mardi 25 août 2026

SAISON 2026 DES JAGUARS DE JACKSONVILLE : LA SCIENCE DE LIAM COEN A TRANSFORMÉ TREVOR LAWRENCE ET L'OFFENSIVE...


Arrivé l'an dernier en charge des Jaguars de Jacksonville, Liam Coen est devenu le premier entraîneur chef recrue de l'histoire de la NFL, à remporter douze victoires ou plus, après avoir hérité d'une équipe qui avait gagné quatre matchs ou moins, la saison précédente (fiche de 4-13 en 2024). 

Sa réputation de génial gourou de l'offensive l'avait précédé, et il ne l'a pas fait mentir en transformant l'attaque des Jags en une puissance redoutable.  Pour réussir ce tour de force, il a d'abord mis en priorité l'amélioration de son quart arrière Trevor Lawrence.  Il a beaucoup travaillé avec lui pour améliorer sa technique et sa mécanique de passeur, et pour lui transmettre son système de jeu.

Vers la fin de la saison, surtout à partir de la 13e semaine du calendrier NFL, Lawrence (photo ci-dessous) avait assimilé les enseignements de son coach, et l'attaque des Jaguars s'est mise à fonctionner à un train d'enfer.  La défense a aussi fait sa part, passant d'une des pires de la NFL en 2024, à une position dans le top-10 de la Ligue.



Si bien que le club de Jacksonville a enchaîné huit victoires consécutives en fin de campagne, pour terminer avec un bilan impressionnant de treize gains pour quatre revers, et décrocher ainsi le titre de la division Sud de la Conférence Américaine.

Durant cette heureuse séquence victorieuse, aucun quart arrière de la NFL n'a été plus efficace que Trevor Lawrence.  Il a aussi été un des meilleurs pour les longues passes, et pour le faible pourcentage de jeux dangereux pouvant aboutir à des revirements.  Son receveur favori a été Parker Washington, avec 507 verges gagnées lors des cinq derniers matchs (y compris les séries éliminatoires), soit plus du double de n’importe lequel de ses coéquipiers.

Fort de la science de Liam Coen (photo ci-dessous), et d'une nouvelle maturité, à sa 5e saison chez les professionnels, Lawrence a développé des automatismes à la ligne de mêlée.  Il ne se pose plus de questions, il sait maintenant mieux lire les défenses adverses, et il sait quoi faire quand Liam Coen lui demande souvent de changer de jeu, juste avant la remise du ballon.



En le regardant jouer en fin de saison, j'ai cru voir en lui un sosie de Josh Allen, le QB tout étoile des Bills de Buffalo.  Non seulement à cause de son aplomb à titre de passeur, mais aussi comme coureur, pour porter le ballon, et marquer des touchés au sol.

Si Lawrence confirme cette percée cette saison, les Jags peuvent répéter leurs exploits dans l'an passé, et aller plus loin en séries éliminatoires.  

En première ronde des playoffs en janvier dernier, ils menaient 24 à 20, à une minute de la fin du match contre les Bills de Buffalo.  Mais Josh Allen a mené une rapide poussée offensive, couronnée de son touché d'une verge à la porte des buts, pour permettre à son équipe de l'emporter de justesse au compte de 27 à 24.



Cette saison, Coen et Lawrence veulent poursuivre sur leur lancée de l'an passé.  Avec leurs succès de 2025-26, les dirigeants des Jags n'ont pas senti le besoin de faire beaucoup de changements à leur alignement, durant l'intersaison.  Ils se sont contentés de mettre sous contrat une demi douzaine d'agents libres à faible coût (21,4 millions de $$$), pour ajouter de la profondeur à certaines positions.  

C’est la même philosophie que pour Sean Payton à Denver : grandir de l’intérieur, et faire progresser une jeune équipe grâce au travail des entraîneurs.

On peut prévoir que Trevor Lawrence sera encore plus à l'aise cette année, dans le système offensif de Liam Coen.  À 26 ans seulement, il entre à peine dans son âge d'or pour atteindre son apogée et le sommet de son art.  Il sera entouré du même personnel que l'an passé, sauf au champ arrière, où Travis Etienne a profité du marché des agents libres pour se joindre aux Saints de la Nouvelle Orléans.



Les Jaguars vont procéder par comité pour le remplacer.  Ils ont obtenu le demi offensif autonome Chris Rodriguez (photo ci-dessus), qui a passé les trois premières années de sa carrière avec les Commanders de Washington.  Avec eux, il n'a pas été sollicité très souvent, mais sa moyenne de 4,6 verges de gains au sol en 198 courses, est meilleure que celle D'Etienne en carrière (4,2 verges).  Ce qui est intéressant dans son cas, c'est qu'il gagne la majorité de ses verges après contact.

Rodriguez partagera le travail avec les joueurs de 2e année Bhayshul Tuten et LeQuint Allen.  Le vétéran Ameer Abdullah, 33 ans, a aussi été repêché sur le marché des agents libres, mais il devrait n'être utilisé qu'occasionnellement pour capter des passes sur des 3e essais, ou pour servir de retourneur de bottés.

Les experts ne prévoient pas que l'attaque au sol des Jaguars sera meilleure que l'an passé, quand elle a terminé au 27e rang de la NFL, avec des gains modestes de quatre verges en moyenne par course.  Mais Rodriguez pourrait bien leur donner tort, tout comme Tuten, qui a montré de belles choses la saison passée, à l'occasion.



La force de l'attaque repose surtout sur les talents de passeur de Trevor Lawrence et de ses receveurs : l'ailier rapproché Brenton Strange (photo ci-dessus), et les ailiers espacés Jakobi Meyers, Parker Washington, Brian Thomas, ainsi que "l'explosif" Travis Hunter, qui devrait avoir sa part de réceptions, même s'il pourrait être employé plus souvent en défense, comme demi de coin, cette saison.

Après son arrivée dans un échange avec les Raiders de Las Vegas, le 4 novembre 2025, Jakobi Meyers a dépanné l'attaque aérienne de sa nouvelle équipe.  Brian Thomas ne répondait pas aux attentes, après son extraordinaire saison recrue en 2024, et Travis Hunter s'était intégré lentement à l'attaque, à temps partiel, avant d'être blessé.  L'apport de Meyers a été le point tournant qui a réveillé cette unité. 

À noter que Liam Coen semble prêt à suivre la tendance de la formation à trois ailiers rapprochés (à la Sean McVay) et que les recrues Nate Boerkircher et Tanner Koziol pourraient donc rejoindre Brenton Strange sur le terrain, pour servir cette stratégie.  Boerkircher est un excellent bloqueur sur les jeux au sol, et il échappe rarement des passes.



On ne prévoit pas de changements sur la ligne offensive où on retrouve huit joueurs expérimentés, dont la caractéristique principale est d'être très physiques.  Les titulaires sur ce front seront, de gauche à droite : Anton Harrison, Emmanuel Pregnon, le centre Robert Hainsey, Ezra Cleveland et Walker Little.  Mais Cole Van Lanen (plaqueur à droite), Patrick Mekari (garde à gauche), et même la recrue Wyatt Milum (garde à gauche), devraient entrer dans une rotation au niveau de cette unité.

Le joueur de centre Robert Hainsey (photo ci-dessus) a éprouvé beaucoup de difficulté en protection sur les jeux de passe l'an passé.  Le jeune Jonah Monheim pourrait le défier pour son poste, s'il n'est pas meilleur cette saison.  Il pourrait connaître le même sort que Patrick Mekari, qui a perdu son poste régulier de garde à gauche, à cause de ses mauvaises performances en 2025. Il a failli à la tâche, autant en protection du quart arrière, qu'en blocage sur les jeux au sol.  

Pregnon s'est distingué au collège (Oregon), la saison dernière, dans son rôle de garde, autant par ses blocs sur les jeux au sol, qu'en protection sur les jeux de passe.  C'est pourquoi les patrons des Jaguars veulent lui confier un poste de partant dès cette année, car l'intérieur de la ligne offensive a besoin d'être renforcée.  Elle a constitué une grande faiblesse, durant la plus récente campagne. 



En défensive, il faut signaler la perte de trois réguliers de l'an dernier : le secondeur de ligne Devin Lloyd (maintenant avec les Panthers de la Caroline), le demi de coin Greg Newsome II (avec les Giants de New York), et le demi de sûreté Andrew Wingard (chez les Cardinals de l'Arizona).

Curieusement, les dirigeants des Jaguars n'ont pas fait grand chose pour les remplacer.  Ils comptent sur les joueurs en place pour prendre la relève.  

Ainsi, ils croient que le secondeur Ventrell Miller (photo ci-dessus) va prendre la place de Lloyd, sans qu'il y ait une baisse de qualité à ce poste de la défense 4-3 de l'équipe.  Je n'y crois pas.  Lloyd a connu une saison hors de l'ordinaire en 2025-26, en réussissant notamment cinq interceptions.

Aux côtés de Ventrell Miller, sur la deuxième ligne de défense, on retrouvera Foyesade Oluokun, qui est très fiable, et Jack Kiser qui, lui, ne l'est pas !  La perte de Lloyd va faire baisser la qualité du second rideau d'au moins un cran. 



En avant, sur le front-7, les dirigeant des Jaguars n'ont rien fait non plus pour améliorer le "pass rush". Il n'a produit que 32 sacs l'an dernier.  Les experts classent l'intérieur de la ligne primaire (Arik Armstead * photo ci-dessus *, DaVon Hamilton, Ruke Orhorhoro, Albert Regis) au tout dernier rang parmi leurs homologues de la NFL.

Sur les ailes, la situation est meilleure grâce, notamment, à Josh Hines-Allen, tandis que son coéquipier Travon Walker brille surtout face au jeu au sol, puisqu’il n’a enregistré que 3½ sacs, l’an passé.

Ce qui a fait le succès de la brigade défensive la saison dernière, c'est d'ailleurs sa force contre les attaques terrestres ennemies (4e de la NFL avec 80 verges accordées en moyenne par match) et le nombre de revirements provoqués (31 dont 22 interceptions, 2e de la Ligue, derrière les 33 des Bears de Chicago).



Il sera difficile de répéter cette performance cette saison.  Si les demis de coin des Jags, Montaric Brown (photo ci-dessus), Jourdan Lewis et Travis Hunter, font partie du top-10 du circuit Goodell, il n'en va pas de même des demis de sûreté Eric Murray, Antonio Johnson et Rayuan Lane, qui se retrouvent au 24e rang parmi leurs confrères de la NFL.

La défense anti-aérienne des Jaguars a fait piètre figure l'an passé en accordant 3 707 verges, et en se faisant déjouer trop souvent par de longues passes (bombes), surtout dans des rencontres plus importantes, comme lors du match de "wild card" contre les Bills.  

Travis Hunter (photo ci-dessous) pourrait aider à corriger cette lacune s'il est utilisé plus souvent comme demi de coin.  Blessé, il a raté dix matchs, plus les playoffs, et il a passé une partie de son temps à l'attaque, comme receveur, quand il a pu jouer.  



Caleb Ransaw pourrait également donner un coup de main à la tertiaire.  Ce demi de sûreté de 23 ans a manqué toute sa saison recrue l’an dernier, à cause d’une blessure.  Il est rapide, bon plaqueur, et peut également jouer à la position de nickel.

Au total, la brigade défensive des Jags n'a cependant permis que 19,8 points en moyenne par match (8e position de la Ligue).  Par rapport à la saison précédente, ce fut une amélioration considérable (25,6 points par rencontre, 28e place, en 2024).

Sur les unités spéciales, les Jaguars possèdent des atouts remarquables.  Le botteur de précision Cam Little est un des meilleurs de la NFL sur les longues distances.  Il a réussi les placements les plus longs en 2025-26 (68 et 67 verges) dans la NFL.  C'est un avantage énorme pour l'attaque.  Elle n'a besoin que de se rendre au milieu du terrain pour donner la chance à Little d'inscrire des points.



L’équipe a aussi la chance de compter sur Logan Cooke (no 9 photo ci-dessus) comme botteur de dégagement.  Sélectionné au Pro Bowl en 2024, il excelle à repousser les équipes adverses à l’intérieur de leur ligne de 20 verges.

Enfin, le groupe de retourneurs de bottés a été un des meilleurs du circuit Goodell avec des moyennes de 27,4 verges sur les retours de bottés d'envoi, et de 13,7 verges sur les retours de dégagements.  Parker Washington s'est occupé des retours de bottés de dégagement.  LeQuint Allen et Bhayshul Tuten se sont partagés les retours de bottés d'envoi.

Aux yeux des parieurs et des experts, les Jaguars ont sur performé autant en attaque qu'en défense, la saison passée.  Pour eux, ce fut une anormalité et une aberration.  Ils prévoient une régression de la troupe de Liam Coen, au cours de la prochaine campagne, un retour à un niveau moyen.  C'est une loi mathématique qui a été vérifiée par le passé : quand des clubs dépassent les attentes de façon excessive, comme les Jags et les Patriots en 2025, ils connaissent généralement une baisse significative, la saison suivante.


Je pense que les Jaguars pourraient faire exception à cette règle non écrite.  Oui, leur défensive est vulnérable à une baisse de régime, sans un "pass rush" suffisant, à cause des pertes qu'elle a subies durant l'intersaison, et parce que les performances de ces unités peuvent varier souvent d'une saison à l'autre.

En attaque, je crois au système offensif de Liam Coen, et à la résurgence durable de Trevor Lawrence.  La contribution du très talentueux Travis Hunter devrait être plus importante cette année, puisqu'il n'a joué que sept matchs la saison dernière à cause d'une grave blessure au genou droit.  Si l'attaque terrestre est améliorée, les Jaguars devraient être en mesure de marquer beaucoup de points en 2026-27.


Des prophètes de malheur ne leur accordent que neuf victoires cette saison.  Il vrai que la concurrence risque d'être forte dans leur division, et dans leur Conférence.  Ils pourraient aussi être moins chanceux que l'an dernier, quand ils ont été relativement épargnés par des blessures à leurs joueurs clés.

Les prévisionnistes pensent que les Texans de Houston leur raviront leur titre de champions de la section Sud de l'AFC.  

La perte de vitesses et de chance de la défense des Jaguars leur fera perdre deux ou trois matchs de plus que l'an dernier, mais ils sortiront les griffes et seront de sérieux adversaires en séries éliminatoires, lors du tournoi du Super Bowl.

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lundi 24 août 2026

SAISON 2026 DES COLTS D'INDIANAPOLIS : QUE LE VRAI DANIEL JONES SE LÈVE !



L'an dernier, le club de la NFL qui a le plus surpris la planète football a été sans contredit les Colts d'Indianapolis !  Avant le début de cette saison là, le choix de Daniel Jones à titre de quart arrière partant de l'équipe m'avait bien fait rire.  Je me souvenais de sa déconvenue et de son expulsion des Giants de New York avec goudron et plumes !

Contre toute attente, on a eu droit à un "Indiana Jones" version 2.0 qui a conduit sa nouvelle équipe à une incroyable épopée de sept victoires et une seule défaite en première moitié de campagne; et à un bilan de 8-2 au moment de sa semaine de congé (bye) à la mi-novembre.

Les Colts ne faisaient pas que battre leurs adversaires, ils les écrasaient, propulsés par un Daniel Jones aux allures de Superman, et une locomotive inarrêtable, le demi offensif Jonathan Taylor (photo ci-dessous).  L'attaque marquait des points à un rythme fou, sans précédent au cours du présent siècle.  Les gens parlaient même déjà d'un possible Super Bowl pour la troupe de l'entraîneur chef Shane Steichen... puisqu'elle était jugée (prématurément !) comme étant la meilleure équipe de la NFL, à ce moment là...



Puis, soudainement, au retour du bye, Jones était blessé au bas de la jambe gauche (fracture du péroné) et décidait de jouer quand même malgré cette douleur.  Résultat : les Colts n'ont plus jamais gagné un match, perdant les sept derniers au calendrier, et ratant les séries éliminatoires.  "Indiana" devait subir ensuite une déchirure du tendon d'Achille droit, le 7 décembre, ce qui a mis fin à sa campagne 2025. 

Les Colts devenaient ainsi la première franchise depuis 30 ans à manquer les playoffs, après avoir commencé la saison avec une fiche de 8-2.  Lors de leur semaine de congé, quand ils affichaient ce bilan impressionnant, on estimait leurs chances de participer aux séries à... 98,2 % !

La période de débâcle, qui a commencé à Kansas City le 23 novembre (défaite de 23 à 20), correspond également à la chute du rendement, jusque là extraordinaire, du puissant porteur de ballon Jonathan Taylor. 
 

Dans les dix premières joutes, il avait déjà à son crédit 1 139 verges de gains au sol, 15 touchés au sol, une moyenne de six verges par course, 260 verges de gains par la passe, avec deux touchés par la voie des airs. Durant cette période faste, il avait réussi cinq matchs de 100 verges et plus au sol.  Il était en avance pour le titre de joueur le plus utile dans la NFL (MVP). 

Puis, après la semaine de repos de son club, ce fut le "crash" !  Dans les sept derniers matchs : 446 verges au sol, trois touchés, une moyenne par course de 3,3 accompagnée par 118 verges de gains aériens, et zéro TD.  Il n'a plus jamais atteint les 100 verges au sol dans ces parties, son maximum ayant été de 87.

Le plus drôle, ou le plus désolant, c'est qu'après la blessure qui a mis fin à la saison de Daniel Jones le 7 décembre, les Colts n'avaient aucun quart arrière pour prendre la relève. 
 


À la surprise générale, ils ont fait sortir de sa retraite le grand-papa Philip Rivers, 44 ans (photo ci-dessus), pour conduire  l'attaque de leur formation !  Tout simplement incroyable !  Rivers a fait ce qu'il pouvait, sans vraiment de préparation, après cinq ans de retraite, mais il n'a pu sauver la saison de son club, en chute libre et... vertigineuse !

Après cet effondrement spectaculaire, que reste-t-il de cette folle aventure ?  À quoi ressemblera la prochaine campagne des Colts ?  C'est très difficile de le prédire.

D'abord, est-ce que Daniel Jones est totalement remis de ses blessures ?  Dans quel état sera-t-il lorsqu’il entrera sur le terrain ?  Les Colts ont prolongé son contrat pour deux ans avec un montant de 88 millions de dollars, est-ce un pari risqué de leur part ?  Quel Daniel Jones verra-t-on ?  Le 1.0 gaffeur et incompétent du temps qu'il était avec les Giants, ou le 2.0 qui a fait des merveilles avec les Colts en première moitié de saison, l'an passé ?



Déjà, vers la fin de sa période active, après le bye de l'équipe, la version 1.0 avait refait surface.  Jones protégeait mal le ballon, et il était redevenu imprécis et erratique dans ses tentatives de passes.  Est-ce que c'était à cause de sa fracture au bas de la jambe ?  Possible.

En tout cas, la direction du club lui a montré sa confiance avec la prolongation de son contrat.

Il manquera un bon atout à "Indiana" à son retour au jeu, puisque les Colts ont échangé le receveur Michael Pittman aux Steelers de Pittsburgh, essentiellement pour des raisons budgétaires.  On devait dégager une marge financière pour respecter le plafond salarial.

Chez les Colts, on pense que Josh Downs (photo ci-dessous) fera une percée marquante, et pourra prendre la relève comme ailier éloigné numéro 2, derrière Alec Pierce.  Après le départ de Pittman, il devrait avoir plus de temps de jeu, et il a progressé depuis qu'il a été repêché au 3e tour en 2023.  Il échappe rarement des passes.



Mais pour le poste de no 3, il y a des doutes.  Les Colts ont recruté deux agents libres : Keenan Allen, - qui a déjà travaillé avec le coach Shane Steichen chez les Chargers -; et Nick Westbrook-Ikhine, qui n'a jamais été plus qu'un receveur marginal avec les Dolphins de Miami et les Titans du Tennessee.

Il reste à voir si Allen, un vétéran de 34 ans, a encore suffisamment de ressources dans le réservoir.  Il pourrait cependant voir plus d'action, car Alec Pierce a raté le camp d'entraînement, après sa chirurgie à une cheville, au mois de mars.  Il s'entraîne chez lui, mais même s'il est présent en début de saison régulière, ça pourrait être dans un rôle réduit, en attendant qu'il revienne à 100 % de ses capacités.

Aucun problème similaire pour le jeune ailier rapproché Tyler Warren (photo ci-dessous), qui a été l’un des meilleurs à son poste, dans la NFL, lors de sa saison recrue, l’an dernier.  Ce choix de 1ère ronde (14e) de Penn State, annonçait de très belles choses pour ses débuts professionnels, et il a répondu magnifiquement aux attentes, avec ses 76 réceptions pour des gains impressionnants de 817 verges, et quatre touchés.  Sa moyenne de 10,8 verges par catch fut également épatante.  Il devrait être encore une, sinon, la principale cible de Daniel Jones, en 2026-27.



Au champ arrière, Jonathan Taylor devra être au meilleur de sa forme, car il aura encore beaucoup de travail cette saison.  Pourquoi ?  Parce qu'après lui sur l'organigramme, il n'y a aucun demi offensif digne de mention.  Pour moi, ce sont des inconnus ou des gars sans expérience.  DJ Giddens, Seth McGowan, Ulysses Bentley IV, ça vous dit quelques chose ?  

Si jamais Taylor se blesse pour une période assez longue, les Colts devront se trouver ailleurs, un porteur de ballon valable, pour prendre la relève.  Pas un genre de grand-papa comme Philip Rivers !!!  C'est la même situation au poste de quart.  Si Jones doit s'absenter, il n'y a aucune solution pour le remplacer, comme l'an passé...  Les colts ont-ils encore le numéro de téléphone de papy Philip ?

Il y a un seul changement au niveau de la ligne offensive.  La recrue Jalen Travis (4e ronde, Iowa State, photo ci-dessous) occupera le poste de plaqueur à droite.  Il remplace Braden Smith, maintenant avec les Texans de Houston.  C'est un front offensif solide, surtout pour bloquer sur les jeux au sol.  Ce qui explique en partie les succès de Jonathan Taylor la saison passée.



Le portrait de la brigade défensive est passablement embrouillé.  Encore là, les dirigeants des Colts ont fait beaucoup de changements pour des raisons budgétaires, et sans doute parce qu'ils n'étaient pas satisfaits des résultats de l'an dernier.  Ils ont fait appel à un paquet d'agents libres, - des vétérans plus ou moins fiables -, et à des recrues qui pourraient aussi devoir contribuer à boucher des trous immédiatement.  Ça semble plutôt incertain et inquiétant comme situation pour 2026-27...

D'abord, l'échange du capitaine, le secondeur de ligne Zaire Franklin, aux Packers de Green Bay, a laissé un trou béant au milieu du front-7.  Les Colts vont devoir le remplacer par la recrue CJ Allen, leur choix de seconde ronde (Georgia) au dernier repêchage.  On dit qu'il est très bon, mais ça c'était au niveau universitaire, où il a brillé en défense contre la course, mais pas beaucoup en couverture de passes.  Il n’a pas le gabarit imposant de Franklin, mais il est plus rapide et puissant sur le blitz.

Au centre de cette défense 4-3, Allen sera accompagnée par une autre recrue, Bryce Boettcher (4e ronde, Oregon), et un agent libre mis sous contrat, Akeem Davis-Gaiter, qui revient d'une saison assez médiocre, en Arizona, l'an passé.  Pas rassurant comme unité...  Les experts prévoient qu'elle sera la pire de la Ligue Nationale cette année.  Les Colts regretteront probablement d'avoir laissé partir le secondeur Germaine Pratt sur le marché des joueurs autonomes... 
  


Sur les ailes de la première ligne de défense, Laiatu Latu (photo ci-dessus) a émergé du lot, à sa deuxième saison dans la Ligue, l'an dernier.  Ce choix de première ronde, au repêchage de 2024, a réussi 45 plaquages, 8½ sacs, trois interceptions, et cinq passes défendues, de sa position sur le  côté droit de la formation 4-3 des Colts.  Il a eu un véritable impact positif tant en couverture de passes que pour son efficacité sur le "pass rush".

De l'autre côté, sur l'aile gauche, c'est moins évident comme situation.  Les Colts doivent remplacer Kwity Paye, parti rejoindre les Raiders de Las Vegas.  Ils ont eu recours au marché des agents libres pour choisir deux joueurs qui pourraient occuper la position : Arden Key et Michael Clemons.  

Key, 30 ans, arrive des Titans du Tennessee, et est un défenseur de calibre moyen, pouvant procurer une demi douzaine de sacs à chaque saison.  Il a été crédité de 33 pressions la saison dernière, et il donnera un bon coup de main pour le "pass rush".  Il a la préférence de la direction devant Michael Clemons, qui a passé les quatre premières années de sa carrière avec les Jets de New York.  C'est plutôt un réserviste, efficace contre le jeu au sol. 



À l'intérieur de cette première ligne, le vétéran de 32 ans DeForest Buckner (photo ci-dessus) est encore fiable, mais il a raté une douzaine de matchs en raison de blessures, au cours des deux dernières campagnes.  Blessé sévèrement au cou la saison passée, il a dû recevoir une transplantation de cellules souches, durant l'intersaison.  

Son compagnon de ligne Grover Stewart est plutôt ordinaire, et à 32 ans (33 en octobre), il a ralenti, et pourrait être en déclin.  Il est néanmoins un excellent plaqueur sur les jeux au sol, tandis que pour les pressions et les sacs, ce n'est vraiment pas sa spécialité.  Il profite souvent du fait que les bloqueurs adverses se mettent à deux pour maîtriser Buckner.  Quand il aura besoin de reprendre son souffle, le coordonnateur défensif Lou Anarumo pourra envoyer à sa place Colby Wooden ou Derrick Nnadi.

Dans la tertiaire, les Colts espèrent le retour en force des demis de coin Charvarius Ward et Sauce Gardner (photo ci-dessous).  Les deux ont manqué la majorité des matchs de la saison 2025 en raison de blessures.  Ward n'a participé qu'à sept rencontres, et Gardner à 4.  



S'ils sont en santé, les Colts n'auront aucun souci à cette position sur le terrain, et le coordonnateur défensif Lou Anarumo pourra commander plus de blitz ou de pressions, car il sait que Gardner et Ward garderont le fort à la hauteur de la tertiaire.  L'excellente réputation de Gardner fait en sorte que les quarts arrières adverses évitent de plus en plus de lancer le ballon en sa direction.

C’est moins encourageant en ce qui concerne les demis de sécurité.  Cam Bynum a été une bonne addition l'an dernier, après son transfert des Vikings du Minnesota.  Les quarts arrières opposés n'ont guère eu de succès en lançant le ballon de son côté (rating d'efficacité de 66,3).  Bynum a réussi quatre interceptions, et exécuté 65 plaquages solo.

Par contre, la recrue de 22 ans, A.J. Haulcy (3e ronde, LSU) devra vraisemblablement entrer en service comme titulaire voisin de Bynum (photo ci-dessous), dès ses débuts dans la NFL.  Du moins, les Colts l'espèrent car, à part lui, il n'y a pas vraiment d'autres options à cette position.  Haulcy a fait sa marque à LSU grâce à ses couvertures de passes hors du commun. 



En ce qui regarde les unités spéciales, les matchs pré saison détermineront qui de Spencer Shrader ou Blake Grupe méritera le poste de botteur de précision.  La saison dernière, Grupe a remplacé Shrader après que celui-ci ait subi une grave blessure au genou, lors de la cinquième semaine du calendrier NFL.  Les deux ont eu du succès, Grupe établissant un record de franchise grâce à un placement de 60 verges.

Le botteur de dégagement Rigoberto Sanchez est l'homme de confiance des Colts depuis ses débuts professionnels en 2017.  Anthony Gould sera attitré aux retours de bottés.  Pendant son absence de six matchs en raison d'une blessure, Josh Downs l'a remplacé pour les retours de bottés de dégagement, mais c'est plutôt Coleman Owen qui lui servira de substitut cette saison.

Les nombreuses blessures à des joueurs clés peuvent expliquer en partie la descente aux enfers des Colts, en seconde moitié de saison, l'an passé.  Mais le manque de profondeur à certains postes doit aussi être pointé du doigt.  Cela ne pourra pas servir d'excuses cette saison.
  


Le gérant général Chris Ballard, en poste depuis 2017, a reçu un vote de confiance de la propriétaire du club Carlie Irsay-Gordon (photo ci-dessus), mais il doit livrer la marchandise cette année, sinon il pourrait bien être remercié de ses services en cas d'échec.  Carlie a promis un championnat à son défunt père Jim Irsay, et elle prendra les moyens pour l'obtenir.  

Depuis dix ans, Ballard n'a gagné qu'un seul match éliminatoire, et les Colts n'ont pas décroché le titre de la section Sud de l'AFC depuis 2014. Andrew Luck était leur quart arrière à cette époque.

* * *

À Indianapolis, les dirigeants des Colts croient que leur sensationnelle première moitié de saison l'an dernier n'est pas un hasard, et que si leurs meilleurs joueurs offensifs, dont Daniel Jones, peuvent demeurer en santé, l'équipe connaîtra à nouveau du succès.



La défense suscite toutefois certaines questions à savoir si les nombreux nouveaux venus, et les recrues appelés à jouer un rôle important, pourront fournir des performances satisfaisantes.

Mais qu'ils le veuille ou non, le plus gros point d'interrogation, en vue de la saison prochaine, demeure Daniel Jones, le chef de leur attaque.  Est-ce qu'il conservera des séquelles de ses graves blessures de la saison dernière ?  Est-ce qu'on verra sa version 1.0 ou plutôt sa 2.0 en 2026-27 ? 
 


En 2025, son pourcentage de jeux explosifs (longues passes ou bombes) a été très bas, et celui de jeux risqués (possibles revirements, échappés ou interceptions) assez élevé.  Ça rappelle le mauvais Daniel Jones, version 1.0 avec les Giants...  

Depuis le début de sa carrière, en 2019, son ratio "jeux explosifs par la passe" vs "jeux dangereux pour revirements", a été positif une seule fois...  Après ses huit premiers matchs (fiche de 7-1), son coefficient d'efficacité est passé de 109,5 à 84,2 ce qui est à peu près sa moyenne en carrière (84,3).  Son nombre d'interceptions a bondi de trois dans ses huit premières joutes, à cinq dans les cinq dernières.  Il s'est remis également à échapper le ballon (neuf fois dont trois perdus) comme depuis le début de sa carrière.  


Il a diminué son total de sacs, mais il le doit à la protection de sa ligne offensive, et à la collaboration de Jonathan Taylor, qui lui a enlevé beaucoup de pression, en portant si souvent le ballon.  Ainsi, Jones avait moins besoin de tenter des passes, et de subir les pressions des défenses opposées...

Seul l'avenir nous le dira, mais en attendant, les prévisionnistes ne croient pas à un retour des Colts à leur période de grâce de la première moitié de saison de 2025.  D'après leurs projections, la troupe de Shane Steichen finira la prochaine saison avec le même bilan que l'an dernier, c'est-à-dire huit gains pour neuf revers.  Leurs rivaux de division, Houston et Jacksonville, resteront encore au-dessus d’eux au classement.

Daniel Jones représente trop d'incertitudes, et la défense a été rafistolée avec des pièces douteuses.  Elle pourrait ne pas être meilleure que l'an dernier.  Ça sent l'improvisation ou... le désespoir...

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dimanche 23 août 2026

SAISON 2026 DES TEXANS DE HOUSTON : SI L'OFFENSIVE ET C.J. STROUD POUVAIENT ÊTRE SEULEMENT DÉCENTS...


Au football, on dit souvent que c’est la défense qui fait gagner les championnats.  Si c’est le cas, la redoutable défensive des Texans de Houston aurait déjà dû mener l’équipe jusqu’au Super Bowl ces dernières saisons.  Sauf qu’il faut un minimum de participation de l’attaque pour atteindre la destination ultime.

On y croyait (je suis du nombre) il y a deux ans, après l'extraordinaire saison recrue du quart arrière C.J. Stroud en 2023.  Lui, et le nouvel entraîneur chef DeMeco Ryans avaient sorti les Texans de la misère (fiche de 3-13-1 en 2022) pour remporter le championnat de la division Sud de la Conférence Américaine, avec un bilan de 10-7.  

L'équipe devait s'incliner par la suite en séries éliminatoires de division contre les Ravens de Baltimore, mais tous les espoirs étaient permis pour la saison suivante.



En 2024-25, encore un titre de division avec le même dossier de 10-7.  Autre défaite en séries éliminatoires de division, cette fois contre les Chiefs de Kansas City.

L'an dernier, la troupe de DeMeco Ryans ajoutait deux victoires à son palmarès en saison régulière (12-5) mais terminait 2e dans la section Sud, derrière les Jaguars de Jacksonville (13-4).  Mais ce qu'on remarquait le plus c'était la performance de la défense, la meilleure de la Conférence avec seulement 295 points accordés, et le moins de verges allouées par match (277,2).

Cette fois, on pensait vraiment que c’était la bonne. Cette incroyable brigade défensive semblait prête à propulser le club texan jusqu’au Super Bowl LX. Mais en séries de division, nouveau revers amer contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, 28 à 16, avec C.J. Stroud et son attaque laissant tomber leur formidable unité défensive.
 

C’était déconcertant et stupéfiant de voir Stroud lancer quatre interceptions, perdre quatre ballons (ses cinquièmes dans chaque catégorie en playoffs) et rester incapable de faire progresser son attaque sur le terrain.  

On aurait dit que sa vue était brouillée par une commotion cérébrale, ou qu’il était figé par une peur panique.  Il était méconnaissable...  On l'a vu quitter le terrain en larmes après sa contre performance à Foxborough (voir montage photo en tête d'article).

Il n'en fallait pas plus pour soulever des doutes et des questionnements au sujet de son avenir avec l'équipe. Une formation qui n'a jamais atteint la finale d'Association (fiche de 0-7, en demi-finales). 
 


Pourtant, il n'avait pas si mal joué avant ce match désastreux.  Tout au long de cette saison, il avait même plutôt bien surmonté le manque flagrant de soutien de sa ligne offensive, incapable de bloquer pour aider les porteurs de ballon (dont Woody Marks, photo ci-dessus) à gagner du terrain (faible moyenne de 3,9 verges par course).

En séries éliminatoires, ce fut encore pire. Il a été frappé à sept reprises, a subi de la pression 17,2 % du temps, et il a encaissé six sacs.  Cela a contribué à ses cinq interceptions et cinq échappés.  Que vouliez-vous qu'il fasse ?  Il ne pouvait quand même pas bloquer à la place des joueurs de ligne ou de ses demis offensifs chargés de le protéger.  

Par contre, il est vrai qu'il ne s'est pas aidé en tardant trop souvent à prendre les bonnes décisions sur le terrain.  Bien qu'il ait été souvent pressé derrière la ligne de mêlée, Stroud a quand même pu limiter son nombre de sacs à seulement 23 pendant la saison.



Il y a aussi son groupe de receveurs qui ne l'a pas soutenu assez.  D'abord, son seul ailier éloigné dangereux, Nico Collins (photo ci-dessus), était absent lors de la demi-finale contre les Pats, encore blessé, comme c'est souvent le cas depuis le début de sa carrière à Houston en 2021.  

Restaient à sa disposition : deux recrues (Jayden Higgins et Jaylin Noel) et deux marginaux (Xavier Hutchinson et Christian Kirk).  Il ne pouvait réellement se fier que sur excellent ailier rapproché Dalton Schulz.  

On a critiqué et blâmé Stroud pour cette catastrophe contre l'équipe de Mike Vrabel.  Mais ce n'était pas entièrement de sa faute.  Il ne pouvait tout simplement pas porter tout seul le poids de son médiocre entourage, et de l'offensive.
 

La direction de l'équipe l'a compris.  Elle s'est attaquée au plus gros problème de l'alignement : la ligne offensive.  

On s'est débarrassé de Tytus Howard (photo ci-dessus), bloqueur peu efficace sur les jeux au sol., en l'échangeant aux Browns de Cleveland.  

On a mis sous contrat l'agent libre Wyatt Teller (ex Browns), pour le poste de garde à gauche (quatre joueurs ont tenté sans succès de s'établir à cette position l'an passé), ainsi que Braden Smith (un ancien des Colts) pour occuper la position de plaqueur à droite. 
 


On a sélectionné le mastodonte Keylan Rutledge (photo ci-dessus) en première ronde (26e, Georgia Tech) pour être le joueur de centre partant.

Les seuls membres de ce front offensif qui ont échappé à la purge sont : le garde à droite Ed Ingram (resigné), et le plaqueur à gauche Aireontae Ersery.

Selon les experts, ces changements de personnel n'ont rien réglé .  Les nouveaux titulaires sur cette ligne ont tous des défauts.  Les uns peuvent être de bons bloqueurs pour le jeu au sol, mais inefficace en protection sur les jeux de passe.  Et c'est l'inverse pour les autres.
  


C'est pourquoi il y a de la compétition au camp d'entraînement pour le poste de centre, avec Jake Andrews (photo ci-dessus); pour celui de garde à gauche, avec Evan Brown; et celui de plaqueur à droite, avec Trent Brown.  

Généralement, les critiques classent encore la ligne à l'attaque des Texans au dernier rang de la NFL même si elle devrait, du moins en principe, être améliorée, cette saison.

Parlant de demis offensifs, les dirigeants du club de Houston ont fait l'acquisition du vétéran porteur de ballon David Montgomery, en envoyant en retour aux Lions de Détroit, le joueur de ligne offensive Juice Scruggs, et des choix de 4e et 7e tour au repêchage.  Certains observateurs estiment que c'est cher payé pour un demi offensif de 29 ans, qui a gagné 4,1 verges par course en moyenne durant sa carrière.



Mais Montgomery (photo ci-dessus) a bien joué avec les Lions, en étant un bon complément à Jahmyr Gibbs.  Mais ce dernier lui a volé du temps de jeu, et Montgomery, moins utilisé, en avait assez de jouer les seconds rôles.  Les Texans avaient besoin de renforts au champ arrière, Joe Mixon ayant été libéré, et Nick Chubb ayant annoncé sa retraite.  

Montgomery partagera le travail avec Woody Marks, qui a peiné à sa saison recrue l'an dernier, avec de modestes gains de 3,59 verges par course.  Si Montgomery offre de bonnes performances, il pourrait aider Stroud sur le "play action", et lui enlever de la pression. Mais si, comme on le croit généralement, la ligne offensive des Texans est encore la pire de la ligue, ça ne facilitera pas sa tâche, cette saison.  

En 2025-26, seulement trois équipes ont eu une moyenne de verges par course inférieure à celle des porteurs de ballon des représentants du club de Houston.  Ce fut particulièrement pénible et difficile pour eux, sur les essais nécessitant de courts gains, et près de la ligne des buts des clubs adverses.
  

D'ailleurs, depuis que J.C. Stroud est le quart arrière régulier de l'équipe texane, l'attaque terrestre des siens a été une des pires du circuit Goodell !  

En ce qui regarde les receveurs, on a appris que la saison de Jayden Higgins (photo ci-dessus) est terminée avant même d'avoir commencé.  Il s'est gravement blessé à un genou au camp d'entraînement.  

Nico Collins devrait effectuer un retour au jeu, mais comme mentionné précédemment, il a tendance à visiter fréquemment l'infirmerie depuis le début de sa carrière.  Il a manqué 19 matchs en cinq saisons, à cause de diverses blessures.  Pourra-t-il demeurer en santé cette année ?


L'espoir des Titans, c'est que Tank Dell puisse être prêt à jouer à l'ouverture de la saison prochaine, après de multiples opérations chirurgicales à son genou littéralement détruit en décembre 2024, et après une longue période de réhabilitation de dix-huit mois.  

Il participe pleinement au présent camp d'entraînement, mais les dirigeants des Texans sont prudents avec lui.  Ils veulent qu'il soit vraiment O.K. avant de lui donner le feu vert pour jouer un match.  Dell a dit qu’il devait encore gagner en confiance mentale avant de pouvoir s'appuyer, sans avoir peur, sur son genou reconstruit. 

Avec la perte de Jayden Higgins pour toute la saison, Jaylin Noel doit prendre sa place comme ailier éloigné no 2.  Il est rapide, possède un bon pouvoir d'accélération, et sait trouver des trous dans la couverture de zone des défenses adverses.
  


Son temps de jeu pourrait augmenter, surtout si on décide de ramener Tank Dell lentement et progressivement dans l'alignement partant.  Noel (photo ci-dessus) récupère présentement d'une légère blessure aux ischio-jambiers. Il devrait revenir en forme et être prêt à débuter la saison.

Il y a toujours le réserviste Xavier Hutchinson qui peut prendre plus de place dans la formation, si nécessaire.  Il est déjà désigné ailier espacé no 2 si Dell et Noel ne sont pas à 100 % de leurs capacités pour entamer la prochaine campagne.  Christian Kirk n'est plus avec l'équipe (maintenant avec les 49ers).

Chez les ailiers rapprochés, le seul titulaire incontesté est le vétéran de 30 ans Dalton Schulz (photo ci-dessous).  Les Texans sont passés par le marché des agents libres pour obtenir Foster Moreau, qui était avec les Saints de la Nouvelle Orléans depuis trois ans.  C'est une bonne acquisition qui satisfait un besoin de profondeur à ce poste.



En défense, dix des onze détenteurs des postes réguliers sont de retour.  Le demi de sûreté C.J. Gardner-Johnson a été "coupé" après seulement trois matchs, la saison passée, en raison de disputes avec les entraîneurs. 

Les Texans ont engagé l'agent libre Reed Blankenship pour combler un poste vacant à cette position.  Il a connu une saison plus que difficile en 2025-26 en couverture de passes (96e sur 98 homologues, selon Pro Football Focus) avec les Eagles de Philadelphie.

Les autres membres de la tertiaire des Texans, Derek Stingley, Calen Bullock, Kamari Lassiter, et surtout l'excellent Jalen Pitre (photo ci-dessous), devraient l'aider à mieux jouer au cours de la prochaine campagne.
  


Sinon, cette unité sera un peu affaiblie par rapport à l'an dernier, même si ses demis de coin demeurent parmi les meilleurs de la Ligue.  

Il y a beaucoup de profondeur à ces positions.  En cas de défaillance ou de blessures, des renforts sont disponibles avec Jaylin Smith, M.J. Stewart, Jaylen Reed, et la recrue Kamari Ramsey.

Le "pass rush" des Texans était déjà redoutable avec Will Anderson (12 sacs) et Danielle Hunter (15 sacs), mais voilà qu'ils ont rapatrié Jedeveon Clowney, leur ancien premier choix de repêchage en 2014.  Il a réussi 8½ sacs la saison passée avec les Cowboys de Dallas.  Il secondera Hunter au poste d'ailier défensif.
  

Ce dernier a formé tout un duo avec Anderson (photo ci-dessus) en 2025-26.  Ils ont uni leurs efforts pour frapper les quarts adverses 45 fois, ils ont effectué 194 pressions, réussi 27 sacs, et 35 plaquages pour des pertes de terrain.

Comme si ces deux joueurs étoiles ne suffisaient pas sur la première ligne de cette défense 4-3, les Texans l'ont encore renforcée en sélectionnant le poids lourd Kayden McDonald (336 lbs, Ohio State) en 2e ronde (36e), et en mettant sous contrat l'agent libre Logan Hall (ex Buccaneers).  

Ils viendront soutenir occasionnellement les titulaires Sheldon Rankins et Tommy Togiai.  McDonald n’a pas laissé filer beaucoup de coureurs lorsqu’il évoluait chez les amateurs.  Il devrait donc être un actif précieux pour les Texans contre le jeu au sol.



Les postes de secondeurs de ligne sont entre bonnes mains avec les titulaires Henry To'oTo'o, Azeez Al-Shaair (photo ci-dessus), et Jake Hansen.

Ce qui fait que, globalement, cette défensive est si forte, c'est qu'elle combine vitesse et robustesse, à un niveau élevé.  Agressive, elle excelle également pour provoquer des revirements (19 interceptions et dix échappés recouvrés la saison dernière).

En unités spéciales, les botteurs de précision des Texans Ka'imi Fairbairn (44 en 48, photo ci-dessous)) et Matthew Wright (4 en 4 durant son absence à cause d'une blessure) ont réussi 48 placements sur 52 tentatives, un sommet dans la NFL l'an passé.  

Ils n’auraient pas eu à en faire autant si l’attaque avait été plus efficace pour marquer des touchés, une fois dans la zone rouge.  Elle en a réussi seulement neuf au sol, le 2e pire total dans la NFL.

Déçus par les performances du botteur de dégagement Tommy Townsend, les Texans l’ont laissé partir sur le marché des agents libres. Pour le remplacer, ils ont conclu un échange avec les Saints de La Nouvelle Orléans afin d’acquérir Kai Kroeger.  

Jaylin Noel continuera d'être une menace pour les adversaires, sur les retours de bottés.  Il profite de l’excellente couverture et du bon blocage lors des bottés.  Il s'agit d'un atout majeur de ces unités dirigées par l’entraîneur Frank Ross.

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Stroud n’a que 24 ans, il a donc tout le temps pour se relancer et progresser, surtout si la ligne offensive s’améliore, et que Nico Collins ainsi que David Montgomery, apportent leur contribution pour dynamiser l’attaque.  Sa marge de manoeuvre est toutefois réduite étant donné le manque de ressources dont il dispose autour de lui, pour bien l'appuyer.

Stroud n'a pas besoin d'atteindre le niveau d’un Josh Allen ou d’un Matthew Stafford.  S’il parvient à être suffisamment efficace dans le système offensif conservateur de son équipe, tout en limitant les erreurs, ça pourrait suffire pour aller chercher un championnat, puisque les Texans misent déjà sur la meilleure défensive de la NFL.
  

Mais beaucoup d’experts doutent qu’il puisse hausser suffisamment son niveau de jeu pour mener à bien cette mission.  S'il échoue, son avenir avec l'équipe, et son prochain contrat, pourraient être compromis. 

Les Texans sont le choix des parieurs pour remporter le titre de la division Sud de l'AFC avec une dizaine de victoires, juste devant leurs rivaux, les Jaguars de Jacksonville et les Colts D'Indianapolis, qui devraient gagner un match de moins.

La défense a peu de chance de régresser même si c'est difficile à prédire d'une saison à l'autre.  La pression de remporter le championnat reposera surtout sur les épaules et le bras de C.J. Stroud.  C’est à lui de faire la différence en élevant son jeu pendant les séries de fin de saison.

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