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mercredi 21 août 2024



SAISON 2024-25 DES DOLPHINS DE MIAMI : À LA RECHERCHE DE L'ÉQUILIBRE ET DE LA CONSTANCE.

Troisième étape de notre expédition dans la division Est de la Conférence Américaine : Miami.


On se souvient (comment l'oublier !) du départ canon des Dolphins de Miami, la saison dernière.  On se remémore surtout le match no 3, le 24 septembre, quand ils ont détruit les Broncos de Denver par l'écrasant pointage de 70 à 20 !  C'était ahurissant !  Le nouveau coach des Broncos, Sean Payton a dû souffrir le martyre pendant ce massacre !

Les demis offensifs des "phins", Raheem Mostert et De'Von Achane s'en étaient donnés à coeur joie en marquant chacun quatre touchés.  Achane avait vraiment fait la fête en gagnant 233 verges, dont 203 au sol.  Mostert s'était contenté de 142 verges de gains, dont 60 par la voie des airs.  En tout, l'attaque de Miami s'était payé un festin de pas moins de 726 verges.  Quelle journée !



D'autres explosions offensives ont suivi pour la formation piloté par Mike McDaniel (photo ci-dessus).  Dont des raclées de 42 à 21 contre la Caroline, le 15 octobre; et une autre de 45 à 15 contre Washington, le 3 décembre.

À cinq semaines de la fin de la saison régulière, les Dauphins avaient une avance de trois parties en tête de la division Est de l'AFC, en vertu d'une fiche de neuf gains contre trois revers.  Mais ils ont perdu quatre de leurs six derniers affrontements, et ils se sont fait dépasser au classement par les Bills de Buffalo, en subissant un échec coûteux contre ceux-ci, au tout dernier match de la campagne.

Précédemment, les Bills les avaient humiliés 48 à 20, le 1er octobre; et les Dolphins avaient également subi une dégelée de 56 à 19 au profit des Ravens de Baltimore, la veille du jour de l'an.

C'est dire combien le club de la Floride a manqué d'équilibre et de constance l'an dernier.



Et, preuve supplémentaire de ce constat : dix de leurs onze victoires ont été acquises contre des équipes faibles, -ou perdantes-, alors que contre les bonnes formations de la Ligue, ils ont failli à la tâche en s'inclinant six fois en sept occasions.

Le seul gain de ce triste bilan, contre de plus fortes oppositions, est survenu contre les Cowboys de Dallas, la veille de Noël, sur un placement de dernière seconde qui leur permettait d'arracher une victoire très serrée de 22 à 20.

Les Dolphins sont quand même parvenus à participer aux séries éliminatoires.  Mais en première ronde, ce club, habitué de jouer dans la chaleur torride de Miami, a dû se rendre à Kansas City pour rencontrer les Chiefs.  Les malheureux sudistes ont été paralysés par la quatrième température la plus froide dans l'histoire des matchs de la NFL (moins 4° F, moins 27° F avec le facteur éolien).



Les Chiefs l'ont emporté 26 à 7 dans cet autre "Ice Bowl", en route vers leur conquête du Super Bowl, quelques semaines plus tard.  La dernière victoire de Miami en séries de fin de saison remonte à l'an 2000 !  Fait cocasse, pour rappeler aux joueurs des Dolphins la longueur de cette disette (24 ans), les réunions d'équipe commence toujours 24 minutes après l'heure !

Après cette cruelle, douloureuse et abrupte fin de parcours en janvier dernier, est-ce que les Dolphins peuvent aller plus loin cette saison ?  Avec leur offensive si dominante, exécutant de gros jeux presqu'à volonté, ils peuvent répondre oui à cette question brûlante.

Ils disposent de deux chevaux de course pur sang en Mostert (1 187 verges combinées -passes et courses- en 2023, en plus de 21 touchés / photo ci-dessous), ainsi qu'en Achane (incroyable moyenne de 7,8 verges par portée, et onze touchés) pour enfoncer les défenses ennemies, et faire beaucoup de dégâts.  Et Achane n'a que 22 ans.  Il peut encore s'améliorer en masse.



Ce n'est pas seulement l'attaque au sol qui peut fonctionner à plein régime.  L'offensive aérienne est encore plus dangereuse avec, peut-être la meilleure paire de receveurs éloignés de la Ligue.  Ce dynamique duo est composé de l'électrisant Tyreek Hill (no 1 de la NFL l'an passé, avec 1 799 verges de gains aériens), et du sous-estimé Jaylen Waddle.

Ce sont des marchands de vitesse, spécialistes du long jeu, pour capter les bombes lancées par leur quart arrière Tua Tagovailoa.  Ils peuvent aussi transformer de courtes passes en longs gains, après l'attrapé.

Pas surprenant que cette offensive dévastatrice ait fini la campagne 2023-24 avec le plus grand total de verges gagnées, et le deuxième plus important nombre de points marqués par un club, dans la Ligue Nationale.



Comme si le groupe de receveurs des "phins" n'était pas déjà assez fort, ils ont embauché Odell Beckham durant l'entre saison.  Beckham est certes sur la pente descendante depuis quelques années, mais, utilisé occasionnellement, dans certaines circonstances, il peut encore faire de gros jeux.

Avec sa contribution, et celle du nouvel ailier rapproché, Jonnu Smith (photo ci-dessus), l'attaque de Miami sera encore explosive et excitante à voir jouer en 2024-25.

Le seul écueil qui pourrait enrayer cette puissante machine, ce sont les blessures.  Il y a quelques joueurs fragiles dans cette unité offensive.  À commencer par le QB Tagovailoa (photo ci-dessous).  Il a enfin disputé sa première campagne complète l'an dernier.



Après la saison 2022, il avait songé à prendre sa retraite en raison des nombreuses commotions cérébrales qu'il a subies depuis le début de sa carrière.  Il a choisi de continuer de jouer en 2023, et ce fut une bonne décision car il a connu sa saison la plus fructueuse : première place chez les passeurs du circuit Goodell avec des gains aériens de 4 624 verges, 29 passes de touché, et un coefficient d'efficacité de 101,1.

Des problèmes de durabilité physique, il y en a aussi du côté de la ligne à l'attaque.  Le plaqueur Terron Armstead a lui également pensé à prendre sa retraite cet été.  Il a décidé de revenir pour une autre saison.  Le gros no 72 a raté vingt parties à cause de blessures au cours des trois dernières campagnes.

Le garde Isaiah Wynn n'a joué que seize des trente-quatre dernières rencontres de son club.  D'ailleurs, il n'est pas encore remis de sa blessure aux quadriceps subie en octobre dernier.



Le nouveau joueur de centre, Aaron Brewer, est présentement ennuyé par une blessure à la main.  Et les Dolphins déplorent la perte du garde Robert Hunt, parti rejoindre les Panthers de la Caroline.

Heureusement, le plaqueur du côté droit, Austin Jackson (no 73, photo ci-dessus), sera toujours à son poste cette année pour protéger le côté aveugle de Tua, lui qui en a bien besoin, vu sa fragilité.

Si l'attaque de Miami est redoutable et qu'elle devrait faire encore bien des ravages en 2024-25, la défensive est moins sûre.  Bonne contre la course et la passe l'an passé, elle a néanmoins donné beaucoup de points (391), au 22e rang de la NFL.  Elle en a arraché en fin de campagne, affaiblie qu'elle était par des blessures à des réguliers comme Bradley Chubb et Jaelen Phillips.

Durant la saison morte, des problèmes de respect du cap salarial ont fait en sorte que les Dolphins ont dû se départir, ou laisser aller, plusieurs membres de cette efficace brigade défensive.  Cela pourrait avoir des conséquences négatives pour la suite des choses cette saison.



Sur le premier front défensif, Christian Wilkins (Las Vegas) et Raekwon Davis (Indianapolis) ont dû faire leurs bagages.  Ils seront remplacés par le vieux Calais Campbell (38 ans, un globe trotteur qui en sera à sa cinquième équipe dans la NFL / photo ci-dessus), et Benito Jones, qui revient à Miami après deux ans avec les Lions de Détroit.  Hum...je crois que les Dolphins y perdent au change...

Au niveau des secondeurs de ligne, le doute s'installe aussi avec les adieux de Jerome Baker, Andrew Van Ginkel et de Melvin Ingram.  Jordyn Brooks (ex-Seahawks) et Anthony Walker (ex-Browns) ont été appelés à la rescousse, mais cette unité de second rideau sera le talon d'Achille de cette brigade défensive.

En ce qui regarde la tertiaire, toutefois, l'échange de joueurs entre les exilés et les nouveaux arrivés ne semble pas désavantageuse.  Les exclus sont : DeShon Elliott, Xavier Howard, Brandon Jones, Eli Apple et Justin Bethel.  Les nouveaux arrivants sont : Jordan Poyer, Kendall Fuller, Marcus Maye et Siran Neal.  Ils vont rejoindre des demis défensifs renommés, soit l'excellent Jalen Ramsey, ainsi que Jevon Holland (photo ci-dessous).



Tous ces bouleversements dans l'alignement sont accompagnés par la venue d'un nouveau coordonnateur de la défense, Anthony Weaver, qui aura de bien grands souliers à chausser en remplacement de Vic Fangio, passé aux Eagles de Philadelphie.  

Changements de personnel, et changements de méthodes ou de philosophie de direction, comment cette défensive réagira-t-elle ?  Est-ce qu'elle prendra beaucoup de temps à s'ajuster et à trouver cohésion et efficacité ?

L'attaque est fixée et prête à charrier l'équipe, comme l'an passé.  Mais c'est la solidité, ou bien, au contraire, la faiblesse de la défensive qui va déterminer jusqu'où iront les Dolphins.  À commencer par leur propre division, où les Bills seront encore l'équipe à surpasser.  Et les Jets de New York, renforcés par le légendaire quart arrière Aaron Rodgers (photo ci-dessous) ne s'en laisseront pas imposer non plus.



Beaucoup de monde croient que les Dolphins n'auront pas le dessus sur ces deux adversaires coriaces.

Un mot sur les unités spéciales.  Le botteur de précision, Jason Sanders, s'est classé au milieu du peloton des botteurs de la Ligue l'an dernier, avec un pourcentage de réussite de 85,7 % de ses tentatives de placements.  Le botteur de dégagement, Jake Bailey, n'a pas aussi bien fait.  Sa moyenne de 45,7 verges par botté l'a descendu dans le dernier tiers des spécialistes de son genre dans la grande ligue.

Détail intéressant, les nouvelles règles concernant les retours de bottés, -qui diminueront les risques de blessures chez les retourneurs- pourraient inciter les entraîneurs des unités spéciales à utiliser à ce poste des joueurs réguliers de l'attaque, ou des joueurs étoiles.  Généralement, on emploie des substituts de l'offensive pour assumer ces responsabilités.

Chez les Dolphins, c'est habituellement le receveur substitut Braxton Berrios (photo ci-contre) qui se charge de ce travail.  Mais avec les nouvelles règles plus favorables à la créativité, on pourrait, par exemple, utiliser un Tyreek Hill ou un De'Von Achane dans ce rôle.

Ce serait plus excitant que l'ancienne formule des retours de bottés -ou des non retours-, surtout les bottés d'envoi.  Ils se retrouvaient invariablement dans la zone des buts, et même au-delà.  Ou bien les retourneurs demandaient simplement l'immunité.  Pas très divertissant...

Pour les spectateurs ou les téléspectateurs regardant la partie, autant en profiter, dans ce temps-là, pour faire une pause afin d'aller se chercher à manger, ou se rendre aux toilettes !

🏈🏈🏈🏈🏈

AUTRES  ANALYSES  ET  PRÉVISIONS :
  
➢ Panthers  de  la  Caroline :


 Falcons  d'Atlanta :


 Saints  de  la  Nouvelle-Orléans  :


 Buccaneers  de  Tampa  Bay :




mercredi 17 janvier 2024



DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE DE LA NFL : LA DÉFENSIVE DES RAVENS DE BALTIMORE DEVRA LIMITER LES PROUESSES DU PHÉNOMÉNAL QUART-ARRIÈRE C.J. STROUD DES TEXANS DE HOUSTON.

Les Ravens de Baltimore (13-4) sont donnés favoris par 9½ points pour vaincre les Texans de Houston (11-7), dans la première demi-finale de Conférence de la NFL, samedi en fin d'après-midi.

Au vu du fort momentum et de la grande confiance avec lequels les Texans s'amènent à Baltimore en fin de semaine, je crois que cet écart est exagéré.

Parce que les Ravens disposent de la défensive qui a permis le moins de points (moyenne de 16,5 par match) cette saison dans la NFL, je pense qu'elle va réussir de peine et de misère à limiter suffisamment la puissante offensive des Texans pour permettre à Baltimore de l'emporter.  Mais la marge victorieuse pourrait être aussi mince que 3 ou 4 points.



Pour réussir à contenir le phénoménal quart-arrière recrue C.J. Stroud (photo ci-dessus), et son dangereux receveur Nico Collins, l'unité défensive de Baltimore devra exercer beaucoup de pression sur eux, ce que les Browns de Cleveland ont complètement échoué à faire dans leur déroute de 45-14 à Houston, la semaine passée.

Ce sera un aspect crucial dans cet affrontement même si Stroud a démontré, durant la récente campagne, qu'il pouvait très bien faire contre le blitz ennemi.  Néanmoins, les Ravens sont bien équipés dans ce département.  Ils ont dominé le circuit Goodell avec 60 sacs cette année.  Kyle Van Noy (9), Jadeveon Clowney (9½), et surtout Justin Madubuike (13 sacs, photo ci-dessous, no 92), sont passés maîtres dans l'art de pourchasser les QBs adverses.

Ils auront besoin de bien faire leur travail pour faciliter la tâche de leur ligne tertiaire.  Sinon, celle-ci pourrait être malmenée par le brio du duo Stroud/Collins.

Si les Texans étaient plus forts en attaque au sol (22e), ils auraient de meilleures chances contre la robuste défensive des Ravens.  Celle-ci est moins bonne contre l'offensive terrestre (14e avec une moyenne de 109,4 verges accordées par joute) que contre l'attaque aérienne (6e avec 191,9 verges consenties en moyenne par partie).



L'attaque des Ravens, elle, est bonne première de la Ligue pour les gains au sol (156,5 verges par game), mais elle affronte la 6e meilleure défensive pour contrer le jeu terrestre.  La puissance des Ravens à ce chapitre est due en bonne partie au quart-arrière Lamar Jackson, qui a été le meilleur porteur de ballon de son équipe, cette saison, avec des gains totaux de 821 verges (moyenne de 5,55 verges par course).

Pour les courts gains, le demi Gus «the bus» Edwards n'a pas son pareil, surtout à la porte des buts des clubs opposés.

Facteur non négligeable, surtout si le match est serré, les Ravens peuvent aussi se fier au botteur de précision Justin Tucker, un des meilleurs à sa position, dans l'histoire de la NFL.

Baltimore est depuis longtemps réputé pour sa solide défensive.  C'est en attaque que ça allait moins bien ces dernières années.  Mais cette saison, Jackson peut enfin compter sur des receveurs de qualité pour alléger son fardeau offensif, qui reposait beaucoup sur ses jambes plutôt que sur son bras.



L'excellente recrue Zay Flowers (photo ci-dessus) est enfin devenue la dangereuse menace, pour les longs jeux de passe, qui manquait depuis toujours à Jackson et aux Ravens.  Odell Beckham Jr s'est également joint au groupe de receveurs cette année, et il ajoute à la dangerosité de l'attaque aérienne de sa nouvelle équipe.

De plus, l'ailier rapproché tout étoile Mark Andrews devrait revenir au jeu après une longue absence, depuis sa blessure à une cheville subie à la mi-novembre.  Même s'il devrait être limité dans son utilisation, son remplaçant Isaiah Likely est là, au besoin, pour offrir des performances de bonne qualité.

Bref, Lamar Jackson (photo ci-dessous), considéré sérieusement pour le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette saison, dispose maintenant des armes offensives pour surpasser les productions de points de n'importe lequel club adverse.  Sous sa direction, les Ravens marquent 30 points en moyenne par match.  Et avec la super défensive que les Ravens mettent sur le terrain, il est très difficile pour les clubs opposés d'en marquer autant.



Mais, face eux, les Texans s'amènent confiants, et ils n'ont peur de personne présentement.  En vertu de leurs récents exploits, ils sont gonflés à bloc.  Leur mentalité de «pourquoi pas nous» les rend capable de relever le défi des Ravens.

Ça pourrait être un dur combat samedi.  Une lutte à finir.  Mais si Baltimore joue au niveau de ses hauts standards, il devrait avoir les Texans à l'usure.  Possible résultat final : 30 à 26 Ravens.   

dimanche 16 janvier 2022

NFL WILD CARD 2022 : CARDINALS-RAMS, LA LISTE DES BLESSÉS POURRAIT DÉTERMINER QUEL CLUB GAGNERA.



L'an dernier, pour la première fois dans l'histoire des Super Bowls, une équipe, les Buccaneers de Tampa Bay, a gagné le match ultime dans son propre stade, à domicile.  Cette année, le mois prochain, le match de championnat aura lieu au SoFi Stadium de Los Angeles (une merveille d'architecture, photo ci-dessus).  Et l'équipe locale, les Rams de Los Angeles, veut à tout prix imiter le club de Tom Brady en s'emparant du trophée Lombardi.

Pour atteindre son ambitieux objectif, la direction des Rams a pris les grands moyens.  Dès le printemps dernier, les dirigeants de l'équipe se sont mis à l'oeuvre.  Jugeant que le quart-arrière du club, Jared Goff, n'était pas l'homme de la situation, ils l'ont échangé aux Lions de Détroit en retour de Matthew Stafford, un QB qui, selon eux, est plus du calibre d'un Tom Brady.

Puis, avant même le début du camp d'entraînement, leur principal porteur de ballon, Cam Akers, s'est déchiré un tendon d'Achille durant son programme d'exercices personnel.  On prévoyait qu'il raterait toute la campagne 2021.  Les patrons des Rams se sont tournés de bord et ont transigé avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour obtenir le demi offensif Sony Michel (photo ci-dessous).


Encore là, ils ont eu la main heureuse car, sachant que le premier remplaçant de Akers, Darrell Henderson Jr, est un joueur fragile, ils ont eu la précaution d'acquérir Michel au cas où...  Et comme de fait, cette année, Henderson a raté encore cinq parties en raison de blessures.  Son nom apparaît d'ailleurs sur la liste actuelle des blessés de l'équipe.

Une autre tuile tombe sur la tête des Rams le 13 novembre, quand leur as receveur espacé Robert Woods se blesse à un genou lors d'une séance d'entraînement.  Il doit être opéré.  Sa saison est finie.  Coup de chance, le jour même, les Rams avaient fait signer un contrat au receveur Odell Beckham Jr (photo ci-dessous), fraîchement libéré par les Browns de Cleveland.

Dans mon analyse pré-saison, https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/08/matthew-stafford-la-piece-qui-manquait.html j'avais souligné que les Rams avaient perdu quelques joueurs importants en défensive, sur le marché des agents libres, durant l'été.  Défense no 1 l'an passé, je prévoyais qu'elle régresserait cette saison, mais pas au point de tomber au 15e rang (6e contre le jeu au sol, 22e contre le jeu aérien).  Ayant besoin de renforts, ils ont fait un échange pour obtenir les services du vétéran secondeur de ligne Von Miller, des Broncos de Denver.


Enfin, tout récemment, autre catastrophe, les Rams perdent les services de leurs deux meilleurs demis de sûreté : Taylor Rapp (commotion cérébrale) et Jordan Fuller (cheville).  Pris de panique, avant leur match éliminatoire de lundi, chez eux, contre les Cardinals de l'Arizona, les Rams ont fait sortir de sa retraite (2019) leur  ex-demi défensif Eric Weddle, 37 ans, qui tentera de secourir la tertiaire de son ancienne équipe.

Malgré tous ces problèmes, les Rams (12-5) ont remporté le titre de la très compétitive division Ouest de la Conférence Nationale.  Leurs nouveaux joueurs ont fait du bon boulot et l'équipe a terminé la saison en gagnant quatre de ses cinq derniers matchs.

Ce fut le contraire pour leurs prochains adversaires.  Les Cardinals (11-6) ont perdu quatre de leurs cinq plus récentes parties.  Ils avaient été le dernier club de la NFL à subir la défaite après sept victoires d'affilée en début de saison.


Les Cards ont aussi eu leur part d'ennuis avec les blessures.  La plus dévastatrice étant celle de leur extraordaire receveur espacé DeAndre Hopkins (genou, photo ci-dessus), sûrement dans le top 5 des meilleurs joueurs de la Ligue à sa position.  Sans lui, son club a perdu quatre de ses cinq dernières parties.  Il pourrait effectuer un retour au jeu si les Cardinals se rendent en finale de Conférence.

Leur quart-arrière étoile, Kyler Murray (Pro Bowl) a aussi raté trois rencontres à cause d'une blessure à une cheville.  Le joueur de ligne J.J. Watt (épaule) est également tombé au combat lors du 7e match des Cards, le 24 octobre.  La semaine suivante, la série de sept victoires consécutives de l'Arizona prenait fin.  Sans lui, pour le reste de la saison, la fiche de l'équipe a été de quatre gains contre six échecs.  Il y a de faibles probabilités qu'il revienne au jeu lundi contre les Rams.

Les porteurs de ballon Chase Edmonds et James Conner soignent des blessures aux côtes, mais ils devraient être de la partie lundi.  Le cas du receveur Rondale Moore (cheville) est plus douteux.


Donc, tous ces importants blessés, chez les deux équipes, pourraient être un facteur déterminant sur l'issue de l'affrontement de lundi à L.A..  Et même si quelques-uns d'entre eux pourront prendre part à l'affrontement, ils pourraient ne pas être au meilleur de leur forme.

Les deux adversaires ont croisé le fer à deux reprises cette saison.  Lorsque tout allait super bien pour les Cards en début de campagne, ils ont dominé les Rams 37-20 à Los Angeles, le 3 octobre.  Puis, lorsqu'ils ont amorçé leur série noire en fin de calendrier, les Cardinals se sont inclinés 30-23, le 13 décembre, chez eux, en Arizona.

La principale raison de leurs déboires a été l'effondrement de leur défensive contre le jeu au sol (20e rang de la NFL).  Ils ont également éprouvé des difficultés à bien protéger Murray (à la gauche de Matthew Stafford, photo ci-dessus, 31 sacks encaissés par Murray en 2021).  Après leurs sept gains pour commencer la saison, leur défensive était au premier rang de la Ligue pour le taux d'efficacité le plus bas des quarts-arrières adverses contre elle.  Pour le reste de son calendrier (dix derniers matchs), cette même défensive a chuté au dernier rang dans cette catégorie statistique.


Même histoire pour les points accordés par partie :  les Cards étaient les meilleurs après les sept premiers matchs (16,3 points par joute), ils ont descendus au 24 rang (25,2 points par rencontre) par la suite.  Les Rams ont certainement pris tout ça en note afin de dresser  leur plan de match pour lundi.  Ils ont terminé au 3e rang de la Ligue pour les sacks avec 50 et lors de leur victoire de 30-23 en Arizona, ils ont mis beaucoup de pression (40 fois !) sur Murray, qui a d'ailleurs subi quatre sacks.

Lundi, Murray devra éviter de lancer le ballon dans la direction de l'as demi défensif Jalen Ramsey, des Rams, tout en tentant d'échapper à la poursuite du redoutable joueur de ligne Aaron Donald.  Il faut aussi s'attendre à ce qu'il vise souvent son receveur de confiance, le vétéran ailier rapproché Zach Ertz (photo ci-dessus).  Les ailiers éloignés Christian Kirk et le vieux A.J. Green sont ses autres cibles de prédilection.

Si la tertiaire des Rams est aussi mal en point qu'on le dit, Murray pourrait exploiter ses faiblesses, à condition que sa ligne à l'attaque le protège adéquatement et lui donne le temps de passer le ballon.

Avec sa nouvelle équipe, le quart-arrière Matthew Stafford a connu un excellent départ.  En seconde moitié de saison, son étoile a un peu pâli, notamment en ce qui concerne sa capacité à lire les défensives adverses.  Il a multiplié les interceptions, finissant d'ailleurs au sommet de la Ligue avec 17.  Il a compensé la plupart du temps, avec ses 41 passes de touché (2e dans la Ligue) et un ratio d'efficacité de 102,9, (le 6e meilleur dans la NFL).

Il a un gros atout en sa faveur en la personne du meilleur receveur de la NFL, Cooper Kupp (no 10, photo ci-dessous), détenteur de la triple couronne (premier de la NFL pour le nombre d'attrapés, de verges gagnées et de touchés par la passe), un exploit rare dans l'histoire de la NFL.


Les joueurs des deux premières lignes, à l'attaque et à la défensive, des Rams ne doivent pas se faire malmener et dominer physiquement comme ce fut le cas en deuxième demie de leur dernier match (défaite en prolongation contre les 49ers).  Et en offensive, ils doivent bien établir leur attaque au sol pour profiter des largesses de la défensive des Cards.

Avec tous les efforts (y compris monétaires) et les acquisitions de bons joueurs qu'ils ont fait en 2021, la pression est sur les Rams pour se rendre loin en séries éliminatoires cette année.  Ils ne peuvent se permettre de perdre chez eux, lundi contre les Cardinals, qui, incidemment, ont été des champions sur la route cette saison, en gagnant 8 de leurs 9 matchs.