lundi 24 août 2026

SAISON 2026 DES COLTS D'INDIANAPOLIS : QUE LE VRAI DANIEL JONES SE LÈVE !



L'an dernier, le club de la NFL qui a le plus surpris la planète football a été sans contredit les Colts d'Indianapolis !  Avant le début de cette saison là, le choix de Daniel Jones à titre de quart arrière partant de l'équipe m'avait bien fait rire.  Je me souvenais de sa déconvenue et de son expulsion des Giants de New York avec goudron et plumes !

Contre toute attente, on a eu droit à un "Indiana Jones" version 2.0 qui a conduit sa nouvelle équipe à une incroyable épopée de sept victoires et une seule défaite en première moitié de campagne; et à un bilan de 8-2 au moment de sa semaine de congé (bye) à la mi-novembre.

Les Colts ne faisaient pas que battre leurs adversaires, ils les écrasaient, propulsés par un Daniel Jones aux allures de Superman, et une locomotive inarrêtable, le demi offensif Jonathan Taylor (photo ci-dessous).  L'attaque marquait des points à un rythme fou, sans précédent au cours du présent siècle.  Les gens parlaient même déjà d'un possible Super Bowl pour la troupe de l'entraîneur chef Shane Steichen... puisqu'elle était jugée (prématurément !) comme étant la meilleure équipe de la NFL, à ce moment là...



Puis, soudainement, au retour du bye, Jones était blessé au bas de la jambe gauche (fracture du péroné) et décidait de jouer quand même malgré cette douleur.  Résultat : les Colts n'ont plus jamais gagné un match, perdant les sept derniers au calendrier, et ratant les séries éliminatoires.  "Indiana" devait subir ensuite une déchirure du tendon d'Achille droit, le 7 décembre, ce qui a mis fin à sa campagne 2025. 

Les Colts devenaient ainsi la première franchise depuis 30 ans à manquer les playoffs, après avoir commencé la saison avec une fiche de 8-2.  Lors de leur semaine de congé, quand ils affichaient ce bilan impressionnant, on estimait leurs chances de participer aux séries à... 98,2 % !

La période de débâcle, qui a commencé à Kansas City le 23 novembre (défaite de 23 à 20), correspond également à la chute du rendement, jusque là extraordinaire, du puissant porteur de ballon Jonathan Taylor. 
 

Dans les dix premières joutes, il avait déjà à son crédit 1 139 verges de gains au sol, 15 touchés au sol, une moyenne de six verges par course, 260 verges de gains par la passe, avec deux touchés par la voie des airs. Durant cette période faste, il avait réussi cinq matchs de 100 verges et plus au sol.  Il était en avance pour le titre de joueur le plus utile dans la NFL (MVP). 

Puis, après la semaine de repos de son club, ce fut le "crash" !  Dans les sept derniers matchs : 446 verges au sol, trois touchés, une moyenne par course de 3,3 accompagnée par 118 verges de gains aériens, et zéro TD.  Il n'a plus jamais atteint les 100 verges au sol dans ces parties, son maximum ayant été de 87.

Le plus drôle, ou le plus désolant, c'est qu'après la blessure qui a mis fin à la saison de Daniel Jones le 7 décembre, les Colts n'avaient aucun quart arrière pour prendre la relève. 
 


À la surprise générale, ils ont fait sortir de sa retraite le grand-papa Philip Rivers, 44 ans (photo ci-dessus), pour conduire  l'attaque de leur formation !  Tout simplement incroyable !  Rivers a fait ce qu'il pouvait, sans vraiment de préparation, après cinq ans de retraite, mais il n'a pu sauver la saison de son club, en chute libre et... vertigineuse !

Après cet effondrement spectaculaire, que reste-t-il de cette folle aventure ?  À quoi ressemblera la prochaine campagne des Colts ?  C'est très difficile de le prédire.

D'abord, est-ce que Daniel Jones est totalement remis de ses blessures ?  Dans quel état sera-t-il lorsqu’il entrera sur le terrain ?  Les Colts ont prolongé son contrat pour deux ans avec un montant de 88 millions de dollars, est-ce un pari risqué de leur part ?  Quel Daniel Jones verra-t-on ?  Le 1.0 gaffeur et incompétent du temps qu'il était avec les Giants, ou le 2.0 qui a fait des merveilles avec les Colts en première moitié de saison, l'an passé ?



Déjà, vers la fin de sa période active, après le bye de l'équipe, la version 1.0 avait refait surface.  Jones protégeait mal le ballon, et il était redevenu imprécis et erratique dans ses tentatives de passes.  Est-ce que c'était à cause de sa fracture au bas de la jambe ?  Possible.

En tout cas, la direction du club lui a montré sa confiance avec la prolongation de son contrat.

Il manquera un bon atout à "Indiana" à son retour au jeu, puisque les Colts ont échangé le receveur Michael Pittman aux Steelers de Pittsburgh, essentiellement pour des raisons budgétaires.  On devait dégager une marge financière pour respecter le plafond salarial.

Chez les Colts, on pense que Josh Downs (photo ci-dessous) fera une percée marquante, et pourra prendre la relève comme ailier éloigné numéro 2, derrière Alec Pierce.  Après le départ de Pittman, il devrait avoir plus de temps de jeu, et il a progressé depuis qu'il a été repêché au 3e tour en 2023.  Il échappe rarement des passes.



Mais pour le poste de no 3, il y a des doutes.  Les Colts ont recruté deux agents libres : Keenan Allen, - qui a déjà travaillé avec le coach Shane Steichen chez les Chargers -; et Nick Westbrook-Ikhine, qui n'a jamais été plus qu'un receveur marginal avec les Dolphins de Miami et les Titans du Tennessee.

Il reste à voir si Allen, un vétéran de 34 ans, a encore suffisamment de ressources dans le réservoir.  Il pourrait cependant voir plus d'action, car Alec Pierce a raté le camp d'entraînement, après sa chirurgie à une cheville, au mois de mars.  Il s'entraîne chez lui, mais même s'il est présent en début de saison régulière, ça pourrait être dans un rôle réduit, en attendant qu'il revienne à 100 % de ses capacités.

Aucun problème similaire pour le jeune ailier rapproché Tyler Warren (photo ci-dessous), qui a été l’un des meilleurs à son poste, dans la NFL, lors de sa saison recrue, l’an dernier.  Ce choix de 1ère ronde (14e) de Penn State, annonçait de très belles choses pour ses débuts professionnels, et il a répondu magnifiquement aux attentes, avec ses 76 réceptions pour des gains impressionnants de 817 verges, et quatre touchés.  Sa moyenne de 10,8 verges par catch fut également épatante.  Il devrait être encore une, sinon, la principale cible de Daniel Jones, en 2026-27.



Au champ arrière, Jonathan Taylor devra être au meilleur de sa forme, car il aura encore beaucoup de travail cette saison.  Pourquoi ?  Parce qu'après lui sur l'organigramme, il n'y a aucun demi offensif digne de mention.  Pour moi, ce sont des inconnus ou des gars sans expérience.  DJ Giddens, Seth McGowan, Ulysses Bentley IV, ça vous dit quelques chose ?  

Si jamais Taylor se blesse pour une période assez longue, les Colts devront se trouver ailleurs, un porteur de ballon valable, pour prendre la relève.  Pas un genre de grand-papa comme Philip Rivers !!!  C'est la même situation au poste de quart.  Si Jones doit s'absenter, il n'y a aucune solution pour le remplacer, comme l'an passé...  Les colts ont-ils encore le numéro de téléphone de papy Philip ?

Il y a un seul changement au niveau de la ligne offensive.  La recrue Jalen Travis (4e ronde, Iowa State, photo ci-dessous) occupera le poste de plaqueur à droite.  Il remplace Braden Smith, maintenant avec les Texans de Houston.  C'est un front offensif solide, surtout pour bloquer sur les jeux au sol.  Ce qui explique en partie les succès de Jonathan Taylor la saison passée.



Le portrait de la brigade défensive est passablement embrouillé.  Encore là, les dirigeants des Colts ont fait beaucoup de changements pour des raisons budgétaires, et sans doute parce qu'ils n'étaient pas satisfaits des résultats de l'an dernier.  Ils ont fait appel à un paquet d'agents libres, - des vétérans plus ou moins fiables -, et à des recrues qui pourraient aussi devoir contribuer à boucher des trous immédiatement.  Ça semble plutôt incertain et inquiétant comme situation pour 2026-27...

D'abord, l'échange du capitaine, le secondeur de ligne Zaire Franklin, aux Packers de Green Bay, a laissé un trou béant au milieu du front-7.  Les Colts vont devoir le remplacer par la recrue CJ Allen, leur choix de seconde ronde (Georgia) au dernier repêchage.  On dit qu'il est très bon, mais ça c'était au niveau universitaire, où il a brillé en défense contre la course, mais pas beaucoup en couverture de passes.  Il n’a pas le gabarit imposant de Franklin, mais il est plus rapide et puissant sur le blitz.

Au centre de cette défense 4-3, Allen sera accompagnée par une autre recrue, Bryce Boettcher (4e ronde, Oregon), et un agent libre mis sous contrat, Akeem Davis-Gaiter, qui revient d'une saison assez médiocre, en Arizona, l'an passé.  Pas rassurant comme unité...  Les experts prévoient qu'elle sera la pire de la Ligue Nationale cette année.  Les Colts regretteront probablement d'avoir laissé partir le secondeur Germaine Pratt sur le marché des joueurs autonomes... 
  


Sur les ailes de la première ligne de défense, Laiatu Latu (photo ci-dessus) a émergé du lot, à sa deuxième saison dans la Ligue, l'an dernier.  Ce choix de première ronde, au repêchage de 2024, a réussi 45 plaquages, 8½ sacs, trois interceptions, et cinq passes défendues, de sa position sur le  côté droit de la formation 4-3 des Colts.  Il a eu un véritable impact positif tant en couverture de passes que pour son efficacité sur le "pass rush".

De l'autre côté, sur l'aile gauche, c'est moins évident comme situation.  Les Colts doivent remplacer Kwity Paye, parti rejoindre les Raiders de Las Vegas.  Ils ont eu recours au marché des agents libres pour choisir deux joueurs qui pourraient occuper la position : Arden Key et Michael Clemons.  

Key, 30 ans, arrive des Titans du Tennessee, et est un défenseur de calibre moyen, pouvant procurer une demi douzaine de sacs à chaque saison.  Il a été crédité de 33 pressions la saison dernière, et il donnera un bon coup de main pour le "pass rush".  Il a la préférence de la direction devant Michael Clemons, qui a passé les quatre premières années de sa carrière avec les Jets de New York.  C'est plutôt un réserviste, efficace contre le jeu au sol. 



À l'intérieur de cette première ligne, le vétéran de 32 ans DeForest Buckner (photo ci-dessus) est encore fiable, mais il a raté une douzaine de matchs en raison de blessures, au cours des deux dernières campagnes.  Blessé sévèrement au cou la saison passée, il a dû recevoir une transplantation de cellules souches, durant l'intersaison.  

Son compagnon de ligne Grover Stewart est plutôt ordinaire, et à 32 ans (33 en octobre), il a ralenti, et pourrait être en déclin.  Il est néanmoins un excellent plaqueur sur les jeux au sol, tandis que pour les pressions et les sacs, ce n'est vraiment pas sa spécialité.  Il profite souvent du fait que les bloqueurs adverses se mettent à deux pour maîtriser Buckner.  Quand il aura besoin de reprendre son souffle, le coordonnateur défensif Lou Anarumo pourra envoyer à sa place Colby Wooden ou Derrick Nnadi.

Dans la tertiaire, les Colts espèrent le retour en force des demis de coin Charvarius Ward et Sauce Gardner (photo ci-dessous).  Les deux ont manqué la majorité des matchs de la saison 2025 en raison de blessures.  Ward n'a participé qu'à sept rencontres, et Gardner à 4.  



S'ils sont en santé, les Colts n'auront aucun souci à cette position sur le terrain, et le coordonnateur défensif Lou Anarumo pourra commander plus de blitz ou de pressions, car il sait que Gardner et Ward garderont le fort à la hauteur de la tertiaire.  L'excellente réputation de Gardner fait en sorte que les quarts arrières adverses évitent de plus en plus de lancer le ballon en sa direction.

C’est moins encourageant en ce qui concerne les demis de sécurité.  Cam Bynum a été une bonne addition l'an dernier, après son transfert des Vikings du Minnesota.  Les quarts arrières opposés n'ont guère eu de succès en lançant le ballon de son côté (rating d'efficacité de 66,3).  Bynum a réussi quatre interceptions, et exécuté 65 plaquages solo.

Par contre, la recrue de 22 ans, A.J. Haulcy (3e ronde, LSU) devra vraisemblablement entrer en service comme titulaire voisin de Bynum (photo ci-dessous), dès ses débuts dans la NFL.  Du moins, les Colts l'espèrent car, à part lui, il n'y a pas vraiment d'autres options à cette position.  Haulcy a fait sa marque à LSU grâce à ses couvertures de passes hors du commun. 



En ce qui regarde les unités spéciales, les matchs pré saison détermineront qui de Spencer Shrader ou Blake Grupe méritera le poste de botteur de précision.  La saison dernière, Grupe a remplacé Shrader après que celui-ci ait subi une grave blessure au genou, lors de la cinquième semaine du calendrier NFL.  Les deux ont eu du succès, Grupe établissant un record de franchise grâce à un placement de 60 verges.

Le botteur de dégagement Rigoberto Sanchez est l'homme de confiance des Colts depuis ses débuts professionnels en 2017.  Anthony Gould sera attitré aux retours de bottés.  Pendant son absence de six matchs en raison d'une blessure, Josh Downs l'a remplacé pour les retours de bottés de dégagement, mais c'est plutôt Coleman Owen qui lui servira de substitut cette saison.

Les nombreuses blessures à des joueurs clés peuvent expliquer en partie la descente aux enfers des Colts, en seconde moitié de saison, l'an passé.  Mais le manque de profondeur à certains postes doit aussi être pointé du doigt.  Cela ne pourra pas servir d'excuses cette saison.
  


Le gérant général Chris Ballard, en poste depuis 2017, a reçu un vote de confiance de la propriétaire du club Carlie Irsay-Gordon (photo ci-dessus), mais il doit livrer la marchandise cette année, sinon il pourrait bien être remercié de ses services en cas d'échec.  Carlie a promis un championnat à son défunt père Jim Irsay, et elle prendra les moyens pour l'obtenir.  

Depuis dix ans, Ballard n'a gagné qu'un seul match éliminatoire, et les Colts n'ont pas décroché le titre de la section Sud de l'AFC depuis 2014. Andrew Luck était leur quart arrière à cette époque.

* * *

À Indianapolis, les dirigeants des Colts croient que leur sensationnelle première moitié de saison l'an dernier n'est pas un hasard, et que si leurs meilleurs joueurs offensifs, dont Daniel Jones, peuvent demeurer en santé, l'équipe connaîtra à nouveau du succès.



La défense suscite toutefois certaines questions à savoir si les nombreux nouveaux venus, et les recrues appelés à jouer un rôle important, pourront fournir des performances satisfaisantes.

Mais qu'ils le veuille ou non, le plus gros point d'interrogation, en vue de la saison prochaine, demeure Daniel Jones, le chef de leur attaque.  Est-ce qu'il conservera des séquelles de ses graves blessures de la saison dernière ?  Est-ce qu'on verra sa version 1.0 ou plutôt sa 2.0 en 2026-27 ? 
 


En 2025, son pourcentage de jeux explosifs (longues passes ou bombes) a été très bas, et celui de jeux risqués (possibles revirements, échappés ou interceptions) assez élevé.  Ça rappelle le mauvais Daniel Jones, version 1.0 avec les Giants...  

Depuis le début de sa carrière, en 2019, son ratio "jeux explosifs par la passe" vs "jeux dangereux pour revirements", a été positif une seule fois...  Après ses huit premiers matchs (fiche de 7-1), son coefficient d'efficacité est passé de 109,5 à 84,2 ce qui est à peu près sa moyenne en carrière (84,3).  Son nombre d'interceptions a bondi de trois dans ses huit premières joutes, à cinq dans les cinq dernières.  Il s'est remis également à échapper le ballon (neuf fois dont trois perdus) comme depuis le début de sa carrière.  


Il a diminué son total de sacs, mais il le doit à la protection de sa ligne offensive, et à la collaboration de Jonathan Taylor, qui lui a enlevé beaucoup de pression, en portant si souvent le ballon.  Ainsi, Jones avait moins besoin de tenter des passes, et de subir les pressions des défenses opposées...

Seul l'avenir nous le dira, mais en attendant, les prévisionnistes ne croient pas à un retour des Colts à leur période de grâce de la première moitié de saison de 2025.  D'après leurs projections, la troupe de Shane Steichen finira la prochaine saison avec le même bilan que l'an dernier, c'est-à-dire huit gains pour neuf revers.  Leurs rivaux de division, Houston et Jacksonville, resteront encore au-dessus d’eux au classement.

Daniel Jones représente trop d'incertitudes, et la défense a été rafistolée avec des pièces douteuses.  Elle pourrait ne pas être meilleure que l'an dernier.  Ça sent l'improvisation ou... le désespoir...

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dimanche 23 août 2026

SAISON 2026 DES TEXANS DE HOUSTON : SI L'OFFENSIVE ET C.J. STROUD POUVAIENT ÊTRE SEULEMENT DÉCENTS...


Au football, on dit souvent que c’est la défense qui fait gagner les championnats.  Si c’est le cas, la redoutable défensive des Texans de Houston aurait déjà dû mener l’équipe jusqu’au Super Bowl ces dernières saisons.  Sauf qu’il faut un minimum de participation de l’attaque pour atteindre la destination ultime.

On y croyait (je suis du nombre) il y a deux ans, après l'extraordinaire saison recrue du quart arrière C.J. Stroud en 2023.  Lui, et le nouvel entraîneur chef DeMeco Ryans avaient sorti les Texans de la misère (fiche de 3-13-1 en 2022) pour remporter le championnat de la division Sud de la Conférence Américaine, avec un bilan de 10-7.  

L'équipe devait s'incliner par la suite en séries éliminatoires de division contre les Ravens de Baltimore, mais tous les espoirs étaient permis pour la saison suivante.



En 2024-25, encore un titre de division avec le même dossier de 10-7.  Autre défaite en séries éliminatoires de division, cette fois contre les Chiefs de Kansas City.

L'an dernier, la troupe de DeMeco Ryans ajoutait deux victoires à son palmarès en saison régulière (12-5) mais terminait 2e dans la section Sud, derrière les Jaguars de Jacksonville (13-4).  Mais ce qu'on remarquait le plus c'était la performance de la défense, la meilleure de la Conférence avec seulement 295 points accordés, et le moins de verges allouées par match (277,2).

Cette fois, on pensait vraiment que c’était la bonne. Cette incroyable brigade défensive semblait prête à propulser le club texan jusqu’au Super Bowl LX. Mais en séries de division, nouveau revers amer contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, 28 à 16, avec C.J. Stroud et son attaque laissant tomber leur formidable unité défensive.
 

C’était déconcertant et stupéfiant de voir Stroud lancer quatre interceptions, perdre quatre ballons (ses cinquièmes dans chaque catégorie en playoffs) et rester incapable de faire progresser son attaque sur le terrain.  

On aurait dit que sa vue était brouillée par une commotion cérébrale, ou qu’il était figé par une peur panique.  Il était méconnaissable...  On l'a vu quitter le terrain en larmes après sa contre performance à Foxborough (voir montage photo en tête d'article).

Il n'en fallait pas plus pour soulever des doutes et des questionnements au sujet de son avenir avec l'équipe. Une formation qui n'a jamais atteint la finale d'Association (fiche de 0-7, en demi-finales). 
 


Pourtant, il n'avait pas si mal joué avant ce match désastreux.  Tout au long de cette saison, il avait même plutôt bien surmonté le manque flagrant de soutien de sa ligne offensive, incapable de bloquer pour aider les porteurs de ballon (dont Woody Marks, photo ci-dessus) à gagner du terrain (faible moyenne de 3,9 verges par course).

En séries éliminatoires, ce fut encore pire. Il a été frappé à sept reprises, a subi de la pression 17,2 % du temps, et il a encaissé six sacs.  Cela a contribué à ses cinq interceptions et cinq échappés.  Que vouliez-vous qu'il fasse ?  Il ne pouvait quand même pas bloquer à la place des joueurs de ligne ou de ses demis offensifs chargés de le protéger.  

Par contre, il est vrai qu'il ne s'est pas aidé en tardant trop souvent à prendre les bonnes décisions sur le terrain.  Bien qu'il ait été souvent pressé derrière la ligne de mêlée, Stroud a quand même pu limiter son nombre de sacs à seulement 23 pendant la saison.



Il y a aussi son groupe de receveurs qui ne l'a pas soutenu assez.  D'abord, son seul ailier éloigné dangereux, Nico Collins (photo ci-dessus), était absent lors de la demi-finale contre les Pats, encore blessé, comme c'est souvent le cas depuis le début de sa carrière à Houston en 2021.  

Restaient à sa disposition : deux recrues (Jayden Higgins et Jaylin Noel) et deux marginaux (Xavier Hutchinson et Christian Kirk).  Il ne pouvait réellement se fier que sur excellent ailier rapproché Dalton Schulz.  

On a critiqué et blâmé Stroud pour cette catastrophe contre l'équipe de Mike Vrabel.  Mais ce n'était pas entièrement de sa faute.  Il ne pouvait tout simplement pas porter tout seul le poids de son médiocre entourage, et de l'offensive.
 

La direction de l'équipe l'a compris.  Elle s'est attaquée au plus gros problème de l'alignement : la ligne offensive.  

On s'est débarrassé de Tytus Howard (photo ci-dessus), bloqueur peu efficace sur les jeux au sol., en l'échangeant aux Browns de Cleveland.  

On a mis sous contrat l'agent libre Wyatt Teller (ex Browns), pour le poste de garde à gauche (quatre joueurs ont tenté sans succès de s'établir à cette position l'an passé), ainsi que Braden Smith (un ancien des Colts) pour occuper la position de plaqueur à droite. 
 


On a sélectionné le mastodonte Keylan Rutledge (photo ci-dessus) en première ronde (26e, Georgia Tech) pour être le joueur de centre partant.

Les seuls membres de ce front offensif qui ont échappé à la purge sont : le garde à droite Ed Ingram (resigné), et le plaqueur à gauche Aireontae Ersery.

Selon les experts, ces changements de personnel n'ont rien réglé .  Les nouveaux titulaires sur cette ligne ont tous des défauts.  Les uns peuvent être de bons bloqueurs pour le jeu au sol, mais inefficace en protection sur les jeux de passe.  Et c'est l'inverse pour les autres.
  


C'est pourquoi il y a de la compétition au camp d'entraînement pour le poste de centre, avec Jake Andrews (photo ci-dessus); pour celui de garde à gauche, avec Evan Brown; et celui de plaqueur à droite, avec Trent Brown.  

Généralement, les critiques classent encore la ligne à l'attaque des Texans au dernier rang de la NFL même si elle devrait, du moins en principe, être améliorée, cette saison.

Parlant de demis offensifs, les dirigeants du club de Houston ont fait l'acquisition du vétéran porteur de ballon David Montgomery, en envoyant en retour aux Lions de Détroit, le joueur de ligne offensive Juice Scruggs, et des choix de 4e et 7e tour au repêchage.  Certains observateurs estiment que c'est cher payé pour un demi offensif de 29 ans, qui a gagné 4,1 verges par course en moyenne durant sa carrière.



Mais Montgomery (photo ci-dessus) a bien joué avec les Lions, en étant un bon complément à Jahmyr Gibbs.  Mais ce dernier lui a volé du temps de jeu, et Montgomery, moins utilisé, en avait assez de jouer les seconds rôles.  Les Texans avaient besoin de renforts au champ arrière, Joe Mixon ayant été libéré, et Nick Chubb ayant annoncé sa retraite.  

Montgomery partagera le travail avec Woody Marks, qui a peiné à sa saison recrue l'an dernier, avec de modestes gains de 3,59 verges par course.  Si Montgomery offre de bonnes performances, il pourrait aider Stroud sur le "play action", et lui enlever de la pression. Mais si, comme on le croit généralement, la ligne offensive des Texans est encore la pire de la ligue, ça ne facilitera pas sa tâche, cette saison.  

En 2025-26, seulement trois équipes ont eu une moyenne de verges par course inférieure à celle des porteurs de ballon des représentants du club de Houston.  Ce fut particulièrement pénible et difficile pour eux, sur les essais nécessitant de courts gains, et près de la ligne des buts des clubs adverses.
  

D'ailleurs, depuis que J.C. Stroud est le quart arrière régulier de l'équipe texane, l'attaque terrestre des siens a été une des pires du circuit Goodell !  

En ce qui regarde les receveurs, on a appris que la saison de Jayden Higgins (photo ci-dessus) est terminée avant même d'avoir commencé.  Il s'est gravement blessé à un genou au camp d'entraînement.  

Nico Collins devrait effectuer un retour au jeu, mais comme mentionné précédemment, il a tendance à visiter fréquemment l'infirmerie depuis le début de sa carrière.  Il a manqué 19 matchs en cinq saisons, à cause de diverses blessures.  Pourra-t-il demeurer en santé cette année ?


L'espoir des Titans, c'est que Tank Dell puisse être prêt à jouer à l'ouverture de la saison prochaine, après de multiples opérations chirurgicales à son genou littéralement détruit en décembre 2024, et après une longue période de réhabilitation de dix-huit mois.  

Il participe pleinement au présent camp d'entraînement, mais les dirigeants des Texans sont prudents avec lui.  Ils veulent qu'il soit vraiment O.K. avant de lui donner le feu vert pour jouer un match.  Dell a dit qu’il devait encore gagner en confiance mentale avant de pouvoir s'appuyer, sans avoir peur, sur son genou reconstruit. 

Avec la perte de Jayden Higgins pour toute la saison, Jaylin Noel doit prendre sa place comme ailier éloigné no 2.  Il est rapide, possède un bon pouvoir d'accélération, et sait trouver des trous dans la couverture de zone des défenses adverses.
  


Son temps de jeu pourrait augmenter, surtout si on décide de ramener Tank Dell lentement et progressivement dans l'alignement partant.  Noel (photo ci-dessus) récupère présentement d'une légère blessure aux ischio-jambiers. Il devrait revenir en forme et être prêt à débuter la saison.

Il y a toujours le réserviste Xavier Hutchinson qui peut prendre plus de place dans la formation, si nécessaire.  Il est déjà désigné ailier espacé no 2 si Dell et Noel ne sont pas à 100 % de leurs capacités pour entamer la prochaine campagne.  Christian Kirk n'est plus avec l'équipe (maintenant avec les 49ers).

Chez les ailiers rapprochés, le seul titulaire incontesté est le vétéran de 30 ans Dalton Schulz (photo ci-dessous).  Les Texans sont passés par le marché des agents libres pour obtenir Foster Moreau, qui était avec les Saints de la Nouvelle Orléans depuis trois ans.  C'est une bonne acquisition qui satisfait un besoin de profondeur à ce poste.



En défense, dix des onze détenteurs des postes réguliers sont de retour.  Le demi de sûreté C.J. Gardner-Johnson a été "coupé" après seulement trois matchs, la saison passée, en raison de disputes avec les entraîneurs. 

Les Texans ont engagé l'agent libre Reed Blankenship pour combler un poste vacant à cette position.  Il a connu une saison plus que difficile en 2025-26 en couverture de passes (96e sur 98 homologues, selon Pro Football Focus) avec les Eagles de Philadelphie.

Les autres membres de la tertiaire des Texans, Derek Stingley, Calen Bullock, Kamari Lassiter, et surtout l'excellent Jalen Pitre (photo ci-dessous), devraient l'aider à mieux jouer au cours de la prochaine campagne.
  


Sinon, cette unité sera un peu affaiblie par rapport à l'an dernier, même si ses demis de coin demeurent parmi les meilleurs de la Ligue.  

Il y a beaucoup de profondeur à ces positions.  En cas de défaillance ou de blessures, des renforts sont disponibles avec Jaylin Smith, M.J. Stewart, Jaylen Reed, et la recrue Kamari Ramsey.

Le "pass rush" des Texans était déjà redoutable avec Will Anderson (12 sacs) et Danielle Hunter (15 sacs), mais voilà qu'ils ont rapatrié Jedeveon Clowney, leur ancien premier choix de repêchage en 2014.  Il a réussi 8½ sacs la saison passée avec les Cowboys de Dallas.  Il secondera Hunter au poste d'ailier défensif.
  

Ce dernier a formé tout un duo avec Anderson (photo ci-dessus) en 2025-26.  Ils ont uni leurs efforts pour frapper les quarts adverses 45 fois, ils ont effectué 194 pressions, réussi 27 sacs, et 35 plaquages pour des pertes de terrain.

Comme si ces deux joueurs étoiles ne suffisaient pas sur la première ligne de cette défense 4-3, les Texans l'ont encore renforcée en sélectionnant le poids lourd Kayden McDonald (336 lbs, Ohio State) en 2e ronde (36e), et en mettant sous contrat l'agent libre Logan Hall (ex Buccaneers).  

Ils viendront soutenir occasionnellement les titulaires Sheldon Rankins et Tommy Togiai.  McDonald n’a pas laissé filer beaucoup de coureurs lorsqu’il évoluait chez les amateurs.  Il devrait donc être un actif précieux pour les Texans contre le jeu au sol.



Les postes de secondeurs de ligne sont entre bonnes mains avec les titulaires Henry To'oTo'o, Azeez Al-Shaair (photo ci-dessus), et Jake Hansen.

Ce qui fait que, globalement, cette défensive est si forte, c'est qu'elle combine vitesse et robustesse, à un niveau élevé.  Agressive, elle excelle également pour provoquer des revirements (19 interceptions et dix échappés recouvrés la saison dernière).

En unités spéciales, les botteurs de précision des Texans Ka'imi Fairbairn (44 en 48, photo ci-dessous)) et Matthew Wright (4 en 4 durant son absence à cause d'une blessure) ont réussi 48 placements sur 52 tentatives, un sommet dans la NFL l'an passé.  

Ils n’auraient pas eu à en faire autant si l’attaque avait été plus efficace pour marquer des touchés, une fois dans la zone rouge.  Elle en a réussi seulement neuf au sol, le 2e pire total dans la NFL.

Déçus par les performances du botteur de dégagement Tommy Townsend, les Texans l’ont laissé partir sur le marché des agents libres. Pour le remplacer, ils ont conclu un échange avec les Saints de La Nouvelle Orléans afin d’acquérir Kai Kroeger.  

Jaylin Noel continuera d'être une menace pour les adversaires, sur les retours de bottés.  Il profite de l’excellente couverture et du bon blocage lors des bottés.  Il s'agit d'un atout majeur de ces unités dirigées par l’entraîneur Frank Ross.

* * *



Stroud n’a que 24 ans, il a donc tout le temps pour se relancer et progresser, surtout si la ligne offensive s’améliore, et que Nico Collins ainsi que David Montgomery, apportent leur contribution pour dynamiser l’attaque.  Sa marge de manoeuvre est toutefois réduite étant donné le manque de ressources dont il dispose autour de lui, pour bien l'appuyer.

Stroud n'a pas besoin d'atteindre le niveau d’un Josh Allen ou d’un Matthew Stafford.  S’il parvient à être suffisamment efficace dans le système offensif conservateur de son équipe, tout en limitant les erreurs, ça pourrait suffire pour aller chercher un championnat, puisque les Texans misent déjà sur la meilleure défensive de la NFL.
  

Mais beaucoup d’experts doutent qu’il puisse hausser suffisamment son niveau de jeu pour mener à bien cette mission.  S'il échoue, son avenir avec l'équipe, et son prochain contrat, pourraient être compromis. 

Les Texans sont le choix des parieurs pour remporter le titre de la division Sud de l'AFC avec une dizaine de victoires, juste devant leurs rivaux, les Jaguars de Jacksonville et les Colts D'Indianapolis, qui devraient gagner un match de moins.

La défense a peu de chance de régresser même si c'est difficile à prédire d'une saison à l'autre.  La pression de remporter le championnat reposera surtout sur les épaules et le bras de C.J. Stroud.  C’est à lui de faire la différence en élevant son jeu pendant les séries de fin de saison.

🏈🏈🏈

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samedi 22 août 2026

SAISON 2026 DES TITANS DU TENNESSEE : LES NOUVEAUX COACHS ROBERT SALEH ET BRIAN DABOLL DOIVENT D'ABORD METTRE DE L'ORDRE POUR RENDRE L'ÉQUIPE COMPÉTITIVE...



En ce moment, le camp d'entraînement des Titans du Tennessee ressemble à un énorme chantier de construction où l’on essaie tant bien que mal de poser les bases d’un édifice colossal.  

Les contremaîtres s’affairent, donnent leurs consignes à voix haute, et essaient d’organiser les travaux d’un nouveau groupe d’ouvriers venus d’horizons variés, n’ayant pas tous appris à travailler de la même manière.  

Les plus jeunes, formés directement sur le terrain, doivent assimiler rapidement les directives qui leur sont données.  Tout ce beau monde doit participer à des stages de formation intense. 



Chez les Titans du Tennessee, après deux misérables saisons de trois victoires pour quatorze défaites, dans la NFL, tout est à recommencer cette année.  On a démoli la plupart des anciennes structures et on s'active maintenant à en bâtir de nouvelles.

Presque tout a changé : les entraîneurs, les joueurs, et les manières de jouer.  Aussi bien dire que c'est une nouvelle équipe !  

D'abord, de nouveaux instructeurs ont été engagés.  Robert Saleh tente une deuxième aventure comme entraîneur chef, après un court mais fructueux passage l’an dernier en tant que coordonnateur défensif des 49ers de San Francisco.  Là-bas, il a accompli de véritables miracles avec une défense décimée par une série de blessures qui ont éloigné ses meilleurs joueurs du terrain pour de longues périodes.  Auparavant, il avait dirigé les Jets de New York, de 2021 à 2024.


À Nashville, Saleh prendra en charge la défense, et sera responsable d’appeler les jeux de cette brigade pendant les matchs.  Son adjoint, Gus Bradley, l’assistera dans ses tâches au sein de ce département.  On se souvient de lui pour avoir façonné la célèbre "Legion of Boom" des Seahawks de Seattle, en 2010.

Pour l'offensive, Saleh a nommé Brian Daboll comme coordonnateur.  Ancien coach des Giants de New York (de 2022 à 2025), il est connu pour sa capacité à former d’excellents quarts arrières, et à concevoir des stratégies efficaces pour le jeu au sol.

Le directeur général Mike Borgonzi (photo ci-dessous) revient pour une deuxième saison, de même que le très compétent John Fassel, qui sera le coordonnateur des unités spéciales.  Depuis 2023, les Titans ont changé d'entraîneur chef quatre fois, et de gérant général à trois reprises.  Le bilan de l'équipe depuis 2022 est lamentable : 19 victoires, 49 défaites.



À Nashville, les partisans espèrent que des nouveaux entraîneurs plus expérimentés et compétents, seront capables d’apporter de l’ordre, de la discipline, et de l’intensité, au sein de l’alignement du club.  On sait qu’ils ne feront pas de miracles, mais on croit qu'ils vont améliorer l'équipe.  

Ils doivent d'abord apprendre à faire jouer ensemble, avec cohésion, un groupe de footballeurs dont la moitié sont des recrues ou font partie des 23 agents libres engagés cette année, qui ont coûté 300 millions de dollars.  Ils ne gagneront peut-être pas beaucoup de matchs, mais ils devraient rendre l’équipe plus compétitive.  En tout cas, c’est l’idée, et c’est un objectif réalisable.  

Côté offensive, Brian Daboll a pas mal de boulot, mais il dispose déjà de quelques atouts intéressants.  On sait qu’il a du talent pour former de bons quarts arrières, et il tient là un projet prometteur avec le jeune Cam Ward, qui a connu une saison recrue compliquée l’an passé, avant de montrer de beaux progrès en fin de campagne.  À sa décharge, Ward n’a pas bénéficié d’un bon soutien de son entourage, ce qui ne lui a pas facilité les choses.  Ça devrait être différent cette année.



Premier choix du repêchage de l’an dernier, Ward (photo ci-dessus) a tout pour plaire physiquement. Grand, costaud, avec un bras puissant, le talent est bien présent, et il est travaillant.  Il doit toutefois apprendre à mieux lire les défenses adverses pour lancer des passes plus précises, mieux protéger le ballon, et commettre moins d’erreurs.  

Déjà, au camp d'entraînement, Daboll constate que son élève apprend vite, et applique bien les conseils et les directives qu'il lui donne.

Avec les changements récents apportés à son groupe de receveurs, le jeune passeur de 24 ans aura de bons outils pour connaître du succès cette saison.  Carnell Tate, sélectionné en première ronde et quatrième au total lors du dernier repêchage, montre beaucoup de potentiel, même si certains critiques pensent qu’il n’était pas le meilleur ailier éloigné disponible à l’encan amateur.



Il est rapide, court de longs tracés, et échappe rarement des passes.  Il peut même bloquer efficacement lors des jeux au sol, ou sur les passes destinées à ses coéquipiers receveurs.  Il ajoutera aussi une autre dimension, et une complémentarité à l'attaque aérienne des Titans, grâce à son habileté à saisir les passes contestées.  

Il a seulement 21 ans, mais s'il développe rapidement une bonne complicité avec Ward, les experts pensent qu'il peut franchir le cap des 1 000 verges de gains dès cette saison.

À ses côtés, comme ailier espacé titulaire, les Titans présenteront un autre nouveau venu, l'ancien des Giants de New York Wan'Dale Robinson (photo ci-dessous), qui a été une révélation l'an dernier avec cette équipe.  Il a profité de l'absence prolongée de Malik Nabers, blessé, pour obtenir plus de temps de jeu.  Il a impressionné avec 92 réceptions pour 1 014 verges de gains, et quatre touchés.  Il peut représenter un danger pour les adversaires, sur les longues passes.


Cam Ward aura d'autres options intéressantes pour propulser l'attaque aérienne.  S'il peut demeurer en santé, Calvin Ridley peut être un excellent ailier espacé no 3.  Derrière lui, Chimere Dike et Elic Ayomanor possèdent un bon potentiel, et peuvent constituer d’excellents compléments.

Ward pourra également se fier sur des ailiers rapprochés prometteurs.  Le jeune Gunnar Helm a montré son talent à sa saison recrue l'an dernier.  Assez pour que les Titans laissent partir Chig Okonkwo, qui s'alignera désormais avec les Commanders de Washington.  Il bloque bien, sait se démarquer, a de bonnes mains, et échappe rarement le ballon.  

Brian Daboll veut offrir davantage de jeux simples à Cam Ward pour lui rendre la tâche plus facile, renforcer sa confiance, et favoriser sa progression.  De petites passes rapides à ses ailiers rapprochés semblent donc idéales, et c’est ainsi que Helm pourrait avoir plus d’occasions de briller cette saison.



Pour l'assister, les Titans ont recruté l'agent libre Daniel Bellinger (photo ci-dessus), un autre ancien des Giants de New York.  Dans l’ensemble, le groupe de receveurs devrait probablement être l’atout majeur des Titans cette année.

Un thème qui revient souvent dans l'intersaison : Robert Saleh, - surtout en défense -, et Brian Daboll ont fait venir plusieurs joueurs avec qui ils avaient déjà travaillé ailleurs dans leur carrière d’entraîneur.  Certains experts pensent que ce n’est pas une bonne idée, et que d’autres options auraient été préférables.  On verra bien à l’usage...

Si Daboll est un bon spécialiste de l'attaque au sol, il pourra le démontrer avec les porteurs de ballon Tony Pollard (photo ci-dessous) et Tyjae Spears.  Le premier est un vétéran demi offensif durable et fiable.  Il a un peu perdu de la vitesse à 29 ans, mais C'est une valeur sûre faisant régulièrement partie du club des 1 000 verges de gains par saison.  Spears a par contre déçu au cours des deux dernières campagnes.  Il a souvent été blessé, et pourrait céder du temps de jeu à la recrue Nicholas Singleton (choix de 5e ronde, Penn State), qui allie vitesse et gabarit impressionnant.



Le principal souci de Daboll sera sa ligne offensive.  Elle a été remodelée avec l'arrivée du nouveau joueur de centre Austin Schlottmann (et oui, encore un ancien des Giants !) et la recrue Fernando Carmona (5e ronde, Arkansas) au poste de garde à droite.  Les analystes pensent toutefois qu'elle sera encore une des moins bonnes de la NFL pour une cinquième année consécutive.  

S'ils voient juste, cette unité déficiente pourrait compromettre les plans de Daboll et freiner les performances des attaquants de l’équipe.  

Pourtant, en principe, Schlottmann, ainsi que Peter Skoronski et JC Latham, - deux anciens choix de première ronde au repêchage -, sont capables d'offrir de bonnes performances.  Mais le plaqueur à gauche, Dan Moore (photo ci-dessous) a du mal à contrer les chasseurs de quart adverses (48 pressions permises, le 3e plus haut total dans la NFL parmi les joueurs de ligne offensive), et on ne sait pas à quoi s'attendre de la recrue Fernando Carmona. 



Peut-être que Daboll parviendra à faire bien travailler ensemble les membres de ce front offensif.  C’est indispensable s’il veut que ses plans pour l’attaque fonctionnent bien.  Il doit relever le gros défi d’améliorer l’attaque la plus faible de la NFL l’an dernier.  Tout dépendra surtout de son expertise pour faire progresser Cam Ward en tant que quart arrière.

Pour sa part, Robert Saleh doit mettre au point sa défensive avec plusieurs nouveaux titulaires qui feront partie de la formation partante.  Comme mentionné plus haut, il fera appel à plusieurs joueurs qu’il a déjà côtoyés comme instructeur par le passé.

Ce qui ne changera pas, c'est la pierre d'assise de cette brigade recomposée.  Il s'agit du plaqueur Jeffery Simmons (photo ci-dessous), peut-être le meilleur joueur de la NFL à sa position, en première ligne.  Même sans soutien, dans une des pires défensives de la Ligue, il a réussi 11 sacs et 17 plaquages pour des pertes de terrain, la saison dernière.



Pour la suite de la reconstruction de cette unité, le DG Mike Borgonzi a répondu aux souhaits de son entraîneur chef en recrutant plusieurs footballeurs qu'il a connu auparavant avec d'autres équipes.  Dans un échange qui a été beaucoup critiqué, il a envoyé l'excellent plaqueur T'Vondre Sweat aux Jets de New York pour obtenir en retour Jermaine Johnson, un plaqueur qui a connu de loin une moins bonne saison que Sweat l'an passé.

Cependant, les observateurs ont aimé l'acquisition de l'agent libre John Franklin-Myers, qui a passé les deux plus récentes campagnes avec les Broncos de Denver.  Il est versatile et aidera Simmons sur le "pass rush". 

Jordan Elliott, qui a joué sous les ordres de Saleh à San Francisco l'an passé, complètera la première ligne de la nouvelle formation 4-3 des Titans.



Sur la seconde ligne, les principaux secondeurs seront Cedric Gray (photo ci-dessus), Cody Barton, et James Williams Sr.  Ils conservent leur poste de la saison dernière parce qu'on a jugé qu'ils pourront encore faire du bon travail cette année.  Gray et Barton changeront cependant de rôle en passant de l'ancienne formation 3-4, à la nouvelle formation 4-3.

Saleh a ajouté trois demis de coin à la tertiaire : Alontae Taylor, Cor'Dale Flott (ex Giants), et Joshua Williams (ex Chiefs).  Les deux premiers feront partie de la formation de départ. Taylor n'a pas connu une bonne saison l'an dernier avec les Saints.  Ce n'est pas un plaqueur fiable, surtout sur les jeux au sol. 

Amani Hooker et Kevin Winston Jr reviennent à la position de demi de sûreté.  Hooker est plutôt vulnérable en couverture sur les jeux de passe, et Winston a encore alourdi son dossier médical, de plus en chargé, en manquant la moitié de sa saison recrue l'an dernier, à cause d'une blessure aux ischio-jambiers.


Marcus Harris (photo ci-dessus) occupera la position de nickel back.  Il a bien joué la saison passée, dans un rôle à temps partiel.  Reste à savoir s'il pourra se débrouiller aussi bien dans un emploi à temps plein cette année.

D’après les prévisions, la tertiaire des Titans pourrait encore être le talon d’Achille de l’équipe en 2026-27, en grande partie à cause du rendement décevant des demis de coin, et de l’incertitude entourant les demis de sûreté.

Connaissant les méthodes de travail de Robert Saleh, on peut s'attendre à plusieurs rotation de personnel en défense.  Il voudra y intégrer notamment deux autres de ses anciens protégés, Jacob Martin et Tony Adams, ainsi que des recrues prometteuses, Keldric Faulk (un ailier versatile) et Anthony Hill (secondeur, photo ci-dessous).



Comme pour Daboll, Saleh fait face à tout un défi : redresser une brigade qui a croulé vers la cave du classement des défenses de la Ligue Nationale en 2025-26.  Mais il a fait ses preuves par le passé : cinq de ses six défenses précédentes ont fini dans le top-5 de la Ligue, dans la catégorie des verges accordées.  

Avec son savoir-faire et celui de Brian Daboll en attaque, les Titans devraient être loin de répéter le pire différentiel de points (-194) de la NFL, - hormis celui des Jets de New York (-204) -, de la saison dernière.

Sur les unités spéciales, le coach John Fassel a redressé une situation pitoyable, l'an passé.  Il a employé le receveur Chimere Dike sur les retours de botté.  Il l'a récompensé en devenant un All-Pro.
  


Son nouveau botteur de placements, Joey Slye (photo ci-dessus), - un ancien des Patriots et des Commanders -, a impressionné, pas tant par sa précision, que par la puissance de sa jambe.  Il a réussi neuf placements de 50 verges et plus, dont un de 58 verges. 

Insatisfait des performances du vétéran Johnny Hekker la saison dernière, Fassel fera appel aux services d'un nouveau botteur de dégagement, Tommy Townsend, qui a fait ses preuves au cours des deux plus récentes campagnes, avec les Texans de Houston.


D’après les bookmakers, les Titans du Tennessee ne seront favoris que dans deux matchs la saison prochaine, et les experts ne leur prédisent pas plus de cinq victoires.  Leurs chances de succès reposeront largement sur les progrès de leur jeune quart Cam Ward, ainsi que sur ceux de la nouvelle défense de Robert Saleh.

Ward en sera à sa deuxième année dans la NFL.  Est-il capable d'imiter Caleb Williams, un ancien premier choix de repêchage comme lui, qui a connu une campagne extraordinaire l'an passé, avec les Bears de Chicago, à sa deuxième saison dans le circuit Goodell ?  Il a conduit son équipe au titre de la division Nord de la Conférence Nationale.  

Ça ne risque pas d'arriver pour Ward et les Titans.  Mais les fans du club de Nashville peuvent toujours rêver...


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