vendredi 4 septembre 2026

SAISON 2026 DES VIKINGS DU MINNESOTA : KEVIN O'CONNELL JOUE LE TOUT POUR LE TOUT AVEC KYLER MURRAY AU POSTE DE QUART ARRIÈRE PARTANT...



Après le congédiement du gérant général Kwesi Adofo-Mensah, à la fin du mois de janvier dernier, son remplaçant, Nolan Teasley, se retrouvait avec le gâchis financier qu'il avait laissé en partant.  

Le nouveau DG avait la lourde tâche de remettre la maison en ordre en réglant d'abord l'épineux problème du respect du plafond salarial.  Pour ce faire, il devait entreprendre un grand ménage : abandonner de gros contrats, afin de se donner une marge de manœuvre, que son prédécesseur avait négligée.

Bien sûr, son entraîneur chef, Kevin O'Connell, devait être consulté pour décider quels joueurs laisser partir, et quels remplaçants recruter.  Tout ça en gardant en tête de mettre de l’argent de côté pour réussir à boucler le nouveau budget.



Cette opération délicate tombait au moment où Teasley (photo ci-dessus) et O'Connell devaient composer avec un contexte compliqué par la concurrence acharnée des trois autres équipes de leur division (Nord de la Conférence Nationale).  

L'an dernier, les Vikings devaient rivaliser dès le départ avec les puissances que représentaient les Lions de Détroit et les Packers de Green Bay.  Mais Ben Johnson ayant relevé les Bears de Chicago jusqu'au point qu'ils ont remporté le titre de la section Nord, voilà que Kevin O'Connell doit préparer sa formation à faire face à une triple opposition redoutable, cette saison, avec une masse salariale restreinte.

Que faire dans une telle situation ?  La saison dernière, son équipe avait été éliminée malgré une fiche passable de neuf victoires, huit défaites.  Sa défensive, menée de main de maître par son brillant coordonnateur Brian Flores, (photo ci-dessous) n'était pas en cause.  Elle a terminé au 3e rang de la NFL pour les verges accordées par match (282,6) et au 7e pour les points concédés avec 19,6.



C'était plutôt l'attaque qui était à blâmer, 26e pour les points marqués (20,2 par rencontre) et 28e pour les verges gagnées (275 en moyenne par partie).  Cette faiblesse ne pouvait être attribuée ni aux receveurs, ni aux demis offensifs, ni même à la ligne offensive.  Le véritable responsable était sans aucun doute le quart arrière, J.J. McCarthy, qui, en dix matchs, avait affiché les pires statistiques de rendement pour un pivot de la NFL en 2025-2026.

Il n’était pas question pour Kevin O’Connell d’affronter la rude concurrence de sa division avec McCarthy dans son onze de départ, la saison prochaine.  Il pense avoir trouvé la solution avec l'acquisition de Kyler Murray, un rejet des Cardinals de l'Arizona.  De plus, il ne coûte que le salaire minimum de 1,3 million de dollars pour un an, les Cards acceptant de payer le reste de son contrat (35,5 millions) pour s'en débarrasser.

Tout premier choix au repêchage de 2019, Murray n'a pas livré la marchandise avec les Cardinals, comme le montre son bilan de 38 gains, 49 échecs, et un match nul, comme quart partant.  Il a mené son club à une seule participation aux séries éliminatoires, en 2021, une défaite cinglante de 34 à 11 contre les Rams de Los Angeles.



Mais Kevin O'Connell (photo ci-dessus) pense qu'il peut faire avec lui ce qu'il a réussi avec Sam Darnold, il y a deux ans.  Ce piètre passeur n'allait nul part, avec une carrière décevante, avant de se joindre aux Vikings et de les conduire à un dossier incroyable de 14 victoires, trois revers, en 2024-25, ce qui a d'ailleurs valu à Kevin O'Connell le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.  

L'année suivante, refusant de lui accorder une substantielle augmentation de salaire, les Vikings l'ont laissé partir, et il est allé gagner le Super Bowl avec les Seahawks de Seattle, en février dernier.

À première vue, Kyler Murray ne cadre pas dans le style de quart que O'Connell aime.  Le coach des Viks préfère les quarts arrières qui reçoivent le ballon directement sous le joueur de centre pour favoriser le "play action", et restent dans la pochette pour lancer le ballon.  Tandis que Murray est un adepte de la position "shotgun", et est réputé pour sortir de la zone de protection, que ce soit pour effectuer ses passes, ou courir lui-même avec le ballon.  Ça peut s'expliquer par sa petite taille (5'10") qui l'empêche souvent de voir par-dessus les grands joueurs massés sur la ligne de mêlée.



Ce que Kevin O'Connell apprécie de Kyler Murray c'est la précision de ses passes (67,1 % taux de complétion), et son ratio "passes de touché vs interception" (121:60).  Il est important que Murray limite les revirements, car O'Connell a expliqué que par le passé, lorsque son équipe a commis autant ou moins de revirements que l’adversaire, les Vikings ont affiché un bilan de 35 victoires pour seulement quatre défaites.  

La saison dernière le quart J.J. McCarthy a multiplié les erreurs en redonnant le ballon aux adversaires 14 fois en dix matchs.  Un problème de "mécanique", dans son geste de passe, expliquerait ses tirs imprécis.

Quoi qu'il en soit, si Murray pouvait seulement être moyen dans ses performances, ça pourrait suffire à O'Connell et aux Vikings, étant donné le talent qui l'entoure : une bonne ligne offensive, des receveurs dangereux, et des demis offensifs convenables.



Sur la ligne offensive, le bloqueur à gauche, Christian Darrisaw (photo ci-dessus) a bien performé l'an passé, mais pas à son niveau d'excellence habituel.  Il n’a joué que dix matchs et s’est retiré assez tôt de cinq autres, semblant ménager le genou qu’il s’était blessé la saison précédente.

Le garde à gauche, Donovan Jackson a connu une saison recrue intéressante l'an dernier.  Son blocage sur les jeux au sol est à améliorer, mais en protection sur les jeux de passe il a assez bien fait, ne permettant que deux sacs (aucun dans les neuf derniers matchs) et cinq coups sur les quarts arrières.  Selon les entraîneurs, ce choix de première ronde en 2025 apprend vite, comme le prouve sa progression en seconde moitié de saison.  C'est prometteur pour cette année et celles à venir.

Pour sa part, Blake Brandel reviendra au centre, comme l'an passé, même si sa position naturelle est garde ou bloqueur.  D'ailleurs, peu familier à la position de centre, il éprouve des difficultés lors des remises de ballon, un point technique à améliorer, tout comme sa discipline, puisqu'il écope de trop de pénalités.  Sinon, sa polyvalence, son intelligence du jeu, sa facilité à lire les défensives ennemies, le servent bien, surtout en protection de passe.  Il prend la relève de Ryan Kelly, contraint de prendre sa retraite l’an dernier, après avoir subi ses quatrième, cinquième et sixième commotions cérébrales. 



Le garde à droite Will Fries (photo ci-dessus) a sous performé en 2025 après avoir été obtenu des Colts d'Indianapolis, où il s'était fracturé une jambe.  Revenu au jeu sans préparation physique adéquate, après sa période de réhabilitation, il a quand même réussi à jouer sur 99 % des jeux offensifs des Vikings, un exploit digne de mention !  Il a concédé trois sacs, quatre coups sur ses quarts arrières, et 37 pressions.  Il se dit maintenant à 100 % de ses capacités, ne ressent plus de douleur, et est prêt à entamer du bon pied la prochaine campagne, avec comme objectif de retrouver son niveau de jeu d'avant sa blessure à la jambe.

Le bloqueur à droite Brian O'Neill a été la star de cette ligne offensive, en 2025.  C'est une valeur sûre dans les deux phases du jeu : protection et blocage.

La plus grande force de l'attaque des Vikings, est leur groupe d'ailiers espacés.  Depuis sa saison recrue en 2020, Justin Jefferson a été le meilleur receveur de la NFL, peut-être à égalité avec Ja'Marr Chase, des Bengals de Cincinnati.  Ses stats ont beaucoup baissé l'an dernier, avec 1 048 verges de gains et seulement deux touchés, mais le manque de bons quarts arrières chez les Viks y est sûrement pour quelque chose...



Son coéquipier Jordan Addison (photo ci-dessus) a aussi subi les mêmes conséquences et a vu sa production diminuer.  Mais à seulement 24 ans, sa progression reprendra avec un passeur plus respectable et performant.

Il y a du nouveau au poste d'ailier éloigné no 3.  Jauan Jennings, l'ancien vétéran de cinq saisons avec les 49ers de San Francisco, remplace Jalen Nailor, recruté par les Raiders de Las Vegas.  Il cadre parfaitement dans les besoins de sa nouvelle équipe par son physique imposant de 6'3", 212 lbs, qui l'avantage pour les attrapés contestés, ce qui manquait dans le personnel des Vikings.  

Sa robustesse fait en sorte qu'il peut quasiment servir d'ailier rapproché pour saisir des passes en milieu de terrain, ou à courte distance dans la zone rouge (red zone).  Il a marqué neuf touchés avec les Niners la saison dernière. 



C'est un des meilleurs ailiers offensifs de la Ligue pour bloquer sur les jeux au sol.  Au Minnesota, il bénéficiera de la présence de Justin Jefferson (photo ci-dessus) qui attire toujours les couvreurs des défenses adverses, ce qui laissera d'autant plus d'espace à Jennings pour se faufiler entre les zones extérieures.

Si Jennings peut presque passer pour un ailier rapproché à cause de son style physique, ça adonne bien car l'ailier rapproché officiel, T.J. Hockenson, est en déclin depuis qu'il a été blessé gravement à un genou en décembre 2023.  Il a même dû accepter une baisse de salaire cette année, et il pourrait être remercié de ses services si ça ne clique pas avec Kyler Murray cette saison...

Au chapitre du jeu au sol, les demis offensifs Aaron Jones Jr et Jordan Mason ont connu une assez bonne saison en 2025-26.  Jones aura 32 ans au début décembre, et il a effectué moins de courses que son coéquipier porteur de ballon (132 contre 159 pour Mason).  Sa faiblesse, c'est qu'il a fini au dernier rang de la Ligue pour le nombre de plaquages brisés, en 2025-26.  



Mason (photo ci-dessus) a gagné en moyenne 4,8 verges par portée contre 4,2 pour Jones.  Mais ce dernier a été plus sollicité pour l'attaque aérienne en captant 28 passes pour une moyenne de 7,1 verges de gains par attrapé.  Mason n'a que 28 réceptions à son crédit, en quatre ans de carrière.   

En joignant leurs forces, les deux compères ont apporté en moyenne 112,9 verges de gains totaux par match, à l’attaque de leur équipe. Mais au final, en additionnant tous les gains combinés des coureurs du club du Minnesota en 2025-26, cela les place seulement à la 23e position du circuit Goodell. 

Au plus récent repêchage, les Viks ont sélectionné l'intriguant demi offensif Demond Claiborne, un gars ultra rapide qui court le 40 verges en 4,37 secondes.  Il pourrait occasionnellement servir de "changement de vitesse" dans le champ arrière de son club, et aussi sur les unités spéciales, comme retourneur de bottés.  À 5'10", 188 lbs, sa petite taille pourrait toutefois le désavantager.



Finalement, la recrue Max Bredeson (5e tour, Michigan ⇨ no 45 photo ci-dessus) remplacera C.J. Ham (parti à la retraite) à la position de "full back".  À Michigan il a démontré un grand talent comme bloqueur.

Pour respecter le plafond salarial, le nouveau gérant général Nolan Teasley a dû effectuer des coupures dans la brigade défensive.  Les joueurs de ligne Jonathan Allen (Cincinnati) et Javon Hargrave (Green Bay) ont signé des contrats avec d'autres équipes, et Jonathan Greenard a été échangé aux Eagles de Philadelphie contre deux choix de repêchage de 3e ronde.  

Harrison Smith a été "techniquement" libéré par les Vikings après 14 saisons, mais il n'a pas encore décidé s'il prendra sa retraite.  Il pourrait signer une nouvelle entente pour revenir avec l'équipe.  Il n'a pas participé au camp d'entraînement ni aux matchs pré saison.



Le coach de l'unité défensive 3-4 des Viks, Brian Flores, va semble-t-il remplacer Greenard par Dallas Turner (photo ci-dessus), qui a dominé pour le nombre de sacs (8) pour les Vikings, la saison dernière.  Les trois autres postes de secondeurs de ligne seront occupés par Eric Wilson, Blake Cashman, et Andrew Van Ginkel, trois gars dans la trentaine qui sont bien établis dans la grande ligue.  La recrue Jake Golday (2e tour, Cincinnati) les remplacera quand ils auront besoin de reprendre leur souffle sur les lignes de côté...

Turner est le plus équilibré du quatuor, avec de bonnes performances autant en couverture de passe que pour contrer le jeu au sol.  Sur le "pass rush" il a réussi 42 pressions l'an passé. 

Wilson et Blake excellent pour stopper les coureurs adverses, mais en arrachent contre les jeux aériens.  Van Ginkel (photo ci-dessous) est généralement fiable.  



Comme les autres joueurs de l'unité défensive, les secondeurs doivent se tenir prêts à tous moments, car Flores commande souvent le blitz (48 % des jeux, les plus proches défenses des autres équipes - Falcons, Chiefs, Bucs - sont à 33 ou 34 %).

Le trio qui compose la première ligne de défense manque d'expérience mais est d'assez bonne qualité.  Levi Drake Rodriguez a seulement 18 matchs d'expérience et devra s'améliorer car il a été peu convaincant l'an passé (note de 57,8 selon Pro Football Focus).  Jalen Redmond a mieux joué surtout pour neutraliser le jeu au sol.  Il a du talent pour bien servir coach Flores sur le blitz et le pass rush.  Il a réussi 35 pressions qui ont résulté en un total combiné de neuf sacs et coups sur les quarts arrières opposés. 

Le groupe de partants est complété par la recrue Caleb Banks (1ère ronde, Florida) un colosse de 6'6" 327 lbs, dont on dit beaucoup de bien.  Il est vif, rapide, et un chasseur de quart redoutable, promis à un statut de vedette dans la NFL.



Le plus drôle c'est qu'il aura pour substitut une autre recrue, Domonique Orange (3e tour, Iowa State ⇨ no 97 photo ci-dessus), surnommé "Big Citrus" !  Il sera employé dans une rotation quand ce sera nécessaire et utile.

Du côté de la tertiaire, la recrue Charles Demmings (5e ronde, SF Austin) a fait tourner les têtes aux essais ("combine"), et il a tellement impressionné au camp d'entraînement, qu'il semble avoir volé le poste de demi de coin partant à Isaiah Rodgers.  

L'autre demi de coin sera James Pierre, (photo ci-dessous) un nouveau venu qui a été surtout un réserviste avec les Steelers de Pittsburgh depuis six ans.  Brian Flores le voyait dans sa soupe et désirait l'avoir dans sa formation depuis un bout de temps !  En 255 couvertures de passe l'an dernier, Pierre n'a alloué que 16 réceptions sur 35 ciblées, il a rabattu neuf passes, et réussi une interception.  Il a mérité la meilleure note de PFF pour son travail (88,1) parmi tous les demis de coin de la NFL.
  

Avec Rodgers, qui a bien performé la saison dernière, le groupe de demis de coin des Vikings est solide.

On ne peut pas en dire autant des demis de sûreté.  Si Theo Jackson s'en est assez tiré l'an passé, Byron Murphy Jr (nickel), et Josh Metellus, ont eu de la difficulté en couverture de passe.  Ce sera un point faible à surveiller pendant la prochaine campagne.

Faute de budget, les Vikings sont restés discrets sur le marché des agents libres et ont dû se serrer la ceinture.  Les experts leur ont donnés la 4e plus basse note pour leur recrutement durant l'intersaison, et les trois équipes pires qu'eux n'avaient pas de choix de première ronde au repêchage de cette année...



Les unités spéciales peuvent compter sur le meilleur botteur de précision de la NFL, Will Reichard (photo ci-dessus), nommé  sur la première équipe d'étoiles, la saison dernière.  En deux ans de carrière, le jeune homme de 25 ans n'a jamais raté une seule transformation, et l'an passé, il a manqué seulement deux tentatives de placement (33 réussis en 35 au total, son plus long a été de 62 verges) et c'était sur 50 verges et plus. 

Le bon vieux botteur de dégagement Johnny Hekker, 36 ans, est arrivé au Minnesota ce printemps pour remplacer Ryan Wright, qui a signé un gros contrat avec les Saints de la Nouvelle Orléans.  Mais, coup de théâtre, il a perdu sa bataille au camp d'entraînement contre la recrue Brett Thorson, un Australien de 26 ans.  Hekker a été libéré par les Vikings le 30 août, pour redevenir agent libre.

Le petit receveur réserviste Myles Price, 5'9", 183 lbs s'occupera des retours de bottés.  Il en a réalisé huit très longs la saison dernière, mais il a tendance à mal protéger le ballon.  Le petit bolide, la recrue Demond Claiborne, pourrait bien le défier pour lui prendre sa place.

Les analystes et les experts ne croient pas que le projet de Kevin O'Connell visant à relancer la carrière de Kyler Murray soit réaliste.  De plus, ils pensent que la défense des Vikings a perdu quelques joueurs clés durant l’intersaison et que, sans être complètement affaiblie, elle sera moins performante que l’an dernier, malgré toute l’expertise de son entraîneur Brian Flores pour la maintenir à un haut niveau.

Néanmoins, si Kyler Murray parvient à offrir une performance ordinaire ou moyenne, comme il l’a fait depuis le début de sa carrière, il pourrait bien réussir sa part de jeux explosifs, grâce à l’excellent groupe de receveurs dont il dispose en attaque, et par son talent de coureur sur le jeu au sol.  Est-ce que ce sera suffisant pour faire gagner sa nouvelle équipe ? 
   
À moins qu'il soit complètement perdu dans le système offensif de Kevin O'Connell, qui sera nouveau pour lui, il ne devrait pas lancer 21 interceptions (un sommet dans la NFL en 2025-26) comme les quarts arrières des Vikings l'ont fait la saison dernière.  Il protège bien le ballon habituellement.  

Kevin O'Connell l’a lui-même souligné : quand ses joueurs remportent la bataille des revirements, ils gagnent très souvent leurs matchs.  En 2025, ils affichaient un différentiel de -9 dans ce domaine, ce qui les plaçait au 30e rang de la Ligue Nationale.

Avec la forte concurrence dans leur division, de nombreux observateurs prévoient que les Vikings finiront avec huit ou neuf victoires, bons derniers de la section Nord de la NFC. 

Kevin O'Connell est à la recherche de sa première victoire en playoffs depuis qu'il entraîne les Vikings (2022), il ne semble pas être en mesure de l'obtenir cette saison.    

Au lieu de trop se fier sur un quart arrière qui n'a pas vraiment émergé ou percé dans la NFL, il devrait plutôt lui enlever de la pression en améliorant l'attaque terrestre.  Elle a été un peu mise de côté ces derniers temps, mais elle peut apporter davantage cette saison, grâce au blocage plus efficace des gars de la ligne offensive.  

Bref, c'est un effort collectif constant qui pourrait sauver la saison des Viks, en balayant les incertitudes et les faiblesses, cette année.  O'Connell et Brian Flores ont l'habitude et le pouvoir de soutirer le meilleur de leurs joueurs.  Ce sera encore plus important cette année.


N.B. -  À venir, les prévisions pour la saison 2026 des Panthers de la Caroline et des Buccaneers de Tampa Bay...
  

jeudi 3 septembre 2026

SAISON 2026 DES BENGALS DE CINCINNATI : UNE DÉFENSIVE ENFIN AMÉLIORÉE MAIS PAS LA PROTECTION DE JOE BURROW...



Les trois dernières années ont été frustrantes pour les Bengals de Cincinnati et leur quart arrière vedette Joe Burrow.  Après avoir frôlé la victoire au Super Bowl en 2022 contre les Rams de Los Angeles, le club de l'entraîneur Zac Taylor s'est incliné en finale de Conférence l'année suivante, contre les Chiefs de Kansas City.  Toutefois, au cours des trois dernières saisons, les Tigres de l'Ohio ont raté les séries éliminatoires, affichant deux fois un bilan de 9-8, et un de 6-11, la saison dernière.

De son côté, Joe Burrow a été durement éprouvé par les blessures.  Elles ont gâché trois de ses six saisons dans la NFL.  À son année recrue, en 2020 (il a été le tout premier choix du repêchage, cette année-là), c'était les ligaments du genou (sept parties manquées); en 2023, les ligaments du poignet droit (sept matchs ratés); et l'an passé, un orteil (neuf rencontres hors du terrain, l'équipe n'a gagné qu'un de ces matchs en son absence, fiche de 1-8).  Tellement qu'on peut se demander si Burrow n'est pas fait en porcelaine...

C’est peut-être plutôt la faute de sa ligne offensive, incapable de le protéger, et qui le laisse encaisser de mauvais coups.  Pourtant, il est crucial de mieux s’occuper de Burrow, un quart arrière d’élite, véritable clé du succès offensif, et des espoirs de décrocher enfin un premier championnat national pour les Bengals.



Pendant l’intersaison, les dirigeants de l’équipe ont encore ignoré ce problème, et n’ont pas fait grand chose pour améliorer cette unité défaillante.  Les cinq mêmes membres de ce groupe, classé 28e sur 32 la saison dernière (31e cette année), sont de retour cette année. 

Le problème se situe surtout du côté gauche avec Orlando Brown Jr et Dylan Fairchild, très mal notés en protection sur les jeux de passe.  Mais Fairchild, une recrue en 2025, s'est beaucoup amélioré en seconde moitié de saison, comme le reste de ses compagnons de ligne, d'ailleurs.  Ce qui donne de l'espoir pour la saison prochaine.  Peut-être que cette unité passera de "médiocre" à moyenne, ce qui serait déjà un gros "plus".  

Au plus récent repêchage, les recruteurs des Bengals ont pensé à l'avenir en choisissant deux joueurs de ligne offensive, le centre Conner Lew, et le garde Brian Parker II.  Il semble que ce sont deux bons prospects.



Ailleurs, en attaque, les Bengals sont beaucoup plus avantagés.  Si Burrow peut demeurer en santé, il représente un des meilleurs quarts arrières de la NFL, et il dispose de receveurs de première classe avec les ailiers espacés Ja'Marr Chase (125 attrapés, 1 412 verges, 8 touchés, 15 jeux de 20+ verges, la saison dernière ⇨ photo ci-dessus), et Tee Higgins (59-846-11-14).  Dans un rôle secondaire, Andrei Iosivas, l'ailier éloigné no 3, a capté 33 passes pour 435 verges, mais ce qui est remarquable c'est son excellente moyenne de 13,2 verges par réception.

Au poste d’ailier rapproché, Mike Gesicki a retrouvé de l’énergie depuis son arrivée à Cincinnati, il y a deux ans.  L’an dernier, il n’a échappé aucune passe, en captant 28 pour 307 verges et deux touchés, en 13 matchs.  

Drew Sample est son adjoint, mais il faudra surveiller Erick All Jr (4e ronde, Iowa, en 2024), qui pourrait surprendre à son retour au jeu, après avoir raté toute la saison dernière (blessure au genou droit).  Il a brillé au camp d'entraînement cet été.



L'attaque aérienne est vraiment privilégiée dans les plans de match des Bengals.  On peut le comprendre avec un quart comme Burrow, et ses excellents receveurs.  C’est aussi pour ça que le demi offensif Chase Brown (photo ci-dessus) est souvent mis à contribution dans les jeux de passe.  

En plus de ses 232 courses pour 1 019 verges et six touchés au sol, il a capté 69 passes pour 437 verges de gains aériens et cinq touchés.  Cela fait de lui un joueur très utile dans l'attaque de son équipe. Le vétéran Samaje Perine est son auxiliaire au champ arrière.  Il a porté le ballon 84 fois pour 382 verges et trois touchés, la saison dernière.

Comme la défense a souvent fait défaut ces dernières années, les dirigeants de l'équipe en ont fait une priorité à améliorer durant l'intersaison.  L’an dernier, cette brigade a été l’une des pires de la NFL, aussi bien contre le jeu au sol que contre la passe.  Elle avait besoin d'aide et de renforts à tous les nivaux.



Il fallait d'abord remplacer l'as du "pass rush" Trey Hendrickson, parti chez les rivaux de division, les Ravens de Baltimore.  Il y avait urgence.  C’est pourquoi les Bengals ont échangé leur choix de premier tour (10e rang) au repêchage, contre les services de Dexter Lawrence II (photo ci-dessus) des Giants de New York.

C'est le joueur dominant dans les tranchées que les Bengals recherchaient depuis longtemps, pour l'intérieur de leur première ligne de défense (4-3).  Depuis 2022, il a accumulé 103 pressions sur les actions de passe, ce qui représente de loin le total le plus élevé parmi les plaqueurs de la Ligue, sur cette période.  

À ses côtés, il y aura aussi un nouveau venu, car les dirigeants du club ont mis sous contrat l'agent libre Jonathan Allen, 31 ans, un ancien des Vikings et des Commanders.  Comme Lawrence, il est surtout efficace pour mettre de la pression sur les attaquants adverses en situations de passe ("pass rush").  Comme son nouveau coéquipier, il a aussi eu du mal à contrer le jeu au sol, en 2025-26.


Un autre nouveau venu les rejoint en première ligne, Boye Mafe (photo ci-dessus), ex porte couleurs des Seahawks de Seattle.  Myles Murphy est le seul joueur de cette unité qui revient à son poste de l'an dernier, avec les Bengals.  Il s'est beaucoup amélioré en seconde moitié de saison. 

Tous ces joueurs auront du mal à compenser pour le nombre de sacs perdus, avec le départ de Hendrickson.  Celui-ci en a réussi 17½ à chacune de ses deux saisons précédentes (2023, 2024), soit à peu près la moitié du total de sa brigade.

L’an dernier, aucune équipe n’a raté autant de plaquages que les secondeurs et les joueurs de la tertiaire des Bengals. Et on s’attend encore à ce que les secondeurs soient le principal point faible de l’équipe. 
 


Selon Pro Football Focus, le vétéran Oren Burks, et les joueurs de 2e année Barrett Carter (photo ci-dessus) et Demetrius Knight Jr, se sont classés de la 83e à la 88e position, sur les 88 secondeurs ayant participé à suffisamment de jeux, pour être considérés dans le classement. Ce sont eux qui, dans la NFL, ont gagné le moins de batailles à un contre un sur le pass rush, et qui ont réussi le moins de plaquages pour des pertes de terrain. 

Inutile de préciser, après cette évaluation du Front-7 des Bengals, qu'il est un des moins bien coté de la ligue, en prévision de la saison prochaine...

C’est bien mieux pour ce qui est de la tertiaire.  C’est à ce niveau qu’il y aura une amélioration par rapport à l’an dernier, notamment en ce qui concerne la qualité des plaquages.  Les nouveaux demis de sûreté, Bryan Cook (ex Chiefs) et Kyle Dugger (ex Steelers et ex Patriots) sont des valeurs sûres dans ce domaine. 



Jordan Battle (photo ci-dessus) complète le trio de demis de sûreté.  Solide en soutien face au jeu au sol, il a toutefois rencontré des difficultés contre le jeu de passe, la saison dernière.

C'est un peu l'inverse chez les demis de coin Dax Hill, DJ Turner et Jalen Davis, assez compétent en couverture de passe, mais déficient contre le jeu au sol.  Leur groupe est classé au 12e rang dans la NFL, en vue de la prochaine campagne.

Les unités spéciales restent les mêmes en ce qui concerne les botteurs.  Le botteur de précision Evan McPherson revient pour sa 6e saison avec l'équipe, et celui qui s'occupe des bottés de dégagement, Ryan Rehkow, en sera à sa 3e année dans ses fonctions, pour Cincinnati.  Il a été seulement un des cinq botteurs de la NFL à avoir maintenu une moyenne de plus de 50 verges sur ses bottés, en 2025-26.



McPherson (photo ci-dessus) a connu sa meilleure saison l'an passé en réussissant 25 de ses 28 tentatives de placement (89,3 %).

Il y aura un changement pour les retours de bottés puisque le titulaire, lors de la dernière campagne, Charlie Jones, a quitté l'équipe, et est maintenant avec les Giants de New York.  Deux joueurs le remplaceront : le demi offensif Samaje Perine s'occupera des retours de bottés d'envoi, alors que le receveur Ke'Shawn Williams se chargera des retours de bottés de dégagement.


Tous les entraîneurs et leurs assistants sont de retour avec le club de Cincinnati.  Le coach principal, Zac Taylor en sera à sa 8e saison.  Mais s'il ne réussit pas à conduire sa troupe à une place en séries éliminatoires, il pourrait perdre son emploi l'an prochain.

Les Bengals ont un calendrier favorable cette année, ce qui devrait faciliter la tâche de Taylor.  Son attaque devrait être une des trois meilleures de la NFL si Burrow ne se blesse pas à nouveau.  Sa défensive devrait être suffisamment améliorée pour ne pas saboter la saison comme elle l'a fait trop souvent auparavant.

Cincinnati est favori dans pas moins de 15 matchs en 2026-27.  C'est nettement exagéré !  D'après moi, dix ou onze victoires sont davantage dans le domaine du possible.  J'attends pour voir si la défense est vraiment meilleure, et si Burrow ne tombera pas encore au combat, abandonné pas sa piètre ligne offensive...  
 

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mercredi 2 septembre 2026

NFL 2026 : LES BROWNS DE CLEVELAND TOUJOURS À LA RECHERCHE D'UNE SOLUTION AU POSTE DE QUART ARRIÈRE, MAIS, DESHAUN WATSON, VRAIMENT ?!



Les Browns de Cleveland ont beaucoup fait parler d'eux durant la saison morte de la Ligue Nationale de Football.  Selon certains observateurs, ils ont réalisé l'échange du siècle quand ils ont envoyé le joueur défensif de l'année, Myles Garrett, aux Rams de Los Angeles, pour obtenir en retour Jared Verse, un choix de première ronde au prochain repêchage, un choix de 2e tour à celui de 2028, et une sélection en 3e ronde à celui de 2029.

Les avis divergent à savoir quelle équipe sort gagnante de cette méga transaction.  Les Rams l'ont faite pour gagner un Super Bowl dès cette saison.  Les Browns l'ont faite en pensant à l'avenir de leur formation.

En ce qui concerne leur passé, les partisans de Cleveland traversent des périodes décourageantes depuis aussi longtemps qu’ils s’en souviennent.  Des reconstructions, ils en ont vu une puis une autre, sans jamais qu'elles réussissent.  Avec Garrett, en neuf saisons : aucun titre de division, deux participations aux séries éliminatoires (une victoire), et une fiche de 54-79-1, quand leur joueur défensif étoile était dans l'alignement.



Parlant d’échange du siècle, les Browns pensaient avoir frappé fort en mettant la main sur le quart arrière Deshaun Watson des Texans de Houston, en mars 2022, en échange de pas moins de six choix de repêchage répartis entre 2022 et 2024.  Il lui avait ensuite fait signer le contrat du siècle : 230 millions de dollars garantis sur cinq ans.

Aujourd'hui, cet échange et ce contrat s'avèrent les désastres du siècle, puisque depuis ce temps, Watson a été le pire quart arrière de la NFL.  

En quatre ans, il n'a joué que 19 matchs pour les Browns, dont aucun la saison dernière en raison d'une blessure au tendon d'Achille.  En octobre 2024, une blessure identique lui avait fait rater le reste de la campagne (onze rencontres).  Et en 2023, il avait manqué le même nombre de parties à cause d'une grave blessure à l'épaule.



En 2025, les Browns ont tenté de le remplacer par deux recrues, après avoir échangé le vétéran Joe Flacco après le 4e match.  Dillon Gabriel a ensuite obtenu six départs consécutifs avant de subir une commotion cérébrale.  L'autre recrue, Shedeur Sanders (photo ci-dessus) a ensuite pris la relève pour la balance de la campagne.

Au camp d'entraînement cette année, le nouveau coach des Browns, Todd Monken a annoncé que le poste de quart partant serait disputé entre Sanders et Watson.  À quelques jours du début de la saison régulière, il a décidé que ce serait ce dernier qui serait son homme de confiance pour le match inaugural à Jacksonville, le 13 septembre.

C’est une décision étrange, mais certains observateurs estiment que Monken (photo ci-dessous) et les Browns comptent sur lui pour jouer assez bien afin de susciter l’intérêt d’autres équipes qui pourraient soudainement vouloir l’acquérir. Les Browns seraient ravis de s’en défaire, tout comme de son contrat coûteux, qui pèse lourdement sur leur budget depuis longtemps.




Quant à Sanders, il a montré quelques éclairs intéressants en seconde moitié de saison, mais son total de huit passes de touché pour dix interceptions, ainsi que son taux de passes complétées de 57 % (le plus faible de la ligue), n’ont pas été convaincants.

Si, comme on peut le prévoir, les Browns subissent des séries de défaites cette saison (bilan de 5-12 l'an passé), on pourrait voir d'autres quarts arrières, c'est-à-dire Dillon Gabriel, et peut-être même la recrue Taylen Green, obtenir du temps de jeu.

C’est dommage que les Browns n’aient pas un passeur fiable, ni une ligne offensive correcte, car ils comptent plusieurs jeunes joueurs qui ont bien performé en attaque l’an dernier, et qui sont prometteurs pour l’avenir.



À la position d'ailier rapproché Harold Fannin (photo ci-dessus) a brillé à sa saison recrue, avec 72 réceptions pour 731 verges et six touchés.  David Njoku ayant quitté l'équipe pour se joindre aux Chargers de Los Angeles, Fannin verra sa charge de travail augmenter la saison prochaine.

Au champ arrière, les demis offensifs recrues Quinshon Judkins et Dylan Sampson ont fait bonne impression à leurs débuts dans le circuit Goodell.  Malheureusement, la saison de Judkins a pris fin abruptement à son 14e match, quand il a subi une dislocation de la cheville, et une fracture du péroné de la jambe droite.  Tout indique qu'il sera prêt pour le début de la saison prochaine.

L'attaque des Browns n'a généré qu'une faible moyenne de 16,4 points par match l'an passé, le 2e pire total dans la NFL (Raiders ⇨ 14,2).  Les receveurs ayant eu leur part de responsabilités dans cette impuissance, la direction de l'équipe a fait le ménage dans ce groupe.  Outre Njoku, Cedric Tillman (Saints) est parti, et derrière l'ailier espacé numéro 1 Jerry Jeudy, on retrouvera les recrues KC Conception (photo ci-dessous), et Denzel Boston, comme titulaires, sur l'alignement de départ. 



Conception (1ère ronde, Texas A & M) a fait sa marque à l'université avec son incroyable moyenne de 7,2 verges gagnées après l'attrapé, tandis que Boston (2e tour, Washington) s'est distingué par son taux de réussite sur les attrapés contestés (76,9 %).

De son côté, Jeudy a connu la pire saison de sa carrière, l'an dernier.  Sa production a été coupé de moitié par rapport à sa campagne précédente.  Ciblé 106 fois, il n'a capté que 50 passes pour 602 verges de gains, et seulement deux touchés.  Ouf !  Il est vrai qu'une partie du blâme doit être porté par les quarts arrières inefficaces de l'équipe.  Ils ont eu un coefficient d'efficacité de 69,9 - de loin le pire de toute la NFL -.  Ayoye !

Si l'attaque des Browns a été si «inoffensive» (!!!) en 2025-26, c'est aussi à cause de l'incompétence des membres de la ligne offensive.  Là aussi, un grand ménage était nécessaire.  Des cinq joueurs qui composaient cette unité l'an passé, il en reste un seul avec le club : le garde à droite, Teven Jenkins (no 78, photo ci-dessous), qui n'a été partant que dans quatre matchs.



Les Browns ont embauché les vétérans Tytus Howard (ex Texans, bloqueur à droite), le joueur de centre Elgton Jenkins (ex Packers), et Zion Johnson (ex Chargers, garde à gauche).  Pour le poste restant, bloqueur à gauche, c'est la recrue Spencer Fano (1ère ronde, Utah) qui sera titulaire.

C’est un groupe de joueurs aux profils variés et polyvalents, qui ont bien performé en protection du quart arrière, dans leurs anciennes équipes, mais rien ne garantit que ce sera pareil avec leur nouveau club.  Ils doivent développer rapidement une cohésion, et favoriser une harmonie de groupe, pour travailler efficacement ensemble.  

Les experts sont d'avis qu'ils ne peuvent pas être pires que leurs prédécesseurs de l'an dernier, mais ils les classent parmi les moins bonnes unités en vue de la saison prochaine.



En défensive, la grande question c'est de savoir quel sera l'impact du départ de Myles Garrett.  Bien que son remplaçant Jared Verse soit très performant, il ne pourra être aussi efficace que lui.  

Garrett a obtenu 23 des 53 sacs de la défense la saison dernière.  Maliek Collins (photo ci-dessus) et Alex Wright en ont réussis respectivement 6½ et 5½ et ça, c'est parfois parce que Garrett devait faire face à une double couverture (59 % des jeux de pression).  Verse en a eu 7½ avec les Rams, lors de la dernière campagne. 

En plus de Garrett, les Browns ont aussi perdu l'important secondeur de ligne Devin Bush (Bears), ainsi que le joueur de ligne Shelby Harris (Giants).  Mais ils devraient être en mesure de conserver une défense qui est de calibre top-10.  C'est ce que vise le nouveau coordonnateur Mike Rutenberg.

Ce qui va l'aider, c'est qu'il compte des joueurs de Pro Bowl à plusieurs postes.  Au niveau de la tertiaire, les demis de coin Denzel Ward et Tyson Campbell uniront leurs efforts à ceux du nickel back Myles Harden, mais la performance de ce dernier et celle de Ward ont été inférieures à la moyenne, la saison dernière.



Les demis de sûreté Grant Delpit (no 9, photo ci-dessus) et Ronnie Hickman ont mieux joué que leurs coéquipiers cités ci-dessus, et les Browns fondent beaucoup d'espoir sur la recrue Emmanuel McNeil-Warren (2e tour, toledo), un joueur exceptionnel au niveau collégial.

La crainte, c'est qu'avec un "pass rush" diminué par la perte de Garrett, la tertiaire ait moins de temps de réaction, subisse plus de pression, et devienne ainsi plus vulnérable.

À la hauteur de la seconde ligne, Carson Schwesinger a été un choix facile pour le titre de recrue défensive de l'année, dans la NFL, la saison dernière.  Il a de la graine de leader, et c'est lui qui appellera les jeux défensifs en 2026-27.  C'est un gars qui possède un instinct sûr, et une grande portée.  Il est athlétique, mobile, et couvre beaucoup de terrain.


Cependant, la perte de Devin Bush sera difficile à combler.  Les Browns ont mis sous contrat Quincy Williams (no 5, photo ci-dessus), un ancien des Jets de New York, mais il est loin du calibre de Bush.  À ses côtés, Winston Reid complète le trio de cette défense 4-3.  Agent libre non repêché en 2024, il n'a pas joué l'an passé, et il a surtout été employé sur les unités spéciales, à sa première année.  C'est donc difficile de l'évaluer dans son nouveau rôle élargi.

C'est plus simple en ce qui regarde la ligne de front.  On connaît la grande valeur de Jared Verse qui, à ses deux premières saisons, a été un des 12 meilleurs de la NFL à sa position, sur le "pass rush".  Il a réussi très souvent à remporter ses batailles contre les bloqueurs qui tentaient de le freiner.  L'ennui, c'est qu'il devra supporter longtemps les comparaisons avec Garrett, un futur membre du Temple de la Renommée, et ce qu'on appelle, un joueur "générationnel".

Sur l'autre aile, à gauche, Isaiah McGuire va voir plus d'action avec le départ de Myles Garrett.  Il va se concentrer davantage sur son travail de titulaire alors qu'auparavant il était plutôt un joueur de rotation et d'unités spéciales.  Il excelle contre le jeu au sol, mais est plutôt moyen sur le "pass rush".



À l'intérieur de la ligne frontale Maliek Collins fait partie de l'élite du circuit Goodell, à sa position.  Son coéquipier du centre, Mason Graham (no 94, photo ci-dessus) n'a pas grand chose à lui envier.  Ce choix de première ronde (Michigan) l'an passé,  célèbre son 23e anniversaire aujourd'hui, et il va continuer sa progression cette saison.

Les unités spéciales ont causé des soucis aux entraîneurs des Browns l'an passé.  Si les botteurs Andre Szmyt (placements) et Corey Bojorquez ont su tirer leur épingle du jeu, les retourneurs de bottés, et les joueurs chargés des couvertures et du blocage, ont failli à la tâche.  Le nouveau coach des unités spéciales, Byron Storer devra trouver du personnel plus qualifié pour régler ces problèmes.  

Le très rapide receveur Isaiah Bond devait être chargé des retours de bottés de dégagement, mais il a subi une commotion cérébrale durant un match préparatoire, et son cas est incertain pour le début de la saison régulière.  Malachi Corley a retourné 21 bottés d'envoi, la saison dernière, et il sera désigné pour remplir à nouveau cette fonction, cette année.


Étant donnée leur faiblesse en attaque, les dirigeants des Browns ont choisi un nouvel entraîneur chef spécialisé dans ce domaine : Todd Monken, 60 ans.  Il en sera à sa première expérience dans ce rôle.  Depuis 2023, il occupait le poste de coordonnateur offensif des Ravens de Baltimore, et il est connu avantageusement pour son aide précieuse auprès des quarts arrières.  Ce qui, évidemment correspond aux besoins des Browns.
  


Par contre, il préconise également des jeux explosifs en attaque, ce qui pourrait moins correspondre aux qualités de son personnel, à Cleveland.  On verra bien.  Il nous réserve peut-être des surprises avec les jeunes joueurs talentueux dont il dispose, surtout si l'inexpérimentée ligne offensive tient le coup, et si on se trompe sur le manque d'efficacité de ses quarts arrières.  Mais, enfin, ça fait beaucoup de "si"...  Rien n'est garanti...surtout avec sept partants ayant un an d'expérience ou moins à l'attaque !

Je pense que la défensive des Browns va être affectée par la perte de Myles Garrett et de Devin Bush.  Leur grand impact sur le "pass rush" va manquer à l'équipe, surtout pour les gars de la tertiaire qui seront davantage sous pression, les quarts arrières adverses ayant plus de temps pour repérer leurs receveurs, et ceux-ci, pour se démarquer.
 


Ce sera encore une saison de transition (encore une !) pour donner le temps aux jeunes joueurs de se développer.  Mais l'alignement manque de profondeur un peu partout, et la question du quart arrière se pose toujours.  Deshaun Watson a déjà commencé à se faire huer par les partisans de l'équipe, durant les matchs hors concours.  Ce qu'il a qualifié de "manque de respect" à son égard.  

Le respect ça se mérite Mr Watson !  De toute façon, ce serait étonnant que coach Monken ne donne pas la chance à Shedeur Sanders de montrer qu'il peut élever son niveau de jeu...  Il est plus talentueux que ce qu'il a démontré l'an passé.
  

Peut-être que, justement, les Browns auront avantage à perdre beaucoup de matchs pour avoir un choix de repêchage dans le top-5, afin de sélectionner le quart arrière de franchise qu'ils recherchent depuis si longtemps. La cuvée est excellente et généreuse chez les jeunes passeurs, pour le prochain encan amateur.  

Avec un autre bon repêchage en 2027, les Browns pourraient vraiment se bâtir une formation prometteuse, capable de connaître enfin du succès, et de redonner espoir à leurs plus fidèles partisans.

En attendant, pour 2026, les Browns ne sont favoris que dans deux matchs, et les experts leur prédisent à peu près le même nombre de victoires que l'an passé (5 ou 6).  Ce qui est certain c'est qu'ils finiront encore derniers dans la section Nord de l'Américaine...


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Les prévisions pour la saison 2026 des équipes ci-dessous :