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mercredi 7 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ IMPORTANTE PARTIE D'ÉCHECS ENTRE MATT LAFLEUR ET BEN JOHNSON !



Les duels entre les Bears de Chicago (11-6) et les Packers de Green Bay (9-7-1) représentent la plus vieille rivalité au football professionnel américain.  Les deux adversaires jouent dans la même division (Nord de la Conférence Nationale), ce qui fait qu'ils s'affrontent rarement en séries éliminatoires.  

Ça sera cependant le cas samedi soir prochain, quand les hommes de l'entraîneur chef Matt LaFleur seront les visiteurs au Soldier Field de Chicago pour se mesurer aux Bears du coach Ben Johnson, en première ronde du tournoi éliminatoire menant au Super Bowl du 8 février 2026.

Les bookmakers penchent du côté des Packers pour gagner cette partie par 1½ point.  Mais les prévisionnistes sont vraiment partagés sur cette question.  Les deux clubs disposent d’attaques redoutables capables de marquer beaucoup de points, et il reste à voir comment les défenses parviendront à limiter au maximum leur production.



🏈 QUAND  LES  BEARS  ONT  LE  BALLON.

C'est un peu ironique de parler de l'attaque du club de Chicago.  En fait, on peut dire que les Bears ont deux attaques, de la façon que leur défensive "attaque" le ballon.  La troupe de Ben Johnson a dominé la NFL pour les revirements provoqués avec 33, dont 23 interceptions.  Ce fut une des clés du succès de leur saison extraordinaire, qui a été couronnée par le championnat de leur section.  Rappelons que l'an dernier, avant l'arrivée en poste de Ben Johnson, les Bears n'avaient gagné que cinq parties.

Johnson a fait bénéficier sa nouvelle équipe de sa vaste expertise en attaque lorsqu'il était le coordonnateur offensif des Lions de Détroit, au cours des années précédentes.  Il a transformé l'offensive des Bears en une puissance de la NFL.  S'appuyant sur une ligne à l'attaque dominante, le jeu au sol a explosé, devenant le 3e meilleur du circuit Goodell, avec des gains de 4,85 verges par course.

Johnson a également formé le jeune quart arrière Caleb Williams, qui s'est considérablement amélioré, grâce à ses enseignements.  Bien protégé par sa ligne offensive, Williams profite de beaucoup de temps (3,31 secondes en moyenne) pour lire les défenses ennemies, trouver ses receveurs, et lancer le ballon avec son bras canon.  L'attaque aérienne des "Ours" se situe dans le top-10 de la Ligue, avec une moyenne de gains de 225,1 verges par match.



De plus, samedi, les Bears devraient pouvoir compter à nouveau sur le rapide ailier éloigné Rome Odunze (photo ci-dessus), lui qui a raté les cinq dernières rencontres de son équipe en raison d'une blessure à un pied.

La défensive de Chicago est vulnérable, surtout contre le jeu au sol.  Mais les joueurs de la tertiaire ont souvent aussi du mal à assurer une bonne couverture sur les jeux de passes.  Ce sera donc primordial pour l'attaque terrestre des Bears de contrôler le temps de possession du ballon, pour éviter que la défense soit trop longtemps exposée, sur le terrain.

Cette mission, les porteurs de ballon D'Andre Swift, et la recrue Kyle Monangai, peuvent l’accomplir avec succès.  Le quart arrière Caleb Williams, et même parfois, les différents receveurs de l'équipe, peuvent aussi contribuer à cette menace offensive par la voie terrestre.  



Une fois cette attaque au sol bien établie, Caleb Williams peut recourir efficacement au "play action", afin de lancer le ballon à ses receveurs, dans les zones intermédiaires et profondes.  Outre Odunze, les ailiers rapprochés Colston Loveland (photo ci-dessus) et Cole Kmet; ainsi que les ailiers espacés DJ Moore, Luther Burden et Olamide Zaccheaus, sont disponibles pour capter ces passes pour de longs gains.

Face à eux, la défense des Packers est affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Le front-7 est amputé des plaqueurs Devonte Wyatt (cheville) et Jordon Riley (tendon d'Achille); de l'ailier défensif étoile Micah Parsons (genou); et des secondeurs de ligne Kristian Welch (cheville) et Nick Niemann (pectoraux).  Par surcroît, le plaqueur Warren Brinson, et le secondeur Edgerrin Cooper, sont des cas incertains pour samedi.

Dans la tertiaire, c'est également la catastrophe.  Plusieurs joueurs manquent à l'appel : les demis de coin Bo Melton (genou), Kamal Hadden (cheville), Nate Hobbs (genou), de même que les demis de sûreté Zayne Anderson (cheville) et Javon Bullard (cas incertain, blessé à un genou).



Depuis que Micah Parsons a été blessé pour le reste de la saison, lors du match à Denver, le 14 décembre dernier, les Packers ont accordé une moyenne de 198 verges au sol par match, soit 5,4 verges par course.  Une recette qui pourrait être désastreuse contre la dangereuse attaque terrestre des Bears.  Contre les Ravens de Baltimore, il y a deux semaines, la défense anti course de Green Bay a été "punie" pour 307 verges, dont 216 verges et quatre touchés par Derrick Henry (photo ci-dessus).  

De plus, en perdant les services de Parsons, le "pass rush" de Green Bay est devenu presque nul pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ce qui devrait laisser encore plus de temps à Caleb Williams pour déjouer la défense du "Pack".  À noter également, que sans Parsons, les Packers ont perdu leurs quatre derniers matchs, cette saison.  



🏈 QUAND  LES  PACKERS  ONT  LE  BALLON.  

Avec leur défensive à court de plusieurs éléments importants, les Packers doivent s'attendre à ce que les Bears marquent beaucoup de points.  Leur offensive devra donc contre attaquer avec force pour scorer encore plus de points que Chicago.  Les porteurs de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus) et Emmanuel Wilson devront exploiter au maximum la faiblesse de la défense des Bears contre le jeu au sol (29e de la NFL avec cinq verges accordées par course).

Mais c'est surtout avec le jeu aérien que les joueurs offensifs du "Pack" devront être agressifs.  Le quart arrière Jordan Love reviendra enfin au jeu après avoir manqué 2¾ matchs à cause d'une commotion cérébrale.  Malgré l'absence importante de son ailier rapproché Tucker Kraft, blessé à un genou, Love dispose d'un bon arsenal de receveurs compétents avec Jayden Reed, Christian Watson (photo ci-dessous), Matthew Golden, et Romeo Doubs. 
 


Mais le problème, c'est que sa ligne offensive doit composer avec l'absence de trois de ses membres réguliers, tous blessés : le centre Elgton Jenkins (fracture au bas d'une jambe), et les gardes John Williams (dos) et Donovan Jennings (cou).  Love aura-t-il la protection et le temps nécessaires pour rejoindre ses receveurs sur une base régulière ?  

Le "pass rush" des Bears pourrait ainsi détenir une des clés de la victoire s'il parvient à gagner la guerre des tranchées contre cette ligne à l'attaque affaiblie des Packers, dans le froid de Chicago...

Si, justement, les conditions climatiques sont mauvaises (froid, neige, vent) au Soldier Field, samedi soir, cela avantagera le club local, car l'attaque aérienne de Green Bay sera défavorisée, tandis que ce sera l'inverse pour l'attaque au sol des Bears.



🏈🏈🏈

Le fait que les Bears soient les négligés des parieurs pour remporter ce match, est un manque de respect, et un élément supplémentaire pour les motiver.  Les deux adversaires se sont partagé les honneurs lors des deux matchs très serrés qu’ils ont disputés l'un contre l'autre pendant la saison régulière.  La rencontre de samedi pourrait aussi être décidée tard au dernier quart.  

Cette année, six des onze victoires des Bears ont été arrachées dans les deux dernières minutes des matchs, alors qu’ils effectuaient une remontée au score.  C'est un record de la NFL (depuis 1970).  Ça prouve qu'ils sont résilients, qu'ils n'abandonnent jamais, et...qu'ils sont également chanceux !



Les Packers sont plus expérimentés en séries éliminatoires, ayant participé à quatre des cinq dernières éditions, tandis que les Bears en sont à leur première présence depuis 2020.  La défense des Bears couvre ses faiblesses en étant agressive et en provoquant de nombreux revirements.  Pour espérer l'emporter, les Packers devront donc protéger le ballon, et enlever cet avantage à la brigade défensive de Chicago.          

Les Bears ont l'avantage du terrain et de la foule.  Sur le plan stratégique, la partie d'échecs entre Ben Johnson et Matt LaFleur risque de tourner en faveur du coach de l'équipe locale.  Trop de soldats sont blessés et absents dans le camp des Packers.  C’est pourquoi, si ce match tourne à la fusillade, Green Bay n’aura pas assez d'effectifs suffisants pour répondre coup pour coup aux assauts de l’attaque du club de la ville des vents.

Packers  23,    Bears   24.       

samedi 13 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : GREEN BAY À DENVER ⇨ UN AVANT-GOÛT DU PROCHAIN SUPER BOWL ?



Deux poids lourds se mesureront dimanche au Colorado, lorsque les Packers de Green Bay (9-3-1) rendront visite aux Broncos de Denver (11-2).  Portés par une série de dix victoires consécutives, les Broncos occupent la première place de la Conférence Américaine et, s’ils s’imposent dimanche à domicile, ils décrocheront leur premier titre de division depuis 2015.

Ils succèderaient ainsi aux Chiefs de Kansas City, et les imiteraient d'une certaine façon, car, cette saison, comme les Chiefs l'an passé, les Broncos se sont fait une spécialité de remporter les matchs décidés par une seule possession (huit de leurs dix gains d'affilée).  Avant leur  victoire de 24-17 contre les Raiders, la semaine passée, leurs quatre succès précédents avaient été obtenus par un total combiné de dix points seulement.  Quatre fois, ils ont gagné en marquant des points sur le dernier jeu de la partie.  

Le quart arrière Bo Nix (photo ci-dessous) a aussi mené six séries victorieuses cette saison en fin de match, malgré des performances parfois irrégulières, manquant par moments de rythme et de synchronisation avec ses receveurs.



Autrement dit, les Broncos ont souvent joué avec le feu sans se brûler, car ils ont presque toujours dû remonter au score, avant de s’imposer au 4e quart, dans leurs matchs.  Ils ont été parfois favorisés par la chance, et certaines décisions controversées des arbitres.  Une autre caractéristique que l’on retrouve aussi chez les Chiefs de 2024.

Bref, ce n'est pas toujours joli, mais ils gagnent quand même !  Et c'est souvent grâce à leur solide défensive, qui mène la NFL dans plusieurs catégories, notamment pour les sacs (55), les verges accordées par course (3,7), le taux de conversion sur les 3e essais (30,9 %), le nombre de coups sur les quarts arrières (120), la meilleure défense en zone payante - ou "red zone" -(40 %).  Elle n'accorde que 18,1 points en moyenne par match (4e de la Ligue), et 282 verges totales par rencontre (3e).

Avec une défensive aussi forte, les Broncos remportent presque toujours la guerre des tranchées.  D'autant plus que, de l'autre côté, leur ligne offensive est la meilleure de la NFL pour bloquer en situations de passes (seulement 16 sacs accordés), et elle est en 9e place pour le blocage sur les jeux au sol.  Globalement, l'attaque de "l'Orange Crush" se situe dans le top-10 du circuit Goodell, ce qui suffit aux Broncos pour gagner la grande majorité de leurs matchs, étant donné la domination de leur défensive.



Avec l'ajout de Micah Parsons (ci-dessus) en début de saison, la défensive des Packers de Green Bay est devenue presqu'aussi forte que celle de Denver.  Elle se classe en 4e position de la NFL pour les verges accordées (287,2), et 6e pour les points concédés (19 par match).  Le "Pack" jouit d'une série de quatre gains de suite, et quand le quart arrière Jordan Love dispose de tous ses receveurs en santé, l'attaque devient très redoutable.  Il faut souligner que son meilleur ailier espacé, Christian Watson, a raté cinq parties, et son no 2, Jayden Reed, n'a joué que trois matchs, cette année.

L'excellente recrue Matthew Golden a manqué trois rencontres à cause d'une blessure, et l'as ailier rapproché  Tucker Kraft, sévèrement blessé à un genou, n'est pas revenu au jeu depuis la 8e semaine du calendrier de la NFL.

On comprend que Jordan Love ait été incapable de fournir son rendement habituel, avec tous ces joueurs offensifs absents en raison de blessures.  Mais il a mieux joué récemment, avec le retour au jeu de la plupart de ces ex éclopés.  Watson est son spécialiste pour les longues passes, et Reed excelle pour procurer des premiers essais.  



Love (ci-dessus) a aussi le luxe de pouvoir distribuer le ballon en le lançant à plusieurs autres options, comme le fiable Romeo Doubs, la recrue Matthew Golden, Dontayvion Wicks, l'ailier rapproché Luke Musgrave, ainsi que le demi offensif Josh Jacobs.  Et au champ arrière, Emanuel Wilson est devenu un bon complément à Jacobs, pour obtenir des gains appréciables, en portant le "cuir".

Les défenses adverses ne savent donc pas sur quel receveur le plus dangereux elles doivent se concentrer davantage.  Par exemple, dimanche, si l'as demi défensif des Broncos, Patrick Surtain, surveille de près Christian Watson, les autres receveurs des Packers profiteront de couvertures moins serrées, pour faire des dommages, dans les zones intermédiaires.

Avec le menaçant "pass rush" que possède les défensives des deux équipes, la protection du quart arrière devient primordiale.  Les pivots des deux adversaires ont la chance d'être bien servis sur ce plan.  L'unité défensive de  Denver utilise souvent le blitz, mais Jordan Love lance le ballon rapidement (2,89 secondes), et il est efficace contre ce genre de tactique.



Si la défense des Broncos est la meilleure de la NFL en zone payante, l'offensive des Packers peut la tester sérieusement, puisqu'elle occupe le second rang de la Ligue, avec 68,1 % de succès dans cette zone de 20 vingt verges près des buts adverses.

Néanmoins, on s'attend à une bataille défensive dimanche, en haute altitude, dans les montagnes rocheuses.  Peu habitués à l'air rarifié dans de telles hauteurs, les joueurs des clubs visiteurs sont souvent à bout de souffle, et deviennent plus vite fatigués.  Les Broncos le savent, et ils essaient de prolonger le plus longtemps possible leurs séries de jeux en attaque, avec beaucoup de jeux au sol, afin de contrôler le temps de possession, et épuiser les défenses ennemies.



Denver est invaincu à domicile cette saison (6-0), et les Broncos n'ont perdu que deux matchs l'an dernier au Mile High.  Mais les preneurs aux livres misent sur les Packers pour les vaincre par 2½ points, dimanche après-midi.  Il est vrai que les porte couleurs de Green Bay jouent bien à l'étranger, cette saison, comme le prouve leur fiche de 4-1-1.  Et ils doivent gagner pour protéger leur mince avance d'un demi match sur les Bears de Chicago, au classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  

Dans une bataille défensive serrée, les unités spéciales joueront un rôle déterminant, et si les botteurs de précision doivent avoir la victoire au bout du pied, ce sont les Broncos qui ont l'avantage, avec Wil Lutz (photo ci-dessus), qui est plus fiable que son homologue des Packers, Brandon McManus.  Lutz a raté trois placements en 23 tentatives, tandis que McManus a manqué son coup à six reprises, sur 21 essais (quatre échecs en sept tentatives, entre les distances de 40 et 49 verges).

Packers   17,     Broncos    19.   

samedi 6 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : CHICAGO À GREEN BAY ⇨ UN MATCH POUR LA SUPRÉMATIE DANS LA DIVISION NORD DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.



J’imagine que c’est volontaire de la part des responsables de la NFL de préparer un calendrier avec plusieurs matchs intra division en décembre, au moment où les équipes se disputent âprement une place en séries éliminatoires.  Et pendant ce dernier mois complet de la campagne, un programme double oppose même des rivaux de section, pour attiser encore davantage la rivalité entre ces clubs.

En cette semaine no 14, la NFL offre trois de ces matchs d'importance capitale pour la première place des divisions Nord et Sud de la Conférence Américaine (Colts vs Jaguars + Steelers vs Ravens), et pour celle de la section Nord de la Conférence Nationale (Bears vs Packers).  Nous avons déjà analysé les deux premiers affrontements de ce genre dans l'AFC ( https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-indianapolis.html) et (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-pittsburgh.html).

Voyons maintenant le cas des équipes de Chicago (9-3) et de Green Bay (8-3-1). Le vainqueur de leur affrontement de dimanche sera seul en tête de la division Nord de la NFC, à l’issue du match.  D'abord, ce qui fait l'intérêt de cette confrontation, outre leur position au classement, c'est qu'elle représente la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Depuis plus d'une décennie, elle a été dominée par les Packers, mais ça pourrait changer cette année, car les Bears, à la surprise générale, ont enfin une bonne équipe !



Actuellement, elle trône même au sommet de la NFC, avec son bilan de neuf gains contre trois échecs.  Mais les Packers sont tout juste derrière, à un demi match de distance.  Alors, qui va gagner dimanche, entre ces deux formations très compétitives ?  Difficile à prédire...

Notons d'abord que le bulletin météo prévoit une température sous le point de congélation, au Lambeau Field de Green Bay, dimanche, en fin d'après-midi (le match est à 16 h. 25).  Il est également possible qu'il neige et qu'il vente.  Dans ces conditions difficiles, la défensive est avantagée, car il est ardu pour les quarts arrières de lancer le ballon avec précision, et pour les porteurs de ballon de tenir fermement un ballon gelé, et de courir sur un terrain glissant.

Puisque les Packers ont de loin la meilleure brigade défensive, ils devraient donc avoir l'avantage, en plus de jouir de l'appui de la foule locale.  La défensive des Bears se classe dans les cinq pires de la NFL, dans presque toutes les catégories de statistiques.  Elle accorde beaucoup de gros jeux de 20 verges et plus (53, contre 30, pour les Packers).



Mais d'un autre côté, dans de telles conditions climatiques, le danger de commettre des revirements augmente considérablement, et ils peuvent changer le résultat de la bataille.  Et dans ce département, les Bears sont des champions, cette saison.  Ils sont de loin le club de la NFL qui provoque le plus de revirements, soit 26 (17 interceptions et 9 échappés recouvrés).  Les Bears ont une fiche de 8-0 quand leur défensive produit plus qu'un revirement dans un match.  

Quant à eux, les Packers n'en ont réussi que 11.  Par contre, ces derniers protègent bien le ballon : ils n'ont commis que sept revirements (trois interceptions, et quatre échappés perdus) cette année.  Lorsqu'ils n'en commettent aucun dans une partie, ils ont un dossier impeccable de 7-0.

En offensive, Chicago possède la deuxième meilleure attaque au sol de la Ligue.  Elle amasse en moyenne 153,8 verges par rencontre.  La semaine dernière contre les champions défendants, les Eagles de Philadelphie, elle a été incroyablement dévastatrice, avec des gains monstrueux de 281 verges : dont 130 par Kyle Monangai (à droite sur la photo ci-dessous), et 125 par D'Andre Swift, chacun ayant aussi marqué un touché au sol.



Les Eagles ont eu beau tenter de stopper cette imparable attaque au sol, en remplissant la "boîte" à la ligne de mêlée, mais ce fut en vain.  Les Bears l'ont emporté 24 à 15, causant une autre surprise de taille, puisqu'ils étaient les négligés, dans cette joute.

En fait, les Bears vont de surprise en surprise, cette saison.  À chaque semaine, à mesure que le calendrier de l'équipe devient de plus en plus exigeant, les prévisionnistes et les experts croient qu'ils vont frapper le mur et chuter au classement. Mais rien n'y fait !  Les hommes de l'entraîneur chef Ben Johnson continuent d'aligner les victoires.  Ils en ont présentement cinq de suite.

Johnson a challengé son quart arrière Caleb Williams, cette semaine, afin qu'il en fasse davantage pour faire gagner son club, contre les Packers.  Le pilote des représentants de la ville des vents sait bien que l'attaque au sol ne suffira pas pour connaître du succès contre la forte défensive du "Pack".  Ça va prendre une meilleure offensive aérienne pour arriver à marquer plus de points.  Les Bears sont 15e dans le circuit Goodell, dans le département des gains par la voie des airs, avec une production de 220,4 verges par partie.



Malheureusement, Ben Johnson a appris une mauvaise nouvelle cette semaine : son meilleur receveur, Rome Odunze, souffre d'une fracture de stress à un pied, et il sera absent du jeu pour une période indéterminée.  Les nouvelles ne sont pas plus encourageants pour les autres blessés : le demi de coin Tyrique Stevenson (hanche), les secondeurs de ligne Ruben Hyppolite II (épaule) et Tremaine Edmunds (aine), les ailiers défensifs Dayo Odeyingbo (tendon d'Achille) et Shemar Turner (genou), ainsi que pour le bloqueur offensif Luke Newman (pied), qui vont tous rater le rendez-vous de dimanche, à Green Bay.

Par contre, les porteurs de ballon des "Ours" se réjouissent de ne pas avoir à rencontrer le colosse Devonte Wyatt (6'3", 304 lbs), peut-être le meilleur joueur de ligne des Packers pour contrer le jeu au sol.  Le nom de Wyatt a été inscrit sur la liste des blessés à long terme.  Il est blessé à une cheville.  Sans lui, l'excellente moyenne de 3,89 verges allouées par course, de la défense des Packers, risque de monter.

La super étoile défensive des Packers, Micah Parsons pourrait compenser partiellement la lourde perte de Wyatt, lui qui a réussi six sacs et 23 pressions sur les quarts opposés, au cours des trois dernières rencontres de sa formation.



Si les Bears profitent d'une bonne série de gains consécutifs (5), le club adverse, dirigé par le coach Matt LaFleur, va bien aussi, après trois victoires d'affilée.  On parle beaucoup de la redoutable attaque au sol de Chicago, mais celle de Green Bay a été très performante récemment, avec les porteurs de ballon Josh Jacobs et Emanuel Wilson, qui, à eux deux, ont gagné au moins 125 verges, dans chacun des trois derniers matchs de l'équipe.

Cette semaine, coach LaFleur a dit espérer les retours au jeu possibles des ailiers éloignés Jayden Reed (blessé à une clavicule et à un pied) et Matthew Golden (poignet).  Ce qui pourrait influencer positivement les chances de succès de son club, dimanche.  Ils se joindraient notamment à leur coéquipier Christian Watson, qui fait flèche de tout bois, ces temps ci, sans oublier les bonnes contributions de Romeo Doubs et de Dontayvion Wicks.  La défensive des Bears a donné beaucoup de touchés par la passe, cette saison, soit 24 (3e total le plus élevé dans la NFL).  

On anticipe un affrontement serré entre ces deux bonnes formations.  Un ou deux gros jeux pourraient faire la différence : comme un sac du quart à un moment déterminant.  Dans ce cas, il pourrait venir surtout du club local, qui est meilleur que les Bears, à ce chapitre (32 sacs contre 23).  Micah Parsons (qui en a 12½ cette saison) pourrait en être l'auteur, ou son coéquipier Rashan Gary (7½ sacs). 
  


Ce jeu opportun pourrait aussi être un 4e essai converti ou non.  Encore là, l'offensive de Green Bay a un meilleur dossier que celle de Chicago : son pourcentage de succès est de 70,6 % (4e meilleur dans la NFL) contre 44,4 % pour les Bears (26e).  La défensive des Packers est également supérieure à celle des Bears pour empêcher les attaques ennemies de convertir les 4e essais.

Les succès des Bears reposent sur leur grande capacité de causer des revirements, et leur opportunisme de réussir de gros jeux en fin de matchs.  Leur ligne à l'attaque excelle pour bloquer, sur les jeux au sol, et pour protéger Caleb Williams, sur les jeux de passes.  Ce dernier est cependant encore trop imprécis dans ses passes, au goût de son coach Ben Johnson.  



Si Chicago gagne dimanche, leurs probabilités de remporter le championnat de leur division grimpe à 64 %.  En cas d'échec, il descend à 22 %.  Du côté de Green Bay, les chiffres sont respectivement de 71 % en cas de victoire, et de 27 % en cas de défaite.  Rappelons que ces deux mêmes équipes se rencontreront à nouveau le samedi 20 décembre, cette fois à Chicago.

Je pense que les Packers ont une formation plus complète que celle des Bears, surtout en raison de leur excellente défensive.  Ils sont d'ailleurs favoris par 7 points pour l'emporter sur leur terrain du Lambeau Field.  Cependant, l'écart de points d'un touché transformé, me semble un peu trop grand.  Tout peut arriver dans cette bataille pour le premier rang du Nord de la NFC.  Les Bears peuvent faire mentir les parieurs, comme ils l'ont fait si souvent cette année.  

Bears    17,      Packers   20.      

jeudi 30 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 9 : CAROLINA @ GREEN BAY ⇨ BRYCE YOUNG REVIENDRAIT AU JEU CONTRE LES PACKERS.



Tout indique que le quart arrière Bryce Young, des Panthers de la Caroline (4-4) effectuera un retour au jeu dimanche, à Green Bay, contre les Packers (5-1-1).

Le club dirigé par l'entraîneur Dave Canales a cruellement besoin de ses services, surtout après que son absence ait été ressentie lors de la débâcle de 40 à 9 des Panthers, la semaine dernière, contre les Bills de Buffalo, où le quart remplaçant Andy Dalton s'est montré totalement inefficace à la tête de l'attaque.



S'il joue, Young (ci-dessus) devra cependant composer avec une ligne offensive remodelée, à cause des nombreuses blessures à ses membres réguliers.  Le garde Brady Christensen a notamment subi une grave blessure au tendon d'Achille, dans la débandade contre les Bills.

Même si les Panthers affichent un ratio de .500 cette saison, ils n'ont pas vraiment dépassé les attentes, qui étaient déjà très modestes avant le début de cette campagne.  Leurs victoires ont été remportées contre des clubs plutôt faibles, qui ont tous des fiches négatives.

Et Young a offert des performances mi figues mi raisins, jusqu'à maintenant, cette année (61,6 % de passes complétées pour 1 288 verges, 11 touchés, 5 interceptions, et un coefficient d'efficacité de 84,4).



L'attaque aérienne de la Caroline a été anémique cette saison, avec des gains de 179,5 verges, en moyenne, par match.  Seul l'ailier éloigné recrue Tetairoa McMillan (photo ci-dessus) offre un rendement satisfaisant chez les receveurs de l'équipe.

L'attaque au sol a bien fonctionné, avec le porteur de ballon Rico Dowdle (5,7 verges par portée), même si son coéquipier Chuba Hubbard est au neutre, depuis qu'il est revenu au jeu, après sa blessure, il y a une couple de semaines.



Young et son attaque limitée ne seront pas suffisants pour déstabiliser la défense des Packers dimanche prochain. Micah Parsons (photo ci-dessus) et ses coéquipiers sont excellents contre le jeu au sol (3e meilleurs de la NFL en accordant seulement 78,9 verges aux coureurs adverses, en moyenne, par rencontre).  Dans la catégorie des verges totales allouées par partie, ils sont 6e, avec une moyenne de 289,4 par partie.

Les Packers se distinguent également par leur offensive de plus en plus dangereuse.  La semaine dernière, lors d'un match très attendu face aux Steelers de Pittsburgh, Jordan Love, successeur du célèbre quart arrière Aaron Rodgers à Green Bay, a surpassé son mentor.  Il a égalé le record de franchise, établi par Brett Favre, en complétant 20 passes d'affilée, durant une certaine période dans le match.



Au final, il a terminé avec un bilan sensationnel de 29 en 37, pour 360 verges, et trois touchés, dans un gain de 35 à 25 de son équipe.  Cette saison, Love bénéficie de l'ascension de son ailier rapproché Tucker Kraft au statut de joueur étoile, ce dernier ayant inscrit deux touchés et accumulé 143 verges contre les Steelers.

Les perspectives s'annoncent de mieux en mieux pour Love et l'attaque des "Packers". Le retour au jeu du receveur Christian Watson, ainsi que celui imminent de son coéquipier Jayden Reed, promettent beaucoup pour l'offensive dirigée par le coach Matt LaFleur.

Le déséquilibre des forces en présence, dans cet affrontement de dimanche, fait en sorte que Green Bay est favori par deux touchés pour l'emporter à domicile.  D'autant plus que les Panthers ne jouent pas bien à l'étranger cette saison.

Panthers   13,     Packers   27.      

dimanche 26 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : GREEN BAY À PITTSBURGH ⇨ MATCH HISTORIQUE POUR AARON RODGERS CONTRE SON ANCIENNE ÉQUIPE ?



Il aura fallu beaucoup de temps avant que le légendaire quart arrière Aaron Rodgers affronte enfin son ancienne équipe, les Packers de GreenBay, avec laquelle il a connu beaucoup de succès, de 2005 à 2022.  Le temps est maintenant arrivé.  Ce sera devant une audience nationale, dimanche soir.

S'il gagne, Rodgers (photo ci-dessous) deviendra le 5e quart arrière dans l'histoire de la NFL, à avoir vaincu les 32 équipes de la Ligue.

Mais pour l'aider à réussir ce coup d'éclat, il devra pourvoir compter sur une bonne performance de la défensive de sa nouvelle équipe.  Cette saison, celle-ci n'a pas respecté sa tradition d'excellence des dernières décennies.  Elle a accordé plus de 30 points en trois occasions, soit contre les Jets, les Seahawks, et jeudi de la semaine dernière, contre les Bengals de Cincinnati, menés à l'attaque par le quadragénaire Joe Flacco.



Pourtant, en faisant l'acquisition des demis défensifs Jalen Ramsey, Darius Slay, Juan Thornhill, Chuck Clark, Brandin Echols et Jabrill Peppers, durant la saison morte, les Steelers croyaient s'être assurés d'une ligne tertiaire à toutes épreuves.  Ce n'est pas ce qui s'est produit.  Leur défense contre la passe est à l'avant dernier rang de la NFL, en accordant, en moyenne, 258,8 verges par match.

Elle a été déjouée à volonté par Flacco lors de la dernière partie, dans une défaite alarmante de 33 à 31.  TJ Watt et ses coéquipiers devront corriger le tir contre les Packers, qui présentent une attaque respectable, avec le quart Jordan Love aux commandes.

Le club du pilote Matt Lafleur affiche le meilleur bilan dans la Conférence Nationale : 4-1-1.  Mais ses performances sur les terrains étrangers ont été mitigées cet automne (défaite à Cleveland, match nul à Dallas, et victoire difficile en Arizona, dimanche dernier).



Il faut reconnaître que Jordan Love (ci-dessus) a bien joué cette année, si on tient compte qu'il a dû se passer de ses deux meilleurs receveurs, Jayden Reed et Christian Watson, tous les deux blessés.  Ce dernier fera enfin son début de saison, dimanche, contre les Steelers.

Comme Aaron Rodgers, Love a la chance d'être bien protégé par sa ligne à l'attaque.  Le club qui protègera le mieux le ballon, et qui saura éviter les revirements, gagnera probablement le match.

La défensive du "Pack" manque quelques joueurs, qui sont blessés, et elle a eu du mal, dimanche passé, contre le quart substitut des Cardinals, Jacoby Brissett, qui a réussi 25 passes pour 279 verges et deux touchés.



Ça donne une idée de ce que Aaron Rodgers pourrait accomplir avec son as receveur DK Metcalf (ci-dessus), ainsi que ses excellents ailiers rapprochés Pat Freiermuth et Jonnu Smith.

Même si Rodgers dit ne pas tenir rigueur envers son ancienne équipe, il voudra certainement la vaincre.  Une volonté que partageront ses coéquipiers, par respect pour lui.  Le vétéran quart de 41 ans pourra écrire l'histoire, dimanche, dans une réplique de l'historique uniforme de 1933 que porteront les Steelers pour cette rencontre.

Les Packers sont favoris pour gagner par 2½ points.  Ce sera un des matchs à surveiller cette semaine.  J'opte cependant pour une victoire du club local.

Packers  24,    Steelers  26.   

samedi 11 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : CINCINNATI À GREEN BAY ⇨ DÉSESPÉRÉS, LES BENGALS LANCENT UN S.O.S. À JOE FLACCO !



Après l'acquisition de la super vedette défensive Micah Parsons, et deux impressionnantes victoires à domicile contre Détroit et Washington, pour ouvrir leur saison 2025-26, les Packers de Green Bay (2-1-1) semblaient partis pour la gloire.  Tout le monde les vantaient, et certains de leurs joueurs rêvaient même à une saison parfaite, sans défaite.

La réalité les a durement rattrapés ensuite, quand leur offensive a implosé à Cleveland, lorsqu'ils ont subi un affront, en perdant 13 à 10 contre les pauvres Browns.  Leur supposée défensive de champions a ensuite été défoncée et malmenée à Dallas, lors d'un match nul, complètement fou, de 40 à 40 avec les Cowboys.

Les membres du "Pack" auront peut-être eu le temps de retrouver tous leurs sens durant leur semaine de congé (bye) au cours des derniers jours, avant de recevoir la visite des infortunés Bengals de Cincinnati (2-3), dimanche après-midi.



Parlons-en des Tigres bigarrés, c'est vraiment la panique à Cincinnati après trois défaites cinglantes d'affilée, à la suite de la perte de leur brillant quart arrière Joe Burrow, blessé au gros orteil du pied gauche.  Ils sont tellement désespérés qu'ils ont transigé avec les Browns, cette semaine, pour faire l'acquisition du vieux pivot Joe Flacco (photo ci-dessus).

Tout ça parce que le remplaçant de Burrow, le substitut Jake Browning, a échoué lamentablement dans sa mission de bien diriger l'attaque de son équipe, en se transformant en une véritable machine à revirements.  En peu de temps, il a lancé pas moins de huit interceptions, un sommet peu enviable parmi les quarts de la NFL, cette saison.

Flacco était disponible puisqu'il avait été lui-même relégué sur le banc par les Browns, à la suite de ses mauvaises performances.  Ironie du sort, cependant, on se rappellera qu'il a été le seul quart arrière qui a battu les Packers cet automne, il y a à peine un peu plus de deux semaines.  Il faut dire que la coriace défensive des Browns l'avait beaucoup aidé.  C'est un luxe qu'il n'aura pas avec les Bengals, puisque leur défense est pourrie.



Il pourra toutefois compter sur de meilleurs receveurs de passes avec Ja'Marr Chase (ci-dessus) et Tee Higgins, ce qui pourrait être une mince consolation, mais nettement insuffisant.

En revenant à la maison, après deux matchs disputés à l'étranger, les Packers attendront les Bengals de pied ferme, bien reposés, après leur semaine de congé.  Les membres de leur défensive auront eu le temps de lécher leurs plaies, après leur dégelée aux mains des Cowboys.

Comptez sur Micah Parsons, et ses nouveaux amis du front défensif des Packers, pour se venger en augmentant la pression sur la ligne offensive de Cincinnati, et sur le peu mobile Joe Flacco.



De l'autre côté du ballon, le quart Jordan Love (ci-dessus) devra composer avec une ligne offensive amoindrie, car tous les titulaires de cette unité seront soit absents en raison de blessures, soit incertains pour la même raison, en ce qui concerne leur participation au match de dimanche.

Ses deux meilleurs receveurs de passes, Christian Watson et Jayden Reed vont également manquer à l'appel, car ils sont toujours indisponibles, à l'infirmerie.  Il pourra quand même compter sur le porteur de ballon Josh Jacobs pour sortir occasionnellement du champ arrière pour saisir ses passes.  Il fait partie du gros comité de receveurs employés par l'entraîneur Matt Lafleur, pour suppléer à l'absence de Reed et de Watson.

Jacobs a cependant déçu cet automne comme porteur de ballon, avec sa piètre moyenne de 3,3 verges par portée, et aucune course de 20 verges et plus.  C'est un contraste désolant comparé à son fort rendement de la saison passée.  Il pourra peut-être faire mieux contre la faible défensive des Bengals, dimanche.



Est-ce que Joe Flacco pourra être la solution au poste de quart à la place de Jake Browning ?  Rien n'est moins certain, mais peut-il être pire que lui ?  C'est peu probable, mais on ne sait jamais.  Il a 18 ans d'expérience sous le casque, ce qui ne peut pas nuire, avec sa 6e équipe depuis le début de sa longue carrière, en 2008, avec les Ravens de Baltimore, avec lesquels il a remporté le Super Bowl en 2013.

Ce qui peut arriver, c'est que lui et ses nouveaux coéquipiers perdent par l'écart de deux touchés contre des Packers affamés, comme les preneurs aux livres le prévoient.

Bengals  16,   Packers  31.               

lundi 4 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES PACKERS DE GREEN BAY VEULENT GRANDIR AVEC LEURS JEUNES JOUEURS.



PAS BEAUCOUP DE CHANGEMENTS DANS L'INTERSAISON CHEZ LES PACKERS, ON FAIT CONFIANCE AUX NOMBREUX JEUNES JOUEURS ACTUELS POUR S'AMÉLIORER EN 2025.


L'année dernière, les Packers de Green Bay avaient toujours l'une des équipes les plus jeunes de la Ligue Nationale de Football. La saison précédente, en 2023, ils étaient devenus la plus jeune équipe à remporter un match éliminatoire depuis 1970, année de la fusion entre les ligues Américaine et Nationale pour former la NFL.

Avec 20 victoires lors des deux dernières saisons régulières, et deux participations aux séries éliminatoires, les dirigeants du club du Wisconsin ont choisi de miser sur la continuité, et la jeunesse, en apportant peu de changements à l'effectif, pour la prochaine saison.

Ce statu quo ne signifie pas qu'ils pensent que leur formation va stagner en 2025. Ils estiment que leurs jeunes joueurs vont continuer à se développer et à faire progresser le club.  En raison de plusieurs bonnes années de repêchage, ces jeunes ont donné beaucoup de profondeur à l'alignement.  Beaucoup de titulaires des postes de cet alignement sont des choix de première ou de deuxième ronde.



C'est un club qui n'a pas de grandes faiblesses, mais qui ne compte pas non plus de super vedettes capables de transporter une équipe vers les plus hauts sommets.  Leur seul vrai joueur étoile est peut-être le demi de sûreté Xavier McKinney.

La prochaine saison risque donc de ressembler à la dernière.  Les Packers vont gagner les matchs qu'ils doivent logiquement gagner, contre des clubs qui jouent pour .500 ou moins.  Mais le "pack" ne sera pas assez fort pour vaincre les meilleures équipes.

L'année dernière, ils n'ont perdu qu'un seul match contre une équipe faible, les Bears de Chicago, lors de la dernière rencontre de la saison. Ils avaient choisi de ne pas faire jouer plusieurs de leurs meilleurs joueurs pour les reposer avant les playoffs.



C'était leur cinquième défaite en six matchs face aux équipes de leur division. Ils ont perdu à chaque fois contre les Lions de Détroit et les Vikings du Minnesota; sans oublier leur défaite face aux futurs champions du Super Bowl, les Eagles de Philadelphie.

Leur seule véritable victoire contre des clubs forts est survenue le 20 octobre, à domicile, contre les Texans de Houston.  Ils ont aussi vaincu les Rams de Los Angeles, mais ces derniers connaissaient un mauvais début de saison en perdant quatre de leurs cinq premiers matchs.

En regardant leur calendrier 2025-26, on peut penser que les Packers pourraient avoir du mal à reproduire leurs 11 victoires de la saison précédente.  Ils pourraient y arriver si leur quart arrière Jordan Love (photo ci-dessous) joue comme il l'a fait en deuxième moitié de saison en 2023.  Il avait alors connu une séquence sensationnelle avec 18 passes de touché en huit parties, tout en ne commettant qu'une seule interception.



L'année dernière, les partisans des Packers et les dirigeants de l'équipe s'attendaient à ce que Love poursuive dans la même veine, mais des blessures (genou, aine) ont probablement empêcher le quart arrière de 27 ans de répéter ses exploits de la fin de saison précédente. 

Ses receveurs ne l'ont pas aidé non plus en échappant beaucoup trop de ses passes (23, le 5e plus haut total parmi les clubs de la NFL).  Certaines de ces bévues ont possiblement empêché l'équipe de remporter une ou deux victoires de plus dans des matchs au pointage serré.

Néanmoins, les Packers ont tout de même marqué 27,1 points en moyenne par match (8e rang dans la NFL, 8e aussi pour les touchés avec 52), et leurs receveurs ont quand même fini en tête de la Ligue pour le plus grand nombre de passes complétées pour 40 verges et plus (14).
 


Un autre facteur a fait que Love a été moins en évidence l'an dernier.  L'offensive des Packers, axée sur le jeu aérien en 2023, est devenue davantage concentrée sur le jeu au sol avec les performances inattendues du porteur de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus).

L'ancien demi offensif des Raiders a été tout simplement dominant en portant le ballon 301 fois, pour 1 329 verges et 15 touchés.  Il a ajouté 36 réceptions aériennes pour 342 verges et un touché.  Des statistiques qui l'ont placé dans le top-3 de la Ligue pour ce qui est de l'efficacité globale.

Son coéquipier du champ arrière, Emanuel Wilson (photo ci-dessus), a été moins occupé, mais aussi efficace, en courant 103 fois avec le ballon, pour des gains de 502 verges (4,9 verges par portée) et quatre touchés.



Le demi MarShawn Lloyd n'a joué que lors du premier match de la saison l'an dernier.  Il a subi des blessures à la cheville et à la cuisse droite qui lui ont fait manquer le reste de la campagne.  Cette saison il pourrait contribuer aussi à l'offensive terrestre des Packers s'il revient un bonne forme physique.  Si c'est le cas, les Packers pourraient disposer d'une attaque au sol dans le top-5 de la NFL (6e l'an passé).

Parmi les receveurs, le meilleur du groupe, Christian Watson, sera probablement absent jusqu'en novembre, car il se remet encore d'une opération au genou droit réalisée en janvier.

Son absence donnera la chance à la recrue Matthew Golden de faire ses débuts dans la NFL dans l'alignement partant.  Il est le premier receveur des Packers à être choisi au premier tour du repêchage depuis 2002.  Jordan Love aura donc une chance d'avoir ce genre de recrue à ses côtés.  Une chance que Aaron Rodgers n'a jamais eu durant ses 18 saisons en carrière à Green Bay...



Avec Watson à l'infirmerie pour quelques semaines encore, Jayden Reed devient l'ailier éloigné numéro un, et Romeo Doubs, le numéro 2.  Doubs (photo ci-dessus) doit toutefois veiller à ne pas reproduire l'indiscipline de l'année passée, lorsqu'il avait exprimé son mécontentement quant à son utilisation. Ce qui lui a valu un match de suspension de la part de la direction de l'équipe.

De plus, le jeune Dontayvion Wicks a bien performé dans un rôle réduit la saison passée.  Il pourrait supplanter Doubs à la position d'ailier espacé numéro trois.  Mecole Hardman (ex Chiefs) a été acquis sur le marché des joueurs autonomes, mais c'est par simple mesure de précaution en cas de blessures aux autres receveurs.

L'entraîneur chef Matt Lafleur aime bien employer une formation avec deux ailiers rapprochés.  Il n'a pu le faire autant après qu'un de ses ailiers rapprochés, Luke Musgrave, ait vu sa saison se terminer au 7e match, après s'être blessé gravement à la cheville gauche.



Il tente présentement de compléter sa guérison afin d'être prêt à rejoindre son compagnon de jeu Tucker Kraft pour le début de la saison régulière, le mois prochain.  Kraft (photo ci-dessus) a été le deuxième receveur le plus productif du "pack" (derrière Jayden Reed) avec 50 attrapés pour 707 verges, et 7 touchés.

La situation de la ligne à l'attaque est passablement embrouillée.  De nouveaux joueurs sont sur les rangs pour prendre les postes réguliers, et d'autres seront appelés à changer de position.

Ainsi, Elgton Jenkins pourrait passer de garde, à joueur de centre.

Aaron Banks (un ancien des 49ers de S.F.) sera le nouveau garde à gauche, après avoir été recruté sur le marché des agents libres.
  


Jordan Morgan et Sean Rhyan (photo ci-dessus) se disputeront le pose de garde à gauche, au camp d'entraînement.

La recrue Anthony Belton (2e ronde, 54e choix) tentera de déloger Rasheed Walker au poste de plaqueur partant à gauche.

Seul Zach Tom est assuré de son poste de plaqueur à droite, étant donné qu'il est un des meilleurs joueurs à sa position dans la NFL.

Dans l'ensemble, cette unité frontale est légèrement supérieure à la moyenne dans la Ligue Nationale.  Fait remarquable, elle n'a permis que 22 sacs aux défenses ennemies, le 2e meilleur total dans la NFL (Buffalo 14).



Après avoir repris du poil de la bête sous la direction du nouveau coordonnateur défensif Jeff Hafley (photo ci-dessus), l'an passé, la défensive de Green Bay a subi peu de changements dans l'intersaison.  Les Packers ont laissé partir Jaire Alexander (mis sous contrat immédiatement par les Ravens de Baltimore).  Le turbulant demi de coin était devenu une distraction dans l'équipe.

Néanmoins, sa perte est lourde et se fera sentir dans la tertiaire peu expérimentée des Packers.  Pour tenter de combler un peu le vide créé par le départ d'Alexander, Green Bay s'est assuré les services de l'agent libre Nate Hobbs, qui vient des Raiders de Las Vegas.

Si les dirigeants du "pack" ont décidé de couper les ponts avec Alexander, c'est qu'ils sont confiants que le jeune demi de coin Carrington Valentine, 23 ans, qui a bien joué l'an dernier, va continuer sa progression, et que l'autre demi de coin, Keisean Nixon, va demeurer une valeur sûre à sa position.


Le demi de sûreté Xavier McKinney est toujours l'as de cette ligne tertiaire, et son jeune coéquipier à cette position, Evan Williams, a surpris, à sa saison recrue, l'an passé, en connaissant de très bons débuts dans la NFL.

Si cette unité arrive à jouer avec cohésion et en harmonie, elle pourrait se hisser dans le top-10 du circuit Goodell.

Le portrait est moins joli du côté de la première ligne de défense.  Par ses performances sous standard, le chasseur de quart Rashan Gary a déçu pour une troisième saison consécutive.

À l'intérieur de la ligne, Kenny Clark, qui aura 30 ans en octobre, a déjà démontré des signes de déclin l'an dernier.  Son compagnon de ligne, Devonte Wyatt n'est pas bon pour exercer assez de pression sur les QBs adverses, et Lukas Van Ness est mal coté par Pro Football Focus.

Globalement ce groupe se situe dans le dernier quart de la Ligue Nationale.



Ça regarde mieux au niveau du second rideau.  Peut-être qu'une étoile est en voie de naître en la personne du jeune secondeur Edgerrin Cooper (photo ci-dessus), qui, à sa saison recrue l'an passé, s'est classé parmi les joueurs les plus efficaces de la Ligue, à sa position.

Mais il aurait besoin d'aide à ses côtés.  Quay Walker et Isaiah McDuffie en ont arraché en 2024.  C'est pourquoi les Packers ont repêché le vétéran Isaiah Simmons (ancien des Giants et des Cards) dans le bassin des joueurs autonomes, cet été.

Malgré les défauts de cette brigade défensive, le bon coaching de Jeff Hafley l'a fait grimper en 8e position des défenses de la Ligue pour les points accordés, et en 5e place pour les verges allouées.  Avec si peu de changements apportés de ce côté du ballon, il est difficile d'imaginer que Hafley puisse mener ses hommes à des performances moins intéressantes la saison prochaine.



Les Packers manquent probablement de joueurs étoiles pour espérer se rendre au Super Bowl cette saison.  Ils sont favoris pour encore participer de justesse aux séries éliminatoires, surtout à cause de la forte compétition dans leur division (Nord de la NFC).

La défensive fera sa part dans leurs succès futurs, mais c'est surtout leur attaque qui déterminera jusqu'où ils peuvent aller.  Jordan Love et ses receveurs doivent demeurer en santé et hausser leur niveau de jeu d'au moins un cran ou deux pour permettre à l'équipe de mieux rivaliser avec leurs meilleurs opposants.  Ce qu'ils n'ont pas pu faire l'an dernier.  Et par surcroît, ils ont le 6e calendrier le plus difficile de la Ligue cette saison.

CALENDRIER 2025-26 DES PACKERS DE GREEN BAY


N.B. ⇨ Voir autres prédictions dans la Division Nord de la NFC ⇨ les Bears de Chicago : ⇨ https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/08/previsions-nfl-saison-2025-26-les-bears.html.