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mardi 8 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO. 1 ⇨ 49ers ET RAMS S'AFFRONTENT AU PAYS DES KANGOUROUS !


Jeudi, les 49ers de San Francisco et les Rams de Los Angeles s'affronteront dans le premier match de l'histoire de la NFL joué en Australie.  Curieusement, les deux formations ont choisi deux moments différents pour leur voyage de dix-sept heures de vol pour se rendre à Melbourne, leur très lointaine destination.   Les Niners sont arrivés au pays des kangourous une semaine avant la rencontre, tandis que les Rams n'atterriront à cet endroit que la veille de la confrontation avec leurs redoutables rivaux de la division Ouest de la Conférence Nationale.  Le club qui aura le mieux contrôlé le décalage horaire pourrait bien sortir vainqueur de la partie...

On peut dire que l’option choisie par les Rams est celle qui fait le plus jaser dans le monde du football. Bien qu’ils soient l’équipe hôte, donc “à domicile”, les amateurs australiens auraient aimé rencontrer leurs joueurs afin de promouvoir le football américain sur leur sol.  Pourtant, les représentants du club de Los Angeles ne passeront que quelques heures en Australie.

Avec comme perspective l'endroit exotique où se déroulera la bataille, et le besoin d'offrir un bon "show" aux Australiens pour leur vendre le produit américain, on prévoie beaucoup de points et de rebondissements spectaculaires jeudi, à Melbourne, entre ces deux belligérants californiens.


Après leurs grosses acquisitions de l'intersaison, surtout en défensive, les Rams ont été établis les grands favoris pour remporter le prochain Super Bowl qui aura lieu chez eux, dans leur stade, le 14 février 2027.  Mais rappelons que ce genre de prédictions pré-saison n'a qu'un faible pourcentage de réussite...

Sean McVay et ses joueurs ne devraient pas s'enfler la tête avec cette belle prévision, ni avec leur nouvel alignement comprenant plusieurs gros noms.  Le football se joue sur un terrain de 100 verges, et l'expérience a prouvé que ce n'est pas toujours le plus fort qui gagne.  Bien des choses imprévues peuvent arriver...

D'ailleurs, McVay n'a pas eu le dessus sur son homologue Kyle Shanahan, des 49ers, en saison régulière, depuis qu'ils s'affrontent.  Shanahan mène la série 11 victoires contre 7 pour McVay.  En dépit d'avoir été frappés par une incroyable multitude de blessures, la saison dernière, les Niners ont terminé la campagne 2025-26 avec une fiche identique à celle des Rams (12-5).



Bien sûr, l'alignement des Rams a changé depuis les sept derniers mois.  En défensive, ils ont ajouté des joueurs extraordinaires comme Myles Garrett (jour défensif de la dernière année dans la NFL ⇨ photo ci-dessus), Aaron Donald (sorti de sa retraite de deux ans), les excellents demis de coin des Chiefs Trent McDuffie et Jaylen Watson, les secondeurs de ligne Grant Stuart et Wesley Bailey.  

En attaque, ils ont repêché deux recrues prometteuses, le quart arrière Ty Simpson, et le receveur CJ Daniels, en plus de récupérer par un échange l'ailier espacé Tutu Atwell, qu'ils avaient perdu sur le marché des agents libres au bénéfice des Dolphins de Miami.  McVay était conscient du manque de profondeur dans son groupe de receveurs éloignés. 

Les Rams sont favoris par 3½ points pour sortir vainqueurs du duel de jeudi.  C'est surtout en raison de leur force de frappe en attaque avec le MVP de la saison dernière, Matthew Stafford, lançant le ballon à des receveurs élite comme Puka Nacua et Davante Adams.  Sean McVay a développé aussi une stratégie à trois ailiers rapprochés ou "13 personnel" qu'aucun adversaire n'a réussi à contrer efficacement jusqu'à maintenant.  Il pourrait employer pas moins de cinq ailiers rapprochés : Davis Allen, Terrance Ferguson, Tyler Higbee, Colby Parkinson, et la recrue Max Klare (2e ronde, Ohio State) pour confondre encore plus les défensives adverses.


Avec les demis offensifs Kyren Williams (photo ci-dessus) et Blake Corum, l'attaque au sol de la troupe de Sean McVay pourrait profiter de la faiblesse des joueurs des 49ers sur la première ligne de défense, où C.J. West et Alfred Collins ont été les moins bien notés par Pro Football focus pour arrêter les coureurs adverses, l'an passé.  Le nouveau venu Osa Odighizuwa a à peine fait mieux qu'eux avec les Cowboys de Dallas.

En face, les 49ers auront du mal à contenir la puissance offensive de leurs opposants.  Les blessures semblent encore leur thème principal actuellement, avec 25 noms apparaissant sur leur liste d'éclopés.  En défense, mentionnons parmi les absents notoires : l'ailier défensif Mykel Williams (genou), le secondeur de ligne Nick Martin (ischoi-jambiers), l'ailier défensif Bryce Huff (retraite), le plaqueur Sam Okuayinonu (pied), et le demi de coin Nate Hobbs (aine).  

Nick Bosa (genou) est un cas incertain, mais le nouveau coordonnateur défensif Raheem Morris a déclaré qu'il jouera jeudi.  D'ailleurs, Morris remplace Robert Saleh devenu entraîneur chef des Titans du Tennessee.  Saleh va manquer aux 49ers, car c'est lui qui a sauvé leur saison en gérant de main de maître leur défensive affreusement diminuée par l'absence de blessés importants, lors de la dernière campagne.  Coup de chance pour Morris (photo ci-dessous) toutefois, les dirigeants de l'équipe ont récupéré Dre Greenlaw, après son bref passage chez les Broncos de Denver, l'an dernier. 



La crainte, c'est le manque de "pass rush" des 49ers contre un passeur dangereux comme Stafford, ayant le temps et la liberté de repérer et de rejoindre ses receveurs partout sur le terrain.  La saison dernière, la défensive 3-4 des Niners n'a réussi que 20 sacs, de loin le pire total de toute la NFL.  De plus, leur tertiaire est évaluée parmi une des moins bonnes par les experts, en vue de la prochaine saison.

Le plan de match des porte couleurs de San Francisco sera simple : contrôler l'horloge avec le jeu au sol de leur super vedette, le demi offensif Christian McCaffrey, pour empêcher Stafford et sa bande de faire des dégâts sur le terrain, en les laissant le plus longtemps possible sur le banc des joueurs.  McCaffrey a été très occupé l'an passé, et ça risque d'être encore le cas cette saison puisque son adjoint de la saison dernière, Brian Robinson, joue maintenant pour le compte des Falcons d'Atlanta, que Isaac Guerendo (pectoraux) sera absent pour une longue période, et que les jeunes Kaelon Black et Jordan James n'ont aucune expérience chez les professionnels.

Le quart arrière Brock Purdy va tenter d'éviter le dangereux "pass rush" des Rams pour essayer de rejoindre ses receveurs Mike Evans, Deebo Samuel et George Kittle.  Evans et Kittle se remettent à peine d'importantes blessures, et Samuel a connu une baisse de rendement ces dernières années.  Mais, au moins, Purdy n'aura pas à affronter Aaron Donald, puisque Sean McVay vient d'annoncer que son joueur vedette restera à Los Angeles, et ne sera donc pas de la partie de jeudi.



Peut-être que Brock Purdy pourra exploiter un certain manque de cohésion et de synchronisme de la nouvelle tertiaire des Rams, dont les membres ne sont pas habitués de jouer ensemble.  Mais il devra tenter de le faire sans ses receveurs Christian Kirk et Ricky Pearsall, tous les deux blessés.   

Tout semble donc pointer vers une victoire des Rams, à moins que les kangourous viennent les "boxer" sur le terrain, ou que les joueurs de Sean McVay tombent de sommeil après leur vol de 17 heures vers Melbourne.

Pour de plus amples informations, voir mes articles précédents...


dimanche 16 août 2026

SAISON 2026 DES 49ers DE SAN FRANCISCO : DERNIÈRE CHANCE DU CLUB VIEILLISSANT DE KYLE SHANAHAN D'ATTEINDRE LE SUPER BOWL ?



Pour une deuxième saison de suite, l’effectif des 49ers de San Francisco a été frappé de plein fouet par les blessures.  Pas moins de huit titulaires habituels ont dû s’absenter pour une grande partie des activités de l’équipe.  

Mais l’an dernier, à la différence de la campagne précédente, le talent des entraîneurs a permis de faire bien plus que limiter les dommages, menant l’équipe à un impressionnant bilan de 13 victoires en 18 matchs, incluant une victoire surprise au premier tour des séries contre les Eagles de Philadelphie.

Ces succès incroyables, presque miraculeux, les Niners les doivent surtout à Kyle Shanahan, à la barre, et au coordonnateur défensif Robert Saleh, qui ont su mener un mélange de remplaçants et de vétérans chevronnés à bon port, malgré les pièges d’une mer agitée.



D'ailleurs si j'avais pu voter au scrutin de l'entraîneur de l'année, mon bulletin aurait été en faveur de Shanahan (au centre, photo ci-dessus).

Avec l'absence d'importants blessés à long terme tels que Brock Purdy, Fred Warner, Nick Bosa, George Kittle, Ricky Pearsall, Mykel Williams, et Brandon Aiyuk, on s'attendait de semaine en semaine à ce que ce club affaibli s'effondre.  Ce n'est pas arrivé...

Il est vrai qu’un calendrier très favorable a permis de traverser la tempête, mais malgré tout, c’est un véritable tour de force, voire un coup de magie, que les entraîneurs ont accompli pour maintenir cette formation éprouvée à flot.


On dirait que l'équipe est frappée par une malchance ou une malédiction effroyable, avec autant de joueurs souvent affectés par des problèmes de santé.  

Même Kyle Shanahan n’y a pas échappé cet été, alors qu'il a été impliqué dans un grave accident de voiture.  Il a souffert d’une sévère commotion cérébrale et de quelques autres blessures (photo ci-dessus), mais il était de retour à son poste pour le premier match pré-saison de son équipe, jeudi dernier.

S’il y a un joueur qui a sauvé la saison de son équipe, c’est bien le demi offensif vedette Christian McCaffrey (photo ci-dessous, au camp d'entraînement).  Véritable cheval de bataille, il a été impliqué dans 413 jeux, accumulé 1 202 verges au sol, tout en étant le meilleur receveur de passes des 49ers avec 102 réceptions pour 924 verges. 
 


Au total, il a inscrit 17 touchés.  Il a fait preuve d’une durabilité impressionnante malgré une utilisation abusive et un lourd passé de blessures lors des saisons précédentes.  Sans ses performances presque surhumaines, la troupe de Kyle Shanahan n’aurait jamais pu traverser aussi bien une campagne semée d’autant d’embûches.

Kyle Shanahan a déjà annoncé qu’il le ménagerait cette année, McCaffrey ayant célébré ses 30 ans en juin dernier, un âge où les porteurs de ballon d’élite commencent généralement à ralentir.

Le problème c'est qu'il n'y a guère de relève pour le remplacer sur le terrain quand c'est nécessaire.  Son auxiliaire de l'an passé, Brian Robinson, a quitté pour les Falcons d'Atlanta, durant la saison morte.



Il est possible que Shanahan doive s'en remettre à la recrue Kaelon Black (3e ronde, 90e choix, Indiana ⇨ photo ci-dessus) pour remplir ce rôle de second violon dans le champ arrière de la formation californienne.  Black n'est cependant pas habile pour capter des passes, comme on le demande assez souvent aux demis offensifs dans la Ligue Nationale.

Plusieurs des receveurs de la saison dernière ne sont plus avec l'équipe non plus.  Jauan Jennings est maintenant avec les Vikings du Minnesota, Kendrick Bourne est avec les Cardinals de l'Arizona, et Pearsall va rater toute la saison prochaine en raison d'une grave blessure à un genou.  

Le nom de Brandon Aiyuk figure toujours sur la liste des blessés à long terme.  Les Niners aimeraient l'échanger, mais aucune équipe n’est prête à assumer son contrat exorbitant.  Il ne semble plus faire partie des plans du club du gérant général John Lynch.



Pour palier ces absences, le DG des 49ers a eu recours au marché des agents libres pour s'assurer des services de Mike Evans (photo ci-dessus), l'ancien receveur étoile des Buccaneers de Tampa Bay, qui a signé un contrat à rabais pour pouvoir enfin avoir la chance de jouer pour un club aspirant au Super Bowl.  

Evans a connu sa pire saison l'an dernier en ratant pour la première fois de sa longue carrière la barre des 1 000 verges de gains aériens (il en a gagné 368 en huit parties).  Il est vrai qu'il a manqué la moitié des rencontres de son équipe en raison de blessures (photo ci-dessous).  

Freiné par celles-ci, il a eu plus de difficulté à se démarquer, surtout face aux couvertures "homme à homme".  Ses verges gagnées après réception ont également diminué, comme ce fut le cas pour les receveurs des 49ers l’an passé.
  

La direction des Niners mise sur un retour en forme d’Evans cette saison.  C’est un pari risqué, mais qui pourrait rapporter gros.  Evans n'a pas son pareil pour convertir des 3e essais importants.  Il est primordial qu'il performe à son meilleur niveau, car les bons ailiers espacés ne sont pas nombreux dans la formation du club de football professionnel de la baie de San Francisco.

Lynch a aussi recruté l'ailier éloigné Christian Kirk, qui a joué brièvement pour Houston et Jacksonville au cours des deux dernières années.  

Dans un geste un peu désespéré, Lynch a aussi ramené Deebo Samuel au bercail, lui qui était avec l'équipe il y a deux ans, avant de déménager chez les Commanders de Washington, l'an passé.



Pour renforcer et rajeunir cette position, les recruteurs des Niners ont choisi De'Zhaun Stribling (no 15 photo ci-dessus) au 33e rang du dernier encan amateur.  Les 49ers comptent sur lui pour décrocher une place dans l’alignement régulier, surtout avec plusieurs receveurs blessés et indisponibles présentement.  Il a impressionné lors du match hors concours de jeudi contre Tennessee. 

San Francisco a cruellement besoin de profondeur chez ses receveurs.  Evans et Kirk se sont d’ailleurs ajoutés à la liste des blessés durant le camp d’entraînement, laissant Demarcus Robinson comme unique ailier expérimenté prêt pour la compétition.

Chez les ailiers rapprochés, George Kittle, - l’un des joueurs des 49ers promis à une place future au Temple de la Renommée -, tentera un retour au jeu après s’être tordu le tendon d’Achille lors des dernières séries éliminatoires.  Comme Mike Evans, il fêtera bientôt ses 33 ans et, à cet âge avancé pour un footballeur, le déclin ainsi qu’une plus grande vulnérabilité aux blessures ne sont jamais loin.



C’est la même chose pour la vedette de la ligne offensive Trent Williams (photo ci-dessus) qui, à 38 ans, arrive clairement au crépuscule de sa carrière, mais qui a été encore nommé sur une équipe d'étoiles (la 2e All-Pro) la saison dernière. 

Le centre Jake Brendel n’est pas tout jeune non plus avec bientôt 34 ans au compteur, tout comme le plaqueur Colton McKivitz, qui fêtera ses 31 ans au début septembre.

Cette ligne offensive devrait rester parmi les meilleures de la NFL cette année, mais rappelons que la saison dernière, elle a fini au 30e rang de la Ligue pour la moyenne de gains au sol, avec seulement 3,8 verges par course.  Face à des défenses imposantes et agressives comme celles des Rams et des Seahawks, dans sa division, elle pourrait être en sérieuses difficultés en 2026-27.
  
Le temps joue contre eux, car la relève n’est pas au niveau, comme c’est aussi le cas à plusieurs autres postes de l’équipe, en raison des mauvais repêchages des récentes années. 

C’est peut-être la dernière bonne saison avant le déclin, - avec l’âge ou les blessures -, qui guettent de nombreux vétérans encore titulaires importants chez les 49ers.  La fenêtre pour une ultime participation au Super Bowl pourrait bien se refermer très vite.  Leur dernière conquête du grand championnat de la NFL remonte à 31 ans, en 1995.

Au poste de quart arrière, les Niners ont la chance de compter sur Brock Purdy et son excellent remplaçant, Mac Jones.  Le DG John Lynch anticipe déjà un problème pour respecter le plafond salarial l’an prochain (en partie à cause de l'astronomique contrat de cinq ans de Brock Purdy d'une valeur de 265 millions de dollars), et aurait été prêt à échanger Jones.
  


Mais, à la surprise générale, autant pour lui que pour Kyle Shanahan, aucune équipe n’a manifesté d’intérêt pour le vétéran, qui entamera sa 6e saison dans la NFL.

Jones a aussi beaucoup aidé l’équipe pendant huit matchs en remplaçant Purdy, qui était blessé.  Il a décroché un total de cinq victoires lors de ces matchs et réussi 69,6 % de ses passes, ce qui l'a placé au 2e rang de la Ligue dans cette catégorie.  

Purdy reste le quart arrière numéro un.  Depuis 2022, il est le titulaire régulier en NFL avec le deuxième meilleur coefficient d’efficacité, un impressionnant 104.  Sans être considéré comme faisant partie de l’élite, - notamment pour les longues passes -, il possède toutes les qualités pour mener son équipe aux plus grands honneurs.  Il est très à l'aise dans le système offensif de Kyle Shanahan.
   


En défensive, à cause des nombreux blessés l'an passé, on s'est rendu compte que cette brigade manquait de profondeur.  Le coach Robert Saleh (photo ci-dessus, maintenant coach des Titans du Tennessee) a sauvé la mise grâce à sa grande expertise, mais les titulaires sur la première ligne de défense risque d'être la plus grande faiblesse de l'équipe, cette saison.  

On se demande si Raheem Morris, qui a succédé à Saleh comme coordonnateur défensif cette année, après avoir été congédié de son poste d’entraîneur chef des Falcons d’Atlanta, saurait faire aussi bien que Saleh dans des circonstances aussi critiques.  

La défense des Niners a fini 13e de la NFL pour le nombre de points accordés, même si ses piliers Warner, Bosa et Mykel Williams ont raté un total combiné de 33 matchs en raison de blessures. 



Cette année, sur le front-7, seuls Nick Bosa et le nouvel arrivant Osa Odighizuwa (photo ci-dessus) inspirent réellement confiance et représentent des valeurs sûres, que ce soit pour stopper le jeu au sol ou pour mettre la pression sur les attaquants adverses. 

La saison passée, cette défense a fini au dernier rang de la Ligue pour les sacs, avec seulement 20, et à l'avant-dernière place pour les pressions sur les quarts arrières opposés avec 157.  Les titulaires sur cette première ligne de front, Alfred Collins et C.J. West, ont connu une saison de misère l'an passé.  

Odighizuwa pourrait combler en partie cette lacune, car avec les Cowboys l’an dernier, il a enregistré 52 pressions, le 6e total le plus élevé pour un plaqueur défensif dans la NFL.  C’est 28 de plus que le total combiné de Jordan Elliott et Kalia Davis au même poste, que John Lynch n’a pas voulu ré embaucher le printemps dernier.  



Cependant, Odighizuwa n'a réussi que 17 sacs en cinq saisons avec les Cowboys...  La présence de Nick Bosa (photo ci-dessus) à ses côtés pourrait l'aider à en obtenir davantage la saison prochaine.

Les recruteurs des 49ers ont pensé à l'avenir de cette ligne de défense en sélectionnant deux bons prospects au dernier repêchage : Romello Height (3e ronde, 70e Texas Tech), et Gracen Halton (4e tour, 107e, Oklahoma).  Ils pourraient éventuellement renforcer le « pass rush » qui fait défaut à leur défense.

Chez les secondeurs de ligne, les Niners sont en meilleure posture avec Fred Warner (s'il ne conserve pas des séquelles de sa grave blessure de l'an dernier) et Dre Greenlaw (photo ci-dessous), qui revient avec le club californien après un bref séjour avec les Broncos de Denver.
  


Mais celui-ci est aussi un bon candidat pour se blesser. Depuis le début de sa carrière, il y a sept ans, il a été un habitué de l’infirmerie et a manqué 40 % des matchs auxquels il aurait pu participer s’il n’avait pas été blessé.  Il remplace Dee Winters que les 49ers ont échangé aux Cowboys de Dallas.  Lorsqu'il est en santé, Greenlaw est efficace contre le jeu au sol, car il est un bon plaqueur.

Dans la tertiaire, les demis de coin Deommodore Lenoir, Renardo Green, Upton Stout, ainsi que le nouveau venu Nate Hobbs, figurent parmi le dernier tiers, et les moins bien notées, des escouades comparables de la NFL.

Ce n’est guère mieux du côté des demis de sûreté, où Malik Mustapha (photo ci-dessous), Ji’Ayir Brown, Marques Sigle et Ashtyn Davis sont négligés par la majorité des analystes, qui les classent parmi les derniers de la Ligue.  Mécontent de ces joueurs, Kyle Shanahan les a même relégués sur le banc à quelques reprises l’an dernier.



Alors que les experts prévisionnistes situent l'attaque des 49ers dans le top-5 du circuit Goodell, la défensive n'occupe que le 20e échelon dans leurs projections pour la prochaine saison.

Les Niners ont réglé un problème de taille au poste de botteur de précision l'an passé.  En septembre, ils ont remplacé le décevant Jake Moody par Eddy Pineiro, qui a réussi toutes ses tentatives de placement sauf une de 64 verges, laquelle a heurté la barre transversale.  Il a été le botteur le plus précis de la NFL avec 28 bottés de placement réussis sur 29 tentés.

Ce fut différent pour le poste de botteur de dégagement. Thomas Morstead n'a pas été retenu.  Corliss Waitman (ex Steelers), qui était agent libre, prendra sa place cette saison. 
 


Le retourneur de bottés Skyy Moore s'est entendu pour un contrat avec les Packers de Green Bay et son poste pourrait être pris par le jeune Junior Bergen, un choix de 7e ronde au repêchage de 2025.  D'autres candidats sont en lice pour remplir cette tâche : Jacob Cowing, Khalil Herbert, la recrue Will Pauling, ou le vétéran Deebo Samuel (photo ci-dessus).

Les 49ers ont l'une des plus vieilles équipes de football de la Ligue Nationale et la relève n'est guère encourageante.  Ils doivent gagner maintenant avant qu'il ne soit trop tard.  Leur offensive devrait être encore explosive, mais ses principaux piliers doivent demeurer en bonne santé pour qu'elle produise à son haut niveau habituel.  

Le seul danger, c'est que McCaffrey ait été usé prématurément à cause de sa surutilisation des dernières saisons.  L'an passé, sa production de gains au sol a baissé à 3,9 verges par course, nettement sous sa moyenne de 5,4 de la saison 2023.  Un signal d'alarme ?

En défensive, les mauvais repêchages des années passées hypothèquent l'avenir, même si cette défense "Rouge et Or" devrait tenir le coup cette saison, malgré la perte de leur très compétent coordonnateur Robert Saleh.  Le manque de "pass rush" reste préoccupant surtout parce qu'il rend encore plus vulnérable la faible tertiaire de cette brigade. 
    


San Francisco joue dans une division corsée avec les puissants rivaux que sont les Rams et les Seahawks, deux prétendants sérieux au prochain super Bowl.  Mais puisqu'ils sont bien dirigés, les 49ers peuvent espérer leur livrer une chaude lutte pour une place en séries éliminatoires.  Mais finir plus haut que 3e dans leur division semble irréalisable. 

Parce qu'ils ont justement fini au 3e rang de la section Ouest de la NFC en 2025-26, ils ont encore un calendrier favorable cette année, même s'ils devront voyager à l'autre bout de la planète pour leur match d'ouverture en Australie.  

Ils sont favoris pour gagner onze rencontres la saison prochaine, à moins que les blessures viennent encore jouer les trouble fête.  C'est malheureusement un mauvais scénario possible étant donné le nombre élevé de joueurs plus âgés dans leur alignement. 
 


Il ne faut pas oublier qu'il y a deux ans, victimes d'une malchance semblable au point de vue blessures, les Niners s'étaient écroulés avec un bilan désastreux de six victoires, onze défaites.  

Par contre, lorsqu'ils ont été épargnés par les blessures, comme ce fut le cas en 2019 et en 2023, les 49ers se sont rendus au Super Bowl.  Sous la conduite experte du renommé pilote Kyle Shanahan c'est toujours possible.  

Mais ça exige que ses meilleurs joueurs évitent l'infirmerie et soient capables de fournir leur effort maximum, tout au long de la prochaine saison.  Si le passé est garant de l'avenir, ça n'arrivera pas encore cette année...

🏈🏈🏈

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Les prévisions pour la saison 2026 des Seahawks de Seattle.  Cliquez sur le lien suivant : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-2026-des-seahawks-de-seattle-la.html.

mercredi 10 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : WASHINGTON À NEW YORK GIANTS ⇨ EN LUTTE POUR LE PREMIER CHOIX DU PROCHAIN REPÊCHAGE...



Lors de cette 15e semaine du calendrier de la NFL, un seul match n’a aucun impact sur le classement des équipes, en vue des séries éliminatoires à venir.  C'est l'affrontement entre les Commanders de Washington (3-10), et les Giants de New York (2-13), deux clubs qui doivent avoir hâte que leur saison de misère prenne fin, car elle a été particulièrement pénible et décevante.

La formation représentant la capitale américaine s'est littéralement effondrée en subissant huit défaites consécutives, au cours des deux derniers mois.  Pourtant, après une surprenante campagne de douze victoires et cinq revers, et une participation à titre de finaliste au championnat de la Conférence Nationale, l'an passé, tous les espoirs étaient permis cet automne pour la troupe du pilote Dan Quinn.

Mais tout est parti de travers, à commencer par la grève de l'ailier espacé étoile Terry McLaurin, lors du camp d'entraînement, parce qu'il était mécontent de son contrat; suivi des blessures subies par la super vedette de l'équipe, le quart arrière Jayden Daniels; en passant par les gros problèmes de la défensive; rien ne s'est passé comme prévu ou espéré.



La cinglante défaite de 31 à 0 contre les Vikings du Minnesota, dimanche dernier, a été le reflet de cette saison horrible des Commanders.  Jayden Daniels (photo ci-dessus) revenait à peine au jeu, qu'il s'est reblessé au coude gauche : une troisième blessure pour lui, en 2025.  Il sera absent contre les G-Men, cette semaine.  Et il pourrait bien avoir joué sa dernière partie cette saison.  

En tout, il n'aura disputé que cinq rencontres complètes cette année.  Les dirigeants des Commanders ont été critiqués pour avoir surexposé Daniels aux blessures, en lui faisant porter le ballon trop souvent, et ce, même sur les premiers essais.

Son remplaçant, Marcus Mariota, aura joué plus que lui, mais avec un succès mitigé, comme le montre ses neuf passes de touché, et ses sept interceptions.  



McLaurin (ci-dessus), sans doute en manque de forme physique, après avoir raté le camp d'entraînement, a été blessé lui aussi, et n'a participé qu'à six matchs.  

Le demi offensif Austin Ekeler s'est brisé le tendon d'Achille lors de la deuxième semaine de la saison, et il n'est pas revenu au jeu.  

L'ailier rapproché Zach Ertz connaissait une bonne saison, avant de tomber au combat à son tour, la semaine passée (blessé à un genou).



Après un excellent début de saison, le receveur Deebo Samuel (photo ci-dessus) a vu ses performances chuter de manière notable, par la suite.

En défensive, les blessures sont venues également gâcher les choses.  L'ailier défensif Dorance Armstrong n'a joué que sept joutes, et les demis de coin Marshon Lattimore et Trey Amos ont beaucoup manqué à l'équipe, puisqu'ils ont raté plusieurs parties, et sont encore absents.

Cette brigade défensive est apparue faible et vieille.  Ce qui n'a pas empêché les vétérans Von Miller (36 ans), et Bobby Wagner (35 ans), de dominer respectivement leur unité pour les sacs (6), et les plaqués (131).  Wagner (ci-dessous) a ajouté deux interceptions à sa fiche.



Mais globalement, cette défensive a été pitoyable, allouant un coefficient d'efficacité de 109,7 aux quarts arrières adverses (pire de la NFL) et en se montrant incapable de tenir les couvertures sur les jeux de passes (30e de la NFL avec 246,9 verges accordées en moyenne par match).

La défense des Giants n’a pas fait beaucoup mieux, accordant en moyenne 28,2 points par match (30e), et une inquiétante moyenne de 385,8 verges concédées aux attaques adverses par rencontre (31e).  La défense contre le jeu au sol risque même de devenir la pire de l'histoire de la Ligue Nationale si elle continue comme ça.  Elle alloue 154,2 verges par partie (5,78 verges par course), du jamais vu dans la Ligue depuis 90 ans !

Au moins, chez le Big Blue, on pense avoir enfin trouvé un bon quart arrière avec la recrue Jaxson Dart qui, en dix rencontres, a lancé onze passes de touché, contre seulement trois interceptions.  Le receveur Wan'Dale Robinson (photo ci-dessous) a été une autre belle surprise avec ses 73 réceptions pour des gains de 828 verges et trois touchés.  Il a pris la relève du jeune prodige Malik Nabers, lorsque celui-ci s'est brisé un genou, au cours du 4e match de l'équipe.



Le duel de dimanche est un peu du genre "qui perd gagne", si on considère que les perdants gagnent plus de chances de finir au dernier rang du classement général, ce qui leur vaudrait le premier choix au prochain repêchage.  

Les Giants sont favoris par 2½ points pour remporter cette confrontation à domicile.  Club plus jeune, leurs joueurs vont vouloir sauvegarder leur job, en prévision de la saison prochaine, et ils seront motivés également pour offrir une rare victoire à leurs partisans, après sept revers d'affilée.  Tandis que les Commanders, eux, semblent avoir déjà abandonnés.  Beaucoup de malheurs sont tombés sur eux depuis qu'ils ont vaincu les Giants 21 à 6, lors de la première semaine du calendrier, le 7 septembre, à Washington.

Commaders  20,    Giants   23.     

dimanche 9 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : DETROIT À WASHINGTON ⇨ LA DESCENTE AUX ENFERS SE POURSUIT POUR LES COMMANDERS...



Ça va très mal à Washington.  Et je ne parle pas ici du président Donald Trump, ni du cruel "shutdown" administratif qui affecte beaucoup de monde aux États-Unis.  Non je veux parler du club de football des Commanders de Washington, qui vient de perdre quatre matchs d'affilée, et son quart arrière vedette Jayden Daniels.  Celui-ci a subi une dislocation du coude, lors du massacre de son équipe, 38 à 14, aux mains des Seahawks de Seattle, dimanche dernier.

Les Commanders reçoivent les Lions de Détroit (5-3), cette semaine, mais avec un bilan négatif de trois gains contre six échecs, autant dire que la saison du club de la capitale nationale est perdue.  Car les prochaines parties s'annoncent mal pour la troupe du pilote Dan Quinn.  Outre les puissants Lions, il y a encore de dures batailles à venir : deux contre les Eagles de Philadelphie, et une autre contre la féroce défensive des Broncos de Denver.

À part la perte considérable que représente celle de leur quart arrière numéro un, qui a été responsable, en grande partie, de leurs succès surprenants de l'an dernier (finalistes du championnat de Conférence), il va aussi manquer les receveurs Terry McLaurin (blessé aux quadriceps), et Luke McCaffrey (clavicule) à la formation offensive, face aux Lions.  Rien de rassurant pour le quart arrière Marcus Mariota, appelé à prendre la relève de Jayden Daniels.



Mariota (ci-dessus) a été impliqué dans cinq parties cette saison, et les résultats n'ont pas été probants : des défaites, quatre passes de touché, autant d'interceptions, et sept sacs subis.  Pour les longs jeux de passe, il ne reste que Deebo Samuel, comme receveur dangereux, et disons que les défenses adverses le surveillent de près, l'empêchant d'être efficace.  Il ne reste que peu d'options pour Mariota, qui devra s'en remettre au jeu au sol, et à de courtes passes à ses demis offensifs ou à l'ailier rapproché Zach Ertz.

En défensive, la situation est encore pire.  Là aussi, les blessures à des joueurs clés font mal.  Les ailiers défensifs Dorance Armstrong (genou) et Drake Jackson (pied) sont hors circuit, ainsi que le demi de coin étoile Marshon Lattimore (genou).  Les Commanders présentent une des pires défenses contre la passe dans la NFL (29e en accordant une moyenne de 253,6 verges par match).

Disons que ça augure mal, face à la deuxième meilleure attaque de la Ligue, celle des Lions (moyenne de 29,9 points marqués par rencontre).



Cependant, les Lions de cette année ne sont plus ceux de l'an dernier, qui dominaient le circuit Goodell, autant en offensive qu'en défensive.  Ils ont déjà subi une défaite de plus que durant toute la saison dernière, dont deux contre des clubs de leur division (Green Bay, et Minnesota, la semaine passée).

Avant le début de la présente campagne, on se demandait si la perte de leur coordonnateur offensif, (Ben Johnson, maintenant coach des Bears de Chicago), et celle de leur coordonnateur défensif (Aaron Glenn, rendu à New York comme entraîneur chef des Jets) les affecteraient.  Au regard de leurs statistiques de ces deux côtés du ballon, on peut dire que oui.  

Les rendements sont à la baisse en attaque comme en défense.  Les Lions perdent plus souvent, marquent moins de points, et en accordent plus (14e dans la NFL avec une moyenne de 22,2).  Ils sont en milieu de peloton contre le jeu au sol (13e), et ils ne sont plus dans le top-10 en défense anti aérienne (12e).  L'attaque au sol (9e) n'a plus le mordant d'antan, et l'attaque aérienne (12e) n'est plus aussi terrifiante. 

Au point de vue offensif, les carences de la ligne à l'attaque sont en partie responsables du ralentissement de la production de cette unité.  Les membres de cette ligne perdent trop souvent la guerre des tranchées, ce qui fait que le quart Jared Goff (photo ci-dessous) est plus souvent sous pression de la part des "pass rush" adverses.  Et on sait que quand il n'a pas le temps d'exécuter le jeu prévu, il est incapable d'improviser un jeu de remplacement, et qu'il devient ainsi inefficace.



Bien sûr on peut imputer aux blessures une part des ennuis de l'équipe.  Mais on peut y voir aussi un manque de profondeur dans l'alignement.

Le jeu au sol des Lions est crucial dans les succès et les déboires de l'équipe.  Quand il rapporte au moins 100 verges par match, les Lions sont invaincus (5-0).  Sinon, en bas de 100 verges, ils ont perdu leurs trois matchs (0-3).  Contre la faible défensive des Commanders, ils ne devraient pas avoir de difficultés à atteindre cette condition gagnante.

Détroit est favori par 7½ points pour vaincre un club en chute libre, cette saison.  Les Lions sont peut-être moins redoutables cette année, mais ils ont nettement plus de talent que les Commanders.

Lions    28,    Commanders   20.       

dimanche 2 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 9 : SEATTLE À WASHINGTON ⇨ JAYDEN DANIELS REVIENT AU JEU MAIS IL N'EST PAS À SON MIEUX (BLESSÉ AUX ISCHIO-JAMBIERS).



Les Commanders de Washington (3-5) devraient pouvoir compter sur les services de leur quart arrière Jayden Daniels, lorsqu'ils recevront les Seahawks de Seattle (5-2), dimanche soir, dans la capitale américaine.

C'est une mesure d'urgence, car Daniels est blessé aux ischio-jambiers, un genre de blessure qui demande normalement plus de temps à guérir.

Mais les Commanders n'ont guère le choix, même si Daniels est diminué, notamment sa capacité de courir avec le ballon, - une de ses forces principales -, c'est lui qui donne les meilleures chances à son club de l'emporter, contre la solide défensive des Seahawks.



Présentement sur une vilaine séquence de trois défaites d'affilée, la formation du coach Dan Quinn (photo ci-dessus) n'a plus de marge de manoeuvre, si elle veut être en position de participer aux séries éliminatoires.  Elle est actuellement au 13e rang du classement de la Conférence Nationale, et à trois matchs des Eagles de Philadelphie et de la première place de la division Est.

Elle ne peut donc se permettre d'échapper trop de victoires, dans la seconde moitié du calendrier 2025-26.  Mais le présent, et l'avenir immédiat de l'équipe, sont plutôt sombres.  À commencer par les joueurs blessés, qui manquent à l'alignement régulier.

En plus de Daniels, qui n'est pas au meilleur de sa forme, on sait que le receveur Terry McLaurin (quadriceps), les ailiers défensifs Drake Jackson (pied), et Dorance Armstrong (genou), de même que l'ailier rapproché Colson Yankoff (ischio-jambiers), vont rater le rendez-vous avec les Seahawks, dimanche soir.



De même, le bloqueur Laremy Tunsil (ci-dessus → ischio-jambiers), le plaqueur défensif Jer'Zhan Newton (cheville), et l'ailier rapproché John Bates (cheville), ne sont pas certains de pouvoir participer à la rencontre.

Avec Austin Ekeler et Noah Brown, toujours au rancart, ça ne laisse pas beaucoup de ressources disponibles, et fiables, à Jayden Daniels, pour l'attaque aérienne.  Deebo Samuel, Zach Ertz, et, peut-être, Luke McCaffrey, sont à peu près les seuls receveurs de qualité, à qui lancer le ballon.  À moins que Jaylin Lane, et Chris Moore, soient des révélations surprenantes, en y allant de contributions, qui seraient plus que bienvenues.

Mais le défaut des receveurs des Commanders, c'est qu'ils échappent trop de passes, cette année.  Est-ce que Daniels lance le ballon trop fort ?  C'est peut-être une partie de l'explication à ce problème...  Ce n'est pas idéal pour exploiter la seule carence de la défense de Seattle, qui est 23e contre les jeux de passes dans la NFL (230,1 verges allouées, en moyenne, par match).


Le plan de match du coach Dan Quinn pourrait privilégier l'attaque au sol, avec Jacory Croskey-Merritt (photo ci-dessus), Jeremy McNichols, et Chris Rodriguez.  Mais ce genre d'offensive a eu peu de succès dernièrement, et les Seahawks ont la meilleure défense de la Ligue Nationale contre le jeu au sol (3,29 verges accordées par course).

De plus, le meilleur porteur de ballon de Washington, est le quart Jayden Daniels, qu'on ne voudra probablement pas exposer à aggraver sa blessure, en le faisant courir avec le ballon.

D'ailleurs, le club de Seattle n'a pas beaucoup de faiblesses.  C'est une formation bien équilibrée, en attaque comme en défense.  Le quart Sam Darnold entretient une complicité prodigieuse avec le rapide receveur Jaxon Smith-Njigba, le meilleur à sa position dans la NFL.



Produisant au rythme effarant de 117 verges par match, Smith-Njigba (photo ci-dessus) menace même le record pour le plus de verges par la passe en une saison, dans l'histoire du circuit Goodell (1 964 verges → Calvin Johnson, Lions, 2012).

De plus, sa rencontre promet, avec la défense anti aérienne des Commanders, qui est une des pires de la NFL (26e, en concédant en moyenne 244 verges à chaque partie).  La défensive de Washington a accordé une affreuse moyenne de 32,3 points, au cours de ses trois dernières confrontations (des revers contre Kansas City, Dallas, et Chicago).

Les Hawks devront cependant se passer des services de trois ailiers espacés : Cooper Kupp, (photo ci-dessous) blessé au talon et aux ischio-jambiers, Dareke Young (quadriceps), et Jake Bobo (tendon d'Achille).  L'ailier rapproché Eric Saubert (mollet), et le garde Christian Haynes (pectoraux), manquent également à l'appel.



En défensive, le demi de sûreté Julian Love (ischio-jambiers), et les plaqueurs Rylie Mills (genou), et Jonathan Hawkins (dos), sont hors de combat; tandis que le plaqueur Jarran Reed (poignet) est un cas incertain.

Les Seahawks pourraient profiter de la période des transactions, qui finit mardi prochain, pour combler quelques lacunes à la ligne offensive, et à la tertiaire, parce que le garde Anthony Bradford, et le demi de coin Riq Woolen, déçoivent, cette année, à leur poste respectif.

Seattle est invaincu, cette saison, à l'étranger (3-0), où sera disputé trois des quatre prochaines parties du club.  Les Hawks sont favoris par 3½ points pour gagner dimanche soir, à Washington.



Les Commanders ne s'inclineront pas sans livrer une bonne bataille.  Jayden Daniels pourrait avoir un certain succès contre la défense vulnérable de Seattle contre la passe.   

Mais les ennuis actuels de la défensive des Commanders n'inspirent pas confiance.  Dommage qu'elle ne provoque pas plus de revirements (cinq seulement cette saison), car les Seahawks en commettent beaucoup (12, soit le 3e total le plus élevé dans la NFL).

Seahawks   27,     Commanders  24.