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samedi 27 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : SEATTLE À CAROLINA ⇨ LES SEAHAWKS VEULENT DEMEURER EN TÊTE DE LA NFC ET LES PANTHERS AU 1er RANG DE LA DIVISION SUD.


Dimanche après-midi, après les matchs du samedi, il se pourrait qu’il ne reste plus qu’une seule place à attribuer pour compléter le tableau des séries éliminatoires de la Ligue nationale de football.  Et cette place sera disputée entre les Buccaneers de Tampa Bay (7-8) et les Panthers de la Caroline (8-7), deux clubs de la division Sud de la Conférence Nationale.

Les Panthers ont remporté une importante victoire contre les Bucs, dimanche dernier, pour prendre le devants dans la course au championnat de cette section.  S'ils gagnent à nouveau dimanche, contre les Seahawks de Seattle (12-3), et que Tampa Bay perd à Miami contre les Dolphins (6-9), ils seront sacrés champions de leur division, et les Buccaneers seront éliminés.

Les Panthers n'auront pas la tâche facile contre les Seahawks.  Ceux-ci voudront gagner le duel de dimanche pour conserver la position de tête dans la Conférence Nationale.  Ils l'ont acquise jeudi de la semaine passée, grâce à une victoire spectaculaire, en prolongation, au compte de 38 à 37, contre les Rams de Los Angeles.  Ils tiraient pourtant de l'arrière 30 à 14 vers le milieu du 4e quart, avant d'effectuer un retour, du genre qu'on avait jamais vu depuis la fusion qui a donné naissance à la NFL, en 1970.



Seattle possède l'équipe qui est probablement la plus complète et la plus équilibrée du circuit Goodell.  Troisième de la Ligue en offensive avec 29,5 points marqués en moyenne par match, et seconde en défensive en n'allouant que 18,6 points par rencontre, elle peut également compter sur d'excellentes unités spéciales, avec le botteur de précision Jason Myers, et le dangereux retourneur de bottés Rashid Shaheed (no 22, photo ci-dessus).  C'est ce dernier qui a amorcé le dramatique retour dans le match, pour son club, contre les Rams, en marquant un touché sur un retour de botté de 58 verges.

Les Hawks ont gagné leurs cinq dernières parties, et neuf de leurs dix dernières.  Il est possible que le championnat de la division Ouest de la NFC se décide seulement la semaine prochaine, quand Seattle se rendra à San Francisco pour disputer la victoire aux 49ers, au dernier match de la saison.  Les Rams pourraient aussi se glisser entre ces deux rivaux, pour finir au sommet de cette section, probablement la plus forte de toute la NFL.

Le fait que l'affrontement de dimanche opposant les Seahawks et les Panthers ait lieu en Caroline, ne devrait pas gêner le club de la côte ouest américaine, dirigé par l'entraîneur Mike MacDonald.  Il n'a perdu qu'une rencontre sur sept à l'étranger, cette année.  Mais, c'est toujours difficile pour une formation de la NFL de traverser le continent pour aller jouer à l'extérieur de son domicile.  Les Hawks sont favoris par sept points pour vaincre les Panthers, mais le match pourrait être plus serré qu'on peut l'imaginer.



L'équipe de Dave Canales alterne les victoires et les défaites depuis le début de la campagne 2025-26, mais elle a réussi à battre quelques équipes pourtant mieux classées qu’elle (Green Bay, les Rams, Tampa Bay).  Six de leur huit gains ont été acquis par la marge d'un placement (trois points).  Chaque fois, le quart arrière Bryce Young (photo ci-dessus) s'est surpassé pour conduire des séquences offensives victorieuses, après le troisième quart.  C'est un sommet cette saison dans la NFL.

Avec un différentiel de points marqués vs points accordés de - 50, les Panthers ne devraient pas avoir une fiche gagnante.  C'est très rare que ce phénomène se produit.  De l'autre côté, le différentiel des Seahawks est de + 164.  C'est le meilleur de la Ligue.  Est-ce que cette marque confirme Seattle comme le club favori pour remporter le prochain Super Bowl ?  

Beaucoup de monde en doute, surtout à cause de la machine à revirements qu'est le quart arrière Sam Darnold.  En plus de ses 13 interceptions, il a aussi cinq échappés perdus à son dossier.  Seul J.J. McCarthy, des Vikings du Minnesota, a un taux de "gaffes" pire que Darnold (photo ci-dessous).  Mais ce dernier voudra faire bonne figure contre son ancienne équipe, dimanche (saisons 2021 et 2022).



Les Seahawks ont démontré que leur attaque pouvait être explosive, cette année.  Avec Darnold, qui s'est rapidement adapté à sa nouvelle équipe - après avoir excellé avec les Vikings du Minnesota, l'an dernier -, secondé par le demi offensif Kenneth Walker, et le formidable ailier éloigné Jaxon Smith-Njigba (no 1 dans la NFL pour les verges aériennes), le club de Seattle est équipé pour faire mal paraître n'importe quelle défensive adverse.  L'acquisition du receveur Rashid Shaheed, en provenance des Saints de la Nouvelle Orléans, n'a fait que renforcer cette attaque dévastatrice.

Pour illustrer la différence de talent entre les deux formations, mentionnons seulement que les Seahawks enverront six de leurs joueurs au Pro Bowl (match des étoiles), le 3 février prochain à San Francisco, tandis que les Panthers n'auront qu'un seul représentant à cette rencontre : le demi de coin Jaycee Horn.  Darnold, Smith-Njigba, Shaheed feront le voyage à San Francisco pour se joindre à l'élite de la NFL.  Ils seront accompagnés par leurs coéquipiers de la défensive : l'ailier DeMarcus Lawrence, le plaqueur Leonard Williams, et le demi de coin Devon Whitherspoon.



Comme le disait si bien le légendaire coach Bill Belichick, ce n'est pas la meilleure équipe qui gagne, c'est celle qui joue le mieux.  Malgré le déséquilibre des forces en présence à Charlotte, pour ce duel Hawks vs Panthers, les joueurs du coach Dave Canales (photo ci-dessus) peuvent encore causer une surprise comme ils l'ont fait plus tôt contre les Rams, les Packers, et les Buccaneers.  Bryce Young et ses coéquipiers sont imprévisibles d'une semaine à l'autre.

Mais les Seahawks ont bénéficié de jours supplémentaires pour se reposer et mieux se préparer à cette partie, puisqu'ils ont joué jeudi de la semaine précédente.  Leur défensive a peiné en jouant presque cinq quarts de jeu, et en accordant 581 verges aux Rams, le 18 décembre.  Mais l'attaque des Panthers ne peut pas se comparer généralement à celle des Rams, et la solide défense de Seattle n'a pas l'habitude de se faire malmener deux matchs de suite.

Seahawks  27,    Panthers    20.          

dimanche 21 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : SAN FRANCISCO À INDIANAPOLIS ⇨ PHILIP RIVERS, LE DERNIER ESPOIR DES COLTS !



C'est quand même un peu fou d'y penser : le quart arrière Philip Rivers, 44 ans, qui vient de sortir d'une retraite de cinq ans, et d'un rôle d'instructeur d'un club de football d'une école secondaire, représente le dernier espoir des Colts d'Indianapolis (8-6) de sauver leur saison 2025-26.  

Le futur membre du Temple de la Renommée a également de très minces chances de leur épargner un triste record de la NFL.  En effet, les Colts pourraient devenir la première équipe dans l'histoire de la Ligue à rater les séries éliminatoires, après avoir débuter la saison avec une fiche de huit victoires et deux défaites.

Rivers est revenu au jeu la semaine dernière, et, contre toute attente, il a failli aider son club à battre une des meilleures formations du circuit Goodell, les Seahawks de Seattle (12-3).  Les Colts avaient pris les devants 16 à 15, sur un long botté de placement de 60 verges de Blake Grupe, avec 47 secondes à jouer dans le match, mais les Seahawks ont répliqué, avec un placement de 56 verges de Jason Myers, alors qu'il ne restait que 18 secondes au cadran.



Rivers a joué de façon conservatrice, en évitant le erreurs majeures, et en se contentant de courtes passes (16 en 18 pour 87 verges, et un touché), en plus de confier le ballon à son demi offensif Jonathan Taylor à 25 reprises, pour des gains de 87 verges.  La défensive des Colts a été solide, en limitant la puissante attaque de Seattle à six bottés de placement.  C'est ainsi que les Colts ont failli causer la plus grande surprise de la saison 2025-26 de la NFL.

Ils devront en faire autant, voire plus, face aux 49ers de San Francisco (10-4) lundi soir, s’ils veulent espérer l’emporter et conserver une petite chance de prolonger leur saison au-delà de la fin du calendrier régulier.

Bien sûr, les Niners sont les grands favoris pour les empêcher de réaliser leur rêve, au prochain Monday Night Football.  Les parieurs les donnent gagnants par 5½ points.  Leur offensive est en feu depuis leur dernière défaite, le 9 novembre, contre les Rams de Los Angeles.  Depuis, ils ont enchaîné quatre victoires consécutives, en marquant en moyenne 31 points par match.



Il est vrai que ce fut contre des clubs médiocres, ayant des fiches combinées de 15 gains et 42 revers.  Mais avec l'adversité qu'ils ont dû affronter cette saison, à cause de tous les blessés qui se sont retrouvés hors de leur alignement, ils méritent beaucoup de crédit.

Même si leur défense reste affaiblie par l’absence de plusieurs joueurs clés, blessés pour longtemps, elle s’en sort plutôt bien, et évite de mettre l’équipe en difficulté, en commettant des erreurs trop coûteuses.  La plupart des blessés sont revenus au jeu en attaque, ce qui explique les excellentes performances récentes de ce côté du ballon.

C'est surtout vrai en ce qui concerne l'attaque aérienne qui, pendant une longue période cette saison, a reposé beaucoup sur les épaules du demi offensif Christian McCaffrey.  Maintenant que plusieurs receveurs sont redevenus actifs, après avoir guéri leurs blessures, McCaffrey est moins utilisé pour les jeux de passes.



Mais, lundi soir, il sera intéressant d'observer son duel contre son homologue des Colts, Jonathan Taylor.  Ce dernier a été moins productif au cours de l'actuelle série de quatre défaites consécutives de son club.  Mais il demeure une menace, surtout contre la défense démunie des 49ers, contre le jeu au sol.  Après la perte de quelques-uns de ses meilleurs stoppeurs contre la course, le front défensif des Niners a glissé en 17e place contre le jeu au sol, en accordant 4,33 verges par portée.

Si les Colts peuvent exploiter cette faiblesse, leur offensive pourrait contrôler le temps de possession du ballon, et garder plus longtemps en touche, la dangereuse brigade offensive de San Francisco.

Deux autres moyens de se donner des chances de gagner cette partie, seraient de remporter la bataille des revirements et de dominer avec les unités spéciales.  Les Colts ont un différentiel de + 2 cette année, dans le département des revirements, alors que les Niners sont - 5.



L'autre façon de raccourcir le terrain et de faciliter la tâche du "vieux" Philip Rivers, serait de gagner le positionnement sur le terrain avec une performance extraordinaire des unités spéciales, autant avec les botteurs de dégagement, qu'avec les retourneurs de bottés.

Rivers a eu des jours supplémentaires d'entraînement pour retrouver une certaine forme physique, lui qui affiche visiblement un surplus de poids.  Mais on a pu voir qu'il possède toujours son intelligence du jeu de football, lors du match de la semaine passée à Seattle.  En verra lundi, s'il peut compléter de plus longues passes, ce qu'il n'a pas réussi à faire contre la très forte défensive des Seahawks.

49ers   24,     Colts   20.       

mercredi 17 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : L.A. RAMS À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD ENCORE FACE AUX FANTÔMES DES RAMS ?



Les Rams de Los Angeles (11-3) et les Seahawks de Seattle (11-3) pourraient bien se battre pour le titre de la division Ouest et, en même temps, celui de la Conférence nationale, jeudi soir, au Lumen Field, dans la Cité d’Émeraude, dans l’État de Washington.  Il s'agit peut-être des deux meilleurs clubs de la NFL, et ils sont à peu près d'égales forces.  

Avant le début de la saison, les experts prévoyaient une lutte à trois dans la section Ouest de la NFC, et c'est ce que nous avons avec les Rams, les Seahawks et les 49ers de San Francisco.  Et ces puissantes formations vont batailler jusqu'au dernier match de la saison régulière, celui entre les Niners et les Hawks, lors de la semaine 18.

Pour jeudi, les paris sont ouverts quant à l'issue de cette rencontre.  Les deux adversaires se sont rencontrés au domicile des Rams, le 16 novembre dernier, et l'équipe locale a gagné de justesse au compte de 21 à 19, sur une tentative de placement ratée de 61 verges de Jason Myers, dans les dernières secondes du face à face.



Les Seahawks avaient largement dominé avec des gains totaux de 414 verges contre 249, tout en contrôlant le ballon pendant 38 des 60 minutes de jeu.  La différence avait été les quatre interceptions lancées par le quart arrière Sam Darnold, des Seahawks.

Les Rams semblent avoir son numéro, en 2025.  Il lui avait fait connaître un autre match de misère (neuf sacs, une interception, et un échappé perdu) le 13 janvier, en séries éliminatoires, dans une défaite cuisante de 27 à 9, alors que Darnold était le quart arrière des Vikings du Minnesota.

Les Seahawks ont beaucoup de succès cette saison, et Sam Darnold a amélioré la situation au poste de quart par rapport à ce qu'elle était l'an passé avec Geno Smith, qui a éprouvé énormément de difficultés cette saison à la direction de l'attaque des Raiders de Las Vegas.



Mais les performances de Darnold ont diminué récemment, et à Seattle, on commence à s'inquiéter, même si les Seahawks ont gagné huit de leur neuf derniers matchs.  Depuis ses six dernières sorties comme quart partant, le rouquin de 28 ans, a lancé autant d'interceptions que de passes de touché (6) et, au cours de la présente campagne, il a commis 16 des 23 revirements de son équipe (11 interceptions et 5 échappés perdus).  

Il a un problème de protection du ballon, et ça pourrait coûter cher à l'équipe dans des rencontres importantes et serrées comme celle prévue jeudi.  Les Hawks sont 2e dans la NFL pour le plus grand nombre de revirements commis.  Seuls les Vikings du Minnesota les devancent à ce chapitre, avec 27.

Au cours de ses deux dernières rencontres face aux Rams, Darnold semble voir des fantômes autour de lui lors des situations de passes.  Le coordonnateur défensif des Rams semblent tellement déguiser les couvertures et les blitz dans la tertiaire et dans le front défensif, que Darnold semble incapable de faire ses lectures correctement, et ça l'amène à faire des erreurs, des revirements, et à tellement hésiter, qu'il subit des sacs à profusion.



Avant qu'il affronte la formation du coach Sean McVay (photo ci-dessus), il y a un mois, on vantait la précision de ses passes.  Il était sur une séquence au cours de laquelle il n'avait presque pas lancé de passes incomplètes.  Les temps ont bien changé depuis.  Dans trois des quatre parties disputées depuis cette séquence quasi parfaite, son taux de passes complétées a dépassé 62 % une seule fois.

Il connaît de lents débuts de match, et il ne parvient pas à compléter les poussées offensives des Hawks par des touchés, lorsqu'il atteint la zone payante.  Ce fut le cas contre les Rams, le mois dernier : en quatre visites dans la zone rouge, les Seahawks n'ont marqué qu'une fois, alors que les Rams l'ont fait à trois reprises, en quatre occasions.

Les Seahawks ont évité la catastrophe dimanche dernier, quand ils ont été sauvés par l'excellente performance de leur botteur de précision, Jason Myers, qui a égalé un record d'équipe en réussissant six bottés de placement.  Il a marqué ainsi tous les points de son club, dans une victoire de 18 à 16 des siens, contre les Colts d'Indianapolis.  Ces derniers étaient dirigés à l'attaque par leur quart arrière de 44 ans, Philip Rivers, qui jouait pour la première fois dans la NFL depuis janvier 2021.  Le dernier des bottés de placement de Myers a été réussi à 18 secondes de la fin de la partie, pour procurer une victoire peu convaincante aux Seahawks.



L'attaque au sol de Seattle a également ralenti ces derniers temps.  Contre les Colts, elle n'a produit que 50 verges de gains, et le porteur de ballon Kenneth Walker (photo ci-dessus) n'a gagné que 46 verges au cours des deux derniers matchs, pour une moyenne de 2,4 verges par course.  Les Seahawks n'ont converti que deux troisièmes essais en treize tentatives.

Si l'offensive manque de mordant depuis quelques semaines, la défensive des Oiseaux de mer, elle, reste presque sans faille.  Elle est la deuxième meilleure de la Ligue Nationale pour le nombre de points accordés, et 2e contre le jeu au sol (3,76 verges allouées par course).  Elle est nettement supérieure à celle des Rams contre les jeux de passes (7e de la Ligue avec 191,4 verges concédées par match, contre 219,7 verges accordées par les Rams, 19e rang de la Ligue).  Elle a réussi 42 sacs (4e NFL) contre 37 pour les Rams (8e).

Dernièrement, la tertiaire des Rams s’est fait surprendre un peu trop souvent par de longues passes.  Ce qui est dangereux, à la veille d'affronter le meilleur receveur de la NFL, Jaxon Smith-Njigba.  Mais, en général, même si elle donne beaucoup de verges, elle plie mais ne casse pas, comme le prouve son excellente moyenne de points accordés par match (18,6 points, 3e meilleure de la NFL).



En attaque, les Rams sont normalement supérieurs aux Seahawks à cause du quart arrière Matthew Stafford (no 9, photo ci-dessus) et des options plus nombreuses dont il dispose tant au champ arrière que chez ses receveurs.  Depuis la mi-saison, l'entraîneur Sean McVay a développé une stratégie à trois ailiers rapprochés contre laquelle les adversaires ne semblent pas avoir trouvé de solution.  Colby Parkinson, un ex joueur des Seahawks, est particulièrement efficace dans ce genre de formation.  Il brille en zone payante.  Il a déjà marqué six touchés cette saison.

Stafford pourrait toutefois être privé des services de son as receveur Davante Adams, qui a aggravé sa blessure aux ischio-jambiers dans la victoire de 41 à 34 des Rams contre les Lions de Détroit, dimanche dernier.  Adams mène la NFL pour les touchés par les receveurs, avec 14.  Coach McVay a déclaré cette semaine que la participation d'Adams au match de jeudi serait décidée seulement avant le début de la rencontre. Peut-être qu’on préférera aussi le ménager en ne l’utilisant que dans la zone payante (red zone) ou en attendant les séries éliminatoires, auxquelles les Rams se sont assurés de participer en battant les Lions dimanche dernier.

Si Adams ne peut pas jouer jeudi, ou s’il n’est utilisé que par intermittence ou de façon limitée, l’attaque des Rams perd en dangerosité.  Elle ne gagnera pas 519 verges comme elle l'a fait contre les Lions.  Stafford aura une option importante de moins, si Adams n'est pas présent.  Puka Nacua aura plus de travail, les ailiers rapprochés aussi, et les demis offensifs Blake Corum et Kyren Williams pourraient également devoir contribuer davantage au jeu aérien.



Nacua (ci-dessus) a prétendu cette semaine, que Davante Adams pourrait être remplacé adéquatement par la recrue Konata Mumpfield, un lointain choix de 7e ronde (242e) au dernier repêchage.  Mais le jeune homme de 23 ans, dont on dit qu'il est l'élève d'Adams, n'a capté que cinq passes cette saison, pour des gains de 42 verges et un touché.  C'est peut-être trop lui demander de chausser les souliers d'un futur membre du Temple de la  Renommée...

Même sans Adams, l'attaque des Rams demeurera difficile à arrêter, même si elle a été limitée à 249 verges (dont seulement 130 par la passe) par la défense des Seahawks, le mois dernier.  L'avantage qu'elle possède par rapport à celle de Seattle, c'est qu'elle est expérimentée et commet moins de revirements (seulement 12 cette saison, contre 23 pour Seattle).  Stafford est plus précis et prend de meilleures décisions que Sam Darnold, son homologue des Seahawks.  Il a à sa fiche 37 passes de touchés et cinq interceptions, contre 22 passes de touché et 11 interceptions pour Darnold.

Si l'attaque au sol de Seattle a faibli dernièrement, c'est l'inverse pour celle des Rams qui a produit trois touchés dans chacune des deux dernières joutes.  Elle se classe 8e de la NFL pour la moyenne de verges par portée avec 4,72 verges, tandis que celle des Seahawks n'est que 28e, avec une moyenne de 3,89 verges par course.



Les Hawks sont forts à domicile, devant leurs farouches partisans, surnommés le "12e joueur".  Ils ont gagné cinq de leur six parties à la maison.  Mais les Rams leur ont souvent donné du mal ces dernières années en remportant quatre des cinq plus récents duels contre eux.  Quatre de ces confrontations ont été décidées par une possession.

Si les Rams perdent, ils perdent possiblement aussi le titre de la division, et ils devraient donc disputer un match éliminatoire de "wild card", en terrain étranger, dans le froid, à Green Bay, Chicago ou Philadelphie.  Ce qui serait loin d'être idéal.

Si les Seahawks gagnent jeudi, ils se qualifieront pour les playfoffs pour la première fois depuis 2022, et ils pourraient remporter le championnat de la section Ouest en battant les 49ers à San Francisco lors du dernier match de la saison régulière.  Ils pourraient aussi terminer au sommet de la Conférence Nationale, et obtenir ainsi un congé, ou une passe gratuite, pour le premier tour des séries éliminatoires.



Avec les blessures chez les Rams (Adams → photo, Tyler Higbee, Quentin Lake, Rob Havenstein), la défense plus solide des Seahawks et l’avantage de jouer à domicile, les bookmakers voient Seattle l’emporter par 1½ point jeudi.  Si l'écart de points est si mince en faveur du club local, c'est peut-être parce que Sam Darnold a été tellement vulnérable contre les Rams cette année, et que l'attaque des Hawks a connu des ratés récemment.

Prédire l'issue de cet affrontement c'est comme tirer à pile ou face.  Étant un partisan des Rams depuis très longtemps, j'espère toujours qu'ils vont gagner.  Ils peuvent y parvenir avec l'aide des fantômes si ceux-ci continuent de hanter Sam Darnold, jeudi.

Rams  24,     Seahawks    23.           

samedi 22 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : SEATTLE AU TENNESSEE ⇨ SAM DARNOLD AURA LA CHANCE DE SE RACHETER CONTRE LA PIRE ÉQUIPE DE LA NFL.



Le quart arrière Sam Darnold a causé la perte de son équipe en lançant quatre interceptions, dans la défaite de 21 à 19 des Seahawks de Seattle (7-3), au SoFi Stadium d'Inglewood, la semaine dernière, contre les Rams de Los Angeles (8-2).  Le vétéran pivot des Hawks aura la chance de se racheter dimanche, lorsque son club affrontera les Titans du Tennessee (1-9), la pire formation de la Ligue Nationale de Football.

Darnold a offert sa pire performance de la saison, dimanche passé.  Auparavant, il avait connu beaucoup de succès avec sa nouvelle équipe.  Mais lorsqu'il est sous pression, comme il l'a été la semaine dernière contre la forte défensive de Chris Shula, des Rams, il a tendance à paniquer et à commettre des revirements, au lieu de simplement se débarrasser du ballon en lieu sûr.

En point de presse cette semaine (photo ci-dessous), il a d'ailleurs souligné le fait que son club commettait trop de revirements.  Les Seahawks sont les champions dans ce domaine dans la NFL avec 20 erreurs de ce genre (11 interceptions et 9 échappés perdus).



Mais contre les Rams, les joueurs de l'entraîneur chef Mike MacDonald sont revenus de l'arrière, et ils auraient gagné si le botteur Jason Myers n'avait pas raté son placement de 43 verges, sur le dernier jeu du match.

Les Titans ont bien failli créer la surprise dimanche dernier, tenant tête aux Texans de Houston avant de s’incliner 16 à 13 sur un placement de 35 verges, réussi par Matthew Wright à la toute dernière seconde. 

La défense des Titans a fait son boulot pour donner une chance à l'équipe de gagner, mais l'attaque a encore failli à la tâche, en étant incapable de marquer assez de points pour changer l'issue du match.



Cette attaque compte sur les progrès du quart arrière recrue et premier choix de repêchage Cam Ward (photo ci-dessus).  Celui-ci a prétendu cette semaine, qu'il constatait une amélioration dans son jeu, en prenant de plus en plus d'expérience.  Il a dit qu'il connaît mieux les tracés de ses receveurs, et qu'il a développé une meilleure complicité avec eux.  

Malheureusement, Ward vient de perdre son ailier espacé le plus dangereux.  En effet, Calvin Ridley ne jouera plus cette année, puisqu'il a subi une grave blessure à une jambe.  Son coéquipier Elic Ayomanor sera également inactif dimanche, en raison d'une blessure aux ischio-jambiers.

Ça laisse peu d'options par la passe pour Ward, sauf l'ailier rapproché Chig Okongwo, et le réserviste Van Jefferson.  Il ne peut guère espérer de secours de ses porteurs de ballon, puisqu'ils ne sont guère performants cette saison.



C'est l'inverse du côté des Seahawks.  Ils peuvent compter sur le meilleur receveur de la NFL, Jaxon Smith-Njigba. et sur le dynamique demi offensif Kenneth Walker (photo ci-dessus).  Ces deux attaquants peuvent réussir des jeux explosifs, et procurer les élans nécessaires pour battre à eux seuls les médiocres Titans.  Smith-Njigba mène la Ligue Nationale pour le plus grand nombre de réceptions de 20 verges et plus, avec 13.

D’après les bookmakers, ce duel entre les Hawks et les Titans ne devrait réserver que peu de suspense quant à son issue.  Le club visiteur à Nashville est donné gagnant par deux touchés.  Difficile de les contredire...

Seahawks  28,     Titans   13.

samedi 16 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : SEAHAWKS DE SEATTLE, ÇA PASSE OU ÇA CASSE AVEC SAM DARNOLD.



LES  PRÉVISIONNISTES  N'ONT  PAS  CONFIANCE  AU  NOUVEAU  QUART ARRIÈRE  DES  HAWKS,  ILS  LES  VOIENT  MÊME  AU  DERNIER  RANG  DE  LA  DIVISION  OUEST  DE  LA  NFC,  CETTE  ANNÉE.

Après avoir frôlé une place en séries éliminatoires la saison dernière avec un bilan de dix victoires et sept défaites, on aurait pu penser que les Seahawks de Seattle ne feraient pas beaucoup de changements pour la prochaine saison.  Faux ! En réalité, l'équipe de la cité des émeraudes comptera plusieurs nouveaux visages cette année, notamment au sein de son attaque.

Sam Darnold remplacera Gino Smith (maintenant avec les Raiders) au poste de quart arrière numéro 1.  Trois des principaux receveurs de passes de l'an passé ont déménagé : D.K. Metcalf, Tyler Lockett et Noah Fant.  Ils sont remplacés par Cooper Kupp, Marquez Valdes-Scantling et Eric Saubert.  Un nouveau quart arrière substitut fait également son entrée, Drew Lock.

Les experts ne pensent pas que ces changements vont améliorer l'équipe.  Ils doutent que Darnold soit le bon homme pour conduire l'attaque des "oiseaux de mer" qui n'a qu'une seule arme vraiment dangereuse en la personne du jeune ailier éloigné Jaxon Smith-Njigba (photo ci-dessous).



Sa seule bonne saison en carrière, l'an dernier, avec les Vikings du Minnesota, s'est terminée en queue de poisson, avec deux affreuses performances contre les Lions de Détroit, et les Rams de Los Angeles, (un horrible match de neuf sacs en séries éliminatoires).

Cette dernière rencontre a mis en évidence un gros défaut de Darnold : il tarde beaucoup trop à décocher ses passes, ce qui permet aux défenses ennemies d'avoir le temps de faire pression sur lui.  Et avec la poreuse ligne offensive des Seahawks, une des pires de la NFL, le nouveau quart de l'équipe sera d'autant plus affectée par la pression des chasseurs de QBs adverses.

Et en ce qui concerne ses nouveaux receveurs, disons que Cooper Kupp (photo ci-dessous) aura du mal à remplacer Metcalf, surtout parce que, depuis 2022, il est incapable de demeurer en santé (18 matchs ratés à cause de diverses blessures), et qu'à 32 ans, ses meilleures saisons sont derrière lui (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/03/cooper-kupp-quitte-les-rams-pour.html).



Valdes-Scantling à la place de Lockett ?  Oubliez ça.  Au cours des trois dernières années, il n'a été qu'un receveur substitut, et c'est ce qui l'attend à Seattle.  On va lui préférer la recrue Tory Horton au poste d'ailier espacé numéro 3.  Horton est un choix de 5e ronde au dernier repêchage.

Eric Saubert en remplacement de Noah Fant ?  Saubert est 3e dans l'ordre des ailiers rapprochés des Hawks, derrière AJ Barner et la recrue Elijah Arroyo.  "No big deal" !

Du côté des demis offensifs, pas de changements, et cela peut être inquiétant.  Le principal titulaire, Kenneth Walker III (photo ci-dessous), a vu ses performances décliner depuis sa saison recrue en 2022.  Sa moyenne de verges par course est passée de 4,6 à 4,1 puis à une médiocre moyenne de 3,7 l'année dernière.  Ce déclin s'accompagne de difficultés de plus en plus fréquentes à éviter les blessures.



Ces reculs successifs de Walker ont obligé les coachs des Seahawks à donner plus souvent le ballon à son auxiliaire Zach Charbonnet.  Il a été plus performant que lui.  C'est primordial car l'identité de l'offensive de Seattle c'est justement l'attaque au sol (383 courses en 2024-25).  Et encore là, remplacer Geno Smith par Darnold n'est pas un bon échange, car le premier est beaucoup plus mobile que le second pour gagner des verges à la course.

Le gros problème de cette nouvelle attaque, ça reste la ligne offensive que l'on a pas réussi à améliorer dans l'intersaison.  La saison dernière, elle a alloué 54 sacs (3e plus haut total dans la Ligue), et le deuxième plus haut pourcentage de pression (34,5%) aux défensives adverses.  Son seul membre fiable et compétent est le plaqueur à gauche Charles Cross.

De l'autre côté, son coéquipier Abraham Lucas (photo ci-dessous) semble toujours sur la touche parce qu'il est souvent blessé.  Il n'a disputé que 13 des 34 matchs de l'équipe au cours des deux dernières années.



Aux postes de centre et de garde à droite, personne ne semble capable de s'imposer.  Plusieurs candidats vont s'affronter au camp d'entraînement pour savoir qui va occuper ces positions au début de la saison, en septembre.  Parmi eux, il y a Olu Oluwatimi, et Jalen Sundell, qui se livreront bataille pour le centre; tandis que Christian Haynes, Anthony Bradford et la recrue Bryce Cabeldue vont compétitionner pour la place de garde à droite.  La recrue Grey Zabel est déjà assurée du poste de garde à gauche faute d'autres options.

En défensive, les Seahawks ont mis fin à leur association avec le joueur de ligne Dre'Mont Jones.  Ce fut un échec très décevant car on misait beaucoup sur lui.  Les dirigeants se sont rabattus sur DeMarcus Lawrence (ex Cowboys, plutôt amer !) pour prendre sa place sur la première ligne de défense.  Ce n'est pas pour rien que les Cowboys l'ont laissé partir.  Ses performances étaient à la baisse depuis quelques temps...

Lawrence ne devrait pas solidifier le front-7 de la défensive 3-4 de Seattle.  Heureusement, Leonard Williams est là pour tenir le fort sur la première ligne, et, à 32 ans, Jarran Reed peut encore lui donner un bon coup de main.



Sur le second rideau, Ernest Jones IV (photo ci-dessus) a su faire la différence après avoir été transféré aux Seahawks en milieu de saison dernière.  La défense s'est nettement améliorée grâce à sa contribution, particulièrement dans la catégorie des verges concédées au sol.

Mais autour de lui, il manque de joueurs d'expérience, à part Boye Mafe.  Tyrice Knight n'en sera qu'à sa deuxième année, et les trois autres secondeurs (Josh Ross, Drake Thomas et Patrick O'Connell) n'ont qu'un total combiné de 42 jeux en carrière dans la NFL.

La tertiaire manque également de profondeur.  Après l'excellent demi de sûreté Julian Love et les demis de coin Devon Witherspoon et Tariq Woolen, la relève est peu assurée.  À sa 3e saison, l'an dernier, Coby Bryant est enfin parvenu à s'affirmer, mais on verra s'il confirmera son déblocage cette année.  Choix de 2e ronde (35e), Nick Emmanwori sera évalué au camp d'entraînement pour savoir s'il peut contribuer prochainement à cette unité qui ne devrait pas figurer dans le top-10 de la NFL cette saison.



Le botteur de précision Jason Myers (photo ci-dessus) revient pour une 7e saison.  Son pourcentage de placements réussis (86,7%) l'assure de son poste.  Le botteur de dégagement Michael Dickson en sera à une 8e saison avec l'équipe, lui qui a maintenu une excellente moyenne de 49,4 verges par botté, en 2024-25.

Il n'est pas impossible que les changements apportés durant l'intersaison profitent aux Seahawks cette saison.  Mais les experts en doutent beaucoup, tout comme moi.  Le calendrier est plutôt favorable, mais l'équipe devra voyager beaucoup.  C'est important que les hommes de l'entraîneur Mike MacDonald jouent beaucoup mieux que l'an passé à domicile, là où ils ont perdu six fois en neuf affrontements.

Bien moins bien entouré et dirigé qu'au Minnesota l'an dernier, Sam Darnold ne pourra pas répéter ses exploits.  Retrouvera-t-on le quart arrière médiocre de ses années antérieures avec les Jets et les Panthers; ou poursuivra-t-il sa renaissance à la façon de Baker Mayfield ?  Fera-t-il mieux que son prédécesseur Geno Smith ?  On peut aussi en douter, avec de nouveaux receveurs qui semblent inférieurs à leurs prédécesseurs...



La défensive s'est nettement amélioré après l'arrivée d'Ernest Jones à la mi-saison l'an dernier.  Cette amélioration est probablement davantage attribuable au nouveau système défensif assez complexe du coach Mike Macdonald, que ses hommes sont parvenus à maîtriser, au milieu de la campagne 2024.

Dans ma boule de cristal, je ne vois pas les Seahawks s'améliorer, même avec un calendrier plus clément en 2025-26.  La défense demeurera en milieu de peloton, comme l'an dernier, et l'attaque a bien plus de chances de régresser que de progresser.  Je ne crois pas qu'ils pourront se qualifier pour les séries éliminatoires.  Les experts les plus pessimistes vont jusqu'à leur attribuer la dernière place dans la division Ouest de la NFC.  Si Darnold est un échec à Seattle, leur prédiction pourrait bien se réaliser...

CALENDRIER 2025-26 DES SEAHAWKS DE SEATTLE

N.B. ⇨ Voir autres prévisions des clubs de la division Ouest de la Conférence Nationale.

dimanche 3 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES SEAHAWKS DE SEATTLE : UNE ATTAQUE TERRIFIANTE !

Après l'échange qui a envoyé le quart-arrière étoile Russell Wilson à Denver, personne ne donnait cher du sort qu'allait connaître son ancienne équipe, les Seahawks de Seattle.  Et lorsque l'entraîneur Pete Carroll a annoncé que son quart-arrière partant serait Geno Smith pour la saison 2022-23, plusieurs experts se sont esclaffés.  En carrière, le vétéran de 32 ans (bientôt 33) n'avait été qu'un médiocre «lanceur de relève», qui avait lancé 34 passes de touché, mais... 37 interceptions !

Puis, plus le calendrier s'égrenait, plus Geno Smith et les Seahawks surprenaient.  À la semaine 12, ils étaient même en tête de leur division (Ouest de la Conférence Nationale), devant les puissants 49ers de San Francisco.  Personne ne les attendait là !  Mais après cette date, les choses se sont gâtées.  Les Hawks ont perdu cinq de leurs huit dernières parties pour finir la campagne avec une fiche moins ronflante de 9-8.  Et Smith est redevenu inconstant, en ressemblant bien plus au QB médiocre d'avant son miraculeux début de campagne.

Seattle est entré de justesse en séries éliminatoires grâce à la défaite surprise des Packers de Green Bay, chez eux, contre les Lions de Détroit, au tout dernier match de la saison.



Compte tenu de cette fin d'année perdante en 2022-23, à quoi faut-il s'attendre des Seahawks en 2023-24 ?  D'abord, Pete Carroll (photo ci-dessus) et la direction de l'équipe ont renouvelé leur confiance en Geno Smith en lui consentant un juteux contrat de trois ans, d'une valeur de 75 millions de dollars, plus 30 millions de $ possibles en bonus de performance.

Carroll prévoit qu'il fera aussi bien que l'an passé alors que, dans l'ensemble, ses 30 passes de touché, versus seulement onze interceptions, son coefficient d'efficacité global de 100,9 (meilleur que celui de Joe Burrow et de Josh Allen -entre autres-), de même que son pourcentage de passes complétées (69,8 %, au premier rang de la NFL), sont des gages de réussite pour les prochaines années.

Pour lui donner encore plus de chances d'empocher ses lucratifs incitatifs, les Hawks lui ont fourni des armes offensives supplémentaires en repêchant des jeunes joueurs prometteurs tels que le porteur de ballon Zach Charbonnet (UCLA, 2e ronde, 52e choix) et l'habile receveur de passes Jaxon Smith-Njigba (1ère ronde, choix no 20).

KENNETH WALKER III
Ces prospects viennent compléter une armada offensive déjà redoutable composée du demi Kenneth Walker III (1 050 verges de gains au sol même s'il n'a été le porteur de ballon principal qu'après que Rashaad Penny se soit blessé durant la semaine no 5); et des receveurs éloignés Tyler Lockett et D.K. Metcalf (les deux ont gagné chacun plus de 1 000 verges).

Les ailiers rapprochés Noah Fant et Will Dissly ne sont pas aussi dangereux, mais ils sont surtout utilisés comme bloqueurs.

Le seul pépin, c'est le manque de profondeur à l'attaque, avec les départs de Marquise Goodwin (maintenant avec les Browns de Cleveland) et de Rashaad Penny (nouveau Eagles). 

La ligne à l'attaque est depuis longtemps une faiblesse dans cette offensive.  Durant son long séjour de dix ans avec Seattle, Russell Wilson avait raison de s'en plaindre, lui qui devait souvent courir pour sauver sa vie parce que cette unité ne le protégeait pas assez. La saison passée, cette ligne déficiente a permis 46 sacks aux adversaires, le 9e plus haut total dans la NFL.
  


Ce printemps, les Seahawks n'ont pas utilisé leurs nombreux choix de repêchage (dont plusieurs obtenus dans l'échange de Wilson) pour améliorer le talent de cette unité.  Ils se sont plutôt concentrés sur l'amélioration de leur défensive (25e de la NFL pour les points accordés avec une moyenne de 23,6 par partie en 2022-23), une des pires de la Ligue Nationale contre la course l'an dernier (30e avec 150,2 verges allouées par rencontre).

Ils ont sélectionné le demi de coin Devon Witherspoon (Illinois) au 5e rang de la première ronde (un choix obtenu de Denver pour Wilson).  En seconde ronde ils ont jeté leur dévolu sur le chasseur de QBs Derick Hall (Auburn).

Cependant, c'est surtout sur le marché des agents libres que les Hawks ont trouvé les pièces manquantes pour raffermir cette défensive trop permissive l'an dernier.  Notons les signatures des joueurs de ligne Dre'Mont Jones (ex-Broncos), et Jarran Reed (de retour à Seattle après deux saisons passées d'abord avec les Chiefs -en 2021- et les Packers -2022); du demi de sûreté Julian Love (ex-Giants); et le retour au bercail du légendaire secondeur de ligne Bobby Wagner (photo ci-dessus), après une campagne chez les Rams de Los Angeles en 2022.



Avec les changements de l'entre-saison, les Seahawks ont peut-être reconstitué un genre de «Legion of Boom» (2011 à 2017) avec une tertiaire qui pourrait être une des meilleures du circuit Goodell.  Avec l'ajout de la recrue Witherspoon, qui se joint au jeune Tariq Woolen (agréable surprise l'an dernier, à sa saison recrue) aux postes de demis de coin; qui conjugueront leurs efforts avec ceux des demis de sûreté Quandre Diggs et Julian Love, cette unité défensive pourrait se classer parmi l'élite de la Ligue pendant longtemps.

D'autant plus que le retour au jeu de Jamal Adams (blessé pendant toute la saison l'an passé) viendra sans doute consolider encore davantage cette troisième ligne de défense en la rendant plus étanche, au grand dam des attaquants des clubs opposés.

Pour ce qui est de gagner des matchs chaudement disputés, Seattle est bien placé grâce au Pro-Bowler Jason Myers, un botteur de placements fiable et efficace.  Le botteur de dégagement Michael Dickson, deuxième de la Ligue pour les verges nettes par botté (44,3) leur assurera de gagner la guerre du meilleur positionnement possible sur le terrain.



Surprenants la saison dernière, tout en profitant d'un calendrier facile et de la déchéance des Rams et des Cardinals, dans leur division, les Seahawks seront davantage pris au sérieux par leurs adversaires, cette année dans la NFL.  La défensive sera meilleure.  Et si Geno Smith (photo ci-dessus) peut s'accommoder d'une ligne à l'attaque vulnérable, tout en évitant de redescendre au niveau inférieur où il était avant la saison 2022-23, tous les espoirs sont permis pour le club du vieux Pete Carroll (bientôt 72 ans).

Certains experts leur prédisent même le championnat de leur section, devant les 49ers.  Il ne faudrait pas se laisser trop emporter.  Smith peut régresser à son niveau «normal», et les nombreux changements à la défense peuvent mettre du temps à porter fruits.  Mais il est logique que dans la faible Conférence Nationale, les Seahawks puissent décrocher une autre place en séries de fin de saison.

CALENDRIER 2023-24 DES SEAHAWKS DE SEATTLE




AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City