Affichage des articles dont le libellé est Arik Armstead. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Arik Armstead. Afficher tous les articles

dimanche 27 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-2026 : BEAUCOUP DE CHANGEMENTS FERONT-ILS DES JAGUARS DE JACKSONNEVILLE UNE ÉQUIPE GAGNANTE ?



PENDANT LA SAISON MORTE LES JAGUARS ONT RENOUVELÉ PRESQUE TOUT LEUR PERSONNEL D'ENTRAÎNEURS ET ILS ONT ÉTÉ TRÈS ACTIFS SUR LE MARCHÉ DES AGENTS LIBRES.

On dirait que les dirigeants des Jaguars de Jacksonville en ont ras-le-bol de vivre des saisons médiocres année après année et de voir leur franchise sombrer dans l'anonymat de la Ligue Nationale de Football.

Ce club existe depuis 30 ans sans jamais avoir atteint le Super Bowl. Depuis 2007, ils n'ont participé aux séries éliminatoires que deux fois.  Au cours des sept dernières saisons, leur bilan global est de 37 victoires pour 79 défaites, avec une dernière place dans leur division à quatre reprises.

Exaspérés et agressifs, ce printemps, durant l'intersaison, ils se sont déchaînés en remuant ciel et terre pour recruter de nouveaux entraîneurs, plus compétents, de bons agents libres expérimentés, et de rapides joueurs recrues capables de faire de gros jeux.



Le nouvel entraîneur chef, Liam Coen (photo ci-dessus), fera ses débuts dans ce rôle principal.  Lui et plusieurs de ses assistants fraîchement nommés ont en commun d'avoir été formés sous l'influence de la philosophie de Sean McVay, le coach à succès des Rams de Los Angeles.  Ils sont jeunes et dynamiques.

Coen a 39 ans.  Il a été le coordonnateur offensif de McVay en 2022.

Le nouvel instructeur de l'offensive des Jags, Grant Udinski, est âgé de seulement 29 ans, mais il a passé les trois dernières saisons avec les Vikings du Minnesota, sous les ordres de Kevin O'Connell, lui-même un ancien élève de Sean McVay.

Le nouveau gérant général, James Gladstone (photo ci-dessous), a 34 ans, et il a passé les neuf dernières années dans l'organisation des Rams.



Seul le nouveau coordonnateur de la défensive, Anthony Campanile, 43 ans, n'est pas passé par le club de McVay (ou d'un de ses élèves) pour acquérir son expérience professionnelle.  Il a plutôt été entraîneur des secondeurs de ligne avec les Dolphins de Miami, en 2020, et des Packers de Green Bay, l'an dernier.

Le principal atout de la « philosophie » de McVay réside surtout dans sa capacité à faire fonctionner le jeu au sol, grâce à une ligne offensive particulièrement efficace.  Et, en ce sens, l'an dernier, Liam Coen a prouvé qu'il avait bien appris sa leçon.  Lors de sa seule saison en tant que nouveau coordonnateur offensif des Buccaneers de Tampa Bay, il a propulsé l'attaque terrestre de cette équipe, passant de la 32e et dernière place de la NFL en 2023, à la 4e position, en 2024.

Pour tenter de reproduire ce succès à Jacksonville, Coen et Udinski (photo ci-dessous) ont défini leur priorité : renforcer significativement la ligne offensive, conformément à la philosophie de Sean McVay. Pour ce faire, les Jags ont embauché plusieurs joueurs d'expérience sur le marché des joueurs autonomes.  Mais les dividendes apportés par ces changements pourraient ne pas être immédiats.



Les dirigeants des Jaguars espèrent que ceux-ci pourront corriger en grande partie le principal problème des dernières saisons : l'incapacité de la ligne à l'attaque de bloquer efficacement pour ouvrir le chemin aux porteurs de ballon.

Le nouveau joueur de centre sera Robert Hainsey, qui a passé ses quatre premières saisons à ce poste avec les Buccaneers.

Le garde à gauche, Patrick Mekari, arrive des Ravens de Baltimore (2019-2024).

Deux autres vétérans joueurs autonomes viennent ajouter de la profondeur à cette unité revampée : les plaqueurs Fred Johnson (ancien des Eagles de Philadelphie), et Chuma Edoga (ex Cowboys de Dallas).  Les Jags ont aussi sélectionné le garde Wyatt Milum, en 3e ronde du repêchage du printemps dernier.



L'objectif d'avoir recruté autant d'agents libres et de jeunes talents, est de stimuler la compétition, et d'encourager les vétérans à redoubler d'efforts pour garder leur place.  Sur la ligne de front de l'offensive, les plaqueurs Walker Little (photo ci-dessus), et Anton Harrison, ainsi que le garde à gauche Ezra Cleveland, devraient garder leur poste de partant, à condition de maintenir un bon niveau de performance.

Augmenter l'importance et la contribution du jeu au sol, ainsi que l'efficacité de la ligne offensive, permettra également de réduire la pression sur les épaules du quart arrière Trevor Lawrence, qui cherche à gagner en régularité, après une saison compliquée, marquée par sept matchs manqués en raison d'une commotion cérébrale et d'une blessure à l'épaule gauche.

À 25 ans, Lawrence (photo ci-dessous) est encore jeune, mais sauf dans la dernière moitié de la saison 2022, et au début de celle de 2023, il n'a pas joué à la hauteur des grandes attentes qui avaient suivi sa sélection au premier rang du repêchage de 2021.  En général, il n'a pas su justifier l'extension de contrat de 275 millions de dollars (dont 200 sont garantis) que les Jaguars lui ont consenti l'an passé.



Le jeune pivot, à la chevelure blonde et longue, n'est pas entièrement responsable des difficultés de son équipe lors des quatre premières saisons de sa carrière, mais son bilan de 22 victoires pour 38 défaites reste peu satisfaisant, tout comme son ratio de 69 passes de touché contre 46 interceptions.

Son coefficient d'efficacité (rating) de 85 est très semblable à celui de Daniel Jones, un ancien choix de première ronde des Giants de New York, en 2019, qui est considéré comme un "flop" depuis ses débuts dans la NFL.

À sa décharge, Lawrence n'a jamais vraiment bénéficié d'un bon soutien de la part de ses coéquipiers en attaque.  Entre autres, ses receveurs n'ont pas souvent brillé pour lui.  La saison dernière, seule la recrue Brian Thomas a contribué, pour la peine, à l'offensive aérienne de l'équipe avec des gains de 1 282 verges et dix touchés.  La saison dernière, les Jaguars n'ont enregistré qu'une faible moyenne de 204½ verges par match, via la voie des airs (24e rang de la NFL).



Les dirigeants des Jaguars pensent que ça va changer la saison prochaine.  Ils ont donné beaucoup de bons choix de repêchage en échange aux Browns de Cleveland, pour avancer jusqu'au deuxième rang afin de sélectionner le phénoménal Travis Hunter (Colorado).  Ce gagnant du trophée Heisman, l'an passé, est un formidable receveur de passes qui joue également comme demi défensif.  Une particularité incroyable qui ne s'est pas vue depuis plus de 60 ans dans la Ligue Nationale.

Les Jaguars le considèrent comme un "game changer", un talent générationnel capable de transformer la mentalité perdante de l'équipe, et d'en faire une équipe gagnante.  Avec Brian Thomas et Dyami Brown, un agent libre provenant des Commanders de Washington, Hunter fera partie d'un groupe d'ailiers éloignés rapides, pouvant étirer le terrain, et battre les couvertures "homme à homme" des clubs adverses.

L'attaque aérienne des Jags devrait être ainsi plus explosive et réussir davantage de gros jeux.  Ce groupe de receveurs manque de profondeur, mais le demi offensif Travis Etienne (photo ci-dessous) est reconnu pour sa capacité à sortir du champ arrière et attraper des passes.



Cependant, pour rendre l'attaque de Jacksonville plus redoutable, le jeu au sol devra être considérablement amélioré.  On a dit que c'est la base de la philosophie de Sean McVay dont veulent s'inspirer les nouveaux coachs des Jags.  Mais si pour arriver à de bonnes performances de ce côté-là du ballon, l'amélioration de la ligne à l'attaque est possible, avec les changements apportés dans l'intersaison, le personnel du champ arrière pose encore des doutes et des interrogations.

En 2024-25, avec une moyenne de 101,7 verges au sol par match (26e dans la NFL), les Jaguars se sont retrouvés bien en dessous du standard attendu pour répondre aux exigences du système offensif à la Sean McVay, qu'ils adopteront.

L'an passé, la production des demis offensifs Cartavious Bigsby et Travis Etienne a été insuffisante.  Avec un meilleur appui de la ligne à l'attaque remodelée, ils devront faire mieux la saison prochaine.  Les Jaguars espèrent également que les recrues Bhayshul Tuten (choix de 4e ronde), et LeQuint Allen Jr (7e ronde), pourront causer une surprise en amenant un élément d'explosivité et de rapidité dans le champ arrière.



L'attaque de Jacksonville a quand même subi une perte notable au poste d'ailier rapproché quand Evan Engram a profité de son statut d'agent libre pour se joindre aux Broncos de Denver.  Les Jaguars croient que Brenton Strange (photo ci-dessus) pourra récupérer la production d'Engram la saison prochaine, mais c'est loin d'être certain.

En défense, malgré les ajustements réalisés pendant l'intersaison, il reste encore des lacunes et des faiblesses à corriger.  La saison dernière, cette brigade a souvent et régulièrement concédé trop de gros jeux à ses adversaires.

Travis Hunter possède une agilité remarquable pour réussir des revirements, ce qui devrait aider cette unité à améliorer son bilan pitoyable de la dernière saison (neuf revirements réussis, dernier rang de la NFL).  Le seul problème avec l'utilisation de Hunter en défensive, c'est qu'on risque de l'exposer aux blessures et à la fatigue, tout en freinant son développement en tant que receveur... 



Mais il est indéniable que c'est un plus pour la tertiaire, car elle en a arraché par moments, la saison passée, en défensive de zone.  Les Jaguars ont dû apporter des changements dans l'espoir de régler plusieurs problèmes.

Le demi de coin Jourdan Lewis (no 2 photo ci-dessus) a été recruté comme agent libre, après avoir été un des rares membres de la tertiaire des Cowboys de Dallas à bien tirer son épingle du jeu, la saison dernière.

Jacksonville a également emprunté la voie du marché des joueurs autonomes pour faire signer un contrat au vétéran Eric Murray, qui s'est aligné avec les Texans de Houston au cours des cinq dernières saisons, et qui apporte avec lui une large expérience qui sera appréciée.



Tyson Campbell, Jarrian Jones et Darnell Savage complètent l'alignement des partants dans cette tertiaire qui est beaucoup mieux cotée que l'an dernier.  Savage (photo ci-dessus) est le maillon faible de cette unité, mais la recrue Caleb Ransaw (choix de 3e ronde) est intrigante, et pourrait prendre sa place en cas de défaillance.

Le premier rideau de cette défensive 4-3 demeure très vulnérable.  Il risque encore d'être l'un des moins bon de la NFL cette année.  Ses membres ne mettent pas suffisamment de pression sur les quarts arrières ennemis (29,6 % hors blitz).  Seuls Josh Hines-Allen (8 sacs) et Travon Walker (10½ sacs) sont relativement efficaces dans ce domaine sur cette ligne.

Leurs coéquipiers Arik Armstead et DaVon Hamilton doivent absolument hausser leur niveau de jeu d'un cran ou deux.  Armstead, un vétéran entamant sa 11e saison dans la Ligue, pourrait bénéficier d’un retour à sa position plus familière de plaqueur, où il a connu beaucoup de succès lors de son passage chez les 49ers de San Francisco (2015-2023).



La situation est nettement plus favorable en deuxième ligne, chez les secondeurs.  Foyesade Oluokun, Devin Lloyd (photo ci-dessus), et Ventrell Miller sont tous solides, particulièrement contre le jeu au sol.  Chad Muma et Jack Kiser assurent une bonne relève à cet excellent groupe.

Les Jaguars n'ont aucun problème avec les unités spéciales.  Le botteur de dégagements Logan Cooke et le spécialiste des longues remises, Ross Matiscik, ont été nommés tous les deux au Pro Bowl la saison passée.  Le botteur de précision Cam Little a montré l'an dernier, lors de sa saison recrue, qu'il possédait une jambe puissante pour les placements sur longues distances (il en a réussi un de 59 verges).

Les prévisionnistes estiment que les Jaguars ne seront favoris que pour remporter six matchs lors de la saison 2025-2026.  C'est assez pessimiste comme prédiction, mais c'est plausible.  La saison dernière, Jacksonville a affiché le pire dossier de la Ligue Nationale avec trois victoires et dix défaites dans les matchs décidés par sept points ou moins. Dans les rencontres serrées décidées par trois points ou moins, les Jags ont perdu quatre fois sur cinq.



De tels résultats médiocres ne sont pas normaux. Ils peuvent en partie être attribués à un mauvais coaching. Avec les améliorations prévues dans tous les départements de l'équipe, un scénario aussi négatif semble peu probable en 2025-26.  Une moyenne de .500 dans de telles circonstances semble plus réaliste.

Si Trevor Lawrence parvient à éviter les blessures, il sera mieux soutenu et dirigé cette année, et il devrait montrer de meilleures performances.  Il devrait logiquement surpasser son sommet en carrière de 25 passes de touché.  

Lorsqu'il a été repêché en première ronde en 2021, les dirigeants des Jaguars croyaient qu'il avait le potentiel de se hisser dans le top-10 des quarts arrières de la NFL.  S'il échoue à nouveau la saison prochaine, malgré toute l'aide qu'il a reçue cet été, il faudra admettre qu'il n'atteindra jamais le niveau d'excellence qu'on lui avait prédit.



On ne pourra pas reprocher aux dirigeants des Jaguars d'essayer une nouvelle approche, de nouvelles façons de faire, pour changer le sort de l'équipe, qui stagne depuis trop longtemps dans un marasme déplaisant.

Les ajustements offensifs offrent davantage de rapidité et augmentent le potentiel pour réussir un plus grand nombre de jeux spectaculaires.

Sans exemples comparables, il est impossible de savoir jusqu'où le talentueux et prometteur Travis Hunter pourra conduire cette équipe.  Ce que nous savons, c'est qu'une nouvelle dynamique viendra insuffler de l'énergie à cette formation et à ses partisans.

Pas de doute, les Jaguars seront à surveiller cette année.  Et les dirigeants pensent même que leur club peut remporter le championnat de sa division.  Une section Sud de l'Association Américaine qui n'est pas si forte que ça...

CALENDRIER 2025-26 DES JAGUARS DE JACKSONVILLE.
 


















N.B. ⇾ Voir autres prévisions dans la division Sud de l'AFC.

lundi 2 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  JAGUARS  DE  JACKSONVILLE : TREVOR  LAWRENCE  DEVRA  JUSTIFIER  SON  SALAIRE  ANNUEL  DE  55  MILLIONS  DE  $$$.


Après les Titans du Tennessee et les Colts d'Indianapolis, au tour des Jaguars de Jacksonville de subir notre examen au microscope, dans la division Sud de la Conférence Américaine.

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas pour le club de l'entraîneur Doug Pederson.  En 2022-23, -celui qui avait guidé auparavant les Eagles de Philadelphie à une audacieuse victoire au Super Bowl de 2018-, avait eu pour mission de redresser les Jaguars de Jacksonville, qui revenaient de deux saisons atroces, au cours desquelles ils n'avaient gagné que quatre parties sur 33.

Sa première campagne avec sa nouvelle formation avait bien mal commencé, avec seulement deux gains en huit rencontres.  Puis, sa troupe a effectué un spectaculaire retournement de situation, en gagnant sept de ses neuf joutes suivantes, méritant ainsi le championnat de sa division.



Copie conforme lors de la première partie éliminatoire de son club, contre les Chargers de Los Angeles, le 14 janvier 2023.  Son quart arrière Trevor Lawrence avait lancé quatre interceptions, durant les premières séries de jeu à l'attaque, et les Jaguars avaient rapidement tiré de l'arrière 27 à 0.

Le reste de cet affrontement est passé à l'histoire comme le plus grand "come back" des séries éliminatoires de la NFL.  Les Jaguars ont marqué 24 points en deuxième demie, pour se sauver avec la victoire au compte de 31 à 30.  Étourdissant à s'en décrocher la mâchoire !  Lawrence s'était repris avec quatre passes de touché.

Au match suivant, en éliminatoires de division, les Jaguars ont chauffé les Chiefs de Kansas City, en revenant de l'arrière d'un déficit de 20 à 10, après trois quarts de jeu.  Ils se sont finalement inclinés 27 à 20.

Doug Pederson













Mais au bilan, tous les espoirs étaient permis pour la saison qui allait suivre.  De 1-15 en 2021, et de 3-14 en 2022, Jacksonville était passé à 10-9 en 2022, tout en remportant le titre de leur division.  Le quart arrière Trevor Lawrence avait montré des flashes qui pointaient vers ce pourquoi il avait été le premier choix du repêchage de 2021.

Convaincus que Lawrence continuerait sa progression, pour devenir bientôt le premier de classe qu'il avait été, durant sa carrière amateur, les Jaguars lui ont fait signer un contrat de 275 millions de dollars bon pour cinq ans (55 millions de $$$ par saison).  Cette montagne d'argent, dont 200 millions de $ étaient garantis, faisait de Lawrence le quart arrière le mieux payé de la Ligue Nationale.

Le début de saison canon de 2023-24 a semblé donner raison aux Jaguars d'avoir ainsi récompensé leur jeune pivot de 23 ans.  Après onze matchs, les Jaguars voguaient facilement vers le championnat de leur section, avec une fiche de huit victoires, trois défaites.



Puis, un lundi soir, le 4 décembre, alors que Lawrence était en voie de mener les siens à la victoire contre les Bengals de Cincinnati, il a été plaqué derrière la ligne de mêlée, et un joueur lui a pilé sur la cheville.  Jacksonville a perdu ce match en prolongation.  Lawrence venait de subir une entorse dans le haut de la cheville, un genre de blessure qui entraîne souvent une longue absence du jeu.

Malgré la douleur et l'inconfort, il a tout de même continué de jouer, sauf lors de l'avant dernière partie du calendrier, contre les faibles Panthers de la Caroline (victoire de 26 à 0 des Jaguars).  Ce fut le seul gain de Jacksonville dans ses six dernières joutes de la saison.  Ils ont échappé la première place de leur division, en se faisant devancer au dernier match, par les Texans de Houston.

Que serait-il arrivé si Lawrence n'avait pas été blessé, et qu'il avait pu offrir un meilleur rendement, en étant solide sur ses deux jambes, au lieu de boîter sur le terrain ?  On parlerait peut-être des Jaguars comme des champions de la division Sud, pour une deuxième année de suite, et d'un club devenu un aspirant au Super Bowl...



On ne parlerait pas autant des excitants Texans de Houston, et de leur prodigieux quart arrière recrue C.J. Stroud (photo ci-dessus).  Les Texans auraient été éliminés des séries éliminatoires, au lieu des Jaguars, qui auraient été, au contraire, couronnés champions, à leur place...

À l'aube de la prochaine saison de la NFL, on ne sait plus quoi penser des Jaguars et de Trevor Lawrence.  Ce qu'on sait, c'est qu'il semble capable du meilleur et du pire.  Est-il vraiment ce premier choix de repêchage du même calibre que les meilleurs quarts arrières de sa génération ?  Un QB générationnel, comme on dit ?

D'accord, il a la fâcheuse manie de commettre trop de revirements , 60 en trois ans de carrière.  Coach Pederson avait d'ailleurs comme priorité de le corriger de ce vilain défaut, -manque de protection du ballon-, au cours du présent camp d'entraînement.
  


D'accord son taux d'efficacité de 85,0 ne justifie pas encore son faramineux salaire annuel de 55 millions de dollars.  Loin de là.  Mais, occasionnellement, il a démontré un talent supérieur à la moyenne, qui pourrait entraîner une éventuelle éclosion explosive.  Les dirigeants des Jaguars y croient fermement.

Et si ses contre performances décevantes s'expliquaient aussi par un mauvais entourage ?  Par sa ligne à l'attaque maladroite en protection de passe, et en blocage sur le jeu au sol ?  Par des ailiers éloignés trop ordinaires, échappant trop de ballons lancés par lui ?

On aura peut-être des réponses cette saison...  Mais, son entourage, justement, n'a pas été amélioré durant la saison morte.  À commencer par son nouveau substitut, le décevant Mac Jones (ex-Patriots).

Son meilleur receveur espacé, Calvin Ridley, non seulement n'a pas été retenu, mais il jouera pour les Titans du Tennessee, des rivaux de division des Jaguars.



Pour essayer de combler un peu sa perte, les Jags ont embauché Gabe Davis (photo ci-dessus), qui était avec les Bills de Buffalo depuis quatre ans.  Davis a une réputation d'inconstance, tantôt très bon, tantôt quasi invisible.  C'est douteux qu'il puisse devenir soudain un receveur numéro 1.

Christian Kirk a développé une bonne chimie avec Lawrence, au fil des saisons, mais est-ce qu'il a assez de talent, et de potentiel, pour prendre la place de Ridley comme no 1, et devenir une menace sur le long jeu ?  Sa moyenne de 12,7 verges par attrapé n'est pas à dédaigner, mais les vrais receveurs de longues distances ont généralement des moyennes au-dessus de 15 verges par catch.

Le spécialiste des bombes ou des longs tirs pourrait peut-être devenir la recrue Brian Thomas Jr, le choix de première ronde des Jaguars cette année.  Sa vitesse est fulgurante, et on vante aussi la qualité de ses tracés.  Il sera à surveiller.



Pour le poste d'ailier rapproché, pas d'inquiétude, Evan Engram (photo ci-dessus) est un des meilleurs de la NFL, comme l'atteste ses 114 réceptions pour 963 verges, et 4 touchés, l'an passé.  Des statistiques que l'on voit rarement pour un ailier rapproché.

Cette saison, Pederson a mentionné que le porteur de ballon Travis Etienne pourrait être davantage impliqué dans l'attaque aérienne.  L'an dernier il a connu une baisse de régime comme demi offensif.  Sa moyenne de verges par course a baissé de 5,1 en 2022-23, à seulement 3,8 en 2023-24.  C'est peut-être aussi parce que sa ligne à l'attaque ne lui ouvre pas assez de corridors de course.

C'est peut-être aussi parce qu'on lui donne trop de travail.  Il a été le 3e porteur de ballon le plus occupé de la NFL la saison dernière.  Cet été les entraîneurs des Jaguars ont été enchantés par le travail et la progression du jeune demi offensif Tank Bigsby (photo ci-dessous) au camp d'entraînement.  Bigsby a été un choix de 3e ronde en 2023.  Peu utilisé l'an passé, il devrait voir beaucoup plus d'action cette saison, réduisant ainsi le trop lourd fardeau de travail d'Etienne, au champ arrière.



Les Jaguars n'ont pas fait beaucoup pour améliorer leur piètre ligne offensive durant la saison morte.  Ils ont ajouté le centre Mitch Morse (ex-Bills et ex-Chiefs) à l'alignement partant.  Mais cette unité restera la plus grande faiblesse du club pour la prochaine campagne.  C'est elle qui risque de faire dérailler l'offensive de Jacksonville.  

Elle est affreuse en zone rouge, et sur les 3e essais avec trois verges et moins à gagner.  L'an passé, elle n'a permis de convertir ces essais que 52,2 % du temps (28e de la NFL).  À titre de comparaison, les Bills de Buffalo ont eu un pourcentage de réussite de 73 % en pareilles occasions.

L'équivalent de cette faiblesse, mais du côté de la défensive, cette fois, se retrouve chez les demis de sûreté.  Andre Cisco est le moins pire du groupe, mais le reste fait pitié.  C'est dommage, car la balance de l'unité défensive est solide, les secondeurs de ligne, en particulier.
  


Au cours de l'entre saison, on a ajouté beaucoup d'expérience à cette brigade, avec l'embauche du réputé Arik Armstead (ex-49ers / photo ci-dessus), et des demis défensifs Darnell Savage (ex-Packers), et Ronald Darby (avec les Ravens l'an passé). 

Le nouveau coordonnateur de la défensive, Ryan Nielsen, croit aussi que l'ailier défensif Travon Walker (premier choix au total, du repêchage de 2022), va encore progresser cette année, réduisant ainsi l'écart qui le sépare de l'excellent Aidan Hutchinson, des Lions de Détroit, sélectionné juste derrière lui, la même année.

La défensive des Jaguars a régressé l'an dernier.  Surtout au chapitre de la défense anti-aérienne (26e de la Ligue avec 4 076 verges accordées).  Elle devrait se raplomber cette saison, en donnant moins de gros jeux, et en appliquant plus de pression sur les quarts adverses.



Unités Spéciales

Les Jaguars ont laissé partir leur vétéran botteur de précision, Brandon McManus (maintenant un Commanders de Washington).  Ils s'en remettent à la recrue Cam Little (choix de 6e ronde).  Pas de soucis avec le botteur de dégagements Logan Cooke, un des meilleurs de la NFL à sa position.  Du nouveau, toutefois, au poste de retourneur de bottés, puisqu'ils ont pris Devin Duvernay (ex-Ravens / photo ci-dessus) sur le marché des agents libres.

Conclusion

Tous ces changements devraient faire en sorte que les Jaguars resteront compétitifs en 2024-25.  Ils ont les atouts afin de lutter pour une place en séries éliminatoires avec les Texans de Houson, dans leur division.  

Néanmoins, en défensive, le manque de profondeur de la ligne tertiaire inquiète pas mal.  Tout comme la faiblesse de la ligne à l'attaque.  L'offensive terrestre doit absolument s'améliorer puisque l'an passé, elle n'a fonctionné, en moyenne, qu'à coups de 3,6 verges par course (30e rang de la NFL).

La clé du succès sera bien sûr le quart arrière Trevor Lawrence.  Il doit enfin prouver, avec constance, qu'il peut éviter toutes ces erreurs, et tous ces revirements, qui l'empêchent d'être à la hauteur de son grand potentiel et... de son gargantuesque salaire !



C'est un peu la même histoire pour son nouveau receveur Gabe Davis.  Plus constant, il peut en donner plus à son nouveau club qu'il en donnait aux Bills de Buffalo.  Il ne faut pas oublier qu'avec ses derniers, il pouvait faire parfois de gros jeux, comme le prouve son excellente moyenne de 16,7 verges par réception.  Il faut juste qu'il multiplie davantage ce genre de jeux.

Le demi offensif Travis Etienne (photo ci-dessus) doit aussi revenir à ses performances d'il y a deux ans.  Mieux employé, moins surutilisé, que la saison dernière, il pourrait y parvenir.  Il en a le talent, surtout si sa ligne à l'attaque l'aide davantage.

Le début de calendrier est assez brutal pour les Jaguars.  Ils devront être prêts tout de suite à faire face à la musique, avec des affrontements contre Miami, Cleveland, Buffalo et Houston.  Un mauvais départ pourrait hypothéquer leur saison.  Bien que leur passé récent nous a enseignés qu'ils sont souvent capables d'opérer des revirements spectaculaires !












Pour consulter d'autres analyses des clubs de la NFL, voir les références dans la marge de droite sous le titre : "Messages les plus consultés dans les 30 derniers jours" →