Affichage des articles dont le libellé est Giants. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Giants. Afficher tous les articles

dimanche 21 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : LES DERNIERS DE CLASSE (Texans, Falcons, Bears, Giants)...

Ce sont des clubs en reconstruction, d'éternels perdants, ou des formations en chute libre.  Ils font confiance aux jeunes et ils essaient de limiter les dégâts et la perte d'intérêt de leurs partisans.  Voici les derniers de classe, ceux dont attend peu de choses positives pour la prochaine saison de la Ligue Nationale de Football.

Les Texans de Houston

L'été passé, certains experts prédisaient le pire aux Texans de Houston.  Une saison sans victoire, disaient les moins optimistes.  Il est vrai qu'ils avaient raison d'être sceptiques.  D'abord à cause du nouvel entraîneur en chef de l'équipe, David Culley, 65 ans, sans expérience dans la NFL, même pas à titre de coordonnateur offensif ou défensif.

Les Texans ont évité le pire en gagnant quatre parties durant la campagne 2021-22 (autant que la saison précédente).  Une surprise pour les analystes les plus pessimistes !  Rien pour arranger les choses, les Texans devaient se débrouiller sans leur quart-arrière no 1 Deshaun Watson, qu'ils ont préféré garder hors de l'alignement toute la saison en raison des nombreuses allégations d'inconduite sexuelle qui pesaient sur lui.  On a bien tenté de l'échanger (il y avait des rumeurs pointant vers Miami), mais sans succès.



On a donc dû confier le poste vacant à la recrue Davis Mills (choix de 3e ronde en 2021), qui n'a pas si mal fait à la tête de la faible attaque des Texans.  Seuls les Giants de New York et les Jaguars de Jacksonvile ont marqué moins de points qu'eux.  Avec un coefficient d'efficacité de 88,8 Mills (photo ci-dessus), s'est classé 2e chez les QB recrues, derrière Mac Jones (92,5) des Patriots.

Les perspectives pour la prochaine saison ne sont guère plus reluisantes.  Mais au moins, le nouveau coach en chef, Lovie Smith est un entraîneur de profession depuis 2004.  S'ils ne gagnent pas plus de matchs en 2022-23, les Texans devraient être plus compétitifs.

En réussissant à échanger enfin Watson aux Browns de Cleveland cet été, les Texans obtiennent trois choix de première ronde (2022, 2023, 2024), un choix de 3e ronde en 2023 et un choix de 4e ronde en 2024.  Cela leur permettra de poursuivre leur reconstruction et de libérer 45 millions de $$$ sous le plafond salarial.



Houston n'a pas fait de coups d'éclat sur le marché des agents libres.  On a bouché des trous dans l'alignement en faisant signer des contrats aux vétérans A.J. Cann (garde), Steven Nelson (demi de coin), Jalen Reeves-Maybin (secondeur de ligne) et l'ailier défensif Mario Addison.  Les Texans ont accusé une lourde perte en défensive quand l'excellent demi de sûreté Justin Reid (photo ci-dessus), a quitté pour Kansas City. 

En attaque, ils ont laissé partir le porteur de ballon David Johnson et l'ont remplacé par l'agent libre Marlon Mack, un ex-Colts qui a baissé de régime après une sérieuse blessure au tendon d'Achille en 2020.  L'an passé, le champ arrière a été le pire de toute l'histoire des Texans !

Si Mack ne retrouve pas sa forme d'antan, on devra s'en remettre au vétéran demi offensif Rex Burkhead et à la recrue Dameon Pierce, ce qui n'augurerait rien de bon.

La seule valeur sûre à l'offensive pour Houston est le receveur Brandin Cooks (photo sous le titre de cet article), même s'il doit lutter souvent contre des doubles couvertures sur plusieurs jeux.  La ligne à l'attaque, passable, est peut-être la moins pire de toutes les unités offensives ou défensives de l'équipe.  Celles-ci sont toutes évaluées parmi les pires de la Ligue.

Et, mauvaise nouvelle, cette saison, les Texans devront affronter les puissantes équipes de la division Ouest de l'Association Américaine (K.C., Chargers, Denver, Raiders).



▶ Les Falcons d'Atlanta

De l'aveu même du gérant général Terry Fontenot, la prochaine saison de ses Falcons d'Atlanta est d'ores et déjà sacrifiée au profit de la campagne suivante.  Pourquoi ?  Parce que le départ de l'as quart-arrière Matt Ryan pour Indianapolis, et l'impact que son contrat va encore représenter pour le plafond salarial du club, vont avoir un impact dévastateur sur le dossier des Falcons en 2022-23.  Ryan aurait demandé à être échangé quand des rumeurs ont couru à l'effet que les Falcons voulaient acquérir Deshaun Watson.

Bien que la reconstruction de la formation de l'équipe est déjà commencée, ce n'est pas avant la campagne 2023-24 qu'elle pourra entrer en pleine force.  D'ici là, les partisans des Falcons n'en auront pas pour leur argent.

À la place de Ryan, dont le brio a aidé à façonner une fiche moins désastreuse de 7 victoires, 10 défaites, en faisant la différence dans plusieurs matchs aux pointages serrés l'an passé, les fans verront à l'oeuvre le désoeuvré Marcus Mariota (photo ci-dessus), un quart-arrière substitut qui a complété 18 des 30 passes qu'il a tentées au cours de ses deux dernières saisons avec les Raiders de Las Vegas.









Il est douteux qu'il puisse connecter aussi bien que Ryan avec l'homme à tout faire Cordarrelle Patterson (photo ci-dessus) qui, à 30 ans, la saison passée, a explosé pour 618 verges par la course, 548 verges par la passe, 11 touchés, en plus de 434 verges sur des retours de bottés.  Patterson aura du mal à répéter ses exploits cette année.  Les Falcons ont acquis Damien Williams (ex-Bears) pour le seconder dans le champ arrière.

Mariota n'aura pas un entourage susceptible de lui favoriser la tâche.  Il est même possible que la recrue Desmond Ridder, un choix de 3e ronde au dernier repêchage, prenne sa place si les choses vont mal en cours de saison.

Aux postes de receveurs, les ailiers rapprochés Kyle Pitts et Anthony Firkser devraient faire le travail, mais les receveurs éloignés Bryan Edwards et Damiere Byrd sont de piètre qualité.  Les Falcons espèrent que la recrue Drake London pourra s'affirmer dès le début de sa carrière.  On sait que Calvin Ridley est suspendu pour la saison (gambling) et que Russell Gage  (photo ci-dessous) a signé un contrat de trois ans pour 30 millions de $$$ pour jouer avec Tom Brady à Tampa Bay.

Si l'offensive risque une baisse de régime sans Ryan, d'autant plus que la ligne à l'attaque est faible; c'est la défensive qui inquiète davantage.  Outre les demis de coin A.J. Terrell et Casey Hayward Jr, ainsi que le joueur de ligne Arnold Ebiketie, le reste de cette unité laisse beaucoup à désirer.  Grady Jarrett va encore ancrer la première ligne de défense, mais son jeu a régressé dernièrement.

Les secondeurs de ligne sont peut-être les pires de la Ligue.  Car les Falcons ont perdu leur meilleur plaqueur, le linebacker Foye Oluokun, qui a  signé avec les Jaguars de Jacksonville.  La brigade défensive des Falcons n'a réussi que 18 sacks du quart l'an passé, soit 11 de moins que les 2e moins bons dans ce domaine !  Quelques acquisitions, et quelques jeunes joueurs prometteurs, devraient améliorer cette statistique épouvantable en 2022-23.

L'état de santé des joueurs est un autre facteur qui pourrait jouer contre les Falcons cette saison.  L'an dernier ils ont été chanceux en étant épargnés par les blessures (3e club le moins affecté dans la NFL).  Mais si la chance leur faisait défaut cette saison, leur manque de profondeur à toutes les positions créerait une situation catastrophique.

Ce facteur, ainsi que le manque de talent et de leadership à des postes clés; l'inexpérience de plusieurs jeunes faisant partie de l'alignement partant; pourraient faire des Falcons de sérieux aspirants à la cave du classement et au premier choix au prochain repêchage.



Les Bears de Chicago

Croyez-le ou non, les Lions de Détroit pourraient enfin quitter la cave du classement de la division Nord de la Conférence Nationale la saison prochaine !  En effet, ils pourraient céder leur place peu enviable aux Bears de Chicago qui, durant la saison morte, se sont davantage affaiblis, eux qui n'étaient déjà pas forts....

Voulant sans doute sauver leur job l'an dernier, le gérant général Ryan Pace, et l'entraîneur chef Matt Nagy, avaient décidé de confier le poste de quart-arrière no 1 au vétéran Andy Dalton, plutôt qu'à la recrue Justin Fields (11e choix de première ronde au repêchage de 2021).

Dans le fond, ils avaient raison.  Dalton a gagné trois des six matchs qu'il a joués comme partant, -et un autre en relève-, mais il a raté neuf parties à cause d'une blessure à un genou.  Venu en remplacement, Fields (photo ci-dessus) n'a remporté que deux gains en dix joutes disputées.  Son inefficacité est prouvée par son affreux rating de 73,2 avec seulement sept passes de touché, contre dix interceptions.  À sa défense, sa piètre ligne à l'attaque ne l'a pas aidé et il a été mal dirigé par Nagy.


 
En sept ans sous la direction du DG Ryan Pace, les Bears n'ont connu qu'une seule saison avec une fiche supérieure à .500.  Les propriétaires de l'équipe, la famille McCaskey, en ont eu assez de cette médiocrité, et Pace, comme le coach Nagy, a été congédié.  Ryan Poles, qui était dans l'organisation des Chiefs de Kansas City, a été nommé à la tête de la direction.  Il a ensuite engagé Matt Eberflus (photo ci-dessus), -qui était coordonnateur défensif avec les Colts d'Indianapolis- à titre d'entraîneur en chef.

Il a averti les partisans du club qu'ils devront être patients pendant le long processus de reconstruction des Bears.  Cela se fera par le repêchage, et par des choix sélectifs d'agents libres.  C'est-à-dire qu'on ne surpayera pas des gros noms qui n'ont guère de possibilités d'offrir un excellent retour sur l'investissement.

Ce nouveau venu apportera peut-être de l'énergie au club de la ville des vents.  Mais sa tâche sera difficile.  Il en aura plein les bras et le dos avec un personnel qui manque beaucoup de talents, et qui a perdu des éléments importants sur le marché des agents libres dans l'entre-saison.

Manifestement, comme les Falcons d'Atlanta et les Texans de Houston, les Bears ont fait une croix sur la prochaine saison, et ils attendent en 2023 afin d'avoir assez de marge sous le plafond salarial pour accélérer la reconstruction de leur formation.  Un bon rang de repêchage, conséquence de leur mauvaise fiche en 2022, ajoutera de bons jeunes à ceux qu'ils ont déjà et qui gagneront en expérience cette saison.

Durant la saison morte, les Bears ont perdu leur receveur éloigné no 1, Allen Robinson (Rams); le renommé secondeur Khalil Mack (Chargers); l'ailier défensif Akiem Hicks (Tampa); le plaqueur Bilal Nichols (Las Vegas); le plaqueur Eddie Goldman (retraite).  Les Bears ont remplacé toutes ces pertes par des jeunes sans expérience, ou des vétérans de moindre capacité, sauf peut-être Justin Jones (ex-Chargers, photo ci-dessus).

De plus, pour bien confirmer qu'on est en reconstruction, tous ces remplaçants bouche-trous ont dû signer des contrats à très court terme, genre un an.  La confiance règne ???  On envoie ainsi un signal d'abandon pour la prochaine saison, et cela a des répercussions sur quelques bons joueurs qui restent mais qui ne se voient pas traverser une longue et pénible saison de douze ou treize défaites en 2022.

Ainsi, le coeur de leur défense, Roquan Smith est malheureux de la situation, et il a demandé à être échangé.  À la tertiaire, le demi de coin Jaylon Johnson se sent bien seul, avec pas beaucoup de soutien pour l'aider.  Le départ de Mack rendra plus difficile le travail du chasseur de QB Robert Quinn, qui a établi un record d'équipe l'an passé avec 18½ sacks, mais qui pourrait lui aussi partir.  Par surcroît, avec l'arrivée d'un nouveau coordonnateur défensif, Alan Williams (ex-Colts), cette brigade défensive devra se convertir à un système 4-3, que les Bears n'ont pas pratiqué depuis 2014.  Des difficultés d'adaptation à prévoir...

À l'offensive, qu'est-ce qui arrivera si Fields est victime de la fameuse guigne de la deuxième année ?  S'il régresse au lieu de progresser.  Si, faute de n'avoir pas assez de «play makers» autour de lui, il ploie sous la lourdeur d'avoir à porter toute l'offensive sur ses jeunes épaules ?  Pour le seconder et lui servir de mentor, les Bears ont acquis le vétéran quart-arrière Trevor Siemian (ex-Saints, photo ci-dessus) alors qu'ils ont laissé filer Andy Dalton à la Nouvelle-Orléans.

Le plus grave, c'est l'extrême faiblesse de la ligne à l'attaque.  Elle a permis le plus grand nombre de sacks dans la NFL l'an dernier (58, pour des pertes de terrain de 428 verges !).  Très dangereux pour la santé et la sécurité des quarts-arrières qui doivent courir pour sauver leur vie !  Dalton a d'ailleurs été blessé, et Fields a aussi manqué du temps de jeu à cause de problèmes de santé...  Rien pour arranger la situation, le garde James Daniels a fui à Pittsburgh via le libre échange.



Dans ces conditions, sans une bonne ligne offensive pour bloquer (jeux au sol), et protéger les QBs, il est très ardu pour les porteurs de ballon de trouver des brèches pour gagner du terrain, et pour le pivot d'avoir assez de temps pour repérer des receveurs qui, à leur tour, quand le QB précipite ses passes, n'ont guère le temps de se démarquer de leurs couvreurs.

Fields est un bon coureur et il a démontré parfois un excellent potentiel pour la longue passe, surtout avec le jeune receveur éloigné Darnell Mooney (no 11 sur photo ci-dessus - choix de 5e ronde en 2020-), qui a surpris, la saison passée, en captant 81 passes pour des gains de 1 055 verges et quatre touchés.  À part lui, il n'y a que l'ailier rapproché Cole Kmet à qui Fields peut vraiment se fier.  Les autres receveurs, Byron Pringle (ex-Chiefs), Equanimeous St. Brown (ex-Packers), N'Keal Harry (ex-Patriots) et Dante Pettis (ex-49ers) n'ont rien fait qui vaille depuis le début de leur carrière, ailleurs dans la NFL. 

Derrière lui, Fields, à cause de la faiblesse de l'attaque aérienne, devra remettre souvent le ballon à ses demis offensifs David Montgomery et Khalil Herbert.  Le premier a été blessé a un genou la saison dernière, ce qui l'a exclu de quatre rencontres.  Est-ce ses problèmes de genou ou sa faible ligne à l'attaque qui l'ont ralenti en 2021 ?  En tout cas, il n'avait pas sa force habituelle, celle de briser des plaqués et de résister au premier contact.  Pour cette raison, sa cote a baissé pour 2022...

Par contre, la saison passée, les évaluateurs ont bien aimé les performances de Herbert, son jeune compagnon de champ arrière (433 verges au sol, et 96 par la passe, dans un rôle à temps partiel).  Moyenne, l'an dernier, l'attaque au sol ne sera pas meilleure cette saison.  30e sur 32, l'attaque aérienne pourrait chuter au dernier rang.  Mais c'est surtout la défensive (mauvaise contre le jeu au sol, mais 3e de la Ligue contre la passe en 2021) qui pourrait décliner et entraîner ainsi le club vers les bas fonds du classement.

Au moins, les Bears peuvent compter sur un botteur de précision d'élite en Cairo Santos (photo ci-dessus) qui a réussi 56 de ses 62 tentatives de placements (90,3 %) et 63 de ses 65 tentatives de convertis. 

Le nouveau coach Matt Eberflus a bien fait comme assistant-entraîneur à Indianapolis. Il a peut-être de bons plans, mais il n'a aucune expérience à la tête d'une équipe, et il n'a pas le personnel pour faire de bons débuts à son poste dans la dure NFL.



Les Giants de New York

New York est, avec Los Angeles, le plus gros marché de la NFL.  Les amateurs de football du Big Apple sont difficiles et exigeants.  Impatients, ils ont la mèche courte depuis...trop longtemps !

Et il y a de quoi être insatisfaits, qu'ils soient des partisans des Jets ou des Giants. Les Jets n'ont pas participé aux séries éliminatoires depuis 2010.  Depuis 2016, ils montrent un affreux bilan de 27 victoires, 70 défaites; ce qui leur a valu de toujours terminer derniers dans leur division (AFC Est)­.

Les Giants ont fait les séries une seule fois depuis 2011 (en 2016, une défaite de 38-13 en Wild Card contre Green Bay) .  Depuis 2017, leurs dossiers annuels combinés totalisent 22 succès, 59 échecs.  Les deux clubs ont encore déçu leurs fans l'an passé avec des fiches identiques de quatre gains et treize revers.



Les farouches partisans des G-men n'en peuvent plus des mauvaises décisions prises par la direction : mauvais choix d'entraîneurs; mauvais choix d'agents libres; mauvais choix de repêchage; mauvaise gestion de personnel, mauvaises promotions, ou commandites, etc.

Encore une fois, on vient de changer de coach en chef, Brian Daboll (photo ci-dessus → ex-coordonnateur offensif des Bills de Buffalo) remplace Joe Judge; et Joe Schoen (qui était aussi avec les Bills) remplace le directeur général Dave Gettleman, parti à la retraite.  C'est le 5e changement d'entraîneur, et le 3e changement de DG au cours des huit dernières années.  Des portes tournantes...

Pendant cette période, sept des huit saisons se sont conclues avec dix défaites ou plus, dont les cinq dernières.


Les problèmes sont nombreux à chaque position de l'alignement, en commençant par la plus importante, celle du quart-arrière.  6e choix au total du repêchage de 2019, Daniel Jones (photo ci-dessus) n'a pas joué au haut niveau attendu.  Il commet beaucoup trop d'erreurs de jugement et d'interceptions (29); et il échappe trop souvent le ballon (36).  Il a tendance à être imprécis dans ses passes.  

À sa décharge, il doit se débrouiller derrière une ligne à l'attaque poreuse, qu'on a tenté de rafistoler avec des vétérans plus ou moins bons ce printemps.  Les nouveaux venus, le centre Jon Feliciano (photo ci-dessous) et les gardes Mark Glowinski et Max Garcia devraient au moins améliorer cette ligne et permettre à Jones d'avoir plus de temps pour exécuter ses jeux.

Il en sera à sa 4e saison dans la Ligue, après avoir dû s'absenter durant six matchs (six défaites pour le club) en 2021 parce qu'il souffrait d'une blessure au cou.  Les Giants ont choisi de ne pas exercer l'option qu'ils avaient sur sa 5e et dernière année de contrat l'an prochain.  Un désaveu...et une probable porte de sortie pour Jones en 2023.



S'il faillit encore à la tâche cette année, les Giants ont prévu le coup et ils ont engagé Tyrod Taylor (ex-Texans) pour le remplacer.  Jones n'est pas le seul responsable des ennuis de l'équipe en offensive.  Celle-ci n'a produit que 258 points la saison dernière (seulement cinq de plus que Jacksonville, la pire attaque du circuit Goodell).  Vous ne pouvez pas gagner beaucoup de matchs en marquant une moyenne de 15 points par partie... 

Revenant au jeu après une grave opération au genou (ligament croisé antérieur) en 2020, le porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessous) n'a été que l'ombre de lui-même la saison dernière.  En 13 parties jouées, sa moyenne de verges par portée est tombée à 3,7.  Elle était de 5, à sa saison recrue en 2018; et de 4,6 l'année d'après. 

On attendait beaucoup aussi du receveur Kenny Golladay, à qui on avait consenti un contrat de quatre ans pour 72 millions de $$$, en 2021, pour le ravir aux Lions de Détroit.  Le joueur de 28 ans a répondu avec une anémique production de 37 catchs pour 521 verges et aucun touché, en 14 parties jouées.  Les autres receveurs des Giants n'ont pas fait mieux et, comme Golladay, ils sont pour la plupart fragiles.  Chez les ailiers rapprochés, Evan Engram (Jaguars), et Kyle Rudolph (Tampa) sont partis, et les Giants n'ont trouvé que le médiocre Ricky Seals-Jones (ex-Commanders) pour boucher le trou à cette position.



Comme la plupart des équipes en difficulté, les Giants doivent jongler avec des soucis de plafond salarial.  Pour respecter celui-ci, ils ont dû laisser aller des titulaires réguliers comme : le bon demi de coin James Bradberry (photo ci-dessous), qui jouera pour les Eagles de Philadelphie, -un de leurs rivaux de division-, et dont le départ affaiblit considérablement leur tertiaire.  Le plaqueur défensif Austin Johnson portera maintenant l'uniforme des Chargers; le chasseur de QB Lorenzo Carter s'aligne dorénavant avec les Falcons; les demis de sûreté Logan Ryan (Tampa) et Jabrill Peppers (Patriots) ont aussi changé d'adresse; le demi de coin Keion Crossen jouera cette saison avec les Dolphins; et le garde Will Hernandez a été engagé par les Cardinals.

Ces pertes sont significatives, surtout en défensive où elles n'ont pas été bien comblées.  Le nouveau coordonnateur défensif Don Martindale (ex-Ravens) commande souvent des blitz, ce qui donnera un plus grand rôle aux chasseurs de QB. Mais si ces blitz échouent, cela mettra plus de pression sur une tertiaire décimée, inexpérimentée et laissée sans aide.



Certains experts pensent que les Giants ne seront pas si pires cette année.  J'en doute.  Pour améliorer leur fiche, il faudrait :

🏈 - qu'ils évitent les blessures, trop nombreuses ces dernières saisons; 

🏈 - qu'ils commettent beaucoup moins d'erreurs (20 interceptions et dix échappés perdus en 2021 -le pire dossier de la NFL-); 

🏈 - que les piliers en attaque (Jones, Barkley, Golladay) rebondissent; 

🏈 - que leur coach recrue Brian Daboll solutionne les gros problèmes d'un club pris dans un immense chaos; 

🏈 - que la nouvelle ligne à l'attaque trouve rapidement sa cohésion et s'avère bien supérieure à celle qui l'a précédée en 2021.

Ce qui est surtout inquiétant c'est la jeune tertiaire des Giants.  Avec tous les réguliers de l'an passé qui sont rendus ailleurs, leurs jeunes remplaçants, bien trop verts, auront du mal à neutraliser les attaques aériennes ennemies, surtout celles qui sont les plus redoutables, au sein même de leur division (NFC Est).

Faibles lueurs d'espoir, les Giants ont un bon botteur de précision en Graham Gano (photo ci-contre); et leur calendrier n'est pas tellement compliqué.  Si l'offensive pourrait être meilleure qu'en 2021, en demeurant enfin en santé, la défensive pourrait être pire que la saison passée.

C'est bien beau de repeser sur le bouton «reset» en changeant souvent d'instructeurs, mais c'est sur le terrain que ça se joue, et ce sont les joueurs qui doivent faire leur job (le fameux leitmotiv du légendaire coach Bill Belichick : «do your job» !).

Peut-être une victoire ou deux de plus qu'en 2021 pour le Big Blue, mais ça reste à voir...  Je ne gagerais pas là-dessus.

mercredi 8 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : RIEN D'ASSURÉ DANS LA DIVISION EST DE LA CONFÉRENCE NATIONALE...



Si vous êtes un amateur de football américain, que vous aimez le jeu offensif, et que vous étiez un partisan d'un des clubs de la division Est de la Conférence Nationale, vous devez être resté sur votre appétit, la saison dernière.  Les quatre équipes de cette section ont toutes compilé une fiche négative et elles ont souvent présenté un triste spectacle avec des attaques fréquemment en panne.  De quoi bâiller aux corneilles !

On attendait les Cowboys de Dallas comme champions de section, mais c'est plutôt le club de football de Washington qui a causé toute une surprise en terminant en tête, avec un peu reluisant palmarès de sept victoires contre neuf défaites.  En 2021, sauf les dépourvus Eagles de Philadelphie, que la cave de la division attend, les trois autres formations ont autant de chances de finir premiers que troisièmes.  Avec seuls les champions de section participant aux séries éliminatoires...


Il ne fallait pas avoir le coeur trop sensible pour voir ce qui est arrivé au quart-arrière Dak Prescott lors du cinquième match des Cowboys l'an passé.  Lors d'un jeu contre les Giants de New York, il s'est cassé la cheville de la jambe droite (photo ci-dessus).  Sur le terrain, son pied était tout de travers pendant que le malheureux souffrait le martyre.  Ce n'était pas beau à voir.  Comme l'a été d'ailleurs la performance des quatre clubs de l'Est de la NFC en 2020 !

Même avant que Prescott subisse cette grave blessure qui mettait fin à sa saison, les Cowboys connaissaient un début de campagne atroce.  La seule victoire qu'ils avaient obtenue, en quatre parties, était survenue durant la deuxième semaine du calendrier, quand leurs adversaires, les Falcons d'Atlanta, ont laissé filer une forte avance à la mi-temps (29-10), pour s'écrouler ensuite et s'incliner 40-39 sur un placement de 46 verges de Greg Zuerlein, alors que les dernières secondes s'égrenaient au cadran.

Ce n'est pas tant l'offensive qui faisait problème, mais la défensive qui était absolument nulle, la pire, en fait, de l'histoire de la franchise (fondée en 1960).  Puis ce fut au tour de la ligne à l'attaque d'être décimée par les blessures.  Tyron Smith a raté quatorze rencontres, Zack Martin six, La'el Collins seize.  Ce qui explique peut-être la piètre saison du porteur de ballon étoile Ezekiel Elliott (photo ci-dessous), qui n'avait plus le meilleur personnel devant lui, pour bloquer adéquatement, et pour lui ouvrir le chemin...  D'une moyenne habituelle de 4,6 verges par portée, Elliott est descendu à 4 verges.



Mais si tous ces joueurs, mis au rancart l'an passé, reviennent au jeu en assez bonne forme, l'attaque des Boys sera puissante.  Cependant, la marque de commerce de Prescott était sa mobilité.  L'a-t-il perdue avec cette vilaine fracture à la cheville ?  En tout cas, la direction de l'équipe a toujours confiance en lui puisqu'elle vient de lui consentir un fabuleux contrat de quatre ans, d'une valeur incroyable de 160 millions de dollars !

De son côté, Elliott commence-t-il à être usé ?  Il a été sur-utilisé depuis le début de sa carrière.  Il s'est toutefois présenté au camp d'entraînement dans une excellente forme physique, se disant prêt à rebondir, au cours de la prochaine saison. 

Pour ce qui est des receveurs, il n'y a pas de soucis.  Amari Cooper, CeeDee Lamb et Michael Gallup composent un trio du tonnerre.

Mais, malgré quelques agents libres signés, et plusieurs choix de repêchage, pour remonter la défensive, il n'y a, parmi tout ce nouveau monde, aucun joueur d'impact.  Les entraîneurs croient qu'ils ont quand même remédier à certaines faiblesses criantes et que plusieurs partants peuvent hausser leur niveau de jeu.  Cette unité renouvelée peut difficilement être aussi pire que celle de 2020.

Mais elle va encore plomber l'équipe et l'empêcher de participer aux séries éliminatoires...



On dit toujours que, pour une équipe, ce sont seulement les joueurs qui sont sur le terrain qui peuvent vraiment faire la différence entre la médiocrité et le succès.  Mais, en vérité, sur les lignes de côté, de bons entraîneurs peuvent aussi influencer favorablement le déroulement des matchs.  Ce fut le cas à Washington en 2020.  L'expérimenté et très respecté coach en chef Ron Rivera (photo ci-dessus), ainsi que le très futé Jack Del Rio, son coordonnateur en défensive, sont arrivés avec le club l'an passé, et ils ont accompli de l'excellent boulot.

Sous leur bonne gouverne, la fiche de Washington est passée de 3-13 en 2019, à 7-9 la saison dernière.  Cette belle remontée est uniquement dûe à la défensive, qui a été une des meilleures de la Ligue, après avoir été parmi les pires, l'année précédente.  C'est surtout par le repêchage qu'on a reconstruit cette unité, à partir de 2017.


En 2020, les recruteurs de Washington ont frappé tout un coup de circuit en choisissant le jeune Chase Young (photo ci-dessus).  Il s'est affirmé tout de suite en devenant la recrue défensive de l'année dans la NFL.  On dit de lui qu'il est le phénomène de sa génération et qu'il succèdera pendant longtemps au «monstre» Aaron Donald (Rams) comme joueur défensif par excellence de la Ligue.

Chez la WFT, on pense aussi avoir renforcé la seconde ligne défensive en repêchant un autre gros prospect en la personne de Jamin Davis, au 19e rang de la première ronde.

La défensive devrait donc se maintenir parmi la crème de la Ligue et tenir son bout afin que l'équipe aspire réellement au championnat de sa division.  

L'offensive devra cependant faire sa part, elle, qui a croulé en dernière place du circuit Goodell en 2020.  Aussi héroïque et courageux qu'a été le quart-arrière Alex Smith en revenant au jeu même s'il était diminué par d'anciennes blessures majeures, il n'a pas pu accomplir grand chose pour animer l'offensive anémique de son équipe.  Il a pris sa retraite à la fin de la saison.



Au lieu d'investir massivement sur un QB d'avenir par le biais du marché des agents libres, par le repêchage, ou en tentant d'un obtenir un par le moyen d'un échange, Washington a choisi une solution à court terme en embauchant le vieux Ryan Fitzpatrick (photo ci-dessus), 38 ans, qui en sera à sa neuvième équipe !  Ses statistiques sont plutôt de l'ordre de celles d'un quart substitut, mais il a connu de bonnes périodes au cours de sa longue carrière.

Si la qualité du jeu du sympathique «Fitzmagic» est au moins passable, et qu'il s'avère un assez bon «game manager» (ce qui est bien possible), il pourra compter sur de bons coéquipiers à qui remettre ou passer le ballon.  Après une solide saison recrue, le porteur de ballon Antonio Gibson pourrait poursuivre sur sa lançée.  L'excellent ailier éloigné Terry McLaurin sera mieux appuyé cette année puisqu'on a signé l'agent libre Curtis Samuel (ex-Panthers) et le serviable Adam Humphries, qui, de 2016 à 2018, avait tout de même démontré son efficacité lorsqu'il était employé régulièrement par les Buccaneers de Tampa Bay.

Si Fitzpatrick échoue, Washington a Taylor Heinicke et Kyle Allen comme substituts au pose de QB.  Rien de rassurant.  Mais si le vieux rouquin à la grosse barbe est O.K., il ne serait pas surprenant -à la différence de l'an passé- que la WFT s'empare du premier rang de la NFC Est.



À New York, chez les Giants, si seulement le quart-arrière Daniel Jones (photo ci-dessus) pouvait «débloquer» et jouer à la hauteur du potentiel pour lequel on l'a repêché au 6e rang de la première ronde en 2019, l'équipe pourrait espérer de meilleurs jours.  Jones a connu de gros ennuis l'an passé (onze passes de touché, dix interceptions, rating de 80), de sorte que l'attaque du «Big Blue» est descendue en 31e position de la Ligue Nationale.  À sa décharge, il a joué, alors qu'il était blessé, pendant la dernière moitié du calendrier.

Les New Yorkais ont encaissé dix défaites ou plus dans six des sept dernières saisons.  Leur fiche combinée des trois plus récentes campagnes montre un bilan désastreux de 15 gains et 33 revers.  Chez les Giants, on pense que les changements effectués cet été vont mettre fin à ces déboires.  Déjà, en deuxième moitié de calendrier 2020, le club avait mieux joué en gagnant cinq de leurs huit derniers affrontements.

La défensive n'est pas vilaine, malgré la perte du plaqueur Dalvin Tomlinson, devenu agent libre et faisant maintenant partie des Vikings du Minnesota.  Elle bénéficiera de l'ajout du demi de coin Adoree' Jackson (ex-Titans), pris sur le marché des agents libres, et qui rejoindra James Bradberry, le demi de coin étoile de l'équipe.  Malgré un manque de profondeur dans le front 7, cette unité est forte quand vient le temps de stopper les jeux de course, et elle est capable de mettre beaucoup de pression sur les QB ennemis.



Si Jones ne produit pas assez en attaque, ce ne sera pas parce qu'il est mal entouré, sauf en ce qui concerne sa ligne offensive, dont les composantes sont très inexpérimentées.  Il faut dire que la coûteuse blessure au genou de son porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessus), dès la semaine no 2, l'an passé, n'a pas aidé.  Ce dernier devrait être de retour au jeu sous peu, tout en espérant que ce genou atrophié ne diminuera pas trop ses capacités, à l'avenir.

C'est surtout le groupe de receveurs qui est une source d'optimisme pour les Giants cette saison.  L'imposant agent libre Kenny Golladay (ex-Lions) a été mis sous contrat, tout comme le rapide John Ross III (ex-Bengals) et le vétéran ailier rapproché Kyle Rudolph (ex-Vikings), qui secondera Evan Engram pour saisir les passes courtes.  Sterling Shepard et Darius Slayton complètent ce groupe de receveurs qui pourrait en faire voir de toutes les couleurs aux défensives adverses.

Les Giants ne peuvent demander mieux que leur botteur de précision Graham Gano, qui a réussi 31 des 32 placements qu'il a tentés l'an dernier.

Tout dépendra de Daniel Jones en 2021 pour les Giants.  Ou bien il excelle, et l'équipe peut s'emparer du premier rang de la NFC Est.  Ou bien il échoue encore, et les partisans des Bleus doivent endurer une autre saison perdante...



Dire que les Eagles de Philadelphie sont une mauvaise équipe est un euphémisme.  On se demande comment ils ont pu tomber si bas, à peine trois ans après avoir triomphé au Super Bowl de 2018.  Depuis, ils ont perdu beaucoup de plumes, entre autres les vétérans : Carson Wentz, Malik Jackson, Alshon Jeffery, Jalen Mills, Jason Peters, DeSean Jackson.  Ils ont congédié leur entraîneur Doug Pederson.  De plus, les limites du plafond salarial les ont empêchés de regarnir leur alignement avec de bons agents libres, cet été.

Il est vrai qu'ils ont été probablement le club qui a été le plus éprouvé par les blessures en 2020.  L'équipe est encore mal en point.  En défensive, leurs deux dernières lignes sont horribles et la première ligne n'a guère fait mieux en accordant beaucoup de verges (moyenne de 126 verges par match) contre la course.

En attaque, ils n'ont aucun receveur d'expérience qui pourrait être menaçant pour l'opposition.  La ligne offensive est peu talentueuse et elle a aussi été affaiblie par une épidémie de blessures l'an dernier.  On ne peut pas s'attendre à ce qu'elle soit bien meilleure cette saison.  La seule chose qui pourrait avantager les oiseaux, c'est leur calendrier 2021.  Ils n'affronteront que trois adversaires qui ont réussi à se bâtir une fiche gagnante en 2020.














Le jeune pivot Jalen Hurts (photo ci-dessus) dirigera l'attaque.  Il a bien paru dans les quatre rencontres qu'il a disputées l'an passé, mais il a complété seulement 52 % de ses passes.  Il doit prier pour que la recrue DeVonta Smith, vainqueur du trophée Heisman avec Alabama l'an dernier, devienne tout de suite une bonne cible au poste d'ailier éloigné.  Heureusement, l'ailier rapproché Dallas Goedert est super.  Joe Flacco a été engagé comme auxiliaire et, ce qui est assez intringant, on a récemment obtenu les services de Gardner Minshew II (ex-Jaguars), au cas où Hurts flancherait.

Au moins, si Hurts est limité par une ligne à l'attaque déficiente et des receveurs de passes peu qualifiés, il pourra au moins compter sur un bon porteur de ballon en Miles Sanders (moyenne de 5,3 verges de gains par portée en 2020).  Boston Scott le seconde en étant également un bon receveur de passes en sortant du champ arrière.

Par dessus le marché, leur botteur de placement, Jake Elliott, est erratique, ayant enregistré seulement quatorze succès en dix-neuf tentatives (dont deux, ratées sur des distances de moins de 30 verges).

Inutile d'en rajouter, les Eagles (4-11-1 en 2020) vont possiblement gagner une couple de rencontres de plus, mais ils vont encore croupir en dernière place de la NFC Est...     

jeudi 2 février 2012

SUPER BOWL XLVI : LES GIANTS ONT PLUS DE CHANCES DE RÉUSSIR "LE" GROS JEU DÉCISIF QUE LES PATRIOTS.


Il y a quatre ans au Super Bowl XLII, les Giants de New York ont causé une des plus grandes surprises dans le monde du sport en battant les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Ces derniers semblaient en voie de connaître une saison parfaite jusqu'à ce que le quart-arrière des Giants, Eli Manning, conduise son équipe à la victoire grâce à une poussée de dernière minute. Ce genre de match mémorable pourrait bien se répéter quand les deux mêmes adversaires s'affronteront dimanche dans le Super Bowl XLVI à Indianapolis. Plusieurs joueurs des deux clubs font toujours partie des formations qui se sont disputées la victoire ultime il y a quatre ans. Mais ces joueurs sont-ils vraiment les mêmes ? Non. Dans plusieurs cas, comme celui de Manning, ils ont gagné en expérience et en savoir-faire, ce qui les rend meilleurs aujourd'hui. D'autres, par contre, qui étaient déjà dans la trentaine, ont ralenti à cause de l'usure et des blessures. Les deux groupes de belligérants ont déjà croisé le fer cette saison. C'était durant la semaine 9 en novembre. Les Giants avaient alors réussi l'exploit peu ordinaire de stopper à 20 la série de victoires consécutives des Patriots à domicile. Encore là, Manning avait permis aux siens de triompher (24 à 20) grâce à une courte passe de touché à l'ailier rapproché Jake Ballard, à quinze secondes de la fin de la rencontre. La défensive du "Big Blue" avait provoqué quatre revirements et elle avait joué un rôle primordial dans ce gain-surprise. À noter que dans cette joute, le porteur de ballon Ahmad Bradshaw et le receveur Hakeem Nicks, deux Giants importants, manquaient à l'appel en raison de blessures. Ils seront de la partie tous les deux dimanche.



Ce qui est un peu effrayant pour les Pats, c'est que les Giants forment une bien meilleure équipe que celle qui les a vaincus en novembre. Les bleus sont meilleurs à tous les niveaux : défensive contre la passe, attaque au sol, front défensif super agressif, opportunisme, capacité de réussir de gros jeux en situations critiques et de voler fréquemment le ballon à l'ennemi. Au cours des dernières semaines, en trois matchs éliminatoires, les "G men" n'ont alloué que 12 points en moyenne par rencontre. Leur défensive ne veut tout simplement rien savoir, spécialement sur les tentatives de 4e essais qu'elle a toutes arrêtées, et même sur les 3e essais (taux de conversion de 28% pour leurs opposants), comme lors de la finale de la Conférence Nationale, au cours de laquelle les 49ers de San Francisco ont converti un seul 3e essai sur treize ! Les quarts adverses ont aussi eu maille à partir avec les membres du front défensif new-yorkais. Ils ont été pressés, harcelés et plaqués neuf fois pour des pertes de terrain. Ils n'ont complété que 55% de leurs passes et seulement deux d'entre elles ont procuré des gains de plus de 20 verges. Les Giants n'ont accordé que quatre touchés dans ces trois parties. Ils ont blanchi la bonne offensive des Falcons d'Atlanta et ils ont mis en échec Aaron Rodgers (sans doute le joueur de l'année dans la NFL) et la puissante machine des Packers de Green Bay. Impressionnant !



Dans les deux derniers affrontements contre Tom Brady, deux victoires, les Giants l'ont malmené. Il a été frappé, on lui a fait échapper le ballon, il n'a réussi à rejoindre ses receveurs que dans 59% des cas, on lui a fait subir 7 sacs, il n'a réussi que trois passes de touché, il a été intercepté deux fois et son coefficient d'efficacité n'a été que de 79. Pendant que Eli Manning joue le meilleur football de sa carrière, on ne peut en dire autant de Brady. Il a lui-même avoué qu'il était insatisfait de sa performance (un affreux coefficient d'efficacité de 57,5) en finale de la Conférence Américaine contre Baltimore. Si on oublie le premier match contre les faibles Broncos de Denver, Brady en a arraché dans les quatre autres parties éliminatoires qu'il a jouées au cours des dernières années. Ses statistiques ne sont guère reluisantes : 60% de passes complétées, cinq passes de touché, six interceptions, plaqué 14 fois derrière la ligne de mêlée, et faible coefficient d'efficacité de 71. À titre comparatif, si on inclut le dernier match de la saison régulière contre Dallas (en fait un match éliminatoire car le gagnant remportait le titre de sa division et le perdant était éliminé des playoffs) Eli Manning a réussi onze passes de touché et il a lancé une seule interception dans ses quatre dernières sorties sur le chemin qui a conduit les Giants au Super Bowl XLVI.



Tout ça ne veut pas dire que cette rencontre au sommet du football américain ne sera pas serrée ou chaudement disputée. Les deux formations voguent sur de longues séquences victorieuses. Elles ont à leur service deux quarts-arrières de premier plan ayant à leur disposition d'excellents receveurs de passes. Les Pats avaient l'avantage au poste d'ailier rapproché, mais Rob Gronkowski (photo ci-dessous) est blessé à une cheville et même s'il joue, il ne le fera certainement pas à 100% de ses capacités. S'il est absent, Aaron Hernandez peut le remplacer adéquatement. On parle beaucoup moins de Jake Ballard, l'ailier rapproché des bleus, mais il a maintenu une extraordinaire moyenne de 16 verges par attrapé cette saison. Lui aussi peut faire des ravages et dépanner Manning quand il est mal pris. Il est également très efficace pour bloquer.

Les Giants ont deux gros et puissants porteurs de ballon en Bradshaw et Jacobs (photo) mais leur ligne à l'attaque laisse à désirer. Cette faiblesse leur enlève aussi un avantage apparent au niveau de la pression que leurs étoiles (Justin Tuck, Osi Umenyiora et Jason Pierre-Paul) du front défensif peuvent exercer sur Brady. Certes les mastodontes du "Big Blue" vont être dans la face du no 12 des Pats, mais les gros gars des premières lignes défensives du club de la Nouvelle-Angleterre vont faire de même vis-à-vis Manning. Les excellents schémas de jeu au sol de l'entraîneur Bill Bilichick vont compenser pour la possibilité que Jacobs et/ou Bradshaw connaissent un bon match ou gagnent des premiers jeux sur des 3e essais cruciaux. Les deux défensives ont le personnel pour limiter les gains au sol. Ce SB se gagnera plutôt par la voie des airs et grâce aux revirements provoqués. Les deux tertiaires de ces champions de conférence ont des carences : les Pats au niveau des demis de sûreté, et les Giants aux postes de demis de coin. Les quarts-arrières tenteront d'exploiter les couvertures inadéquates de ces joueurs contre le jeu aérien.



Durant la saison, la tertiaire des Patriots a donné beaucoup de verges mais elle a sauvé les meubles en interceptant beaucoup de passes. Mais contre Manning, elle fera face à un quart plus précis et perspicace que jamais. Il a appris à ne plus tenter d'enfiler l'aiguille inutilement en lançant à des receveurs bien couverts. Au lieu de risquer un revirement, il se débarrasse plutôt du ballon, ou il concède le sac du quart. C'est la clef de ses récents succès. Pour leur part, les défendeurs des Giants et les gars qui couvrent les retours de bottés se sont montrés très affamés de revirements. Ils ont forcé et recouvré plusieurs échappées. C'est ce qui fera possiblement la différence. À noter toutefois, qu'ils auront de la difficulté à faire échapper le ballon au demi offensif BenJarvus Green-Ellis. Il n'a jamais commis une telle gaffe depuis le début de sa carrière dans la NFL (quatre ans).



Les unités spéciales ont fait gagner les deux équipes en championnat de conférence. Les Patriots ont profité d'un botté de placement raté des Ravens de Baltimore, en toute fin de match, pour se sauver avec la victoire. À San Francisco, les unités spéciales des "G men" ont aussi capitalisé sur des erreurs de l'adversaire sur des retours de bottés. Comme leurs adversaires, les Patriots excellent sur les couvertures de retours de bottés. Leurs retourneurs de bottés sont cependant un peu supérieurs à ceux de leurs opposants. Stephen Gostkowski (photo), le botteur de précision des Pats, a connu une meilleure saison que Lawrence Tynes, son homologue des Giants. Celui-ci a toutefois prouvé qu'il était bon lorsque toute la pression est sur lui pour faire gagner son équipe.

Après l'avoir emporté de justesse contre les 49ers, les joueurs des Giants ont longuement et bruyamment célébré. J'ai aimé le leadership de Eli Manning qui les a ramenés à l'ordre en leur disant que leur travail n'était pas terminé. Que s'ils perdaient le dernier match, celui du Super Bowl, tous leurs efforts, tous leurs exploits des dernières parties seraient oubliés et n'auront servi à rien, sauf à ressentir encore plus la douleur de la défaite, une fois rendus si près du but.

Somme toute, même si les preneurs aux livres favorisent la Nouvelle-Angleterre, je pense que les Giants vont réaliser un gros jeu de plus que les Pats pour l'emporter 27 à 20. Ils sont confiants, ils jouent de façon inspirée, comme s'ils savaient qu'ils sont destinés à aller jusqu'au bout pour mettre la main sur un autre trophée Lombardi... Comme les Packers l'an passé !

vendredi 21 août 2009

BATAILLE DES CHEERLEADERS : NFC EST




Aujourd'hui, nous braquons les projecteurs sur les cheerleaders de la division Est de la Conférence Nationale. Comme dans la AFC, nous devons procéder à un réaménagement des équipes parce que dans la division Nord de la NFC, il n'y a que les Vikings qui ont des meneuses de claques. Puisque dans la division Est, les Giants de New York n'ont pas de représentantes non plus, nous allons déménager les Pom-Pom Girls des Vikings dans cette section.

Parmi les "squads" que nous montrons dans ce billet, on remarque spécialement les filles des Cowboys de Dallas. En racontant l'histoire du cheerleading au cours des semaines de cet été, nous leur avons déjà consacré un montage photographique pour mettre en relief le fait qu'elles ont été (en 1972) les premières meneuses de claques professionnelles de l'ère moderne. Depuis les 37 dernières années, leurs costumes et leurs chorégraphies ont certes évolué, mais ça demeure près des versions originales. Preuve que c'était très bien dès le début et que l'impact majeur de l'image de marque créée par l'organisation des Cowboys est toujours aussi fort.

Chaque équipe de la NFL a ses propres critères lorsque vient le temps de sélectionner les filles qui seront ses meneuses de claques. Une des plus grandes rivalités du football est celle qui oppose les Cowboys de Dallas aux Redskins de Washington. Cette rivalité semble exister non seulement entre les joueurs mais également chez les cheerleaders des deux clubs. Dans le choix de leurs Pom-Pom Girls, les deux organisations semblent privilégier les filles... à la poitrine assez développée, merci ! Hum... Hum...
De haut en bas, de beaux spécimens représentant : les Cowboys de Dallas, les Eagles de Philadelphie, les Redskins de Washington et les Vikings du Minnesota.