dimanche 9 août 2026

SAISON 2026 DES DOLPHINS DE MIAMI : PARTIR DE ZÉRO AVEC UN BON REPÊCHAGE ET MALIK WILLIS POUR DIRIGER L'ATTAQUE...



Cette année, les partisans des Dolphins de Miami doivent s'attendre à voir un film d'horreur lorsqu'ils se rendront encourager leur club de football préféré.  En fait, avec un budget dont plus de la moitié sert à honorer des contrats exorbitants de joueurs qui ne sont plus avec l'équipe, la nouvelle direction des "Phins" a dû faire un grand ménage, signer des agents libres à rabais, et se fier sur le repêchage pour rebâtir la formation.  

Les résultats sur le terrain risquent d'être misérables, du moins à court terme.  D'après les experts et les prévisionnistes, le club du nouveau gérant général Jon-Eric Sullivan devrait se battre avec les Cardinals de l'Arizona pour le dernier rang au classement général de la NFL, cette saison.  Pour décrocher également le premier choix lors du repêchage prometteur de 2027.

Sullivan, et le nouvel entraîneur chef Jeff Hafley (photo ci-dessous) ont confié qu'ils veulent de la compétition pour tous les postes au camp d'entraînement de l'équipe cet été.  Et ce n'est pas par choix.  Rares sont les titulaires actuels qui sont assez bons pour avoir un poste assuré.



Par exemple, en attaque, pour le poste de quart arrière, ils ont signé l’agent libre Malik Willis, un remplaçant qui a passé la moitié de sa carrière de quatre ans avec les Titans du Tennessee et, plus récemment, avec les Packers de Green Bay.  

De tous les joueurs autonomes recrutés cette année par les Dolphins, c'est le seul qui va gagner un salaire annuel de plus de 1½ million de $$$.  Rappelons que le salaire minimum pour un joueur ayant entre trois et sept ans d'expérience est de 1 050 000 dollars.  Willis empochera 67,5 millions de $$$ au cours des trois prochaines saisons.  

Vu le peu d'espace libre sous le plafond salarial des Dolphins, presque tous les nouveaux joueurs de l'équipe n'ont que des ententes d'une seule saison.  C’est aussi pour garder une marge de manœuvre au cas où ces joueurs ne seraient pas à la hauteur cette saison.



Malgré seulement six départs en NFL, Malik Willis (photo ci-dessus) a montré suffisamment de talent et de potentiel pour persuader les dirigeants de l’équipe de Miami de lui confier le rôle de quart arrière dans leur formation partante.  

D’après le DG Sullivan, qui l’a vu jouer à Green Bay, Willis possède un bras de calibre élite dans la grande ligue.  C’est un athlète exceptionnel, avec un gabarit imposant, fort et puissant.  Il a de l’endurance, peut réussir de gros jeux en courant avec le ballon, et effectuer des passes précises aux trois niveaux de profondeur du terrain.

D’après Sullivan, Willis doit encore gagner en expérience, bien protéger le ballon, prendre les bonnes décisions sous pression, et maîtriser les détails du livre de jeux pour être plus fluide dans le rythme des séquences offensives.



Mais Willis aura du mal à réaliser tout ça parce qu'il sera mal soutenu par le personnel autour de lui.  À part le formidable demi offensif De'Von Achane (photo ci-dessus), un des meilleurs joueurs à sa position dans la NFL, il n'y a guère de valeurs sûres tant aux postes de receveurs que sur la ligne offensive.

On est loin de l'époque où les Dolphins comptaient sur une attaque aérienne redoutable avec le quart arrière Tua Tagovailoa, les super ailiers éloignés Tyreek Hill et Jaylen Waddle, ainsi que l'excellent ailier rapproché Darren Waller.   Ils sont tous partis ailleurs.  

Maintenant, Jeff Hafley et le nouveau coordonnateur offensif Bobby Slowik devront composer avec le pire groupe de receveurs de la NFL.  Il est formé de marginaux comme Jalen Tolbert, Malik Washington, et Tutu Atwell.  La saison dernière, ces trois receveurs substituts ont gagné un total combiné de 712 verges et aucun d'eux n'est bien coté selon Pro Football Focus.  Avec ce manque de ressources, il ne serait pas surprenant que Jeff Hafley offre aux recrues Chris Bell, Kevin Coleman Jr et Caleb Douglas l’opportunité de se mettre en valeur. 



Au poste d'ailier rapproché, c’est pareil.  Greg Dulcich (photo ci-dessus) n’a jamais disputé plus de dix matchs lors de chacune des quatre saisons de sa carrière à Denver, et l’an dernier à Miami.  En 26 matchs, il a capté 67 passes sur 104 lancées vers lui, pour des gains de 799 verges, et trois touchés.  Faute de mieux, l'ailier rapproché no 2 sera probablement la recrue Will Kacmarek, un choix de 3e ronde (87e) cette année.  C'est avant tout un bon bloqueur.

Avec si peu de ressources et l’une des pires lignes offensives du circuit Goodell, on peut s’attendre à ce que l’attaque des Dolphins mise sur le jeu au sol avec Achane et Willis, en multipliant les jeux d’option.  Le danger, c’est de trop utiliser Achane, 24 ans, et de l’user prématurément, avant qu’il atteigne son apogée, et que l’attaque de l’équipe soit plus performante dans quelques années.

En défense, la situation est la même, autrement dit, ce n’est pas fameux.  En vue de la reconstruction et en raison des contraintes budgétaires, le grand ménage a été fait.  Les seuls bons éléments ont été échangés ou libérés.  Pensons entre autres, au demi de coin étoile Minkah Fitzpatrick, maintenant avec les Jets de New York; au demi de sûreté Ashtyn Davis, rendu à San Francisco avec les Niners; ou au secondeur de ligne Chubb Bradley, qui s'aligne désormais avec les Bills de Buffalo.
 


Ce qui fait que les premières et troisièmes lignes de défense seront parmi les pires de la NFL.  La seule force véritable de cette unité se situera au niveau des secondeurs de ligne avec des joueurs fiables comme Jordyn Brooks, Tyrel Dodson, et la recrue Jacob Rodriguez.

Étant donné le peu de qualité dans ce département, il y aura même de la compétition dans les unités spéciales pour trouver des titulaires aux postes de botteurs et de retourneurs de bottés.  

Au camp d'entraînement, chez les botteurs de précision, Riley Patterson (27 en 29 la saison dernière) livrera bataille à Zane Gonzalez, un favori du nouvel instructeur des unités spéciales Chris Tabor, avec lequel il a déjà travaillé.  Les botteurs de dégagement Bradley Pinion et Seth Vernon vont rivaliser également au camp.


Malik Washington a été un des meilleurs retourneurs de bottés de la Ligue la saison passée, mais la recrue Kevin Coleman Jr (Missouri, choix de 5e ronde) sera essayée dans ce rôle au camp d'entraînement.

Pour aggraver encore la situation déjà fragile des Dolphins avec leur alignement instable, ils devront affronter l’un des calendriers les plus exigeants de la NFL en 2026-27.  Ils ne sont considérés favoris que pour deux matchs, contre les Jets de New York et les Raiders de Las Vegas. Ils pourraient même les perdre, car leurs chances de victoire ne sont que de 32 % et 27 %.

Bref, ce qui va compter dans cette saison perdue d'avance, ce sera d'évaluer les jeunes joueurs de la formation, de voir leur progression, et de se préparer à l'important repêchage de l'an prochain.

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samedi 8 août 2026

SAISON 2026 DES JETS DE NEW YORK : BEAUCOUP DE JEUNE TALENT MAIS AUCUNE GARANTI DE SUCCÈS AVEC GENO SMITH AU POSTE DE QUART ARRIÈRE...



Les dirigeants des Jets de New York ont été très actifs pendant l’intersaison de la Ligue Nationale de Football.  Après la saison catastrophique de l’an dernier (trois victoires en dix-sept matchs), des changements étaient nécessaires, et ils été nombreux depuis quelques mois.

Dans le onze partant en défense, on comptera huit nouveaux joueurs, dont deux recrues.  En attaque, au moins trois nouveaux titulaires devraient occuper des rôles clés dès le coup d’envoi du calendrier, le 13 septembre à Nashville, face aux Titans du Tennessee.

Il y a donc pas mal de boulot au camp d’entraînement des Jets, où l’entraîneur chef Aaron Glenn (photo ci-dessous) a changé pas moins de douze de ses vingt-deux entraîneurs adjoints après le fiasco de la saison passée.  Il va falloir intégrer tout ce nouveau monde et les amener à travailler efficacement ensemble, avec cohésion et coordination.  Un sacré défi !



Les Jets reviennent de loin après avoir vécu l’une des pires saisons de l’histoire de la NFL en 2025-26.  C’était leur dixième saison consécutive perdante, et leur 15e d'affilée sans atteindre les séries éliminatoires (depuis 2010), la plus longue période de “sécheresse” parmi tous les clubs des quatre grands sports professionnels en Amérique du Nord.

Ils ont entamé cette saison désastreuse en enchaînant sept défaites d’affilée, souvent sur des scores serrés.  Les choses se sont encore dégradées en seconde moitié de saison, lorsque les joueurs ont complètement lâché prise.  Ils ont perdu sept de leurs huit derniers matchs avec un écart d’au moins 13 points, affichant un différentiel de points de -157 sur cette période de débâcle.

Durant cette saison cauchemardesque, leur défense n’a réussi aucune interception, une première dans la Ligue Nationale depuis 1933.  Plutôt embarrassant pour Aaron Glenn, un spécialiste de la défense qui a passé 15 saisons dans la NFL en tant que demi de coin.  Cela explique également pourquoi la défense des Jets a alloué un énorme coefficient d'efficacité de 110,9 aux quarts arrières adverses. 



L'équipe newyorkaise est devenue la première de l’histoire de la Ligue à terminer dernière à la fois pour le différentiel de points (-203), le différentiel de revirements (-19), et celui des verges gagnées contre celles accordées (-1 564).  Ça montre à quel point les Jets ont été nuls !

On dirait que l’équipe est constamment en reconstruction d’une saison à l’autre, et après la déconfiture de l’an dernier, l’accent a été mis sur le renforcement de la défense.  Les Jets ont ainsi engagé un nouveau coordonnateur défensif, Brian Duker, mais c’est Aaron Glenn qui sera désormais chargé d’appeler les jeux défensifs depuis la ligne de touche.

Après avoir échangé l'ailier défensif Jermaine Johnson, et perdu le secondeur de ligne Quincy Williams sur le marché des agents libres (signé par les Browns de Cleveland), les Jets ont acquis plusieurs remplaçants dont les agents libres Joseph Ossai et Kingsley Enagbare (ailiers défensifs); le demi de coin Nahshon Wright, de mêne que le demi de sûreté Dane Belton.  De ce groupe, seul Wright, 27 ans, est âgé de plus de 26 ans. 



Les Jets ont aussi acquis le plaqueur défensif T'Vondre Sweat, et le demi de sûreté vedette Minkah Fitzpatrick (photo ci-dessus) via des échanges, et ils ont signé les agents libres David Onyemata, 33 ans, et Demario Davis, 37 ans.  

Deux recrues, David Bailey, - deuxième choix au total du dernier repêchage et formidable chasseur de QB dans les rangs amateurs → 14½ sacs à Texas Tech la saison dernière -, ainsi que le demi de coin D'Angelo Ponds (2e ronde, 50e choix), devraient rejoindre la formation partante.  

Ce dernier est de petite taille (5' 8", 182 lbs), mais il compense ce handicap par sa vitesse et son instinct sûr.  L'an passé à Indiana, les passeurs adverses n'ont compilé qu'un très faible coefficient d'efficacité de 42 quand ils ont lancé le ballon en sa direction.



Fitzpatrick a beaucoup d'expérience à 29 ans, et il sera un bon mentor pour cette talentueuse recrue (photo ci-dessus).  Il a réussi vingt-et-une interceptions en carrière et peut-être que grâce à lui, la tertiaire des Jets réussira enfin un vol de ballon !

Si tous ces nouveaux venus s’adaptent vite et apprennent à bien jouer ensemble, la défense des "Green Gang" devrait être meilleure que l’an dernier.  Il faut dire que le pas à franchir n’est pas vraiment élevé pour une telle amélioration.  



Le point fort de cette unité sera les secondeurs de ligne extérieurs avec les compétents Demario Davis, qui demeure un bon leader, et Jamien Sherwood (photo ci-dessus), qui a réussi 308 plaquages au cours des deux dernières saisons, le 2e total le plus élevé dans la NFL.

Les Jets disposaient de trois choix de première ronde après avoir conclu plusieurs échanges depuis l'an passé.  En plus de Bailey (photo ci-dessous), ils ont repêché deux receveurs prometteurs : le rapide ailier éloigné Omar Cooper Jr (30e), et le robuste ailier rapproché Kenyon Sadiq (16e), qui pourraient tous deux décrocher un poste de titulaire dans l’unité offensive.



Les Jets ont choisi de ne pas sélectionner de quart arrière en première ronde, jugeant la cuvée de prospects peu impressionnante cette année.  Ça s’annonce bien mieux de ce côté-là l’an prochain.  Ils ont tout de même misé sur le QB Cade Klubnik au 4e tour (110e), un choix que plusieurs experts considèrent comme gaspillé.

Klubnik sera le substitut de Geno Smith, le quart arrière no 1 des Jets, obtenu dans un échange avec les Raiders de Las Vegas, après que le club d'Aaron Glenn ait échangé leur QB régulier de l'an passé, Justin Fields, aux Chiefs de Kansas City, le 18 mars 2026.

Smith a connu une saison de misère l’année dernière avec les Raiders.  En 2025-26, mis à part Cam Ward, - la recrue des Titans du Tennessee -, Smith, un vétéran de 35 ans, repêché en 2013 par les Jets et ayant passé quatre saisons avec eux, a été le moins performant des quarts réguliers de la NFL.  Il a dominé la Ligue la saison passée en subissant 17 interceptions et 55 sacs.



Frustré tout au long de la saison, il en est même venu à invectiver des partisans qui le huaient, à Las Vegas (photo ci-dessus faisant deux doigts d'honneur), un comportement inacceptable révélant un net manque de professionnalisme.  En plus, il fait l’objet d’une enquête policière pour une altercation qu'il aurait eu avec son ex petite amie, ce qui pourrait lui valoir une suspension de la NFL.

Il avait pourtant brillé auparavant durant trois excellentes saisons avec les Seahawks de Seattle, mais beaucoup d’analystes estiment qu’à son âge, il pourrait bien être un joueur fini.  Il n’a qu’un contrat d’un an pour la prochaine campagne.  À ce stade de sa carrière, le mieux pour lui serait de servir seulement de quart substitut.

En attaque, les Jets peuvent compter sur un solide atout au champ arrière avec le porteur de ballon Breece Hall.  L’an dernier, il a franchi pour la première fois de sa carrière la barre des 1 000 verges au sol (1 065), tout en captant 36 passes pour un total de 350 verges.  Il est très polyvalent, brise de nombreux plaquages, et assure une bonne protection en blocage lors des situations de passe.



On ne peut pas en dire autant du groupe de receveurs. Seul Garrett Wilson (photo ci-dessus) est une valeur sûre, mais il n’a joué que sept matchs la saison dernière en raison de blessures.  Les Jets comptent sur la recrue Omar Cooper Jr pour s’imposer dès ses débuts dans la Ligue, et sur Adonai Mitchell pour progresser suffisamment afin de devenir un ailier espacé fiable.  Ça reste à prouver...

Au poste d'ailier rapproché, la recrue Kenyon Sadiq devra aussi s’illustrer, car les Jets n’ont pas beaucoup d’options valables à cette position.  On entend beaucoup d'éloges à son sujet : il a beaucoup de talent, est très fort pour briser les plaquages, bloque efficacement, et possède une belle accélération après avoir attrapé le ballon.  Il a connu une carrière collégiale impressionnante à Oregon.  

Si Cooper et Sadiq jouent bien et représentent de vraies menaces pour les défenses adverses, cela permettra à Garrett Wilson d’être moins étroitement surveillé et de se démarquer plus facilement.  Le talentueux retourneur de bottés Isaiah Williams (photo ci-dessous) pourrait aussi être sollicité en renfort, si les receveurs réguliers de l’équipe ne sont pas assez performants. 



La ligne offensive reste de bonne qualité malgré les pertes des gardes Alijah Vera-Tucker, parti rejoindre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, et John Simpson, qui a signé un contrat de trois ans pour 30 millions de $ avec les Ravens de Baltimore.  

Pour maintenir la solidité de leur ligne à l'attaque, le nouveau coordonnateur offensif Frank Reich mise sur la progression des plaqueurs Olu Fashanu et Armand Membou, sélectionnés au premier tour en 2024 et 2025.  Leur point fort reste leur efficacité à protéger le quart arrière dans les situations de passe.

Si Geno Smith peut être compétitif et assez compétent pour bien remplir ses tâches, et que ses receveurs recrues répondent aux attentes, l'attaque des Jets pourrait réserver d'agréables surprises.  Mais rien n'est moins certain.  La plus grande faiblesse de l’équipe se trouve au poste clé de quart arrière, car si Smith échoue, ce n’est pas la jeune recrue Cade Klubnik (photo ci-dessous) qui pourra sortir les Jets du pétrin.



Pour offrir plus d'occasions à cette offensive remaniée de se mettre en marche et de progresser sur le terrain, la nouvelle défense des Jets devra multiplier les arrêts et réduire les gains des attaques adverses pour lui redonner le ballon plus souvent.  

Pour atteindre cet objectif, les chasseurs de quart David Bailey et Will McDonald IV (photo ci-dessous) devront faire un excellent travail et provoquer des pertes de terrain pour les attaques adverses.  Cependant, avec un gabarit modeste d’environ 250 lbs, des doutes subsistent quant à leur capacité à freiner efficacement l'attaque au sol des opposants.



Côté unités spéciales, les Jets rencontrent quelques soucis après avoir perdu leur vétéran botteur de précision Nick Folk, parti en tant qu’agent libre pour rejoindre les Falcons d’Atlanta.  Son successeur, Cade York, 25 ans, manque encore d’expérience, avec seulement 45 tentatives de placement à son actif.

Avec Folk et les redoutables retourneurs de bottés Isaiah Williams et Kene Nwangwu (photo ci-dessous), les Jets comptaient l’an dernier parmi les trois meilleures unités spéciales de la NFL.



Après avoir terminé au dernier rang de leur division la saison passée, les Jets évoluent toujours dans cette section relevée où figurent deux prétendants au Super Bowl : les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Bills de Buffalo.  

Leur seule chance de ne pas finir une fois de plus au bas du classement, c’est que leurs autres rivaux de division, les Dolphins de Miami, soient encore moins performants qu’eux.  

Les parieurs ne prédisent que deux victoires à ces derniers en 2026-27, tandis qu’ils estiment que les Jets pourraient en décrocher entre cinq et sept, à condition que Geno Smith joue correctement, et que les nouveaux joueurs en défense apportent un vrai plus.
      


Mais ça fait beaucoup de conditions pour que tout se passe bien pour les Jets. Ce n’est jamais très bon signe… Et nombreux sont ceux qui doutent des compétences d’Aaron Glenn en tant qu’entraîneur chef. 

C’est pareil pour le propriétaire de l’équipe, Woody Johnson, qui gère la franchise avec son jeune frère Christopher.  Après tout, ne dit-on pas qu’une entreprise reflète la manière dont elle est dirigée ? 

De plus, si les Jets remportent trop de matchs, ils reculeront au prochain repêchage et risqueraient de perdre leur objectif principal pour 2027 : sélectionner à l'encan amateur le meilleur quart arrière disponible pour l'avenir pour leur formation.  Sur papier, il semble toutefois qu’ils aient enfin jeté de bonnes bases ce printemps pour la reconstruction de l’équipe.  On verra ce que ça donnera sur le terrain...       

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vendredi 7 août 2026

SAISON 2026 DES BILLS DE BUFFALO : JOSH ALLEN A-T-IL REÇU L'AIDE POUR ENFIN ATTEINDRE LE SUPER BOWL ?


C’était vraiment déchirant : voir le meilleur quart arrière de la NFL, Josh Allen, en larmes, en point de presse devant les journalistes, près du vestiaire de son équipe, après une nouvelle défaite en séries éliminatoires, à Denver, le 17 janvier dernier.  Même s’il s’était donné corps et âme et avait encore joué comme le Superman qu’on connaît, Allen a assumé la responsabilité de cette défaite crève-cœur de 33 à 30 contre les Broncos.

Certains de ses coéquipiers des Bills de Buffalo avaient aussi les larmes aux yeux après cet autre échec amer.  Était ce en voyant leur leader exceptionnel pleurer ?  Ou parce qu’ils se sentaient coupables de ne pas l’avoir suffisamment soutenu pour enfin le voir triompher dans cette inlassable quête d’un Super Bowl qui lui échappe depuis huit longues années  ?

Depuis 2017, seuls les Chiefs de Kansas City ont remporté plus de matchs que les Bills de Buffalo, - avec trois victoires en cinq participations au Super Bowl -.  Durant cette période, l’équipe menée au front par Josh Allen est la seule en NFL à s’être qualifiée sept saisons consécutives pour les séries éliminatoires.  Sans toutefois arriver à la terre promise...



Même s’ils ont souvent aligné de bonnes équipes depuis une trentaine d’années, les Bills n’ont jamais retrouvé le Super Bowl depuis la période 1991-1994, lorsqu’ils avaient encaissé quatre défaites consécutives dans ce match de championnat de la NFL.

Ces dernières années, Josh Allen a souvent croisé de grands quarts arrières qui lui ont barré la route vers le match ultime : Patrick Mahomes des Chiefs, Joe Burrow des Bengals de Cincinnati, ou encore Tom Brady des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Cette saison, aucun d’eux n’était là pour l’arrêter.  

L’occasion était donc idéale pour Allen et son équipe de réaliser leur rêve : atteindre le Super Bowl tant convoité depuis longtemps par eux et leurs nombreux partisans.

C’est aussi pour ça que plusieurs joueurs des Bills avaient les larmes aux yeux après cette défaite amère à Denver : l’impression d’avoir encore une fois déçu leurs centaines de milliers de fans.  De ne pas avoir tenu une vieille promesse de championnat, alors même qu’ils peuvent compter sur l’un des meilleurs quarts arrières de sa génération.



Allen a maintenant 30 ans, et la possibilité de gagner le trophée Vince Lombardi est encore là.  Mais pour combien de temps ?  Même s'il transporte son club sur ses épaules, il ne peut pas tout faire seul, il a besoin de plus de soutien.

Le propriétaire des Bills, Terry Pegula (photo ci-dessus), était présent lors du point de presse d’Allen à Denver, le 17 janvier.  Il a vu toute la douleur de "l'agonie de la défaite" dans les yeux larmoyants de son quart arrière vedette.  Il en a déduit que des changements étaient nécessaires pour que son équipe franchisse enfin la dernière étape vers le Super Bowl, car il y a plus que jamais urgence en la demeure...

Deux jours plus tard, il remerciait l’entraîneur chef Sean McDermott, malgré son impressionnant bilan gagnant avec les Bills depuis 2017 (98 victoires et 50 défaites en saison régulière, ainsi que huit gains et huit revers en séries éliminatoires).



Plusieurs candidats ont été interviewés pour pourvoir le poste vacant, mais les Bills ont choisi de promouvoir Joe Brady (photo ci-dessus), qui continuera également à assumer les fonctions de coordonnateur offensif, poste qu’il occupe depuis novembre 2023.  

Il partagera ces dernières responsabilités avec Pete Carmichael Jr, un coach expérimenté avec qui il a déjà collaboré lorsqu’ils étaient ensemble chez les Saints de La Nouvelle Orléans en 2017 et 2018.

Les Bills ont également nommé un nouveau coordonnateur défensif, Jim Leonhard, qui a déjà annoncé qu’il passerait au système 3-4 au lieu du 4-2-5 qui est utilisé depuis neuf ans par McDermott. 
 


Les vétérans de la défense ne sont pas familiers avec cette approche.  Le joueur de ligne défensive Ed Oliver (photo ci-dessus) a même affirmé que tout ce qu’il avait appris à son poste, en première ligne, semblait maintenant perdu, et qu’il devrait réapprendre à jouer dans ce nouveau système.  

C’est d’ailleurs une préoccupation pour les supporters de l’équipe.  Combien de temps faudra-t-il avant que les ajustements liés à cette nouvelle défensive portent leurs fruits ?  En attendant, est-ce que ça va nuire aux performances de cette défense, grande responsable des insuccès du club en séries éliminatoires depuis huit ans  ?

Le plus grand changement en passant du 4-2-5 au 3-4, c’est que Greg Rousseau (photo ci-dessous) et Michael Hoecht devront s’adapter.  Depuis leurs positions habituelles à l’intérieur de la première ligne, ils devront dorénavant s’aligner davantage vers l’extérieur, et parfois assumer de nouvelles responsabilités en couverture de passes. 



Sous la houlette des nouveaux entraîneurs, on a procédé à un grand ménage, surtout en défense.  Ont été libérés ou échangés : les demis de coin Taron Johnson, Dane Jackson, Dorion Strong, MJ Devonshire et Daryl Porter Jr.; ainsi que les demis de sûreté Taylor Rapp et Wande Owens.  Ils ont été remplacés par le demi de coin Dee Alford (ex-Falcons d’Atlanta), et les demis de sûreté Geno Stone (ex-Bengals de Cincinnati) et C.J. Gardner-Johnson (ex-Texans et ex-Bears).

Les secondeurs de ligne restent la principale faiblesse de l’équipe, avec le fragile Terrel Bernard, souvent blessé, et Dorian Williams, un joueur qui pourrait être amené à jouer un rôle plus important cette saison, lui qui n’a été qu’un joueur à temps partiel lors de ses trois premières années avec l’équipe.

Les chasseurs de quart des Bills n’ont réussi que 36 sacs en 2025-2026, mais avec le système 3-4, Jim Leonhard pense qu’ils pourraient faire mieux cette saison grâce à des permutations de joueurs et des blitz.
 


Les Bills manquent aussi de profondeur au poste de demi de coin.  Mis à part Christian Benford (photo ci-dessus), l’un des meilleurs de la NFL à sa position, il y a peu de coéquipiers de qualité pour l’épauler.  Les Bills sont mieux pourvus aux postes de demis de sûreté grâce à la signature de Gardner-Johnson, et à l’apport de Cole Bishop, qui devrait continuer à progresser cette saison.  

Depuis 2020, lors des défaites qui ont conduit à leur élimination en séries éliminatoires, la défense des Bills a accordé en moyenne 33,2 points par match.  Josh Allen n’a donc pas à porter seul la responsabilité de ces éliminations... loin de là !

En attaque, Allen aurait bien besoin de plus de soutien aussi, surtout au niveau des receveurs éloignés.  Pour le jeu au sol, il peut compter sur James Cook, le porteur de ballon le plus productif de la NFL la saison dernière avec 1 621 verges de gains.  Cook (photo ci-dessous) est bien secondé dans le champ arrière par Ray Davis, qui affiche d’excellentes moyennes de 4,7 verges par course, et de 8,6 verges par réception de passe. 
 


La ligne offensive fait aussi partie du top 5 de l'élite du circuit Goodell, mais elle pourrait être affaiblie après le départ du garde à gauche David Edwards, maintenant un membre des Saints de la Nouvelle Orléans, et qui n'a pas vraiment de remplaçant de son niveau chez les Bills.

Quand les fans, les analystes, et les journalistes ont fait remarquer à l’entraîneur Sean McDermott qu’il manquait au moins un bon receveur espacé dans son équipe, l'an passé, il a nié ce qui paraissait pourtant évident, vu les stats plutôt médiocres des principales cibles de Josh Allen. 

Le « moins pire » receveur de longue distance des Bills, Khalil Shakir (photo ci-dessous), n’a totalisé que 719 verges de gains aériens la saison dernière.  Sa moyenne par passe captée était plutôt faible, à seulement dix verges par réception. 
 


Parce que ses receveurs de longue distance ne parvenaient pas à se démarquer suffisamment, Josh Allen a subi 40 sacs en 2025-26.  Il tenait le ballon trop longtemps en attendant que ses receveurs se libèrent.  Pas idéal, disons ! 

Pour combler leur manque de vitesse en attaque aérienne, les Bills ont acquis DJ Moore (photo ci-dessous) dans un échange avec les Bears de Chicago.  Toutefois, Moore, 29 ans, ne fait pas l’unanimité chez les experts.  Après une première saison prometteuse avec les Bears en 2023 (96 réceptions pour 1 364 verges), ses statistiques n’ont cessé de baisser par la suite (966 verges en 2024, puis seulement 682 l’an dernier).  



Son éthique de travail a chuté de la même manière après avoir signé son extension de contrat de 110 millions de dollars sur quatre ans en 2024.  Au point que les Bears voulaient s’en débarrasser.  Ce n'est pas le genre de "gazelle" qui peut étirer le terrain.  Il lui manque la robustesse et l’intensité nécessaires pour briser les plaquages.  Et ces dernières années, il semble souvent manquer de concentration.

Les Bills espèrent qu’il retrouvera son niveau de 2023 ainsi que celui de ses belles saisons passées avec les Panthers de la Caroline, où il avait brillé sous la supervision de Joe Brady en 2020 et 2021.  Au moins, il conserve des mains sûres, car il laisse rarement échapper des passes.  



Malgré ses récentes contre-performances, Moore peut encore s’imposer comme le meilleur receveur de sa nouvelle équipe, et offrir à Josh Allen une meilleure option que l’an dernier pour les longs gains aériens.    

Brady compte aussi sur des receveurs comme Josh Palmer et Keon Coleman pour en offrir davantage.  Avec Josh Allen, le meilleur quart arrière de la Ligue, l’attaque aérienne devrait pouvoir dépasser les 216,6 verges par match de l’an dernier (15e rang NFL).  

À ce niveau, les receveurs éloignés doivent contribuer beaucoup plus.  Il n’est pas normal que les receveurs les plus productifs soient les ailiers rapprochés Dalton Kincaid et Dawson Knox.


Avec leur puissante attaque au sol, à laquelle contribue grandement Josh Allen comme coureur, les Bills ont terminé la saison dernière au 4e rang de la NFL pour les verges totales par match avec 376,3.  Mais un peu plus de variété et de complémentarité avec le jeu aérien rendrait cette offensive encore plus redoutable.

À cause des points d'interrogations au sujet de la défensive, cette attaque devra produire encore davantage cette saison pour assurer le succès du club sur le terrain.  Les Bills devraient se battre jusqu'à la fin contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour le championnat de la division Est de la Conférence Américaine.

Et si tout se mettait en place, aussi bien en défense qu’en attaque, après les récents changements, qui sait si les Bills ne finiraient pas enfin par atteindre ce Super Bowl qui leur échappe depuis si longtemps ?

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