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jeudi 30 avril 2026

LES CHEERLEADERS DES PATRIOTS DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE FONT PARLER D'ELLES !


Après une longue saison 2025-26 durant laquelle j’ai intensifié ma couverture des matchs et des activités de la Ligue nationale de football (NFL), je prévoyais de faire une pause pendant la « saison morte » du circuit Goodell.  

Je dois avouer que les efforts que j’ai déployés pour suivre l’actualité de chacune des 32 équipes de la plus grande ligue sportive au monde m’ont laissé plutôt épuisé mentalement.  Je n’ai pas une équipe de recherche à ma disposition pour observer et analyser autant de monde, dans un délai souvent très court !

Malgré l’arrêt de mes commentaires sur la NFL après le Super Bowl du 8 février dernier, mon blogue « FOOTBALL MANIA AVEC HACKSAW » a continué d’attirer un grand nombre de lecteurs. L’audience a même connu une hausse.



En fait, je me suis rendu compte qu’il n’y a pas vraiment de « saison morte » dans la Ligue nationale de football.  

Peu après la fin des activités sur le terrain, la période des agents libres débute, accompagnée des signatures de contrats des joueurs, puis du très populaire repêchage, qui a récemment attiré 320 000 spectateurs à Pittsburgh (un record).

Il ne faut pas non plus oublier les faits divers qui peuvent surgir, comme l’histoire très médiatisée des infidélités de l’entraîneur de l’année en NFL, Mike Vrabel, des Patriots de la Nouvelle Angleterre !


J’ai donc décidé de mettre fin à ma pause printanière de l'entre saisons, et de revenir parler de l’actualité de la NFL.  Pour commencer, je voulais redevenir actif sur ce site en publiant ma “parade” annuelle des cheerleaders les plus charmantes de la saison dernière.

Ensuite, je commencerais mon tour d’horizon des clubs de la Ligue par la section Est de la Conférence Américaine.  Les champions de l’Association, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, étaient les premiers dans ma ligne de mire.


Je me suis cependant rappelé d’une controverse survenue l’été dernier à propos d'une vidéo des cheerleaders des Patriots.  À ce moment-là, je m’étais promis d’en parler, mais j’avais fini par oublier.  Je profite donc de l’occasion pour revenir sur le sujet et, en même temps, présenter les plus belles photos des Pom-Pom Girls des Pats de la saison passée.

D'abord, voici le lien pour voir la vidéo qui a suscité un tollé de protestations parmi les partisans du club de football professionnel de la région de Boston...    

Sur les réseaux sociaux, des commentaires virulents ont critiqué la tenue jugée trop "sexy", et les déhanchements "provocants" des cheerleaders des Patriots.  La vidéo avait pour but de présenter le nouveau squad de l'équipe, après les auditions qui s’étaient déroulées plus tôt au printemps.


En ce 250e anniversaire de la Révolution américaine, je me demande si ces remarques désobligeantes venaient de descendants des Quakers et des Puritains qui ont fondé le pays !  Pour ma part, je trouve que les danses "endiablées" de ces jolies femmes n'ont pas de quoi fouetter un chat !

Pourtant, certains détracteurs ont comparé ces danses à celles de strip-teaseuses ou d’effeuilleuses. D’après quelques commentateurs et commentatrices, il ne manquait que le poteau — comme celui utilisé par les danseuses nues dans les clubs de nuit — pour compléter ce qu’ils considèrent comme une production médiatique indécente. 
 


Un observateur outré qualifiait même la tenue des filles de... "costume de salope" !  On se calme s.v.p. !

Le bouquet, c'est qu'à la fin de la vidéo, apparaît la nouvelle recrue des meneuses de claques des Pats : un jeune homme du nom de Jeremy Greer, qui y va de sa propre danse survoltée ! 

Il a été la cible des partisans enragés du club de football professionnel Bostonnais.  Des accusations de "wokisme" ont fusé de toutes parts.  Selon certaines critiques, le cheerleading doit être une affaire féminine, et les gars n'y ont pas leur place. 
 

À leur avis, voir l'efféminé Jeremy Greer "voler" la place d'une jolie femme, dans le squad de 2025 des Patriots, est tout simplement disgracieux et dégoûtant.  Les homophobes ne manquent pas de se joindre à la protestation.

L’an dernier, la nomination de deux hommes au sein de l’équipe de cheerleaders des Vikings du Minnesota a suscité les mêmes réactions négatives.  Certains partisans déçus ont même menacé de cesser de soutenir l'équipe de football.  



Le sénateur républicain Tommy Tuberville a aussi manifesté son mécontentement, de même qu'un ancien joueur des Vikings, Jack Brewer, un militant conservateur, qui a déclaré à Fox News qu'il était «dégoûté et embarrassé» par l'ajout de pom-pom girls masculins.

Environ un tiers des équipes de la NFL comptent des cheerleaders masculins.  Les premiers ont été recrutés en 2018 par les Rams de Los Angeles et les Saints de La Nouvelle Orléans.  Il y en a aussi dans la Ligue Canadienne de Football, notamment à Edmonton.



Tiffany Beveridge, présidente de l’Organisation des anciennes pom-pom girls de football canadien, estime que cette question dépend de ce que le public attend des cheerleaders.  Leur image traditionnelle, presque sacrée, est ancrée dans la culture américaine.

Elle souligne : «Il semble que ce soit moins une question d'hommes sur le terrain que du fait qu'ils dansent, plutôt que de simplement soulever ou faire des figures de base.  Cela montre vraiment les biais que nous avons encore autour du genre et de la danse.»


Il faut se souvenir qu’à la fin du 19e siècle, les premiers cheerleaders étaient des hommes.  Ce n’est qu’à partir du milieu du 20e siècle que les filles ont commencé à dominer la composition des squads.  J'ai d'ailleurs raconté l'histoire du cheerleading dans ces pages, de même que dans mon blogue «BIKINI AND POM POM GIRLS» (https://bikiniandpompomgirls.blogspot.com/).

Selon Beveridge : «Le cheerleading est un mélange d'athlétisme et de performance, et ce n'est pas quelque chose qui devrait être défini par le genre.»

Le relent de conservatisme, qui condamne l'emploi de cheerleaders masculins dans la NFL, peut être attribué au climat politique défavorable à la diversité de genre dans le sport aux États-Unis.  Le président Donald Trump exige de tenir les hommes à l'écart des "sports féminins".  Par exemple, il veut interdire les athlètes transgenres dans les compétitions sportives, comme les Jeux Olympiques.  Il y en a déjà quelques-uns dans les squads de cheerleaders de la NFL.



Les meneurs de claques des clubs de football professionnel n’ont pas intégré les troupes de cheerleading uniquement pour diversifier les genres. Ils ont souvent un parcours remarquable en danse, et ils ont réussi à traverser, avec brio, un processus d’audition rigoureux.

Pour ma part, j’avoue préférer les cheerleaders féminines.  Peut-être est-ce simplement une question d’habitude face à la présence de cheerleaders masculins dans les équipes de la NFL. Mais, pour moi, ce n’est pas évident !  J'éprouve un certain blocage psychologique tenance à l'égard des gars dansant en maniant des pompons !


Les meneuses de claques font partie intégrante du spectacle de la Ligue Nationale de Football.  Elles mettent l’ambiance dans la foule pendant les arrêts de jeu, les pauses publicitaires télévisées, et durant la mi-temps.  Elles motivent les joueurs sur le terrain, et leurs chorégraphies, souvent élaborées et complexes, doivent être exécutées à la perfection.

Ça demande pas mal d’entraînement et de perfectionnement.  C’est vraiment un travail d’équipe où l’harmonie et l’entraide entre tous les membres ont une grande importance.  Des liens forts se créent entre les coéquipières, qui deviennent souvent des amies pour la vie.



Chez les Patriots, l’équipe compte 30 membres, nommés pour quatre ans.  Cependant, les filles de la troupe doivent refaire leurs preuves et mériter leur place avant chaque saison, en repassant les auditions, qui se tiennent généralement au début du printemps.

Les heureuses élues pratiquent souvent le cheerleading depuis leur enfance, dans le cadre scolaire, et beaucoup d'entre elles ont complété leur formation en suivant des cours de danse.  Certaines sont même devenues, à leur tour, professeures de danse ou de cheerleading.


Lors des matchs à domicile des Patriots, les cheerleaders arrivent au stade six heures avant le coup d’envoi, soit dès 7 heures du matin.  Elles sont les premières sur place, même avant les autres employés du stade.

Avant de commencer les répétitions d'entraînement, elles doivent s'occuper elles-mêmes de leur préparation physique : coiffure, maquillage, habillage, etc.  Leur look doit correspondre à celui qu'elles avaient quand elles ont été choisies lors des auditions printanières.



À la différence de nombreux autres clubs de la NFL, les pom-pom girls des Pats ont la possibilité d’échanger avec les joueurs de l’équipe, notamment lors d’événements promotionnels.  Cependant, ces moments restent rares, car leur horaire de travail ne coïncide pas avec celui des footballeurs.

Cette année, les cheerleaders de la troupe ont eu la chance de se rendre au Super Bowl avec les joueurs de la formation, puisqu'ils ont décroché le championnat de l'Association Américaine, et sont donc devenus finalistes du match ultime couronnant les Grands Champions de la NFL.  

À la fin de leurs quatre années au sein du squad, les filles peuvent choisir de devenir « All-Star » (alumni), et de servir de réserve pour remplacer une cheerleader officielle, en cas de blessure ou d’absence motivée.
  

Lors du Super Bowl, deux de ces "All-Star" ont eu exceptionnellement l’occasion et le privilège de se produire aux côtés de la troupe habituelle, pour ce match de championnat très convoité et médiatisé.

Comme d’autres clubs de la NFL, les Patriots ont commencé à intégrer des hommes dans leur équipe de cheerleaders afin de promouvoir la diversité des genres.  Et ils se montrent également ouverts à une diversité d'origines et des races parmi les membres du groupe.



C'est ainsi, par exemple, qu'une femme juive, Eliza Kanner (photo ci-dessus), côtoie une coéquipière d'origine palestinienne, Olivia Kerins.  On sait que c'est la guerre entre les Palestiniens et les Israéliens ces temps ci, au Moyen Orient.  

Les deux cheerleaders peuvent en parler respectueusement, et faire preuve de compréhension et de solidarité.  Cela ne les empêche pas de rester amies et de collaborer en parfaite harmonie.  Un bel exemple à suivre pour leurs communautés...
 


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De nombreuses jeunes filles ayant pratiqué le cheerleading pendant leur enfance, ou leur adolescence, sont ensuite devenues des vedettes du show-business, que ce soit comme chanteuses, actrices, ou présentatrices à la télé.  Découvrez les sur mon site web « CHEERLEADERS ET STARS ». (https://cheerleadersetstars.blogspot.com/)   

mardi 10 février 2026

UN SUPER BOWL LX ENNUYANT ENTRE LES PATRIOTS ET LES SEAHAWKS ? PAS POUR LES AMATEURS DE BEAUX JEUX DÉFENSIFS !

 

Les mauvaises critiques ont été nombreuses au sujet du spectacle offert par les Patriots de la Nouvelle Angleterre et les Seahawks de Seattle lors du Super Bowl LX, disputé dimanche dernier, au Levi's Stadium de Santa Clara, en Californie.  Certains amateurs de football américain de la Ligue Nationale (NFL) ont même parlé d'un des pires matchs de la saison 2025-26.  Il s'est conclu par une victoire sans équivoque des Hawks, au pointage de 29 à 13.

D'autres observateurs, dont le président Donald Trump, ont plutôt été frustrés par le spectacle de la mi-temps, de la vedette latino-américaine Bad Bunny, mais c'est une autre histoire.  L'appréciation des arts de la scène est toujours une question de goût et c'est très subjectif quand ce n'est pas hautement politique, comme ce fut le cas cette année.

Dans mon article précédent, en prévision de ce match de championnat, j'avais évoqué la possibilité d'une rencontre dominée par le jeu défensif, étant donné la force de ces unités, chez les deux clubs.  Et c'est ce qui est arrivé, surtout en première demie.  La défense des Seahawks a été intraitable, et celle des Patriots a suffisamment bien joué pour réduire les dégâts à trois bottés de placement de Jason Myers. 
 


Les demis défensifs des Patriots ont limité le joueur offensif de l'année dans la NFL, Jaxon Smith-Nhjigba, à quatre réceptions pour seulement 27 verges.  Le demi de coin Christian Gonzalez (no 0, photo ci-dessus) a été particulièrement efficace.  

À 9-0, les hommes de l'entraîneur Mike Vrabel étaient encore dans le coup, mais les amateurs qui espéraient une confrontation serrée, à caractère offensif, avec beaucoup de points et de jeux explosifs, avec une fin dramatique et excitante, sont restés sur leur appétit. 

Au début du 4e quart, après le premier touché de la formation dirigée par Mike MacDonald, à la suite d'un échappé du quart arrière Drake Maye (photo ci-dessous), dans son territoire, le score était de 19 à 0, et les carottes étaient cuites pour les représentants de la Nouvelle Angleterre, au grand désarroi de leurs partisans.



Pour donner une idée de la domination de la brigade défensive des Seahawks, l'attaque des Patriots n'avait amassé que 78 verges de gains nets après trois quarts de jeu !  Elle a ouvert la partie avec huit bottés de dégagement consécutifs.  Plutôt ennuyant...

En point de presse, après la défaite des siens, Drake Maye, en larmes, portait les "stigmates" physiques et mentaux d'un homme battu et défait, dans tous les sens du terme.  Il ressemblait à un boxeur qui vient d'être mis K.O..  Frappé onze fois, et "sacké" à six reprises par les mastodontes de la défense adverse, il avait aussi commis un échappé et deux interceptions.  Pendant trois quarts, il avait essayé en vain de percer cette défensive agressive qui l'a fait paraître trop jeune et inexpérimenté, à seulement 23 ans, et à sa deuxième saison au football professionnel.  

Disant qu'il aurait dû mieux jouer, il a pris le blâme pour la mauvaise performance de son club, mais comme l'a souligné son coach Mike Vrabel, aucun des joueurs des Pats n'a vraiment été à la hauteur pour gagner ce match.  Maye a encore des choses à apprendre et à perfectionner, même s'il est déjà un des meilleurs quarts arrières de la Ligue Nationale.  Il a raté par seulement cinq votes, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette année, dans la NFL (le gagnant a été le quart des Rams Matthew Stafford → ci-dessous).



Au 4e quart, il a enfin trouvé des failles dans cette cruelle défensive des Hawks, en lançant deux passes de touché, mais c'était trop tard.  À un moment donné, Maye était tellement harcelé et malmené par le "pass rush" des Seahawks, qu'il voyait des fantômes partout autour de lui, et ratait des passes faciles en précipitant inutilement ses gestes.

En préparation pour cet ultime affrontement de la saison 2025-26, j'avais souligné l'importance de la guerre des tranchées.  L'équipe qui allait la gagner allait remporter la partie.  Et c'est ce qui s'est produit.  Dans son plan de match, Mike MacDonald prévoyait exploiter la faiblesse du côté gauche de la ligne à l'attaque des Patriots, où se trouvent les recrues Will Campbell et Jared Wilson.

Le coach des Hawks a multiplié les commandes de blitz de leur côté, et la stratégie a fonctionné à merveille...  Campbell a alloué 14 pressions au cours de la rencontre, le plus haut total cette saison par un joueur à sa position.  En situations de passe, Maye a été pressé sur plus de la moitié des jeux.  Il n'avait ni l'espace ni le temps pour opérer derrière la ligne de mêlée, et ses receveurs étaient souvent tous bien couverts.  



Lorsqu'il était sous pression, Maye n'a réussi que onze passes en vingt tentatives pour 135 verges et un touché, tout en commettant un échappé et deux interceptions, dont une a été ramené pour un touché par Uchenna Nwosu, tard au 4e quart.  La clé de la victoire pour les Pats, c'était que Maye domine son vis-à-vis Sam Darnold, le quart arrière de Seattle.  

La faiblesse de ce dernier cette saison, coupable de nombreux revirements, c’est plutôt Maye qui en a été responsable.  Au contraire, Darnold a géré l'attaque sans gros coup d'éclat, mais sans faire d'erreur non plus.  Il a bien protégé le ballon, évitant les jeux négatifs en ne concédant qu’un seul sac, et aucune interception ni échappé.  Encore là, sa ligne à l'attaque l'a bien protégé, et a gagné cette partie de la bataille des tranchées.

Pendant que la défensive des Seahawks neutralisait Maye, et l'offensive aérienne des Patriots, elle réduisait à des miettes leur production sur les jeux au sol.  Maye a été le "meilleur" porteur de ballon de son club, avec cinq courses pour 37 verges, tandis que ses demis offensifs, Rhamondre Stevenson et TreVeyon Henderson, étaient limités à des gains combinés de 42 verges en 13 courses, pour une moyenne famélique de 3,2 verges par portée.



De l'autre côté du ballon, la ligne offensive des gars de Seattle a également remporté sa bataille des tranchées, en ouvrant des brèches dans le front défensif des Patriots, afin de permettre des gains de cinq verges en moyenne par portée (135 verges au total) à son porteur de ballon Kenneth Walker (photo ci-dessus), nommé ensuite le joueur par excellence du match (MVP).  Walker a réussi des courses explosives de 30 et 29 verges, et il a ajouté deux attrapés pour des gains de 26 verges par la passe.

Les joueurs de Mike Vrabel ont subi une sévère correction dans ce match de championnat, mais ils doivent être fiers de leur saison.  Après deux années avec des fiches de quatre victoires et treize défaites, ils ont complètement renversé la situation en gagnant 17 matchs en 2025-26.  Un bon repêchage, le bon travail des instructeurs, et l'acquisition de quelques bons agents libres ont produit des résultats inespérés.

De l'avis de Vrabel, nommé entraîneur de l'année dans la NFL jeudi dernier, les Patriots ont deux ans d'avance dans leur programme de reconstruction.  D'avoir atteint le Super Bowl dès cette année était totalement imprévu et très surprenant.  En vue de la prochaine campagne, ils doivent prioritairement trouver un receveur no 1, digne de cette appellation, et achever de rebâtir leur ligne offensive, pour continuer de connaître du succès.  Ils disposent de beaucoup d'espace sous le plafond salarial.  Mais le calendrier 2026-27 sera beaucoup plus difficile que celui qu'ils viennent de compléter. 
 


Rien n'est jamais garanti dans la NFL, et plusieurs formations gagnantes, des années passées, l'ont appris à leurs dépends, en connaissant des saisons difficiles, après des succès éclatants.  Parlez en aux Commanders de Washington, par exemple... 

Pour gagner un Super Bowl, il faut que plusieurs facteurs soient au rendez-vous : un peu de chance, éviter les blessures graves chez les joueurs clés, avoir une bonne chimie dans l’équipe, respecter le budget tout en recrutant d’excellents joueurs autonomes, et être menés par des entraîneurs compétents. Bref, ça fait pas mal de variables à gérer, et certaines sont hors de contrôle.

Du côté des Seahawks, après le départ du vieil entraîneur Pete Carroll, il y a deux ans, on a continué à privilégier la défensive pour assurer le succès de l'équipe.  La défensive gagne les championnats, les Seahawks l'ont encore prouvé cette année.  Après avoir bâti une défense dominante, comme assistant coach, avec les Ravens de Baltimore, Mike MacDonald a poursuivi dans la même voie en s'amenant comme entraîneur chef à Seattle.  

Des agents libres de qualité (Ernest Jones IV, Jarran Reed, DeMarcus Lawrence) sont venus se greffer à une brigade comptant des jeunes joueurs recrutés lors des trois derniers repêchages et qui ont 25 ans ou moins (le demi de coin Devon Witherspoon, le demi de sûreté Nick Emmanwori, le joueur de ligne Derick Hall, et le plaqueur Byron Murphy). 
 


Cette unité est solide pour longtemps, et le mérite de sa construction revient également au gérant général John Schneider (photo ci-dessus).  Celui-ci a aussi embauché les joueurs autonomes Sam Darnold, le joueur de ligne offensive Josh Jones, et le receveur Cooper Kupp, (six réceptions pour 61 verges) qui ont tous contribué à la victoire au Super Bowl 60.

En gagnant leur second trophée Lombardi, les Seahawks ont vengé l'amère défaite subie au Super Bowl 49, il y a onze ans, contre les Patriots.  Une interception de Malcolm Butler à une verge des buts, à vingt secondes de la fin du match, avait changé une victoire certaine des Hawks en un cuisant revers de 28 à 24.  

Choisir de lancer le ballon dans le trafic, collé sur la ligne des buts, alors que le porteur de ballon tout étoile Marshawn Lynch aurait pu atteindre la zone des buts en fonçant vers elle avec le ballon, est un choix de jeu qui hantait l'organisation et les partisans des Seahawks depuis longtemps.  L'heure de la revanche avait sonné...  Mission accomplie !             

dimanche 9 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : DETROIT À WASHINGTON ⇨ LA DESCENTE AUX ENFERS SE POURSUIT POUR LES COMMANDERS...



Ça va très mal à Washington.  Et je ne parle pas ici du président Donald Trump, ni du cruel "shutdown" administratif qui affecte beaucoup de monde aux États-Unis.  Non je veux parler du club de football des Commanders de Washington, qui vient de perdre quatre matchs d'affilée, et son quart arrière vedette Jayden Daniels.  Celui-ci a subi une dislocation du coude, lors du massacre de son équipe, 38 à 14, aux mains des Seahawks de Seattle, dimanche dernier.

Les Commanders reçoivent les Lions de Détroit (5-3), cette semaine, mais avec un bilan négatif de trois gains contre six échecs, autant dire que la saison du club de la capitale nationale est perdue.  Car les prochaines parties s'annoncent mal pour la troupe du pilote Dan Quinn.  Outre les puissants Lions, il y a encore de dures batailles à venir : deux contre les Eagles de Philadelphie, et une autre contre la féroce défensive des Broncos de Denver.

À part la perte considérable que représente celle de leur quart arrière numéro un, qui a été responsable, en grande partie, de leurs succès surprenants de l'an dernier (finalistes du championnat de Conférence), il va aussi manquer les receveurs Terry McLaurin (blessé aux quadriceps), et Luke McCaffrey (clavicule) à la formation offensive, face aux Lions.  Rien de rassurant pour le quart arrière Marcus Mariota, appelé à prendre la relève de Jayden Daniels.



Mariota (ci-dessus) a été impliqué dans cinq parties cette saison, et les résultats n'ont pas été probants : des défaites, quatre passes de touché, autant d'interceptions, et sept sacs subis.  Pour les longs jeux de passe, il ne reste que Deebo Samuel, comme receveur dangereux, et disons que les défenses adverses le surveillent de près, l'empêchant d'être efficace.  Il ne reste que peu d'options pour Mariota, qui devra s'en remettre au jeu au sol, et à de courtes passes à ses demis offensifs ou à l'ailier rapproché Zach Ertz.

En défensive, la situation est encore pire.  Là aussi, les blessures à des joueurs clés font mal.  Les ailiers défensifs Dorance Armstrong (genou) et Drake Jackson (pied) sont hors circuit, ainsi que le demi de coin étoile Marshon Lattimore (genou).  Les Commanders présentent une des pires défenses contre la passe dans la NFL (29e en accordant une moyenne de 253,6 verges par match).

Disons que ça augure mal, face à la deuxième meilleure attaque de la Ligue, celle des Lions (moyenne de 29,9 points marqués par rencontre).



Cependant, les Lions de cette année ne sont plus ceux de l'an dernier, qui dominaient le circuit Goodell, autant en offensive qu'en défensive.  Ils ont déjà subi une défaite de plus que durant toute la saison dernière, dont deux contre des clubs de leur division (Green Bay, et Minnesota, la semaine passée).

Avant le début de la présente campagne, on se demandait si la perte de leur coordonnateur offensif, (Ben Johnson, maintenant coach des Bears de Chicago), et celle de leur coordonnateur défensif (Aaron Glenn, rendu à New York comme entraîneur chef des Jets) les affecteraient.  Au regard de leurs statistiques de ces deux côtés du ballon, on peut dire que oui.  

Les rendements sont à la baisse en attaque comme en défense.  Les Lions perdent plus souvent, marquent moins de points, et en accordent plus (14e dans la NFL avec une moyenne de 22,2).  Ils sont en milieu de peloton contre le jeu au sol (13e), et ils ne sont plus dans le top-10 en défense anti aérienne (12e).  L'attaque au sol (9e) n'a plus le mordant d'antan, et l'attaque aérienne (12e) n'est plus aussi terrifiante. 

Au point de vue offensif, les carences de la ligne à l'attaque sont en partie responsables du ralentissement de la production de cette unité.  Les membres de cette ligne perdent trop souvent la guerre des tranchées, ce qui fait que le quart Jared Goff (photo ci-dessous) est plus souvent sous pression de la part des "pass rush" adverses.  Et on sait que quand il n'a pas le temps d'exécuter le jeu prévu, il est incapable d'improviser un jeu de remplacement, et qu'il devient ainsi inefficace.



Bien sûr on peut imputer aux blessures une part des ennuis de l'équipe.  Mais on peut y voir aussi un manque de profondeur dans l'alignement.

Le jeu au sol des Lions est crucial dans les succès et les déboires de l'équipe.  Quand il rapporte au moins 100 verges par match, les Lions sont invaincus (5-0).  Sinon, en bas de 100 verges, ils ont perdu leurs trois matchs (0-3).  Contre la faible défensive des Commanders, ils ne devraient pas avoir de difficultés à atteindre cette condition gagnante.

Détroit est favori par 7½ points pour vaincre un club en chute libre, cette saison.  Les Lions sont peut-être moins redoutables cette année, mais ils ont nettement plus de talent que les Commanders.

Lions    28,    Commanders   20.