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samedi 15 janvier 2022

NFL WILD CARD 2022 : LES STEELERS À KANSAS CITY, LE TEMPS D'UN DERNIER ADIEU POUR BIG BEN.













Comme ses coéquipiers des Steelers de Pittsburgh, le vétéran quart-arrière Ben Roethlisberger a fait preuve de beaucoup de courage ces dernières semaines, face à une situation qui semblait désespérée.    


Pour réussir à se faufiler  dans  les  séries éliminatoires, ils devaient absolument gagner leurs dernières parties et espérer que les Colts d'Indianapolis (9-8) perdent leur dernier match contre les Jaguars de Jacksonville (3-14), le pire club de la NFL.  L'inexplicable défaite des Colts s'est bel et bien produite à Jacksonville, et les Steelers (9-7-1) ont gagné leur dernière rencontre , en prolongation, à Baltimore, contre les Ravens, pour ainsi respecter leur part du gros contrat qu'ils avaient sur les bras.


Roethlisberger aura donc la chance de jouer au moins un autre match, lui qui devrait annoncer sa retraite après la fin de la saison.  Il est temps qu'il se retire.  Son corps est usé et il a dû combattre bien des blessures ces dernières années.  Sur le terrain, ses performances ont décliné.  Il manque de force dans le bras avec lequel il lance le ballon...de moins en moins loin, et avec de moins en moins de précision.  Sa faible ligne à l'attaque ne l'aide pas non plus.  Et le chasseur de QB des Chiefs, Chris Jones (Pro Bowl, photo ci-dessous) pourrait s'en donner à coeur joie en harcelant Big Ben toute la soirée...



C'est pourquoi on se demande bien comment il pourrait conduire les siens à la victoire dimanche soir quand les Steelers rendront visite aux Chiefs de Kansas City, les champions défendants de la Conférence Américaine.  Les hommes du coach Andy Reid sont favoris par 12½ points pour gagner ce match de première ronde éliminatoire.


Il y a trois semaines, au même endroit, Pittsburgh s'était fait écraser 36-10, même si les Chiefs étaient privés de leur as ailier rapproché Travis Kelce (COVID-19) et que leur meilleur receveur, Tyreek  Hill , était affaibli après avoir combattu le même virus (il a peu joué et il a été ciblé seulement deux fois dans cette rencontre contre Pittsburgh).


Les Steelers n'ont pas connu une bonne saison mais ils n'ont pas abandonné.  Ils se sont accrochés et ont persévéré.  Ils ont honoré leur tradition de fierté.


Leur très compétent entraîneur en chef, Mike Tomlin a su bien conduire sa troupe à travers beaucoup d'adversité pour ainsi s'assurer d'une 15e fiche gagnante en autant d'années à la tête de son équipe.  Au point de vue des statistiques, ses unités offensive et défensive n'ont pas terminé plus haut qu'au 20e rang de la Ligue dans presque toutes les catégories.  Ils ont accordés 55 points de plus qu'ils en ont eux-mêmes marqués.










Il est certain que les Steelers veulent gagner à K.C., et pas seulement pour prolonger leur saison, mais pour continuer d'espérer se rendre au Super Bowl et offrir ainsi une fin de carrière glorieuse à  Big Ben, leur leader et leur grande source d'inspiration.


Pittsburgh n'est pas dépourvu de talent.  Roethlisberger peut encore  faire de bons jeux en lançant le ballon à ses meilleurs receveurs,   Diontae Johnson (107 réceptions pour 1 161 verges et 8 touchés) et Chase Claypool (59 catchs pour 860 verges).  


Mais pour vaincre les Chiefs il faudrait que l'attaque  au sol fonctionne à plein régime afin que les Steelers gardent longtemps le ballon et laissent la redoutable offensive de K.C. le plus longtemps possible sur les   lignes de côté, hors d'état de nuire.  Parce qu'il est clair que l'offensive des Steelers ne peut rivaliser avec celle du club local.

La recrue Najee Harris n'est pas un mauvais porteur de ballon.  Il a accumulé 1200 verges de gains en saison régulière, mais sa moyenne de 3,9 verges par portée n'est guère impressionnante.  Cela prendra plus que ça pour battre la défensive des Chiefs, même si celle-ci  a été parfois vulnérable cette saison.


La saison des Chiefs n'a pas été non plus un long chemin tranquille en 2021.  Après sept parties, ils étaient 3-4.  On se demandait bien ce qui n'allait pas avec eux.  Leur quart-arrière étoile Patrick Mahomes était erratique au point d'être le pire QB de la NFL au chapitre des revirements commis (12 dans ses 8 premières parties).  Il a réduit ce nombre à 5 dans les 9 matchs suivants, et les Chiefs ont compilé un reluisant dossier de 8 victoires, une défaite.


Dimanche, le meilleur porteur de ballon des Chiefs, Clyde Edwards-Helaire, ne sera pas de la partie.  Il est blessé à une épaule.  Son coéquipier de champ arrière, Darrel Williams, soigne une blessure à un orteil mais il sera en uniforme pour le match.  Mais on sait que c'est surtout par l'attaque aérienne que l'offensive de Kansas City cause des dommages.  Ils ont tellement d'armes pour détruire les défensives ennemies : Mahomes, et les receveurs Kelce, Hill, Mecole Hardman et même Byron Pringle, qui  a offert une bonne performance contre ces mêmes Steelers, il y a trois semaines (6 passes captées pour 75 verges et deux touchés).



Les Steelers ont dominé la Ligue pour le nombre de sacks réalisés par leur unité défensive (55).  T.J. Watt a réussi 22½ de ceux-ci (un record).   Lui et son coéquipier chasseur de QB Cam Heyward pourront bien essayer de presser Mahomes pour l'empêcher de faire de gros jeux, mais le pivot des Chiefs est très élusif et il n'a été plaqué que 28 fois derrière la ligne de mêlée (le 3e plus petit nombre dans la NFL cette saison).  Il est probable que les Chiefs mettent deux hommes sur Watt pour mieux le bloquer et ainsi protéger leur QB.


On veut bien essayer de croire à un dénouement heureux pour Big Ben et ses coéquipiers dans ce match éliminatoire.  Ce serait une belle histoire.  Mais les chances que cela arrive sont extrêmement minces.  Dimanche soir, Roethlisberger devra faire  définitivement un dernier adieu à sa carrière active, tout en se consolant avant d'entrer au Temple de la Renommée, où une place lui est déjà réservé.

jeudi 13 janvier 2022

NFL 2021-22 : UNE SAISON SENSATIONNELLE MALGRÉ LE COVID-19.



Encore une fois, cette saison, la Ligue Nationale de Football Américain a prouvé qu'elle était la meilleure ligue de sports professionnels au monde.  Malgré les embûches provoquées par l'épidémie du coronavirus COVID-19, les autorités de la NFL ont su bien gérer le calendrier du circuit, de telle sorte que peu de matchs ont été déplacés ou remis.

C'était tout un tour de force, en considérant que certains clubs ont parfois dû se débrouiller avec la moitié de leur alignement régulier incapable de jouer, soit à cause de blessures, soit en raison du virus.

En dépit de ces difficultés hors de l'ordinaire, le produit ou le spectacle offert par la NFL n'a pas été altéré.  La preuve : aux États-Unis, 91 des 100 émissions de télévision les plus regardées ont été celles montrant les parties de la NFL.  91 % !!!  Wow !

Et pour la première fois, les passionnés de la NFL avaient encore plus de football pour se délecter puisque la saison régulière avait été prolongée d'un match supplémentaire (17 au lieu de 16).

Et ils en ont eu pour leur argent !  Surtout lors du dernier week-end qui s'est terminé de façon dramatique.  Tellement, que l'on peut douter que cette histoire invraisemblable puisse se répéter dans l'avenir.  En effet, plusieurs matchs nous ont tenus en haleine jusqu'aux dernières secondes et ce, par surcroît, en périodes de prolongation.

Des moments de suspense dignes de scénarios de films hollywoodiens.  Des moments décisifs pour le sort d'équipes au bord de l'élimination ou d'une participation in extremis au tournoi éliminatoire menant au Super Bowl de février.

La joute la plus palpitante a certes été la toute dernière, dimanche soir, alors que les Raiders de Las Vegas (10-7) recevaient les Chargers de Los Angeles (9-8).  Le Madden Cruiser, le célèbre autobus du regretté ancien entraîneur des Raiders, John Madden, décédé quelques jours auparavant, était sur place.  Et il a vraisemblablement porté chance au club local qui a gagné 35-32, sur un botté de placement de 47 verges réussi par Daniel Carlson (au centre de la photo en tête de l'article), alors que les dernières secondes de la prolongation s'écoulaient.

Du même coup, ce botté gagnant envoyait en vacances les Chargers et permettait aux Steelers de Pittsburgh (9-7-1) d'accéder aux playoffs de la manière la plus improbable qui soit.  Un match nul aurait ouvert la porte des éliminatoires à la fois aux Raiders et aux Chargers, tout en la fermant pour Pittsburgh.




Plus tôt dans la journée, les Steelers avaient conservé leurs minces chances de survie en battant les Ravens à Baltimore, au compte de 16-13, également en prolongation.

Tout le monde croyait que ce serait les Colts d'Indianapolis (9-8) qui se qualifieraient facilement en séries, à la place de Pittsburgh.  Ils n'avaient besoin que d'une victoire contre les faibles Jaguars de Jacksonville (3-14), la pire formation de la Ligue.  Contre toute attente, les Colts se sont effondrés en perdant 26-11.  La merveilleuse saison du prodigieux porteur de ballon Jonathan Taylor (no 28, photo ci-dessus), 1 811 verges de gains au sol (meilleur de la NFL), 18 touchés, s'est terminée abruptement et malheureusement.

Dans la Conférence Nationale, les enjeux étaient moins nombreux.  Seuls les rencontres des 49ers de San Francisco (10-7) et des Saints de la Nouvelle-Orléans (9-8) étaient déterminantes pour une place en éliminatoires.  Encore là, il a fallu attendre la fin d'une excitante période de prolongation pour être fixé.  Après avoir comblé un déficit de 17-0 en première demie, les Niners sont revenus de l'arrière pour arracher une victoire de 27-24 aux Rams de Los Angeles.  

Ce gain signifiait la fin pour les Saints.  Dommage pour eux, car ils avaient survécu à beaucoup d'adversité durant la saison.  À un moment donné, à cause des blessures et du COVID-19, les Saints étaient rendus à leur quatrième quart-arrière, la recrue Ian Book.  Les QB réguliers Jameis Winston, Trevor Sieman et Taysom Hill étaient tous tombés au combat, à tour de rôle...

Malgré tous ces bouleversements attribuables à la pandémie, presque toutes les équipes favorites pour se classer en éliminatoires en début de saison, sont parvenues à le faire.  Une preuve de la qualité de leur management, qui a assuré une bonne profondeur à leur alignement, ce qui leur a permis de bien traverser les épreuves des blessures et des absences causées par le coronavirus.

Avant le commencement de la campagne, les dirigeants et les joueurs des Titans du Tennessee étaient confiants en affirmant qu'ils visaient une participation au prochain Super Bowl.  Dans mon analyse pré-saison https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-titans-du.html j'ai écrit que je les favorisais pour gagner le championnat de leur division, mais que j'avais des réserves concernant la qualité de leur défensive.  Sur ce dernier point, ils m'ont fait mentir car leur défense s'est classée au 5e rang de la Ligue (20,8 points alloués par match).

Leur attaque n'a rien cassé (17e avec une moyenne de 24,6 points par partie) mais elle a eu le mérite de bien s'en tirer malgré la perte de leur joueur étoile, le porteur de ballon «char d'assaut» Derrick Henry, qui a raté la deuxième demie de la saison, victime d'une blessure à un pied.  De là à prédire que les Titans (12-%) finiraient en tête de la Conférence Américaine, comme c'est arrivé, je n'aurais pas été aussi audacieux...

J'aurais plutôt misé sur les Chiefs de Kansas City (12-5), même si j'avais trouvé très exagérés les propos pré-saison de leur quart-arrière Patrick Mahomes qui pensait que les siens pouvaient finir la campagne avec une fiche parfaite de 20-0...

Dans ma boule de cristal, au début septembre, je ne voyais pas les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (10-7) en séries éliminatoires.  Surtout avec un quart-arrière recrue, Mac Jones, pour diriger l'attaque.  J'avais tout de même un doute derrière la tête.  Un doute du nom de Bill Belichick, le génial entraîneur en chef des Pats, qui sait toujours tirer le meilleur de ses joueurs, et les mener à bon port.

On disait du jeune Jones qu'il était mature pour son âge, et qu'il pouvait jouer comme un vétéran.  Cela s'est avéré.  Sans faire de miracle, il a su gérer les matchs avec prudence, avec conservatisme, dans le style de Belichick.

L'offensive a produit à un rythme moyen de 27,2 points par rencontre (15e rang de la Ligue) mais c'est la défensive qui a fait la différence en limitant les adversaires à une maigre moyenne de 17,8 points par match.  Un total bon pour la 2e position dans la NFL, tout juste derrière la défensive des Bills de Buffalo qu'ils affronteront samedi soir, en première ronde éliminatoire.  Chapeau à Belichick qui a reconstruit de mains de maître cette unité défensive durant l'entre-saison.

Là où je me suis fourvoyé dans mes prédictions d'avant-saison, c'est dans la division Nord de l'Américaine.  Les deux équipes à qui je prédisais les derniers rangs (Pittsburgh et Cincinnati) ont respectivement terminé 2e et 1er.




Pour ce qui est des Steelers, derniers classés en playoffs, j'étais content pour Big Ben Roethlisberger (photo ci-dessus), un quart-arrière que j'admire, un futur membre du Temple de la Renommée, qui en est à sa dernière saison et qui pourra prolonger sa glorieuse carrière pour au moins une autre partie (contre les Chiefs, dimanche).

Du côté de Cincinnati, les exploits du dynamique duo Burrow-Chase (photo ci-dessous) ont changé la donne pour les Bengals (10-7).   Le jeune quart-arrière Joe Burrow avait démontré de bien belles choses en 2020, à son année recrue, avant de subir une grave blessure à un genou.  On se demandait s'il pouvait s'en remettre complètement.  Son genou est encore fragile mais le numéro 9 des Bengals a excellé en 2021 avec 34 passes de touché et un formidable coefficient d'efficacité de 108,3 bon pour le second rang de la Ligue, derrière Aaron Rodgers (111,9) des Packers de Green Bay.

Burrow a développé une chimie extraordinaire avec le receveur éloigné Ja'Marr Chase, probable recrue de l'année dans la NFL, et un de mes coups de coeur cette saison.  La vitesse et les habiletés de cet athlète m'ont ébloui.  Il a capté 81 passes pour des gains de 1 455 verges (moyenne exceptionnelle de 18 verges par attrappé) et 13 touchés.  Un grand nombre de ces catchs étaient spectaculaires !




Dans cette AFC Nord, la grande déception a été les Browns de Cleveland (8-9).  Après sa saison prometteuse de 2020, on pensait que le quart-arrière Baker Mayfield serait encore meilleur cette année, mais ce fut loin d'être le cas.  Il a, au contraire, été l'un des pires joueurs à sa position.  Il a conduit son attaque au 18e rang de la Ligue (20,5 points par rencontre).  Une performance insuffisante.

L'autre déception de la division, les Ravens de Baltimore (8-9), se fiaient trop sur leur quart-arrière étoile Lamar Jackson et leur redoutable attaque terrestre.  Jackson a raté les quatre derniers affrontements en raison d'une cheville endolorie, mais il n'avait pas bien joué avant de se blesser (16 passes de touché, 13 interceptions, coefficient d'efficacité de 87).  Mais c'est surtout la défensive qui a flanché (19e de la Ligue avec une moyenne de 23,1 points accordés par match).

Avant le début du calendrier, je pensais que les Raiders de Las Vegas serait un club moyen en 2021-22.  Ils ont surpris en méritant une place en séries de fin de saison.  D'autant plus qu'ils ont dû faire face à un paquet d'imprévus défavorables.  Leur coach Jon Gruden a été obligé de démissionner lorsqu'on a découvert ses anciens courriels de 2010 comprenant des propos racistes, homophobes et misogynes.

Le receveur Henry Ruggs III a été renvoyé après avoir causé la mort d'une personne lors d'un accident de voiture, qu'il conduisait alors qu'il était en état d'ébriété.  Les demis de coin Nate Hobbs (ivresse au volant) et Damon Arnette (délit de fuite après un accident routier) et le demi offensif Josh Jacobs (ivresse au volant provoquant un accident) ont eu aussi des ennuis avec la justice.

Les Raiders ont fait fi de ces problèmes pour finir la saison en force avec cinq victoires (dont quatre en prolongation ou dans les dernières secondes des parties) à leurs sept derniers matchs.  Avec toutes ces fins de matchs dramatiques, les cardiaques qui regardaient leurs matchs ont dû être éprouvés !

Dans la Conférence Nationale, avant le début des hostilités, on concédait aisément deux championnats de division : aux Packers de Green Bay, dans la Nord; aux Buccaneers de Tampa Bay, dans la Sud.  C'est ce qui s'est effectivement produit.

La lutte la plus acharnée était prévue dans la division Ouest, là où au moins trois clubs pouvaient aspirer à une place en séries éliminatoires.  Et la suite des choses a donné raison aux prévisionnistes.  Seuls les Seahawks de Seattle (7-10) ont manqué le bateau.  Le quart-arrière étoile Russell Wilson a manqué trois matchs (et une bonne partie d'un 4e) après s'être blessé à un doigt de la main avec laquelle il lance le ballon.  Les Seahawks ont perdu trois de ces rencontres, hypothéquant ainsi leurs chances de participer au bal de fin de saison...

Dans l'autre division contestée, la section Est, on se demandait, en début d'automne, quel club serait le moins pourri pour terminer en tête.  J'avais misé sur Dallas, mais Washington était aussi considéré à cause de leur solide défensive et en croyant que le vétéran quart-arrière Ryan Fitzpatrick pourrait en faire assez pour permettre à l'offensive de faire sa part pour soutenir la défense.  Le vieux «Fitz Magic» s'est blessé dès le premier match et sa saison était terminée...comme celle de Washington, qui ne s'en est jamais remis !  La défensive (25e rang) a été encore pire que l'attaque...

Ce ne fut pas le cas pour la défensive de leurs rivaux de division, les Cowboys de Dallas.  Cette unité, que l'on croyait être le point faible de l'équipe, a surpris en affichant le 7e meilleur bilan de la Ligue (21,1 points accordés par match).  Avec cette splendide performance, il n'en fallait pas plus pour que les «Boys» raflent le championnat de division.  On savait qu'ils avaient une offensive redoutable.  Et avec les prouesses du QB Dak Prescott, elle a tenu ses promesses (première de la NFL avec une moyenne de 31,2 points marqués par rencontre).




Parmi les raisons qui expliquent cette superbe tenue de la défense de Dallas, deux joueurs ont fortement impressionné : le demi défensif Trevon Diggs (no 7 sur photo ci-dessus) et le secondeur de ligne Micah Parsons (no 11).  Diggs a dominé la Ligue pour les interceptions avec 11, et il a fini 2e pour les passes défendues avec 21.  Parsons a réalisé 13 sacks du QB (6e rang de la NFL) et il a réussi 64 plaqués (1er rang).  Il était partout sur le terrain.  Fabuleux !

Pour moi, la plus grande surprise dans la NFC a été les Eagles de Philadelphie (9-8).  Je leur avais prédit tout au plus six victoires parce qu'ils m'apparaissaient faibles à toutes les positions.  Au lieu d'être mauvais, ils ont été moyens, mais suffisamment bons pour se classer en séries.  Ils affronteront Tampa Bay, dimanche.

Le jeune QB Jalen Hurts n'a pas tellement brillé à titre de passeur (rating d'efficacité de 87,2) mais il a grandement aidé son attaque en courant avec le ballon : 139 courses pour 784 verges de gains, et dix touchés, en 15 matchs joués.  Le porteur de ballon Miles Sanders a aussi fait sa part en franchissant 754 verges au sol, pour une excellente moyenne de 5½ verges par portée.

Dans la Conférence Nationale, peu de déceptions, à part, peut-être, les Vikings du Minnesota (8-9), que je croyais pouvoir faire une meilleure compétition aux champions de leur division, les Packers de Green Bay...




Sur le plan individuel, soulignons aussi les accomplissement fantastiques du secondeur de ligne T.J. Watt, des Steelers, qui a égalé le record de sacks (22½) de l'ex-Giants Michael Strahan; et la formidable saison du receveur Cooper Kupp, des Rams, (à gauche sur la photo ci-dessus) qui est devenu seulement le 4e joueur, depuis 1970, à remporter la triple couronne (le meilleur pour le nombre de réceptions, les verges gagnées par la passe et le nombre de touchés par la passe).  Seuls Jerry Rice (1990), Sterling Sharpe (1992) et Steve Smith (2005) avaient réussi cet exploit avant lui...          

dimanche 5 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LE FUN EST DE RETOUR DANS LE «DAWG POUND» DE CLEVELAND !













Il aura fallu deux décennies pour que le fun revienne dans le «Dawg Pound» de Cleveland. L'an passé, les Browns de l'endroit ont mis fin à une vingtaine d'années de misère en méritant enfin une participation aux séries éliminatoires grâce à un reluisant dossier de onze victoires, cinq défaites. Leur chemin s'est arrêté en ronde éliminatoire de divisions en perdant contre les éventuels champions de la Conférence Américaine, les Chiefs de Kansas City. Les Browns peuvent-ils répéter leurs exploits de 2020 ?

Ils ont de la compétition dans leur division avec les Ravens de Baltimore et les Steelers de Pittsburgh. Mais tout est en place pour les Browns pour se rendre encore loin cette saison.

Après de multiples et infructueux changements d'entraîneurs, les Browns ont enfin trouvé d'excellents coachs, dont celui qui a été nommé l'entraîneur chef de l'année 2020 dans la NFL : Kevin Stefanski.

Leur attaque sera encore formidable. Elle n'a perdu aucune pièce maîtresse durant la saison morte. La ligne à l'attaque est féroce et très forte. Le duo de porteurs de ballon formé de Nick Chubb et Kareem Hunt est possiblement le meilleur de la Ligue.

Le quart-arrière Baker Mayfield semble s'être «trouvé» en deuxième moitié de saison, en novembre et en décembre, en jouant enfin à la hauteur des attentes élévés que l'on plaçait en lui. Si le jeune homme poursuit dans la même veine, et si son controversé et fragile receveur Odell Beckham Jr peut éviter les blessures et retrouver ne serait-ce que 80% de ses immenses moyens de jadis, quand il s'alignait avec les Giants de New York, les Browns seront extrêmement difficiles à stopper en attaque.




Mais ce qui est le plus important à l'aube de la nouvelle saison, ce sont les changements apportés à la défensive de Cleveland. Tous les partants de cette unité, la faiblesse du club l'an passé, ont été remplacés, sauf les Pro-Bowlers Myles Garrett et Denzel Ward. De gros noms sont venus s'ajouter par la voie des agents libres. Des noms comme Jadeveon Clowney, Takk McKinley, Malik Jackson, Troy Hill, John Johnson III (photo ci-dessus) et Anthony Walker.

Certes, quelques-uns d'entre eux ont sous-performé ces dernières années, soit à cause de blessures ou parce qu'ils étaient peut-être mal entourés. Mais si ces footballeurs peuvent jouer à la mesure de leur potentiel et de leur talent, attention aux Browns, ils pourraient poser un sérieux défi aux autres formations de tête de leur Conférence.


Avec une pierre d'assise aussi extraordinaire que le quart-arrière Lamar Jackson (photo ci-dessus), rien ne semble impossible aux Ravens de Baltimore pour avoir du succès dans la Ligue Nationale de football.

Mais aussi bon soit-il, Jackson a besoin d'appui en offensive pour conduire les siens à une place en séries éliminatoires. Et disons, qu'à ce chapitre, outre son coéquipier Gus Edwards, qui le secondera comme porteur de ballon (Jackson est toujours le meilleur porteur de ballon durant la saison et l'offensive des Ravens repose énormément sur les jeux de course), le pivot des Ravens ne peut compter sur d'aussi bonnes armes offensives que son homologue Baker Mayfield à Cleveland.

Déjà, des blessures durant le camp d'entraînement privent les Ravens de joueurs importants. Le demi offensif J.K. Dobbin et le secondeur L.J. Fort (tous les deux blessés gravement à genou) sont probablement finis pour la saison. Les receveurs Sammy Watkins (recruté comme agent libre, ex-Chiefs, un joueur frêle, sujet aux blessures depuis le début de sa carrière), Marquise Brown, Miles Boykin (aine, absence d'une durée indéfinie), et la recrue Rashod Bateman ont tous visité l'infirmerie durant le camp d'entraînement. Les deux premiers devraient être à leur poste au commencement de la saison; tandis que le dernier (aine) pourrait n'être de retour que pour la semaine 4.  Récemment, Jackson a attrapé le COVID- 19 pour la seconde fois en un an, et il n'est toujours pas vacciné.

Peut-on vraiment se fier presque uniquement à l'attaque au sol dans une Ligue où le jeu aérien est favorisé ?  Les défensives ennemies peuvent s'ajuster en conséquence si les jeux offensifs de l'adversaire deviennent trop prévisibles...

En défensive, les Ravens ont perdu deux gros morceaux : les secondeurs Matthew Judon et Yannick Ngakoue.  La question se pose à savoir qui pourra exercer de la pression sur les quarts-arrières adverses ? Un gros point d'interrogation sinon une faiblesse certaine même si l'ajout du vétéran Justin Houston (signé comme agent libre, ex-Colts, 32 ans) devrait aider...

Sur la première ligne de défense, les trois partants sont bons mais vieillisants (ils ont tous plus de 30 ans).  Sur la seconde ligne, on aura du mal à remplacer Judon, Ngakoue et Jihad Ward, tous partis.

La tertiaire est toutefois très solide avec le sensationnel Marcus Peters (photo ci-dessus), Marlon Humphrey et Tavon Young.

Incomplets en attaque, moins forts en défensive, les Ravens pourraient régresser cette saison.  Leurs onze victoires de l'an dernier seront difficiles à atteindre et une place en séries n'est pas garantie même s'il y a une place supplémentaire qui a été ajoutée dans chaque Conférence (sept équipes qualifiées au lieu de six), avec le calendrier de 17 matchs, cette année.



Les Steelers de Pittsburgh sont les champions défendants de la division Nord (12-4 en 2020) et ils devraient livrer une chaude lutte aux Browns de Cleveland pour le titre, encore cette année, si leur vieux quart-arrière Ben Roethlisberger (39 ans) tient le coup derrière sa mauvaise ligne à l'attaque.

Big Ben a baissé un peu de régime (passes plus courtes) l'an passé mais il a l'avantage de pouvoir compter sur des cibles de choix avec un très bon groupe de receveurs formé de JuJu Smith-Schuster, Chase Claypool, Diontae Johnson et James Washington.  Le principal porteur de ballon sera la recrue Najee Harris (James Conner est parti chez les Cardinals de l'Arizona), dont on dit qu'il est habile pour capter des passes lorsqu'il est utilisé comme option ou comme dépanneur.

Évidemment, si les joueurs de ligne ne peuvent pas bien protéger leur vieux quart-arrière, cela sera synonyme d'ennuis pour l'unité offensive.  Et il ne faut pas oublier que Pittsburgh aura un des calendriers les plus défavorables de la Ligue en 2021.

Les Steelers ont perdu des plumes en défensive avec les départs de Bud Dupree, Vince Williams, Mike Hilton et Steven Nelson.  L'unité défensive du coach en chef Mike Tomlin est encore très coriace avec en tête le super athlète T.J. Watt (photo ci-dessus), mais elle a moins de profondeur et la tertiaire est plus vulnérable avec les trous causés par les départs de Nelson et de Hilton.

Après avoir gagné leurs onze premières parties, l'an passé, les Steelers ont perdu cinq de leurs six dernières.  Vont-ils poursuivre sur ce déclin de fin de saison 2020 ?  Chose certaine, si le vieux Big Ben tombe au combat, ou s'il flanche en étant rendu au bout du rouleau, dans ce qui pourrait bien être sa saison d'adieu, les Steelers seront en difficultés et rateront les séries éliminatoires.

Les faibles Bengals de Cincinnati ont fait le ménage dans leur alignement au cours de la saison morte.  Ils ont dit Bye Bye aux vétérans A.J. Green, John Ross, Geno Atkins, Giovani Bernard, Ryan Finley et plusieurs autres.  La jeune quart-arrière recrue Joe Burrow (photo ci-dessus) qui a fait écarquiller les yeux de tout le monde par son brio et en étant super cool l'an passé, sera-t-il remis de sa grave blessure au genou subie lors du 10e match de l'équipe ?  Certains éclopés de ce genre ne s'en remettent jamais complètement et ils ne sont plus les mêmes après... 

Pour rejoindre ses receveurs de qualité, en l'occurence : la prometteuse recrue Ja'Marr Chase (5e choix au total lors du repêchage 2021), Tee Higgins et le dangereux Tyler Boys, Burrow devra avoir le temps et la chance de s'exécuter, ce qui est loin d'être assuré avec la ligne à l'attaque poreuse qui sera devant lui.  Affreuse l'an dernier, on a tenté de la renforcer durant l'été en procédant à quelques changements, mais les nouveaux membres de cette brigade devront prouver leur valeur puisqu'elle est loin d'être certifiée.

Au champ arrière, les Bengals se fient sur Joe Mixon qui devrait atteindre son apogée cette saison.  Mais si Mixon devait se blesser comme l'an dernier, il n'y a pas de releveur de qualité pour le remplacer.

De l'autre côté du ballon, les Bengals ont réussi à combler leurs pertes sur le marché des agents libres.  Mais aux postes de secondeurs, les déficiences restent apparentes.

Les Bengals demeurent un club en reconstruction et la compétition est trop forte dans leur division.  Si jamais Burrow est trop handicapé par son genou fragile, l'équipe n'ira pas loin encore cette année...   

jeudi 7 janvier 2021

NFL SUPER WILD CARD 2021 : CHUBB, HENRY, KAMARA, LA CHANCE AUX COUREURS !



Pour le plus grand plaisir des amateurs de football américain, en cette éprouvante année de pandémie mondiale, la Ligue Nationale de Football a décidé d'élargir à 14 équipes la participation aux séries éliminatoires 2021.  C'est pourquoi nous avons droit à plus de matchs en première (six) et deuxième ronde (quatre).  Des scénarios divertissants, excitants et bienvenus, alors que nous sommes confinés à demeure, devant nos téléviseurs...

Alors que dans les affrontements de samedi (voir mon billet précédent), les quarts-arrières étaient surtout les points de mire, dans les matchs de dimanche, ce seront plutôt les porteurs de ballon qui pourraient être en vedettes.



BALTIMORE  À  TENNESSEE

Le choc entre les "armées" des Ravens de Baltimore (11-5) et celles des Titans du Tennessee (11-5) devrait être assez brutal dimanche, à Nashville.  Les deux belligérants présentent les deux meilleures attaques terrestres de la NFL.  Du côté des Ravens, l'élusif quart-arrière format géant Lamar Jackson (joueur de l'année en 2019 dans la NFL) peut changer l'issue d'une partie à lui seul, avec ses courses à l'emporte pièce; de l'autre bord, le massif porteur de ballon des Titans, Derrick Henry (photo sous le titre), renverse tout sur son passage lorsqu'il décide que rien ne l'arrêtera.

Pendant que l'offensive du Tennessee est mieux balancée, avec un quart-arrière, Ryan Tannehill pouvant compter sur deux bons receveurs éloignés en A.J. Brown et Corey Davis; Jackson (photo ci-dessus), lui, se fie presque uniquement sur les jeux au sol (seulement 242 passes complétées, dernier rang dans la NFL) pour faire avancer le ballon.  Ça peut devenir problématique si vous tirez de l'arrière au pointage en deuxième demie...

La défensive des Titans contre le jeu aérien est faible, Jackson pourrait en profiter si seulement il lançait mieux le ballon, surtout sur les tracés de passe le long des lignes de côté.

La défensive des Ravens contre les jeux de passe est solide, mais elle est faible contre l'attaque au sol ennemie.  Devinez ce qui va arriver dimanche...  Henry va courir tout l'après-midi !  Tannehill est assez mobile lui aussi.  Il pourrait employer le jeu d'option pour réussir de bons gains, si le front défensif des Ravens se masse à la ligne de mêlée, pour se concentrer sur Henry.

En 2020, les Titans ont compilé le meilleur ratio de la Ligue pour ce qui est des revirements provoqués versus ceux accordés (+ 11).  Seuls les Packers de Green Bay (Aaron Rodgers) ont alloué moins d'interceptions aux adversaires que Tennessee (cinq contre sept).  C'est un aspect encore plus important en matchs éliminatoires.

Tannehill, et ses coéquipiers en attaque, sont excellents en zone rouge (à 20 verges et moins de la zone des buts adverse).  Leur taux de réussite, pour marquer des points dans ce territoire, est près du sommet dans la Ligue.  Ça aussi ça compte en séries d'après saison, quand le jeu se corse.

Les Ravens ont connu des ennuis avec le COVID-19.  Plusieurs joueurs ont été infectés.  Est-ce que cela a laissé des traces ?  

Pour toutes ces raisons, je favorise les Titans dans ce match important, pourvu que leur défensive ne soit pas trop généreuse, comme ça lui arrive assez fréquemment.



CHICAGO  À  NOUVELLE-ORLÉANS

Lorsqu'on pense aux Saints de la Nouvelle-Orléans (12-4), on a en tête le vétéran quart-arrière Drew Brees dépeçant les défensives ennemies avec ses passes savantes.

Mais il ne faut pas oublier le demi offensif Alvin Kamara (photo ci-dessus) qui a réussi pas moins de 16 touchés (dont six en un seul match, récemment) en quinze parties jouées cette saison.  Non seulement il a été de loin le meilleur porteur de ballon de son équipe (932 verges de gains au sol), mais il a été également le meilleur receveur des Saints (107 passes captées pour 756 verges).

La direction de la NFL a été accommodante pour les Saints en plaçant cette partie dimanche, plutôt que samedi, dans le calendrier des éliminatoires.  Samedi, Kamara n'aurait pas pu être en uniforme car sa quarantaine (COVID-19) n'était pas terminée.

Revenu d'une sérieuse blessure aux côtes à la mi-saison, le quart-arrière Drew Brees ne semble pas au meilleur de sa forme, surtout lorsqu'il décoche de longues passes.  Il saluera le retour au jeu de l'ailer espacé étoile Michael Thomas, son arme la plus dangereuse de l'attaque aérienne.  Les blessures ont fait manquer neuf parties à l'habile receveur des Saints.

Le vétéran ailier espacé Emmanuel Sanders a pris la relève pendant son absence, mais Sanders avait de trop grands souliers à chausser pour compenser la perte de Thomas...

De leur côté, les Bears de Chicago (8-8) sont entrés en séries éliminatoires par la porte d'en arrière.  Sans le format élargi cette saison, ils seraient chez eux comme nous, à regarder les matchs éliminatoires devant leur téléviseur.  En déroute pendant une grande partie de la campagne 2020, ils doivent leur salut à une surprenante résurgence de leur quart-arrière Mitch Trubisky, "benché" pendant six matchs, en cours de route, en raison de son jeu erratique.

Pas très efficaces en offensive, les Bears doivent se fier sur leur assez bonne défensive pour limiter les dégâts.  Mais contre la force offensive de la Nouvelle-Orléans, ça ne sera pas suffisant.  En 2020, la défensive des Saints s'est classée au 5e rang, autant contre le jeu au sol que contre l'attaque aérienne.  Ses chances de contenir la faible offensive de Chicago sont bonnes.

Pour renverser les Saints, les Bears devraient provoquer beaucoup de revirements.  Mais dans ce domaine, les Saints sont meilleurs qu'eux (26 contre 18).  À moins que Brees, Thomas et Kamara ne soient vraiment pas en forme, je ne vois pas comment Chicago pourrait gagner ce match...



CLEVELAND  À  PITTSBURGH

Dimanche soir, les Browns de Cleveland (11-5) visitent les Steelers de Pittsburgh (12-4).  Des six parties de la première ronde éliminatoire, c'est la plus difficile à prédire.  Les Steelers ont gagné leur onze premiers matchs avant de s'effondrer en perdant quatre de leurs cinq derniers.  Le quart-arrière Ben Roethlisberger (38 ans, photo ci-dessus) semble au bout de son rouleau, son corps meurtri le trahissant, après des années à encaisser les coups brutaux des joueurs défensifs ennemis.  Cette saison, il aurait joué malgré une blessure à l'épaule.

Déjà, il y a une couple de saisons, le gros Ben penchait vraiment vers la retraite, estimant qu'il ne pouvait plus jouer à son meilleur niveau.  Le temps l'a-t-il soudain rattrapé après un début de campagne fantastique où les Steelers semblaient invincibles ?  Plusieurs analystes imputent davantage les ennuis offensifs des Steelers aux receveurs de l'équipe, qui n'arrivent plus à se découvrir.

En défensive, les blessures qui ont mis fin aux saisons de Bud Dupree et Devin Bush n'ont certes pas aidé non plus.

Leurs opposants de dimanche, les Browns de Cleveland, ont aussi perdu un joueur important lorsque le flamboyant receveur Odell Beckham Jr a vu sa saison connaître une fin abrupte (lors de la semaine 7) quand il s'est tordu les ligaments du genou en tentant de plaquer un adversaire qui venait d'intercepter une passe de son quart-arrière Baker Mayfield.  Avec Jarvis Landry, Beckham Jr représentait une grave menace sur les longs jeux de passe, pour les défensives adverses.



Mais la menace principale de l'attaque de Cleveland se retrouve plutôt dans le champ arrière avec les dangereux porteurs de ballon Nick Chubb (photo ci-dessus) et Kareem Hunt.  Les Browns se situent au 7e rang de la Ligue pour la moyenne de verges gagnées au sol par tentative (4,8).  Les Steelers sont derniers à ce chapitre (3,6).  Les défensives des deux équipes se valent pour contrer l'attaque au sol (4,3 verges par portée).

Là où les Steelers pourraient avoir l'avantage c'est sur le plan de l'attaque aérienne (16e) versus la défense contre la passe des Browns (22e), si Big Ben et ses receveurs sortent de leur torpeur des derniers matchs.

Pittsburgh pourrait aussi tirer avantage d'un impondérable : les Browns sont aux prises avec le COVID-19.  L'entraîneur en chef Kevin Stefanski en souffre, et il ratera la partie.  Tout comme le garde étoile des Browns, Joel Bitonio, pour la même raison.  Les mesures sanitaires contre le coronavirus ont privé le club de quelques sessions d'entraînement.  Quel impact cela aura-t-il sur l'affrontement de dimanche soir ?

On sait que les deux camps se détestent royalement depuis l'incident survenu dans un match, en 2019, quand le chasseur de quart Myles Garrett, des Browns, s'était littéralement rendu coupable de voies de fait en attaquant sauvagement le quart-arrière substitut des Steelers, Mason Rudolph.

Ce sera probablement un match serré.  Plus du tout mobile, Roethlisberger devra bénéficier d'une excellente protection de sa ligne à l'attaque, à l'intérieur de sa pochette, afin de trouver ses receveurs qui, pour leur part, devront faire du bon boulot et créer de la séparation d'avec leurs couvreurs.  Big Ben est peut-être usé physiquement mais sa vaste expérience fait en sorte qu'il a vu et vécu toutes les situations de match durant sa longue et fructueuse carrière.

La défensive des Steelers devra relever le défi colossal que représente la meurtrière attaque au sol des Browns.

Le facteur impondérable (COVID-19 et préparation des Browns dérangée par ce virus) ainsi que l'expérience des séries éliminatoires des Steelers par rapport au manque d'expérience des Browns (première participation en séries depuis 2002), me font pencher, de justesse, en faveur de Pittsburgh.  Ce sera un match chaudement disputé et probablement marqué par des coups salauds entre ces ennemis jurés.  

dimanche 27 février 2011

POURQUOI TOM BRADY EST-IL SI DÉTESTÉ ?


Récemment, la firme de recherche PENN SCHOEN BERLAND a publié les résultats d'un sondage publique concernant les joueurs les plus détestés de la Ligue Nationale de Football. À côté des noms de mauvais garçons comme Ben Roethlisberger (4e) soupçonné d'avoir agressé sexuellement deux jeunes femmes; Michael Vick (2e) qui a passé dix-neuf mois en prison pour cruauté envers les animaux (combats de chiens); et de Brett Favre (1er) dont le comportement inapproprié (envois de photos et de messages "cochons" à une employée des Jets de New York) a retenu l'attention des médias au cours des derniers mois; on retrouve celui de Tom Brady (3e). Pourquoi Pretty Boy Tommy est-il si haï ? Les réponses à cette question sont très variées. À New York c'est l'ennemi no 1 parce qu'avec ses brillantes performances sur le terrain il a souvent malmené les Jets, une des équipes de football de la métropole américaine. On évoque aussi son rôle dans le "SpyGate" (une histoire de vols de signaux pour laquelle son club, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, a été punie) et un geste arrogant qu'il aurait fait en brandissant le poing en direction du banc des joueurs des Jets lors d'un match il y a plusieurs mois. Beaucoup de personnes n'aiment pas ses fréquents "chiâlages" auprès des arbitres quand il se fait frapper solidement par des adversaires. Ses défenseurs et admirateurs prétendent pour leur part que ce sont des jaloux qui nourrissent de l'aversion envers Brady, un des meilleurs joueurs de son époque et l'actuel MVP de la NFL. On jalouserait également la réussite de sa vie personnelle. Il est très riche et, par surcroît, il a épousé la plus riche supermodel du monde, la Brésilienne Gisele Bundchen (photo ci-dessus), en 2009. La fortune de madame Brady, maintes fois classée dans les plus belles femmes de la planète, est évalué à plus de 150 millions de dollars.


La seule tache au dossier de Brady est peut-être justement le fait qu'il se soit jeté dans les bras de Gisele après avoir planté là son ex-amante, l'actrice Bridget Moynahan (photo ci-dessus), alors que celle-ci était enceinte de lui. Ahhhh... le vilain garçon... Les deux vedettes ont vécu ensemble de 2004 à 2006 et leur fils John Edward Thomas est né le 22 août 2007. Tom était présent à l'hôpital lorsque son rejeton a vu le jour, mais il n'était pas dans la salle d'accouchement avec son ex lorsqu'elle l'a mis au monde. Si les gens le détestent pour cette raison, il n'y a pas de quoi. Car, pour le bien de l'enfant, Moynahan et Brady ont aplani leurs différents, et Gisele coopère aussi afin que le petit John soit entouré d'amour. Bridget a même assisté au mariage de Tom et de Gisele. En tout cas, on peut dire que le quart-arrière des Patriots aime les femmes sportives. Bridget, 39 ans, qui a joué entre autres dans SEX AND THE CITY, était capitaine des équipes de soccer, de basket et de crosse de son école lorsqu'elle était adolescente. Quant à elle, Gisele, 30 ans, a failli jouer professionnellement dans une équipe de volleyball de son pays. Petite anecdote, celle qui a été mannequin pour la lingerie Victoria's Secret de 2000 à 2007, était tellement maigre à l'école, dans ses jeunes années, qu'on la surnommait Olive (amie de coeur de Popeye dans la célèbre bande dessinée). Bundchen, qui a donné un autre fils à Brady (Benjamin né en décembre 2009), ne s'est pas fait d'amies l'an dernier lorsqu'elle a déclaré qu'une loi internationale devrait obliger toutes les mamans à nourrir leur nouveau-né au sein plutôt que de leur donner du lait contenant des produits chimiques. Par ricochet, cette polémique a peut-être contribué à l'impopularité de son mari.

Pour plus de détails sur Gisele Bundchen, j'ai déjà écrit un billet à son sujet dans mon blogue PROFESSION : FEMME DE PRO DU SPORT (http://professionfemmedeprodusport.blogspot.com). Cliquer sur son nom dans la liste des libellés qui apparaît dans la colonne de droite du blogue. En plus de quelques notes judicieuses, j'ai reproduit quelques-unes des plus belles photographies de Gisele et de Bridget sur un autre de mes blogues COVER GIRLS DU SPORT (http://covergirlsdusport.blogspot.com). Bonne lecture...