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jeudi 5 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  CHARGERS  DE  LOS ANGELES :  EST-CE  QUE  JIM  HARBAUGH  POURRA  ACCOMPLIR  DES  MIRACLES  POUR  SORTIR  SA  NOUVELLE  ÉQUIPE  DU  TROU  ?

Après un arrêt à Kansas City chez les Chiefs, nous poursuivons notre chemin dans l'Ouest de la Conférence Américaine, à Los Angeles, là où les Chargers tenteront de rebondir d'une mauvaise saison l'an dernier (5-12), grâce à leur illustre nouvel entraîneur, Jim Harbaugh.

Partout où il est passé, le vénérable coach de 60 ans a eu des succès fracassants, que ce soit chez les amateurs, ou chez les professionnels.  Il s'est fait le spécialiste des retournements rapides, de situations apparaissant souvent désespérées.  En peu de temps, de 2011 à 2014, il a conduit les 49ers de San Francisco à trois finales de championnats de la Conférence Nationale, et à une participation au Super Bowl (en 2012, contre les Ravens de Baltimore, coaché par son frère John).

Plusieurs équipes de la NFL voulaient l'embaucher cette année, et ce sont les Chargers de Los Angeles qui ont gagné le gros lot.  Harbaugh aura une tâche colossale sur les bras, pour rebâtir ce club, qui a dû laisser partir presque toutes ses vedettes offensives, afin de respecter un plafond salarial qui débordait.



En défensive, on a sauvé les meubles quand les deux piliers de cette brigade, Khalil Mack et Joey Bosa (photo ci-dessus), ont accepté des coupures salariales.  Par mesures budgétaires, les Chargers ont tout de même dû dire adieu aux secondeurs Eric Kendricks et Kenneth Murray, ainsi qu'au demi défensif Michael Davis.

On les a remplacés en faisant venir Poona Ford (ex-Bills et ex-Seahawks), Denzel Perryman (un revenant puisqu'il a joué pour l'équipe, de 2015 à 2020), et le demi de coin Kristian Fulton (ex-Titans).  Si la situation demeure bonne avec les demis de sûreté Alohi Gilman et Derwin James, c'est loin d'être aussi reluisant chez les demis de coin, avec Fulton et Asante Samuel Jr.

La défense anti-aérienne des Chargers a été une des pires de la NFL l'an dernier en permettant 4 246 verges aux adversaires (30e échelon de la Ligue).  Et au sol, elle a accordé 18 touchés aux coureurs ennemis (aussi parmi les pires stats de la NFL).  À moins que le nouveau coordonnateur de la défensive, Jesse Minter fasse des miracles avec ses ouailles, ça ne devrait pas s'améliorer beaucoup, même si on peut difficilement faire aussi pire qu'en 2023-24.



Au niveau des secondeurs de ligne, Daiyan Henley (photo ci-dessus) et Perryman vont essayer de tenir le fort, mais ce ne sont pas des "super man" non plus.  Ils ne sont pas du même excellent calibre que Mack et Bosa.  Ce dernier est un "monstre" mais aux pieds d'argile.  Souvent blessé, il n'a disputé que 14 des 34 derniers matchs de son équipe.

À l'intérieur de la première ligne de cette unité défensive, Poona Ford n'apportera guère de respectabilité en jouant aux côtés de Morgan Fox, et Otito Ogbonnia.  Aucun d'eux ne se classe parmi les meilleurs de la NFL à leur position.  Heureusement, avec Mack et Bosa, le front 7 est en mesure de faire pression sur les quarts arrières adverses (la défensive a réussi 48 sacks en 2023-24).  

Dans l'ensemble, cependant, cette défensive va encore faire partie du dernier tiers du circuit Goodell, en termes de qualité et de capacité.  Pour elle, c'est essentiel que l'attaque au sol, sur laquelle Jim Harbaugh mise énormément, contrôle le temps de possession du ballon, afin qu'elle ne soit pas trop mise à l'épreuve, étant donné sa vulnérabilité.



La formidable réputation de Jim Harbaugh l'a précédé avec les ex représentants de San Diego.  Les parieurs, et certains experts, croient fermement qu'il fera immédiatement des Chargers un club gagnant.  Ils le voient même remporter le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL, à la fin de la saison prochaine.  J'en doute énormément, même si on le dit capable d'opérer des retournements spectaculaires, en faisant quelques miracles.

La défensive reste poreuse, et l'offensive a été changée presque totalement durant la saison morte.  Il n'y a plus de receveur numéro un dans cette attaque.  Keenan Allen a été échangé aux Bears de Chicago; et Mike Williams mettra son immense talent au service des Jets de New York.

Pour prendre leur place, Joshua Palmer et Quentin Johnston obtiennent une promotion, mais c'est la recrue Ladd McConkey (2e ronde, 34e choix au total) qui inspire les plus grands espoirs à ce poste.



Johnston a déçu à sa saison recrue l'an passé.  Palmer (photo ci-dessus) a assez bien fait quand il a été appelé à remplacer Allen et Williams, qui ont souvent été blessés, au cours des trois dernières saisons.  Mais Palmer ne semble pas avoir l'étoffe d'un ailier espacé numéro 1.

Les Chargers ont embauché l'agent libre DJ Chark Jr (photo ci-dessous), qui n'a connu qu'une seule bonne campagne, en 2019, avec les Jaguars, mais il éprouve très souvent des ennuis de santé.  D'ailleurs, il est encore sur le carreau.  Il souffre actuellement d'une blessure à la hanche.

Il y a eu des changements également au poste d'ailier rapproché.  Will Dissly (ex-Seahawks), et Hayden Hurst, (avec les Panthers en 2023-24), remplacent Gerald Everett (rendu à Chicago), et Nick Vannett (maintenant un Titans).



Les deux nouveaux venus sont surtout reconnus pour être de bons bloqueurs pour le jeu au sol.  Un style qu'a toujours privilégié, et qui a fait le succès du coach Jim Harbaugh.  Mais le football de la NFL a bien changé depuis que Harbaugh a quitté la Ligue (neuf ans).  Des changements de règlements ont favorisé l'attaque aérienne, et le jeu au sol a perdu des adeptes chez les entraîneurs du circuit Goodell.

Si Harbaugh s'entête à courir d'abord, et surtout, avec le ballon, afin de mettre la table pour les jeux de passes, avec un bon passeur comme Justin Herbert, est-ce qu'il ne pourrait pas être dépassé par la mode aérienne en vogue maintenant chez les professionnels ?

En tous les cas, cela ne semble pas son intention d'abandonner ses anciennes tactiques.  Pour lui, la base de l'offensive, c'est avant tout une bonne ligne à l'attaque, capable de gagner les guerres de tranchées, et d'ouvrir le chemin aux porteurs de ballon. C'est pourquoi avec le choix de première ronde (5e au total), il a sélectionné le plaqueur Joe Alt, pour commencer la reconstruction de cette unité offensive de base.



Le joueur de centre Corey Linsley ayant pris sa retraite, les Chargers ont engagé l'agent libre Bradley Bozeman (ex-Panthers de la Caroline / no 75 photo ci-dessus) pour lui succéder.  Ajoutés aux partants Rashawn Slater, Zion Johnson, et Trey Pipkins, ces nouveaux venus forment une unité fort respectable.  Une base suffisante pour mettre à exécution les desseins de coach Harbaugh.

On ne peut pas en dire autant, en ce qui concerne l'autre partie des plans d'offensive terrestre du renommé entraîneur en chef.  Il devra réaliser ces plans sans le versatile et très bon demi offensif Austin Ekeler, qui a quitté les Chargers pour aller jouer avec le club de Washington.  Joshua Kelley ne fait plus partie des plans non plus, puisqu'il s'aligne maintenant avec les Giants de New York.

Les remplaçants sont deux anciens des Ravens de Baltimore, les agents libres Gus Edwards et J.K. Dobbins.  Souvent blessé, ce dernier n'a joué que neuf parties au cours des deux dernières campagnes.  Il revient d'une grave blessure au tendon d'Achille, après avoir subi une opération pour reconstruire un genou, l'année précédente.
 


Edwards (photo ci-dessus), lui, a été plus utilisé l'an passé, par les Ravens, mais sa moyenne de verges par course a chuté à 4,1.  Lui et Dobbins sont inconstants.  Ils ne sont pas considérés comme des demis offensifs de première classe.  Pas comme l'est Ekeler, en tous cas.

S'ils ne font pas le travail exigeant escompté par Harbaugh, c'est peut-être la recrue Kimani Vidal (choix de 6e ronde) qui sera appelée à la rescousse.

Reste Justin Herbert (photo ci-dessous).  Après deux bonnes premières saisons en 2020 et 2021, son rendement a diminué au cours des deux dernières.  Ses passes de touché ont baissé de 69 à 45.  Et son coefficient d'efficacité a baissé de 98 à 93.



Il a surtout un défaut aggravant.  Depuis son arrivée dans la NFL en 2020, il est le quart arrière qui a lancé le plus d'interceptions au 4e quart, alors que le pointage était serré.  Il n'a pas une fiche gagnante jusqu'ici (deux parties sous la barre de .500).  Il est bon, mais il ne fait pas encore partie de l'élite des QBs de la Ligue.

Herbert devra encore apprendre un nouveau livre de jeux, car un quatrième coordonnateur offensif en cinq ans, Greg Roman, s'amène avec l'équipe.  Celui-ci partage la philosophie de Jim Harbaugh pour la prédominance du jeu au sol. 

Unités Spéciales

Les trois principaux occupants des postes des unités spéciales sont de retour cette année : le botteur de précision Cameron Dicker (no 11, photo ci-dessous), le botteur de dégagements JK Scott, et le retourneur de bottés Derius Davis.



Conclusion

Les Chargers ont souvent eu des clubs talentueux, mais sans obtenir de bons résultats.  Ils n'ont participé que deux fois aux séries éliminatoires au cours de la dernière décennie.  Leur dernier championnat de division remonte à 2009.

Certes, ils ont maintenant un entraîneur qui pourrait les sortir de leur médiocrité et de leur manque d'opportunisme.  En carrière, à tous les niveaux où il a coaché, il possède un taux de victoires impressionnant à 72½ %.

Les Chargers jouissent du 2e calendrier le plus facile de la NFL cette saison, ce qui est avantageux.  Mais c'est un club en transition.  Harbaugh et ses assistants ont beaucoup de travail à faire avant que leur alignement réponde à leurs objectifs.  Le personnel actuel a des croutes à manger avant d'être à la hauteur de leurs aspirations.



La défensive n'est pas à point.  Le groupe de receveurs est très inexpérimenté, et manque d'un véritable numéro un.  Les nouveaux demis offensifs sont fragiles et inconstants.  Ils n'ont pas les outils nécessaires pour remplir adéquatement l'immense tâche qui les attend.

Jim Harbaugh est un coach extraordinaire et un bon enseignant.  Mais réussir à faire des Chargers un club gagnant, dès cette année, est un tour de magie que même lui ne peut pas accomplir.  À moins qu'il me fasse mentir...  Rien ne semble impossible pour lui...


















Pour lire d'autres analyses concernant les clubs de la NFL, voir les références dans la marge de droit sous le titre "Messages les plus consultés au cours des 30 derniers jours".  ⇨

mercredi 17 janvier 2024



DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE DE LA NFL : LA DÉFENSIVE DES RAVENS DE BALTIMORE DEVRA LIMITER LES PROUESSES DU PHÉNOMÉNAL QUART-ARRIÈRE C.J. STROUD DES TEXANS DE HOUSTON.

Les Ravens de Baltimore (13-4) sont donnés favoris par 9½ points pour vaincre les Texans de Houston (11-7), dans la première demi-finale de Conférence de la NFL, samedi en fin d'après-midi.

Au vu du fort momentum et de la grande confiance avec lequels les Texans s'amènent à Baltimore en fin de semaine, je crois que cet écart est exagéré.

Parce que les Ravens disposent de la défensive qui a permis le moins de points (moyenne de 16,5 par match) cette saison dans la NFL, je pense qu'elle va réussir de peine et de misère à limiter suffisamment la puissante offensive des Texans pour permettre à Baltimore de l'emporter.  Mais la marge victorieuse pourrait être aussi mince que 3 ou 4 points.



Pour réussir à contenir le phénoménal quart-arrière recrue C.J. Stroud (photo ci-dessus), et son dangereux receveur Nico Collins, l'unité défensive de Baltimore devra exercer beaucoup de pression sur eux, ce que les Browns de Cleveland ont complètement échoué à faire dans leur déroute de 45-14 à Houston, la semaine passée.

Ce sera un aspect crucial dans cet affrontement même si Stroud a démontré, durant la récente campagne, qu'il pouvait très bien faire contre le blitz ennemi.  Néanmoins, les Ravens sont bien équipés dans ce département.  Ils ont dominé le circuit Goodell avec 60 sacs cette année.  Kyle Van Noy (9), Jadeveon Clowney (9½), et surtout Justin Madubuike (13 sacs, photo ci-dessous, no 92), sont passés maîtres dans l'art de pourchasser les QBs adverses.

Ils auront besoin de bien faire leur travail pour faciliter la tâche de leur ligne tertiaire.  Sinon, celle-ci pourrait être malmenée par le brio du duo Stroud/Collins.

Si les Texans étaient plus forts en attaque au sol (22e), ils auraient de meilleures chances contre la robuste défensive des Ravens.  Celle-ci est moins bonne contre l'offensive terrestre (14e avec une moyenne de 109,4 verges accordées par joute) que contre l'attaque aérienne (6e avec 191,9 verges consenties en moyenne par partie).



L'attaque des Ravens, elle, est bonne première de la Ligue pour les gains au sol (156,5 verges par game), mais elle affronte la 6e meilleure défensive pour contrer le jeu terrestre.  La puissance des Ravens à ce chapitre est due en bonne partie au quart-arrière Lamar Jackson, qui a été le meilleur porteur de ballon de son équipe, cette saison, avec des gains totaux de 821 verges (moyenne de 5,55 verges par course).

Pour les courts gains, le demi Gus «the bus» Edwards n'a pas son pareil, surtout à la porte des buts des clubs opposés.

Facteur non négligeable, surtout si le match est serré, les Ravens peuvent aussi se fier au botteur de précision Justin Tucker, un des meilleurs à sa position, dans l'histoire de la NFL.

Baltimore est depuis longtemps réputé pour sa solide défensive.  C'est en attaque que ça allait moins bien ces dernières années.  Mais cette saison, Jackson peut enfin compter sur des receveurs de qualité pour alléger son fardeau offensif, qui reposait beaucoup sur ses jambes plutôt que sur son bras.



L'excellente recrue Zay Flowers (photo ci-dessus) est enfin devenue la dangereuse menace, pour les longs jeux de passe, qui manquait depuis toujours à Jackson et aux Ravens.  Odell Beckham Jr s'est également joint au groupe de receveurs cette année, et il ajoute à la dangerosité de l'attaque aérienne de sa nouvelle équipe.

De plus, l'ailier rapproché tout étoile Mark Andrews devrait revenir au jeu après une longue absence, depuis sa blessure à une cheville subie à la mi-novembre.  Même s'il devrait être limité dans son utilisation, son remplaçant Isaiah Likely est là, au besoin, pour offrir des performances de bonne qualité.

Bref, Lamar Jackson (photo ci-dessous), considéré sérieusement pour le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette saison, dispose maintenant des armes offensives pour surpasser les productions de points de n'importe lequel club adverse.  Sous sa direction, les Ravens marquent 30 points en moyenne par match.  Et avec la super défensive que les Ravens mettent sur le terrain, il est très difficile pour les clubs opposés d'en marquer autant.



Mais, face eux, les Texans s'amènent confiants, et ils n'ont peur de personne présentement.  En vertu de leurs récents exploits, ils sont gonflés à bloc.  Leur mentalité de «pourquoi pas nous» les rend capable de relever le défi des Ravens.

Ça pourrait être un dur combat samedi.  Une lutte à finir.  Mais si Baltimore joue au niveau de ses hauts standards, il devrait avoir les Texans à l'usure.  Possible résultat final : 30 à 26 Ravens.   

mercredi 2 janvier 2019

AFC WILD CARD : RIVERS ET LES CHARGERS AFFRONTENT LES DÉMONS DE L'EST AMÉRICAIN.


Même si les Chargers de Los Angeles revendiquent le meilleur dossier de la Ligue Nationale de Football (7-1) dans les matchs disputés à l'étranger cette saison, l'histoire pourrait être bien différente en séries éliminatoires, alors qu'ils se rendent à Baltimore pour affronter les Ravens, dimanche, dans l'un des quatre parties de Wild Card du weekend.

Pour une raison que l'on ne peut trouver, les clubs de la côte Ouest ou de la Californie n'ont jamais de succès en rencontres d'après saison quand ils doivent jouer de l'autre côté du continent.  Peut-être le décalage horaire ou l'incapacité de d'adapter son horloge biologique à la différence d'heures.

Sur papiers, les Bolts et les Ravens semblent plutôt d'égale force.  Mais la formation de Baltimore n'apparaît pas comme un bon «match-up» pour la bande dirigée à l'attaque par le vétéran quart-arrière Philip Rivers (no 17, photo ci-dessus).  Les deux belligérants viennent de se s'affronter à Los Angeles, le 22 décembre.  Et ce fut laid pour les Chargers : une défaite sans équivoque de 22-10.

Rivers a connu son pire match de l'année, étant limité à un ridicule total de 147 verges par la voie des airs, en plus de subir deux interceptions et d'être rabattu quatre fois derrière la ligne de mêlée.  L'attaque au sol n'a pas fait mieux avec un maigre 51 verges de gains.  Un désastre !  Les Ravens les avaient bousculés, avec une offensive de 159 verges par la course.  Même si des ajustements au plan de match sont possibles, et que les séries sont une toute autre saison, on voit mal comment les Chargers pourraient complètement revirer la situation en leur faveur.

Les Ravens, contrairement à la saison précédente, se sont qualifiés pour les éliminatoires de peine et de misère, grâce à une interception dans leur territoire, à la dernière minute de la saison régulière dimanche passé, contre les Browns de Cleveland.  Dans les mêmes circonstances en 2017, ils avaient été éliminés dans les derniers instants de leur ultime partie par un jeu miraculeux des Bengals de Cincinnati.


Si Joe Flacco, le quart-arrière no 1 des Ravens, n'avait pas été obligé de s'absenter longtemps à cause d'une blessure, il est probable que son club ne se serait pas classé pour les séries de fin de saison.  Son remplaçant, le jeune Lamar Jackson a fait une grande différence en aidant son équipe à remporter beaucoup de matchs.  Non seulement a-t-il fait aussi bien sinon mieux que Flacco en tant que passeur, mais il s'est surtout distingué en étant pratiquement la plus grande menace pour ses adversaires sur les jeux de course.  Il a notamment excellé sur les jeux d'option.  Il a terminé le calendrier régulier avec 695 verges de gains au sol, même s'il n'a été le quart partant que dans sept parties.  Phénoménal !

La même situation s'est produite avec la position de porteur de ballon.  Le titulaire du poste, Alex Collins, s'est lui aussi blessé, comme Flacco, et son remplaçant, le jeune Gus Edwards (photo ci-dessous) en a profité pour faire flèche de tout bois.  Dans un rôle de partant pendant seulement six rencontres, il a accumulé des gains de 718 verges au sol, soit une moyenne de 5,2 verges par portée.  Collins n'avait pas pu faire mieux que 3,6 verges par essai, une différence énorme !  Car cela permettait aux Ravens d'avoir une offensive mieux balancée.


Car il faut bien l'avouer, la qualité des receveurs de passes de Baltimore laisse à désirer.  John Brown et Michael Crabtree ne sont pas constants.  Ils ont le talent pour fournir quelques "flash" éblouissants, mais Jackson doit davantage se fier à Willie Snead et à l'ailier rapproché Mark Andrews pour se dépanner en situations corsées...  Mais disons que ce n'est pas la force du club.

La force des Ravens, c'est leur défensive étanche.  Elle s'est classée deuxième dans la Ligue en 2018, presque à égalité avec la meilleure, celle des Bears de Chicago.  Ce n'est pas peu dire !  Elle est aussi efficace contre les jeux au sol que contre ceux par la passe.

Malgré l'inexpérience de leurs leaders offensifs, les Ravens sont bons à domicile (fiche de 6-2) et ils ont les éléments pour «geler» les Chargers qui auront du mal à vaincre la guigne des clubs californiens en séries éliminatoires dans les joutes ayant lieu dans l'Est des USA...