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vendredi 26 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : BALTIMORE À GREEN BAY ⇨ RAVENS ET PACKERS AFFAIBLIS PAR DES BLESSURES À DES JOUEURS CLÉS...



Les joueurs et les membres de la direction des Packers de Green Bay (9-5-1) ont dû pousser un soupir de soulagement, et se réjouir de la défaite surprenante des Lions de Détroit (8-8) au Minnesota, contre les Vikings, le jour de Noël.  Ce revers de ces rivaux de la division Nord de la Conférence Nationale leur a procuré instantanément un gros cadeau, soit une belle place en séries éliminatoires de janvier prochain.  

Les Packers pourraient même encore se hisser en première position de cette section, et en remporter le titre, s'ils gagnent leurs deux derniers matchs, et que les Bears de Chicago perdent leurs deux dernières rencontres, cette saison.

Mais pour ce faire, ils doivent d'abord disposer des Ravens de Baltimore (7-8) samedi soir, au Lambeau Field.  De son côté, le club du coach John Harbaugh (photo ci-dessous) doit triompher contre le "Pack" samedi soir, et espérer que les Steelers de Pittsburgh subissent la défaite contre les Browns de Cleveland, dimanche, pour rester en vie, dans la course au championnat de la section Nord de l'Association Américaine.



Baltimore et Green Bay devront se débrouiller sans plusieurs joueurs importants, qui sont blessés et/ou malades.  Le quart arrière des Packers, Jordan Love, sera absent, en raison d'une commotion cérébrale, subie dimanche dernier, dans la défaite de son club, en prolongation, contre les Bears de Chicago.  

Chez les Ravens, le quart Lamar Jackson est un cas très douteux pour samedi, puisqu'il a été blessé au dos, dans le revers de son équipe, contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, dimanche soir passé.

On verra donc vraisemblablement deux remplaçants aux postes de quart dans ce duel de samedi soir, soit Tyler Huntley pour les Ravens, et Malik Willis (photo ci-dessous) pour les Packers.  Ce dernier obtiendra le départ, malgré une blessure à l'épaule droite, et une maladie qui l'a affecté cette semaine.



Sur le terrain gelé du Lambeau Field, par une température polaire, le jeu au sol devrait être de mise, dans des conditions hivernales et venteuses, peu propices au jeu aérien.  Cela favorise plutôt Baltimore et son puissant porteur de ballon Derrick Henry, qui peut très bien s'accommoder de ce climat rigoureux.

Ce pourrait être plus difficile pour son homologue des Packers, Josh Jacobs, qui joue en dépit d'une blessure à un genou.  Plusieurs de ses coéquipiers représentent des cas incertains pour samedi soir, dont le receveur Christian Watson, blessé à une épaule, et qui a manqué l'entraînement de jeudi, à cause d'une maladie.

Avant le début de la saison, les Ravens de Baltimore étaient des favoris pour accéder au Super Bowl de février prochain.  Mais leur pivot vedette, Lamar Jackson (photo ci-dessous), choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) à deux reprises (saisons 2019 et 2023) a subi une série de blessures cette année, et la défensive a sous performé pendant une grande partie de la campagne 2025-26.  Cela a eu pour effet de conduire l'équipe dans la mauvaise situation où elle est présentement.
  


La troupe du pilote John Harbaugh a connu un faux départ en perdant cinq de ses six premiers matchs.  Malgré une bonne séquence après leur semaine de congé (bye de la semaine 7), les Ravens n'ont pas pu rattraper leur retard, et ils pourraient rater les playfoffs pour la première fois depuis 2021.  Harbaugh pourrait même perdre son emploi si son club ne gagne pas d'ici la fin du calendrier régulier, contre Green Bay et Pittsburgh.

Incapable de performer à la hauteur de son immense potentiel à cause des blessures, Lamar Jackson n'a lancé que huit passes de touché à ses huit dernières joutes, en plus de subir cinq interceptions.  D'ailleurs, il n'a pas été le seul qui a multiplié les revirements de son équipe.  

Les "Corbeaux" ont été coupables de 22 erreurs de ce genre (dix interceptions et douze échappés perdus).  C'est le double du nombre commis par les Packers.  C'est souvent ce qui fait la différence entre un club gagnant et un club perdant...



À Green Bay, on s'est vite ressenti de la perte de l'ailier défensif Micah Parson, victime d'une grave blessure à un genou, il y a deux semaines, à Denver.  Sans lui, la défensive des Packers n'a plus vraiment de "pass rush", ce qui inflige une pression sur la tertiaire qui tombe à la merci des quarts arrières ennemis, qui disposent de plus de temps pour repérer leurs receveurs, et déclencher leurs passes.

Green Bay a perdu ses deux dernières rencontres parce que l'attaque a également manqué d'opportunisme en zone payante, et à cause d'un manque d'exécution.  Comme de ne pas avoir récupéré le ballon après un botté court des Bears, samedi dernier.  Ce qui devait éventuellement leur coûter la victoire.

Malgré leurs problèmes récents, et en dépit de l'absence de plusieurs joueurs blessés, ils sont le choix des preneurs aux livres par trois points, pour l'emporter samedi soir contre les Ravens.  L'entraîneur chef des Packers, Matt LaFleur est quasiment imbattable en décembre (fiche de 21 gains, 4 défaites), surtout au Lambeau Field.



Les quart substituts, Tyler Huntley (ci-dessis) et Malik Willis ont bien joué en relève cette saison.  Willis, s'il n'est pas trop handicapé par sa blessure à l'épaule, possède plus d'options pour les jeux de passes que Huntley.  Par contre, si Derrick Henry est dominant sur les jeux au sol, il peut faire la différence en faveur de son équipe.

La défensive des Packers n'est plus la même sans Micah Parsons.  Elle a perdu l'avantage qu'elle avait sur celle des Ravens.

Dans un match au pointage serré comme ce sera probablement le cas samedi soir, les botteurs de précision joueront un rôle primordial.  Le botteur de placement des Ravens, Tyler Loop a réussi 27 de ses 30 tentatives pour un pourcentage de 90 % cette année.  



Son adversaire des Packers, Brandon McManus (ci-dessus) a été moins efficace en ratant six placements sur 28 tentatives.  Mais il a été plus précis sur les bottés de longue distance (50 verges et plus) en en réussissant trois sur cinq, alors que Loop échouait trois fois sur quatre en pareilles occasions.

Malgré leur saison décevante, les Ravens ont fait élire six joueurs en prévision du Pro Bowl : le demi offensif Patrick Ricard, l'ailier espacé Zay Flowers, le joueur de centre Tyler Linderbaum, le secondeur de ligne Roquan Smith, le demi de sûreté Kyle Hamilton, et le botteur de dégagements Jordan Stout.  Chez les Packers, seul Micah Parsons a été choisi pour cette rencontre de joueurs étoiles.

Ravens   17,    Packers   19.       

mercredi 29 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 9 : BALTIMORE À MIAMI ⇨ LES PERSPECTIVES S'AMÉLIORENT POUR LES RAVENS, AVEC LE RETOUR DE LAMAR JACKSON.



En ce week-end d'Halloween, les déguisements et la peur sont à l'honneur aussi, dans la Ligue Nationale de Football.  Des changements de perspectives sont cachés dans le calendrier de la semaine 9 du circuit Goodell. Et la peur de voir s'évanouir l'espoir de participer aux séries éliminatoires de fin de saison pèse également sur les nerfs des membres de certains clubs, bien que nous ne soyons encore qu'à la première moitié de la campagne 2025-26.

Ces remarques préliminaires s'adressent à des équipes comme les Ravens de Baltimore (2-5), qui se rendent jeudi à Miami, pour se mesurer aux Dolphins (2-6).  La troupe de l'entraîneur John Harbaugh a probablement sauvé sa saison en l'emportant 30 à 16, dimanche dernier, contre les Bears de Chicago.  Et c'est le quart arrière substitut des Corbeaux, Tyler Huntley, qui a été le maître d'oeuvre de cette importante victoire, en remplacement de Lamar Jackson, toujours absent en raison de sa blessure aux ischio-jambiers.

Huntley n'a pas été si extraordinaire, il a complété 17 de ses 22 passes pour 186 verges et un touché.  Il a aussi couru huit fois pour 53 verges, sans commettre de revirements, pour un taux d'efficacité de 116,9.  Le demi offensif Derrick Henry (photo ci-dessous) a été la pièce maîtresse de l'attaque, inscrivant deux touchés sur des courses de deux verges chacune. C'était la première victoire des Ravens depuis la deuxième semaine de la saison.



Mais ce qui a été le plus encourageant, c'est la performance défensive des Ravens. Après avoir contenu la redoutable attaque des Rams de Los Angeles (17 points accordés) avant la semaine de repos (bye d'il y a deux semaines), ils n'ont pratiquement rien concédé aux Bears, dimanche dernier.  Plus tôt dans la saison, cette brigade, diminuée par des blessures touchant plusieurs de ses membres, avait connu de grandes difficultés en concédant une moyenne de 40 points lors de quatre de ses cinq premiers matchs.

La semaine de congé, qui a précédé la partie de dimanche passé, a été bénéfique, en permettant aux joueurs et aux entraîneurs de se regrouper.  La majorité des blessés ont pu revenir au jeu par la suite.

Ce ne fut pas le cas pour le quart vedette Lamar Jackson (photo ci-dessous), mais il a déclaré qu'il sera de retour sur le terrain pour la rencontre de jeudi, contre les Dolphins.  Quelques doutes subsistent toutefois à ce sujet, mais son nom n'apparaît plus sur la liste des éclopés, aujourd'hui.



Peut-être que s'il joue, il ne sera pas totalement à 100% de ses capacités, et pour éviter qu'il aggrave sa blessure, John Harbaugh pourrait lui demander de ne pas porter le ballon aussi souvent qu'il en a l'habitude. On pourrait alors assister au festival de la courte passe rapide vers les côtés extérieurs, et aussi, au "spécial King Henry".  D'autant plus que les Dolphins ont une des pires défenses contre le jeu au sol (29e de la NFL avec 5,02 verges accordées par course).

Au début de la saison, avec tous les déboires rencontrés par leurs adversaires de la division Nord de la Conférence Américaine, on pensait que les Steelers de Pittsburgh (4-3) prenaient une avance décisive dans la course au titre de leur section.

Les choses ont bien changé depuis une couple de semaines, parce qu'ils viennent de subir deux défaites consécutives.  En fait, la semaine dernière, tous les clubs de cette division ont perdu leur match, sauf les Ravens.  Ce qui leur ouvre la voie pour revenir dans la course aux séries éliminatoires et au titre de la division Nord.



De plus, le calendrier, plus facile au cours des prochaines semaines, contre des adversaires aux fiches négatives (Miami, Minnesota, Cleveland, Jets, Cincinnati) se prête bien à une remontée au classement pour Baltimore.  Ce qui est l'inverse pour les Steelers, qui devront affronter quatre formations qui ont un dossier positif (Indianapolis, les Chargers, Chicago et Buffalo) au cours du prochain mois.

Du côté des Dolphins, ils ont mis fin à une série de trois défaites consécutives en allant vaincre les Falcons à Atlanta, par la marque décisive de 34 à 10.  Sans doute le meilleur match de la saison du quart arrière Tua Tagovailoa, qui a été brillant, même s'il a joué une grande partie de la rencontre en dépit d'une blessure à un oeil.

Il a complété 76,9 % de ses passes, pour 205 verges et quatre touchés, alors qu'à ses deux parties précédentes, il n'avait réussi qu'une passe de touché et commis six interceptions.



Se rendant compte que son attaque aérienne était désavantagée depuis la fin de saison abrupte de son meilleur receveur Tyreek Hill, blessé à un genou, l'entraîneur chef Mike McDaniel a choisi de privilégier l'attaque au sol, avec son excellent porteur de ballon De'Von Achane (photo ci-dessus).  Lui, et ses coéquipiers Ollie Gordon et Jaylen Wright, ont combiné leurs efforts pour une attaque terrestre qui a produit 141 verges.

Pour sa part, la défense contre la course des "Phins" a été solide, en limitant le dangereux porteur de ballon des Falcons, Bijan Robinson, a seulement 25 verges en neuf courses.  Jeudi contre Baltimore, Miami va tenter d'employer la même recette : établir son attaque au sol avec Achane, et limiter Henry à des gains modestes.

Même s'ils ont perdu deux de leurs trois parties à domicile, cette saison, les Dolphins ont quand même été compétitifs chez eux, au Hard Rock Stadium.  Ils ont marqué 27 points en moyenne par match.  Ils sont toutefois les négligés des parieurs qui misent sur une victoire des Ravens par 7½ points, jeudi.

Ravens   27,     Dolphins    23.       

vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : CHICAGO À BALTIMORE ⇨ «CHAQUE MATCH EST UN MATCH DE PLAYOFFS MAINTENANT» - KYLE HAMILTON, DES RAVENS.



Avec une fiche de 1-5, les Ravens de Baltimore n'ont plus le choix, ils doivent remporter la victoire dans au moins neuf de leur onze derniers matchs pour espérer participer aux séries éliminatoires.  Le demi de sûreté Kyle Hamilton a bien résumé la situation : chaque partie devient une obligation de gagner ("must win") ou un match de playoffs.  Une sorte de «do or die».

Si les Ravens devaient perdre, chez eux, dimanche, contre les Bears de Chicago, leur dossier serait de 1-6, et ils seraient virtuellement éliminés de la course aux séries.  Seuls les Bengals de Cincinnati de 1970 ont réussi à participer aux séries de fin de saison avec un tel bilan, à la mi-saison.

Les espoirs de Baltimore repose en grande partie sur le retour au jeu de leur quart arrière vedette Lamar Jackson, ex-MVP de la NFL il y a deux ans.  Il est au rancart depuis la semaine 4, soit depuis la défaite contre les Chiefs de Kansas City.  Il souffre d'une blessure aux ischio-jambiers, mais après la semaine de congé des Ravens ("bye", la semaine dernière), il a participé aux entraînements de son équipe, cette semaine.



Il demeure un cas incertain pour dimanche, mais il devrait jouer.  Un Lamar Jackson, même à 75% de ses capacités est meilleur que ceux qui l'ont remplacé durant son absence (Cooper Rush et Tyler Huntley).

Le congé a été bénéfique aux autres blessés des Ravens, -dont l'important secondeur de ligne Roquan Smith- qui seront de retour au jeu dimanche, sauf le secondeur Tavius Robinson, et le plaqueur Nnamdi Madubuike.

Mais en ce qui concerne les blessés, les Bears en ont beaucoup plus que leurs adversaires de dimanche.  La pire unité dans ce domaine est la tertiaire, avec cinq demis défensifs manquant à l'appel.  En attaque ce n'est guère mieux : le porteur de ballon Roschon Johnson, l'ailier rapproché Cole Kmet, et le bloqueur offensif Braxton Jones, seront absents, tandis que le botteur Cairo Santos et le demi offensif D'Andre Swift (ci-dessous) représentent des cas incertains.



Les récents succès des Bears, quatre victoires consécutives, doivent beaucoup à l'attaque au sol, une priorité pour l'entraîneur chef Ben Johnson, qui a révolutionné l'équipe depuis son arrivée, cette année.  Dans l'avant dernier match, contre les Commanders de Washington, elle a produit 124 verges, et contre les Saints de la Nouvelle Orléans, la semaine dernière, ce fut une performance époustouflante de 222 verges de gains au sol.

L'autre clé de ces victoires a été les 15 revirements provoqués par la défensive (11 interceptions et cinq échappés recouvrés depuis le début de la saison).  Chicago domine la NFL à ce chapitre.

Ce match devrait surtout mettre à l'avant plan les porteurs de ballon, puisque les défenses des deux clubs contre les jeux au sol sont mauvaises.  Les Bears sont 31e dans ce domaine, dans la Ligue Nationale, en allouant une moyenne de 5,33 verges par course.
  


Ce qui devrait grandement favoriser le massif porteur de ballon des Ravens, Derrick Henry (photo ci-dessus), qui a récolté 122 verges de gains terrestres, dans le dernier match de son club, une défaite de 17 à 3 contre les Rams de Los Angeles, il y a deux semaines.  Il peut même espérer une plus forte contribution, car dans le premier match de la saison, contre la défense anti course des Bills de Buffalo, la pire de la NFL, il avait couru pour 169 verges et deux touchés.

Son homologue d'Andre Swift pourrait aussi en profiter contre la 21e défense anti course des Ravens (4½ verges accordées par portée), bien qu'il pourrait être ralenti par sa blessure à l'aine.  S'il ne peut pas jouer, la recrue Kyle Monangai (un choix de 7e ronde, de Rutgers ⇨ photo ci-dessous) aura la part du lion du travail au champ arrière.  Il a été efficace récemment.



À cause de leur situation périlleuse et de tous ces blessés en défensive, chez les Bears, il est impératif que les Ravens gagnent ce match de dimanche après-midi.  Les preneurs aux livres sont de leur côté en leur prédisant une victoire par 7½ points.

Mais je pense que ça va dépendre de la condition physique de Lamar Jackson, ou de sa présence sur le terrain, tout court.  En cas d'absence ou de mauvaise performance de sa part, les Ravens vont voir leurs chances de gagner diminuer fortement.

Bears  17,   Ravens  20.     

vendredi 10 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : L.A. RAMS À BALTIMORE ⇨ SANS LAMAR JACKSON POINT DE SALUT POUR LES RAVENS.



Finies les longues analyses statistiques pour ce match opposant les Rams de Los Angeles (3-2) aux Ravens de Baltimore, dimanche prochain.  

Avec tous leurs blessés importants en défensive, et l'absence de leur quart arrière étoile Lamar Jackson, toujours blessé aux ischio-jambiers, les Ravens n'ont pratiquement aucune chance de gagner contre des Rams bien reposés, après leur amère défaite de jeudi, de la semaine dernière, contre les 49ers de San Francisco.

Ces jours de repos supplémentaire auront permis au garde Steve Avila d'être enfin prêt à revenir solidifier la ligne offensive des Rams.  Elle qui en a bien besoin.

C'est le quart Matthew Stafford qui devrait en bénéficier le plus.  On s'attend à un grand match de sa part et de son receveur no 1 Puka Nacua qui, au rythme où il va, pourrait amasser 2 000 verges de gains aériens cette saison.  Ce serait un record de la NFL.



Sans Lamar Jackson, son remplaçant Cooper Rush (ci-dessus) a connu une rencontre très difficile dimanche passé, quand il a lancé trois interceptions, dans un humiliant revers de 44 à 10 à Baltimore, contre les Texans de Houston.  Il se pourrait qu'il reste sur le banc cette semaine, et que ce soit Tyler Huntley qui prenne sa place sur le terrain, contre les Rams.

Mais au train où vont les choses, cela importerait peu : la défense affaiblie des Ravens n'est pas capable d'arrêter personne depuis le début de la présente campagne.  Elle est au dernier rang de la NFL dans presque tous les domaines, y compris le peu de pression qu'elle peut exercer sur les quarts arrières opposés.  Un avantage de plus pour Stafford et ses coéquipiers de l'attaque.

Un des rares atouts des Ravens serait le légendaire porteur de ballon Derrick Henry (photo ci-dessous), mais après une bonne première partie contre les Bills de Buffalo, avec 169 verges de gains au sol, il a été limité à 148 verges, au total, dans les quatre matchs suivants, en plus de commettre des échappés.  Au point où on croit qu'il a amorcé un déclin dans sa carrière.



Les Rams tentent, pour leur part, de se remettre d'une dure défaite de 26 à 23 en prolongation, chez eux, contre des 49ers de San Francisco, qui étaient eux aussi décimés par les blessures.  

L'entraîneur des Rams, Sean McVay s'en voulait après le match, parce qu'il a pris la décision d'y aller sur un 4e essai, à l'approche des buts des Niners, au lieu d'opter pour un botté de placement qui aurait égalé le score, avec quatre minutes à écouler à la prolongation.  La tentative de convertir ce 4e essai a échoué, et San Francisco a pu se sauver avec la victoire.

C'était la deuxième fois d'affilée que les Rams échappaient la victoire.  Dans le match précédent, contre les Eagles de Philadelphie, un botté de placement bloqué, sur le dernier jeu de la rencontre, avait coûté la victoire aux Rams.



Et contre les 49ers, un échappé perdu du porteur de ballon Kyren Williams (photo ci-dessus), à une verge des buts de San Francisco, a également pesé lourd dans la balance dans ce revers imprévu des Rams.

On voudra donc se reprendre contre des Ravens passablement déplumés !  Ces derniers devraient cependant lutter avec l'énergie du désespoir, car leurs espoirs de participer aux séries de fin de saison seraient pratiquement anéantis, en cas de défaite, qui serait une 5e en six matchs.

Rams  34,    Ravens  20.     

jeudi 19 janvier 2023



DEMI-FINALES 2023 DE L'AFC : UN MATCH ÉLIMINATOIRE DE TITANS ENTRE LES BILLS DE BUFFALO ET LES BENGALS DE CINCINNATI.

Dimanche, dans ce qui sera probablement le meilleur match éliminatoire de la fin de semaine dans la Ligue Nationale de Football, les Bengals de Cincinnati rendront visite aux Bills, à Buffalo.  Il est très ardu de prédire quel club sortira vainqueur de cette confrontation de titans, mais l'avantage du terrain -et de la foule enthousiaste de Buffalo- pourrait faire pencher la balance du côté des Bills.

Il s'agira, en quelque sorte, d'une reprise de la rencontre du 2 janvier, annulée après l'arrêt cardiaque du demi défensif des Bills, Damar Hamlin, qui s'est effondré sur le terrain après avoir fait un plaqué.  Seule l'intervention rapide d'un soigneur des Bills a pu lui sauver la vie.  Hamlin récupère maintenant la santé chez lui.  Est-ce que ce sera un facteur de motivation supplémentaire qui aidera les Bills à avoir le dessus sur les Bengals dimanche prochain ?



Les émotions peuvent certes jouer un rôle dans ce match au sommet, mais, même si le début de la rencontre du 2 janvier ne compte pas, Joe Burrow et ses coéquipiers l'ont commencé en lions (ou en tigres !) en marquant rapidement un touché contre la défensive de Buffalo.  Burrow a été parfait en complétant ses quatre passes tentées pour 52 verges et un touché.

La semaine passée, les deux équipes étaient grandement favorites pour gagner leur match de première ronde (wild card).  Mais elles ont toutes les deux peiner pour l'emporter de justesse contre des adversaires qui étaient privés de leur quart-arrière numéro un, tous deux blessés.

Dans un match truffé d'erreurs de la part d'Allen (deux interceptions et deux ballons échappés, dont un perdu), les Bills (13-3) se sont sauvés avec un gain à l'arraché, au compte de 34-31, contre des Dolphins de Miami (9-8) durs à cuire...



De leur côté, les Bengals (12-4) ont eu besoin d'un jeu spectaculaire de leur défensive, à la porte de leur zone des buts, pour sauver les meubles et gagner 24-17 contre les Ravens de Baltimore.  Alors que le QB substitut des Ravens, Tyler Huntley, sautait vers la ligne des buts en tenant le ballon haut dans les airs, le secondeur Logan Wilson (photo ci-dessus), des Bengals, lui a fait perdre le précieux «cuir».  Son coéquipier Sam Hubbard l'a récupéré et a filé sur 98 verges pour marquer le touché qui devait faire la différence dans la partie.

Hubbard (photo ci-dessous), un mastodonte de 6 pied 5 pouces et 265 livres, a fait preuve de beaucoup de vitesse (une pointe de 17½ milles à l'heure) dans sa course vers la zone des buts adverses.  À son retour au banc des siens, il a eu besoin d'oxygène tout en faisant l'objet des taquineries de ses coéquipiers, Burrow en tête !



Allen et la défensive des Bills devront beaucoup mieux jouer que dimanche passé s'ils veulent battre Cincinnati en fin de semaine.  Pendant la saison régulière, les Bills ont été légèrement supérieurs aux Bengals, autant en offensive qu'en défensive.

Mais en ce qui concerne les quarts-arrières, Allen a commis plus de revirements (16 interceptions et six échappés perdus) que Burrow (12 interceptions, 3 échappés perdus).  Son total de 22 revirements a été le plus élevé par un QB de la NFL cette saison.

Avec son gros gabarit, Allen (photo ci-dessous) court avec autorité avec le ballon et, contrairement aux autres QBs, il va au contact avec les défenseurs opposés, au lieu de se «donner» en se jetant au sol avant d'être touché par les adversaires.  C'est une menace pour les défensives ennemies, mais il ne protège pas très bien le ballon lors de ses courses à l'emporte-pièce.



Je dirais que Burrow est un meilleur passeur qu'Allen, qu'il est plus intelligent, et qu'il lit mieux les défenses adverses.  Mais après avoir perdu un 3e joueur de ligne (Jonah Williams, après Alex Cappa et La'el Collins) en 3 semaines, Burrow aura du mal à esquiver le blitz de la défensive des Bills.

Cependant, l'an passé, le jeune QB de Cincinnati a subi une tonne de sacks en séries éliminatoires.  Ce qui ne l'a pas empêché de conduire les siens jusqu'au Super Bowl.  Néanmoins, cette saison, les Bengals ont une fiche perdante de 0-3 quand Burrow subit cinq sacks et plus dans un match.



Cette saison, le meilleur joueur de ligne des Bills pour mettre de la pression sur les QBs adverses a été Greg Rousseau (photo ci-dessus) avec huit sacks dans les treize parties auxquelles il a participé.  En onze matchs, Von Miller en a réussi autant, mais il est présentement blessé et il va manquer la rencontre de dimanche.

Si, elle joue bien, comme à son ordinaire, en redressant la barre toute croche de la semaine passée contre Miami, la défensive des Bills devraient nuire assez à la puissante offensive de Cincinnati pour permettre à Buffalo de gagner, à la maison, et possiblement sous le regard du spectateur Damar Hamlin.  Mais, en face, les tigres du Bengale seront durs à dompter... 

vendredi 13 janvier 2023



NFL WILD CARD 2023 : À CINCINNATI, IL FAUDRAIT PLUSIEURS MIRACLES POUR QUE LES RAVENS DE BALTIMORE GAGNENT CONTRE LES BENGALS.

Cette saison, lors de la première rencontre entre les Bengals de Cincinnati et les Ravens de Baltimore, ceux-ci avaient tiré partie de quelques bévues de leurs rivaux de la division Nord de la Conférence Américaine pour l'emporter de justesse 19-17.  Le quart-arrière étoile des Ravens, Lamar Jackson était à son poste.  Ce ne sera pas le cas dimanche soir quand son club visitera les Bengals à Cincinnati, dans l'avant-dernier match éliminatoire des wild cards.

Sans leur super QB, absent à cause d'un ligament endommagé à un genou, les Ravens ont conservé un dossier pitoyable de deux gains contre sept revers, au cours des dernières saisons, y compris une défaite de 27-16 dimanche passé contre les Bengals.  Jackson a manqué les cinq dernières parties, et ses remplaçants, Tyler Huntley (cas douteux pour dimanche, blessé à une épaule) et la recrue Anthony Brown, n'ont généré qu'une faible moyenne de 12½ points par joute.

En carrière, Huntley a joué huit matchs comme QB partant, et Brown, un seulement, soit dimanche dernier contre Cincinnati.  Dans cette rencontre il n'a complété que 19 de ses 44 passes et il a subi deux interceptions, pour un pauvre coefficient d'efficacité de 46,2. 

Les seules menaces offensives du club piloté par l'expérimenté coach John Harbaugh sont l'as botteur de précision Justin Tucker, l'excellent ailier rapproché Mike Andrews, et le porteur de ballon J.K. Robbins (photo ci-dessus).  Sans punch du côté de l'attaque aérienne, les Ravens voudront axer leur offensive sur le jeu au sol, et garder hors du terrain le plus longtemps possible la puissante attaque de leurs rivaux.  

Mais les Bengals excellent contre la course.  Ils se classent au 6e rang de la NFL en n'accordant que 4,2 verges par essai au sol.

Le quart-arrière des Bengals, Joe Burrow (photo ci-dessus) a connu deux de ses trois parties les moins productives contre les Ravens cette année.  Il a été limité à des gains aériens de 217 et 215 verges.  Baltimore possède la 9e meilleure défensive de la Ligue, et elle a été renforcée à la mi-saison par l'acquisition du secondeur étoile Roquan Smith (ex-Bears de Chicago, photo ci-dessous).  Avec lui dans l'alignement, les Ravens n'ont accordé que 14,7 points par match à leurs adversaires.



Il n'en demeure pas moins que les Bengals sont sur une incroyable lancée, ayant gagné leurs huit dernières parties après un départ chancelant (quatre gains, quatre échecs).  La défensive des Ravens est coriace.  En «red zone» (en-dedans de leur ligne de 20 verges) elle a limité le taux de succès des clubs adverses à 46,4 %.

Mais, de leur côté, les Bengals ont scoré 48 fois en 57 voyages en «red zone» (dont 37 touchés) cette saison.  Burrow (35 passes de touché, au 2e rang de la NFL) peut compter sur trois receveurs de qualité en Ja'Marr Chase (photo ci-dessous), Tee Higgins et Tyler Boyd.  Ce trio a produit 2 837 verges de gains aériens et 21 touchés cette saison.  Les erreurs d'exécution sont réduites chez les Bengals.  Ils ont commis seulement 18 revirements, la 4e meilleure fiche de la Ligue.



La seule inquiétude des Tigres, c'est qu'ils ont perdu les services de leurs deux titulaires réguliers du côté droit de la ligne à l'attaque.  Le garde Alex Cappa s'est blessé à une cheville dimanche passé contre Baltimore, et le plaqueur La'el Collins a subi une blessure à un genou le 24 décembre.  Cela pourrait nuire à la protection de Burrow  et au jeu au sol des Bengals.

Même si la défensive arrive à garder les Ravens dans le match de dimanche soir, leur offensive est trop faible pour mettre assez de points au tableau indicateur pour renverser les Bengals.