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vendredi 7 août 2026

SAISON 2026 DES BILLS DE BUFFALO : JOSH ALLEN A-T-IL REÇU L'AIDE POUR ENFIN ATTEINDRE LE SUPER BOWL ?


C’était vraiment déchirant : voir le meilleur quart arrière de la NFL, Josh Allen, en larmes, en point de presse devant les journalistes, près du vestiaire de son équipe, après une nouvelle défaite en séries éliminatoires, à Denver, le 17 janvier dernier.  Même s’il s’était donné corps et âme et avait encore joué comme le Superman qu’on connaît, Allen a assumé la responsabilité de cette défaite crève-cœur de 33 à 30 contre les Broncos.

Certains de ses coéquipiers des Bills de Buffalo avaient aussi les larmes aux yeux après cet autre échec amer.  Était ce en voyant leur leader exceptionnel pleurer ?  Ou parce qu’ils se sentaient coupables de ne pas l’avoir suffisamment soutenu pour enfin le voir triompher dans cette inlassable quête d’un Super Bowl qui lui échappe depuis huit longues années  ?

Depuis 2017, seuls les Chiefs de Kansas City ont remporté plus de matchs que les Bills de Buffalo, - avec trois victoires en cinq participations au Super Bowl -.  Durant cette période, l’équipe menée au front par Josh Allen est la seule en NFL à s’être qualifiée sept saisons consécutives pour les séries éliminatoires.  Sans toutefois arriver à la terre promise...



Même s’ils ont souvent aligné de bonnes équipes depuis une trentaine d’années, les Bills n’ont jamais retrouvé le Super Bowl depuis la période 1991-1994, lorsqu’ils avaient encaissé quatre défaites consécutives dans ce match de championnat de la NFL.

Ces dernières années, Josh Allen a souvent croisé de grands quarts arrières qui lui ont barré la route vers le match ultime : Patrick Mahomes des Chiefs, Joe Burrow des Bengals de Cincinnati, ou encore Tom Brady des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Cette saison, aucun d’eux n’était là pour l’arrêter.  

L’occasion était donc idéale pour Allen et son équipe de réaliser leur rêve : atteindre le Super Bowl tant convoité depuis longtemps par eux et leurs nombreux partisans.

C’est aussi pour ça que plusieurs joueurs des Bills avaient les larmes aux yeux après cette défaite amère à Denver : l’impression d’avoir encore une fois déçu leurs centaines de milliers de fans.  De ne pas avoir tenu une vieille promesse de championnat, alors même qu’ils peuvent compter sur l’un des meilleurs quarts arrières de sa génération.



Allen a maintenant 30 ans, et la possibilité de gagner le trophée Vince Lombardi est encore là.  Mais pour combien de temps ?  Même s'il transporte son club sur ses épaules, il ne peut pas tout faire seul, il a besoin de plus de soutien.

Le propriétaire des Bills, Terry Pegula (photo ci-dessus), était présent lors du point de presse d’Allen à Denver, le 17 janvier.  Il a vu toute la douleur de "l'agonie de la défaite" dans les yeux larmoyants de son quart arrière vedette.  Il en a déduit que des changements étaient nécessaires pour que son équipe franchisse enfin la dernière étape vers le Super Bowl, car il y a plus que jamais urgence en la demeure...

Deux jours plus tard, il remerciait l’entraîneur chef Sean McDermott, malgré son impressionnant bilan gagnant avec les Bills depuis 2017 (98 victoires et 50 défaites en saison régulière, ainsi que huit gains et huit revers en séries éliminatoires).



Plusieurs candidats ont été interviewés pour pourvoir le poste vacant, mais les Bills ont choisi de promouvoir Joe Brady (photo ci-dessus), qui continuera également à assumer les fonctions de coordonnateur offensif, poste qu’il occupe depuis novembre 2023.  

Il partagera ces dernières responsabilités avec Pete Carmichael Jr, un coach expérimenté avec qui il a déjà collaboré lorsqu’ils étaient ensemble chez les Saints de La Nouvelle Orléans en 2017 et 2018.

Les Bills ont également nommé un nouveau coordonnateur défensif, Jim Leonhard, qui a déjà annoncé qu’il passerait au système 3-4 au lieu du 4-2-5 qui est utilisé depuis neuf ans par McDermott. 
 


Les vétérans de la défense ne sont pas familiers avec cette approche.  Le joueur de ligne défensive Ed Oliver (photo ci-dessus) a même affirmé que tout ce qu’il avait appris à son poste, en première ligne, semblait maintenant perdu, et qu’il devrait réapprendre à jouer dans ce nouveau système.  

C’est d’ailleurs une préoccupation pour les supporters de l’équipe.  Combien de temps faudra-t-il avant que les ajustements liés à cette nouvelle défensive portent leurs fruits ?  En attendant, est-ce que ça va nuire aux performances de cette défense, grande responsable des insuccès du club en séries éliminatoires depuis huit ans  ?

Le plus grand changement en passant du 4-2-5 au 3-4, c’est que Greg Rousseau (photo ci-dessous) et Michael Hoecht devront s’adapter.  Depuis leurs positions habituelles à l’intérieur de la première ligne, ils devront dorénavant s’aligner davantage vers l’extérieur, et parfois assumer de nouvelles responsabilités en couverture de passes. 



Sous la houlette des nouveaux entraîneurs, on a procédé à un grand ménage, surtout en défense.  Ont été libérés ou échangés : les demis de coin Taron Johnson, Dane Jackson, Dorion Strong, MJ Devonshire et Daryl Porter Jr.; ainsi que les demis de sûreté Taylor Rapp et Wande Owens.  Ils ont été remplacés par le demi de coin Dee Alford (ex-Falcons d’Atlanta), et les demis de sûreté Geno Stone (ex-Bengals de Cincinnati) et C.J. Gardner-Johnson (ex-Texans et ex-Bears).

Les secondeurs de ligne restent la principale faiblesse de l’équipe, avec le fragile Terrel Bernard, souvent blessé, et Dorian Williams, un joueur qui pourrait être amené à jouer un rôle plus important cette saison, lui qui n’a été qu’un joueur à temps partiel lors de ses trois premières années avec l’équipe.

Les chasseurs de quart des Bills n’ont réussi que 36 sacs en 2025-2026, mais avec le système 3-4, Jim Leonhard pense qu’ils pourraient faire mieux cette saison grâce à des permutations de joueurs et des blitz.
 


Les Bills manquent aussi de profondeur au poste de demi de coin.  Mis à part Christian Benford (photo ci-dessus), l’un des meilleurs de la NFL à sa position, il y a peu de coéquipiers de qualité pour l’épauler.  Les Bills sont mieux pourvus aux postes de demis de sûreté grâce à la signature de Gardner-Johnson, et à l’apport de Cole Bishop, qui devrait continuer à progresser cette saison.  

Depuis 2020, lors des défaites qui ont conduit à leur élimination en séries éliminatoires, la défense des Bills a accordé en moyenne 33,2 points par match.  Josh Allen n’a donc pas à porter seul la responsabilité de ces éliminations... loin de là !

En attaque, Allen aurait bien besoin de plus de soutien aussi, surtout au niveau des receveurs éloignés.  Pour le jeu au sol, il peut compter sur James Cook, le porteur de ballon le plus productif de la NFL la saison dernière avec 1 621 verges de gains.  Cook (photo ci-dessous) est bien secondé dans le champ arrière par Ray Davis, qui affiche d’excellentes moyennes de 4,7 verges par course, et de 8,6 verges par réception de passe. 
 


La ligne offensive fait aussi partie du top 5 de l'élite du circuit Goodell, mais elle pourrait être affaiblie après le départ du garde à gauche David Edwards, maintenant un membre des Saints de la Nouvelle Orléans, et qui n'a pas vraiment de remplaçant de son niveau chez les Bills.

Quand les fans, les analystes, et les journalistes ont fait remarquer à l’entraîneur Sean McDermott qu’il manquait au moins un bon receveur espacé dans son équipe, l'an passé, il a nié ce qui paraissait pourtant évident, vu les stats plutôt médiocres des principales cibles de Josh Allen. 

Le « moins pire » receveur de longue distance des Bills, Khalil Shakir (photo ci-dessous), n’a totalisé que 719 verges de gains aériens la saison dernière.  Sa moyenne par passe captée était plutôt faible, à seulement dix verges par réception. 
 


Parce que ses receveurs de longue distance ne parvenaient pas à se démarquer suffisamment, Josh Allen a subi 40 sacs en 2025-26.  Il tenait le ballon trop longtemps en attendant que ses receveurs se libèrent.  Pas idéal, disons ! 

Pour combler leur manque de vitesse en attaque aérienne, les Bills ont acquis DJ Moore (photo ci-dessous) dans un échange avec les Bears de Chicago.  Toutefois, Moore, 29 ans, ne fait pas l’unanimité chez les experts.  Après une première saison prometteuse avec les Bears en 2023 (96 réceptions pour 1 364 verges), ses statistiques n’ont cessé de baisser par la suite (966 verges en 2024, puis seulement 682 l’an dernier).  



Son éthique de travail a chuté de la même manière après avoir signé son extension de contrat de 110 millions de dollars sur quatre ans en 2024.  Au point que les Bears voulaient s’en débarrasser.  Ce n'est pas le genre de "gazelle" qui peut étirer le terrain.  Il lui manque la robustesse et l’intensité nécessaires pour briser les plaquages.  Et ces dernières années, il semble souvent manquer de concentration.

Les Bills espèrent qu’il retrouvera son niveau de 2023 ainsi que celui de ses belles saisons passées avec les Panthers de la Caroline, où il avait brillé sous la supervision de Joe Brady en 2020 et 2021.  Au moins, il conserve des mains sûres, car il laisse rarement échapper des passes.  



Malgré ses récentes contre-performances, Moore peut encore s’imposer comme le meilleur receveur de sa nouvelle équipe, et offrir à Josh Allen une meilleure option que l’an dernier pour les longs gains aériens.    

Brady compte aussi sur des receveurs comme Josh Palmer et Keon Coleman pour en offrir davantage.  Avec Josh Allen, le meilleur quart arrière de la Ligue, l’attaque aérienne devrait pouvoir dépasser les 216,6 verges par match de l’an dernier (15e rang NFL).  

À ce niveau, les receveurs éloignés doivent contribuer beaucoup plus.  Il n’est pas normal que les receveurs les plus productifs soient les ailiers rapprochés Dalton Kincaid et Dawson Knox.


Avec leur puissante attaque au sol, à laquelle contribue grandement Josh Allen comme coureur, les Bills ont terminé la saison dernière au 4e rang de la NFL pour les verges totales par match avec 376,3.  Mais un peu plus de variété et de complémentarité avec le jeu aérien rendrait cette offensive encore plus redoutable.

À cause des points d'interrogations au sujet de la défensive, cette attaque devra produire encore davantage cette saison pour assurer le succès du club sur le terrain.  Les Bills devraient se battre jusqu'à la fin contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour le championnat de la division Est de la Conférence Américaine.

Et si tout se mettait en place, aussi bien en défense qu’en attaque, après les récents changements, qui sait si les Bills ne finiraient pas enfin par atteindre ce Super Bowl qui leur échappe depuis si longtemps ?

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Les prévisions pour la saison 2026 des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-nfl-2026-le-scandale-impliquant.html).
           

jeudi 15 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : BUFFALO À DENVER ⇨ TOUT EST EN PLACE POUR UN DÉNOUEMENT DRAMATIQUE METTANT EN VEDETTE JOSH ALLEN ET BO NIX !



C'est le cas de le dire, il y aura un affrontement au "sommet", dans les hauteurs des montagnes du Colorado, quand les Broncos de Denver (14-3) recevront les Bills de Buffalo (13-5), samedi, dans la première demi-finale de Conférence de la Ligue Nationale de Football.

Les experts de la planète football s'attendent à un match "chaudement" disputé, même s'il fera froid à Denver.  Le club local est favori par seulement 1½ point pour gagner cette confrontation entre deux des meilleurs clubs de la NFL.

Les Broncos ne perdent pas souvent à domicile.  Au cours des deux dernières saisons, ils n'ont subi que trois revers, alors qu'ils ont remporté quatorze fois la victoire.  L'altitude des montagnes des Rocheuses y est sûrement pour quelque chose, de même que leur féroce défensive, qui épuise les joueurs des clubs visiteurs.



Semée formation numéro un pour les séries éliminatoires, les hommes de l'entraîneur Sean Payton (photo ci-dessus, avec son QB Bo Nix) ont eu droit à un congé (bye), et à une semaine de préparation supplémentaire, en prévision de leur rendez-vous avec les Bills, en fin d'après-midi, samedi.

Ce sont des avantages non négligeables face à une équipe dont plusieurs joueurs ont subi des blessures, dans leur match de "wild card" de dimanche dernier, contre les Jaguars, à Jacksonville (victoire in extremis des Bills, 27 à 24).

En offensive, les deux piliers de l'attaque de Buffalo, le porteur de ballon James Cook, et le quart arrière Josh Allen, ont continué de jouer malgré des blessures, mais ils ne sont pas au meilleur de leur forme physique.  Cependant, ils devraient pouvoir représenter des menaces pour la solide défense de Denver.



Les receveurs Tyrell Shavers (genou), Joshua Palmer (cheville), et Gabe Davis (genou) sont toutefois hors de combat; et l'ailier rapproché Dalton Kincaid devrait participer à l'affrontement de samedi, même s'il traîne encore des blessures à un genou et à un mollet.

Il ne reste que quatre receveurs en santé chez les Bills : les ailiers espacés Khalil Shakir, Brandin Cooks, et Keon Coleman; ainsi que l'ailier rapproché Dawson Knox.  Ça pourrait suffire à Josh Allen (no 17, photo ci-dessous), étant donné son immense talent.  

Ce n'est pas pour rien qu'il a été nommé le joueur par excellence (MVP) de la NFL, l'an passé.  Compétiteur exceptionnel, il peut battre n'importe quelle équipe, autant avec son bras puissant, qu'avec ses courses électrisantes.



Reste à savoir si sa défensive, affaiblie par plusieurs blessures à des joueurs clés, pourra contenir l'attaque des Broncos, menée par le quart arrière Bo Nix, spécialiste des retours victorieux, au dernier quart, quand son club tire de l'arrière au pointage.

Sur la plus récente liste des blessés des Bills, on retrouve les plaqueurs Jordan Phillips et Ed Oliver (biceps + genou); les secondeurs de ligne Shaq Thompson (cou), Matt Milano (cheville) et Terrel Bernard (mollet); les ailiers défensifs A.J. Epenesa (cou) et Greg Rousseau; et les demis défensifs Maxwell Hairston (cheville), Damar Hamlin (pectoraux) et Jordan Poyer (ischio-jambiers).  Plusieurs d'entre eux vont possiblement jouer samedi, mais ils seront diminués par leurs blessures.

La plupart des blessés des Broncos ont pu récupérer durant leur semaine supplémentaire de congé, sauf le joueur de centre Luke Wattenberg (épaule) et le demi de sûreté Brandon Jones (pectoraux).  Le coach Sean Payton a indiqué que l'excellent secondeur de ligne Dre Greenlaw (ischio-jambiers → photo ci-dessous) pourrait effectuer un retour au jeu contre Buffalo, samedi.


Outre ses nombreux blessés, la faiblesse de la défensive des Bills est sa défense contre le jeu au sol (30e de la NFL avec 5,14 verges allouées par course, cette saison).  Elle a été encore généreuse pour les porteurs de ballon des Jaguars, la semaine dernière, en leur concédant 154 verges.

Le jeu au sol sera donc un élément important de la stratégie de Sean Payton, samedi.  Les porteurs de ballon RJ Harvey et Jaleel McLaughlin seront donc sollicités pour "gruger" patiemment de bonnes parties de terrain, pour faire avancer méthodiquement les chaîneurs, afin de prolonger les séries de jeux offensifs, et tenir Josh Allen hors de la surface de jeu, le plus longtemps possible.

Le quart Bo Nix (photo ci-dessous), est aussi un bon coureur, qui peut aider l'attaque terrestre, quand c'est nécessaire.  Nix n'a pas toujours été constant cette année, et il a la mauvaise habitude de commencer les matchs trop lentement.  Mais il se rachète en fin de partie par des poussées offensives victorieuses.  Il en a réussit sept cette saison, un sommet dans la Ligue Nationale.  



Sa ligne à l'attaque le protège bien en situations de passes.  Il a subi seulement 23 sacs, le plus petit total dans le circuit Goodell, cette saison.  À l'autre bout du spectre, le "pass rush" des Broncos a dominé la Ligue pour les sacs avec 68.  Ce qui assure que Denver devrait normalement remporter la guerre des tranchées, samedi.

En meilleure santé, plus reposés, coachés par un ancien vainqueur du Super Bowl, les Broncos devraient franchir avec succès cette étape de la demi-finale de l'Association Américaine.



Ils ont une défensive qui peut prendre le contrôle de n'importe quelle rencontre, en mettant beaucoup de pression sur les joueurs offensifs adverses.  Elle risque cependant, d'en avoir plein les bras avec des joueurs d'élite comme Josh Allen et James Cook.  Mais à domicile, devant ses fidèles supporteurs, elle devrait être à la hauteur du défi qu'ils représentent.

Bills  23,    Broncos  24.    

jeudi 8 janvier 2026

NFL, RONDE DES "WILD CARD" 2026 : BUFFALO À JACKSONVILLE ⇨ TREVOR LAWRENCE FERA-T-IL ENCORE SON IMITATION DE JOSH ALLEN ?


C'est plutôt étrange...  Depuis que l'entraîneur chef Liam Coen, des Jaguars de Jacksonville (13-4) a entrepris la "rééducation" de son quart arrière Trevor Lawrence, il ressemble de plus en plus à Josh Allen, son homologue des Bills de Buffalo (12-5).  

Coen a affiné sa mécanique de passe, amélioré son jeu de pied, et son positionnement, et Lawrence tire parti de son gabarit impressionnant (6 pieds 6 pouces, 220 livres) pour s’imposer physiquement, en courant avec le ballon.  C'est ainsi qu'il a marqué neuf touchés au sol, en 82 courses, pour des gains de 359 verges, cette saison. 

Entendons-nous bien, Lawrence n'est pas encore au niveau de Josh "Superman" Allen (photo ci-dessous), mais il connaît la meilleure saison de sa carrière et montre une nette amélioration dans son jeu, et ce, à tous points de vue.   Il va rencontrer son modèle des Bills, dimanche après-midi, quand les Jaguars recevront l'équipe de Buffalo, à Jacksonville, dans un match de "Wild Card", des séries éliminatoires 2026 de la Ligue Nationale de Football.



Les parieurs de Las Vegas ne croient pas que l'élève va supplanter le maître, car ils prévoient une victoire des Bills par 1½ point.  Bien que les Jaguars soient supérieurs aux Bills dans plusieurs domaines, notamment au niveau des unités spéciales, les pronostiqueurs pensent que Josh Allen a déjà démontré à de multiples reprises qu'il peut jouer un rôle déterminant dans n'importe quel match.  Il possède également une solide expérience en séries éliminatoires, les Bills y ayant pris part au cours des sept dernières années.

Parmi les quarts arrières qui ont joué assez souvent en playoffs, Allen possède le meilleur ratio "passes de touché / interceptions" avec 25-4, ainsi que le plus haut total de verges totales par match (311).  S'il n'a jamais pu se rendre au Super Bowl, c'est que Patrick Mahomes, le quart des Chiefs de Kansas City, lui a barré le chemin quatre fois au cours des cinq dernières années, et que la défensive des Bills a donné beaucoup trop de points à ses adversaires, dans ce genre de rencontres sans lendemain pour le club perdant.

Allen peut faire la différence autant avec ses jambes, en portant le ballon en moments opportuns, qu'avec son bras, avec ses passes précises.  On dit qu'il manque de receveurs fiables, mais il n'a pas tant besoin de passer souvent le ballon puisqu'il peut compter sur la meilleure attaque au sol de la NFL, avec les porteurs de ballon James Cook (no 4, photo ci-dessous), Ray Davis, Ty Johnson, et lui-même, unissant leurs efforts pour des gains au sol de 159,6 verges, en moyenne, par match.



Il est vrai que cette dangereuse offensive terrestre aura affaire à une forte opposition, dimanche.  La défensive des Jaguars n'accordent que 3,94 verges  par course (5e) et 85,6 verges par partie (1er).  Mais elle est plus permissive contre les jeux de passes (21e, avec 218,1 verges accordées par rencontre).  Pour s'affirmer, elle mise surtout sur sa propension à provoquer des revirements.  Elle en a réussi 31 cette saison  ( dont 22 interceptions), se plaçant 2e de la Ligue, derrière les 33 des Bears de Chicago.

Jacksonville a terminé en tête de la division Sud de l'Association Américaine, avec une séquence de huit victoires consécutives. Au passage, le 21 décembre dernier, ils ont vraiment impressionné, en allant battre les Broncos (14-3, semés no 1 dans l'AFC) à Denver, avec une victoire décisive de 34 à 20.

Leur nouveau coach Liam Coen (photo ci-dessous) a pris un club qui n'avait remporté que quatre victoires l'an dernier, pour en faire une formation championne de section avec treize gains, cette saison.  Il mérite certes d'être considéré pour le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.



Dimanche, le plan de match des Jaguars sera assez simple : exploiter la faiblesse de la défense de Bills contre le jeu au sol (30e de la NFL avec 5,14 verges concédées par course), contrôler ainsi le tempo du match en limitant le plus possible le temps de possession du ballon par Allen et son attaque.  

Et, en défensive, exercer de la pression sur lui pour l'empêcher de travailler à l'aise, et de réaliser de gros jeux.   Allen a été blessé à un pied au cours des dernières semaines.  On verra s’il s’est remis de ce handicap et si cela influencera sa mobilité.

Pour gagner dimanche à Jacksonville, les Bills miseront, bien entendu,  sur Allen, le joueur le plus utile à son équipe (MVP) l'an passé, dans la NFL,   de même que sur James Cook, le champion de la Ligue Nationale pour les verges gagnées au sol avec 1 621, et sur leur solide ligne à l'attaque.  Leur défense contre la passe a aussi dominé le circuit Goodell avec le moins de verges accordées par match (156,9), et elle devra garder Lawrence sous contrôle.  



Trevor Lawrence joue de l'excellent football depuis deux mois, mais il est encore susceptible d'avoir une crampe au cerveau, à l'occasion.  Ce sera à la défense de Buffalo d'en profiter si ça se produit.

On s'attend à un duel à pointage élevé, les deux équipes ayant produit 28 points, en moyenne, par rencontre,  cette saison.  Les revirements seront à éviter de part et d'autre, spécialement du côté des Bills, car la défense des Jags excelle à en provoquer.

Les Jaguars ont le momentum de leur bord avec leur actuelle série victorieuse de  huit parties.  Mais les séries éliminatoires sont une autre saison, et ils ne peuvent pas trop se fier sur leurs récents succès.  Après tout, ils n'ont pas joué contre Buffalo, cette année.  Chaque affrontement est unique, et comporte ses propres défis, contre des adversaires que vous ne connaissez pas très bien.



On pointe du doigt le manque de bons receveurs chez les Bills, mais ils ont tout de même deux excellents ailiers rapprochés en Dalton Kincaid et Dawson Knox.  Or, c'est contre ce genre de receveurs que la défensive des Jaguars est la 2e plus vulnérable, dans la Ligue Nationale.  Elle leur a accordés 104 réceptions pour 1 004 verges et huit touchés, durant la campagne 2025-26.  

Kincaid est le receveur le plus fiable d'Allen.  Il a maintenu une moyenne de 14,6 verges par attrapés, cette saison.  En 12 parties jouées, il a réussi 13 gros jeux de 20 verges et plus, et il a marqué cinq touchés.

De l'autre côté, si Trevor Lawrence a pu améliorer ses performances de passeur, il le doit à l'échange qui a amené Jakobi Meyers avec l'équipe, à la mi-saison.  Meyers a des mains sûres, contrairement aux autres ailiers éloignés des Jags, qui ont échappé beaucoup de passes.










 Sans les Chiefs, les Ravens et les Bengals en séries, cet hiver, les Bills ont une belle occasion de filer vers le championnat de la NFL sans croiser ces adversaires qui leur ont barré la route les saisons précédentes.  Ils n'ont guère eu de succès lors de leurs cinq précédents matchs éliminatoires disputés à l'étranger (aucune victoire, cinq revers), mais Josh Allen peut  les aider à mettre fin à cette malheureuse série de déboires, en gagnant à Jacksonville, dimanche prochain.

Si cet affrontement est très serré, un facteur intrigant pourrait décider de l'issue de la rencontre : la puissance de la jambe du botteur de précision Cam Little, des Jaguars.    Little a réussi des placements de 67 et de 68 verges (photo ci-dessus), cette saison.    Des faits d'armes tout à fait ahurissants !

Bills    28,     Jaguars   27.

samedi 20 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : BUFFALO À CLEVELAND ⇨ LES BILLS POURRAIENT "PUNCHER LEUR TICKET" POUR LES SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Ce ne serait pas vraiment surprenant, au vu des attentes des dernières saisons, mais les Bills de Buffalo (10-4) pourraient décrocher leur place en séries éliminatoires, en remportant leur match de dimanche, contre les modestes Browns de Cleveland (3-11).  

Pour confirmer cette participation au tournoi du Super Bowl, les hommes de l'entraîneur chef Sean McDermott devraient aussi compter sur une défaite des Texans de Houston contre les pitoyables Raiders de Las Vegas, ou un revers des Colts d'Indianapolis face aux 49ers de San Francisco.

Après avoir vaincu les Patriots de la Nouvelle Angleterre (11-3), dimanche passé, les Bills ne sont plus qu'à un match de ces derniers, dans la course au championnat de la division Est de l'Association Américaine.  Les Pats sont à Baltimore pour affronter les Ravens, dimanche soir.



À première vue, les Browns de Cleveland ne représentent pas une menace pour Buffalo.  Mais les Bills ont été inconstants cette saison, en enchaînant souvent de brillantes victoires à pointage élevé, avec des contre-performances, lors du match suivant.  Quatre fois, cette année, ils ne sont pas arrivés à marquer plus de 20 points dans une partie.  Après leur triomphe émotif contre les Patriots, est-ce possible qu'ils soient moins motivés et qu'ils éprouvent des ennuis à Cleveland ?

C'est peu probable.  Oui, leur défensive accorde souvent trop de points et de verges au sol (30e de la NFL avec une moyenne de 143,1 verges par rencontre), mais elle ne devrait pas avoir trop de difficultés à contenir la piètre attaque des Browns, qui marque seulement 16,1 points par match (31e).  

Par contre, même si elle a faibli ces derniers temps (88 points accordés au cours des trois dernières semaines), la défensive des Browns est solide, surtout contre le jeu au sol.  Elle pourrait donc limiter le principal atout offensif des Bills, l'attaque terrestre avec leur porteur de ballon James Cook, et le quart arrière Josh Allen, qu’on pourrait presque considérer comme un demi offensif, tant il excelle lorsqu’il court avec le ballon.
  


Buffalo mise beaucoup sur le jeu au sol (4e de la NFL avec 41,58 % des actions offensives), et si la défense contre la course de Cleveland est à la hauteur de sa réputation, le match de dimanche pourrait être plus serré qu’on ne l’imagine.  Cependant, la défensive des Browns a accordé douze courses de 20 verges et plus, cette année.  C'est le 4e total le plus élevé dans le circuit Goodell.  Il y a donc une possibilité de jeux explosifs en faveur de Buffalo.   

Josh Allen a déjà amassé 535 verges en 98 courses, et il a marqué douze touchés par la voie terrestre, cette saison.  D'ailleurs, les Bills sont no 1 de la NFL pour le jeu au sol, avec une impressionnante moyenne de 158,5 verges de gains par match.

Pour sa part, James Cook (photo ci-dessous) présente également des statistiques éloquentes comme porteur de ballon.  Au cours des quatre derniers matchs de son équipe, il affiche une moyenne de 111,8 verges par rencontre, et les Bills ont un dossier de trois gains et un seul échec durant cette période.



Un autre facteur à considérer en faveur des Bills, c'est la mauvaise protection du quart arrière par la ligne offensive des Browns.  Affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés cette saison, cette unité a subi de multiples changements.  Neuf combinaisons différentes de partants ont été utilisées depuis la première semaine du calendrier.

Et pour empirer la situation, Shedeur Sanders, le quart arrière des Browns, prend énormément de temps à faire ses lectures des défenses opposées, et à lancer ses passes (le plus lent dans la NFL, à 3,3 secondes).  La ligne à l'attaque ne peut pas tenir ses blocs indéfiniment, et c'est ainsi qu'elle a permis 40 sacs du quart (8e plus grand nombre dans la NFL).  Cependant, le "pass rush" des Bills n'est pas le plus rapide pour arriver à presser les pivots adverses (2,87 secondes, 3e plus lent de la Ligue).

Sanders en sera à son 5e départ cette année.  Jusqu'à maintenant, il n'a complété que 52,2 % de ses passes, pour cinq touchés et six interceptions.  Il est davantage dangereux avec ses jambes (dix courses pour 74 verges) qu'avec son bras.  Bien sûr, étant le fils de l'ancienne gloire de la NFL, Deion Sanders, le travail de Shedeur (photo ci-dessous) est scruté à la loupe, et les commentateurs sont prompts à s'extasier quand il joue bien, et à le critiquer sévèrement quand il sous-performe...


Pour lui enlever un peu de cette pression médiatique, les plans de match des Browns font une grande place au jeu au sol avec le demi offensif recrue Quinshon Judkins.  Il a porté le ballon à 222 reprises cette saison (8e porteur de ballon le plus occupé de la Ligue).  Sa moyenne de verges par course n'est pas très élevé à 3,6 mais il a quand même marqué sept touchés au sol.

Le joueur à surveiller chez les Browns est sans contredit l'ailier défensif Myles Garrett, qui tentera d'établir un nouveau record de la NFL pour le plus grand nombre de sacs réussis.  Il ne lui en manque qu'un pour égaler le record de 22 ½ détenu conjointement par Michael Strahan et T.J. Watt.  La défense des Browns a réussi 47 sacs cette année, le 3e plus fort total dans la Ligue. 

L'ailier rapproché recrue Harold Fannin Jr (photo ci-dessous), âgé seulement de 21 ans, est aussi digne d'attention.  Au cours des trois dernières parties de son club, il a été visé 30 fois.  Seulement Trey McBride, des Cardinals de l'Arizona, a été plus ciblé que lui cette année dans la Ligue Nationale.



Contre des adversaires présentant des fiches gagnantes, les Browns ont perdu leurs cinq derniers matchs, et ce, par un écart de 20 points en moyenne, par rencontre.  Ils sont les négligés des parieurs par 10½ points, dimanche.  

Je pense que les coéquipiers de Myles Garrett (no 95, ci-dessous) voudront l'aider à fracasser le record de sacs de la NFL, et qu'ils vont jouer un gros match en défensive.  Ce qui pourrait donner un duel plus corsé, et une victoire moins décisive de Buffalo. 
 


Parmi les blessés qui vont rater la partie, mentionnons, chez les Browns : le bloqueur Jack Conklin, l'ailier rapproché David Njoku, le plaqueur Maliek Collins, le joueur de centre Ethan Pocic, le secondeur Winston Reid, le demi offensif Dylan Sampson, et le demi de coin Denzel Ward.

Chez les Bills, seront absents : le bloqueur Dion Dawkins, l'ailier rapproché Dalton Kincaid, les plaqueurs Jordan Philips et Ed Oliver, les ailiers espacés Mecole Hardman et Curtis Samuel, le bloqueur Chase Lundt, de même que les botteurs Matt Prater et Tyler Bass.  Autant d'absences de joueurs réguliers suggère la possibilité d'un affrontement à plus bas pointage.

Bills   24,     Browns  17.

vendredi 12 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : BUFFALO À NEW ENGLAND ⇨ UN DUEL JOSH ALLEN VS DRAKE MAYE, QUE DEMANDER DE MIEUX !



Les amateurs de football américain seront gâtés dimanche après-midi, quand les Bills de Buffalo (9-4) rencontreront les Patriots de la Nouvelle Angleterre, à Foxborough.  Un cadeau de Noël avant le temps !  Ils pourront voir à l'oeuvre deux des meilleurs joueurs de la NFL : les quarts arrières Josh Allen, des Bills, et Drake Maye, des Pats.

Les deux mêmes clubs se sont affrontés lors de la semaine 5, et dans un match palpitant et très serré, les hommes du coach Mike Vrabel ont eu le dessus 23 à 20.  Cette fois-ci, les experts favorisent plutôt les Bills pour l'emporter par 1½ point.

Les Patriots ont bénéficié de leur congé (bye) la semaine passée, et ils sont invaincus à leurs dix derniers matchs.  Ils seront donc plus reposés que leurs adversaires, et ils auront eu plus de temps pour se préparer à les affronter.



S'ils gagnent, les Patriots seront sacrés champions de la division Est de la Conférence Américaine, détrônant ainsi les Bills, qui règnent sur cette section depuis cinq ans.  Leur quart arrière Drake Maye (photo ci-dessus) est probablement en tête de lice pour le titre de "joueur le plus utile à son équipe" (MVP) dans la Ligue Nationale.  S'il est élu, il succèderait à Josh Allen, qui a mérité la distinction, l'an passé.

La formation de Mike Vrabel connaît une saison de rêve, et cinq de ses onze victoires ont été remportées par un écart de 13 points, en moyenne.  Mais certains remarqueront que les Patriots ont eu la chance d'avoir le calendrier le moins difficile de toute la NFL, et qu'il faut relativiser leurs succès.

En dépit de leur bilan extraordinaire, ils ne sont donc pas parfaits.  Je pense que l'attaque des Bills est supérieure à celle menée par Maye.  Josh Allen a un plus fort potentiel d'explosivité que Maye, notamment parce qu'il est un bien meilleur coureur que son jeune homologue des Pats.  Maye est moins productif que l'an dernier quand il devient un porteur de ballon.  Sa moyenne de verges par course est passée de 7,8 en 2024, à seulement 3,9 cette saison.



Quant à celle de Josh Allen (ci-dessus), elle s'élève à 5,6 verges par portée, accompagnée de quatre courses de 20 verges et plus, de 12 touchés au sol, et de 22 par la passe.  Des chiffres impressionnants !  Maye a marqué deux majeurs au sol, et a lancé 23 passes de touché.  Il a lancé six interceptions, soit quatre de moins qu'Allen, mais il a subi 40 sacs, neuf de plus que son vis-à-vis des Bills.

Je donne aussi l'avantage à Buffalo pour ce qui est des demis offensifs.  James Cook est un meilleur porteur de ballon que Rhamondre Stevenson ou TreVeyon Henderson, et il est également supérieur pour capter des passes.  La défense des Patriots est d'ailleurs vulnérable contre les demis offensifs qui sortent du champ arrière pour devenir receveurs.  Cependant, Cook a commis six échappés perdus cette année, un sommet chez les porteurs de ballon de la Ligue Nationale.

Les Bills vont saluer le retour au jeu de leur as ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessous).  Et ça adonne que la brigade défensive du club de la Nouvelle Angleterre n'est pas très efficace contre les joueurs de cette position (17e dans la NFL).  Allen pourrait avoir beau jeu contre la défense anti aérienne de ses adversaires, qui a accordé 21 touchés cette saison, le 7e total le plus élevé dans le circuit Goodell.



Globalement, l'attaque des Bills produit une moyenne de 383,7 verges par rencontre (2e rang de la NFL), alors que pour les Patriots c'est 362,6 verges (10e place).  Buffalo possède la meilleure attaque au sol de la Ligue avec une production de 157,8 verges par match.  La Nouvelle Angleterre est 21e avec 112,9 mais elle est seulement 27e pour la moyenne de verges par course, avec 3,9.  L'offensive aérienne des Patriots est supérieure avec des gains par partie de 249,7 verges (2e de la Ligue), contre 225,9 pour Buffalo (11e).

Côté blessures, les Patriots seront encore privés des services du bloqueur Will Campbell (genou), du demi de coin Alex Austin (blessure non révélée), et de l'ailier défensif Milton Williams (cheville).

Au niveau des unités spéciales, ils ont la chance de compter Marcus Jones dans leurs rangs (photo ci-dessous).  Il présente la 2e meilleure moyenne de la NFL pour les retours de bottés de dégagement, avec 18,8 verges.  Il a marqué des touchés sur des retours de 87 et de 94 verges, cette saison.  Les retourneurs de bottés des Bills n'affiche qu'une modeste moyenne de 5,3 verges par retour. 



En défensive, il faut donner l'avantage aux Patriots quoique ce n'est pas si évident.  Les Bills sont quand même deuxième contre les jeux de passes (171,8 verges en moyenne par match), alors que les Pats sont 14e (206,9 verges par partie).  

En défense contre le jeu au sol, c'est l'inverse : Buffalo est 29e en accordant 5,1 verges par course, et New England est 10e avec une moyenne de 4,04 verges concédées par portée.   La défense des Bills a accordé 30 points et plus dans trois de ses cinq derniers matchs.

Josh Allen a l'habitude de jouer son meilleur football en décembre.  Il l'a encore prouvé dimanche dernier, en faisant la différence en faveur de son équipe, dans la victoire de 39 à 34 des Bills, contre les Bengals de Cincinnati.  Un scénario qui risque de se répéter dimanche contre les Patriots, même si, évidemment cette fois, Allen n'aura pas affaire à la pire défensive de la NFL.

Bills   24,     Patriots   23.

jeudi 4 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : CINCINNATI À BUFFALO ⇨ LE RETOUR AU JEU DE JOE BURROW CHANGE LA DONNE DANS LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE.



Les Bengals de Cincinnati (4-8) ne sont tout simplement pas la même équipe sans Joe Burrow comme quart arrière partant. Cette saison, sans lui, leur performance a été désastreuse : une victoire en neuf parties.  

Mais jeudi dernier, au retour au jeu de Burrow, après deux mois d'absence en raison d'une blessure à un pied, ils ont signé une victoire éclatante de 32 à 14, face à leurs rivaux de division, les Ravens de Baltimore.

À ses huit derniers départs, Joe Burrow présente un dossier de huit gains, aucun revers.  Dimanche, il tentera d'améliorer encore cette fiche remarquable, quand son équipe jouera à Buffalo, contre les Bills (8-4).


Pour espérer participer aux séries éliminatoires, Cincinnati devra remporter tous ses matchs d'ici la fin de la saison.  C'est une grosse commande, mais Joe Burrow a déjà réussi ce genre de tour de force en 2022 et en 2024.

Il dispose sans doute des atouts offensifs pour marquer suffisamment de points contre n’importe quelle équipe, mais la défense doit aussi réussir à freiner l'attaque des adversaires, pour espérer obtenir de bons résultats, et décrocher des victoires.  Ce qu’elle n’arrive pas assez souvent à faire…

Mais la défense des Bengals, sans doute inspirée par le retour de son quart vedette, a été solide, à l'Action de Grâce, jeudi passé, en tenant en respect Lamar Jackson et son attaque.  Sera-t-elle capable d'en faire autant contre Josh Allen et son offensive des Bills, dimanche ?



Je ne crois pas.  L'attaque des Bills est plus diversifiée que celle des Ravens.  Et Buffalo a l'avantage du terrain, où il a gagné cinq de ses six matchs, cette saison.  Les Bills possèdent aussi la meilleure attaque au sol de la NFL avec des gains de 155,7 verges en moyenne par rencontre.  Elle a été dominante dans la victoire de Buffalo au compte de 26 à 7 à Pittsburgh, dimanche dernier, contre les Steelers.  Menée par le demi offensif James Cook (144 verges en 32 courses), elle a amassé des gains de 249 verges, et a pris le contrôle du match pendant 42 minutes. 

On peut imaginer un scénario semblable dimanche prochain contre Cincinnati.  La défense contre le jeu au sol des Bengals accorde en moyenne 153,2 verges par partie, et se classe à l'avant dernier rang de la NFL, dans cette catégorie.  Et contre la passe, la brigade défensive de Cincinnati est encore pire : bonne dernière du circuit Goodell avec une affreuse moyenne de 256,8 verges allouées par match.

Joe Burrow pourra bien essayer de compenser pour ces faiblesses, en déclenchant la puissance de son attaque aérienne, mais il aura à composer avec la meilleure défense contre la passe de la Ligue, celle de Buffalo, qui ne concède que 163,2 verges par joute, en moyenne.



En ce qui concerne les blessés, dans les deux formations, il y a quelques cas incertains qui pourraient influencer le résultat de l'affrontement.  

Chez les Bengals, le receveur Tee Higgins n'est pas sûr de sortir du protocole des commotions cérébrales, à temps, pour participer au match.  Les secondeurs de ligne Shaka Heyward et Brian Asamoah II; les ailiers défensifs Shemar Stewart et Trey Hensricks; ainsi que les demis de coin Marco Wilson et Cam Taylor-Britt sont tous indisponibles pour le duel de dimanche.



Du côté des Bills, les deux bloqueurs offensifs, Dion Dawkins et Spencer Brown, portent encore l'étiquette de "questionnable"; tout comme l'ailier rapproché Dalton Kincaid (ischio-jambiers + genou), l'ailier espacé Joshua Palmer (genou + cheville), l'ailier défensif Joey Bosa (ischio-jambiers), et le secondeur Terrel Bernard (coude).

Les Bills sont le choix des parieurs par 5½ points pour l'emporter dimanche contre Cincinnati.  On s'attend à beaucoup de points dans cette bataille axée sur l'offensive.  Joe Burrow et son attaque devraient être productifs face à la défense des Bills, qui a souvent éprouvé des difficultés cette année. Mais ces problèmes ne sont rien comparés à ceux, presque constants et inacceptables, rencontrés par les Bengals.

Bengals  24,   Bills   30.