dimanche 16 août 2026

SAISON 2026 DES CARDINALS DE L'ARIZONA : UNE DÉFENSIVE HORRIBLE ET UNE FICHE DE 0-17 POUR LE NOUVEAU COACH MIKE LaFLEUR ?



L'État américain de l'Arizona est une vaste étendue désertique où la sécheresse domine.  Le club de football professionnel local, les Cardinals, incarne parfaitement l'image de cet État.  C’est l’équipe de la Ligue Nationale de Football qui connaît la plus longue sécheresse de titre : 78 ans sans championnat, depuis 1947. 

Cette année-là, Harry S. Truman était président des États-Unis et Betty Grable (photo ci-dessous), la star la plus célèbre du pays.  Le grand architecte américain Frank Lloyd Wright travaillait en Arizona, dans son studio de Taliesin West à Scottsdale, tandis que Barry Goldwater était l’homme d’affaires le plus influent de l’État avant d'en devenir le sénateur en 1952.


Les Cardinals n’ont jamais atteint la popularité ni la renommée de ces figures historiques.  Après leur championnat de 1947, ils ont dû attendre jusqu’en 1998 pour remporter un autre match éliminatoire.  Depuis 1975, ils n’ont décroché que trois titres de division, et ils ont subi 13 défaites ou plus, lors de trois de leurs quatre dernières saisons.

Cette médiocrité risque de continuer la saison prochaine, car avec leur défense faible, plusieurs analystes estiment que les Cards pourraient perdre tous leurs matchs en 2026-27.

Comme toutes les équipes en reconstruction, les Cardinals ont apporté de nombreux changements pendant l’intersaison pour tenter d’améliorer leur situation.  Un nouvel entraîneur chef a été nommé : Mike LaFleur (photo ci-dessous), qui était coordonnateur offensif sous Sean McVay avec les Rams de Los Angeles, l'an passé.



Il prend les rênes de la pire équipe de la NFL la saison dernière.  Les Cards ont enchaîné neuf défaites consécutives pour terminer avec un triste bilan de 3-14.  Mais LaFleur a souligné, lors de sa première conférence de presse, après sa nomination, que l’équipe s’était bien battue dans une dizaine de matchs, affichant un dossier de 2-8 dans les rencontres décidées par un touché ou moins.  Et cinq de ces défaites se sont jouées à la marge d’un simple placement ou moins.

LaFleur pense que nouveaux protégés peuvent renverser cette mauvaise dynamique cette année grâce aux changements et ajustements qu’il compte mettre en place.  Selon lui, il s’agit simplement de repérer et corriger quelques petits détails pour remporter une plus grande part de ces matchs serrés.

Pour y arriver, le nouveau pilote des "oiseaux rouges" aura du pain sur la planche au camp d'entraînement.  Il devra décider qui occupera la plupart des postes de titulaires réguliers dans un alignement qui sera pas mal chambardé.



À la position de quart arrière, l’ère Kyler Murray s’est terminée lorsque les Cards l’ont libéré le 11 mars dernier.  En raison de son imposant contrat de 230,5 millions de dollars, aucune équipe n’a voulu négocier un échange pour l’acquérir.  Les Vikings du Minnesota ont fini par engager Murray, mais les Cardinals ont dû encaisser une perte de 54,7 millions de dollars sur leur masse salariale de cette année.

Pendant ses sept saisons en Arizona, Kyler Murray a vécu quelques beaux moments, mais cela ne s’est concrétisé que par une seule participation aux séries éliminatoires (une défaite contre les Rams en janvier 2022).  Il a manqué plusieurs matchs en raison de blessures, mais les dirigeants de l’équipe sont restés patients, convaincus qu’il finirait par rebondir.  Mais après que Murray n’a joué que cinq matchs la saison dernière, encore une fois à cause de blessures, la direction a décidé de se séparer de lui.

Mike LaFleur a annoncé que Jacoby Brissett sera le quart partant au début de la prochaine saison, en septembre.  L’an dernier, il avait pris la relève de Murray pour les douze derniers matchs.  Il n’a gagné qu’une seule rencontre, mais il a bien performé malgré le manque de soutien de sa ligne offensive et d'une véritable attaque au sol.  Sa défensive a souvent gâché ses efforts en s’effondrant au quatrième quart ou en temps supplémentaire quand les Cardinals ont été dominés par un score combiné de 146 à 88.
   


Brissett (photo ci-dessus) a complété 64,9 % de ses passes pour des gains aériens de 3 366 verges (240,4 verges par match), 23 touchés, 8 interceptions, et un bon coefficient d'efficacité de 94,1.  Et cela dans des circonstances difficiles, l’attaque unidimensionnelle de l’équipe étant facilement anticipée par les défenses adverses.

Les Cards ont sélectionné le quart arrière Carson Beck (Miami) en 3e ronde (65e choix) du dernier repêchage, mais il ne devrait pas jouer un grand rôle avec l’équipe, sauf si Brissett échoue, ou si l’équipe perd constamment ses matchs jusque tard dans le calendrier.  Il n'est pas vu comme le pivot d'avenir de l'équipe.  Celui-ci devrait plutôt provenir du prochain repêchage, car la cuvée 2027 des jeunes quarts est à la fois excellente et abondante.

Lié à un contrat de substitut qui ne lui garantissait qu'un million et demi de dollar cette année, Brissett a exigé une nouvelle entente, et il ne s'est pas présenté aux entraînements volontaires du printemps.  Il a réussi à obtenir un nouveau contrat d'un an, qui lui rapportera 15½ millions garantis, et jusqu'à 21 millions avec des bonis de performance.



Soulagé, Brissett a remercié ses coéquipiers pour leur soutien tout au long de cette dispute au sujet de son contrat.  Il doit maintenant rattraper le temps perdu et apprendre rapidement le livre de jeux et le système offensif de son nouveau coach.  Le vétéran "commis voyageur" Gardner Minshew II, 30 ans, (photo ci-dessus) a été engagé pour ajouter de la profondeur et de l'expérience à la position hyper importante de passeur.  Il en sera à sa 6e équipe dans la NFL.  

Des décisions devront être prises concernant les titulaires réguliers aux postes de demis offensifs.  Ça se bouscule au portillon avec une pléthore de candidats, dont Trey Benson et James Conner, qui devraient revenir au jeu après avoir manqué presque toute la dernière campagne en raison de blessures.  Bam Knight devrait également être sur les rangs après avoir lui aussi dû s'absenter pour les cinq derniers matchs de la saison précédente à cause d'une blessure à une cheville.

De plus, au début mars, les Cards ont signé l'agent libre Tyler Allgeier, ex porteur de ballon des Falcons d'Atlanta. 
 


Mais il appert que c'est la recrue Jeremiyah Love, (photo ci-dessus) sélectionné en première ronde, au 3e rang, qui héritera du poste de partant au champ arrière.  À Notre Dame, il s’est démarqué par sa capacité à briser de nombreux plaquages et à accumuler des verges après contact.  En plus, sur 433 courses pendant ses années universitaires, il n’a commis qu’un seul échappé.

Chez les receveurs de passes, il ne devrait y avoir qu'un changement.  Kendrick Bourne, l'ancien des 49ers et des Patriots, a accepté de se joindre au club de l'Arizona.  Il occupera vraisemblablement le poste d'ailier espacé numéro 3, derrière Marvin Harrison Jr et Michael Wilson.  Le formidable ailier rapproché Trey McBride, le meilleur joueur à sa position dans la NFL, devrait demeurer la principale cible de Jacoby Brissett, la saison prochaine.

Il y a de quoi confirmer cette hypothèse.  Lors de la dernière campagne, McBride, 26 ans, est devenu le seul ailier rapproché de l'histoire de la Ligue à capter 110 passes et plus, dans plus d'une saison.  L’an dernier, il a accumulé 120 réceptions pour 1 200 verges et dix touchés, un exploit inédit dans la NFL pour un ailier rapproché.



Si lui et Michael Wilson (photo ci-dessus) poursuivent sur leur incroyable lancée de l’an dernier, et que l'inconstant Marvin Harrison répond enfin aux grandes attentes placées en lui, le jeu aérien des Cardinals promet d’offrir tout un spectacle en 2026-2027.  Au cours de la plus récente campagne, Harrison a raté cinq matchs à cause d’une blessure.  Il n’a que deux matchs de 100 verges ou plus à son actif jusqu’à présent dans sa carrière.

Wilson a tiré parti de son rôle élargi pour réaliser de loin la meilleure saison de sa carrière, avec 78 réceptions, 1 006 verges gagnées et sept touchés.  Bourne est un bon complément à cette attaque aérienne qui va aussi bénéficier de l'expertise du coach Mike LaFleur, dont la spécialité est l'offensive.

Mais ce feu d’artifice dépend aussi d’une bonne performance de la ligne offensive, ce qui est moins certain.  En 2025-26, cette unité n'a pas bien paru.  Le blocage effectué sur les jeux au sol a rapporté des gains modestes de 4,3 verges par course, mais les Cards ont été privés de leurs trois meilleurs porteurs de ballon pendant la majorité des matchs du calendrier, en raison de blessures.



Sans véritable jeu au sol, Jacoby Brissett a dû lancer le ballon plus souvent, obligeant les membres de sa ligne offensive à le protéger bien trop fréquemment.  Ils ont concédé 59 sacs aux défenses adverses, un chiffre beaucoup trop élevé, mais qui s’explique en partie par les situations dans lesquelles ils se sont retrouvés.

Néanmoins des changements étaient nécessaires pour renforcer ce front offensif.  Les Cardinals ont profité du marché des agents libres pour acquérir l'excellent garde Isaac Seumalo (photo ci-dessus).  Il répond à un besoin important à l'intérieur de cette unité offensive.  

Le poste de garde partant devait revenir à la recrue Chase Bisontis, mais il s’est blessé aux ligaments croisés d’un genou à l’entraînement, et pourrait rater toute la prochaine saison. De toute façon, son coéquipier Isaiah Adams a réalisé un meilleur camp et l’aurait probablement devancé pour décrocher le poste.
 


Les titulaires aux autres postes sont fixés : au centre, on retrouve Hjalte Froholdt, et les plaqueurs sont Paris Johnson Jr (photo ci-dessus), et très probablement Elijah Wilkinson, que l’équipe a rapatrié après ses deux saisons passées avec les Falcons d’Atlanta.  En résumé, cette unité est plutôt correcte.  Elle devrait figurer dans le milieu du classement des lignes offensives de la NFL, et ne devrait pas freiner la solide attaque des Cardinals.

La situation est moins brillante en défense.  Elle doit se remettre de ses mauvaises performances de l’an dernier, mais les changements de personnel effectués durant l’intersaison pourraient bien s’avérer vains.  À part l'ailier défensif Josh Sweat, qui a réussi 12 sacs et 13 plaquages pour des pertes de terrain, aucun autre de ses coéquipiers n'a été efficace pour exercer de la pression sur le champ arrière et les quarts adverses.

Évidemment, si ces derniers ne subissent pas de pression, ils ont le temps d’identifier leurs cibles et de laisser leurs receveurs se démarquer.  Ça pénalise énormément les gars de la tertiaire des Cards.

Le départ de Calais Campbell, via le marché des agents libres, pour rejoindre les Ravens de Baltimore, n’a rien arrangé.  Même à 39 ans, c’est une perte majeure pour cette défense.  Il était un grand leader, et le deuxième meilleur chasseur de quart de l’escouade (6½ sacs et 9 plaquages pour pertes en 2025-26).


Pour essayer de combler cette perte sur la première ligne de défense, les Cardinals ont rapatrié le plaqueur Roy Lopez (photo ci-dessus), qui était avec eux avant de passer une saison avec les Lions de Détroit, l'an dernier.  C'est une bonne acquisition. 

On ne peut pas en dire autant pour Jonah Williams, ancien joueur des Saints et des Rams. Il n’a pas la garantie d’un poste de partant, mais pourrait intégrer une rotation de plaqueurs.

Pour solidifier cette ligne, il faudrait que deux anciens choix de première ronde, Darius Robinson (27e choix en 2024) et Walter Nolen III (16e choix en 2025), s’imposent et prennent les choses en main.  Robinson a manqué de constance à ses deux saisons avec les Cardinals, et Nolen n'a joué que six matchs à sa saison recrue, à cause de blessures. 


                    
Sur le second rideau, le retour au jeu de Mack Wilson Sr devrait faire du bien.  Il n'a disputé que huit matchs l'an dernier en raison d'une blessure aux côtes. Les autres places sur cette ligne de défense ne sont pas fixées.  Le camp d'entraînement et les matchs pré-saison détermineront qui de Cody Simon, Jack Gibbens, ou Baron Browning se joindront à Josh Sweat et Mack Wilsonsur cette partie du front-7.  

Mais aucun d’entre eux n’est vraiment très talentueux.  Une percée du jeune BJ Ojulari, (photo ci-dessus), un choix de deuxième ronde en 2023, serait également plus que bienvenue.

Le gros problème de cette faible défense se situe au niveau de la tertiaire, qui risque encore d'être une véritable passoire.  À sa deuxième saison chez les professionnels, Will Johnson pourrait devenir le meilleur demi de coin de cette unité.  À son année recrue en 2025, il a été plutôt convaincant.  

Les autres options, à ses côtés, ne sont pas claires.  Denzel Burke, Starling Thomas V, et Sean Murphy-Bunting n'ont rien prouvé de bon par le passé.  Garrett Williams serait un meilleur candidat mais il s'est tordu un tendon d'Achille, tard, la saison dernière.  Il croit qu'il pourrait être prêt à jouer dès l'ouverture de la prochaine campagne, mais ça reste à confirmer.  Son absence prolongée serait néfaste pour la tertiaire des Cards.



Chez les demis de sûreté Budda Baker (photo ci-dessus) aura vraisemblablement de nouveaux coéquipiers à ses côtés, après le départ de Jalen Thompson à Dallas, avec les Cowboys.  Dadrion Taylor-Demerson et Andrew Wingard se disputeront le poste vacant au camp d'entraînement.

Peu importe qui sera aligné dans cette tertiaire, elle risque encore d’être l’une des pires de la Ligue, la saison prochaine.

Pour ce qui est des unités spéciales, le botteur de dégagement Blake Gillikin (photo ci-dessous) devrait reprendre ses activités, après avoir soigné une blessure au dos qui lui a fait rater les douze derniers matchs du calendrier 2025-26.  En cinq ans de carrière, il affiche rien de moins que la meilleure moyenne de verges par botté de l'histoire de la NFL (48½ verges).
  

Pour les bottés de précision, on ne sait pas qui de l'inconstant Chad Ryland et de Joshua Karty, congédié par les Rams l'an dernier, méritera le poste.

En résumé, l'équipe de l'Arizona devrait posséder une offensive plus que respectable la saison prochaine, surtout si Marvin Harrison rebondit, et que le porteur de ballon recrue Jeremiyah Love est aussi bon qu'il en a l'air.  Les Cards vont probablement marquer beaucoup de points et offrir un bon spectacle en attaque.


Mais c'est tout le contraire en défense.  Comme l'an passé elle va accorder plus de points que l'attaque pourra en marquer.  C’est pourquoi les experts qui prédisent les résultats de leurs matchs pensent que les Cardinals pourraient ne décrocher aucune victoire dans un calendrier qui s’annonce encore comme le plus difficile de toute la Ligue Nationale.

Les "oiseaux rouges" jouent dans la division la plus forte de la NFL, contre des formations puissantes (Seahawks, Rams, 49ers).  Ça ne les aidera pas.  Ce qui pourrait les aider par contre, c'est d'être épargnés par les blessures.  Ils ont été de loin le club le plus éprouvé dans ce département, l'an dernier.

Je pense quand même qu'ils pourront éviter d'être blanchis cette saison.  Des rencontres face aux Jets, aux Raiders, aux Giants, aux Saints, et même aux Commanders, pourraient basculer en leur faveur si ces adversaires les prennent à la légère.  Mais c'est clair qu'il leur faudra encore beaucoup de temps avant de terminer la reconstruction.

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Les prédictions de la saison 2026 des 49ers de San Francisco (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-2026-des-49ers-de-san-francisco.html). 




Le calendrier complet de la NFL et de chacun des 32 clubs (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/05/calendrier-2026-de-la-ligue-nationale.html).            

SAISON 2026 DES 49ers DE SAN FRANCISCO : DERNIÈRE CHANCE DU CLUB VIEILLISSANT DE KYLE SHANAHAN D'ATTEINDRE LE SUPER BOWL ?



Pour une deuxième saison de suite, l’effectif des 49ers de San Francisco a été frappé de plein fouet par les blessures.  Pas moins de huit titulaires habituels ont dû s’absenter pour une grande partie des activités de l’équipe.  

Mais l’an dernier, à la différence de la campagne précédente, le talent des entraîneurs a permis de faire bien plus que limiter les dommages, menant l’équipe à un impressionnant bilan de 13 victoires en 18 matchs, incluant une victoire surprise au premier tour des séries contre les Eagles de Philadelphie.

Ces succès incroyables, presque miraculeux, les Niners les doivent surtout à Kyle Shanahan, à la barre, et au coordonnateur défensif Robert Saleh, qui ont su mener un mélange de remplaçants et de vétérans chevronnés à bon port, malgré les pièges d’une mer agitée.



D'ailleurs si j'avais pu voter au scrutin de l'entraîneur de l'année, mon bulletin aurait été en faveur de Shanahan (au centre, photo ci-dessus).

Avec l'absence d'importants blessés à long terme tels que Brock Purdy, Fred Warner, Nick Bosa, George Kittle, Ricky Pearsall, Mykel Williams, et Brandon Aiyuk, on s'attendait de semaine en semaine à ce que ce club affaibli s'effondre.  Ce n'est pas arrivé...

Il est vrai qu’un calendrier très favorable a permis de traverser la tempête, mais malgré tout, c’est un véritable tour de force, voire un coup de magie, que les entraîneurs ont accompli pour maintenir cette formation éprouvée à flot.


On dirait que l'équipe est frappée par une malchance ou une malédiction effroyable, avec autant de joueurs souvent affectés par des problèmes de santé.  

Même Kyle Shanahan n’y a pas échappé cet été, alors qu'il a été impliqué dans un grave accident de voiture.  Il a souffert d’une sévère commotion cérébrale et de quelques autres blessures (photo ci-dessus), mais il était de retour à son poste pour le premier match pré-saison de son équipe, jeudi dernier.

S’il y a un joueur qui a sauvé la saison de son équipe, c’est bien le demi offensif vedette Christian McCaffrey (photo ci-dessous, au camp d'entraînement).  Véritable cheval de bataille, il a été impliqué dans 413 jeux, accumulé 1 202 verges au sol, tout en étant le meilleur receveur de passes des 49ers avec 102 réceptions pour 924 verges. 
 


Au total, il a inscrit 17 touchés.  Il a fait preuve d’une durabilité impressionnante malgré une utilisation abusive et un lourd passé de blessures lors des saisons précédentes.  Sans ses performances presque surhumaines, la troupe de Kyle Shanahan n’aurait jamais pu traverser aussi bien une campagne semée d’autant d’embûches.

Kyle Shanahan a déjà annoncé qu’il le ménagerait cette année, McCaffrey ayant célébré ses 30 ans en juin dernier, un âge où les porteurs de ballon d’élite commencent généralement à ralentir.

Le problème c'est qu'il n'y a guère de relève pour le remplacer sur le terrain quand c'est nécessaire.  Son auxiliaire de l'an passé, Brian Robinson, a quitté pour les Falcons d'Atlanta, durant la saison morte.



Il est possible que Shanahan doive s'en remettre à la recrue Kaelon Black (3e ronde, 90e choix, Indiana ⇨ photo ci-dessus) pour remplir ce rôle de second violon dans le champ arrière de la formation californienne.  Black n'est cependant pas habile pour capter des passes, comme on le demande assez souvent aux demis offensifs dans la Ligue Nationale.

Plusieurs des receveurs de la saison dernière ne sont plus avec l'équipe non plus.  Jauan Jennings est maintenant avec les Vikings du Minnesota, Kendrick Bourne est avec les Cardinals de l'Arizona, et Pearsall va rater toute la saison prochaine en raison d'une grave blessure à un genou.  

Le nom de Brandon Aiyuk figure toujours sur la liste des blessés à long terme.  Les Niners aimeraient l'échanger, mais aucune équipe n’est prête à assumer son contrat exorbitant.  Il ne semble plus faire partie des plans du club du gérant général John Lynch.



Pour palier ces absences, le DG des 49ers a eu recours au marché des agents libres pour s'assurer des services de Mike Evans (photo ci-dessus), l'ancien receveur étoile des Buccaneers de Tampa Bay, qui a signé un contrat à rabais pour pouvoir enfin avoir la chance de jouer pour un club aspirant au Super Bowl.  

Evans a connu sa pire saison l'an dernier en ratant pour la première fois de sa longue carrière la barre des 1 000 verges de gains aériens (il en a gagné 368 en huit parties).  Il est vrai qu'il a manqué la moitié des rencontres de son équipe en raison de blessures (photo ci-dessous).  

Freiné par celles-ci, il a eu plus de difficulté à se démarquer, surtout face aux couvertures "homme à homme".  Ses verges gagnées après réception ont également diminué, comme ce fut le cas pour les receveurs des 49ers l’an passé.
  

La direction des Niners mise sur un retour en forme d’Evans cette saison.  C’est un pari risqué, mais qui pourrait rapporter gros.  Evans n'a pas son pareil pour convertir des 3e essais importants.  Il est primordial qu'il performe à son meilleur niveau, car les bons ailiers espacés ne sont pas nombreux dans la formation du club de football professionnel de la baie de San Francisco.

Lynch a aussi recruté l'ailier éloigné Christian Kirk, qui a joué brièvement pour Houston et Jacksonville au cours des deux dernières années.  

Dans un geste un peu désespéré, Lynch a aussi ramené Deebo Samuel au bercail, lui qui était avec l'équipe il y a deux ans, avant de déménager chez les Commanders de Washington, l'an passé.



Pour renforcer et rajeunir cette position, les recruteurs des Niners ont choisi De'Zhaun Stribling (no 15 photo ci-dessus) au 33e rang du dernier encan amateur.  Les 49ers comptent sur lui pour décrocher une place dans l’alignement régulier, surtout avec plusieurs receveurs blessés et indisponibles présentement.  Il a impressionné lors du match hors concours de jeudi contre Tennessee. 

San Francisco a cruellement besoin de profondeur chez ses receveurs.  Evans et Kirk se sont d’ailleurs ajoutés à la liste des blessés durant le camp d’entraînement, laissant Demarcus Robinson comme unique ailier expérimenté prêt pour la compétition.

Chez les ailiers rapprochés, George Kittle, - l’un des joueurs des 49ers promis à une place future au Temple de la Renommée -, tentera un retour au jeu après s’être tordu le tendon d’Achille lors des dernières séries éliminatoires.  Comme Mike Evans, il fêtera bientôt ses 33 ans et, à cet âge avancé pour un footballeur, le déclin ainsi qu’une plus grande vulnérabilité aux blessures ne sont jamais loin.



C’est la même chose pour la vedette de la ligne offensive Trent Williams (photo ci-dessus) qui, à 38 ans, arrive clairement au crépuscule de sa carrière, mais qui a été encore nommé sur une équipe d'étoiles (la 2e All-Pro) la saison dernière. 

Le centre Jake Brendel n’est pas tout jeune non plus avec bientôt 34 ans au compteur, tout comme le plaqueur Colton McKivitz, qui fêtera ses 31 ans au début septembre.

Cette ligne offensive devrait rester parmi les meilleures de la NFL cette année, mais rappelons que la saison dernière, elle a fini au 30e rang de la Ligue pour la moyenne de gains au sol, avec seulement 3,8 verges par course.  Face à des défenses imposantes et agressives comme celles des Rams et des Seahawks, dans sa division, elle pourrait être en sérieuses difficultés en 2026-27.
  
Le temps joue contre eux, car la relève n’est pas au niveau, comme c’est aussi le cas à plusieurs autres postes de l’équipe, en raison des mauvais repêchages des récentes années. 

C’est peut-être la dernière bonne saison avant le déclin, - avec l’âge ou les blessures -, qui guettent de nombreux vétérans encore titulaires importants chez les 49ers.  La fenêtre pour une ultime participation au Super Bowl pourrait bien se refermer très vite.  Leur dernière conquête du grand championnat de la NFL remonte à 31 ans, en 1995.

Au poste de quart arrière, les Niners ont la chance de compter sur Brock Purdy et son excellent remplaçant, Mac Jones.  Le DG John Lynch anticipe déjà un problème pour respecter le plafond salarial l’an prochain (en partie à cause de l'astronomique contrat de cinq ans de Brock Purdy d'une valeur de 265 millions de dollars), et aurait été prêt à échanger Jones.
  


Mais, à la surprise générale, autant pour lui que pour Kyle Shanahan, aucune équipe n’a manifesté d’intérêt pour le vétéran, qui entamera sa 6e saison dans la NFL.

Jones a aussi beaucoup aidé l’équipe pendant huit matchs en remplaçant Purdy, qui était blessé.  Il a décroché un total de cinq victoires lors de ces matchs et réussi 69,6 % de ses passes, ce qui l'a placé au 2e rang de la Ligue dans cette catégorie.  

Purdy reste le quart arrière numéro un.  Depuis 2022, il est le titulaire régulier en NFL avec le deuxième meilleur coefficient d’efficacité, un impressionnant 104.  Sans être considéré comme faisant partie de l’élite, - notamment pour les longues passes -, il possède toutes les qualités pour mener son équipe aux plus grands honneurs.  Il est très à l'aise dans le système offensif de Kyle Shanahan.
   


En défensive, à cause des nombreux blessés l'an passé, on s'est rendu compte que cette brigade manquait de profondeur.  Le coach Robert Saleh (photo ci-dessus, maintenant coach des Titans du Tennessee) a sauvé la mise grâce à sa grande expertise, mais les titulaires sur la première ligne de défense risque d'être la plus grande faiblesse de l'équipe, cette saison.  

On se demande si Raheem Morris, qui a succédé à Saleh comme coordonnateur défensif cette année, après avoir été congédié de son poste d’entraîneur chef des Falcons d’Atlanta, saurait faire aussi bien que Saleh dans des circonstances aussi critiques.  

La défense des Niners a fini 13e de la NFL pour le nombre de points accordés, même si ses piliers Warner, Bosa et Mykel Williams ont raté un total combiné de 33 matchs en raison de blessures. 



Cette année, sur le front-7, seuls Nick Bosa et le nouvel arrivant Osa Odighizuwa (photo ci-dessus) inspirent réellement confiance et représentent des valeurs sûres, que ce soit pour stopper le jeu au sol ou pour mettre la pression sur les attaquants adverses. 

La saison passée, cette défense a fini au dernier rang de la Ligue pour les sacs, avec seulement 20, et à l'avant-dernière place pour les pressions sur les quarts arrières opposés avec 157.  Les titulaires sur cette première ligne de front, Alfred Collins et C.J. West, ont connu une saison de misère l'an passé.  

Odighizuwa pourrait combler en partie cette lacune, car avec les Cowboys l’an dernier, il a enregistré 52 pressions, le 6e total le plus élevé pour un plaqueur défensif dans la NFL.  C’est 28 de plus que le total combiné de Jordan Elliott et Kalia Davis au même poste, que John Lynch n’a pas voulu ré embaucher le printemps dernier.  



Cependant, Odighizuwa n'a réussi que 17 sacs en cinq saisons avec les Cowboys...  La présence de Nick Bosa (photo ci-dessus) à ses côtés pourrait l'aider à en obtenir davantage la saison prochaine.

Les recruteurs des 49ers ont pensé à l'avenir de cette ligne de défense en sélectionnant deux bons prospects au dernier repêchage : Romello Height (3e ronde, 70e Texas Tech), et Gracen Halton (4e tour, 107e, Oklahoma).  Ils pourraient éventuellement renforcer le « pass rush » qui fait défaut à leur défense.

Chez les secondeurs de ligne, les Niners sont en meilleure posture avec Fred Warner (s'il ne conserve pas des séquelles de sa grave blessure de l'an dernier) et Dre Greenlaw (photo ci-dessous), qui revient avec le club californien après un bref séjour avec les Broncos de Denver.
  


Mais celui-ci est aussi un bon candidat pour se blesser. Depuis le début de sa carrière, il y a sept ans, il a été un habitué de l’infirmerie et a manqué 40 % des matchs auxquels il aurait pu participer s’il n’avait pas été blessé.  Il remplace Dee Winters que les 49ers ont échangé aux Cowboys de Dallas.  Lorsqu'il est en santé, Greenlaw est efficace contre le jeu au sol, car il est un bon plaqueur.

Dans la tertiaire, les demis de coin Deommodore Lenoir, Renardo Green, Upton Stout, ainsi que le nouveau venu Nate Hobbs, figurent parmi le dernier tiers, et les moins bien notées, des escouades comparables de la NFL.

Ce n’est guère mieux du côté des demis de sûreté, où Malik Mustapha (photo ci-dessous), Ji’Ayir Brown, Marques Sigle et Ashtyn Davis sont négligés par la majorité des analystes, qui les classent parmi les derniers de la Ligue.  Mécontent de ces joueurs, Kyle Shanahan les a même relégués sur le banc à quelques reprises l’an dernier.



Alors que les experts prévisionnistes situent l'attaque des 49ers dans le top-5 du circuit Goodell, la défensive n'occupe que le 20e échelon dans leurs projections pour la prochaine saison.

Les Niners ont réglé un problème de taille au poste de botteur de précision l'an passé.  En septembre, ils ont remplacé le décevant Jake Moody par Eddy Pineiro, qui a réussi toutes ses tentatives de placement sauf une de 64 verges, laquelle a heurté la barre transversale.  Il a été le botteur le plus précis de la NFL avec 28 bottés de placement réussis sur 29 tentés.

Ce fut différent pour le poste de botteur de dégagement. Thomas Morstead n'a pas été retenu.  Corliss Waitman (ex Steelers), qui était agent libre, prendra sa place cette saison. 
 


Le retourneur de bottés Skyy Moore s'est entendu pour un contrat avec les Packers de Green Bay et son poste pourrait être pris par le jeune Junior Bergen, un choix de 7e ronde au repêchage de 2025.  D'autres candidats sont en lice pour remplir cette tâche : Jacob Cowing, Khalil Herbert, la recrue Will Pauling, ou le vétéran Deebo Samuel (photo ci-dessus).

Les 49ers ont l'une des plus vieilles équipes de football de la Ligue Nationale et la relève n'est guère encourageante.  Ils doivent gagner maintenant avant qu'il ne soit trop tard.  Leur offensive devrait être encore explosive, mais ses principaux piliers doivent demeurer en bonne santé pour qu'elle produise à son haut niveau habituel.  

Le seul danger, c'est que McCaffrey ait été usé prématurément à cause de sa surutilisation des dernières saisons.  L'an passé, sa production de gains au sol a baissé à 3,9 verges par course, nettement sous sa moyenne de 5,4 de la saison 2023.  Un signal d'alarme ?

En défensive, les mauvais repêchages des années passées hypothèquent l'avenir, même si cette défense "Rouge et Or" devrait tenir le coup cette saison, malgré la perte de leur très compétent coordonnateur Robert Saleh.  Le manque de "pass rush" reste préoccupant surtout parce qu'il rend encore plus vulnérable la faible tertiaire de cette brigade. 
    


San Francisco joue dans une division corsée avec les puissants rivaux que sont les Rams et les Seahawks, deux prétendants sérieux au prochain super Bowl.  Mais puisqu'ils sont bien dirigés, les 49ers peuvent espérer leur livrer une chaude lutte pour une place en séries éliminatoires.  Mais finir plus haut que 3e dans leur division semble irréalisable. 

Parce qu'ils ont justement fini au 3e rang de la section Ouest de la NFC en 2025-26, ils ont encore un calendrier favorable cette année, même s'ils devront voyager à l'autre bout de la planète pour leur match d'ouverture en Australie.  

Ils sont favoris pour gagner onze rencontres la saison prochaine, à moins que les blessures viennent encore jouer les trouble fête.  C'est malheureusement un mauvais scénario possible étant donné le nombre élevé de joueurs plus âgés dans leur alignement. 
 


Il ne faut pas oublier qu'il y a deux ans, victimes d'une malchance semblable au point de vue blessures, les Niners s'étaient écroulés avec un bilan désastreux de six victoires, onze défaites.  

Par contre, lorsqu'ils ont été épargnés par les blessures, comme ce fut le cas en 2019 et en 2023, les 49ers se sont rendus au Super Bowl.  Sous la conduite experte du renommé pilote Kyle Shanahan c'est toujours possible.  

Mais ça exige que ses meilleurs joueurs évitent l'infirmerie et soient capables de fournir leur effort maximum, tout au long de la prochaine saison.  Si le passé est garant de l'avenir, ça n'arrivera pas encore cette année...

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samedi 15 août 2026

SAISON 2026 DES SEAHAWKS DE SEATTLE : LA PERTE D'AGENTS LIBRES IMPORTANT COMME KENNETH WALKER III VA-T-ELLE COMPROMETTRE LEURS CHANCES DE DÉCROCHER UN 2e TITRE CONSÉCUTIF AU SUPER BOWL ?


Après leur victoire surprise au Super Bowl en février dernier, les Seahawks de Seattle se heurtent à la dure réalité des champions : toutes les autres équipes de la NFL cherchent à les imiter en leur prenant leurs meilleurs joueurs via le marché des agents libres.

Ainsi, par exemple, des joueurs clés comme le porteur de ballon Kenneth Walker III, - élu joueur le plus utile lors du Super Bowl -, l’excellent coach offensif Klint Kubiak, ainsi que les piliers défensifs Boye Mafe, Coby Bryant, et Riq Woolen, ont tous tiré parti de leurs succès de la saison passée pour passer à la caisse en signant de lucratifs contrats avec d’autres clubs de la Ligue, à raison d’environ 12 millions par an en moyenne.

Cette année, les Hawks ne pourront plus compter sur l’effet de surprise de la saison dernière, et ils n’auront pas la possibilité de remplacer les joueurs partis, par d’autres de même niveau.  Et la concurrence dans leur division (Ouest de la Conférence Nationale) s’annonce encore plus rude.



La situation en attaque est plutôt préoccupante.  L’an dernier, Kubiak a été un élément clé des succès offensifs des Seahawks grâce à sa capacité à bien gérer les effectifs, et à choisir des jeux payants.  Ce talent lui a ouvert la porte pour devenir entraîneur chef des Raiders de Las Vegas.  Son successeur, Brian Fleury (photo ci-dessus), n’a toutefois aucune expérience comme coordonnateur offensif dans le circuit Goodell. 

Même s’il a affirmé vouloir conserver le système de jeu de son prédécesseur, il reste à voir s’il sera efficace dans ses nouvelles fonctions, ce qui demeure incertain.  En plus, il devra gérer un champ arrière affaibli par le départ de Walker, et l’absence de l’autre titulaire au poste de demi offensif, Zach Charbonnet, gravement blessé à un genou lors des dernières séries éliminatoires. 

Le jeu au sol a été un élément primordial des succès et des stratégies offensives des Seahawks en 2025-26.  Pour entamer la prochaine saison, Fleury devra compter sur la recrue Jadarian Price, talentueux mais seulement un substitut au niveau universitaire, ainsi que sur Emanuel Wilson, qui n’était que la doublure de Josh Jacobs à Green Bay l’an dernier, avec une moyenne modeste de quatre verges de gains par course. 
 


George Holani fait aussi partie de ce groupe de demis, mais il a peu joué durant ses deux saisons à Seattle.  Bref, beaucoup d’incertitude et de doute entourent cette position importante pour l’entraîneur chef Mike MacDonald.  À moins que Jadarian Price (photo ci-dessus) ne crée la surprise, on peut s’attendre à une nette régression dans le champ arrière des champions, du moins jusqu'à ce que Charbonnet revienne au jeu et en pleine forme.

Au poste de quart arrière, Sam Darnold a fait taire les critiques en offrant une performance irréprochable pendant les séries éliminatoires.  Il n’a commis aucun revirement, alors qu’en saison régulière il en avait accumulé un bon nombre (14 interceptions, 11 échappés dont 6 perdus, le nombre le plus élevé dans la NFL).  Les sceptiques, moi y compris, qui doutaient de sa capacité à décrocher un championnat, ont été confondus.

Pour l'aider à mettre la main sur le trophée Vince Lombardi, il a pu compter sur les performances de son receveur vedette Jaxon Smith-Njigba, élu meilleur joueur offensif de la NFL l’an passé, ainsi que sur la contribution inattendue de son ailier rapproché A.J. Barner.  



L’arrivée du rapide ailier espacé Rashid Shaheed (photo ci-dessus), acquis dans un échange avec les Saints de La Nouvelle Orléans, a été positive.  Mais s’il s’est démarqué comme retourneur de bottés, ses prestations en tant que receveur ont toutefois laissé à désirer.  Les Seahawks espèrent de meilleures performances de sa part cette année, en attaque.  

Sinon, Cooper Kupp devra en faire plus que la saison passée, mais à 33 ans, avec un lourd passé de blessures, il ne peut plus assumer le rôle de premier plan qu’il a occupé pendant plusieurs années avec les Rams de Los Angeles.  

Pour sa deuxième saison dans la Ligue, Tory Horton pourrait revenir de sa blessure à la jambe subie l’an dernier et prendre une place plus importante dans l’attaque.  

Sauf si Brian Fleury déçoit dans son rôle de nouveau coordonnateur offensif, le jeu aérien des Seahawks devrait rester efficace en 2026-27, surtout si Darnold (photo ci-dessous) parvient enfin à limiter les revirements coûteux. 



En défense, remplacer les agents libres Bryant, Mafe et Woolen ne sera pas une mince affaire.  Heureusement, le génie défensif de Mike MacDonald pourra en partie compenser ces pertes, et éviter que sa brigade ne subisse trop de conséquences négatives.

Pas de problème du côté de la première ligne dans la formation 3-4 du front défensif.  À l’intérieur, Leonard Williams, Byron Murphy II, et Jarran Reed composent l’un des meilleurs trios de la NFL, aux côtés de celui des Ravens de Baltimore.  



C’est une autre histoire pour le groupe de secondeurs de ligne.  Mis à part DeMarcus Lawrence (numéro 0 photo ci-dessus) et Ernest Jones, le niveau est de moins bonne qualité chez les principaux titulaires.  Plusieurs piliers de ce front-7 sont également vieillissants.  Les dirigeants de l'équipe pensent toutefois que Derick Hall, qui s'est illustré lors du Super Bowl, sera encore plus performant la saison prochaine.

Pour ce qui est des demis de coin, Nick Emmanwori et Devon Witherspoon font parti de l'élite de la NFL à leur position, et Josh Jobe n'est pas trop loin derrière.

Parmi les demis de sûreté, Julian Love, Ty Okada et Bud Clark savent vraiment bien défendre le fort.


Ce qui a permis aux Seahawks de dépasser leurs principaux rivaux, les Rams de Los Angeles, l’an dernier, c’est la solidité de leurs unités spéciales, avec les botteurs Jason Myers (placements) et Michael Dickson (dégagements), ainsi que le redoutable retourneur de bottés Rashid Shaheed.  Ils pourraient bien encore faire la différence lors de la prochaine campagne.

Le club de la ville émeraude sera favori dans 14 de ses 17 rencontres de la saison 2026-27.   Il devrait en gagner au moins une douzaine, et batailler avec les Rams et les 49ers de San Francisco pour le titre de la section Ouest de la Nationale.  

Même avec 20 des 22 titulaires du dernier Super Bowl de retour, l’incertitude autour des demis offensifs, le vieillissement de leurs piliers en défense, les blessures, et la concurrence plus féroce dans l’Association Nationale suscitent des doutes quant à leur capacité à défendre leur titre de champions de la NFL.  Il est très rare qu’un club, aussi talentueux soit-il, réussit à conquérir deux trophées Lombardi consécutifs...

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