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jeudi 18 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ PACKERS ET BEARS DÉJÀ EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Il reste trois semaines à la saison régulière de la Ligue Nationale de Football, et s'il y a actuellement 13 équipes éliminées des séries éliminatoires de janvier prochain, pour plusieurs autres clubs, les matchs qui restent à disputer au calendrier 2025-26 seront pratiquement identiques à des rencontres éliminatoires.  C'est le cas des Bears de Chicago (10-4) qui doivent affronter trois formations redoutables qui luttent également pour une place dans le tournoi du Super Bowl, au début de l'an prochain.

La troupe de l'entraîneur chef Ben Johnson n'a qu'un demi match de priorité sur ses adversaires de samedi soir prochain, les Packers de Green Bay (9-4-1), au sommet de la division Nord de la Conférence Nationale.  L'enjeu de ce duel de samedi est grand.  S'ils perdent, les Bears changeront de position avec les Packers : de semés no 2 dans la NFC, ils tomberont à la 7e position, là où se trouve présentement Green Bay.

Et Chicago doit jouer ensuite contre les 49ers de San Francisco et les Lions de Détroit.  Des batailles qui sont loin d'être gagnées d'avance...  On comprend alors mieux la grande importance de la partie de samedi soir contre leurs vieux rivaux de section, qui ont dominé leurs affrontements au cours des dernières décennies. 
 


D'ailleurs, c'est la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Elle remonte à plus d'un siècle, aux années 1920.  Depuis 1990, les Packers se sont bâtis un avantage de 51 victoires contre 20 défaites, dans leurs confrontations face aux Bears.  Ça inclut leurs belles saisons avec leurs formidables quarts arrières Brett Favre et Aaron Rodgers.

Il y a deux semaines ces féroces compétiteurs s'étaient rencontrés à Green Bay, et le club local l'avait emporté 28 à 21, dans un match chaudement disputé.  Le "Pack" avait pris des avances de 14 à 3 et de 21 à 11 avant que les "Ours" reviennent de l'arrière, et égalisent le pointage à la 7e minute du dernier quart.  Quatre minutes et demie plus tard, le demi offensif de Green Bay, Josh Jacobs marquait un touché, sur une course de deux verges, qui donnait à nouveau les devants à son équipe.

Mais le quart arrière de Chicago, Caleb Williams a bien failli créer ensuite l'égalité en toute fin de rencontre, mais sa passe a été interceptée dans la zone des buts des Packers par Keisean Nixon.  Avec ce gain, Green Bay devançait Chicago en tête de la section Nord de la NFC, mais les Packers ont été relégués en deuxième place après leur défaite coûteuse de 34 à 26 à Denver, dimanche dernier, pendant que les Bears battaient les Browns de Cleveland 31 à 3.



Les deux adversaires de samedi soir prochain ne présenteront pas les mêmes alignements que lors de leur duel d'il y a deux semaines au Lambeau Field.  Des blessures sont venues changer le portrait de part et d'autre.  Les Packers ont subi une énorme perte quand leur ailier défensif étoile Micah Parsons (photo ci-dessus) a dû mettre fin à sa saison en raison d'une grave blessure à un genou.  

Il dominait tellement la défensive de son club, et la NFL, à sa position, que la plupart des observateurs estiment que, sans lui, les Packers doivent oublier leurs prétentions d'atteindre le Super Bowl en février prochain.  D'autres analystes pensent que les Packers pourraient même manquer les séries de fin de saison, s'ils perdent samedi contre les Bears, et la semaine prochaine contre les Ravens de Baltimore.  Les Lions de Détroit (8-6) les suivent au classement, à 1½ match de distance dans la division Nord de la NFC, et ils n'ont pas dit leur dernier mot dans la course aux playoffs.

Samedi, les Bears sont favoris par 1½ point pour vaincre le "Pack".  L'absence de Micah Parsons, et celles de ses coéquipiers Devonte Wyatt, Brenton Cox Jr et Collin Oliver, en défensive, enlève aux Packers une partie de la supériorité qu'ils détenaient, de ce côté-là du ballon, par rapport à la défense plutôt faible des Bears (29e contre le jeu au sol, 21e pour les points accordés).  De plus, l'ailier défensif Lukas Van Ness (pied) et le demi de sûreté Evan Williams (genou) sont des cas incertains, du côté de Green Bay.



C'est de mauvais augure contre l'excellent jeu au sol des Bears, le deuxième meilleur de la NFL, avec des gains de 151,9 verges en moyenne par partie.  Le duo D'Andre Swift (photo ci-dessus) & Kyle Monangai a gagné un total combiné de 1 616 verges, avec douze touchés, jusqu'ici cette saison.  Après avoir terminé au 25e rang la saison dernière, l'attaque terrestre était une priorité cette année pour Ben Johnson et les autres dirigeants du club du Michigan.  Ils se sont d'abord assurés d'améliorer la ligne offensive, afin qu'elle soit plus en mesure d'ouvrir le chemin aux porteurs de ballon.

L'autre élément qui a favorisé le retournement de situation (fiche de 5-12 l'an passé) de la formation dirigée par le nouveau coach Ben Johnson est, - outre la compétence de ce dernier -, leur différentiel sur le plan des revirements (+ 20).  Les Bears en ont provoqué 30 cette saison, et ils n'en ont commis que dix.  Le record de la NFL pour une campagne entière est de 38, établi par les Steelers en 2019.  À titre de comparaison, la défense de Green Bay n'a à son crédit que 13 revirements provoqués, jusqu'ici.

En attaque, les deux belligérants ont produit sensiblement le même nombre de points en 2025 : les Packers occupent la 10e position de la Ligue avec une moyenne de 24,9 points marqués par match, comparés aux  26,1 des Bears (9e).  En défensive, la différence est plus grande : Green Bay est 8e avec une moyenne de 20,1 points accordés par rencontre, par rapport aux 24,1 points concédés par Chicago (21e).



Une autre statistique importante à considérer, c'est la performance des attaques des deux formations en ce qui concerne les troisièmes essais.  Le quart Jordan Love (photo ci-dessus), des Packers, excelle à convertir ces essais.  Il est le meilleur QB de la Ligue Nationale dans ce département avec un taux de réussite de 50 %.  Dans ces situations, il a complété des passes pour 1 066 verges.  Dans leur affrontement d'il y a deux semaines, Love a converti avec succès huit troisièmes essais en douze occasions; alors que son homologue Caleb Williams, de Chicago, en réussissait huit sur 16.

Si les Packers ont des soucis à cause de leurs nombreux blessés en défensive, il y a aussi quelques inquiétudes au sujet de leur ligne offensive.  Leur joueur de centre Elgton Jenkins est toujours sur la liste des blessés à long terme, et les bloqueurs Zach Tom (dos + genou) et Darian Kinnard, ne sont pas sûrs de participer au rendez-vous de samedi contre les Bears.

Du côté de ces derniers, la situation n'est pas rose non plus, au sujet de l'état de santé de plusieurs de leurs porte couleurs.  Au cours du dernier mois, leur nombre de blessés a grimpé à 16 pour la saison.  Sont exclus pour le match de samedi : le meilleur receveur des Bears, Rome Odunze (pied), le secondeur de ligne Tremaine Edmunds (aine), le demi de coin Kyler Gordon (aine), et le bloqueur Luke Newman (pied).  Représentent des cas incertains : l'ailier rapproché Cole Kmet (cheville), l'ailier espacé Luther Burden (cheville), le demi offensif d'Andre Swift (aine), et le secondeur Amen Ogbongbemiga (ischio-jambiers).



C'est certain que les Bears veulent prendre leur revanche après leur revers d'il y a deux semaines à Green Bay.  Ils ont un dossier reluisant au Soldier Field cette saison (cinq victoires en six parties).  Reste à savoir jusqu'à quel point la perte de Micah Parsons va nuire aux Packers.  Mais même sans lui, la défensive de Green Bay est encore supérieure à celle de Chicago.  Celle-ci est dépendante des revirements qu'elle peut créer, mais les Packers protègent bien le ballon (seulement dix revirements commis).

L'attaque terrestre des Bears est certes dominante, sauf si D'Andre Swift est blessé, mais l'offensive aérienne des Packers est meilleure que celle de Chicago, en l'absence de Rome Odunze.  Jordan Love est un quart plus expérimenté et fiable que son vis-à-vis des Bears Caleb Williams.  Dans ce genre de partie cruciale, ça compte.

Packers  24,    Bears  23.       

lundi 11 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES BILLS DE BUFFALO : UN PEU PLUS HAUT, UN PEU PLUS LOIN...

L'an dernier, les Bills de Buffalo étaient favoris pour atteindre et gagner le match du Super Bowl.  Tout a bien été, en cours de saison, l'équipe ne perdant que trois matchs serrés qui auraient pu se conclure en leur faveur.  

Jusqu'à ce qu'un drame vienne les ébranler à l'avant-dernière rencontre de la campagne, contre les Bengals de Cincinnati.  Peu après le début de la partie, celle-ci fut interrompue par un grave incident.  Soudainement, après un jeu de passe des Bengals, le demi de sûreté des Bills, Damar Hamlin, est demeuré inerte sur le terrain.  Voyant qu'il ne se relevait pas et que l'équipe médicale des Bills essayait difficilement de le réanimer, tout le monde au Highmark Stadium de Buffalo retenait son souffle et était sous le choc.  On a appris plus tard que Hamlin avait subi un arrêt cardiaque et qu'il avait été sauvé in extremis par le personnel médical de son club.

Le match contre les Bengals a été annulé.  S'il avait été repris et que les Bills l'avaient gagné, ils auraient fini en tête du classement de la Conférence Américaine.  Ils auraient donc profité d'un congé pour la première ronde des séries éliminatoires.  Ce qui aurait peut-être changé leur sort.

Les joueurs des Bills étaient-ils encore affectés par ce choc émotionnel quand ils ont amorcé les séries contre les Dolphins de Miami ?  Toujours est-il, que même privés de leur quart-arrière étoile Tua Tagovailoa (blessé), les Dolphins ont failli gagner le match, ne s'inclinant finalement que par la marque de 34-31.



Dans la seconde ronde des playoffs, les Bills semblaient complètement à plat contre les Bengals de Cincinnati, qui les ont vaincus facilement 27 à 10.  Pour la 3e saison consécutive, les Bills s'étaient approchés du titre de la Conférence Américaine sans pouvoir le décrocher.  Une situation frustrante, étant donné la force de leur formation, et la fenêtre d'opportunité qui était grande ouverte pour se rendre en grande finale.

Elle n'est pas encore fermée, mais les choses changent si vite dans la Ligue Nationale de Football, qu'il ne faudrait pas que les Bills tardent trop à profiter de l'occasion pour mettre la main sur le trophée Lombardi.  Déjà, les parieurs de Las Vegas pensent qu'il est trop tard pour le club de l'entraîneur Sean McDermott (montage photo ci-dessous, à l'avant-plan).  Les Bills ne sont plus les favoris pour parvenir au prochain Super Bowl.

Peut-être que c'est mieux comme ça.  Cette défaveur des preneurs aux livres enlève de la pression sur les épaules des représentants de Buffalo.  Le club n'est pas moins bon qu'au cours des dernières années.  Mené par le quart-arrière Josh Allen (photo ci-dessus), il peut encore aspirer aux grands honneurs.



Les changements de l'entre-saison ne l'ont pas affaibli.  Sauf peut-être ceux effectués par leurs grands rivaux de division, les Dolphins de Miami, et les Jets de New York, qui se sont renforcés, et qui pourraient les compétitionner davantage.

Les Bears de Chicago ont payé le gros prix (72 millions de dollars sur quatre ans) pour leur ravir le secondeur Tremaine Edmunds, sur le marché des agents libres, durant la saison morte.  C'est une lourde perte car elle n'a pas été compensée au centre de l'unité défensive.

Les Bills se sont retournés de bord pour aller chercher l'ex-Cowboys Connor McGovern pour raffermir encore plus leur ligne à l'attaque .  Ils ont également vu partir leur demi offensif Devin Singletary chez les Texans de Houston, mais ils l'ont rapidement remplacé par le robuste Damien Harris, en provenance des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.



C'est cependant le jeune James Cook (photo ci-dessus), qui sera le porteur de ballon principal de l'équipe cette année.  Sa moyenne de 5,7 verges par course, à sa saison recrue, l'an dernier, dans un rôle à temps partiel, a épaté.  L'ex-Broncos Latavius Murray ajoute de la profondeur à ce champ arrière fort respectable.

De plus, Buffalo a mis le grappin sur le chasseur de QBs Leonard Floyd, qui pourra rejoindre l'excellent Von Miller, son ex-coéquipier des champions Rams de Los Angeles de 2022, quand ce dernier reviendra au jeu après avoir guéri la blessure au genou qui le retient à l'infirmerie pour au moins les quatre premières semaines de la saison.  Les Bills ont repêché l'ailier rapproché Dalton Kincaid (Utah, 1ère ronde, choix 25, ⇾ 6'4", 240 lbs) pour seconder leur TE no 1 Dawson Knox.

Les autres titulaires réguliers chez les receveurs sont le dangereux Stefon Diggs (un des meilleurs WRs de la Ligue), le très capable Gabe Davis (836 verges de gains aériens en 2022-23, pour une impressionnante moyenne de 17,4 verges par catch), et Deonte Harty qui provient des Saints de la Nouvelle-Orléans.



Les Bills ont un club bien balancé.  Ils n'ont pratiquement pas de faiblesse évidente.  Leur attaque a fini au 2e rang de la NFL l'an passé, leur défensive 5e, et leurs unités spéciales 1er.  On peut reprocher à Allen son nombre un peu trop élevé d'interceptions (29 au cours des deux dernières campagnes), et son style téméraire sur ses nombreuses courses avec le ballon (59 sacks depuis deux ans).

Une blessure au coude lors de la semaine no 9 a probablement causé un peu d'imprécision dans ses passes, et une certaine baisse de rendement.  Il a avoué qu'en vieillissant (il a maintenant 27 ans), il devra prendre moins de risques inconsidérés, afin de se ménager davantage physiquement.

En défensive, les Bills bénéficieront des retours en forme de deux membres de la tertiaire, Tre-Davious White, qui n'a joué que dans six matchs l'an passé à cause de ligaments tordus à un genou, et Micah Hyde, qui a manqué la balance de la campagne 2022-23 après avoir été blessé à la nuque lors de la deuxième rencontre du calendrier.  Le demi de sûreté Jordan Poyer devrait aussi être rétabli des diverses blessures qui l'ont ennuyé ou disqualifié l'an dernier.  Au cas où la guigne s'acharnerait encore sur cette unité cette saison, les Bills ont acquis le demi de sûreté Taylor Rapp (ex-Rams) pour ajouter à leurs réserves à cette position. 

LEONARD  FLOYD
En plus d'être un des meilleures quart-arrière de la NFL, Josh Allen est un sacré porteur de ballon !  Lors des deux dernières campagnes, il a couru pour 1 525 verges de gains au sol, agrémentées de 13 touchés marqués de cette façon.  Son implication comme "demi offensif" a été précieuse, avec des gains moyens de 6,2 verges par portée.  Sinon, sans son apport, l'attaque terrestre des Bills est plutôt modeste.

À noter aussi le peu de profondeur du groupe de receveurs.  Ça pourrait être un négatif en cas de blessures aux receveurs principaux.  C'est surtout Allen et l'extraordinaire Stefon Diggs qui font que l'offensive des Bills fonctionne à merveille.  Mais c'est davantage la force de la défensive de Buffalo qui les avantage par rapport aux autres formations de l'AFC.

Je pense toutefois qu'il leur manque, «un-je-sais-quoi» pour aller jusqu'au bout encore cette saison...  Les Bills n'ont pas un alignement à toutes épreuves...  Et ils ont des adversaires très coriaces autant dans leur section (Est de l'AFC) que dans leur Conférence.  Ils doivent affronter le 2e plus difficile calendrier dans la NFL, en 2023-24.  Ça ne sera pas une promenade dans le parc...

CALENDRIER 2023-24 DES BILLS DE BUFFALO




 AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Tampa Bay Buccaneers

Los Angeles Rams

Las Vegas Raiders

Carolina Panthers

Miami Dolphins

Green Bay Packers

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2023/09/saison-2023-24-des-packers-de-green-bay.html

Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City
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Broncos de Denver

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Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2023/08/saison-2023-24-des-chiefs-de-kansas.html

lundi 28 août 2023



SAISON 2023-24 DES BEARS DE CHICAGO : ANNÉE DE VÉRITÉ POUR JUSTIN FIELDS.

Après une saison horrible (3-14) l'an passé, les Bears de Chicago ont raison d'espérer de plus beaux jours lors de la prochaine campagne de la NFL.  Ils ont été très actifs dans l'entre-saison pour tenter d'améliorer leur formation, autant en attaque qu'en défense.  Mais leur progression passera en grande partie par celle de leur jeune quart-arrière Justin Fields.

Au cours du printemps, ce dernier a reçu un vote de confiance de la part de la direction de l'équipe quand celle-ci a échangé le tout premier choix du repêchage 2023 aux Panthers de la Caroline en retour du receveur DJ Moore, des choix de première ronde des Panthers en 2023 et 2024, et de leurs choix de seconde ronde en 2023 et 2025.  Une transaction importante dans le processus de reconstruction du club de Chicago.

Malgré le jeune âge de Justin Fields (24 ans), et seulement deux saisons d'expérience dans la grande Ligue, les Bears auraient pu démissionner à son sujet en raison de son insuccès comme passeur depuis sa sélection en première ronde (11e choix au total) du repêchage de 2021.  Chicago aurait ainsi gardé son premier choix de repêchage de cette année pour prendre un quart-arrière prometteur comme Bryce Young, celui même que la Caroline a sélectionné.



Avec Fields, en regardant jouer les Bears l'an passé, on aurait pu croire qu'il n'y avait personne au poste de pivot de la formation dirigé par l'entraîneur Matt Eberflus (photo ci-dessus).  En effet, celui-ci commandait rarement des jeux de passe, et Fields était bien plus souvent un porteur de ballon qu'un passeur.  Ce qu'il a fait très bien d'ailleurs avec des gains au sol de 1 143 verges (moyenne de 7,1 verges par course), mais ce qui est loin d'être suffisant pour galvaniser une attaque dans la NFL.

28e de la Ligue au total des verges récoltées en offensive en 2022-23, avec une moyenne de 308 par match, les Bears ont présenté -et de loin- la pire attaque aérienne du circuit Goodell avec une famélique moyenne de 130,5 verges par rencontre.  Quelque soit la statistique employée pour mesurer les performances aériennes des QBs de la NFL, Justin Fields s'est classé dans les derniers rangs.  

Son imprécision sur les courts tracés, et ses passes dangereuses, susceptibles d'être interceptées, étaient de mauvaises notes flagrantes à son dossier.

Il faut dire que le QB numéro 1 de Chicago n'avait pas les receveurs de qualité pour gonfler ses statistiques par la passe.  Et ce fut encore plus vrai quand Darnell Mooney, son unique menace pour la longue passe, a vu sa saison se terminer à cause d'une blessure à la cheville durant la semaine 12.



Cette saison, Fields n'aura pas cette excuse pour expliquer son manque de compétence comme passeur.  Avec le retour au jeu de Mooney, l'arrivée de DJ Moore (photo ci-dessus), -qui, au cours de trois de ses quatre dernières saisons, a gagné plus de 1 150 verges, malgré des quarts-arrières médiocres en Caroline-, et avec les additions de Chase Claypool (obtenu dans un échange avec les Steelers de Pittsburgh au milieu de la saison passée) et de l'ailier rapproché Robert Tonyan (ex-Packers), les Bears sont équipés pour améliorer grandement leur attaque aérienne.  À condition que leur quart-arrière puisse la faire fonctionner...

Au champ arrière, Chicago a remplacé adéquatement David Montgomery (maintenant avec les Lions de Détroit) par D'Onta Foreman (ex-Panthers).  Au cours des deux dernières saisons, Foreman a gagné au moins 100 verges au sol dans huit des dix-sept matchs qu'il a disputés.  Avec une ligne offensive qui fait généralement du bon blocage, le nouveau demi des Bears devrait bien réussir à Chicago.  Il sera secondé dans son rôle par Khalil Herbert (5,7 verges de gains par portée en 2022-23).

Parlant de la ligne à l'attaque, elle sera meilleure cette année avec l'ajout de Nate Davis (ex-Titans), et de Darnell Wright, choix de première ronde, 10e au total, au repêchage du printemps dernier.



En défensive, les patrons football des Bears ont travaillé fort dans l'entre-saison pour remédier aux faiblesses évidentes de cette unité : pire de la NFL pour les points accordés avec 463 et le nombre de sacks réussis (20); 29e position dans la NFL pour les verges totales allouées -surtout contre le jeu au sol- (avant-derniers).  Ils ont fait signer des contrats aux secondeurs de ligne Tremaine Edmunds (photo ci-dessus, ex-Bills) et T.J. Edwards (ex-Eagles) en plus de s'assurer les services du joueur de ligne DeMarcus Walker (ex-Titans).

C'est encore le manque de "punch" des joueurs chargés d'exercer de la pression sur les QBs opposés qui risque de compromettre l'efficacité de leurs coéquipiers de la ligne tertiaire.  Les Bears ont acquis Yannick Ngakoue (ex-Colts) pour aider à combler cette déficience.

De l'autre côté du ballon, la ligne offensive devra faire du meilleur boulot en protégeant mieux leur quart-arrière, plaqué 58 fois derrière la ligne de mêlée l'an dernier.

Chicago a renforcé sa deuxième ligne de défense avec Edmunds et Edwards, mais au niveau de la première ligne et des demis de coin, la brigade défensive reste douteuse.



Justin Fields aura de meilleures armes offensives afin de poursuivre sa progression amorcée timidement la saison dernière.  Il pourra passer le ballon plus fréquemment, et sur de longues distances, avec des receveurs éloignés plus rapides et habiles.

S'il améliore sa précision à courte distance en lançant aux ailiers rapprochés Robert Tonyan et Cole Kmet, en restant davantage dans la pochette protectrice, au lieu de paniquer et de trop courir avec le ballon si la pression des défensives adverses malmène ses bloqueurs, Fields pourra conduire son attaque aérienne vers de nouveaux sommets.



Sa progression comme passeur sera cruciale si les Bears veulent grimper au classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  Une section affaiblie par le départ de Aaron Rodgers de l'alignement des Packers de Green Bay, leurs grands rivaux du Midwest américain.  De plus, les Bears pourront capitaliser sur le 6e plus facile calendrier parmi les clubs de la NFL.

Tout pointe vers le haut pour les Bears de Chicago en vue de la saison 2023-24.  Mieux entouré et plus expérimenté, Fields pourrait conduire les siens à au moins quatre victoires de plus (7-10) dans une campagne qui pourrait être déterminante pour lui et son équipe.

CALENDRIER 2023-24 DES BEARS DE CHICAGO



AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City