mardi 8 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO. 1 ⇨ 49ers ET RAMS S'AFFRONTENT AU PAYS DES KANGOUROUS !


Jeudi, les 49ers de San Francisco et les Rams de Los Angeles s'affronteront dans le premier match de l'histoire de la NFL joué en Australie.  Curieusement, les deux formations ont choisi deux moments différents pour leur voyage de dix-sept heures de vol pour se rendre à Melbourne, leur très lointaine destination.   Les Niners sont arrivés au pays des kangourous une semaine avant la rencontre, tandis que les Rams n'atterriront à cet endroit que la veille de la confrontation avec leurs redoutables rivaux de la division Ouest de la Conférence Nationale.  Le club qui aura le mieux contrôlé le décalage horaire pourrait bien sortir vainqueur de la partie...

On peut dire que l’option choisie par les Rams est celle qui fait le plus jaser dans le monde du football. Bien qu’ils soient l’équipe hôte, donc “à domicile”, les amateurs australiens auraient aimé rencontrer leurs joueurs afin de promouvoir le football américain sur leur sol.  Pourtant, les représentants du club de Los Angeles ne passeront que quelques heures en Australie.

Avec comme perspective l'endroit exotique où se déroulera la bataille, et le besoin d'offrir un bon "show" aux Australiens pour leur vendre le produit américain, on prévoie beaucoup de points et de rebondissements spectaculaires jeudi, à Melbourne, entre ces deux belligérants californiens.


Après leurs grosses acquisitions de l'intersaison, surtout en défensive, les Rams ont été établis les grands favoris pour remporter le prochain Super Bowl qui aura lieu chez eux, dans leur stade, le 14 février 2027.  Mais rappelons que ce genre de prédictions pré-saison n'a qu'un faible pourcentage de réussite...

Sean McVay et ses joueurs ne devraient pas s'enfler la tête avec cette belle prévision, ni avec leur nouvel alignement comprenant plusieurs gros noms.  Le football se joue sur un terrain de 100 verges, et l'expérience a prouvé que ce n'est pas toujours le plus fort qui gagne.  Bien des choses imprévues peuvent arriver...

D'ailleurs, McVay n'a pas eu le dessus sur son homologue Kyle Shanahan, des 49ers, en saison régulière, depuis qu'ils s'affrontent.  Shanahan mène la série 11 victoires contre 7 pour McVay.  En dépit d'avoir été frappés par une incroyable multitude de blessures, la saison dernière, les Niners ont terminé la campagne 2025-26 avec une fiche identique à celle des Rams (12-5).



Bien sûr, l'alignement des Rams a changé depuis les sept derniers mois.  En défensive, ils ont ajouté des joueurs extraordinaires comme Myles Garrett (jour défensif de la dernière année dans la NFL ⇨ photo ci-dessus), Aaron Donald (sorti de sa retraite de deux ans), les excellents demis de coin des Chiefs Trent McDuffie et Jaylen Watson, les secondeurs de ligne Grant Stuart et Wesley Bailey.  

En attaque, ils ont repêché deux recrues prometteuses, le quart arrière Ty Simpson, et le receveur CJ Daniels, en plus de récupérer par un échange l'ailier espacé Tutu Atwell, qu'ils avaient perdu sur le marché des agents libres au bénéfice des Dolphins de Miami.  McVay était conscient du manque de profondeur dans son groupe de receveurs éloignés. 

Les Rams sont favoris par 3½ points pour sortir vainqueurs du duel de jeudi.  C'est surtout en raison de leur force de frappe en attaque avec le MVP de la saison dernière, Matthew Stafford, lançant le ballon à des receveurs élite comme Puka Nacua et Davante Adams.  Sean McVay a développé aussi une stratégie à trois ailiers rapprochés ou "13 personnel" qu'aucun adversaire n'a réussi à contrer efficacement jusqu'à maintenant.  Il pourrait employer pas moins de cinq ailiers rapprochés : Davis Allen, Terrance Ferguson, Tyler Higbee, Colby Parkinson, et la recrue Max Klare (2e ronde, Ohio State) pour confondre encore plus les défensives adverses.


Avec les demis offensifs Kyren Williams (photo ci-dessus) et Blake Corum, l'attaque au sol de la troupe de Sean McVay pourrait profiter de la faiblesse des joueurs des 49ers sur la première ligne de défense, où C.J. West et Alfred Collins ont été les moins bien notés par Pro Football focus pour arrêter les coureurs adverses, l'an passé.  Le nouveau venu Osa Odighizuwa a à peine fait mieux qu'eux avec les Cowboys de Dallas.

En face, les 49ers auront du mal à contenir la puissance offensive de leurs opposants.  Les blessures semblent encore leur thème principal actuellement, avec 25 noms apparaissant sur leur liste d'éclopés.  En défense, mentionnons parmi les absents notoires : l'ailier défensif Mykel Williams (genou), le secondeur de ligne Nick Martin (ischoi-jambiers), l'ailier défensif Bryce Huff (retraite), le plaqueur Sam Okuayinonu (pied), et le demi de coin Nate Hobbs (aine).  

Nick Bosa (genou) est un cas incertain, mais le nouveau coordonnateur défensif Raheem Morris a déclaré qu'il jouera jeudi.  D'ailleurs, Morris remplace Robert Saleh devenu entraîneur chef des Titans du Tennessee.  Saleh va manquer aux 49ers, car c'est lui qui a sauvé leur saison en gérant de main de maître leur défensive affreusement diminuée par l'absence de blessés importants, lors de la dernière campagne.  Coup de chance pour Morris (photo ci-dessous) toutefois, les dirigeants de l'équipe ont récupéré Dre Greenlaw, après son bref passage chez les Broncos de Denver, l'an dernier. 



La crainte, c'est le manque de "pass rush" des 49ers contre un passeur dangereux comme Stafford, ayant le temps et la liberté de repérer et de rejoindre ses receveurs partout sur le terrain.  La saison dernière, la défensive 3-4 des Niners n'a réussi que 20 sacs, de loin le pire total de toute la NFL.  De plus, leur tertiaire est évaluée parmi une des moins bonnes par les experts, en vue de la prochaine saison.

Le plan de match des porte couleurs de San Francisco sera simple : contrôler l'horloge avec le jeu au sol de leur super vedette, le demi offensif Christian McCaffrey, pour empêcher Stafford et sa bande de faire des dégâts sur le terrain, en les laissant le plus longtemps possible sur le banc des joueurs.  McCaffrey a été très occupé l'an passé, et ça risque d'être encore le cas cette saison puisque son adjoint de la saison dernière, Brian Robinson, joue maintenant pour le compte des Falcons d'Atlanta, que Isaac Guerendo (pectoraux) sera absent pour une longue période, et que les jeunes Kaelon Black et Jordan James n'ont aucune expérience chez les professionnels.

Le quart arrière Brock Purdy va tenter d'éviter le dangereux "pass rush" des Rams pour essayer de rejoindre ses receveurs Mike Evans, Deebo Samuel et George Kittle.  Evans et Kittle se remettent à peine d'importantes blessures, et Samuel a connu une baisse de rendement ces dernières années.  Mais, au moins, Purdy n'aura pas à affronter Aaron Donald, puisque Sean McVay vient d'annoncer que son joueur vedette restera à Los Angeles, et ne sera donc pas de la partie de jeudi.



Peut-être que Brock Purdy pourra exploiter un certain manque de cohésion et de synchronisme de la nouvelle tertiaire des Rams, dont les membres ne sont pas habitués de jouer ensemble.  Mais il devra tenter de le faire sans ses receveurs Christian Kirk et Ricky Pearsall, tous les deux blessés.   

Tout semble donc pointer vers une victoire des Rams, à moins que les kangourous viennent les "boxer" sur le terrain, ou que les joueurs de Sean McVay tombent de sommeil après leur vol de 17 heures vers Melbourne.

Pour de plus amples informations, voir mes articles précédents...


lundi 7 septembre 2026

LA 107e SAISON DE LA NFL S'OUVRE SUR UN AFFRONTEMENT CORSÉ ENTRE LES PATRIOTS DE LA NOUVELLE ANGLETERRE ET LES SEAHAWKS DE SEATTLE !


La 107e saison de la Ligue Nationale de Football s'ouvre cette semaine, comme la 106e s'est terminée, c'est-à-dire par un affrontement au sommet, entre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, et les Seahawks de Seattle.  

Les médias d'information parlent d'une reprise du match du Super Bowl, et de la possibilité d'une revanche du club de Mike Vrabel, après sa défaite de février dernier au compte de 29 à 13.  Mais, évidemment, l'enjeu n'est pas le même.  Les deux formations voudront tout de même débuter la saison sur une note gagnante, pour se donner un bon élan, pour la suite de la campagne 2026-27.  

Le 8 février 2026, au Levi's Stadium de Santa Clara, en Californie, la féroce défense des Hawks a fait mal paraître le quart arrière Drake Maye, des Patriots, en le plaquant durement à six reprises, derrière la ligne de mêlée.  Cette domination de la brigade défensive du coach Mike MacDonald , des Seahawks, a fait en sorte que leurs adversaires n’ont jamais vraiment été dans le match.



Qu'est-ce qu'on peut prévoir mercredi quand ces deux belligérants vont se mesurer à nouveau ?  Les experts pensent que le pointage final sera beaucoup plus serré.  Les champions sont favoris par seulement 3½ points.

D'abord, les deux formations ne sont plus les mêmes qu'il y a sept mois.  

Les Seahawks ont perdu des joueurs importants sur le marché des agents libres : le demi offensif étoile, et MVP du Super Bowl, Kenneth Walker (maintenant avec les Chiefs de Kansas City), le demi de sûreté Coby  Bryant (Bears de Chicago), l'ailier défensif Boye Mafe (Bengals de Cincinnati), et le demi de coin Riq Woolen (Eagles de Philadelphie).



Les seules additions notables ont été le demi offensif Emanuel Wilson (ex Packers de Green Bay), et le secondeur de ligne Dante Fowler Jr (ex Cowboys de Dallas ⇨ photo ci-dessus), mais ils ne seront que des substituts cette saison.

D'autres joueurs vont manquer le rendez-vous de mercredi pour l'ouverture locale des Seahawks : le demi offensif Zach Charbonnet, blessé à un genou, le receveur Jake Bobo (genou), le demi de sûreté Bud Clark (cheville), le garde Mason Richman (jambe), le demi de coin Terrion Arnold (possible suspension), le receveur Irv Charles, et le secondeur Aaron Smith.

Il y a aussi des cas incertains : le demi de sûreté Nick Emmanwori (cheville), le receveur Tory Horton (ischio-jambiers), les gardes Anthony Bradford et Josh Jones, et le demi de sûreté Ty Okada (ischio-jambiers).



Ces absences confirmées, ou possibles, signifient qu'au poste de demi offensif, c'est la recrue Jadarian Price (1ère ronde Notre Dame ⇨ photo ci-dessus) qui sera sur le terrain dans l'alignement de départ.  Cela pourrait avoir un impact négatif sur l'issue du match, pour son club, s'il ne répond pas aux attentes.  

George Holani et Emanuel Wilson peuvent venir en relève au champ arrière, mais ce ne sont pas des porteurs de ballon susceptibles de faire une différence positive.  La performance de Price sera donc à surveiller mercredi.  Elle influencera le rythme du match.  Mais sa mission sera difficile à remplir contre la défense des Patriots, une des meilleures de la Ligue contre le jeu au sol.

Parmi les absents du camp de Seattle, il ne faut pas oublier le coordonnateur offensif Klint Kubiak, promu entraîneur chef des Raiders de Las Vegas.  Son remplaçant chez les Seahawks, Brian Fleury, devra gérer la situation, si Jadarian Price ne fournit pas un travail suffisant pour l’attaque au sol.



Cela aurait aussi pour effet d'enlever un atout au quart arrière Sam Darnold (photo ci-dessus) sur le "play action".  Il a été le 3e meilleur passeur, en verges gagnées, avec ce type de jeu, l'an dernier, dans le circuit Goodell.

Étant donnée la force offensive des Patriots, avec le quart arrière Drake Maye, et ses nouveaux et dangereux receveur A.J. Brown et Romeo Doubs, ainsi que l'ailier rapproché Hunter Henry, la défense anti-aérienne des Seahawks devra être à la hauteur du défi.  

Avec les blessés, et les pertes subies dans l'intersaison dans cette unité, il y a un manque de profondeur au champ extérieur des champions de la NFL.  Maye pourrait exploiter cette nouvelle faiblesse.  Certains défenseurs des Hawks devront se surpasser : le demi de coin étoile Devon Witherspoon, le bloqueur Leonard Williams, de même que le secondeur Ernest Jones IV (photo ci-dessous), qui a réussi cinq interceptions la saison dernière... 



Du côté des Patriots, le coach Mike Vrabel a avoué, ces jours-ci, qu'il était inquiet au sujet du manque de profondeur de son alignement.  La ligne offensive, dont la faiblesse a coûté la victoire aux siens lors du Super Bowl, est encore un épineux problème en ce début de saison.  

Le bloqueur offensif Marcus Bryant (cheville), et le joueur de centre Ben Brown sont blessés.  De plus, le demi offensif TreVeyon Henderson (cheville) fréquente l'infirmerie depuis le 24 août, et sa disponibilité sur le terrain est hautement improbable, mercredi, à Seattle.  Mais, contrairement aux Seahawks, les Patriots ont un bon substitut, pour remplacer leur titulaire principal à cette position, en la personne de  Rhamondre Stevenson. 

Vrabel doit aussi composer avec une défensive amochée.  Les blessés affluent à l'infirmerie : le demi de sûreté Brenden Schooler, l'important secondeur Harold Landry III, le plaqueur défensif Isaiah Iton, le secondeur Khalil Jacobs, et même le botteur de dégagement Bryce Baringer ont vu leur nom être inscrit sur la liste de réserve des éclopés.  Le plaqueur défensif Christian Barmore (genou) est également un cas douteux pour le match inaugural de mercredi.



On comprend pourquoi Vrabel se gratte la tête, à moins que ce soit à cause de son scandale d'infidélité conjugale qui ne cesse de rebondir, et est devenu une distraction dont on se serait bien passer chez les Patriots.

Sur un point précis, il y a un risque de répétition du scénario du dernier Super Bowl : la confrontation entre la vulnérable ligne offensive des Pats et le dangereux "pass rush" des Seahawks.  Cela pourrait être un facteur déterminant encore mercredi, dans la cité émeraude.  

Les titulaires sur le front offensif du coordonnateur Josh McDaniels ont même eu beaucoup de difficultés lors des pratiques, au cours du camp d'entraînement.  Ça ne regarde pas bien...  

Mais normalement, s'il peut éviter les blessures, ce qui est très peu probable étant donné son dossier médical surchargé, le garde Alijah Vera-Tucker pourra aider grandement cette ligne à l'attaque.  Il revient au jeu après un an d'absence à cause d'une blessure aux triceps.  



Son coéquipier, le bloqueur à droite Will Campbell (photo ci-dessus) est aussi de retour après avoir soigné une blessure à un genou, la saison dernière.  Le point faible de cette unité risque d'être au centre, avec le peu convaincant Jared Wilson.

Le fait que la partie se joue au Lumen Field, le stade le plus bruyant de la Ligue, devant les fervents supporteurs des Seahawks (surnommés le "12e" joueur), est à considérer.  Eux, et les joueurs de leur équipe, voudront célébrer et honorer le dévoilement de la bannière du championnat, remporté lors du dernier Super Bowl.  Il y aura beaucoup d'émotion, et les joueurs seront très motivés pour gagner le match pour leurs partisans survoltés.

En l’état actuel des blessés et des absents, aucun des clubs présents ne devrait pouvoir courir avec le ballon, tant les défenses sont solides et empêchent toute tentative de gagner beaucoup de terrain.  

Le match se jouera donc dans les airs, où les deux adversaires ont de bonnes ressources.  On a déjà mentionné les excellents receveurs des Patriots, mais ceux des Seahawks (Jaxon Smith-Njigba, Rashid Shaheed, Cooper Kupp, AJ Barner) sont aussi bons, sinon meilleurs.



Si, à première vue, Drake Maye est un meilleur quart arrière que son vis-à-vis Sam Darnold, il sera par contre désavantagé par la différence entre les "pass rush" des deux défensives.  

Celui des Seahawks est redoutable, car il est opéré par le plus génial coach défensif de la NFL en Mike MacDonald.  Tandis que celui des Patriots a perdu Harold Landry (blessé), Anfernee Jennings (nouveau Saints), et K'Lavon Chaisson, qui s'aligne maintenant avec les Commanders de Washington.  Les dirigeants des Pats devront trouver des remplaçants en faisant des transactions cette saison.



Joueurs à surveiller :

Chez les Patriots il faudra voir si A.J. Brown (no 1 photo ci-dessus) est aussi bon qu'il le prétend.  Il n'a pas connu une grosse saison l'an passé avec les Eagles, parce qu'il se plaignait tout le temps de son manque d'utilisation.  Son caractère difficile peut-il "cancériser" aussi sa nouvelle équipe ?  Est-ce qu'il développera une bonne complicité, ou une bonne chimie, avec Drake Maye ?  Ça peut faire une grande différence...

Chez les Seahawks, si Rashid Shaheed a prouvé qu'il était très dangereux comme retourneur de bottés, il ne l'a pas encore fait comme receveur de passes.  Sa production a baissé drastiquement la saison dernière, surtout sa moyenne de verges par passe, qui a chuté à 11,6 alors qu'elle avait été à 17½ en 2024, avec les Saints de la Nouvelle Orléans.  



Il devrait tirer parti de l’attention que les défenseurs adverses portent à Smith-Njigba, pour se démarquer, et accumuler davantage de verges après la réception.  Il a la vitesse nécessaire pour y parvenir.


Pour de plus amples informations concernant les deux équipes, voyez mes articles précédents...





SAISON 2026 DES PANTHERS DE LA CAROLINE : LA CLÉ DU SUCCÈS DEMEURE LE QUART ARRIÈRE BRYCE YOUNG...


La saison dernière, les Panthers de la Caroline ont profité de l'effondrement des Buccaneers de Tampa Bay pour se faufiler jusqu'au titre de la faible division Sud de la Conférence Nationale.  Il leur a suffi d'un bilan médiocre de huit victoires, neuf défaites, pour être couronnés champions.  Ils devenaient, par le fait même, seulement la 5e équipe, dans l'histoire de la NFL, à participer aux séries éliminatoires, avec une fiche inférieure à .500.  Ils n'avait pas fait les playoffs depuis 2017.

C'était tout de même tout un accomplissement pour un club qui venait de connaître six saisons consécutives de dix défaites et plus.  De leurs huit gains en 2025-26, six ont été obtenus par l'infime marge de trois points ou moins !   Ces succès modestes, ils les doivent surtout à leur défensive qui, même si elle s'est située au milieu du classement de la Ligue, en termes de statistiques, a su parfois tenir le coup en situations critiques. 

Par contre, l'attaque n'a pas du tout ressemblé à celle d'une équipe championne : 27e de la NFL pour les points marqués (18,3 en moyenne par match); 27e pour les verges gagnées (295,6 par rencontre); 26e par la passe (179,3 par partie), et 19e au sol (116,3 par joute).



Les dirigeants de la formation domiciliée à Charlotte, conscients des améliorations à apporter, ont été actifs sur le marché des agents libres, et lors du repêchage amateur, afin de corriger certaines lacunes évidentes.  Mais, curieusement, c'est surtout la défense qui a retenu le plus leur attention, et leur recrutement.

Au poste de quart arrière, ils voulaient rajeunir la position.  C'est pourquoi ils ont laissé partir le quart substitut Andy Dalton (39 ans le mois prochain) chez les Eagles de Philadelphie, pour le remplacer par Kenny Pickett, 28 ans, qui n'a été dans l'alignements des Raiders, et des Eagles, qu'à onze reprises, au cours des deux dernières saisons.

Bryce Young demeure le quart partant, mais ce serait un grand mot de dire qu'il est l'homme de confiance des patrons des Panthers.  Ceux-ci n'ont pas voulu renégocier son contrat, et attendront qu'ils fassent encore ses preuves en 2026-27.  Young (photo ci-dessous) a mieux performé l'an passé, mais il a encore été inconstant et inégal, d'un match à l'autre, comme c'est le cas depuis le début de sa carrière.  Rappelons qu’il a été le tout premier choix du repêchage 2023, mais qu’il n’a jamais vraiment agi comme tel.



En trois campagnes et 46 matchs joués, il affiche un faible taux de passes complétées de 61,4 avec 8 291 verges de gains aériens, 49 touchés, 30 interceptions, et un coefficient d'efficacité peu reluisant de 80,9.  La saison dernière, il a presque "dormi" pendant les trois premiers quarts des rencontres, avant de se réveiller au 4e quart, pour parfois mener des séquences offensives qui ont résulté en victoires.

À ses seize départs l'an passé, Young n'a franchi le cap des 200 verges de gains aériens qu'en quatre occasions, avec entre autres, une performance "inoubliable" de 54 verges contre les Seahawks, le 28 décembre...  Les dirigeants des Panthers veulent qu'il lance plus souvent le ballon cette saison.  Une chose que Young a amélioré la saison dernière, c'est sa mobilité pour échapper à la pression des chasseurs de quarts opposés.

L'attaque a plutôt été centrée sur le jeu au sol en 2025-26, puisque le demi offensif Rico Dowdle a été productif, en gagnant 1 076 verges en 236 courses.  Mais il n'est plus avec l'équipe, il joue maintenant pour les Steelers de Pittsburgh.  



Il ne reste que Chuba Hubbard (photo ci-dessus) comme porteur de ballon valable, mais il alterne les bonnes saisons et les mauvaises, depuis le début de sa carrière, en 2021.  Son adjoint Jonathon Brooks, un choix de 2e ronde au repêchage de 2024, n'a joué que trois matchs en carrière, et aucun l'an passé, parce qu'il a été constamment blessé, comme il l'est encore présentement au camp d'entraînement.

Trevor Etienne devait aussi épauler Hubbard, mais il a subi une blessure à la cheville lors du dernier match préparatoire contre Houston.  Son nom a été inscrit sur la liste de réserve, ce qui signifie qu'il va manquer au moins les quatre premiers matchs de la saison régulière.

Chuba Hubbard est revenu à l'entraînement la semaine dernière, après avoir soigné une blessure aux ischio-jambiers.  En fait, il ne reste que le vétéran AJ Dillon en pleine santé, dans le champ arrière des Panthers.  Il n'a presque pas joué l'an passé avec les Eagles de Philadelphie.



On comprend alors que l'entraîneur chef Dave Canales (photo ci-dessus) veuille axer davantage l'attaque sur le jeu aérien, cette saison.  L'autre raison est peut-être la situation de la ligne offensive, privée de trois de ses membres réguliers : les bloqueurs Ikem Ekwonu (genou) et Taylor Moton (caillots de sang au poumon), ainsi que le garde Brady Christensen (ischio-jambiers), tous blessés.

Par chance, les Panthers ont obtenu le bloqueur Rasheed Walker (ancien des Packers) sur le marché des joueurs autonomes, mais s'il a bien fait en protection sur les jeux de passe, il n'a pas été efficace pour bloquer sur les jeux au sol, la saison dernière.  

Robert Hunt remplace Christensen mais il n'a participé qu'à 126 jeux offensifs en 2025-26.

Les Panthers doivent confier l'autre poste de bloqueur à la recrue Monroe Freeling (1ère ronde, Georgia).
  

Il y a un nouveau joueur de centre, Luke Fortner (ex Saints), puisque Cade Mays a profité de son statut d'agent libre pour signer un lucratif contrat avec les Lions de Détroit.  Fortner est impeccable en protection de quart arrière.  Mais le joueur d'avenir à cette position est la recrue Sam Hecht (5e ronde, Kansas State) qui n'a pas permis un seul sac durant toute sa carrière collégiale (sur 850 jeux).  C'est aussi un bloqueur efficace sur les jeux au sol.

Finalement, seul Damien Lewis revient à son poste de garde à gauche, sur cette ligne offensive remodelée.  Et, vous l'aurez deviné, il est un des meilleurs à sa position en protection de passe.  

Ce front offensif n'impressionne guère les experts de Pro Football Focus, qui le classe en 26e position, parmi les unités semblables dans la NFL.



Si on demande à Bryce Young d'utiliser plus souvent la voie des airs cette année, c'est parce que ses meilleures ressources à l'attaque sont ses ailiers éloignés Tetairoa McMillan (photo ci-dessus), Jalen Coket, et Xavier Legette.

McMillan a tellement impressionné l'an passé qu'il a remporté le titre de recrue offensive de l'année dans la NFL.  Joueur électrisant et super rapide, il a capté 70 passes pour 1 014 verges et sept touchés, ce qui a représenté 30,7 % de la production de l'attaque aérienne de son équipe.  Aucun autre receveur des Panthers n'a gagné plus de 394 verges.  

Mais le plus remarquable, ce sont les 17 jeux explosifs de 20 verges et plus, de McMillan.  Dans une attaque aérienne plus utilisée en 2026-27, le grand ailier espacé de 6'5" pourra encore améliorer ses stats.  



C'est pareil pour Coker (photo ci-dessus), qui s'est affirmé de plus en plus, à mesure que se déroulait la plus récente campagne.  À sa 3e saison dans la Ligue Nationale, il pourrait encore progresser, surtout s'il évite les blessures qui lui ont fait rater une douzaine de parties, lors de ses deux premières années.  

Ce receveur n’est peut-être pas le plus rapide, mais il fait preuve d’une grande ténacité et se bat sans relâche pour remporter les attrapés contestés.  Il est aussi à l’aise sur les tracés courts que sur ceux de longue distance.  Il a fait écarquiller les yeux des observateurs avec un match de neuf réceptions pour 134 verges et un touché, au premier tour éliminatoire contre les Rams de Los Angeles, en janvier dernier.  

Négligés par la plus grande marge de points dans l'histoire de la NFL pour un match éliminatoire à domicile (10½ points), les Panthers sont passés à 39 secondes de causer une énorme surprise en battant la forte formation des Rams, largement favoris pour gagner.  Les Panthers menaient 31 à 27, dans la dernière minute de jeu, avant de s'incliner finalement 34 à 31, après un touché de 19 verges de l'ailier rapproché Colby Parkinson, avec 38 secondes à écouler au match. 



Xavier Legette (photo ci-dessus) s'est retrouvé derrière McMillan et Coker, dans la hiérarchie des ailiers éloignés, après avoir connu des difficultés l'an dernier.  Ciblé 64 fois, il n'a saisi que 35 passes pour 363 verges et trois touchés.  Ce choix de première ronde, en 2024, déçoit, surtout par son apparent manque de concentration et d'attention sur le terrain.  

Il était même menacé de perdre son poste de receveur no 3 par la recrue Chris Brazzell II (3e ronde, Tennessee), mais ce dernier s'est blessé à un genou, et il ne pourra pas jouer cette année.  À 6'4", 198 lbs, cette "gazelle" court le 40 verges en 4,37 secondes, et les Panthers comptaient s'en servir pour étirer le terrain et libérer de l'espace dans les zones intermédiaires, en faveur des autres receveurs de l'équipe.

Les Panthers ont recruté John Metchie III (ex Jets) sur le marché des agents libres, pour ajouter de la profondeur dans le groupe des receveurs.  Il a brillé par moment durant ses brefs passages chez les Texans et les Jets.  Il pourrait remplacer Legette si celui-ci continue de décevoir.



La situation est moins reluisante aux postes d'ailiers rapprochés.  Tommy Tremble (photo ci-dessus), Mitchell Evans, et Ja'Tavion Sanders, ne font peur à aucune défensive adverse.  En peine de production à cette position, les Panthers ont même engagé Darren Waller, un gars de 34 ans, qui avait pris sa retraite après la saison 2023, avant de revenir au jeu brièvement avec les Dolphins de Miami, l'an passé.  Ça s'appelle du désespoir...

On l'a mentionné plus haut, la défensive des Panthers a assez bien résisté en 2025-26.  Mais son plus grave problème a été son manque de puissance sur le "pass rush", avec seulement 30 sacs à son crédit, le 3e plus petit total dans la NFL.  C'est pourquoi les Panthers ont dépensé beaucoup d'argent sur le marché des agents libres pour essayer de régler ce problème.

Ils ont donc consenti de gros contrats aux secondeurs de ligne  Jaelan Phillips (ancien des Eagles et des Dolphins), Bobby Okereke (ex Giants), et Devin Lloyd (ex Jaguars).  Bien qu'aucun d'eux ne soit réputé comme de bons chasseurs de quarts, les entraîneurs des Panthers pensent qu'ils vont améliorer le "pass rush", la saison prochaine.



Là-dessus, ils comptaient aussi recevoir de l'aide du joueur de 2e année Nic Scourton mais une grave blessure à un genou a mis fin à sa saison avant même qu'elle commence.  Princely Umanmielen est un autre espoir en matière de pression sur les passeurs ennemis.  Tout comme Patrick Jones II (photo ci-dessus) qui reprend son poste de secondeur après avoir raté presque toute la dernière saison à cause d'une hernie discale.  Il avait réussi sept sacs, il y a deux ans avec les Vikings du Minnesota. 

En faisant l'acquisition de Devin Lloyd, les dirigeants du club de la Caroline du Nord pensent avoir maintenant dans leurs rangs un joueur capable de changer n'importe quel match en leur faveur.  Un genre de joueur qu'ils recherchaient depuis longtemps.  

Lloyd (photo ci-dessous) a connu une saison magique l'an passé avec Jacksonville, en réussissant cinq interceptions, et en étant élu au Pro Bowl de même que sur la deuxième équipe d'étoiles.  Selon Pro Football Focus, il s'est classé dans le top-5 des secondeurs du circuit Goodell, autant en couverture de passe que contre le jeu au sol.  En plus de ses cinq interceptions, il a défendu sept passes, réussi 16 pressions, 1½ sac, et six plaqués pour pertes de terrain. 
 


Détail intriguant, cependant, avec les Jaguars il n'a joué que 54 % du temps lors des 3e ou 4e essais, la saison dernière.  Est-ce parce que les entraîneurs ne lui faisaient pas confiance ?  Pour un gars qui a signé un contrat de 45 millions de dollars pour les trois prochaines saisons, qu'est-ce que ça signifie ? 

Jealan Phillips a été efficace sur le "pass rush" avec les Eagles l'an dernier : 73 pressions, dont 5 sacs, et 11 coups sur les quarts arrières.  Il a fait hâter ces derniers à 57 reprises.  Mais il a beaucoup moins bien performé sur les jeux au sol.  Plusieurs analystes pensent qu'il est sur évalué, et trop bien payé, à 30 millions par saison, sur une durée de quatre ans (120 millions au total dont 80 millions garantis).

De son côté, Bobby Okereke a été un des secondeurs le plus occupé dans la NFL l'an dernier, en étant sur le terrain pour 1 104 jeux des Giants de New York.  Efficace en couverture de passe, il a cependant été un des plus nuls pour stopper les coureurs adverses.



Devant ces secondeurs de ligne, le front 7 de cette défense 3-4 est solide avec Derrick Brown (no 95, photo ci-dessus), le bloqueur au centre Bobby Brown III, et la recrue Lee Hunter (2e ronde, Texas Tech).  Hunter a démontré un talent exceptionnel pour contrer le jeu au sol l'an dernier avec Texas Tech, et il est aussi habile sur le "pass rush".   Il aura quand même la lourde tâche de remplacer A'Shawn Robinson, parti chez les Buccaneers de Tampa Bay, via le marché des agents libres.

Sur la dernière ligne, les demis de coin Jaycee Horn et Mike Jackson ont uni leurs efforts pour réussir neuf des quinze interceptions de l'unité défensive.  Ils sont grands et physiques, ce qui leur a permis de couper aussi 27 passes, la saison dernière.  

Parmi les demis de sûreté, Tre'von Moehrig s'est particulièrement distingué par son habileté à stopper le jeu au sol.  

À 31 ans, Nick Scott a beaucoup d'expérience et de savoir-faire, mais il est parfois vulnérable sur les longues passes.  C'est pourquoi il pourrait être défié par le jeune Lathan Ransom s'il commet trop d'erreurs.  L’an dernier, il s’est démarqué par son agressivité face aux coureurs adverses, et par son jeu intimidant en couverture de passe contre les ailiers rapprochés.  Il pourrait voir son temps de jeu augmenter cette saison.



Le point faible de cette unité est probablement le nickel Chau Smith-Wade (photo ci-dessus), qui n'a pas obtenu de bonnes notes de la part des experts de PFF, l'an dernier.

Unités spéciales : c'est la stabilité dans les unités spéciales avec les botteurs Ryan Fitzgerald (placements) et Sam Martin (dégagements), qui sont tous les deux fiables.  Trevor Etienne devait être le retourneur de bottés, mais il est blessé présentement.  C'est le joueur de 2e année Jimmy Horn Jr qui se chargera de cette tâche, avec peut-être le soutien occasionnel de John Metchie III.

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Les experts ne s'entendent pas au sujet de leurs prévisions pour la saison 2026-27 des Panthers de la Caroline.  Certains pensent que dans une division faible comme celle de la section Sud de la NFC, les joueurs de Dave Canales ont de bonnes chances de défendre leur titre de champions de l'an passé.   Ils sont optimistes au sujet de la nouvelle orientation de l'attaque en faveur du jeu aérien, avec Bryce Young en progression, et des receveurs dangereux comme Tetairoa McMillan et Jalen Coker.  



Les additions en défense, notamment chez les secondeurs, leur plaisent également, avec Jaelan Phillips (photo ci-dessus) habile pour neutraliser l'attaque terrestre adverse, et mettre de la pression sur les attaquants opposés (76 pressions, la saison dernière).  Tandis que Devin Lloyd est un atout pour provoquer des revirements, exécuter le blitz, freiner le jeu au sol, et réaliser des actions capables de changer le cours d’un match.

À l'inverse, certains autres analystes prédisent le dernier rang aux Panthers dans leur division.  Ils mentionnent l'inconstance et l'imprécision de Bryce Young comme passeur, de même que la ligne offensive diminuée par l'absence de blessés importants.  De plus, ils sont remplacés par des joueurs inexpérimentés, qui n'ont eux-mêmes aucun substitut de qualité, advenant une autre blessure, ou un manque de compétence.  La relève se fait également rare dans le groupe de receveurs, après McMillan et Coker.


C'est le même problème en défensive où le manque de profondeur peut devenir un sérieux handicap, dans la guerre des tranchées.  Ils soulignent aussi que le nouveau venu Jaelan Phillips est fragile, et se retrouve souvent à l'infirmerie.

Pour eux, la perte de Rico Dowdle va venir hanter le jeu au sol des Panthers voué à un déclin, avec Chuba Hubbard qui n'aura plus personne assez efficace pour le seconder.

Par surcroît, les Panthers auront le 3e plus difficile calendrier cette saison dans la NFL.  Les preneurs aux livres les défavorisent dans pas moins de onze matchs, parce qu'il y a trop de questions et d'incertitudes en attaque comme en défense.  


Pour gagner dans la NFL, ça prend plus qu'une défensive de calibre moyen, et un quart arrière médiocre, qui a réussi à dépasser, de peine et de misère, le modeste cap des 3 000 verges aériennes, pour la première fois de sa carrière, l'an passé.  Et si Dave Canales n'est pas capable d'établir le jeu au sol pour bien préparer les stratégies aériennes, ça augure mal pour sa troupe en 2026-27.

Il ne faut pas oublier que son équipe a eu de la chance en affichant un dossier de 6-2 la saison dernière, dans les matchs décidés par trois points ou moins.  Au mieux une formation  comme la sienne, jouant à peine pour .500, aurait normalement dû partager ce genre de rencontres serrées, ce qui lui aurait donné un bilan final de 6-11.  C’est d’ailleurs ce que les experts prévoient pour les Panthers, la saison prochaine.

À mon avis c'est un peu sévère comme prédiction.  Bryce Young a connu sporadiquement de meilleures performances la saison dernière.  S'il peut répéter plus souvent et plus régulièrement ce genre de rendement, il pourra conduire son équipe à un bilan au moins aussi intéressant que celui de 2025-26...


Cette analyse conclut mon tour d’horizon des 32 clubs de la NFL en vue de la prochaine saison. Je reviendrai partager mes impressions sur les matchs de la première semaine du calendrier, qui débutera le 9 septembre.  À bientôt !