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jeudi 8 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : LES PRINCIPAUX ASPIRANTS AU SUPER BOWL DANS L'AFC.



Tout le monde est excité avant le début d'une nouvelle saison dans la NFL.  Les amateurs retrouvent leur sport favori.  Les joueurs retrouvent leurs coéquipiers et fourbissent leurs armes.  Les entraîneurs ont mis au point leurs savantes stratégies.  Et toutes les équipes, même les moins bonnes, sur papier, sont enthousiastes.  Après tout, même les plus fortes n'ont pas une fiche supérieure.  Tout le monde est 0-0.

Mais peu importe les beaux plans et l'optimisme d'avant-saison, tout peut basculer pour le pire.  Une peur commune unit toutes les formations.  Comme pour tout individu dans la vie, l'important c'est la santé.  Si un ou plusieurs de vos joueurs les plus importants se blessent, ça vous complique la vie, et vos chances de gagner.

Un type de blessure est particulièrement redouté : le LCA, pour : ligament croisé antérieur.  Si cette articulation du genou est tordue ou endommagée, et qu'elle nécessite une opération, le joueur qui la subit devra s'absenter pour au moins six mois, minimum.  Ce qui signifie qu'il pourrait rater une saison entière, ou une bonne partie de celle-ci.  Et lorsqu'il reviendra au jeu, après une longue et pénible réhabilitation, il ne sera peut-être plus capable de retrouver son niveau de jeu d'avant.


Si le joueur ainsi blessé est pas mal âgé, ça peut même mettre un terme à sa carrière.  Les clubs qui ont plusieurs joueurs étoiles à gros salaire, et qui aspirent au championnat, peuvent être davantage pénalisés que les autres, si ils sont accablés par ce genre de blessure aux articulations de ses meilleurs éléments (genou, épaule, poignet, cheville).





Parce qu'ils ont dû payer plus cher leurs joueurs d'élite, ces clubs ont dû ménager la rémunération des autres joueurs, afin de respecter le plafond salarial.  Résultat ?  Un manque de profondeur qui fait en sorte qu'ils ne pourront remplacer adéquatement le, ou les joueurs importants, tombés au combat, pour de longues périodes de temps.  J'imagine que ça fait partie de l'espèce de parité dont les dirigeants de la NFL parlent, quand il est question du plafond salarial qu'ils ont si longtemps désiré...


Les Chargers de Los Angeles

Ça peut paraître bizarre ou insensé de prédire que les Chargers de Los Angeles sont de sérieux aspirants au championnat de la Conférence Américaine.  Car depuis plus de 30 ans, cette organisation a souvent de vraies bonnes équipes, mais elles trouvent le moyen de perdre des matchs importants qui leur auraient permis d'aller plus loin.  Parfois ça se passe de façon assez étrange ou malchanceuse.  On dirait qu'un mauvais sort plane sur eux.

Comme tous les clubs de leur division, l'Ouest de l'Américaine, les Chargers ont une puissante attaque mais des ennuis en défensive.  Cette année ne fera pas exception, même si les Chargers, les Chiefs, et les Raiders ont cherché à renforcer leur défense.  Au final, c'est probablement encore l'équipe dont l'offensive réussira à mieux surmonter ses déficiences défensives, en produisant un surplus de points, qui gagnera le championnat de division.

À part le poste de bloqueur du côté droit de la ligne à l'attaque, les Chargers n'ont pas de grandes faiblesses en offensive.  Le jeune quart-arrière Justin Herbert (photo ci-dessus) fait partie des as de la Ligue, à sa position.



Les receveurs de passes Keenan Allen et Mike Williams (photo ci-dessus) ne sont pas sur le même piédestal que leur prodigieux QB, mais ils sont tout de même supérieurs à la moyenne dans leur spécialité.  L'ailier rapproché Gerald Everett (ex-Seahawks et ex-Rams) est plutôt ordinaire.  Il en sera à sa 3e équipe en autant d'année, après avoir été signé pour remplacer l'agent libre Jared Cook.

Il y a un manque de profondeur dans ce groupe.  Il n'y a pas de «gazelle» capable d'étirer le terrain par sa grande vitesse, et exploiter ainsi le bras canon de Herbert.

Le porteur de ballon Austin Ekeler se distingue autant pas ses courses (911 verges de gains l'an passé) que par sa grande utilité en tant que receveur de passes (70 réceptions pour 647 verges en 2021).  Il a aussi marqué douze touchés la saison dernière.

Herbert étant encore sur son contrat de recrue, les Chargers avaient les moyens pour dépenser beaucoup d'argent pour améliorer leur défensive.  Ils ont mis le paquet pour s'assurer les services du célèbre demi de coin J.C. Jackson, ex-porte-couleurs des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Ils ont aussi obtenu le secondeur de ligne étoile Khalil Mack, des Bears de Chicago, dans un échange.  Avec le mirifique Joey Bosa à ses côtés, Mack va former un duo qui risque de terroriser les QBs et les demis offensifs ennemis.


Ces acquisitions vont faire du bien à cette défensive qui a été l'une des moins bonnes de la NFL l'an dernier (29e pour les points accordés).  Dans la tertiaire, outre Jackson et le demi de sûreté Derwin James Jr, le reste de l'effectif n'intimera personne.  On peut répéter la même chose en ce qui concerne le "front 7".  À part Mack (photo ci-dessous) et Bosa, les autres membres de ce front ont des croûtes à manger avant d'atteindre l'excellence.  Surtout les linebackers Drue Tranquill et Kenneth Murray Jr qui sont loin d'être à la hauteur.

La défensive va certes être meilleure que la saison dernière.  Avec l'addition de trois joueurs vedettes, elle devrait aussi augmenter les revirements provoqués et la pression sur les QBs adverses.  Mais sa capacité de stopper le jeu au sol demeure douteuse.

L'offensive va se maintenir à son haut rang de productivité, mais est-ce suffisant pour remporter le titre de la section Ouest ?  Il ne l'ont pas fait depuis 2009.  Sur papier, les Bolts ont ce qu'il faut pour réussir ce fait d'armes.  Mais qu'en est-il de leur manie de tout gâcher en perdant parfois contre des clubs qu'ils auraient dû vaincre facilement ?



Parfois ce peut être une ou deux erreurs bêtes, trop de mauvaises pénalités d'indiscipline, quelques maladresses inexplicables, qui vont leur faire rater de belles occasions, et les empêcher d'avancer plus loin.

Les Chiefs de Kansas City sont abonnés au championnat de la division Ouest depuis six ans.  Ils seront peut-être moins forts cette saison, mais ils n'abandonneront pas facilement leur couronne.  Je vois également les Raiders de Vegas comme le «dark horse» dans cette section.  Qui vivra verra, mais la bataille s'annonce vive et sanglante pour finir en tête dans l'AFC Ouest.




Les Bengals de Cincinnati 

Les Bengals de Cincinnati ont surpris tout le monde l'an dernier en se hissant jusqu'au Super Bowl.  En plus, ils sont venus à un poil de le gagner !  C'est une équipe jeune qui sera bonne pour longtemps, si sa direction ne fait pas trop de faux pas.  De plus, tous ces jeunes bons joueurs ont le temps de s'améliorer encore, ce qui est effrayant pour les clubs adverses !

Le jeu qui a scellé l'issue du match au Super Bowl, c'est quand la ligne à l'attaque des Bengals n'a pu empêcher la charge d'Aaron Donald et de Von Miller sur le quart-arrière Joe Burrow (photo ci-dessus).   C'était très représentatif de la seule vraie faiblesse de l'équipe : sa ligne offensive.

Les Bengals ont corrigé cette carence en faisant l'acquisition de trois joueurs de ligne durant la saison morte.  Il s'agit du garde Alex Cappa (ex-Buccaneers), du bloqueur La'el Collins (ex-Cowboys) et du centre Ted Karras (ex-Patriots).  Le seul chaînon fragile est Jackson Carman, le garde du côté gauche.

La perte de l'ailier rapproché C.J. Uzomah (Jets) est cependant à déplorer chez les receveurs.



Car, autrement, les autres postes sont assurés par des joueurs de fort calibre : la jeune merveille Ja'Marr Chase, 22 ans, (recrue offensive de l'année dans la NFL) avec une première saison du tonnerre (81 attrapés pour 1 455 verges et 13 touchés); Tee Higgins (photo ci-dessus), 23 ans (74 catchs pour 1 091 verges et 6 touchés); et Tyler Boyd, 67 réceptions pour 828 verges et 5 majeurs.

Ce qui est impressionnant c'est leurs gains sur de longs jeux.  Chase a marqué six touchés sur des passe de plus de 42 verges.  Burrow a lancé 14 passes de touché de plus de 20 verges.  Il ne serait pas surprenant que le jeune pivot des Bengals dépasse les 5 000 verges aériennes cette saison.

Surtout si sa nouvelle ligne à l'attaque le protège mieux.  La saison dernière, il a subi 51 sacks + 19 autres en séries éliminatoires.  Burrow n'a pas cessé de s'améliorer au fil de la saison.  Dans les cinq derniers matchs de la campagne, il a été le meilleur QB de la Ligue.  Gageons que sa progression n'est pas terminée !



Dans le champ arrière, le coureur Joe Mixon (photo ci-dessus) gagnent beaucoup de terrain (1 205 verges au sol + 314 par la passe, et un total de 16 touchés combinés, en 2021) même si sa moyenne de verges par course (4,1) n'est pas à tomber à la renverse.

Il n'y a pas vraiment de points défavorables de l'autre côté du ballon, sauf peut-être le secondeur de ligne Germaine Pratt.  Il n'y a pas de super défendeur non plus, mais le joueur de première ligne Trey Hendrickson est en train d'en devenir un.  Son compagnon de première barrière, D.J. Reader, est également très bon.


Cette défensive excelle surtout à provoquer des revirements, en mettant beaucoup de pression sur la ligne offensive et les QBs opposés.  Elle est solide contre le jeu au sol, mais c'est l'inverse en couverture de passes (26e l'an passé pour les verges accordées et le pourcentage de passes complétées contre elle).


Sur les unités spéciales, le botteur de précision recrue Evan McPherson (photo ci-dessus) a brillé en saison (28 placements réussis en 33 tentatives, dont neuf sur plus de 50 verges), comme en séries éliminatoires, au cours desquelles il a été 14 en 14 (dont trois de plus de 50 verges).  Ce sont de nouveaux records de la NFL, pour un botteur recrue.

Vraiment, ce club m'ébahie.  Non seulement à cause de sa présence surprise au plus récent Super Bowl, mais par le potentiel élevé de ses jeunes vedettes.  En fait, je préfère leurs chances de gagner le gros championnat à celles des Bills de Buffalo, que tout le monde semble voir se promener prochainement avec le trophée Lombardi.



 Les Bills de Buffalo

Justement, si les Bills venaient à gagner le Super Bowl avant les Bengals (ce que les parieurs prévoient cette année) ce serait à cause de leur défensive, qui semble supérieure.  Car en attaque, ils ne sont pas meilleurs que les Tigres.

La ligne à l'attaque comprend deux membres inexpérimentés : Ryan Bates et Spencer Brown.  Le centre Mitch Morse est ordinaire.  Seul le bloqueur du côté gauche, Dion Dawkins est vraiment efficace.

Si Josh Allen (à droite sur photo ci-dessus) s'est élevé près des premiers rangs de sa profession, ce n'est quand même pas un Tom Brady ou un Aaron Rodgers !  Est-il meilleur que Joe Burrow ?  Peut-être, parce qu'il est plus expérimenté, mais c'est discutable.  C'est certain qu'avec des receveurs comme Stefon Diggs et Gabriel Davis, Allen peut lutter à armes égales avec son homologue des Bengals.  Cependant, avec Dawson Knox, et parce que C.J. Uzomah a quitté Cincinnati, il a probablement un meilleur ailier rapproché que Burrow.



Au champ arrière, Devin Singletary (photo ci-dessus) n'est pas supérieur à Joe Mixon, des Bengals.  Il paraît que la recrue James Cook est très rapide et qu'il pourrait très bien compléter Singletary au poste de demi offensif.

L'ajout de Von Miller (ex-Rams) est un bon coup pour la défensive, mais à 33 ans, approche-t-il du déclin ?  Les demis de sûreté Micah Hyde et Jordan Poyer sont impeccables, mais les demis de coin Tre'Davious White et Kaiir Elam sont très moyens.  Les secondeurs de ligne Matt Milano et Tremaine Edmunds sont mal cotés par les experts de Pro Football Focus (PFF).
 
Est-ce à dire que cette défensive est surestimée ?  Peut-être.  En janvier dernier, elle a très mal paru, en demi-finale de Conférence contre les Chiefs, en encaissant 42 points.  Il y a eu pas mal de changements de joueurs dans cette brigade défensive.  Globalement, avec ces nouvelles composantes, la cohésion et l'unité sont-elles assurées ?

Je ne suis pas prêt à sauter dans le wagon des Bills en direction du Super Bowl.  Des clubs comme Cincinnati, les Chiefs ou les Chargers pourraient le faire dérailler, et d'autres bons clubs aussi...

mercredi 26 janvier 2022

FINALE DE LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE : GRANDE BATAILLE AÉRIENNE À PRÉVOIR ENTRE LES BENGALS ET LES CHIEFS.



D'abord, avant d'analyser les finales de conférences qui auront lieu dimanche prochain dans la NFL, il faut revenir sur les demies-finales du week-end dernier.  De l'avis de tous, amateurs ou experts, on ne se souvient pas d'avoir eu droit à du football plus excitant que celui qui a été vu par un nombre record de téléspectateurs en fin de semaine passée.

Les quatre matchs à l'affiche se sont conclus de façon dramatique, dans les dernières secondes du temps réglementaire ou en prolongation.  Les héros de ces rencontres chaudement disputées ont fait preuve d'un courage et d'une détermination à toute épreuve.  Du grand football par des athlètes extraordinaires !

Dans le premier affrontement de ces prochaines finales de conférence, les Bengals de Cincinnati visiteront les Chiefs à Kansas City.  Si la présence du club local dans cette partie de championnat de la AFC ne surprend guère, celle de leurs adversaires n'était pas attendue.

Avant de gagner 19 à 16 samedi dernier contre les Titans du Tennessee, sur un placement de 52 verges de la recrue Evan McPherson, alors que les dernières secondes du match s'égrainaient au cadran, les Bengals avaient une fiche de 0-7 en séries éliminatoires dans les parties disputées en territoire adverse.




Pour l'emporter, la défensive de Cincinnati devait avant tout arrêter la formidable attaque terrestre des Titans.  Sauf pour une course de 45 verges de D'Onta Foreman, elle est parvenue à limiter le jeu au sol à de faibles gains.  Elle a également rendu la vie difficile au quart-arrière Ryan Tannehill en interceptant trois de ses passes et en réduisant son taux d'efficacité à 66,7.

En offensive, c'est avec leur force de frappe en attaque aérienne que les Bengals ont fait la différence.  Le QB Joe Burrow et sa cible de prédilection Ja'Marr Chase (photo ci-dessus) ont encore fait le plus de dommages dans la défensive opposée.  Burrow a complété 28 de ses 37 passes pour 348 verges; et Chase en a capté cinq pour 109 verges.

Les Bengals se sont mesurés aux Chiefs lors de la semaine 17, le 2 janvier dernier, à Cincinnati.  Dans une victoire trépidante de 34-31 des siens, le phénoménal Ja'Marr Chase a été sublime en réussissant onze attrapés pour un gigantesque total de 266 verges (24,2 verges en moyenne par catch) !  Une performance monstrueuse !  Burrow a rejoint ses receveurs 30 fois en 39 tentatives, pour leur faire franchir 446 verges.












Il va sans dire que les Chiefs ne pourront pas permettre de tels résultats dimanche.  Leur défensive devra beaucoup mieux effectuer les couvertures de passes et éviter de rater autant de plaqués comme elle l'a fait dans le revers à Cincinnati.

Elle devra profiter de la faiblesse de la ligne à l'attaque des Bengals (neuf sacks subis la semaine passée contre les Titans) pour presser Burrow afin qu'il n'ait pas le temps de lancer efficacement le ballon à ses receveurs.  Burrow dégaine rapidement toutefois, et il a été le quart-arrière le plus précis de la NFL cette saison.  Doubler la couverture sur Chase ne serait pas une mauvaise stratégie non plus pour K.C..

Les deux défensives sont vulnérables contre les offensives aériennes, qui, elles, sont en contre-partie très puissantes.  Il faut donc s'attendre à une fusillade qui risque d'être spectaculaire !  Burrow devra répondre coup pour coup à son homologue Patrick Mahomes (photo ci-dessus, no 15 avec Tyreek Hill) des Chiefs.  Il doit lancer le ballon rapidement pour éviter le blitz des Chiefs, tout en profitant des déficiences de couverture de la défensive ennemie.


Mais si Mahomes a pu réussir 33 de ses 44 passes pour des gains de 378 verges et trois touchés contre la meilleure défensive (Buffalo) de la Ligue, dimanche passé, on peut penser qu'il peut en faire encore plus contre la faible défensive anti-aérienne des Bengals.  Avec Mahomes aux commandes de leur attaque, les Chiefs ont un dossier de 8-2 en séries éliminatoires.  Les deux échecs ont été encaissés contre Tom Brady.  Burrow est certes un jeune prodige, mais il n'est pas Tom Brady...

mercredi 19 janvier 2022

NFL DEMIES-FINALES DE L'AFC 2022 : CINCINNATI À TENNESSEE, LE TEMPS DE PASSER DE LA PAROLE AUX ACTES POUR LES TITANS.



Comme je le rapportais avant le début de la saison 2021-22, https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-titans-du.html
les Titans du Tennessee (12-5) visaient pas moins que le Super Bowl cette année.  Et jusqu'ici, ils tiennent promesse.  Ils connaissent une saison à la hauteur de leurs attentes.  Au final, ils ont décroché le tout premier rang de leur Conférence (Américaine).  Une position convoitée puisqu'elle donne une semaine de congé supplémentaire à ses détenteurs avant d'entamer les séries éliminatoires.

Pareille situation est doublement avantageuse puisque leurs adversaires de seconde ronde ont généralement souffert la semaine d'avant, lors de la première ronde éliminatoire, en devant lutter de toutes leurs forces pour gagner et passer à l'étape suivante.

Justement, ce ne fut pas facile pour les Bengals de Cincinnati d'obtenir leur billet d'accès pour avoir l'opportunité d'affronter les Titans à Nashville, samedi prochain, en fin d'après-midi.  Ils ont mis fin à une disette de 31 ans sans remporter un match éliminatoire en battant de justesse les Raiders de Las Vegas au compte de 26 à 19, à Cincinnati.  Les Raiders ont failli égaler le pointage dans les dernières secondes de la partie, alors qu'ils étaient à moins de dix verges de la ligne des buts des Bengals.







      
Et, sujet d'étude intéressant pour le personnel d'entraîneurs des Titans, les Bengals ont montré quelques faiblesses à exploiter, lors de ce gain assez peu convaincant contre Las Vegas.  En fait, les Raiders ont eu le dessus dans plusieurs phases du jeu : verges gagnées au sol (moyenne de 7,4 par course contre 3,3 pour Cincinnati); verges gagnées par la voie des airs (310 contre 244); les premiers essais (23 contre 18).  Les Bengals ont cependant gagné la bataille des revirements 2 à 0 et ils ont été plus opportunistes que leurs rivaux.

Déjà vulnérables contre la passe (26e cette saison avec une moyenne de 248,4 verges allouées par match), la défensive contre le jeu au sol de Cincinnati devra faire mieux contre les Titans qui ont terminé en 5e place (141 verges de gains par joute, en moyenne) pour les gains au sol en 2021, même s'ils ont manqué les services de leur as porteur de ballon Derrick Henry (fracture du pied) pendant la seconde moitié du calendrier.

Malgré sa très longue absence, Henry a tout de même fini au 9e rang pour les gains au sol (937 verges) dans la NFL en 2021 !  Et advenant qu'il ne serait pas à 100% de sa forme à son retour en action, l'attaque au sol des Titans peut produire autant avec ses compagnons du champ arrière (D'Onta Foreman et Dontrell Hilliard) comme ils l'ont démontré en son absence, en seconde moitié de saison.




Et, par surcroît, rien pour arranger les choses, les Bengals (11-7) ont vu quelques-uns de leurs joueurs se blesser dans le rude affrontement contre les Raiders, le week-end dernier.  Deux joueurs importants de la première ligne défensive n'ont pas terminé la rencontre : Larry Ogunjobi (pied, saison finie, photo ci-dessus) et Trey Hendrickson (commotion cérébrale, mais qui devrait jouer samedi prochain).  Déjà que que les tigres sont l'une des pires équipes pour réussir à mettre de la pression sur les quarts-arrières adverses...

Parlant de blessures, les Titans ont gagné la grande majorité de leurs joutes en 2021 malgré une véritable hécatombe dans leur alignement.  Leurs nombreux blessés ont manqué un total de 300 parties.  L'équipe a utilisé 91 joueurs, un record !  Fait encore plus impressionnant, malgré tous ces joueurs à l'infirmerie, les Titans ont établi un record de la NFL en remportant la victoire dans au moins huit matchs contre des clubs ayant une fiche gagnante.  Ils ont notamment battu : Buffalo, Kansas City, les Rams, San Francisco, et deux fois Indianapolis.  Wow !

Le club de l'entraîneur-chef Mike Vrabel (photo en tête d'article) a pu récupéré et se reposer au cours des dernières semaines.  Les Titans ont eu leur semaine de congé tard dans la saison (le 5 décembre); ils ont aussi bénéficié d'une dizaine de jours sans jouer après avoir vaincu les 49ers un jeudi soir, le 23 décembre, et ils ont mérité une semaine de congé de plus (bye) pour avoir fini au sommet de l'AFC.













Il sera crucial pour le Tennessee de contrôler le temps de possession du ballon en faisant bien fonctionner leur forte attaque terrestre.  Car si la défensive des Titans est solide contre le jeu au sol (à quelques poussières du premier rang de la Ligue), elle en arrache contre l'attaque aérienne (25e, tout juste devant celle des Bengals).  Et on sait comment l'offensive aérienne des Bengals est dangereuse avec Joe Burrow (photo ci-dessus, deuxième meilleur QB de la Ligue pour la moyenne d'efficacité) et son excellent groupe de receveurs.  Mieux vaudra pour les Titans que ces redoutables attaquants demeurent le plus longtemps possible en touche, le long des lignes de côté.

Mieux coachés et plus reposés, les Titans devraient disposer des Bengals, qui n'ont jamais gagné un match éliminatoire à l'étranger (0-7).  Mike Vrabel est le bon entraîneur pour le bon club.  Il est le seul élève de Bill Belichick (pour lequel il a joué et gagné trois fois le SB comme secondeur de ligne des Patriots de la Nouvelle-Angleterre) qui a réussi comme entraîneur-chef.  Comme son mentor, Vrabel est un gars «tough» qui sait soutirer le meilleur de ses joueurs.  Il jouait dur quand il était un joueur actif, il veut également que les joueurs qu'il dirige maintenant donnent tout ce qu'ils ont dans le ventre sur le terrain.  Et jusqu'à maintenant c'est un excellent facteur de succès...

dimanche 5 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LE FUN EST DE RETOUR DANS LE «DAWG POUND» DE CLEVELAND !













Il aura fallu deux décennies pour que le fun revienne dans le «Dawg Pound» de Cleveland. L'an passé, les Browns de l'endroit ont mis fin à une vingtaine d'années de misère en méritant enfin une participation aux séries éliminatoires grâce à un reluisant dossier de onze victoires, cinq défaites. Leur chemin s'est arrêté en ronde éliminatoire de divisions en perdant contre les éventuels champions de la Conférence Américaine, les Chiefs de Kansas City. Les Browns peuvent-ils répéter leurs exploits de 2020 ?

Ils ont de la compétition dans leur division avec les Ravens de Baltimore et les Steelers de Pittsburgh. Mais tout est en place pour les Browns pour se rendre encore loin cette saison.

Après de multiples et infructueux changements d'entraîneurs, les Browns ont enfin trouvé d'excellents coachs, dont celui qui a été nommé l'entraîneur chef de l'année 2020 dans la NFL : Kevin Stefanski.

Leur attaque sera encore formidable. Elle n'a perdu aucune pièce maîtresse durant la saison morte. La ligne à l'attaque est féroce et très forte. Le duo de porteurs de ballon formé de Nick Chubb et Kareem Hunt est possiblement le meilleur de la Ligue.

Le quart-arrière Baker Mayfield semble s'être «trouvé» en deuxième moitié de saison, en novembre et en décembre, en jouant enfin à la hauteur des attentes élévés que l'on plaçait en lui. Si le jeune homme poursuit dans la même veine, et si son controversé et fragile receveur Odell Beckham Jr peut éviter les blessures et retrouver ne serait-ce que 80% de ses immenses moyens de jadis, quand il s'alignait avec les Giants de New York, les Browns seront extrêmement difficiles à stopper en attaque.




Mais ce qui est le plus important à l'aube de la nouvelle saison, ce sont les changements apportés à la défensive de Cleveland. Tous les partants de cette unité, la faiblesse du club l'an passé, ont été remplacés, sauf les Pro-Bowlers Myles Garrett et Denzel Ward. De gros noms sont venus s'ajouter par la voie des agents libres. Des noms comme Jadeveon Clowney, Takk McKinley, Malik Jackson, Troy Hill, John Johnson III (photo ci-dessus) et Anthony Walker.

Certes, quelques-uns d'entre eux ont sous-performé ces dernières années, soit à cause de blessures ou parce qu'ils étaient peut-être mal entourés. Mais si ces footballeurs peuvent jouer à la mesure de leur potentiel et de leur talent, attention aux Browns, ils pourraient poser un sérieux défi aux autres formations de tête de leur Conférence.


Avec une pierre d'assise aussi extraordinaire que le quart-arrière Lamar Jackson (photo ci-dessus), rien ne semble impossible aux Ravens de Baltimore pour avoir du succès dans la Ligue Nationale de football.

Mais aussi bon soit-il, Jackson a besoin d'appui en offensive pour conduire les siens à une place en séries éliminatoires. Et disons, qu'à ce chapitre, outre son coéquipier Gus Edwards, qui le secondera comme porteur de ballon (Jackson est toujours le meilleur porteur de ballon durant la saison et l'offensive des Ravens repose énormément sur les jeux de course), le pivot des Ravens ne peut compter sur d'aussi bonnes armes offensives que son homologue Baker Mayfield à Cleveland.

Déjà, des blessures durant le camp d'entraînement privent les Ravens de joueurs importants. Le demi offensif J.K. Dobbin et le secondeur L.J. Fort (tous les deux blessés gravement à genou) sont probablement finis pour la saison. Les receveurs Sammy Watkins (recruté comme agent libre, ex-Chiefs, un joueur frêle, sujet aux blessures depuis le début de sa carrière), Marquise Brown, Miles Boykin (aine, absence d'une durée indéfinie), et la recrue Rashod Bateman ont tous visité l'infirmerie durant le camp d'entraînement. Les deux premiers devraient être à leur poste au commencement de la saison; tandis que le dernier (aine) pourrait n'être de retour que pour la semaine 4.  Récemment, Jackson a attrapé le COVID- 19 pour la seconde fois en un an, et il n'est toujours pas vacciné.

Peut-on vraiment se fier presque uniquement à l'attaque au sol dans une Ligue où le jeu aérien est favorisé ?  Les défensives ennemies peuvent s'ajuster en conséquence si les jeux offensifs de l'adversaire deviennent trop prévisibles...

En défensive, les Ravens ont perdu deux gros morceaux : les secondeurs Matthew Judon et Yannick Ngakoue.  La question se pose à savoir qui pourra exercer de la pression sur les quarts-arrières adverses ? Un gros point d'interrogation sinon une faiblesse certaine même si l'ajout du vétéran Justin Houston (signé comme agent libre, ex-Colts, 32 ans) devrait aider...

Sur la première ligne de défense, les trois partants sont bons mais vieillisants (ils ont tous plus de 30 ans).  Sur la seconde ligne, on aura du mal à remplacer Judon, Ngakoue et Jihad Ward, tous partis.

La tertiaire est toutefois très solide avec le sensationnel Marcus Peters (photo ci-dessus), Marlon Humphrey et Tavon Young.

Incomplets en attaque, moins forts en défensive, les Ravens pourraient régresser cette saison.  Leurs onze victoires de l'an dernier seront difficiles à atteindre et une place en séries n'est pas garantie même s'il y a une place supplémentaire qui a été ajoutée dans chaque Conférence (sept équipes qualifiées au lieu de six), avec le calendrier de 17 matchs, cette année.



Les Steelers de Pittsburgh sont les champions défendants de la division Nord (12-4 en 2020) et ils devraient livrer une chaude lutte aux Browns de Cleveland pour le titre, encore cette année, si leur vieux quart-arrière Ben Roethlisberger (39 ans) tient le coup derrière sa mauvaise ligne à l'attaque.

Big Ben a baissé un peu de régime (passes plus courtes) l'an passé mais il a l'avantage de pouvoir compter sur des cibles de choix avec un très bon groupe de receveurs formé de JuJu Smith-Schuster, Chase Claypool, Diontae Johnson et James Washington.  Le principal porteur de ballon sera la recrue Najee Harris (James Conner est parti chez les Cardinals de l'Arizona), dont on dit qu'il est habile pour capter des passes lorsqu'il est utilisé comme option ou comme dépanneur.

Évidemment, si les joueurs de ligne ne peuvent pas bien protéger leur vieux quart-arrière, cela sera synonyme d'ennuis pour l'unité offensive.  Et il ne faut pas oublier que Pittsburgh aura un des calendriers les plus défavorables de la Ligue en 2021.

Les Steelers ont perdu des plumes en défensive avec les départs de Bud Dupree, Vince Williams, Mike Hilton et Steven Nelson.  L'unité défensive du coach en chef Mike Tomlin est encore très coriace avec en tête le super athlète T.J. Watt (photo ci-dessus), mais elle a moins de profondeur et la tertiaire est plus vulnérable avec les trous causés par les départs de Nelson et de Hilton.

Après avoir gagné leurs onze premières parties, l'an passé, les Steelers ont perdu cinq de leurs six dernières.  Vont-ils poursuivre sur ce déclin de fin de saison 2020 ?  Chose certaine, si le vieux Big Ben tombe au combat, ou s'il flanche en étant rendu au bout du rouleau, dans ce qui pourrait bien être sa saison d'adieu, les Steelers seront en difficultés et rateront les séries éliminatoires.

Les faibles Bengals de Cincinnati ont fait le ménage dans leur alignement au cours de la saison morte.  Ils ont dit Bye Bye aux vétérans A.J. Green, John Ross, Geno Atkins, Giovani Bernard, Ryan Finley et plusieurs autres.  La jeune quart-arrière recrue Joe Burrow (photo ci-dessus) qui a fait écarquiller les yeux de tout le monde par son brio et en étant super cool l'an passé, sera-t-il remis de sa grave blessure au genou subie lors du 10e match de l'équipe ?  Certains éclopés de ce genre ne s'en remettent jamais complètement et ils ne sont plus les mêmes après... 

Pour rejoindre ses receveurs de qualité, en l'occurence : la prometteuse recrue Ja'Marr Chase (5e choix au total lors du repêchage 2021), Tee Higgins et le dangereux Tyler Boys, Burrow devra avoir le temps et la chance de s'exécuter, ce qui est loin d'être assuré avec la ligne à l'attaque poreuse qui sera devant lui.  Affreuse l'an dernier, on a tenté de la renforcer durant l'été en procédant à quelques changements, mais les nouveaux membres de cette brigade devront prouver leur valeur puisqu'elle est loin d'être certifiée.

Au champ arrière, les Bengals se fient sur Joe Mixon qui devrait atteindre son apogée cette saison.  Mais si Mixon devait se blesser comme l'an dernier, il n'y a pas de releveur de qualité pour le remplacer.

De l'autre côté du ballon, les Bengals ont réussi à combler leurs pertes sur le marché des agents libres.  Mais aux postes de secondeurs, les déficiences restent apparentes.

Les Bengals demeurent un club en reconstruction et la compétition est trop forte dans leur division.  Si jamais Burrow est trop handicapé par son genou fragile, l'équipe n'ira pas loin encore cette année...   

lundi 17 août 2009

BATAILLE DES CHEERLEADERS : AFC OUEST





Nous complétons notre tour d'horizon des cheerleaders de la Conférence Américaine de la NFL. Cette fois-ci, nous allons dans l'Ouest. Les représentantes des Bengals de Cincinnati accompagnent leurs consoeurs de la division Ouest, pour des raisons pratiques que nous avons déjà mentionnées dans un billet précédent.

Quelques franchises de la Ligue font revêtir des costumes spéciaux à leurs meneuses de claques à l'occasion de fêtes comme celles de Noël ou de l'halloween. Les Chargers de San Diego se distinguent vraiment à ce chapitre. Le design des costumes d'halloween des "Charger Girls" est tout simplement époustouflant ! Nous aurons l'occasion d'y revenir plus tard dans la saison.

En attendant, voici (de haut en bas), les Pom-Pom Girls des Bengals de Cincinnati (les Ben-Gals); des Broncos de Denver; des Chargers de San Diego (les Charger Girls); des Chiefs de Kansas City; et des Raiders d'Oakland (les Raiderettes). Choisissez vos préférées en participant au sondage dans la marge de droite.



mardi 11 août 2009

BATAILLE DES CHEERLEADERS : AFC SUD





Nous poursuivons notre enquête afin de savoir quelles sont vos cheerleaders préférées dans la Ligue Nationale de Football. Cette semaine nous jetons un coup d'oeil intéressé sur les meneuses de claques de la section Sud de la Conférence Américaine (AFC). Puisqu'il n'y a que deux équipes qui ont des Pom-Pom Girls dans la section Nord, nous les avons intégrées dans d'autres divisions. C'est ainsi que nous retrouverons les filles des Ravens dans la section Sud, et celles des Bengals dans la division Ouest.

Nos groupes de cette semaine n'ont pas de nom particulier, sauf les cheerleaders des Jaguars qui s'appellent "THE ROAR". Ceux ou celles qui ne l'ont pas encore fait peuvent aussi voter pour leur équipe de meneuses de claques préférées de la section Est. Voir sondages dans marge de droite... De haut en bas, voici vos choix : Colts d'Indianapolis, Jaguars de Jacksonville, Ravens de Baltimore, Texans de Houston et Titans du Tennessee.