saison régulière Dallas a fini premier dans la NFL au chapitre du ratio des revirements (+14), tandis que San Francisco prenait le 23e rang avec un dossier négatif de -4.  On le sait, les séries éliminatoires sont une autre saison, mais cette statistique donne à penser...

jeudi 13 janvier 2022

NFL 2021-22 : UNE SAISON SENSATIONNELLE MALGRÉ LE COVID-19.



Encore une fois, cette saison, la Ligue Nationale de Football Américain a prouvé qu'elle était la meilleure ligue de sports professionnels au monde.  Malgré les embûches provoquées par l'épidémie du coronavirus COVID-19, les autorités de la NFL ont su bien gérer le calendrier du circuit, de telle sorte que peu de matchs ont été déplacés ou remis.

C'était tout un tour de force, en considérant que certains clubs ont parfois dû se débrouiller avec la moitié de leur alignement régulier incapable de jouer, soit à cause de blessures, soit en raison du virus.

En dépit de ces difficultés hors de l'ordinaire, le produit ou le spectacle offert par la NFL n'a pas été altéré.  La preuve : aux États-Unis, 91 des 100 émissions de télévision les plus regardées ont été celles montrant les parties de la NFL.  91 % !!!  Wow !

Et pour la première fois, les passionnés de la NFL avaient encore plus de football pour se délecter puisque la saison régulière avait été prolongée d'un match supplémentaire (17 au lieu de 16).

Et ils en ont eu pour leur argent !  Surtout lors du dernier week-end qui s'est terminé de façon dramatique.  Tellement, que l'on peut douter que cette histoire invraisemblable puisse se répéter dans l'avenir.  En effet, plusieurs matchs nous ont tenus en haleine jusqu'aux dernières secondes et ce, par surcroît, en périodes de prolongation.

Des moments de suspense dignes de scénarios de films hollywoodiens.  Des moments décisifs pour le sort d'équipes au bord de l'élimination ou d'une participation in extremis au tournoi éliminatoire menant au Super Bowl de février.

La joute la plus palpitante a certes été la toute dernière, dimanche soir, alors que les Raiders de Las Vegas (10-7) recevaient les Chargers de Los Angeles (9-8).  Le Madden Cruiser, le célèbre autobus du regretté ancien entraîneur des Raiders, John Madden, décédé quelques jours auparavant, était sur place.  Et il a vraisemblablement porté chance au club local qui a gagné 35-32, sur un botté de placement de 47 verges réussi par Daniel Carlson (au centre de la photo en tête de l'article), alors que les dernières secondes de la prolongation s'écoulaient.

Du même coup, ce botté gagnant envoyait en vacances les Chargers et permettait aux Steelers de Pittsburgh (9-7-1) d'accéder aux playoffs de la manière la plus improbable qui soit.  Un match nul aurait ouvert la porte des éliminatoires à la fois aux Raiders et aux Chargers, tout en la fermant pour Pittsburgh.




Plus tôt dans la journée, les Steelers avaient conservé leurs minces chances de survie en battant les Ravens à Baltimore, au compte de 16-13, également en prolongation.

Tout le monde croyait que ce serait les Colts d'Indianapolis (9-8) qui se qualifieraient facilement en séries, à la place de Pittsburgh.  Ils n'avaient besoin que d'une victoire contre les faibles Jaguars de Jacksonville (3-14), la pire formation de la Ligue.  Contre toute attente, les Colts se sont effondrés en perdant 26-11.  La merveilleuse saison du prodigieux porteur de ballon Jonathan Taylor (no 28, photo ci-dessus), 1 811 verges de gains au sol (meilleur de la NFL), 18 touchés, s'est terminée abruptement et malheureusement.

Dans la Conférence Nationale, les enjeux étaient moins nombreux.  Seuls les rencontres des 49ers de San Francisco (10-7) et des Saints de la Nouvelle-Orléans (9-8) étaient déterminantes pour une place en éliminatoires.  Encore là, il a fallu attendre la fin d'une excitante période de prolongation pour être fixé.  Après avoir comblé un déficit de 17-0 en première demie, les Niners sont revenus de l'arrière pour arracher une victoire de 27-24 aux Rams de Los Angeles.  

Ce gain signifiait la fin pour les Saints.  Dommage pour eux, car ils avaient survécu à beaucoup d'adversité durant la saison.  À un moment donné, à cause des blessures et du COVID-19, les Saints étaient rendus à leur quatrième quart-arrière, la recrue Ian Book.  Les QB réguliers Jameis Winston, Trevor Sieman et Taysom Hill étaient tous tombés au combat, à tour de rôle...

Malgré tous ces bouleversements attribuables à la pandémie, presque toutes les équipes favorites pour se classer en éliminatoires en début de saison, sont parvenues à le faire.  Une preuve de la qualité de leur management, qui a assuré une bonne profondeur à leur alignement, ce qui leur a permis de bien traverser les épreuves des blessures et des absences causées par le coronavirus.

Avant le commencement de la campagne, les dirigeants et les joueurs des Titans du Tennessee étaient confiants en affirmant qu'ils visaient une participation au prochain Super Bowl.  Dans mon analyse pré-saison https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-titans-du.html j'ai écrit que je les favorisais pour gagner le championnat de leur division, mais que j'avais des réserves concernant la qualité de leur défensive.  Sur ce dernier point, ils m'ont fait mentir car leur défense s'est classée au 5e rang de la Ligue (20,8 points alloués par match).

Leur attaque n'a rien cassé (17e avec une moyenne de 24,6 points par partie) mais elle a eu le mérite de bien s'en tirer malgré la perte de leur joueur étoile, le porteur de ballon «char d'assaut» Derrick Henry, qui a raté la deuxième demie de la saison, victime d'une blessure à un pied.  De là à prédire que les Titans (12-%) finiraient en tête de la Conférence Américaine, comme c'est arrivé, je n'aurais pas été aussi audacieux...

J'aurais plutôt misé sur les Chiefs de Kansas City (12-5), même si j'avais trouvé très exagérés les propos pré-saison de leur quart-arrière Patrick Mahomes qui pensait que les siens pouvaient finir la campagne avec une fiche parfaite de 20-0...

Dans ma boule de cristal, au début septembre, je ne voyais pas les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (10-7) en séries éliminatoires.  Surtout avec un quart-arrière recrue, Mac Jones, pour diriger l'attaque.  J'avais tout de même un doute derrière la tête.  Un doute du nom de Bill Belichick, le génial entraîneur en chef des Pats, qui sait toujours tirer le meilleur de ses joueurs, et les mener à bon port.

On disait du jeune Jones qu'il était mature pour son âge, et qu'il pouvait jouer comme un vétéran.  Cela s'est avéré.  Sans faire de miracle, il a su gérer les matchs avec prudence, avec conservatisme, dans le style de Belichick.

L'offensive a produit à un rythme moyen de 27,2 points par rencontre (15e rang de la Ligue) mais c'est la défensive qui a fait la différence en limitant les adversaires à une maigre moyenne de 17,8 points par match.  Un total bon pour la 2e position dans la NFL, tout juste derrière la défensive des Bills de Buffalo qu'ils affronteront samedi soir, en première ronde éliminatoire.  Chapeau à Belichick qui a reconstruit de mains de maître cette unité défensive durant l'entre-saison.

Là où je me suis fourvoyé dans mes prédictions d'avant-saison, c'est dans la division Nord de l'Américaine.  Les deux équipes à qui je prédisais les derniers rangs (Pittsburgh et Cincinnati) ont respectivement terminé 2e et 1er.




Pour ce qui est des Steelers, derniers classés en playoffs, j'étais content pour Big Ben Roethlisberger (photo ci-dessus), un quart-arrière que j'admire, un futur membre du Temple de la Renommée, qui en est à sa dernière saison et qui pourra prolonger sa glorieuse carrière pour au moins une autre partie (contre les Chiefs, dimanche).

Du côté de Cincinnati, les exploits du dynamique duo Burrow-Chase (photo ci-dessous) ont changé la donne pour les Bengals (10-7).   Le jeune quart-arrière Joe Burrow avait démontré de bien belles choses en 2020, à son année recrue, avant de subir une grave blessure à un genou.  On se demandait s'il pouvait s'en remettre complètement.  Son genou est encore fragile mais le numéro 9 des Bengals a excellé en 2021 avec 34 passes de touché et un formidable coefficient d'efficacité de 108,3 bon pour le second rang de la Ligue, derrière Aaron Rodgers (111,9) des Packers de Green Bay.

Burrow a développé une chimie extraordinaire avec le receveur éloigné Ja'Marr Chase, probable recrue de l'année dans la NFL, et un de mes coups de coeur cette saison.  La vitesse et les habiletés de cet athlète m'ont ébloui.  Il a capté 81 passes pour des gains de 1 455 verges (moyenne exceptionnelle de 18 verges par attrappé) et 13 touchés.  Un grand nombre de ces catchs étaient spectaculaires !




Dans cette AFC Nord, la grande déception a été les Browns de Cleveland (8-9).  Après sa saison prometteuse de 2020, on pensait que le quart-arrière Baker Mayfield serait encore meilleur cette année, mais ce fut loin d'être le cas.  Il a, au contraire, été l'un des pires joueurs à sa position.  Il a conduit son attaque au 18e rang de la Ligue (20,5 points par rencontre).  Une performance insuffisante.

L'autre déception de la division, les Ravens de Baltimore (8-9), se fiaient trop sur leur quart-arrière étoile Lamar Jackson et leur redoutable attaque terrestre.  Jackson a raté les quatre derniers affrontements en raison d'une cheville endolorie, mais il n'avait pas bien joué avant de se blesser (16 passes de touché, 13 interceptions, coefficient d'efficacité de 87).  Mais c'est surtout la défensive qui a flanché (19e de la Ligue avec une moyenne de 23,1 points accordés par match).

Avant le début du calendrier, je pensais que les Raiders de Las Vegas serait un club moyen en 2021-22.  Ils ont surpris en méritant une place en séries de fin de saison.  D'autant plus qu'ils ont dû faire face à un paquet d'imprévus défavorables.  Leur coach Jon Gruden a été obligé de démissionner lorsqu'on a découvert ses anciens courriels de 2010 comprenant des propos racistes, homophobes et misogynes.

Le receveur Henry Ruggs III a été renvoyé après avoir causé la mort d'une personne lors d'un accident de voiture, qu'il conduisait alors qu'il était en état d'ébriété.  Les demis de coin Nate Hobbs (ivresse au volant) et Damon Arnette (délit de fuite après un accident routier) et le demi offensif Josh Jacobs (ivresse au volant provoquant un accident) ont eu aussi des ennuis avec la justice.

Les Raiders ont fait fi de ces problèmes pour finir la saison en force avec cinq victoires (dont quatre en prolongation ou dans les dernières secondes des parties) à leurs sept derniers matchs.  Avec toutes ces fins de matchs dramatiques, les cardiaques qui regardaient leurs matchs ont dû être éprouvés !

Dans la Conférence Nationale, avant le début des hostilités, on concédait aisément deux championnats de division : aux Packers de Green Bay, dans la Nord; aux Buccaneers de Tampa Bay, dans la Sud.  C'est ce qui s'est effectivement produit.

La lutte la plus acharnée était prévue dans la division Ouest, là où au moins trois clubs pouvaient aspirer à une place en séries éliminatoires.  Et la suite des choses a donné raison aux prévisionnistes.  Seuls les Seahawks de Seattle (7-10) ont manqué le bateau.  Le quart-arrière étoile Russell Wilson a manqué trois matchs (et une bonne partie d'un 4e) après s'être blessé à un doigt de la main avec laquelle il lance le ballon.  Les Seahawks ont perdu trois de ces rencontres, hypothéquant ainsi leurs chances de participer au bal de fin de saison...

Dans l'autre division contestée, la section Est, on se demandait, en début d'automne, quel club serait le moins pourri pour terminer en tête.  J'avais misé sur Dallas, mais Washington était aussi considéré à cause de leur solide défensive et en croyant que le vétéran quart-arrière Ryan Fitzpatrick pourrait en faire assez pour permettre à l'offensive de faire sa part pour soutenir la défense.  Le vieux «Fitz Magic» s'est blessé dès le premier match et sa saison était terminée...comme celle de Washington, qui ne s'en est jamais remis !  La défensive (25e rang) a été encore pire que l'attaque...

Ce ne fut pas le cas pour la défensive de leurs rivaux de division, les Cowboys de Dallas.  Cette unité, que l'on croyait être le point faible de l'équipe, a surpris en affichant le 7e meilleur bilan de la Ligue (21,1 points accordés par match).  Avec cette splendide performance, il n'en fallait pas plus pour que les «Boys» raflent le championnat de division.  On savait qu'ils avaient une offensive redoutable.  Et avec les prouesses du QB Dak Prescott, elle a tenu ses promesses (première de la NFL avec une moyenne de 31,2 points marqués par rencontre).




Parmi les raisons qui expliquent cette superbe tenue de la défense de Dallas, deux joueurs ont fortement impressionné : le demi défensif Trevon Diggs (no 7 sur photo ci-dessus) et le secondeur de ligne Micah Parsons (no 11).  Diggs a dominé la Ligue pour les interceptions avec 11, et il a fini 2e pour les passes défendues avec 21.  Parsons a réalisé 13 sacks du QB (6e rang de la NFL) et il a réussi 64 plaqués (1er rang).  Il était partout sur le terrain.  Fabuleux !

Pour moi, la plus grande surprise dans la NFC a été les Eagles de Philadelphie (9-8).  Je leur avais prédit tout au plus six victoires parce qu'ils m'apparaissaient faibles à toutes les positions.  Au lieu d'être mauvais, ils ont été moyens, mais suffisamment bons pour se classer en séries.  Ils affronteront Tampa Bay, dimanche.

Le jeune QB Jalen Hurts n'a pas tellement brillé à titre de passeur (rating d'efficacité de 87,2) mais il a grandement aidé son attaque en courant avec le ballon : 139 courses pour 784 verges de gains, et dix touchés, en 15 matchs joués.  Le porteur de ballon Miles Sanders a aussi fait sa part en franchissant 754 verges au sol, pour une excellente moyenne de 5½ verges par portée.

Dans la Conférence Nationale, peu de déceptions, à part, peut-être, les Vikings du Minnesota (8-9), que je croyais pouvoir faire une meilleure compétition aux champions de leur division, les Packers de Green Bay...




Sur le plan individuel, soulignons aussi les accomplissement fantastiques du secondeur de ligne T.J. Watt, des Steelers, qui a égalé le record de sacks (22½) de l'ex-Giants Michael Strahan; et la formidable saison du receveur Cooper Kupp, des Rams, (à gauche sur la photo ci-dessus) qui est devenu seulement le 4e joueur, depuis 1970, à remporter la triple couronne (le meilleur pour le nombre de réceptions, les verges gagnées par la passe et le nombre de touchés par la passe).  Seuls Jerry Rice (1990), Sterling Sharpe (1992) et Steve Smith (2005) avaient réussi cet exploit avant lui...