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dimanche 9 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : PHILADELPHIA À GREEN BAY ⇨ FINI LE NIAISAGE CHEZ LES EAGLES !



Les lendemains de victoire au Super Bowl sont souvent difficiles pour les champions.  Ce fut le cas pour les Eagles de Philadelphie (6-2) qui, après un début de saison couci-couça, se sont finalement mis en marche au cours des dernières semaines, en remportant deux victoires convaincantes.

L'attaque s'est enfin réveillée en produisant une moyenne de 33 points au cours des deux dernières rencontres.  Le quart Jalen Hurts est également sorti de sa torpeur en multipliant les passes de touché.  L'attaque au sol s'est enfin remise à prospérer avec Saquon Barkley et, un nouveau contributeur, Tank Bigsby.

Les Aigles avaient besoin de renforts en défensive, et le gérant général Howie Roseman (photo ci-dessous) n'a pas niaisé durant la semaine de congé (bye) de son équipe.  Il a fait des transactions pour amener deux demis de coin Jaire Alexander et Michael Carter II pour solidifier la tertiaire, qui était affaiblie par des blessures à des titulaires réguliers.
  


Afin d'améliorer le "pass rush", Roseman a également procédé à un échange pour s'assurer les services du secondeur Jaelan Phillips.  Les Eagles ont aussi sorti Brandon Graham de sa retraite, et il pourra faire sa part pour aider le "pass rush" de la défensive.

Philadelphie affrontera Green Bay (5-2-1) dans un "Monday Night Football" qui promet.  Les Packers reviennent d'une défaite difficile à avaler contre les Panthers de la Caroline (16 à 13), la semaine dernière.  L'alignement est décimé par les blessures, et la perte du super ailier rapproché Tucker Kraft (genou → photo ci-dessous) risque de faire très mal, car il était une partie importante des plans de matchs à l'offensive.



Une mauvaise tendance s'est dessinée en ce qui concerne la défense contre le jeu au sol chez le "Pack".  La troupe du coach Matt LaFleur a perdu ses deux matchs quand elle a permis trop de verges aux demis offensifs adverses.  Les Eagles vont sans doute tenter d'exploiter cette faiblesse.  Ils ont la ligne offensive et les porteurs de ballon pour réussir.

C'est probablement le plus gros affrontement de la semaine 10.  Les champions défendants sont sur un bon élan, et ils sont reposés après leur semaine de congé.  Les Packers, eux, sont sans doute encore ébranlés, et doivent se poser des questions, après leur défaite surprise contre les Panthers.



Les Packers jouent à domicile et ça explique pourquoi ils sont favoris par 1½ point pour gagner contre les Eagles.  Je doute que cela puisse se produire car les Eagles ont eu deux semaines pour se préparer, et qu'ils devraient retrouver le momentum qui les a porté récemment.

Eagles  24,     Packers  23.       

vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : NEW YORK GIANTS À PHILADELPHIE ⇨ LE REVANCHE SERA DOUCE AU COEUR DE L'AIGLE...



Il y a deux semaines, les champions défendants du dernier Super Bowl, les Eagles de Philadelphie (5-2), ont été embarrassés par une défaite cinglante de 34 à 17 au Meadowlands de East Rutherford, contre les Giants de New York (2-5).  Le club du coach Nick Sirianni voudra prendre sa revanche, dimanche, à Philadelphie contre ces mêmes G-Men.

Ces deux équipes ne sont plus tout à fait les même depuis cette rencontre lors de la semaine 6.  Après deux défaites d'affilée, les Eagles ont retrouvé le chemin de la victoire en battant les Vikings au Minnesota par la marque de 28 à 22.

Le quart arrière des Eagles, Jalen Hurts a laissé tombé une attaque au sol, qui ne fonctionnait toujours pas, pour plutôt emprunter résolument la voie des airs pour avoir le dessus sur la défensive anti aérienne des Vikings, qui était la deuxième meilleure de la NFL avant ce match.


Les défensives adverses craignent toujours le jeu au sol de Philadelphie après les exploits du porteur de ballon Saquon Barkley, l'an dernier (2 005 verges de gains).  Ils se concentrent sur lui et négligent de bien se préparer contre l'attaque aérienne.  Cela a bien servi Hurts contre les Vikings (19 en 23 pour 326 verges et trois touchés), et ses receveurs A.J. Brown (quatre réceptions pour 121 verges et deux touchés) et DeVonta Smith (neuf passes captées pour 183 verges et un touché).

D'un autre côté, si les défensives opposées se mettent à respecter davantage la menace aérienne des Eagles, elles pourraient moins surveiller Barkley, qui aurait ainsi plus d'espace pour courir avec le ballon.  

On s'attend au même genre de performances dimanche contre la faible défensive des Giants (26e de la NFL contre la passe, et 25e contre la course).  Il le faudra bien car la défensive des Eagles en arrache également depuis le début de la saison.  Elle concède près de 24 points par match et se classe au 23e rang de la Ligue pour les verges totales accordées (349 par rencontre).



En fait, elle éprouve tellement de difficultés que la direction de l'équipe a fait sortir de sa retraite l'ailier défensif Brandon Graham (photo ci-dessus), pour remplacer Za'Darius Smith, qui leur a fait faux bond, en prenant inopinément sa propre retraite, plus tôt, ce mois-ci.

Le pointage devrait être élevé dans cet affrontement entre deux clubs aux défenses vulnérables (les Giants sont 29e de la NFL pour les verges totales allouées avec 376 par match), affaiblies par les blessures à des joueurs réguliers, face à des attaques à fort potentiel.

Mais les Giants n'ont pas gagné à Philadelphie depuis 2013 (douze défaites d'affilée), et ils n'ont pas balayé la série de matchs contre les Eagles depuis 2007.  Ils s'affrontent deux fois au cours chaque saison régulière.



On ignore comment les membres du Big Blue réagiront après leur défaite historique de 33 à 32 à Denver, dimanche dernier.  Après avoir été blanchis au cours des trois premiers quarts, les Broncos ont marqué 33 points au dernier quart, pour coiffer les Giants au fil d'arrivée.  C'était la première fois, depuis les 1 686 dernières parties dans la NFL, qu'un club perdait après avoir mené par au moins 18 points avec un peu plus de cinq minutes à jouer au match.

Pas étonnant que l'entraîneur des Giants, Brian Daboll, ait rageusement projeté au sol ses écouteurs ("headset", photo ci-dessus) après que le botteur des Broncos, Will Lutz, ait réussi le placement victorieux alors que les deux dernières secondes de jeu du match s'écoulaient.  Daboll doit aussi prendre le blâme pour ce revers épouvantable.  Il a pris de mauvaises décisions et a mal géré le temps au cadran.

Les Giants étaient encore privés de leur propre botteur Graham Gano, blessé à l'aine, et son remplaçant Jude McAtamney (photo ci-dessous) a raté deux transformations qui auraient pu faire la différence en faveur des G-Men.  Il a été soumis au ballottage cette semaine, puisque Gano est éligible à un retour au jeu.



Mais, malgré cette amère défaite à Denver, il faut considérer que l'attaque des Giants a tout de même marqué 32 points contre une des meilleures défensives du circuit Goodell.  Un fait plutôt encourageant.  Le quart arrière recrue Jaxson Dart, le demi offensif recrue Cam Skattebo, et le receveur Wan'Dale Robinson, jouent du bon football, et la défensive des Eagles devra se surpasser pour limiter leur production.

Il ne faut pas s'attendre à ce que Brandon Graham joue beaucoup, lui qui doit reprendre sa forme physique après sa retraite.  Jalen Carter sera cependant à son poste, lui qui avait manqué le match contre les Giants, il y a deux semaines.

Les parieurs pensent que les Eagles vont prendre leur revanche dimanche.  Ils les favorisent par 7½ points.  Je prévois un pointage plus serré.  Et les flamboyantes recrues des Giants vont goûter à la méchante médecine des farouches partisans des Eagles.

Giants  26,    Eagles  28.       

jeudi 24 janvier 2019

SUPER BOWL LIII : LES RAMS DOIVENT EMPRUNTER LA RECETTE DES EAGLES POUR BATTRE LES PATRIOTS.


Après deux finales de conférence passionnantes, décidées en prolongation et en partie par...le mauvais arbitrage, place au Super Bowl LIII, entre les Rams de Los Angeles et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, au Stade Mercedez-Benz d'Atlanta, dimanche le 3 février prochain.

Nous devrions voir un match fort intéressant axé encore une fois sur l'attaque.  Les Patriots sont favoris pour remporter leur sixième Super Bowl, ce qui égalerait le record détenu par les Steelers de Pittsburgh.  Ils ont certes l'expérience de leur côté, en particulier avec le duo Bill Belichick (66 ans)-Tom Brady (41 ans), qui en seront à leur neuvième apparition (leur quatrième au cours des cinq dernières années) en rencontres de championnat de la Ligue Nationale de Football.  Face à eux, le duo coach-quart arrière des Rams est tout jeune et inexpérimenté avec l'entraîneur Sean McVay, 32 ans, -considéré comme le nouveau génie offensif de sa profession-, et le passeur Jared Goff, 24 ans.


Mais c'est sur le terrain que ça se joue.  Dans le Super Bowl de l'an passé, les Eagles de Philadelphie ont battu les Patriots en jouant de façon agressive, en prenant des risques osés, et en exécutant des jeux surprises.  Les Rams devront faire de même s'ils espèrent mettre la main sur le trophée Lombardi, remis aux vainqueurs.




Les Patriots sont difficiles à vaincre depuis tant d'année parce qu'ils peuvent respecter les bons plans de match de leurs entraîneurs.  Chaque joueur connaît son rôle, dans un système de jeu établi avec succès depuis longtemps, et il est capable de le remplir adéquatement et avec constance.  Planifier ce genre de partie c'est prévoir à l'avance tout ce que l'équipe adverse tentera de faire.  Belichick excelle dans ce domaine.  Mais même lui ne peut prévoir des jeux pièges que le club opposé n'a jamais montré ou employé...


Les deux offensives en présence regorgent de joueurs talentueux qui peuvent causer des dommages contre les défensives adverses.  Quelques doutes subsistent toutefois chez les Rams.  Le porteur de ballon étoile Todd Gurley a été blessé en fin de saison régulière, et il n'est plus le même depuis son retour au jeu en séries éliminatoires.  Il a été peu utilisé et il n'a guère été efficace.  Est-il en santé ?  C'est C.J. Anderson qui l'a remplacé et qui a eu plus souvent le ballon depuis ce temps.  De plus, l'as botteur de précision des Rams, Greg Zuerlein, serait ennuyé par une blessure au pied gauche.  Son équipe a vraiment besoin de lui pour espérer gagner le match ultime...


Les enjeux les plus cruciaux de cet affrontement palpitant seront, à mon avis, du côté défensif.  Ça fait longtemps que je le répète, la seule façon de venir à bout des Patriots c'est de déranger Tom Brady en le frappant ou en le harcelant.  Dans le Super Bowl de 2018, les Eagles n'ont eu qu'un seul sack contre lui, mais il a été déterminant.  Avec deux minutes à jouer dans la partie, Terrific Tom comptait bien conduire les siens dans la zone des buts ennemie pour conclure une poussée victorieuse comme il sait si bien le faire depuis toujours.  Mais Brandon Graham des Eagles l'a rejoint derrière la ligne de mêlée et lui a fait échapper le ballon, provoquant un revirement et scellant ainsi l'issue du match en faveur de Philadelphie.


Farouche compétiteur, Brady a affirmé avoir été hanté par ce jeu pendant de nombreuses semaines, par la suite.  Il s'en voulait énormément même s'il a compris qu'il ne pouvait rien y faire, le jeu se déroulant tellement vite et les choses se bousculant parfois rageusement autour de soi, sans que l'on puisse les contrôler.




Presser Brady pour lui nuire dans l'exécution des stratégies offensives de sa formation est certes la clé du succès contre les Patriots.  Mais ce n'est pas facile.  Sa ligne à l'attaque le protège tellement bien, et l'expérimenté quart-arrière sait déceler et déjouer le blitz adverse en lançant rapidement le ballon.  Il est pratiquement intouchable.  Mais les Rams auront de solides gaillards en face de lui.  Dante Fowler Jr, Ndamukong Suh et Aaron Donald en ont fait voir de toutes les couleurs au quart Drew Brees dimanche passé dans la victoire de leur équipe en finale de conférence contre les Saints de la Nouvelle-Orléans.  


En plus de stopper le jeu au sol (le demi offensif Sony Michel, en particulier), ils devront répéter leurs exploits contre Brady et les Pats, le 3 février.  Comme son vétéran homologue des Saints, Brady est vieux et peu mobile, et si sa protection cède, il n'est pas assez rapide pour échapper à la poursuite du "front 7" ennemi.  S'il doit précipiter ses passes, ou s'il se fait accrocher quand il les décoche, il risque de commettre des erreurs.


La défensive des Patriots aura également un lourd défi sur les bras.  Le «play action» des Rams est "mortellement" efficace et la rapidité extrême des receveurs Brandin Cooks et Robert Woods mettra à rude épreuve la couverture homme pour homme favorisée par les Patriots.  Contre les Saints, le receveur Josh Reynolds s'est distingué en jouant un gros match.  Peut-être que les Saints l'ont négligé en essayant de trop bien couvrir les deux gazelles des Rams.




Comme dans le Super Bowl de l'an dernier, c'est possiblement un ou deux jeux clés qui détermineront qui seront les champions du monde du football professionnel en 2019.  Comme de nombreux détracteurs des Patriots le croient, il semble que ces coups du sort favorisent trop souvent la troupe de Belichick.  On verra bien !