samedi 29 août 2026

SAISON 2026 DES BEARS DE CHICAGO : L'ENTRAÎNEUR CHEF BEN JOHNSON PRUDENT ET SOUCIEUX MALGRÉ LES GRANDS PROGRÈS DE L'AN PASSÉ...



Deux jours après l'élimination de son équipe, alors qu'elle venait de perdre de justesse en prolongation, contre les Rams de Los Angeles, en demi finale de la Conférence Nationale, l'entraîneur chef Ben Johnson des Bears de Chicago, ne se faisait pas d'illusion.  Dans son bilan de fin de saison, malgré les immenses progrès réalisés par ses joueurs au cours de la dernière année, il a simplement conclu qu'il faudrait repartir à zéro en 2026-27.

Pourtant, Johnson, à sa première expérience à titre d'entraîneur chef dans la Ligue Nationale de Football, avait fait passer les Bears, de trois campagnes consécutives au dernier rang de la division Nord de la NFC (fiche cumulative de 15 victoires pour 36 défaites) à la première place, celle de champions de cette section, en vertu d'un bilan de 11-6.  Il s'agissait d'un premier titre de division pour les Bears depuis 2018.  Et il avait aussi guidé sa troupe à une première victoire en séries éliminatoires depuis 2010, par surcroît contre les ennemis jurés des Ours, les Packers de Green Bay.

Reconnu pour être un génie de l'offensive, Johnson n'a pas fait mentir sa réputation.  En 2024, l'attaque des Bears avait terminé 28e de la NFL pour les points marqués, et dernière pour les verges gagnées.  La saison passée, Ben Johnson l'a fait remonter respectivement aux 9e et 6e rang de la Ligue.  Toute une différence !



Une bonne part de ces succès offensifs peuvent être imputés à l'amélioration de la ligne à l'attaque.  Le directeur général Ryan Poles a fait trois acquisitions importantes avant le début de cette fructueuse saison .  Il a d'abord renforcé l'intérieur de ce front offensif en obtenant par des échanges, les gardes Joe Thuney (photo ci-dessus) et Jonah Jackson, deux joueurs ayant participé au Pro Bowl.  

Puis, Poles a mis sous contrat l'agent libre, le centre Drew Dalman, qui a très bien joué, mais qui a surpris tout le monde en prenant sa retraite cette année, à l'âge de 27 ans seulement.  Le DG des Bears a dû réagir rapidement pour le remplacer, en transigeant à nouveau pour s'assurer les services du vétéran de 31 ans, Garrett Bradbury, un ancien des Patriots et des Vikings.  

Il s'agit d'une baisse importante de qualité de jeu par rapport à Dalman.  À Chicago, on chuchote que Bradbury ne fera pas long feu au centre de la ligne offensive, car la recrue Logan Jones (2e ronde, Iowa), qui aura 25 ans en octobre, et qui a été nommé meilleur centre universitaire l'an passé, pourrait lui voler sa place, plus tôt que tard...  Jones a surtout excellé en protection sur les jeux de passe, en permettant seulement trois pressions en 336 essais à Iowa, durant sa dernière saison.



Au poste de plaqueur à droite, pas de souci, Darnell Wright (photo ci-dessus) a été sélectionné sur la 2e équipe d'étoiles au terme de la dernière campagne.  Par contre, de l'autre côté, c'est l'inverse.  Ozzy Trapilo a subi une grave blessure au genou durant les éliminatoires contre les Packers, et il pourrait être absent pendant plusieurs semaines durant la prochaine campagne.

Il y aura une bataille "royale" entre plusieurs joueurs pour le remplacer.  La liste comprend : le vétéran Braxton Jones, qui serait le favori, mais qui sera défié par Theo Benedet, Kiran Amegadjie, et Jedrick Wills Jr, un agent libre mis sous contrat (ex Browns de Cleveland) durant l'intersaison.  Le choix de ce titulaire est crucial, car c'est lui qui a la grande responsabilité de protéger le côté aveugle du quart arrière Caleb Williams lorsqu'il recule pour tenter une passe.  Et, détail peu rassurant, Braxton Jones est justement faible en protection, sur les jeux aériens.  

Ben Johnson a avoué hier qu'il était très préoccupé par cette situation, car peu importe qui occupera ce poste parmi les possibles remplaçants de Trapilo, aucun ne semble très compétent.  



La saison dernière, l'amélioration de cette ligne offensive avait fait une énorme différence pour la protection de Williams (photo ci-dessus).  Son nombre de sacs ayant baissé de 68 en 2024, à 24, en 2025-26.  Le front offensif des Bears a été un des meilleurs de la NFL l'an passé, autant pour bloquer sur les jeux au sol, qu'en protection sur les jeux aériens.

Du côté des demis offensifs, la situation des Bears a été très satisfaisante avec les excellentes prestations de D'Andre Swift (1 087 verges, soit 4,9 verges par course, plus neuf touchés) et de la surprenante recrue Kyle Monangai (783 verges et cinq touchés).  Ce dernier est présentement blessé (hyper extension, genou droit) avec une étiquette "de semaine en semaine", comme période d'inactivité.  

Choix tardif de 7e ronde au repêchage de 2025, Monangai (photo ci-dessous) a étonné par son efficacité et sa puissance, qui lui ont permis de briser une trentaine de plaquages, et de gagner 4,5 verges en moyenne par course.  



Le quart Caleb Williams a aussi fait sa part en gagnant 388 verges au sol, et en marquant trois touchés.  Élusif, puissant coureur, grâce à son gabarit imposant, Williams a souvent échappé aux pressions des défenses adverses pour réussir des courses qui ont constitué des faits saillants, et rapporté des premiers essais.  

L'attaque au sol sera encore au coeur de l'offensive des Ours au cours de la saison prochaine.  Avec une moyenne de 144,5 verges de gains au sol par match, l'attaque terrestre des Bears a fini au 3e rang de la Ligue lors de la dernière campagne.  47 % des jeux offensifs de l'équipe ont été des jeux au sol. 

L'attaque aérienne pourrait manquer de receveurs de premier plan, à la suite du départ de l'ailier espacé no 1, DJ Moore, maintenant avec les Bills de Buffalo.  Les jeunes Rome Odunze (24 ans) et Luther Burden III (photo ci-dessous) sont prêts à assumer plus de responsabilités, et ont connu une bonne saison l'an dernier, mais après eux, le groupe de receveurs manque de profondeur.  



À preuve, l'ailier éloigné no 3 devrait être Kalif Raymond, un ancien des Lions, qui a joué sous les ordres de Ben Johnson, quand ce dernier était coordonnateur offensif à Détroit.  Raymond est plutôt un expert en retours de bottés.  L'autre solution pourrait être Jahdae Walker, 24 ans, un receveur ayant un bon gabarit (6'3", 206 lbs), qui en sera à sa seconde saison en NFL, avec Chicago.  

Odunze a raté cinq matchs à cause d'une fracture de stress à un pied, l'an passé.  Il dit qu'il devra dorénavant faire attention pour éviter de se blesser à nouveau à ce pied.  Mais il a démontré assez de talent et d'explosivité pour être en mesure d'égaler la production de DJ Moore.  Il sera cependant plus surveillé, et aura davantage de pression, en tant que nouvel ailier espacé no 1 de l'équipe.  Il doit améliorer son efficacité sur les attrapées contestées, et diminuer son nombre de passes échappées. 

Quant à Burden, il s’est distingué par sa capacité à gagner beaucoup de terrain après l’attrapé, et il voudra continuer sa progression, cette saison.



Mais aucun d'entre eux pourrait être la cible favorite de Caleb Williams.  Comme la saison dernière, ce devrait être plutôt l'ailier rapproché Colston Loveland (photo ci-dessus), qui, à sa saison recrue, a épaté la planète football avec ses 58 catchs pour 713 verges de gains, six touchés, et dix jeux explosifs de 20 verges et plus.  C'est très rare qu'une recrue puisse exceller autant, à sa position, chez les professionnels. 

Comme c'est en train de devenir une mode dans le circuit Goodell, Loveland pourrait être appelé à participer à une formation à trois ailiers rapprochés avec son coéquipier Cole Kmet, et la recrue Sam Roush (3e ronde, Stanford).  Ça compense pour le manque d'ailiers espacés pour l'attaque aérienne, ou ça aide l'attaque terrestre, quand ces gros ailiers rapprochés servent de bloqueurs.

Mais c'est du moteur de l'attaque, le quart arrière Caleb Williams, que devra venir la différence pour que les Bears aillent loin cette année.  L'ancien tout premier choix du repêchage de 2024 a fait des progrès considérables l'an passé.  Il a un potentiel énorme qui reste à développer.


La saison dernière il a probablement réussi les deux plus belles passes de touchés de la part d'un quart arrière de la NFL : celle de 46 verges à DJ Moore, pour la victoire en prolongation, le 20 décembre contre Green Bay; et celle de 14 verges à Cole Kmet (photo ci-dessus) qui a forcé la prolongation, dans les dernières secondes en temps réglementaire, contre les Rams de Los Angeles, en demi finale de conférence, le 18 janvier.  

En réalité, cette "bombe" a couvert une cinquantaine de verges puisque Williams avait été pourchassé jusqu'au milieu du terrain par les défenseurs des Rams, avant de décocher sa passe avec force, même en déséquilibre.  De l'avis de tous les observateurs, ce fut un des jeux les plus incroyables et quasi impossibles dans l'histoire des séries éliminatoires de la NFL. 

Williams a montré la puissance de son bras, et a considérablement réduit son nombre de sacs (de 68 à 24) la saison dernière, mais il doit encore travailler sur la précision de ses passes (seulement 58,1 % complétées).  Il faut dire qu’une partie de ces passes manquées est due aux receveurs, qui les ont souvent échappées (3e plus haut total de la NFL).  Il n'en reste pas moins que seul J.J. McCarthy, des Vikings, a été plus imprécis que Williams, parmi les quarts réguliers de la Ligue, l'an passé.



Williams (photo ci-dessus) a tout de même établi un record de franchise avec 3 942 verges de gains aériens, et son ratio passes de touché vs interceptions (27 : 7), a été le 5e meilleur dans la NFL.  Il a été particulièrement efficace en fins de matchs, ou en prolongation, quand les Bears sont revenus de l'arrière sept fois, dans les deux dernières minutes de jeu, pour l'emporter.  

Plusieurs de ces actions décisives ont été particulièrement intenses et spectaculaires, Williams s’échappant de la pression pour étirer le jeu, et réussir des passes qui sauvaient la mise à son équipe.  C’est ainsi que les gars de Chicago ont hérité du surnom de “Cardiac Bears”.

Si les attaquants des Ours ont mérité ce surnom, il en va de même également pour les hommes de la brigade défensive.  Ils ont provoqué 33 revirements (dont 23 interceptions, un sommet dans la NFL) pour sortir souvent leur équipe du pétrin, la saison dernière.  Mais seulement quatre de ces larcins appartiennent à des défenseurs qui font encore partie de la formation du club de la ville des vents.



Les changements de possession du ballon sont un élément clé du football américain.  L’habileté des joueurs des Bears dans ce domaine a toutefois camouflé, compensé, ou fait oublier bien des faiblesses de leur défense, l’an passé. Cette année, il sera presque impossible de reproduire ce tour de passe-passe en raison des nombreux changements de personnel survenus durant l’intersaison.

Des membres importants de l'unité défensive ont quitté pour signer des contrats ailleurs dans la NFL, mentionnons : le secondeur de ligne Tremaine Edmunds, l'ailier Dominique Robinson, les demis de sûreté Jaquan Brisker et Kevin Byard, le demi de coin Nashon Wright, et le nickel back C.J. Gardner-Johnson.

La priorité était donc de trouver des remplaçants pour combler ces pertes.  Les dirigeants des Bears voulaient surtout améliorer la vitesse de leur unité défensive.  C'est pourquoi ils ont fait signer des contrats aux agents libres Coby Bryant (demi de sûreté, ex Seanhawks) et Devin Bush (secondeur, ex Browns).  Ils sont aussi passés par le repêchage pour sélectionner le demi de sûreté Dillon Thieneman (1ère ronde, Oregon), et le demi de coin Malik Muhammad (4e tour, Texas).
  


Bryant est un joueur agressif et instinctif, capable de donner le ton, ou de renverser le cours d’un match, grâce à quelques plaquages percutants.  Mais à quel point a-t-il été aidé par la forte tertiaire des champions Seahawks de Seattle au cours des dernières années ?  Il pourrait être sur évalué à cause de ça.  Oups ! Je viens d'apprendre qu'il va manquer de 4 à 6 mois d'activités après avoir été opéré au genou gauche.  Ayoye !  Ça c'est un coup dur pour Dennis Allen et les pauvres Ours ! 

Thieneman (photo ci-dessus) est un marchand de vitesse, versatile, avec beaucoup de caractère, qui selon les dirigeants de l'équipe devrait devenir un joueur étoile.  Il est aussi efficace pour stopper le jeu au sol que pour couvrir sur les passes.  Dans les circonstances, il devra faire sa marque comme partant dès cette année.  

La tertiaire devrait retrouver les demis défensifs Jaylon Johnson (aine) et Kyler Gordon (aine et mollet) qui ont raté plusieurs matchs en raison de blessures, la saison dernière.  Mais les Bears auront du mal à compenser la perte de Kevin Byard qui a réussi sept interceptions l'an passé.



La ligne de front bénéficiera des retours au jeu de Dayo Odeyingbo (photo ci-dessus), qui a manqué la moitié de la plus récente campagne (tendon d'Achille) et de Shemar Turner (genou).  Mais le nom de ce dernier apparaît toujours sur la liste des blessés, et son retour dans l'unité du coordonnateur défensif Dennis Allen pourrait être retardé jusqu'en octobre ou novembre.

Allen voudrait améliorer le "pass rush" de sa bande.  Il n'a rapporté que 35 sacs l'an dernier, le 5e plus petit total dans la NFL.  Le vétéran Montez Sweat devrait encore contribuer à ce nombre (10 sacs en 2025-26), et Allen pense qu'à sa 3e année dans la Ligue, Austin Booker pourra en réussir bien plus que la saison passée (4½).  Booker a raté sept matchs l'automne dernier (genou) et il s'est blessé à l'aine hier, au camp d'entraînement (durée de son absence : de semaine en semaine).

Le manque de "pass rush" de cette première ligne de la défense 4-3 des Bears n'est pas sa seule faiblesse.  Son pourcentage de réussite pour stopper le jeu au sol pose aussi un problème.  Les coupables de cette déficience sont Grady Jarrett, 33 ans (photo ci-dessous), et Gervon Dexter Sr, qui ont obtenu de mauvaises notes sur leur bulletin de la plus récente campagne.  


Les Bears ont signé Neville Gallimore (ex Colts et ex Rams), mais ce n'est pas lui qui peut régler leur problème contre le jeu au sol, tandis que Booker et Odeyingbo sont des cas incertains...  Pas sûr qu'avec ce personnel sur la première ligne, les Bears vont gagner plusieurs batailles dans la guerre de tranchées qui détermine souvent l'issue des matchs dans la NFL...

Par contre, Dennis Allen est très content de l'acquisition du secondeur Devin Bush (ex Browns), un des meilleurs à sa position dans le circuit Goodell.  Bush compose une des plus solide ligne secondaire de la NFL, avec ses coéquipiers TJ Edwards, D'Marco Jackson, Noah Sewell et Jack Sanborn.  

Il n'y a pas grand chose à ajouter en ce qui concerne les unités spéciales.  Cairo Santos revient cette saison pour améliorer encore son statut de botteur de placements le plus précis de l'histoire des Bears (taux de réussite de 88,3 %).  Le botteur de dégagement, Tory Taylor, a battu le record de franchise la saison passée avec une moyenne de 47,8 verges par botté.



Notons toutefois que les unités spéciales seront plus performantes sur les retours de bottés, grâce à l’acquisition de Kalif Raymond (ex Lions, photo ci-dessus), l’un des meilleurs retourneurs de la Ligue Nationale.

*  *  *

Il existe plusieurs raisons de douter que les Bears puissent reproduire l’incroyable saison qu’ils ont réalisée l’an dernier.  D'abord, en 2025-26, incluant les éliminatoires, ils ont remporté huit victoires par la marge d'un touché ou moins, dont sept en revenant de l'arrière dans les deux dernières minutes de jeu, souvent contre des clubs faibles. Ils ont été chanceux.  Mais à trop jouer avec le feu, on finit par se brûler.  

D'ailleurs, dans leurs cinq derniers matchs, ils ont marqué seulement 47 points dans les trois premiers quarts de jeu, et 77 points au dernier quart.  Ils ont perdu trois de ces rencontres.  On ne peut pas toujours revenir d'un déficit, en tardant à se mettre en marche dès le début des parties.  Leur chance a fini par s'enfuir, et elle pourrait bien s'absenter aussi au cours de la prochaine campagne.



La défensive des Bears n'était pas très bonne l'an passé, mais elle a sauvé les meubles grâce aux 33 revirements qu'elle a provoqués.  Des 23 interceptions réussies la saison dernière, toutes, sauf quatre, appartiennent à des joueurs qui ne sont plus avec l'équipe.  Encore là, une diminution des revirements provoqués est à prévoir, laissant la défense encore plus vulnérable...

Équipe de dernière place en 2024, les Bears ont pu bénéficier d'un calendrier facile l'an passé.  Ce ne sera pas le cas cette saison.  Ils auront le 6e calendrier le plus compliqué de la NFL. 

Caleb Williams a joué les héros en fins de matchs, lors de la plus récente campagne.  Mais cela a occulté son manque de précision sur la majorité de ses passes.  Son groupe de receveurs manque de profondeur, et pourrait ne pas l'aider à compenser son imprécision, qui deviendrait ainsi un problème chronique, et fera augmenter son nombre d'interceptions.



Avec tous les changements et les coups durs qui ont secoué la défensive durant l’intersaison, il serait surprenant qu’elle s’améliore par rapport à son modeste niveau de l’an dernier.  Rappelons qu’ils ont terminé 23e pour les points accordés, 29e pour les verges concédées par match, et figuré parmi les derniers de la Ligue pour les sacs et les jeux n’ayant pas entraîné de revirements.

Oui, Ben Johnson (photo ci-dessus) a accompli des miracles lors de sa première saison comme entraîneur chef dans la NFL.  Mais avec l’effectif dont il dispose cette année, il pourrait bien manquer de tours de magie dans son sac, tout comme ses "Cardiac Bears", susceptibles de faire des crises du coeur durant la prochaine campagne, surtout contre des adversaires nettement plus redoutables que ceux qu'ils ont pris pas surprise l'an passé.

Leurs rivaux de division, Détroit et Green Bay, les attendent de pied ferme, et toutes les autres équipes comptent bien exploiter leurs faiblesses défensives pour se venger de ce qu’ils leur ont fait subir en 2025-2026. 
 


Les Bears ont plusieurs bons jeunes joueurs en attaque, et du lot, Caleb Williams peut aussi s'améliorer cette année.  Il pourrait être assez fort pour transporter littéralement son équipe.  Mais les analystes sont sceptiques et projettent environ neuf victoires pour les protégés de Ben Johnson en 2026-27.  Selon leurs prévisions, Chicago va rater les séries éliminatoires puisqu'ils seront devancés au classement de leur division par les Lions et les Packers.

La marge est mince entre la victoire et la défaite dans la NFL.  Il suffit de quelques détails pour faire basculer la chance d'un côté à l'autre.  Parlez en aux Chiefs de Kansas City, qui sont passés du bord des perdants l'an passé, après une décennie au cours de laquelle ils ont établi une dynastie.

Seul le génie offensif de Ben Johnson pourra sauver les Bears du naufrage cette saison, mais son navire va subir des dommages en rencontrant quelques écueils...



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Des prévisions concernant d'autres clubs de la NFL, pour la saison 2026-27 :










jeudi 27 août 2026

SAISON 2026 DES FALCONS D'ATLANTA ET DE LEUR NOUVEAU COACH KEVIN STEFANSKI : "AVEC DES SI ON VA À PARIS" ?



Quand on se pose plein de questions sur un club de sport, c’est qu’on cherche à éclaircir des zones d’ombre, ou des points incertains, qui peuvent jouer sur sa valeur ou son futur.  

Prenons l'exemple des Falcons d'Atlanta, une équipe de la Ligue Nationale de Football qui n'a pas eu une seule saison gagnante depuis huit ans.  Les changements apportés à la direction et à l’alignement durant l’intersaison leur apporteront-ils plus de succès cet automne ? On peut en douter...

Pour rehausser le prestige et la crédibilité de la franchise, le club de Géorgie s’est offert pour la première fois un président football.  Et c’est nul autre que son ancienne vedette et quart arrière emblématique, Matt Ryan. 



Déçu par le bilan du directeur général Terry Fontenot, on l’a remplacé par Ian Cunningham, pour remettre l’équipe sur les rails.  Il n’a encore jamais occupé ce poste dans sa carrière.

Estimant que l’entraîneur chef Raheem Morris avait lui aussi échoué, on l'a remplacé par Kevin Stefanski, même si celui-ci n’a pas réussi à briser la tradition de médiocrité des Browns de Cleveland (fiche de 45-56) durant les six années passées à leur tête.    

À son tour, Stefanski (photo ci-dessous) a nommé Tommy Rees comme nouveau coordonnateur offensif.  C’est lui qui commandera les jeux de l'attaque, depuis les lignes de côté. 



La grande question est de savoir si ces nouveaux dirigeants disposeront du personnel nécessaire pour vraiment faire la différence et, pourquoi pas, décrocher le titre de la modeste division Sud de la Conférence Nationale ?  Les Falcons ont terminé la dernière saison dans une triple égalité en tête de cette faible section, avec un bilan de huit victoires et neuf défaites.  Le bris d’égalité les a cependant relégués au troisième rang, les privant ainsi d’une place en séries éliminatoires.

De gros nuages noirs au-dessus des quarts arrières...

Au poste clé de l’attaque, le quart arrière, les Falcons sont en difficulté.  Après la grave blessure au genou qui a mis fin à la saison de Michael Penix l’an dernier, le vétéran Kirk Cousins avait pris la relève avec un certain succès, menant l’équipe à un dossier de cinq victoires et deux défaites, après un mauvais départ de 3-7 avec Penix.  Les Faucons ont terminé la saison en remportant leurs quatre derniers matchs.

Cousins ayant quitté le club pour se joindre aux Raiders de Las Vegas, les dirigeants des Falcons devaient trouver un remplaçant, et ils n'ont pu trouvé mieux que Tua Tagovailoa, rejeté par les Dolphins de Miami, qui ne croyaient plus en lui pour relancer leur équipe en reconstruction.
  


Que ce soit parce qu'il était mal entouré à Miami, ou parce qu'il avait amorcé son déclin à cause de ses problèmes de santé, Tagovailoa (photo ci-dessus) a vu son efficacité diminuer au fil des dernières saisons.  La goutte qui a fait déborder le vase à Miami, c'est possiblement ses 15 interceptions, l'an passé...  

Comme il n’a presque rien coûté aux Falcons (1 215 000 $), les Dolphins assumant encore une grande partie de son contrat pour 52,78 millions de dollars cette saison, les dirigeants du club ont tenté le coup avec lui, espérant qu’à 28 ans, il puisse retrouver son niveau supérieur d'il y a trois ou quatre ans. 

Michael Penix a déclaré hier qu'il serait prêt à revenir au jeu à temps pour le début de la saison régulière, le 13 septembre, à Pittsburgh, contre les Steelers.  L'entraîneur Kevin Stefanski devra décider lequel de ses deux passeurs il enverra alors dans la mêlée, pour débuter la partie.



Le fait est que Penix (photo ci-dessus), un choix de première ronde (8e au total) au repêchage de 2024, n'a pas prouvé qu'il pouvait être un quart arrière de franchise après ses deux premières saisons à Atlanta.  Comme ce fut le cas durant ses années dans les rangs amateurs, il a raté souvent des matchs à cause de diverses blessures, développant ainsi une réputation de joueur fragile.  

Sur 34 matchs possibles avec les Falcons, il n’en a joué que 14. Pendant ces rencontres, son taux de passes complétées (59,6 %), ses passes de touché (12), ses interceptions (6) et son indice d’efficacité de 85,8 laissent planer des doutes.  Pour sa troisième année, il doit convaincre ses dirigeants qu’il peut être un quart arrière régulier dans la NFL, et justifier ainsi sa sélection élevée au repêchage.

Compte tenu des multiples commotions cérébrales subies par Tagovailoa, comment de matchs les quarts des Falcons pourront-ils jouer à 100 % de leurs capacités, la saison prochaine ?



🏈Un plan d'urgence pour la ligne offensive... 

Les dirigeants des Falcons ont été pris par surprise quand le plaqueur à droite, Kaleb McGary a pris sa retraite de façon inattendue, cette année, après avoir raté toute la saison passée en se blessant au bas de la jambe, lors du camp d'entraînement.  

Son remplaçant de l'an dernier, Elijah Wilkinson ayant quitté l'équipe pour se joindre aux Cardinals de l'Arizona; et l'autre  suppléant possible, Storm Norton, ayant été déclaré inapte à jouer cette saison à cause d'une blessure, les dirigeants des Falcons ont dû se revirer de bord rapidement pour mettre sous contrat l'agent libre Jawaan Taylor (ex Chiefs et ex Jaguars ➡ photo ci-dessus).

Penix et Tagovailoa étant des passeurs gauchers, c'est Taylor qui devra protéger leur côté aveugle, en situations de passe.  Taylor a été moyen en protection sur les jeux aériens, l'an passé, avec Kansas City.  Mais en ce qui a trait au blocage sur les jeux au sol, il a été un des pires plaqueurs de la NFL.  Il a également un autre défaut : il écope de trop de pénalités... 
 


Heureusement, ses futurs coéquipiers Matthew Bergeron (photo ci-dessus), Chris Lindstrom, et le centre Ryan Neuzil, sont tous d'excellents bloqueurs, pour le super demi offensif Bijan Robinson.  Et avec l'autre membre de la ligne offensive, le plaqueur à gauche Jake Matthews, ils ont bien joué la saison dernière, pour protéger leur quart arrière, sur les jeux aériens.  La qualité de cette ligne à l'attaque ne devrait donc pas trop diminuer.

🏈Un Superman au champ arrière...

En regardant jouer les Falcons la saison dernière, on avait l’impression que toute leur attaque reposait sur un seul homme : le fantastique demi offensif Bijan Robinson.  Que ce soit en portant le ballon ou en sortant du champ arrière pour capter des passes, il était partout.  Il a mené la NFL pour les verges totales avec 2 298, en 2025.  

Il est devenu seulement le deuxième demi offensif dans l'histoire de la Ligue à gagner au moins 1 400 verges au sol et 800 par la passe, dans la même saison (le premier a été Steven Jackson, des Rams, en 2006).  Son adjoint de l'an dernier Tyler Allgeier est passé lui aussi aux Cardinals.  Les Falcons ont donc embauché Brian Robinson Jr (ex 49ers et ex Commanders) pour prendre sa place.  Les Falcons ne devraient rien perdre au change.



🏈Un manque de profondeur dans le groupe de receveurs...

Par contre, c'est différent chez les receveurs.  Drake London et l’ailier rapproché Kyle Pitts (photo ci-dessus) resteront les cibles privilégiées du jeu aérien, mais ils auront peu de soutien avec le départ de Darnell Mooney vers les Giants de New York, et celui de David Sills V vers les Buccaneers de Tampa Bay.

Ce ne sont pas de grosses pertes, mais les Falcons ont tout de même dû trouver des remplaçants.  Ils ont opté pour deux autres joueurs marginaux : Johan Dotson (ancien des Eagles) et, un revenant, Olamide Zaccheaus, joueur non repêché, qui avait porté leurs couleurs de 2019 à 2022, au début de sa carrière.

Il ne faudrait pas s'étonner de voir la recrue Zachariah Branch (photo ci-dessous) s'intégrer progressivement dans la formation partante des receveurs des Falcons, au cours de la saison, ou d'en faire régulièrement partie. 
 


Sa principale qualité au niveau collégial, c'était de briser beaucoup de plaquages une fois en possession du ballon.  Mais sur ses 81 réceptions avec Georgia l'an passé, 51 ont été réussies à la ligne de mêlée.  Son utilisation a donc été limitée de cette façon, mais les Falcons pensent qu'il pourra s'adapter à un rôle élargi dans la NFL. 

Par contre, s'il est très rapide, vif, et explosif, Branch ne constitut pas une grande cible avec ses 5'10" et ses 180 lbs.  C'est justement pour cette raison qu'on lui lançait si fréquemment le ballon, à la hauteur de la ligne de mêlée, à Georgia.

🏈Plusieurs pertes à combler en défense...

Ayant accompli un travail satisfaisant avec le personnel qu'il avait à sa disposition la saison dernière, le coordonnateur défensif Jeff Ulbrich a pu sauver son poste durant l'intersaison, contrairement à ses principaux collègues qui se sont vus montrer la porte de sortie.  Il a fait progresser sa brigade en 2025-26, surtout au chapitre du "pass rush", qui a rapporté une production formidable de 57 sacs, le deuxième plus haut total dans la NFL.



Mais Ulbrich (photo ci-dessus), - endeuillé par le décès de son épouse Cristina, à la suite d'un cancer, à l'âge de 48 ans, le 26 juillet dernier -, a perdu plusieurs joueurs importants sur le marché des joueurs autonomes.  Il ne pourra plus compter sur le demi de coin Dee Alford (à Buffalo), le secondeur Kaden Elliss (Nouvelle Orléans), et les plaqueurs David Onyemata (New York Jets), et Ruke Orhorhoro (Jacksonville).

Un de ses meilleurs atouts, l'ailier James Pierce, auteur de 10½ sacs l'an passé, a été suspendu par la NFL pour huit matchs, parce qu'il a été impliqué dans un cas de violence domestique, en février dernier.  Il a aussi été accusé d'avoir provoqué un accident de voiture lors de l'incident, ainsi que d'avoir fui la police, et résisté à son arrestation.  C'est une autre lourde perte pour Ulbrich et la défensive des Falcons.

Comble de malchance, son éventuel remplaçant, Jalon Walker s'est blessé au genou au camp d'entraînement, et il va rater toute la saison.


Face à cette situation périlleuse, et malgré un budget limité à cause des 75 millions de dollars qu'ils ont accordé au prolongement du contrat de leur star Bijan Robinson, les Falcons ont embauché les secondeurs de ligne Samson Ebukam (ancien des Colts) et Azeez Ojulari (ex Eagles et ex Giants); Christian Harris (ancien des Texans), l'ailier défensif Cameron Thomas (ex Browns), le plaqueur Maason Smith (ex Jaguars), et le demi de sûreté Sydney Brown (ex Eagles, photo ci-dessus).

Désespérés, les Falcons ont même fait appel au vétéran secondeur Za'Darius Smith (34 ans en septembre), qui s’apprête à rejoindre sa 7e équipe en NFL. 

Ulbrich aura la tâche gigantesque de remodeler sa défensive car, en plus des nombreux nouveaux joueurs, d'autres devront changer de position pour boucher des trous.

Samson Ebukam devrait être «l'heureux élu» pour prendre la relève de James Pierce, mais à côté des 10½ sacs de ce dernier, les deux d'Ebukam avec les Colts l'an dernier, font piètre figure.



Il y a également quelques points faibles dans la tertiaire avec Mike Hughes (photo ci-dessus) et Billy Bowman.  Les Falcons ont repêché le jeune Avieon Terrell (2e ronde, Clemson) cette année.  Est-ce qu'il pourrait jouer immédiatement avec son frère A.J., qui est le demi de coin régulier du côté gauche ?  Ce n'est pas impossible si Bowman est aussi inefficace que la saison dernière...  Avieon a bien joué à Clemson durant sa carrière amateur.  

Rappelons aussi que ça n'a pas aidé les Falcons d'avoir perdu leur choix de premier tour (13e rang) au dernier repêchage, dans un échange avec les Rams, l'an passé.

Même si elle ne comptait pas vraiment de joueurs étoile, la défensive a bien soutenu l'équipe la saison dernière.  Mais avec tous les problèmes qui l'affectent cette année, elle ne pourra pas rendre autant de bons services en 2026-27.



🏈La situation des unités spéciales améliorée...

Au moins, la situation des unités spéciales a été améliorée dans l'intersaison.  L’an dernier, les Falcons ont testé trois botteurs de précision : Zane Gonzalez, Parker Romo et Younghoe Koo. Aucun d’eux n’a été à la hauteur.  D’ailleurs, tous les trois sont encore à la recherche d’un emploi dans la NFL en ce moment.

Les dirigeants du club d’Atlanta pensent avoir trouvé la solution en recrutant le vétéran Nick Folk (photo ci-dessus), qui fêtera ses 42 ans début novembre.  Très précis ces trois dernières saisons, il a brillé l’an passé avec les Jets, et les deux années précédentes, avec les Titans, ne manquant qu’un seul placement à chaque campagne (taux de réussite de 96 % !!!).

Au poste de botteur de dégagement, Jake Bailey, un ancien des Dolphins et des Patriots, va remplacer Bradley Pinion.  Les Falcons ne perdent pas au change, et Bailey (photo ci-dessous) est trois ans plus jeune (29 ans) que Pinion.



Il n'y a pas de joueur déterminé pour les retours de bottés.  La recrue Zachariah Branch pourrait être un bon candidat.  Avant qu'il soit mieux formé pour accomplir cette tâche, Olamide Zaccheaus pourrait s'occuper des retours de bottés de dégagement, et Brian Robinson Jr, des retours de bottés d'envoi.

                           


Tout peut arriver dans l’étrange division Sud de la NFC.  La saison dernière, les Falcons ont terminé à égalité avec les Buccaneers et les Panthers, les trois équipes affichant un bilan identique de 8-9.  Cette année, les experts favorisent plutôt Tampa Bay pour remporter le titre de la section, un ou deux matchs devant les Saints de la Nouvelle Orléans, et trois devant la Caroline et Atlanta.

Les Falcons n'ont pas été couronnés champions de cette division depuis 2016.  Ils ne sont favoris que dans deux matchs, la saison prochaine, mais les prévisionnistes les plus optimistes pensent qu'ils pourraient en gagner cinq ou six.  Ils estiment très faibles leurs chances de remporter le titre de la division.  Les matchs intra division seront déterminants pour le classement.


Pourquoi tant de négativisme à propos des Falcons ?  D’entrée de jeu, leurs quarts arrières fragiles, Tua Tagovailoa et Michael Penix, n’inspirent pas vraiment confiance.  Les analystes fondent leur avis sur leurs récentes performances, qui ont été plutôt décevantes.  Leur dossier médical chargé n’est pas très rassurant non plus.  

Qui est vraiment le quart no 1 ?  Le regretté et légendaire John Madden disait souvent que si vous avez deux quarts arrières pareils, c'est que vous n'en avez aucun ! 
 

À moins que Tagovailoa ne retrouve la forme et l’efficacité qui étaient les siennes il y a trois ou quatre ans, ou que Penix parvienne enfin à franchir un cap vers l’excellence, les fans des Falcons feraient mieux de tempérer leur enthousiasme face aux nouveautés affichées par leur équipe cette saison.

Les passeurs des Falcons disposent certes d’armes offensives redoutables avec Bijan Robinson, Drake London et Kyle Pitts, mais est-ce suffisant ?  Qu'arrivera-t-il si un ou deux de ces piliers se blesse sérieusement ?  Le groupe de receveurs manque nettement de profondeur.

En défensive le pauvre coordonnateur Jeff Ulbrich ne sait plus où donner de la tête pour boucher les trous dans son alignement.  Il est accablé par une multitude de problèmes en raison de pertes subies durant la saison des agents libres, à cause de blessures importantes à des joueurs clés, sans oublier la suspension de James Pierce qui lui fera manquer la moitié de la saison.

Avec autant de questions, de conditions, et de « si », on va à Paris, comme dit l’adage.  Quant aux Falcons, ils n’iront nulle part, sauf vers le bas du classement de leur division...
        

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mercredi 26 août 2026

SAISON 2026 DES SAINTS DE LA NOUVELLE ORLÉANS : DE L'ESPOIR POUR LES ENTRAÎNEURS KELLEN MOORE ET BRANDON STALEY, DANS LA PLUS FAIBLE DIVISION DE LA NFL...



Avant le début de la saison, l'an dernier, les experts s'accordaient pour prédire que les Saints de la Nouvelle Orléans serait la pire équipe de la Ligue Nationale de Football.  La première moitié de cette campagne des Saints a semblé leur donner raison, puisque les représentants de la Louisiane montraient une fiche atroce d'une seule victoire pour huit défaites (1-8).

À part le receveur Chris Olave en attaque, rien ne fonctionnait : l'attaque au sol n'allait nulle part, et la ligne offensive était inefficace.  Le quart arrière Spencer Rattler n'arrivait pas non plus à faire la différence positive pour faire gagner l'équipe.  N'ayant plus rien à perdre, l'entraîneur chef Kellen Moore décida de changer de pivot et d'envoyer la recrue Tyler Shough (photo ci-dessous) dans la mêlée.

Le résultat fut surprenant !  Les Saints ont gagné cinq de leurs huit derniers matchs, en étant la meilleure formation de la faible division Sud de la Conférence Nationale, en deuxième moitié de saison.



Avec un tel élan pour compléter la campagne 2025-26, les espoirs de poursuivre de la même manière, cette année, sont réalistes.  Tout est possible dans la très chancelante section Sud de la NFC !

La principale source de ces espoirs émane du quart arrière Tyle Shough.  À titre de partant, il a bien joué, finissant au 2e rang au scrutin pour la recrue de l'année dans la NFL, même s'il n'a joué qu'une moitié de saison.  C'est vrai qu'à 26 ans, c'était plutôt une "vieille" recrue mais bon, ça n'enlève rien à ses débuts assez impressionnants dans la grande Ligue.

À 6 pieds 5 pouces, sa stature en impose sur le terrain.  C'est un excellent athlète, il lance ses passes rapidement, avec précision, et dans un bon "timing".  Pour un footballeur sans expérience professionnelle, il a étonné en minimisant les jeux dangereux pouvant résulter en revirements (six interceptions, trois échappés dont deux perdus).  C'est une qualité rare chez les recrues, au poste de quart.  



Il lui reste à confirmer la bonne impression qu'il a donnée en un temps relativement court, à diminuer le nombre de sacs (31 en 2025-26), et à augmenter son nombre de longues passes ou jeux explosifs, la saison prochaine. 

À noter que toutes ses victoires de la saison dernière ont été obtenues contre des équipes ayant une fiche perdante.  Il a perdu ses trois matchs face à des clubs dotés de défensives supérieures à la moyenne (les Falcons à deux reprises, et les Rams).  Dans ces rencontres, les Saints n’ont inscrit en moyenne que 12,3 points, tandis que dans leurs cinq victoires contre de faibles adversaires, avec Shough comme quart arrière partant, ils en ont marqué en moyenne 23.

Évidemment, Shough ne pourra pas progresser seul.  Il a besoin d’un meilleur entourage, surtout que Taysom Hill, l'homme à tout faire à l'attaque, ne sera pas de retour avec l'équipe, cette année (il est en pourparlers avec son ancien coach Sean Payton pour le rejoindre possiblement avec les Broncos de Denver).
  

Les dirigeants des Saints, disposant enfin d’un peu de marge de manœuvre sur le plan financier, ont travaillé pour apporter l’aide nécessaire à Shough, afin d’améliorer son niveau de performance.

D'abord, comme dans toute bonne entreprise de reconstruction, il fallait solidifier la base de l'attaque, c'est-à-dire, la ligne offensive.  Elle avait été une des pires du circuit Goodell l'an passé, autant pour bloquer sur les jeux au sol (faible moyenne de 3,7 verges par course), qu'en protection sur les jeux de passe (49 sacs accordés !).  

La gérance a posé un geste important en faisant signer un contrat de quatre ans pour 61 millions de dollars à l'agent libre David Edwards, un ancien des Bills et des Rams.  Le nouveau garde des Saints à gauche, vient régler un sérieux problème de ce côté là du front offensif.  Il est fiable et il a fait ses preuves avec les Bills de Buffalo au cours des trois dernières années.  C'était le meilleur agent libre disponible à sa position durant la saison morte. 



À sa droite cependant, l'autre garde, Cesar Ruiz (photo ci-dessus) a été fort en protection du quart arrière, l'an passé, mais il n'a pas fait du bon travail comme bloqueur sur les jeux au sol.

Le joueur de centre Erik McCoy est de calibre Pro-Bowl quand il est en santé.  Mais ça ne lui est pas arrivé souvent au cours des deux dernières campagnes.  Il a raté 20 des 34 dernières parties de son équipe en raison de blessures.  Les patrons des Saints se croisent les doigts pour qu'il puisse jouer enfin une saison complète cette année.

Du côté des plaqueurs, Kelvin Banks Jr a obtenu de bonnes notes la saison dernière dans les deux aspects du jeu (protection, blocage), mais le rendement de son coéquipier Taliese Fuaga a été plutôt moyen et devra être amélioré.  Une progression est possible pour ces deux choix de première ronde puisqu'ils sont jeunes : Banks a seulement 22 ans, et Fuaga, 24.



Dans l'ensemble, si McCoy (photo ci-dessus) peut jouer durant toute la saison et que Edwards joue à la hauteur de son talent, la ligne offensive des Saints devrait être meilleure.  Ce qui aidera évidemment le travail de Tyler Shough, et celui des porteurs de ballon.

Parlant des demis offensifs, le gérant général Mickey Loomis a mis sous contrat l'agent libre Travis Etienne Jr, (4 ans, 52 millions de $$$), l'ancien porteur de ballon des Jaguars de Jacksonville.  Là encore, il y avait un besoin de rehausser la qualité du champ arrière de la formation louisianaise.  Etienne se joindra au vieux routier des Saints Alvin Kamara (31 ans, 10e saison), et les entraîneurs détermineront les rôles exacts de chacun, durant le camp d'entraînement.

Les analystes pensent qu'Etienne se concentrera sur le jeu au sol, tandis que Kamara sera utilisé plus souvent comme receveur de passes, en situations de 3e essai.  Ça, c'est s'il est en santé, car au cours des trois dernières saisons, il a été fréquemment blessé, et il vient encore de se blesser au genou durant le camp d'entraînement.  On dit qu'il sera absent pendant un mois.



En carrière, Etienne (photo ci-dessus) a une moyenne modeste de 4,2 verges par course, et Kamara 4,3.  Ce n'est guère impressionnant.  Mais c'est mieux que la faible moyenne de 3,7 verges des coureurs des Saints, la saison passée.  

Il y a trois candidats pour occuper des postes de substituts au champ arrière : Kendre Miller, Devin Neal, et Audric Estime, se livrent bataille au camp d'entraînement.  Celui qui sortira vainqueur de cette compétition pourrait avoir l'opportunité d'épauler Travis Etienne dans un rôle plus important, si Kamara éprouve encore des problèmes de santé, et est obligé de s'absenter pour une longue période, durant la saison. 

L'attaque terrestre des Saints a fini 28e l'an passé dans la NFL, ce qui n'est pas étranger au fait que les performances de l'offensive ont été les pires de la Ligue en zone rouge (red zone).  Mais si, comme on le croit, la ligne offensive est améliorée et fait un meilleur travail, cette triste situation de la saison dernière pourrait changer.
 


Les receveurs ont aussi eu leur part de responsabilités dans ce manque de dynamisme en zone payante en 2025.  Et leur situation sera encore particulière cette année.  

Chez les ailiers espacés, seul Chris Olave (photo ci-dessus) fait partie de l'élite de la Ligue à sa position.  Il a connu la meilleure campagne de sa carrière en 2025-26 avec 100 réceptions, 1 163 verges de gains, neuf touchés, onze jeux explosifs de 20 verges et plus, ainsi que 53 premiers essais réussis.  Le problème avec lui, c'est qu'il a déjà subi quatre commotions cérébrales.  Il a même songé à la retraite, il y a deux ans.  Chaque fois qu'il se fait plaquer solidement, les partisans des Saints retiennent leur souffle et ont peur qu'il ne se relève pas.

Les dirigeants des Saints avaient besoin de trouver du renfort aux côtés d'Olave, puisqu'ils avaient échangé Rashid Shaheed, leur receveur no 2, aux Seahawks de Seattle, au milieu de la saison, l'an passé.  Ils pensent avoir trouvé son remplaçant en sélectionnant Jordyn Tyson en première ronde (8e au total, de Arizona State) du dernier repêchage.



Tyson (photo ci-dessus) a un bon physique et un excellent potentiel pour les jeux explosifs, mais son dossier médical est déjà très chargé.  D'ailleurs il s'est encore blessé (ischio-jambiers) au camp d'entraînement, et il sera gardé hors du terrain pour au moins deux mois.  Ça augure mal pour lui...

À sa place sur l'organigramme, Devaughn Vele monte au 2e rang, chez les ailiers éloignés.  Il a peu joué en 2025, sauf dans ses quatre dernières rencontres, avant que sa saison prenne fin le 14 décembre, à cause d'une blessure à l'épaule.  Il avait développé une certaine complicité avec Tyler Shough.  

Pour la place de receveur no 3, en attendant le retour de Tyson, les Saints pourraient devoir s'en remettre à deux autres recrues : Bryce Lance (4e ronde, North Dakota), et Barion Brown (6e tour, LSU).  L'autre possibilité, c'est Trey Palmer (photo ci-dessous), 25 ans, qui a passé les deux dernières saisons avec les Bucs de Tampa Bay, ou Ronnie Bell, qui n'a été de service que dans deux matchs en fin de campagne, l'an passé.



Disons que ce n'est pas clair ni idéal comme situation.  Olave aura beaucoup de pression, et sera ciblé par les défenses adverses, puisqu'il sera la seule menace de l'attaque aérienne pour les longues passes, si Tyson devait s'absenter plus longtemps.  Sinon, les deux habiles receveurs pourraient unir leurs efforts pour gagner ensemble près de 2 000 verges, s'ils demeurent en santé pour le reste de la campagne.

Les Saints ont ajouté de la profondeur à la position d'ailier rapproché en embauchant le vétéran Noah Fant, après son bref passage chez les Bengals de Cincinnati, l'an dernier.  Il remplace Foster Moreau, maintenant un membre des Texans de Houston.

Les recruteurs de l'équipe ont aussi sélectionné Oscar Delp au 3e tour (Georgia), lors du plus récent repêchage.  Fant et lui seront là pour appuyer l'ailier rapproché principal Juwan Johnson (photo ci-dessous), qui a connu sa meilleure saison l'an passé, avec 77 catchs pour 889 verges de gains et trois touchés.  Il a été le receveur le plus occupé de l'équipe après Chris Olave.



En défensive, deux mauvaises nouvelles : le demi de coin Alontae Taylor (nouveau Titans), et le secondeur de ligne Demario Davis (nouveau Jets), sont partis sur le marché des agents libres.  Ce sont eux qui ont réussi le plus de plaquages chez les Saints l'an dernier.  Ce sont de lourdes pertes, surtout Davis, qui était le leader de la défense.  

Par contre, bonne nouvelle : le vétéran ailier défensif Cameron Jordan, 37 ans, et huit fois sélectionné au Pro Bowl, a annoncé qu'il sera de retour pour une 16e et dernière saison avec l'équipe.  Reste à savoir à quel niveau il pourra performer, à son âge, dans la défense 4-3 des Saints.  Il détient le record de franchise pour les sacs avec 132.

Les Saints ont engagé l'agent libre Kaden Elliss pour remplacer Demario Davis, mais il ne pourra égaler la qualité de son jeu, bien qu'il n'ait pas mal joué pour les Falcons d'Atlanta au cours des trois dernières saisons.  Il a été repêché en 7e ronde par les Saints, en 2019, et il a porté leurs couleurs pendant quatre ans.



Alontae Taylor sera aussi difficile à remplacer.  Il assumait de grandes responsabilités dans la tertiaire du coordonnateur défensif Brandon Staley.  Ce dernier confiera peut-être la succession de Taylor au vétéran demi de sûreté Julian Blackmon (photo ci-dessus), mais celui-ci n'a joué qu'un match l'an passé à cause d'une grave blessure à l'épaule.  

Mais le coach Kellen Moore a dit, durant le camp d'entraînement, qu'il pourrait plutôt affecter les tâches de Taylor à Jonas Sanker, un joueur versatile, qui en sera à sa deuxième année dans la NFL avec les Saints.  Moore pourrait aussi créer une rotation incluant aussi Justin Reid pour remplir le rôle de Taylor. 

Quant au DG Mickey Loomis, il dit compter sur la progression des demis de coin de 3e et de 2e année Kool-Aid McKinstry, et Quincy Riley, pour améliorer la tertiaire de son équipe. 
 


La saison dernière, McKinstry (photo ci-dessus) a réussi trois interceptions, a alloué 54 passes complétées en 94 tentatives (58,7 %), pour un coefficient élevé de 100,5 pour les quarts arrières adverses.  

Riley a permis 31 passes réussies sur 52 ciblées (59,6 %), a intercepté une passe, pour un rating d'efficacité de 96, de la part des passeurs opposés.

C'est, bien sûr, inférieur à ce que Alontae Taylor a pu accomplir à leur place la saison passée, et qu'il pourra faire cette année avec les Titans.

Cette position demeure une faiblesse pour la défense de Brandon Staley.  L'an dernier, seul Isaac Yiadom avait pas mal d'expérience à ce poste, et il n'a pas fourni un rendement satisfaisant.  Les Saints espèrent que le nouveau venu Martin Emerson Jr (ex Browns de Cleveland) pourra appuyer les jeunes titulaires McKinstry et Riley, lui qui a manqué toute la dernière campagne à cause d'une blessure au tendon d'Achille.



Il y a aussi des doutes au sujet de plusieurs membres du front-7, après la perte de Demario Davis.  Kaden Elliss (no 55, photo ci-dessus) devra chausser ses souliers à sa place, mais il ne pourra pas égaler sa force et son leadership.  Il peut néanmoins contribuer grandement au "pass rush" puisqu'il a réussi 30 pressions l'an dernier avec les Falcons, le 2e nombre le plus élevé chez les secondeurs de ligne du circuit Goodell. 

Seul Chase Young, qui a enfin eu une bonne saison l'an passé (10 sacs en 12 matchs) semble pouvoir être un pilier sur la seconde ligne de défense.  

En avant de lui, sur la ligne de front, Cameron Jordan a réussi 10½ sacs, mais à 37 ans, cette année, est-ce qu'il pourra répéter cette performance ?  

En prévision de sa retraite l'an prochain et au cas où il faiblirait cette saison, les Saints ont obtenu Tyree Wilson (photo ci-dessous) dans un échange avec les Raiders de Las Vegas.  Ce choix de première ronde au repêchage de 2023 n'a jamais répondu aux attentes en trois saisons dans l'uniforme Black & Silver.  Cependant, il a amélioré un peu son "pass rush" à chaque année, même s'il partait de loin, et il pourrait être inséré dans une rotation avec Vernon Broughton, quand Jordan aura besoin de reprendre son souffle.



Ce qui n'aide pas les Saints à renforcer ce front défensif, c'est la perte du plaqueur Bryan Bresee, qui devra être opéré au genou après s'être blessé dès le premier jour du camp d'entraînement.  Il va manquer à l'appel durant toute la prochaine saison. 

À part Jordan, Elliss et Young, il va y avoir probablement un jeu de chaise musicale pour les autres postes de cette défense 3-4.  

Ainsi, la recrue Christen Miller (2e ronde, Georgia) pourrait supplanter Nathan Shepherd et Davon Godchaux, à la position de "nose tackle".  

Les Saints ont mis sous contrat l'agent libre Anfernee Jennings (ancien des Patriots) qui pourrait défier Carl Granderson au poste de secondeur extérieur.  

Et Danny Stutsman pourrait ravir l'autre poste de secondeur à Pete Werner (photo ci-dessous), qui n'a pas connu une bonne saison l'an passé. 



L'autre joueur sur la première ligne, John Ridgeway III devrait lui aussi faire partie d'une rotation, mais il soigne présentement une blessure au pied, après n'avoir disputé que quatre rencontres la saison dernière à cause d'un problème au dos.

Comme on peut le voir, il y a peu de valeurs sûres dans la défense du coach Brandon Staley.  Il a réussi un tour de force en 2025 en faisant passer sa troupe de la 30e à la 2e place de la Ligue, pour l'efficacité contre le jeu au sol.  Avec les changements de personnel survenus dans l'intersaison, on se demande s'il pourra répéter cet exploit la saison prochaine.

Les entraîneurs des Saints auront une autre décision à prendre concernant le poste de botteur de précision.  



Après avoir congédié Blake Grupe, après onze semaines, et huit placements ratés, ils ont donné un essai à l'Irlandais Charlie Smyth (photo ci-dessus) qui n'avait jamais botté un ballon de football américain avant 2024.  Il a réussi 12 de ses 16 tentatives de placement, dont un de 47 verges, mais il doit améliorer sa constance.  

Tanner Brown, recrue non repêchée, a été invité au camp d'entraînement pour le concurrencer.  Et les Saints ont également signé Daniel Carlson, l'ancien botteur de précision des Raiders, de 2018 à 2025.  Bien malin qui devinera celui qui décrochera le poste entre ces trois candidats.



Après des années à tergiverser au sujet du rôle de botteur de dégagement, souvent confié à des joueurs non repêchés ou sans expérience, les Saints se sont enfin branchés en embauchant l'ancien des Vikings du Minnesota Ryan Wright.  Il a connu sa meilleure saison l'an passé avec une excellente moyenne de 49 verges par botté.

La recrue Barion Brown a été déléguée pour retourner les bottés.  Il s'agit encore d'un nouveau joueur pour occuper ces fonctions.

Est-ce que tout ce brassage de l'alignement portera des fruits la saison prochaine ?  En vertu du 2e calendrier le plus favorable dans la NFL, les Saints devraient récolter 7 ou 8 victoires, même s'ils ne sont favoris que dans cinq matchs.  Cela leur donnerait le deuxième rang dans le Sud de la NFC devant les Panthers et les Falcons, mais un match ou deux derrière les Buccaneers de Tampa Bay.

Certes, la ligne offensive est améliorée, mais le groupe de receveurs est fragile, et manque de profondeur.  Les demis offensifs ont des capacités limitées.  Tyler Shough doit démontrer que ses brefs succès de l'an dernier pourront se poursuivre cette saison.  Et la défensive manque aussi de bons joueurs après les chambardements de l'intersaison.

Si Chris Olave et la recrue Jordyn Tyson ne ratent pas trop de matchs en raison de blessures, ils peuvent donner plus de mordant à l'attaque des Saints.  Mais si eux, et les quelques bons joueurs de la défense se retrouvent trop souvent à l'infirmerie, ou ne répondent pas aux attentes, la saison 2026-27 sera très longue et pénible pour leur organisation, et ses bruyants partisans...

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