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dimanche 13 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO 1 ⇨ DENVER @ KANSAS CITY L⇨ LE MONDAY NIGHT FOOTBALL EST DE RETOUR, DE MÊME QUE PATRICK MAHOMES ET BO NIX !


Les fans de football américain attendaient ce premier "Monday Night" de la nouvelle saison de la NFL depuis bien trop longtemps !  Et il y a fort à parier que les joueurs des Broncos de Denver et des Chiefs de Kansas City ont également très hâte de sauter sur le terrain du Arrowhead Stadium, pour inaugurer leur campagne 2026-27.

Les plus fébriles d'entre eux doivent être les quarts arrières des deux club : Patrick Mahomes des Chiefs, et Bo Nix, des Broncos, qui reviennent au jeu après de longues absences en raison de blessures.  L'ambiance promet d'être électrique pour ce match entre rivaux de division, car il marque le coup d'envoi d'effectifs largement remaniés, en particulier pour l'équipe locale.

La foule nombreuse des supporteurs des Chiefs au Arrowhead Stadium, et les hommes du coach Andy Reid, vont tenter d'oublier leur décevante saison précédente, qui s'est conclue sur un bilan négatif de six victoires pour onze défaites.  C'était leur première saison perdante depuis 2012, soit un an avant l'arrivée d'Andy Reid à la tête du club.



Du même coup, les Chiefs cédaient leur titre de champions de la division Ouest de la Conférence Américaine aux Broncos de Denver, leurs visiteurs de lundi soir.  Ces derniers ont survolé la campagne 2025-26 avec un reluisant dossier de 14 gains en 17 parties, pour égaler un record de franchise (14-2 en 1998, l'année au cours de laquelle ils ont gagné le Super Bowl).  

On assiste, en quelque sorte, à un changement de garde au sommet de l'AFC West avec ce qui semble la fin de la dynastie de dix ans des Chiefs, et la montée en puissance des Broncos, sous l'égide de l'entraîneur chef Sean Payton.  Denver a remporté ses trois derniers matchs, et gagné quatre des cinq confrontations les plus récentes contre les Chiefs.  Chose étonnante, les deux clubs se sont partagés le sommet de leur section depuis 2010.

Cet affrontement de lundi soir marquera les grands débuts de l'excellent receveur Jaylen Waddle (ex Dolphins de Miami) avec les Broncos, tandis que les Chiefs aligneront leur nouveau porteur de ballon étoile, et MVP du dernier Super Bowl, Kenneth Walker III (photo ci-dessous).



Après les départs de Brian Cook (Bengals de Cincinnati), ainsi que de Trent McDuffie et de Jaylen Watson, qui portent maintenant les couleurs des Rams de Los Angeles, les Chiefs se retrouvent avec une tertiaire entièrement nouvelle, avec, entre autres, deux recrues : le demi de coin Mansoor Delane (1ère ronde, LSU) et le nickel back Jadon Canady (4e tour, Oregon).

Le demi de sûreté Chamarri Conner devait être le seul Chiefs de l'an passé de retour comme partant, mais il sera absent à cause d'une blessure au genou.  On ignore qui le remplacera, possiblement Jaden Hicks.  

À ses côtés on verra Alohi Gilman, qui a partagé la dernière saison entre les Chargers de Los Angeles et les Ravens de Baltimore, ainsi que l'ancien des Titans du Tennessee L'Jarius Sneed.  La façon dont joueront les membres de cette tertiaire recomposée, déterminera probablement l'issue de la partie.



Stratégies et plan de match des Chiefs...

Le plan de match des Chiefs visera à protéger le joueur de concession Patrick Mahomes, tout en cherchant à capitaliser sur les faiblesses des Broncos.

1 ⇨ Protéger la jambe gauche de Patrick Mahomes.  Attention !  Attention !  Danger ! Danger !  Face à un front défensif de Denver extrêmement agressif (68 sacs la saison dernière, un sommet dans la NFL), la ligne offensive de Kansas City doit impérativement donner du temps à Mahomes, en situations de passe.  Pour que ce dernier puisse entrer dans le match et être à l'aise, le plan de match prévoie du jeu rapide, avec des passes courtes, et des passes voilées derrière des écrans, car ce sera crucial d'éviter que Mahomes se fasse bousculer dès son retour de blessure.

⇨ Pour enlever de la pression à Mahomes, établir le jeu au sol avec Kenneth Walker III.  Le nouveau porteur de ballon des Chiefs devrait avoir une lourde charge de travail.  S'il est dominant et impose le tempo du match, les chances de victoire de son équipe augmenteront d'emblée.  Un jeu au sol performant permettra d'utiliser la feinte de remise ("play action") efficacement.



⇨ En défense, verrouiller le milieu du terrain.  Le coordonnateur défensif Steve Spagnuolo connaît son affaire, il va se fier sur son as de la défense, le polyvalent Chris Jones (photo ci-dessus) pour forcer le quart Bo Nix à précipiter ses décisions, et l'empêcher de s'installer confortablement dans sa pochette.  Jones pourrait cependant être ralenti par une blessure au mollet, même si son nom n'apparaît pas sur la liste des blessés.  L'an passé, Nix a eu tendance à débuter les matchs très lentement avant de s'activer davantage au 4e quart.

⇨ Protéger les jeunes demis de coin.  Avec les recrues et les nombreux nouveaux venus, la tertiaire de Kansas City est vulnérable.  Les Chiefs devront utiliser des couvertures de zone profondes, avec l'aide des maraudeurs, pour éviter de se faire brûler par la vitesse des receveurs de Denver.



Stratégies et plan de match des Broncos...  

⇨ Attaquer agressivement la tertiaire reconstruite des Chiefs.  Avec l'arrivée du marchand de vitesse Jaylen Waddle (photo ci-dessus) aux côtés de Courtland Sutton, Bo Nix a l'opportunité de tester immédiatement les jeunes recrues des Chiefs, sur des tracés profonds.  Sean Payton voudra profiter de l'incertitude aux postes de la tertiaire de Kansas City pour dicter le rythme de la rencontre.

⇨ Mettre la pression sur Mahomes immédiatement.  Le secondeur Nik Bonitto et le reste du front défensif vont tester la mobilité de Mahomes dès les premières minutes de jeu.  L'objectif sera de le forcer à bouger hors de la pochette protectrice pour voir s'il a retrouvé tous ses réflexes et sa fluidité, après sa reconstruction ligamentaire.  Les chasseurs de quart des Broncos vont tenter de profiter de l'absence du bloqueur à gauche Josh Simmons (blessé au dos) en exploitant son remplaçant Kahlil Benson, une recrue non repêchée, qui aura par surcroît à protéger le côté aveugle de Mahomes.



⇨ Gagner la bataille des revirements.  Comme Payton (photo ci-dessus) l'a rappelé durant la semaine, forcer des revirements à Arrowhead coupe l'avantage du terrain des Chiefs.  La défensive de Denver cherchera à provoquer des échappés ou des interceptions, sur des passes précipitées.  Mahomes n'a pas joué durant les matchs pré saison, et depuis sa blessure en décembre dernier.  Sera-t-il "rouillé" ?

⇨ Contenir le jeu au sol tôt dans les séries offensives des Chiefs.  Payton sait que Kansas City veut utiliser Kenneth Walker pour équilibrer son attaque.  Forcer les Chiefs dans des situations de 3e essai et long, permettra à leur redoutable brigade de "pass rush" de se déchaîner.



D’après l’état-major des Broncos, la fracture à la cheville droite de Bo Nix (photo ci-dessus), survenue en fin de match contre Buffalo, lors de la demi-finale, la saison dernière, a privé l’équipe d’une participation au Super Bowl.  Nix a été opéré immédiatement après la blessure, et il se dit complètement rétabli. 

Il devrait être plus occupé comme passeur cette saison, grâce à l'arrivée de sa nouvelle cible Jaylen Waddle, et parce que Sean Payton a cédé l'appel des jeux offensifs à son coordonnateur Davis Webb.  Celui-ci semble privilégier un style de jeu moins conservateur, une attaque aérienne plus agressive.

De l'autre côté du terrain, le coordonnateur défensif des Chiefs Steve Spagnuolo a du pain sur la planche en vue de ce "Monday Night".  Sa défensive devra se battre contre la ligne offensive classée au premier rang de la NFL.  Ce ne sera pas facile de se rendre jusqu'à Bo Nix pour le déranger ou le frapper.  

La saison dernière, l'unité défensive de Kansas City n'a réussi que 35 sacs, le 5e plus bas total dans le circuit Goodell, et ce malgré le fait que Spagnuolo commande souvent le blitz.  Ce dernier, possiblement le meilleur coach défensif de l'histoire de la NFL, a avoué être inquiet récemment.  Selon lui, sa défensive "reconstruite" pourrait prendre jusqu'à un mois de temps, avant de fonctionner comme il faut, en début de saison.



Avec les deux quarts arrières en présence qui reviennent de graves blessures, et qui n'ont pas joué depuis longtemps, il se peut que les attaques prennent du temps à s'organiser, et à se mettre en marche.  On s'attend donc à ce que les défenses dominent, et qu'on assiste à un match à bas pointage.  

Au cours des deux dernières confrontations entre ces deux formations, le coordonnateur défensif des Broncos, Vance Joseph a trouvé les moyens de neutraliser pas mal Patrick Mahomes en le limitant à un taux de complétion de passes de 65,5 %, avec deux touchés, une interception, et sept sacs du quart.

Malgré les incertitudes qui entourent l'alignement partant des Chiefs, ceux-ci sont favoris par 2½ points pour remporter leur match d'ouverture contre les Broncos.  Pour ma part, je pense que si Bo Nix est en forme, et que la défensive des Broncos est à son ordinaire, c'est-à-dire intraitable, la victoire peut très bien basculer en leur faveur.


Pour des informations supplémentaires au sujet des deux clubs, voir mes articles précédents...


jeudi 20 août 2026

SAISON 2026 DES CHIEFS DE KANSAS CITY : DES DOUTES AU SUJET DE PATRICK MAHOMES ET DE LA DERNIÈRE LIGNE DE DÉFENSE...



L'an dernier, tout le monde pensait que, sous la direction du rusé entraîneur Andy Reid et de son super quart arrière vedette Patrick Mahomes, les succès flamboyants de la dynastie des Chiefs de Kansas City allaient se poursuivre.  Ils forment une combinaison gagnante depuis près d'une décennie.  

Abonnés depuis sept saisons consécutives à la finale de la Conférence Américaine, qu'ils ont remportée à cinq reprises, suivies de trois conquêtes du Super Bowl, on ne voyait pas comment les Chiefs ne poursuivraient pas sur leur irrésistible et glorieuse lancée.

La désillusion a été totale et brutale lorsque Mahomes et ses coéquipiers se sont effondrés, terminant avec un bilan désastreux de six victoires pour onze défaites. 



Que s'est-il passé ?  Quelle sont les causes de cette terrible chute ?  

Reid et les autres membres de la direction des Chiefs ont-ils trouvé des solutions aux problèmes du club durant l'intersaison ?  La dynastie est-elle terminée ?  

Est-ce que Patrick Mahomes est complètement rétabli de sa grave blessure au genou, ou est-ce qu'elle ne lui permettra plus jamais de rejouer à son niveau supérieur d'avant ?  

Est-ce que les Chiefs peuvent rebondir la saison prochaine ?

Les questions fusent et inquiètent.  Les doutes demeurent... 

Les nombreux changements effectués ces derniers mois rassurent certains experts, tandis qu’ils en laissent d’autres complètement sceptiques.


Avec la détermination qu’on lui connaît, Mahomes a mené sa rééducation à bien, juste à temps, et devrait être prêt à entamer la saison le 14 septembre prochain, à domicile, face aux Broncos de Denver.  Sera-t-il à 100 % de ses capacités ?  À 30 ans, a-t-il déjà commencé son déclin ?  Les statistiques montrent une baisse de rendement au cours des dernières saisons.  Peut-être est-ce parce qu'il est de moins en moins bien entouré...

Son atroce blessure au genou changera peut-être aussi son style de jeu.  Plus vulnérable et fragile, il va sans doute réduire les risques pour sa santé en évitant ses courses folles d’autrefois pour obtenir des premiers jeux, ou en s’aventurant loin de la poche protectrice pour lancer depuis des angles quasi impossibles, ou en déséquilibre.  C’est d’ailleurs ainsi qu’il a reçu de durs coups et qu’il s’est blessé.  Pour sa sécurité, il choisira probablement plus souvent de mettre le ballon en jeu en le recevant directement sous le joueur de centre.

L'autre facteur à considérer, même si les dirigeants ont fait quelques modifications de personnel sur la ligne offensive durant la saison morte, le problème de protection du quart arrière ne semble pas réglé.  Pourtant, veiller à ce que Mahomes ne se fasse pas blesser à nouveau, à cause de cette lacune, est d'une importance capitale pour assurer le succès de l'équipe. 
 


Il est clair que Mahomes ne peut plus assumer à lui seul tout le poids de l’attaque, comme il l’a si souvent fait auparavant.  Il n'est probablement plus le meilleur quart arrière de la NFL non plus.  En 2025, il a chuté au 23e rang du circuit Goodell pour le coefficient d'efficacité avec 89,6 - le plus bas de sa carrière depuis 2018 -. 

Chose certaine, il n'a guère été soutenu par son attaque terrestre au cours des deux dernières campagnes.  Les porteurs de ballon Kareem Hunt et Isaiah Pacheco ont obtenu de maigres récoltes allant de 3,6 à 3,9 verges par course.  À eux deux, ils n'ont réussi que trois courses explosives de 20 verges et plus, durant cette période.  Andy Reid n'a pas retenu leurs services.  Hunt est toujours agent libre, et Pacheco a signé avec les Lions de Détroit.

Les Chiefs devait trouver des remplaçants pouvant répondre à leurs besoins au champ arrière.  Ils se sont tournés vers le gagnant du titre de joueur pas excellence du dernier Super Bowl, le demi offensif des Seahawks de Seattle, Kenneth Walker (no 9 photo ci-dessous). 
 


Il a connu une saison et des séries éliminatoires formidables avec les Hawks : 1 340 verges de gains au sol pour une moyenne par course de 4,7 verges; 12 courses de 20 verges et plus; en plus de 9 touchés.  Il n'est pas reconnu pour son talent de receveur de passes.  Il en a capté 40 pour 386 verges, éliminatoires comprises.  Mais il allie à la fois rapidité, bonne vision, et force physique pour trouver des ouvertures, briser beaucoup de plaquages, et réussir de longues courses.

On se demande cependant s'il pourra s'acquitter de la lourde charge de travail qu'on exigera de lui.  À Seattle, il a toujours partagé le temps de jeu avec son coéquipier Zach Charbonnet.  Ce qui l'a gardé frais et capable de fournir un effort maximum à chaque course.  

Pour satisfaire leur besoin de courses explosives, les Chiefs ont aussi recruté l'agent libre Emari Demercado, qui a passé les trois premières saisons de sa carrière avec les Cardinals de l'Arizona, dans un rôle de réserviste.  Il n'a porté le ballon qu'à 126 reprises, mais pour une excellente moyenne de 6,5 verges par course.  Détail intéressant, 20 de ces courses ont été pour dix verges et plus.  



Le nouveau plan d’Andy Reid mise sur Walker et Demercado (no 25 photo ci-dessus) pour redonner vie au jeu au sol de l’équipe et ainsi soulager Patrick Mahomes.  Sans une attaque terrestre crédible, l’offensive des Chiefs était devenue prévisible, reposant uniquement sur le bras de Mahomes et le jeu aérien.  Les défenses adverses s’étaient adaptées à cette approche et parvenaient à la contrer plus efficacement en plaçant plus d'effectifs en couverture de passe.

Le jeu au sol plus efficace et plus menaçant, donnant une offensive mieux balancée des Chiefs, devrait les garder plus honnêtes.  Du même coup, Mahomes pourra mieux utiliser le "play action" et trouver de meilleures opportunités pour des passes surprises, quand l'adversaire concentrera plus de joueurs près de la ligne de mêlée pour stopper le jeu au sol.  

La saison dernière les Chiefs ont terminé au dernier rang de la Ligue pour le nombre de verges récoltées par le "play action".  Cela doit changer...  

Pour que cette nouvelle approche réussisse, il faudra bien sûr que les membres de la ligne offensive fasse bien leur travail de blocage.  Si on se fie à leurs résultats des dernières années dans ce domaine, c'est loin d'être assuré.  Au cours des deux dernières saisons, ils ont accordé 88 sacs et, on l'a vu plus haut, ils n'ont pas ouvert suffisamment le chemin à leurs porteurs de ballon (moyenne de verges par course inférieure à 4).



Sur cette ligne à l'attaque, les plaqueurs des Chiefs ont fini à l'avant-dernier rang de la NFL pour la qualité (ou la non qualité) de leur blocage.  Insatisfaits de Jawaan Taylor, les Chiefs l'ont libéré cette année.  Ils pensent que son remplaçant, le réserviste Jaylon Moore, sera meilleur, ainsi que le joueur de deuxième année Josh Simmons (photo ci-dessus).  

Ça reste à prouver et il n'y a guère de profondeur derrière eux à cette position, en cas de blessures, qui sont d'ailleurs assez fréquentes sur ce front offensif. 

Cependant, le centre de la ligne est solide, avec les gardes Kingsley Suamataia et Trey Smith, et surtout le joueur de centre Creed Humphrey, un des meilleurs de la NFL.          

Si Patrick Mahomes a semblé moins dominant ces dernières années, c'est peut-être aussi à cause du manque de bons ailiers éloignés dans son équipe.  À part son fidèle complice, l'ailier rapproché Travis Kelce (photo ci-dessous), ses receveurs n'ont rien cassé. 
  


L'an dernier,  malgré qu'il ait ralenti, à 36 ans, et qu'il ait plus de difficulté à se démarquer, Kelce a été le meilleur receveur de l'équipe avec 76 réceptions, en étant ciblé à 108 reprises.  Il a accumulé 851 verges de gains et marqué cinq touchés.  Il se classe encore parmi les meilleurs de la Ligue à sa position d'ailier rapproché.  

Les Chiefs chercheront à le ménager pour les séries éliminatoires s'ils sont en position d'y participer.  Dans ce cas, ils s'attendent à un meilleure rendement de son coéquipier Noah Gray, qui a déçu la saison dernière.

Le deuxième receveur le plus productif des Chiefs, l'a passé, a été Hollywood Brown, qui a gagné à peine 587 verges avec 49 attrapés.  Il n'est même plus avec le club puisqu'il joue maintenant pour les Eagles de Philadelphie.



Les autres ailiers éloignés, Xavier Worthy et Tyquan Thornton, n'ont impressionné personne, malgré quelques flash ici et là, et on se questionne à propos de leur valeur réelle.  Rashee Rice (no 4 photo ci-dessus) a sans doute beaucoup de talent, mais il passe son temps entre l’infirmerie et des suspensions liées à ses problèmes avec la justice.  Il a même passé 30 jours en prison cet été. 

En bref, les Chiefs auraient bien besoin de receveurs plus performants pour épauler Mahomes, ainsi que de bons bloqueurs pour le protéger et créer des ouvertures pour Walker. L’effectif actuel ne fait clairement pas l’affaire. La ligne offensive risque encore d’être l’une des pires de la NFL, et pourrait saboter les efforts de Mahomes et Walker pour relancer l’équipe, et la faire avancer au classement de la très forte division Ouest de l’AFC.

Les Chiefs ont transigé pour acquérir un nouveau substitut au poste de quart.  Ce sera Justin Fields, lui qui a échoué lamentablement l'an passé avec les Jets de New York, dans sa tentative d'être enfin un quart partant dans la NFL.  Il vaudrait mieux pour les Chiefs que Mahomes évite les blessures, car Fields (photo ci-dessous) n'est pas qualifié pour le remplacer adéquatement en cas de besoin.



De l'autre côté du ballon, en défense, ça ne se présente pas mieux.  La saison passée elle a plutôt bien joué, sauf dans trois catégories : les revirements provoqués (14 seulement), les sacs du quart (35, ce qui est trop peu), et arrêter les adversaires dans les situations de 3e essai (4e pire pourcentage de la Ligue).  

En plus, une dizaine de bons éléments ont quitté la brigade durant l'entre saisons, et leurs remplaçants sont, ou bien des recrues, ou des agents libres recrutés, qui ont à prouver leurs compétences.

Les trois pertes au niveau de la tertiaire sont significatives.  Les demis de coin Trent McDuffie et Jaylen Watson s'alignent maintenant avec les Rams de Los Angeles, et le demi de sûreté Bryan Cook joue pour les Bengals de Cincinnati.  



Les Chiefs les ont remplacés en faisant signer des contrats aux agents libres L'Jarius Sneed, (photo ci-dessus) un revenant, - qui était avec l'équipe avant de passer deux saison avec les Titans du Tennessee -, et qui est peu fiable; Kader Kohou, qui était avec les Dolphins de Miami mais qui a raté toute la dernière campagne à cause d'une grave blessure à un genou; Alohi Gilman, qui vient des Ravens de Baltimore, et est une bonne acquisition; et la recrue Mansoor Delane, leur choix de première ronde au dernier repêchage, qui n'a pas encore fait ses preuves.  

Chamarri Conner, un demi de sûreté chancelant, complète les effectifs de cette tertiaire comportant plusieurs incertitudes et beaucoup de nouveaux joueurs qui ne pourront pas remplacer convenablement ceux qui sont partis.

Sur le front-7, Chris Jones demeure une valeur sûre, et on lui a trouvé de l'aide sur la première ligne en la personne de Khyiris Tonga, qui pourrait être une acquisition pertinente.  Mais il en sera à sa 6e équipe en autant d'années, depuis le début de sa carrière.  Une énigme ?


Pour sa part, George Karlaftis (photo ci-dessus) devra racheter son mauvais rendement de l'an passé.  Il a besoin de soutien dans ses fonctions sur le "pass rush".  Sinon ce sera encore une faiblesse au cours de la saison prochaine.  La solution à ce problème devra venir d'un des candidats suivants : Ashton Gillotte, Felix Anudike-Uzomah ou la recrue R Mason Thomas.

À vrai dire, seuls les secondeurs de ligne sont de très bonne qualité dans cette brigade défensive.  Les Chiefs peuvent se fier sur les solides Nick Bolton, Drue Tranquil, et Jack Cochrane.  Il faut toutefois déplorer la perte de Leo Chenal qui a quitté l'équipe en faveur des Commanders de Washington.  

La planche de salut de cette défense diminuée, c'est probablement l'expertise de leur fameux coordonnateur Steve Spagnuolo, qui sait toujours tirer le meilleur de ses joueurs.



Unités spéciales : les botteurs des Chiefs n’ont pas vraiment brillé ces dernières années. Harrison Butker n’a pas retrouvé sa précision habituelle d'avant 2024, avec 87 % de réussites sur ses tentatives de placement lors des deux plus récentes saisons.  Quant au botteur de dégagement Matt Araiza, il se situe dans la moyenne de la NFL en termes de performance.

Les Chiefs s'attendent également à mieux de leurs retourneurs de bottés.  Nikko Remigio et Brashard Smith ont assez bien fait sur les retours de bottés d'envoi, mais leur moyenne de 8,1 verges sur les retours de bottés de dégagement est insuffisante, et se situe dans le bas du classement des retourneurs de la Ligue.

* * *
Les bookmakers parient que les Chiefs vont rebondir cette année.  Ils les favorisent pour remporter dix ou onze victoires.  Compte tenu des nombreuses incertitudes à plusieurs postes de leur alignement, je trouve cette prévision un peu trop optimiste.  

Rashee Rice et ses coéquipiers receveurs représentent des points d'interrogation quant à leurs réelles capacités. 
 

Travis Kelce est vieux et usé.  Que reste-t-il dans son réservoir de ressources ?  

En défense, la tertiaire a été recomposée, mais ses nouveaux titulaires sont-ils assez forts pour tenir le coup, surtout contre les fortes offensives auxquelles elle devra faire face ?

En 2024, les Chiefs avaient établi un record en gagnant onze matchs par la marge de sept points ou moins.  L'an dernier ce fut l'inverse, leur fiche a été d'une seule victoire contre neuf revers.  Cet effondrement est attribuable à des erreurs, de mauvaises pénalités, des interceptions, et des échappés.  



La marge est mince entre la victoire et la défaite dans la NFL.  Pour être du bon bord de la ligne de démarcation, il faut plus que de la chance.  Dans le passé, Mahomes pouvait faire pencher la balance du bon côté à lui seul.  Ce bon temps semble révolu.

Ça prendre un effort collectif pour relever l'équipe.  Heureusement elle dispose d'entraîneurs extraordinaires avec de bons plans pour réussir la relance.  Mais ce ne sont pas eux qui exécutent ces plans sur le terrain.  L'acquisition de Kenneth Walker est un excellent tremplin vers le retour de la dynastie des Chiefs, mais est-ce suffisant ?

Dans ma boule de cristal je vois plutôt un bilan de .500 pour la troupe d'Andy Reid en 2026-27.  Évidemment je peux me tromper...

🏈🏈🏈

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Un portrait intéressant de Brittany Mahomes, la conjointe de Patrick Mahomes.  C'est sur mon blogue PROFESSION : FEMME DE PRO DU SPORT (https://professionfemmedeprodusport.blogspot.com/2026/08/brittany-mahomes-ou-le-girl-power.html). 



Mes prévisions pour la saison 2026 des Raiders de Las Vegas sont également disponibles en cliquant sur le lien suivant : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-2026-des-raiders-de-las-vegas-on.html.     

samedi 15 août 2026

SAISON 2026 DES SEAHAWKS DE SEATTLE : LA PERTE D'AGENTS LIBRES IMPORTANT COMME KENNETH WALKER III VA-T-ELLE COMPROMETTRE LEURS CHANCES DE DÉCROCHER UN 2e TITRE CONSÉCUTIF AU SUPER BOWL ?


Après leur victoire surprise au Super Bowl en février dernier, les Seahawks de Seattle se heurtent à la dure réalité des champions : toutes les autres équipes de la NFL cherchent à les imiter en leur prenant leurs meilleurs joueurs via le marché des agents libres.

Ainsi, par exemple, des joueurs clés comme le porteur de ballon Kenneth Walker III, - élu joueur le plus utile lors du Super Bowl -, l’excellent coach offensif Klint Kubiak, ainsi que les piliers défensifs Boye Mafe, Coby Bryant, et Riq Woolen, ont tous tiré parti de leurs succès de la saison passée pour passer à la caisse en signant de lucratifs contrats avec d’autres clubs de la Ligue, à raison d’environ 12 millions par an en moyenne.

Cette année, les Hawks ne pourront plus compter sur l’effet de surprise de la saison dernière, et ils n’auront pas la possibilité de remplacer les joueurs partis, par d’autres de même niveau.  Et la concurrence dans leur division (Ouest de la Conférence Nationale) s’annonce encore plus rude.



La situation en attaque est plutôt préoccupante.  L’an dernier, Kubiak a été un élément clé des succès offensifs des Seahawks grâce à sa capacité à bien gérer les effectifs, et à choisir des jeux payants.  Ce talent lui a ouvert la porte pour devenir entraîneur chef des Raiders de Las Vegas.  Son successeur, Brian Fleury (photo ci-dessus), n’a toutefois aucune expérience comme coordonnateur offensif dans le circuit Goodell. 

Même s’il a affirmé vouloir conserver le système de jeu de son prédécesseur, il reste à voir s’il sera efficace dans ses nouvelles fonctions, ce qui demeure incertain.  En plus, il devra gérer un champ arrière affaibli par le départ de Walker, et l’absence de l’autre titulaire au poste de demi offensif, Zach Charbonnet, gravement blessé à un genou lors des dernières séries éliminatoires. 

Le jeu au sol a été un élément primordial des succès et des stratégies offensives des Seahawks en 2025-26.  Pour entamer la prochaine saison, Fleury devra compter sur la recrue Jadarian Price, talentueux mais seulement un substitut au niveau universitaire, ainsi que sur Emanuel Wilson, qui n’était que la doublure de Josh Jacobs à Green Bay l’an dernier, avec une moyenne modeste de quatre verges de gains par course. 
 


George Holani fait aussi partie de ce groupe de demis, mais il a peu joué durant ses deux saisons à Seattle.  Bref, beaucoup d’incertitude et de doute entourent cette position importante pour l’entraîneur chef Mike MacDonald.  À moins que Jadarian Price (photo ci-dessus) ne crée la surprise, on peut s’attendre à une nette régression dans le champ arrière des champions, du moins jusqu'à ce que Charbonnet revienne au jeu et en pleine forme.

Au poste de quart arrière, Sam Darnold a fait taire les critiques en offrant une performance irréprochable pendant les séries éliminatoires.  Il n’a commis aucun revirement, alors qu’en saison régulière il en avait accumulé un bon nombre (14 interceptions, 11 échappés dont 6 perdus, le nombre le plus élevé dans la NFL).  Les sceptiques, moi y compris, qui doutaient de sa capacité à décrocher un championnat, ont été confondus.

Pour l'aider à mettre la main sur le trophée Vince Lombardi, il a pu compter sur les performances de son receveur vedette Jaxon Smith-Njigba, élu meilleur joueur offensif de la NFL l’an passé, ainsi que sur la contribution inattendue de son ailier rapproché A.J. Barner.  



L’arrivée du rapide ailier espacé Rashid Shaheed (photo ci-dessus), acquis dans un échange avec les Saints de La Nouvelle Orléans, a été positive.  Mais s’il s’est démarqué comme retourneur de bottés, ses prestations en tant que receveur ont toutefois laissé à désirer.  Les Seahawks espèrent de meilleures performances de sa part cette année, en attaque.  

Sinon, Cooper Kupp devra en faire plus que la saison passée, mais à 33 ans, avec un lourd passé de blessures, il ne peut plus assumer le rôle de premier plan qu’il a occupé pendant plusieurs années avec les Rams de Los Angeles.  

Pour sa deuxième saison dans la Ligue, Tory Horton pourrait revenir de sa blessure à la jambe subie l’an dernier et prendre une place plus importante dans l’attaque.  

Sauf si Brian Fleury déçoit dans son rôle de nouveau coordonnateur offensif, le jeu aérien des Seahawks devrait rester efficace en 2026-27, surtout si Darnold (photo ci-dessous) parvient enfin à limiter les revirements coûteux. 



En défense, remplacer les agents libres Bryant, Mafe et Woolen ne sera pas une mince affaire.  Heureusement, le génie défensif de Mike MacDonald pourra en partie compenser ces pertes, et éviter que sa brigade ne subisse trop de conséquences négatives.

Pas de problème du côté de la première ligne dans la formation 3-4 du front défensif.  À l’intérieur, Leonard Williams, Byron Murphy II, et Jarran Reed composent l’un des meilleurs trios de la NFL, aux côtés de celui des Ravens de Baltimore.  



C’est une autre histoire pour le groupe de secondeurs de ligne.  Mis à part DeMarcus Lawrence (numéro 0 photo ci-dessus) et Ernest Jones, le niveau est de moins bonne qualité chez les principaux titulaires.  Plusieurs piliers de ce front-7 sont également vieillissants.  Les dirigeants de l'équipe pensent toutefois que Derick Hall, qui s'est illustré lors du Super Bowl, sera encore plus performant la saison prochaine.

Pour ce qui est des demis de coin, Nick Emmanwori et Devon Witherspoon font parti de l'élite de la NFL à leur position, et Josh Jobe n'est pas trop loin derrière.

Parmi les demis de sûreté, Julian Love, Ty Okada et Bud Clark savent vraiment bien défendre le fort.


Ce qui a permis aux Seahawks de dépasser leurs principaux rivaux, les Rams de Los Angeles, l’an dernier, c’est la solidité de leurs unités spéciales, avec les botteurs Jason Myers (placements) et Michael Dickson (dégagements), ainsi que le redoutable retourneur de bottés Rashid Shaheed.  Ils pourraient bien encore faire la différence lors de la prochaine campagne.

Le club de la ville émeraude sera favori dans 14 de ses 17 rencontres de la saison 2026-27.   Il devrait en gagner au moins une douzaine, et batailler avec les Rams et les 49ers de San Francisco pour le titre de la section Ouest de la Nationale.  

Même avec 20 des 22 titulaires du dernier Super Bowl de retour, l’incertitude autour des demis offensifs, le vieillissement de leurs piliers en défense, les blessures, et la concurrence plus féroce dans l’Association Nationale suscitent des doutes quant à leur capacité à défendre leur titre de champions de la NFL.  Il est très rare qu’un club, aussi talentueux soit-il, réussit à conquérir deux trophées Lombardi consécutifs...

🏈🏈🏈
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Les prévisions pour la saison 2026-27 des clubs de la division Est de la Conférence Nationale.  Vous trouverez les références des articles qui leur sont consacrées en cliquant sur le lien suivant ( https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-2026-des-giants-de-new-york-john.html).   

mardi 10 février 2026

UN SUPER BOWL LX ENNUYANT ENTRE LES PATRIOTS ET LES SEAHAWKS ? PAS POUR LES AMATEURS DE BEAUX JEUX DÉFENSIFS !

 

Les mauvaises critiques ont été nombreuses au sujet du spectacle offert par les Patriots de la Nouvelle Angleterre et les Seahawks de Seattle lors du Super Bowl LX, disputé dimanche dernier, au Levi's Stadium de Santa Clara, en Californie.  Certains amateurs de football américain de la Ligue Nationale (NFL) ont même parlé d'un des pires matchs de la saison 2025-26.  Il s'est conclu par une victoire sans équivoque des Hawks, au pointage de 29 à 13.

D'autres observateurs, dont le président Donald Trump, ont plutôt été frustrés par le spectacle de la mi-temps, de la vedette latino-américaine Bad Bunny, mais c'est une autre histoire.  L'appréciation des arts de la scène est toujours une question de goût et c'est très subjectif quand ce n'est pas hautement politique, comme ce fut le cas cette année.

Dans mon article précédent, en prévision de ce match de championnat, j'avais évoqué la possibilité d'une rencontre dominée par le jeu défensif, étant donné la force de ces unités, chez les deux clubs.  Et c'est ce qui est arrivé, surtout en première demie.  La défense des Seahawks a été intraitable, et celle des Patriots a suffisamment bien joué pour réduire les dégâts à trois bottés de placement de Jason Myers. 
 


Les demis défensifs des Patriots ont limité le joueur offensif de l'année dans la NFL, Jaxon Smith-Nhjigba, à quatre réceptions pour seulement 27 verges.  Le demi de coin Christian Gonzalez (no 0, photo ci-dessus) a été particulièrement efficace.  

À 9-0, les hommes de l'entraîneur Mike Vrabel étaient encore dans le coup, mais les amateurs qui espéraient une confrontation serrée, à caractère offensif, avec beaucoup de points et de jeux explosifs, avec une fin dramatique et excitante, sont restés sur leur appétit. 

Au début du 4e quart, après le premier touché de la formation dirigée par Mike MacDonald, à la suite d'un échappé du quart arrière Drake Maye (photo ci-dessous), dans son territoire, le score était de 19 à 0, et les carottes étaient cuites pour les représentants de la Nouvelle Angleterre, au grand désarroi de leurs partisans.



Pour donner une idée de la domination de la brigade défensive des Seahawks, l'attaque des Patriots n'avait amassé que 78 verges de gains nets après trois quarts de jeu !  Elle a ouvert la partie avec huit bottés de dégagement consécutifs.  Plutôt ennuyant...

En point de presse, après la défaite des siens, Drake Maye, en larmes, portait les "stigmates" physiques et mentaux d'un homme battu et défait, dans tous les sens du terme.  Il ressemblait à un boxeur qui vient d'être mis K.O..  Frappé onze fois, et "sacké" à six reprises par les mastodontes de la défense adverse, il avait aussi commis un échappé et deux interceptions.  Pendant trois quarts, il avait essayé en vain de percer cette défensive agressive qui l'a fait paraître trop jeune et inexpérimenté, à seulement 23 ans, et à sa deuxième saison au football professionnel.  

Disant qu'il aurait dû mieux jouer, il a pris le blâme pour la mauvaise performance de son club, mais comme l'a souligné son coach Mike Vrabel, aucun des joueurs des Pats n'a vraiment été à la hauteur pour gagner ce match.  Maye a encore des choses à apprendre et à perfectionner, même s'il est déjà un des meilleurs quarts arrières de la Ligue Nationale.  Il a raté par seulement cinq votes, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette année, dans la NFL (le gagnant a été le quart des Rams Matthew Stafford → ci-dessous).



Au 4e quart, il a enfin trouvé des failles dans cette cruelle défensive des Hawks, en lançant deux passes de touché, mais c'était trop tard.  À un moment donné, Maye était tellement harcelé et malmené par le "pass rush" des Seahawks, qu'il voyait des fantômes partout autour de lui, et ratait des passes faciles en précipitant inutilement ses gestes.

En préparation pour cet ultime affrontement de la saison 2025-26, j'avais souligné l'importance de la guerre des tranchées.  L'équipe qui allait la gagner allait remporter la partie.  Et c'est ce qui s'est produit.  Dans son plan de match, Mike MacDonald prévoyait exploiter la faiblesse du côté gauche de la ligne à l'attaque des Patriots, où se trouvent les recrues Will Campbell et Jared Wilson.

Le coach des Hawks a multiplié les commandes de blitz de leur côté, et la stratégie a fonctionné à merveille...  Campbell a alloué 14 pressions au cours de la rencontre, le plus haut total cette saison par un joueur à sa position.  En situations de passe, Maye a été pressé sur plus de la moitié des jeux.  Il n'avait ni l'espace ni le temps pour opérer derrière la ligne de mêlée, et ses receveurs étaient souvent tous bien couverts.  



Lorsqu'il était sous pression, Maye n'a réussi que onze passes en vingt tentatives pour 135 verges et un touché, tout en commettant un échappé et deux interceptions, dont une a été ramené pour un touché par Uchenna Nwosu, tard au 4e quart.  La clé de la victoire pour les Pats, c'était que Maye domine son vis-à-vis Sam Darnold, le quart arrière de Seattle.  

La faiblesse de ce dernier cette saison, coupable de nombreux revirements, c’est plutôt Maye qui en a été responsable.  Au contraire, Darnold a géré l'attaque sans gros coup d'éclat, mais sans faire d'erreur non plus.  Il a bien protégé le ballon, évitant les jeux négatifs en ne concédant qu’un seul sac, et aucune interception ni échappé.  Encore là, sa ligne à l'attaque l'a bien protégé, et a gagné cette partie de la bataille des tranchées.

Pendant que la défensive des Seahawks neutralisait Maye, et l'offensive aérienne des Patriots, elle réduisait à des miettes leur production sur les jeux au sol.  Maye a été le "meilleur" porteur de ballon de son club, avec cinq courses pour 37 verges, tandis que ses demis offensifs, Rhamondre Stevenson et TreVeyon Henderson, étaient limités à des gains combinés de 42 verges en 13 courses, pour une moyenne famélique de 3,2 verges par portée.



De l'autre côté du ballon, la ligne offensive des gars de Seattle a également remporté sa bataille des tranchées, en ouvrant des brèches dans le front défensif des Patriots, afin de permettre des gains de cinq verges en moyenne par portée (135 verges au total) à son porteur de ballon Kenneth Walker (photo ci-dessus), nommé ensuite le joueur par excellence du match (MVP).  Walker a réussi des courses explosives de 30 et 29 verges, et il a ajouté deux attrapés pour des gains de 26 verges par la passe.

Les joueurs de Mike Vrabel ont subi une sévère correction dans ce match de championnat, mais ils doivent être fiers de leur saison.  Après deux années avec des fiches de quatre victoires et treize défaites, ils ont complètement renversé la situation en gagnant 17 matchs en 2025-26.  Un bon repêchage, le bon travail des instructeurs, et l'acquisition de quelques bons agents libres ont produit des résultats inespérés.

De l'avis de Vrabel, nommé entraîneur de l'année dans la NFL jeudi dernier, les Patriots ont deux ans d'avance dans leur programme de reconstruction.  D'avoir atteint le Super Bowl dès cette année était totalement imprévu et très surprenant.  En vue de la prochaine campagne, ils doivent prioritairement trouver un receveur no 1, digne de cette appellation, et achever de rebâtir leur ligne offensive, pour continuer de connaître du succès.  Ils disposent de beaucoup d'espace sous le plafond salarial.  Mais le calendrier 2026-27 sera beaucoup plus difficile que celui qu'ils viennent de compléter. 
 


Rien n'est jamais garanti dans la NFL, et plusieurs formations gagnantes, des années passées, l'ont appris à leurs dépends, en connaissant des saisons difficiles, après des succès éclatants.  Parlez en aux Commanders de Washington, par exemple... 

Pour gagner un Super Bowl, il faut que plusieurs facteurs soient au rendez-vous : un peu de chance, éviter les blessures graves chez les joueurs clés, avoir une bonne chimie dans l’équipe, respecter le budget tout en recrutant d’excellents joueurs autonomes, et être menés par des entraîneurs compétents. Bref, ça fait pas mal de variables à gérer, et certaines sont hors de contrôle.

Du côté des Seahawks, après le départ du vieil entraîneur Pete Carroll, il y a deux ans, on a continué à privilégier la défensive pour assurer le succès de l'équipe.  La défensive gagne les championnats, les Seahawks l'ont encore prouvé cette année.  Après avoir bâti une défense dominante, comme assistant coach, avec les Ravens de Baltimore, Mike MacDonald a poursuivi dans la même voie en s'amenant comme entraîneur chef à Seattle.  

Des agents libres de qualité (Ernest Jones IV, Jarran Reed, DeMarcus Lawrence) sont venus se greffer à une brigade comptant des jeunes joueurs recrutés lors des trois derniers repêchages et qui ont 25 ans ou moins (le demi de coin Devon Witherspoon, le demi de sûreté Nick Emmanwori, le joueur de ligne Derick Hall, et le plaqueur Byron Murphy). 
 


Cette unité est solide pour longtemps, et le mérite de sa construction revient également au gérant général John Schneider (photo ci-dessus).  Celui-ci a aussi embauché les joueurs autonomes Sam Darnold, le joueur de ligne offensive Josh Jones, et le receveur Cooper Kupp, (six réceptions pour 61 verges) qui ont tous contribué à la victoire au Super Bowl 60.

En gagnant leur second trophée Lombardi, les Seahawks ont vengé l'amère défaite subie au Super Bowl 49, il y a onze ans, contre les Patriots.  Une interception de Malcolm Butler à une verge des buts, à vingt secondes de la fin du match, avait changé une victoire certaine des Hawks en un cuisant revers de 28 à 24.  

Choisir de lancer le ballon dans le trafic, collé sur la ligne des buts, alors que le porteur de ballon tout étoile Marshawn Lynch aurait pu atteindre la zone des buts en fonçant vers elle avec le ballon, est un choix de jeu qui hantait l'organisation et les partisans des Seahawks depuis longtemps.  L'heure de la revanche avait sonné...  Mission accomplie !