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jeudi 14 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES CHARGERS DE LOS ANGELES : LES L.A. «CHOKERS» ?

Ça remonte à pas mal loin...  À l'époque du quart-arrière Philip Rivers, au milieu des années 2000.  Saison après saison, les Chargers de Los Angeles (autrefois de San Diego) avait une bonne équipe, du moins, sur papier.  Il y avait de gros noms sur l'alignement.  Mais quand arrivaient les séries éliminatoires, ou des matchs importants en fin de calendrier, les Bolts s'écrasaient et faisaient patate, souvent de façon épouvantable.

Comme ce fut le cas encore, la saison dernière.  Lors de leur match de wild card, malgré des avances de 27-0 au 2e quart, et de 30-14, jusque tard au 3e quart, les Chargers se sont fait remonter par les Jaguars de Jacksonville, qui les ont finalement vaincus 31 à 30.

Perdre une avance de 27 points et plus, en temps règlementaire, c'était du jamais vu en 100 ans d'histoire de la NFL, sauf une fois.  C'était un comble parmi toutes les déroutes inopportunes expérimentées depuis presque 20 ans par les Bolts.  Ils ont même établi un record de l'histoire des séries éliminatoires en devenant la première équipe à perdre un match après avoir gagné la bataille des revirements par une marge de 5 et + (quatre interceptions + un échappé recouvré).

Leur dernier championnat de division remonte à 2009, et depuis cette date ils n'ont gagné que deux matchs éliminatoires (wild cards).

Est-ce que ce sera encore la même rengaine cette saison ?  Si on peut se fier sur leur match d'ouverture, chez eux, dimanche passé, on dirait bien que leur triste histoire de «chokers» va se poursuivre.



Contre les Dolphins de Miami, les Chargers (10-7 l'an passé) ont perdu une avance au pointage à cinq reprises, avant de s'avouer vaincus 36 à 34, dans une rencontre complètement folle, au cours de laquelle, le receveur Tyreek Hill s'est moqué de la défensive des locaux en gagnant 215 verges et en marquant deux touchés, dont celui de la victoire, à 1:45 de la fin du match.

Cette rencontre illustre ce qu'est encore l'équipe dirigée par l'entraîneur en chef Brandon Staley (photo ci-dessus): très forte à l'offensive, mais plutôt faible en défensive.  On dirait que c'est comme ça depuis des temps immémoriaux.

C'était comme ça aussi quand Philip Rivers devait se fendre en quatre pour réussir à faire marquer à son équipe plus de points que sa défensive en donnait.  Son successeur, Justin Herbert (photo ci-dessous) a le même défi depuis son arrivée en 2020 (choix de 1ère ronde, 6e au total).  Il fait bien son possible, comme jouer blessé (aux côtes) presque toute la saison dernière, et devoir se débrouiller souvent sans ses receveurs étoiles Keenan Allen (sept rencontres manquées à cause d'une blessure - muscle étiré à une cuisse-) et Mike Williams (absence de cinq parties, dont celle des playoffs, cheville,).



Ses statistiques de passeur ont diminué l'an passé : 4 739 verges de gains aériens et seulement 25 touchés (comparés à un total de 77 lors de ses deux saisons précédentes).  Cette régression s'explique également par les jeux de courtes passes commandés invariablement par son coordonnateur à l'attaque de l'an dernier, Joe Lombardi, congédié depuis.  Son remplaçant, Kellen Moore, qui occupait le même poste avec les Cowboys de Dallas depuis 2019, va sûrement être plus audacieux en incluant beaucoup plus de «bombes» (longues passes) dans son livre de jeux.

D'autant plus qu'avec Allen, Williams, Joshua Palmer, la recrue Quentin Johnston, et Austin Ekeler, -qui est autant un receveur de passes qu'un demi offensif-, Herbert a un abondant choix de cibles pour gagner beaucoup de terrain.  De toutes façons, pour le jeu court, les ailiers rapprochés Gerald Everett et Donald Parham Jr ne sont pas à dédaigner.

Pour sa part, Ekeler est tout un phénomène !  Il est surutilisé, surtout depuis deux ans.  Plus de 200 courses en 2021 et 2022; 70 réceptions de passes en 2021; 107 l'an passé.  Le tout pour des gains combinés de 3 195 verges et 38 touchés !  Ça c'est de l'ouvrage mes amis !  Il en est à sa dernière année de contrat et il pourrait donc frapper le «jack pot» l'an prochain, en devenant agent libre.



Joshua Kelley est le second d'Ekeler.  Il a vu plus d'action la semaine dernière quand Ekeler a été blessé à une cheville.  On ignore son statut pour cette semaine, lui qui est aussi en deuil de son agent, Cameron Weiss, décédé dimanche, d'un cancer, à l'âge de 38 ans.

La ligne à l'attaque est adéquate (top 10), avec Rashawn Slater et Jamaree Salyer à gauche; ainsi que le centre Corey Linsley.  C'est moins bon du côté droit avec Zion Johnson et Trey Pipkins. 

Du côté de la défensive, plusieurs déceptions la saison passée, avec de gros noms comme Joey Bosa, Khalil Mack, Derwin James, J.C. Jackson, et Michael Davis, qui devaient faire de cette unité une des très bonnes de la NFL.  Bosa a raté la plus grande partie de la campagne en raison d'une blessure à l'aine; Jackson (photo ci-dessous) n'a joué que les cinq premières parties (blessé à un tendon du genou), et Mack semble vraiment un joueur en déclin.



La situation pourrait se rétablir si ces gars-là reviennent en santé et au meilleur de leur forme.  Stopper les jeux de course sera une priorité.  Tous les attaquants adverses couraient à volonté contre le «front 7» des Chargers la saison dernière (145,8 verges par match, au 28e rang de la NFL).

À peu près le seul changement remarquable de l'entre-saison s'est produit quand le secondeur de ligne Drue Tranquill a changé de club (Chiefs) pour être remplacé par l'ex-Vikings Eric Kendricks.  Il faut également mentionner la retraite surprise du demi de sûreté Nasir Adderley, à seulement 25 ans.

La faiblesse de cette unité défensive se situe nettement au niveau de la tertiaire.  Celle-ci s'est fait démolir dimanche dernier contre Miami, en accordant une bonne partie des 466 verges (!!!) de gains aériens nets aux Dolphins...  En tout, la défensive des Bolts s'est fait bafouer en allouant 536 verges et quatre touchés aux visiteurs.

Bien sûr, les Chargers ne rencontreront pas toujours des clubs aussi explosifs en offensive pour exposer leurs faiblesses défensives.  Mais il y en a quand même beaucoup dans leur Conférence (K.C., Buffalo, Miami, Cincinnati, Las Vegas), et ils devront aussi se frotter aux dangereuses attaques des Cowboys de Dallas et des Lions de Détroit.  Pas une sinécure...



Les Chargers doivent absolument éviter les blessures en 2023-24; autant chez leurs attaquants que chez leurs défenseurs.  Ils n'ont pas suffisamment de profondeur dans leur alignement pour parer aux longues absences de leurs joueurs principaux.  Leur faible tertiaire doit se ressaisir, car Herbert, et les gros canons de l'offensive, ne pourront pas toujours compenser leurs trop nombreuses défaillances.

Il reste que, globalement, si chacun remplit son rôle comme il en est capable, les Chargers auront encore une bonne équipe cette saison.  De là à leur garantir une place en séries éliminatoires, il y a loin de la coupe aux lèvres.  Plusieurs clubs de l'AFC, dont certains passablement améliorés, se bousculeront au portillon pour accéder aux playoffs.  Et si les Bolts font encore preuve de leur habituelle manie de céder sous la pression, dans les matchs importants, ils pourraient bien rester dehors, à la porte du bal des finissants des séries.

CALENDRIER 2023-24 DES CHARGERS DE LOS ANGELES


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New Orleans Saints

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jeudi 13 janvier 2022

NFL WILD CARD 2022 : LE FROID ET LE VENT POURRAIENT AIDER LES PATRIOTS À VAINCRE LES BILLS.



Les météorologues prévoient un froid polaire et un vent glacial samedi soir dans le stade de Buffalo pour le match éliminatoire entre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (10-7) et les Bills (11-6).  Ces conditions difficiles pourraient avantager le club visiteur.

Le 6 décembre dernier, au même endroit, par un temps exécrable (forte pluie et vent), les Pats avaient eu le dessus sur leurs adversaires de division par la marque de 14-10.  Les vainqueurs n'avaient utilisé le jeu de passe qu'en trois occasions (deux passes complétées pour un grand total de 19 verges !) et ils avaient couru avec le ballon 46 fois en gagnant 222 verges !  Incroyable !

Par un temps plus clément, les Bills se sont vengés deux semaines plus tard en l'emportant 33-21 sur le terrain de leurs ennemis.  Lorsque l'attaque aérienne peut se déployer sans être gênée par de mauvaises conditions climatiques, les Bills ont plus d'armes offensives (meilleur quart-arrière - même si Allen a régressé cette année par rapport à la saison précédente -, meilleurs receveurs) que leurs rivaux pour faire pencher la balance en leur faveur.  À surveiller : le duel entre le receveur Stefon Diggs (no 14, photo ci-dessous), des Bills, et le demi de coin J.C. Jackson, des Pats.  Ce sont deux des meilleurs joueurs de la Ligue à leur position.

















Il est donc facile de prédire que les Patriots vont tenter de copier la même recette qui leur a valu du succès lors du premier affrontement avec les champions de la division Est de la Conférence Américaine.  Du reste, en général, c'est le secret de la réussite du génial entraîneur des Patriots Bill Belichick (à droite sur la photo en tête de l'article) : une solide défensive; et, en attaque, gagner la guerre des tranchées, courir efficacement avec le ballon, éviter les erreurs, et dominer au chapitre des revirements (différentiel de + 7 cette saison, contre + 8 pour Buffalo).

Même si la partie tourne en guerre de tranchées et de bataille d'offensives terrestres, cela ne veut pas dire que les Bills vont perdre.  Si les attaques au sol des deux clubs se valent, la défensive de Buffalo contre la course est meilleure que celle de la Nouvelle-Angleterre.  Et, même si la mauvaise température est un facteur important pour nuire à l'attaque aérienne, le quart-arrière de Buffalo, Josh Allen peut vous battre avec ses jambes.  Il a été le meilleur coureur du club cette saison : 122 courses pour 763 verges de gains, moyenne de 6¼ verges par portée, plus 6 touchés.

Son homologue, la recrue Mac Jones, des Patriots, est loin d'exceller quand vient le temps de courir avec le ballon : 44 courses pour 129 verges et aucun touché en 2021.  Contrairement à Allen (no 17, photo ci-dessous), il n'a aucune expérience en séries éliminatoires.  Il risque donc de commettre plus d'erreurs même si Belichick le protège avec un plan de match axé sur le jeu au sol et des jeux simples par la voie des airs (courtes passes).  S'il est obligé de lancer le ballon, Jones a tendance à en arracher lorsque ses receveurs sont peu démarqués ou bien couverts.



Les Bills ont fini la saison en force.  Ils ont gagné leurs quatre derniers matchs.  À l'opposé, les Patriots ont perdu trois de leurs quatre dernières parties, l'emportant seulement contre Jacksonville, le pire club de la NFL.

Côté santé, les Patriots sont plus amochés que leurs opposants.  Ils ont plusieurs blessés, entre autres : le receveur Jakobi Meyers, le demi de sûreté Kyle Dugger, le secondeur de ligne Jamie Collins, le porteur de ballon Damien Harris (no 37, photo ci-dessous) et le botteur Nick Folk.  De plus, les demis défensifs Jalen Mills et Shaun Wade sont indisponibles parce qu'ils sont soumis au protocole du COVID-19.  Même si la plupart de ces éclopés pourraient être en uniformes samedi soir, ils risquent de ne pas jouer à 100% de leurs capacités.



Bill Belichick a un formidable dossier de 36 victoires, 8 défaites, en carrière contre les Bills.  C'est peut-être le meilleur coach que la NFL a connu dans son histoire plus que centenaire.  Il n'a pas son pareil pour repérer et à exploiter les faiblesses des clubs adverses.  Il a déjà dit que ce n'est pas toujours le meilleur club qui gagne, mais celui qui joue (exécute) le mieux.  Et le disciplinaire coach s'arrange la grande majorité du temps pour que chacun de ses protégés fasse «sa job» comme il faut.

Il a beaucoup amélioré sa formation en 2021.  Mais probablement pas encore suffisamment pour battre les Bills samedi soir, même si le froid et le vent sont de son bord...