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samedi 1 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 9 : JACKSONVILLE À LAS VEGAS ⇨ TRAVIS HUNTER BLESSÉ POUR UN MOIS, UNE LOURDE PERTE POUR LES JAGUARS...



Généralement, une semaine de congé fait beaucoup de bien à un club de la NFL.  Les joueurs obtiennent un repos salutaire et en profitent pour guérir leurs blessures.  Ils se reconcentrent pour aborder le reste de la saison.  Les entraîneurs en profitent également pour examiner leur alignement et chercher des solutions aux problèmes qui touchent leur formation.

Les Jaguars de Jacksonville (4-3) se rendent à Las Vegas dimanche, pour affronter les Raiders (2-5). Ces deux clubs reprennent leurs activités après avoir profité d'une semaine de congé (bye).  Quelle équipe en sortira plus forte et mieux préparée, après avoir connu beaucoup de difficultés dans les semaines qui ont précédé la pause ?

Grâce aux jours supplémentaires de repos, les Raiders ont récupéré des joueurs importants qui ont eu le temps de soigner leurs blessures.  À l'attaque, les deux meilleurs receveurs, l'ailier éloigné Jakobi Meyers et l'ailier rapproché Brock Bowers, seront de retour à leur poste; et, en défense, c'est également le cas pour les joueurs de ligne Maxx Crosby et Adam Butler.  Les porte couleurs du Black & Silver sont à peu près tous en état de jouer.



Ce n'est pas la même situation en ce qui concerne les Jaguars.  La recrue Travis Hunter (photo ci-dessus) s'est blessé à un genou, à l'entraînement, cette semaine, et son nom a été placé sur la liste des blessés à long terme (au moins un mois).  C'est une lourde perte car, on le sait, c'est un footballeur qui peut jouer autant en attaque, - comme receveur -, qu'en défense, - comme demi de coin -.

On a également appris que les ailiers rapprochés Quintin Morris (aine) et Brenton Strange (quadriceps), ainsi que l'ailier espacé Tim Patrick (aine) ne seront pas disponibles pour le match de dimanche.  C'est aussi le cas du demi de sûreté Eric Murray (cou).  Le secondeur de ligne Devin Lloyd, l'as de la défense, à sa position, est encore ennuyé par sa blessure au mollet, et que sa participation au match à Las Vegas est incertaine.

En somme, côté santé, les Raiders seront avantagés pour la rencontre de dimanche.  Mais ce qu'on sait moins, c'est quelle équipe pourra redresser sa situation, qui allait de mal en pis, avant la pause du bye.
  


Après un début de saison étonnant, qui a culminé par une victoire impressionnante contre les Chiefs de Kansas City, les Jaguars avaient une fiche de 4-1.  Avec les Colts d'Indianapolis, c'était le club le plus surprenant de la jeune campagne.  Puis, pour ainsi dire, la "chaîne a débarqué".  La formation de l'entraîneur Liam Coen s'est effondrée, en perdant le deux derniers matchs, contre les Seahawks de Seattle, et les Rams de Los Angeles (à Londres).

Ce n'est pas tant ces revers qui posent un problème.  Les Jags affrontaient deux clubs très forts.  Non, c'est la très mauvaise façon qu'ils ont joué, qui inquiète présentement.  Ils ont été déclassés dans ces deux rencontres par un score combiné de 55 à 19.

L'attaque est inefficace, le quart arrière Trevor Lawrence est inconstant dans ses performances, et ses receveurs échappent des passes faciles (surtout Brian Thomas, qui connaît une saison très difficile, et qui était pourtant le meilleur ailier espacé des Jags l'an dernier).  La ligne à l'attaque ne protège plus Lawrence (photo ci-dessous) en situations de passes.  Il est sous pression sur 49,1 % des jeux.  Il a subi 20 sacs cette saison, et il a commis cinq interceptions, en partie en raison de ce manque de protection. 
 


En défense, on arrive plus à provoquer autant de revirements, et on écope de beaucoup trop de pénalités.  Dans les quatre premières parties de l'équipe, la défense avait provoqué 13 revirements; dans les trois dernières ? Un seul !  Les Jaguars sont trop dépendants de ces réussites. 

Ça va encore plus mal chez les Raiders.  Avec seulement deux victoires en sept matchs, on s'attendait à mieux de la part du nouvel entraîneur Pete Carroll et de ses joueurs.  Le vieux pilote pensait bien faire en allant chercher le quart arrière Geno Smith et le secondeur de ligne Jamal Adams, deux de ses anciens protégés qui étaient avec lui à Seattle, quand il dirigeait les Seahawks.  Les performances de ces deux joueurs sont pour le moins mitigées cette saison.



Mais Carroll (ci-dessus) a récidivé lundi, en faisant signer un contrat à un autre de ses anciens joueurs, le receveur Tyler Lockett, qui avait été libéré, ­­- à sa demande -, par les Titans du Tennessee.  Ces derniers ne l'avaient presque pas utilisé cette année.  C'est dire comment les Raiders ont besoin d'aide.  Surtout après leur dernier match, une atroce défaite de 31 à 0 contre les Chiefs de Kansas City.  L'attaque de Pete Carroll a produit un gênant total de 93 verges et trois premiers jeux, dans le pire blanchissage du 21e siècle dans la NFL !

Dans leurs deux derniers revers, les Raiders ont perdu par un pointage combiné de 71 à 6 !  C'est cinq défaites à leur six dernières rencontres.  Après l'offensive, qui est avant dernière dans la Ligue Nationale, avec une production de 14,7 points en moyenne par match, ce fut au tour de la défensive de s'écrouler, récemment.



Qui des Jaguars et des Raiders parviendra à chasser ses démons dimanche ?  Les experts répondent que c'est Jacksonville qui le fera, dans une victoire par 2½ points.  Je prends le risque d'aller à contre courant en choisissant plutôt Las Vegas.

Je crois que le retour au jeu de plusieurs joueurs clés, - contrairement aux blessés des Jaguars -, va peser suffisamment dans la balance pour la faire pencher en faveur des hommes de Pete Carroll.   Les Raiders ont également l'avantage du terrain, et les Jaguars ne doivent pas être enchantés de disputer quatre de leurs cinq prochaines rencontres à l'étranger.

Jaguars   17,       Raiders   20.        

samedi 25 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : TENNESSEE À INDIANAPOLIS ⇨ LES TITANS NE GÂCHERONT PAS LA BELLE HISTOIRE DES COLTS.



Cette semaine, certains observateurs parlent d'un match piège pour les Colts d'Indianapolis (6-1) contre les Titans du Tennessee (1-6) dimanche prochain.  Je connais l'expression typique de la NFL, "Any Given Sunday", qui signifie qu'un club, si désavantagé et négligé soit-il, peut gagner contre un adversaire dix fois meilleur que lui, n'importe quel dimanche.

Mais les Colts sont la plus plus surprenante et la plus belle histoire, cette saison, dans le circuit Goodell.  Et on commence même à les considérer comme des prétendants au Super Bowl.  Qui l'eut cru ?  Et qui aurait pu prédire que l'on parlerait du quart arrière Daniel Jones comme candidat au titre de joueur par excellence (MVP), dans la grande ligue, cette année ?

Les amateurs de football ont dû se frotter les yeux, cet automne, pour vraiment croire ce qu'ils voyaient des performances impressionnantes du nouveau "Indiana Jones".  Etait-ce bien là le même quart arrière qui avait échoué lamentablement lorsqu'il jouait pour les Giants de New York, de 2019 à 2024 ?



Il est devenu, comme par magie, un des meilleurs de sa profession, cette saison, avec sa nouvelle équipe : 71 % de passes complétées, 1 790 verges de gains, dix passes de touché, et un coefficient d'efficacité de 105,9 !  Un vrai miracle !

Et que dire aussi de son coéquipier, le demi offensif Jonathan Taylor, qui est présentement le roi des porteurs de ballon, en menant la NFL pour les verges gagnées au sol, avec 697, et dix touchés.  Dans la victoire éclatante de son club au compte de 38 à 24 contre les Chargers, à Inglewood, la semaine dernière, Taylor a réalisé un exploit peu banal en marquant trois touchés.

C'était la troisième fois, au cours de ses sept premiers matchs, qu'il enregistrait autant de majeurs.  Seuls trois porteurs de ballon avaient réussi ce tour de force avant lui : le légendaire Jim Brown (1958), Priest Holmes (2004), et Derrick Henry (2021).



Taylor (ci-dessus) doit lui aussi être considéré pour le titre de MVP, même si cet honneur est presque exclusivement réservé aux quarts arrières.  Pour expliquer les succès de son club, il a dit que lui et ses coéquipiers donnaient un "extra" cette saison, pour honorer la mémoire de l'ancien propriétaire de l'équipe, Jim Irsay, décédé le 21 mai dernier.

Si vous hésitez à consacrer les étonnants Colts comme la meilleure formation de la NFL, sachez que, non seulement, ils possèdent la meilleure fiche, mais qu'ils affichent le meilleur différentiel de points avec + 92, soit 28 points de mieux que leurs plus proches concurrents.  Certains incrédules pensent que leur conte de fée va bientôt finir abruptement, mais ça reste à voir...

Car les Colts ne jouent pas seulement bien à l'attaque, leur défensive joue également du bon football, surtout contre les jeux de course (90,3 verges accordées au sol par match).



Plus tôt cette saison, à la semaine no 3, en septembre, ils ont écrasé les Titans 41 à 20 à Nashville.  Cette fois-ci, les parieurs les favorisent par 14½ points pour l'emporter.

Il est vrai qu'il n'y a rien de drôle chez les Titans cette année.  Leur seule victoire (22 à 21, au début du mois) a été le résultat d'une série de cinq revirements consécutifs, commis par les pauvres Cardinals de l'Arizona, en fin de match.

La semaine passée, après un assez bon début de rencontre, face aux Patriots de la Nouvelle Angleterre, ils se sont écroulés, pour finir par être déclassés par le score de 31 à 13.  Ce n'est pas en marquant à peine 13,7 points par partie que vous pouvez gagner souvent dans la NFL.



Le quart arrière recrue Cam Ward, premier choix du dernier repêchage, connaît des débuts difficiles chez les pros.  Il a complété seulement 57,6 % de ses passes, pour quatre touchés, cinq interceptions, cinq échappés perdus, et des pertes de 237 verges après avoir subi 30 sacs...

Ça va tellement mal chez les Titans, que le receveur Tyler Lockett a demandé sa libération de l'équipe.  Et j'imagine qu'à l'approche de la date limite des transactions, la majorité des joueurs, de cette mauvaise équipe, rêvent d'être échangés !

Titans  13,    Colts  28.      

vendredi 5 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : TENNESSEE À DENVER, UNE FORMALITÉ POUR LES BRONCOS...



VISIBLEMENT,  LA  VISITE  DES  TITANS  NE  FAIT  PAS  PEUR  AUX  BRONCOS.

Au cours d'un point de presse récent, l'entraîneur des Broncos de Denver, Sean Payton, n'a pas parlé beaucoup des Titans du Tennessee, qui seront les visiteurs pour le match d'ouverture de son équipe, à Denver, dimanche après-midi.  Un manque de respect pour le club qui a fini au dernier rang du classement de la NFL, la saison dernière avec une fiche pitoyable de 3-14 ?  Sur l'importance de la rencontre, Payton a fini par dire : «Mais Hé !  C'est le match d'ouverture !».

Le chevronné coach, et futur membre du Temple de la Renommée, préférait parler de sa formation plutôt que de celle des Titans.  Et ça se comprend.  Après avoir surpris la NFL et les amateurs de football en connaissant une saison au-delà des attentes (fiche de 10-7 et participation aux éliminatoires) à seulement sa deuxième année aux rênes de l'équipe, Payton vise encore plus haut cette saison, pour ses protégés.  Rien de moins qu'être de sérieux prétendants au Super Bowl.

Et ses aspirations sont partagées par les membres de son unité défensive qui sont déterminés à devenir la brigade défensive numéro 1 de la Ligue, en 2025-26.  Elle a terminé au 3e rang l'an passé, en n'allouant que 18,3 points par match.



Ces ambitions sont réalistes car les Broncos ont amélioré leur alignement, de ce côté-là du ballon.  Ils peuvent toujours compter sur le demi de coin Pat Surtain (photo ci-dessus), le joueur défensif par excellence de la NFL l'an dernier, mais ils ont ajouté deux joyaux en mettant sous contrat les joueurs autonomes Talanoa Hufanga et Dre Greenlaw, deux anciens piliers de l'excellente défense des 49ers de San Francisco.

Avec eux, cette solide défensive coche toutes les cases d'excellence pour stopper les jeux des attaques adverses, que ce soit au sol ou dans les airs.

Le portrait est moins reluisant en offensive, mais Sean Payton a trouvé le quart arrière qu'il désirait l'an passé, quand les recruteurs de l'équipe ont sélectionné Bo Nix.  La jeune recrue a joué avec aplomb, et presque comme un vétéran, à ses débuts dans la grande Ligue.  Il est efficace en prenant soin de sécuriser le ballon et d'éviter les revirements, une qualité rare pour un QB si jeune.

Il comprend et connaît mieux le système offensif de Payton cette année, et ça pourrait rapporter encore plus de dividendes.  Il n'a pas à se soucier de sa protection, et de sa sécurité, car il joue derrière une excellente ligne à l'attaque, menée par Quinn Meinerz, aussi efficace en protection, sur les jeux de passe, que pour bloquer, sur les jeux au sol.



L'entraîneur en chef des Broncos était mécontent de l'attaque terrestre des siens, l'an passé.  Il a fait le ménage dans le champ arrière des siens, durant la saison morte.  Il a embauché le porteur de ballon J.K. Dobbins (ex Chargers et ex Ravens), et ses recruteurs ont sélectionné le demi offensif RJ Harvey (UCF, photo ci-dessus) au second tour du repêchage de cette année.

Payton ne tarit pas d'éloges à l'endroit de ce dernier.  Prudent, et fidèle à sa méthode, avec les recrues, le pilote de "l'Orange Crush" prévoit de l'intégrer progressivement en situations de jeu, tout en appréciant la manière dont Harvey exploite sa vitesse pour bondir à l'extérieur, lorsqu'il court avec le ballon.

Aux dires de Payton, Harvey possède la qualité essentielle pour un porteur de ballon : un instinct pour la course, une capacité de se libérer de ses poursuivants et de réaliser des percées importantes.  Ce qui plait aussi à Payton (photo ci-dessous, avec Bo Nix), c'est qu'il est facile à coacher, car il a une grande volonté d'apprendre.  Le coach des Broncos a déjà identifié des types de jeu au sol pour lesquels Harvey serait à l'aise. 



Le coach principal des Broncos était encore plus insatisfait de ses ailiers rapprochés, la saison dernière.  Nate Adkins et Adam Trautman n'ont à peu près pas contribué offensivement à l'attaque de Denver en 2024-25.  Le plus souvent, ils se sont contentés d'agir comme bloqueurs.

La situation devrait changer cette année, car les Broncos ont acquis le joueur autonome Evan Engram.  Celui-ci a raté la moitié de la saison dernière avec les Jaguars de Jacksonville, à cause d'une blessure à l'épaule, mais il a un potentiel élevé.

Pour renforcer leur jeu offensif, les dirigeants des Broncos comptent sur l'émergence de l'ailier éloigné Marvin Mims Jr. (photo ci-dessous).  Il a démontré sa vitesse et son habileté pour éviter les plaqués à titre de retourneur de bottés, sur les unités spéciales, mais les Broncos pensent qu'il peut transposer ces qualités en tant que receveur.  Il a d'ailleurs commencé à le faire en fin de saison et en éliminatoires, lors de la dernière campagne.


S'il continue dans la même voie, il pourrait seconder encore davantage le receveur principal de l'équipe, Courtland Sutton.

Du côté des Titans, on parle surtout du quart arrière recrue Cam Ward.  La dernière place au classement de l'équipe en 2024-25 leur a tout de même permis d'obtenir le premier choix du repêchage, leur offrant ainsi l'occasion de combler leur plus grande lacune : le poste de quart arrière.

Ward est un passeur sans peur, qui aime étirer les jeux en courant avec le ballon, et en le lançant loin, dans des fenêtres étroites.  Ce qui peut être payant en terme de verges gagnées, mais également dangereux (risques d'interceptions et d'échappés).  Sa principale qualité c'est sa vision, c'est-à-dire, voir les opportunités pour les longs jeux.  Il aurait déjà développé une bonne complicité avec le receveur Calvin Ridley, au camp d'entraînement.

Nul doute que la forte défensive des Broncos, -une redoutable machine à sacs (63 l'an dernier)- va le presser dimanche, afin qu'il commette des erreurs.  Ward apprendra de cette épreuve.  C'est le but visé par les dirigeants de l'équipe.



Il est plutôt bien entouré pour réussir. Sa ligne offensive est solide, le champ arrière est correct avec le demi offensif Tony Pollard, et il dispose d’un bon groupe de receveurs. Parmi eux, les ailiers espacés Calvin Ridley, le vétéran Tyler Lockett (nouvellement arrivé après sa longue carrière chez les Seahawks de Seattle), la recrue Elic Ayomanor (choix de 4e ronde), et l'ailier rapproché Chig Okonkwo.

Si Ward justifie son choix de no 1 au dernier repêchage, les Titans devraient gagner plus de matchs cette saison.  Car, en défense, en dépit de leurs faiblesses aux niveaux des secondeurs et des demis de sûreté, les Titans ont de très bons éléments (comme Jeffery Simmons), surtout à la hauteur de la première ligne de front.

Si cette défense a accordé tant de points l'an dernier (30e de la NFL avec 27,1 points par match) c'est surtout parce qu'elle était surtaxée, en raison de la mauvaise tenue de l'offensive de l'équipe (trop de revirements, 34, pires de la NFL) et de l'inefficacité des unités spéciales.  
 


En somme, Sean Payton ne s'inquiète pas trop du score final qui devrait être largement en faveur de son équipe, au terme du match d'ouverture à Denver, dimanche après-midi.  Il sera davantage intéressé à tester certaines hypothèses, surtout en attaque, pour mesurer les améliorations apportées à l'alignement, lors de l'intersaison et du camp d'entraînement.

Pour leur part, les Titans savent que leurs chances de succès sont minces en vue de cet affrontement contre une défensive rude et étanche, devant une des foules les plus hostiles de la NFL.  Ils seront surtout à la recherche d'indices pour savoir si Cam Ward méritait d'être le premier choix du dernier repêchage du circuit Goodell, et s'il peut devenir le quart arrière de franchise qu'ils recherchent depuis si longtemps.

Titans  13,  Broncos 27.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Pour en savoir davantage au sujet de ces deux clubs, cliquer sur les liens suivants :


samedi 26 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-2026 : LES TITANS DU TENNESSEE RECONSTRUISENT AUTOUR DU QB CAM WARD.



Il  n'y  a  pas  beaucoup  de  joueurs  étoiles  chez  les  Titans,  mais  les  dirigeants  souhaitent  poser  des  bases  solides  pour  reconstruire  leur  alignement.

Après avoir décroché le titre de champions de la division Sud de la Conférence Américaine en 2021, les Titans du Tennessee ont ensuite enchaîné deux saisons décevantes, avant de toucher le fond du baril l'année dernière, avec seulement trois victoires (3-14).  L'heure de la reconstruction est arrivée, marquée par la nomination d'une nouvelle administration. Chad Brinker prend désormais la tête des opérations football, tandis que Mike Borgonzi devient le nouveau directeur général.

La saison morte a été très mouvementée avec l'arrivée de plusieurs agents libres, et la sélection de nombreux choix de repêchage pour combler plusieurs trous dans l'effectif.

Le poste de quart arrière était vacant après l'annonce que Will Levis, titulaire l'année précédente, serait absent toute la prochaine saison après une opération à l'épaule droite.  D'ailleurs, l'entraîneur en chef Brian Callahan, était particulièrement mécontent des mauvaises performances de Levis la saison dernière, et il n'avait pas hésité à critiquer publiquement ses nombreuses erreurs.



Un changement était attendu, et les Titans l'ont concrétisé en choisissant le quart arrière Cam Ward avec le tout premier choix du dernier repêchage.  Ce choix était évident, car Ward se distinguait clairement comme le meilleur candidat dans la classe de quarts arrières recrues cette année.  Un petit groupe avec un talent pas très élevé.

Les dirigeants du club du Tennessee ont presque entièrement reconstruit l'attaque de leur équipe pendant l'intersaison.  En plus de Ward, l'offensive accueillera plusieurs nouveaux arrivants.

La direction veut créer une identité d'équipe qui fait défaut depuis trop longtemps.  Ward pourrait être la nouvelle figure de l'organisation.  Une organisation qui mise désormais sur la jeunesse, des joueurs rapides, robustes, et qui ont une mentalité de gagnants.

La ligne offensive a été remaniée avec l'arrivée des agents libres Dan Moore Jr, ancien des Steelers, au poste de plaqueur gauche, et Kevin Zeitler (photo ci-dessous), ancien des Lions et des Ravens, comme nouveau garde droit. 

Cependant, les Titans ont reçu une mauvaise nouvelle avant le début du camp d'entraînement : le centre Lloyd Cushenberry III n'est toujours pas rétabli de la blessure au tendon d'Achille, qui l'avait contraint à manquer la seconde moitié de la saison dernière.



Il pourrait manquer le début de la prochaine saison, et son absence pourrait avoir un impact notable.  Les deux autres positions sur ce front offensif seront occupées par deux anciens choix de première ronde : le garde à gauche Peter Skoronski (11e choix en 2023) et le plaqueur à droite JC Latham (7e choix en 2024).

Parmi ce groupe de joueurs de ligne, seul Zeitler peut être considéré comme faisant partie de l'élite à son poste dans la NFL.  L'ensemble de l'unité est meilleur que celui qui était parmi les pires de la NFL il y a deux ans. Cependant, il ne devrait pas trop se rapprocher de la moyenne de la Ligue, la saison prochaine.

Chez les demis offensifs, Tony Pollard (photo ci-dessous) sera de retour. En 2024-25, lors de sa première saison avec l'équipe, après son arrivée des Cowboys de Dallas, il a assez bien performé en dépassant les 1 000 verges au sol (1 079), et en marquant cinq touchés. Cependant, sa moyenne de 4,2 verges par course n'a pas été très impressionnante.



Les responsables de l'attaque terrestre des Titans s'attendaient à mieux du jeune porteur de ballon Tyjae Spears, mais il a déçu.  Ils comptent sur le demi de fort gabarit Kalel Mullings, leur choix de sixième ronde cette année, qui pourrait s'avérer utile dans les situations de courts gains.

Plusieurs nouveaux receveurs éloignés viennent appuyer l'équipe cette saison. Le vétéran Tyler Lockett, qui fêtera ses 33 ans à la fin de septembre prochain, a saisi l'occasion de son statut d'agent libre pour rejoindre les Titans après avoir passé les dix premières années de sa carrière avec les Seahawks de Seattle.

Calvin Ridley (photo ci-dessous) demeure le receveur espacé numéro un du club après une campagne assez productive (1 017 verges de gains aériens, quatre touchés) à sa première année avec Tennessee.  Mais à 30 ans, le meilleur de sa carrière est probablement derrière lui.



Au poste de receveur numéro 3, Treylon Burks, probablement rétabli d'une blessure au genou, paraît avoir une longueur d'avance sur Van Jefferson (ancien des Steelers), que les Titans ont recruté après qu'il soit devenu agent libre.  Les recrues Chimere Dike et Elic Ayomanor pourraient aussi avoir l'opportunité de jouer.

Aucun changement n’est prévu pour les ailiers rapprochés, avec Chig Okonkwo et Josh Whyle qui resteront à leur poste.

Même renouvelé, ce groupe de receveurs ne devrait pas être meilleur que celui de l'an dernier qui était au 30e rang de la NFL.  Lockett (photo ci-dessous) est un gros nom, mais à son âge, il est sur une pente descendante.  Le jeune QB Cam Ward ne devrait pas s'attendre à des débuts faciles avec cette offensive remodelée, qui, avec son grand nombre de nouveaux joueurs, devra apprendre à fonctionner en équipe et à assimiler le système de jeu.



La défense des Titans n’a pas été plus performante que l’attaque, la saison dernière.  D'où l'importance d'effectuer des modifications significatives. En particulier sur les côtés du front-7, afin d'augmenter la pression sur les quarts arrières adverses (pass rush).  Il faudra aussi réduire les dégâts dans la zone rouge, à partir de laquelle les adversaires ont marqué des touchés deux fois sur trois l'an passé.

Durant la saison morte, les Titans ont colmaté les trous de leur brigade défensive en faisant l'acquisition des secondeurs de ligne Dre'Mont Jones (ancien des Seahawks), et Cody Barton (ex Broncos), ainsi que du demi de sûreté Xavier Woods (ex Panthers).  Ils avaient aussi recruté Lorenzo Carter sur le marché des joueurs autonomes, mais ce dernier a décidé de prendre sa retraite.

Du côté de la tertiaire, L'Jarius Sneed est toujours gêné par une blessure au genou, après avoir déjà manqué une grande partie de la dernière saison à cause d'une blessure à la cuisse. Il pourrait également être confronté à des accusations d'agression armée, et ainsi risquer une suspension par la NFL. Son remplaçant de l'an dernier, Jarvis Brownlee, n'a pas été performant. Seuls Amani Hooker et Roger McCreary se distinguent parmi le reste de cette unité.



Le point fort de la défense du Tennessee réside dans sa ligne de front, où Jeffery Simmons (photo ci-dessus), T'Vondre Sweat, et Sebastian Joseph-Day effectuent généralement un excellent travail, bien que ce fût moins évident la saison passée.

On ne peut pas en dire autant du groupe de secondeurs de ligne qui est classé au dernier rang de la Ligue Nationale par Pro Football Focus.  Seul Cody Barton récolte de bonnes notes à sa position.  Dre'Mont Jones, Otis Reese IV et, surtout, Arden Key ne sont pas vraiment à la hauteur.

Les unités spéciales ont également été un désastre en 2024-25 parce qu'elles ont été négligées avant même le début de la saison.  Les Titans ont nommé un nouveau coach, John Fassel, pour mieux s'en occuper cette année.  Ils auront aussi deux nouveaux botteurs, Johnny Hekker pour les dégagements et Joey Slye (photo ci-dessous) pour les placements.  Ils remplacent respectivement Ryan Stonehouse et Nick Folk qui n'ont pas fait adéquatement le travail la saison passée.


La caractéristique des mauvaises équipes est souvent leur bilan négatif en matière de revirements.  Les Titans ont été terribles à ce chapitre en 2024-25 avec un déficit de -16, à l'avant dernier rang de la NFL.  Ils ont subi 21 interceptions et 13 échappés perdus.  Ils ne peuvent se permettre autant d'erreurs s'ils veulent améliorer leur fiche cette saison.

Cam Ward sera le point de mire durant la prochaine campagne des Titans.  Sans être une recrue extraordinaire, du genre C.J. Stroud ou Jayden Daniels, les Titans espèrent qu'il mettra fin à une longue liste d'échecs qui comprend d'anciennes sélections de quarts arrières de premières rondes.  Sur cette liste malheureusement célèbre, on retrouve Vince Young, Jake Locker, Marcus Mariota, Malik Willis, et Will Levis.

Il faut remonter à 1995, avec Steve McNair, pour trouver un quart arrière sélectionné en première ronde qui n'a pas déçu l'organisation du Tennessee.  Il les a conduit à leur seul Super Bowl en janvier 2000 (défaite de dernière minute au compte de 23-16 aux mains des Rams de St-Louis).


Les parieurs ne sont guère optimistes au sujet des chances de réussite des Titans en 2025-26.  Ils leur prédisent une fiche aussi calamiteuse que celle de l'an dernier.

Mais les hommes du coach Brian Callahan évoluent dans une division pas tellement forte, et ils affronteront des formations pas beaucoup plus redoutables que la leur : les Jaguars de Jacksonville (deux fois), les Browns de Cleveland, les Saints de la Nouvelle Orléans, et les Patriots de la Nouvelle Angleterre.  Ils pourraient même surprendre leurs rivaux de division, les Colts d'Indianapolis.

Pour cela, Cam Ward devra être au sommet de sa forme, comme l'espèrent les dirigeants, et la défense devra également s'améliorer.

CALENDRIER 2025-26 DES TITANS DU TENNESSEE.


   

jeudi 27 mars 2025

COOPER KUPP QUITTE LES RAMS POUR SEATTLE : MON COEUR SAIGNE !



KUPP  VOULAIT  RESTER  AVEC  L.A.  MAIS  LES  DIRIGEANTS  DES  RAMS  N'EN  VOULAIENT  PLUS...

Une page d'histoire s'est tournée il y a deux semaines quand le receveur Cooper Kupp, libéré par les Rams de Los Angeles a signé un contrat de trois ans pour 45 millions de dollars avec les Seahawks de Seattle.  À mi-chemin de la dernière saison, des rumeurs couraient à l'effet que le club de l'entraîneur Sean McVay cherchait à échanger l'ailier éloigné étoile.

N'ayant pu l'inclure dans une transaction, les Rams l'ont tout simplement libéré au terme de la campagne 2024-25.  Quelques clubs auraient été intéressés à acquérir Kupp, mais son salaire annuel de 20 millions de dollars était un obstacle de taille...

Cooper aurait voulu demeurer avec l'équipe qui l'a repêché en 3e ronde du repêchage de 2017, mais, dans les circonstances, vu qu'il ne désirait pas quitter la côte Ouest américaine, il est heureux que les Seahawks l'aient embauché, lui qui est natif de l'état de Washington où se situe la ville des émeraudes.



Le vétéran de 31 ans sera regretté à Los Angeles où il a grandement contribué à procurer au club local son seul triomphe au Super Bowl.  C'était en 2021, lors de sa meilleure saison en carrière, quand il s'était coiffé de la triple couronne en finissant premier receveur de la NFL pour les gains par la passe (1 947 verges), le nombre de réceptions (145), et le nombre de touchés (16), des recors d'équipe.

Pour un receveur de passes, remporter la triple couronne est un exploit très rare au football américain.  En séries éliminatoires, il avait ajouté 33 attrapés pour 478 verges et six touchés, dont le touché vainqueur au SB contre les Bengals de Cincinnati, un match de championnat disputé au SoFi Stadium, domicile des Rams.

Comme tous les supporteurs des Rams, je n'oublierai jamais ce héros et joueur par excellence (MVP) du Super Bowl 56.  Cooper jouera donc dorénavant pour de sérieux rivaux de division des Rams.  Il va les affronter deux fois par année.  Il a déclaré qu'il avait hâte de revoir ses anciens coéquipiers et ses ex entraîneurs, d'une organisation qu'il a adorée.



En coupant les liens avec Kupp, les Rams libèrent de l'espace sous leur plafond salarial : 14,78 millions cette année, et 7,48 millions en 2026.  De l'argent dont ils vont se servir pour signer des agents libres et de nouveaux choix au repêchage.

Depuis trois ans, Cooper avait été ennuyé par plusieurs blessures importantes, et son utilisation n'avait pas cessé de diminuer.  Mais il pouvait toujours réussir des catchs spectaculaires bien qu'il avait cédé le poste de receveur numéro un à son coéquipier Puka Nacua.  C'était un leader dans le vestiaire des Rams, et un mentor respecté pour les nombreux jeunes joueurs de la formation californienne.

À Seattle, il remplacera un autre receveur de haut calibre, D.K. Metclaf, échangé récemment aux Steelers de Pittsburgh.  Les Seahawks ont également libéré leur autre vétéran ailier éloigné, Tyler Lockett.  Devenu agent libre, ce dernier intéresserait au moins trois équipes : les Patriots, les Raiders et les Lions.



De leur côté, pour combler le poste laissé vacant par Kupp, les Rams ont signé le receveur étoile Davante Adams, précédemment libéré par les Jets de New York.  L'ex porte couleurs des Raiders et des Packers, âgé de 32 ans, a été mis sous contrat pour deux ans, et 46 millions de dollars.

Pour avoir davantage les mains libres financièrement parlant, la direction des Rams en est venue à une entente avec son quart arrière Matthew Stafford pour restructurer son contrat.

Au centre de leur première ligne défensive, les Rams ont ajouté Poona Ford (ex Chargers et ex Seahawks) pour consolider cette position à la place de Bobby Brown 111 (rendu avec les Panthers de la Caroline.



Ford est vu comme une amélioration à ce poste, ce qui devrait solidifier encore davantage cette unité défensive qui compte déjà les formidables joueurs de deuxième année Braden Fiske et Jared Verse.

Les Rams ont cependant été critiqués pour avoir décidé de resigner le receveur Tutu Atwell (deux ans, 10 millions) au lieu de l'ailier espacé DeMarcus Robinson qu'ils ont laissé filer chez les 49ers de San Francisco.  À Los Angeles, les dirigeants croient que Atwell, 26 ans en octobre, peut encore s'améliorer, alors que Robinson, lui, aura 31 ans en septembre, et pourrait être bientôt sur son déclin.

Pour continuer notre examen des changements survenus ce printemps dans les clubs de la division Ouest de la Conférence Nationale, les Seahawks de Seattle ont surpris, non seulement en faisant le ménage dans leur groupe de receveurs, mais ils ont également échangé le quart arrière Geno Smith aux Raiders de Las Vegas contre un choix de 3e ronde au prochain repêchage.  Il va rejoindre son ancien entraîneur Pete Carroll, 73 ans, nouveau coach en chef là bas.



C'est Sam Darnold, ex Vikings, qui le remplacera au poste de pivot chez les Seahawks.  Les experts pensent que ce n'est pas un gain pour le club dirigé par Mike Macdonald.

Le receveur Marquez Valdes-Scantling, un grand voyageur, s'amène aussi à Seattle, sur un contrat d'un an (5,5 millions).  Il en sera à sa 5e équipe depuis le début de sa carrière en 2018 (Green Bay, K.C., Buf., N.O.).  Ayant libéré le receveur Cornell Powell, les Hawks ont engagé les ailiers offensifs River Cracraft et Steven Sims, ainsi que l'ailier rapproché Eric Saubert (ex 49ers).

Autres signatures à noter celles du joueur de ligne offensif Josh Jones, de l'ailier défensif DeMarcus Lawrence et du demi de coin Shemar Jean-Charles.

Ce que les experts reprochent aux Seahawks c'est d'avoir embauché plusieurs vétérans qui sont risqués au point de vue santé et, surtout, de ne pas avoir réglé leur problème au niveau de la ligne à l'attaque, la pire de la NFL en protection sur les jeux de passes.



Chez les Cardinals de l'Arizona, la grand coup de filet ce printemps a été la signature du chasseur de quart Josh Sweat (ex Eagles).  Ils ont cependant perdu des plumes sur leur front défensif avec les départs de Roy Lopez, Khyiris Tonga et Naquan Jones.  Les remplaçants ne sont pas mauvais (Akeem Davis-Gaiter, Dalvin Tomlinson et Mykal Walker) mais une période d'adaptation est à prévoir pour cette unité défensive.

Au poste de QB, les Cards ont acquis le vétéran Jacoby Brissett en lui donnant un contrat de deux ans.  Il en sera à sa 6e équipe dans la Ligue Nationale.

Enfin, les 49ers de San Francisco n'ont impressionné personne ce printemps en procédant à plusieurs transactions.  La pire étant celle impliquant le receveur Deebo Samuel, échangé aux Commanders de Washington contre un choix de 5e ronde au prochain repêchage.  Son remplaçant, DeMarcus Robinson (ex Rams, contrat de deux ans pour 9,5 millions) aura de grands souliers à chausser...



Le plafond salarial ne les a pas aidé à recruter de gros agents libres cette année.  L'ailier rapproché très marginal Luke Farrell (ex Jaguars) a signé un contrat de trois ans (total de 20,25 millions de $$$); le quart arrière Mac Jones (ex Jaguars et ex Patriots) a été mis sous contrat pour deux saisons (7 millions).  Le demi de coin Tre Brown, et le demi de sûreté Jason Pinnock n'ont pas coûté cher sur des contrat d'une saison seulement, mais ce sont de bonnes additions.

Mais les Niners se sont défaits de plusieurs joueurs importants dont Leonard Floyd, Javon Hargrave, Maliek Collins et Demetrius Flannigan-Fowles.  C'est la rançon de la gloire, après une longue période de succès, alors qu'ils étaient d'éternels prétendants au Super Bowl.  les 49ers semblent maintenant destinés à une ère de reconstruction, et au dernier rang de la NFC West... 

dimanche 3 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES SEAHAWKS DE SEATTLE : UNE ATTAQUE TERRIFIANTE !

Après l'échange qui a envoyé le quart-arrière étoile Russell Wilson à Denver, personne ne donnait cher du sort qu'allait connaître son ancienne équipe, les Seahawks de Seattle.  Et lorsque l'entraîneur Pete Carroll a annoncé que son quart-arrière partant serait Geno Smith pour la saison 2022-23, plusieurs experts se sont esclaffés.  En carrière, le vétéran de 32 ans (bientôt 33) n'avait été qu'un médiocre «lanceur de relève», qui avait lancé 34 passes de touché, mais... 37 interceptions !

Puis, plus le calendrier s'égrenait, plus Geno Smith et les Seahawks surprenaient.  À la semaine 12, ils étaient même en tête de leur division (Ouest de la Conférence Nationale), devant les puissants 49ers de San Francisco.  Personne ne les attendait là !  Mais après cette date, les choses se sont gâtées.  Les Hawks ont perdu cinq de leurs huit dernières parties pour finir la campagne avec une fiche moins ronflante de 9-8.  Et Smith est redevenu inconstant, en ressemblant bien plus au QB médiocre d'avant son miraculeux début de campagne.

Seattle est entré de justesse en séries éliminatoires grâce à la défaite surprise des Packers de Green Bay, chez eux, contre les Lions de Détroit, au tout dernier match de la saison.



Compte tenu de cette fin d'année perdante en 2022-23, à quoi faut-il s'attendre des Seahawks en 2023-24 ?  D'abord, Pete Carroll (photo ci-dessus) et la direction de l'équipe ont renouvelé leur confiance en Geno Smith en lui consentant un juteux contrat de trois ans, d'une valeur de 75 millions de dollars, plus 30 millions de $ possibles en bonus de performance.

Carroll prévoit qu'il fera aussi bien que l'an passé alors que, dans l'ensemble, ses 30 passes de touché, versus seulement onze interceptions, son coefficient d'efficacité global de 100,9 (meilleur que celui de Joe Burrow et de Josh Allen -entre autres-), de même que son pourcentage de passes complétées (69,8 %, au premier rang de la NFL), sont des gages de réussite pour les prochaines années.

Pour lui donner encore plus de chances d'empocher ses lucratifs incitatifs, les Hawks lui ont fourni des armes offensives supplémentaires en repêchant des jeunes joueurs prometteurs tels que le porteur de ballon Zach Charbonnet (UCLA, 2e ronde, 52e choix) et l'habile receveur de passes Jaxon Smith-Njigba (1ère ronde, choix no 20).

KENNETH WALKER III
Ces prospects viennent compléter une armada offensive déjà redoutable composée du demi Kenneth Walker III (1 050 verges de gains au sol même s'il n'a été le porteur de ballon principal qu'après que Rashaad Penny se soit blessé durant la semaine no 5); et des receveurs éloignés Tyler Lockett et D.K. Metcalf (les deux ont gagné chacun plus de 1 000 verges).

Les ailiers rapprochés Noah Fant et Will Dissly ne sont pas aussi dangereux, mais ils sont surtout utilisés comme bloqueurs.

Le seul pépin, c'est le manque de profondeur à l'attaque, avec les départs de Marquise Goodwin (maintenant avec les Browns de Cleveland) et de Rashaad Penny (nouveau Eagles). 

La ligne à l'attaque est depuis longtemps une faiblesse dans cette offensive.  Durant son long séjour de dix ans avec Seattle, Russell Wilson avait raison de s'en plaindre, lui qui devait souvent courir pour sauver sa vie parce que cette unité ne le protégeait pas assez. La saison passée, cette ligne déficiente a permis 46 sacks aux adversaires, le 9e plus haut total dans la NFL.
  


Ce printemps, les Seahawks n'ont pas utilisé leurs nombreux choix de repêchage (dont plusieurs obtenus dans l'échange de Wilson) pour améliorer le talent de cette unité.  Ils se sont plutôt concentrés sur l'amélioration de leur défensive (25e de la NFL pour les points accordés avec une moyenne de 23,6 par partie en 2022-23), une des pires de la Ligue Nationale contre la course l'an dernier (30e avec 150,2 verges allouées par rencontre).

Ils ont sélectionné le demi de coin Devon Witherspoon (Illinois) au 5e rang de la première ronde (un choix obtenu de Denver pour Wilson).  En seconde ronde ils ont jeté leur dévolu sur le chasseur de QBs Derick Hall (Auburn).

Cependant, c'est surtout sur le marché des agents libres que les Hawks ont trouvé les pièces manquantes pour raffermir cette défensive trop permissive l'an dernier.  Notons les signatures des joueurs de ligne Dre'Mont Jones (ex-Broncos), et Jarran Reed (de retour à Seattle après deux saisons passées d'abord avec les Chiefs -en 2021- et les Packers -2022); du demi de sûreté Julian Love (ex-Giants); et le retour au bercail du légendaire secondeur de ligne Bobby Wagner (photo ci-dessus), après une campagne chez les Rams de Los Angeles en 2022.



Avec les changements de l'entre-saison, les Seahawks ont peut-être reconstitué un genre de «Legion of Boom» (2011 à 2017) avec une tertiaire qui pourrait être une des meilleures du circuit Goodell.  Avec l'ajout de la recrue Witherspoon, qui se joint au jeune Tariq Woolen (agréable surprise l'an dernier, à sa saison recrue) aux postes de demis de coin; qui conjugueront leurs efforts avec ceux des demis de sûreté Quandre Diggs et Julian Love, cette unité défensive pourrait se classer parmi l'élite de la Ligue pendant longtemps.

D'autant plus que le retour au jeu de Jamal Adams (blessé pendant toute la saison l'an passé) viendra sans doute consolider encore davantage cette troisième ligne de défense en la rendant plus étanche, au grand dam des attaquants des clubs opposés.

Pour ce qui est de gagner des matchs chaudement disputés, Seattle est bien placé grâce au Pro-Bowler Jason Myers, un botteur de placements fiable et efficace.  Le botteur de dégagement Michael Dickson, deuxième de la Ligue pour les verges nettes par botté (44,3) leur assurera de gagner la guerre du meilleur positionnement possible sur le terrain.



Surprenants la saison dernière, tout en profitant d'un calendrier facile et de la déchéance des Rams et des Cardinals, dans leur division, les Seahawks seront davantage pris au sérieux par leurs adversaires, cette année dans la NFL.  La défensive sera meilleure.  Et si Geno Smith (photo ci-dessus) peut s'accommoder d'une ligne à l'attaque vulnérable, tout en évitant de redescendre au niveau inférieur où il était avant la saison 2022-23, tous les espoirs sont permis pour le club du vieux Pete Carroll (bientôt 72 ans).

Certains experts leur prédisent même le championnat de leur section, devant les 49ers.  Il ne faudrait pas se laisser trop emporter.  Smith peut régresser à son niveau «normal», et les nombreux changements à la défense peuvent mettre du temps à porter fruits.  Mais il est logique que dans la faible Conférence Nationale, les Seahawks puissent décrocher une autre place en séries de fin de saison.

CALENDRIER 2023-24 DES SEAHAWKS DE SEATTLE




AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City