Affichage des articles dont le libellé est Jared Verse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jared Verse. Afficher tous les articles

mercredi 2 septembre 2026

NFL 2026 : LES BROWNS DE CLEVELAND TOUJOURS À LA RECHERCHE D'UNE SOLUTION AU POSTE DE QUART ARRIÈRE, MAIS, DESHAUN WATSON, VRAIMENT ?!



Les Browns de Cleveland ont beaucoup fait parler d'eux durant la saison morte de la Ligue Nationale de Football.  Selon certains observateurs, ils ont réalisé l'échange du siècle quand ils ont envoyé le joueur défensif de l'année, Myles Garrett, aux Rams de Los Angeles, pour obtenir en retour Jared Verse, un choix de première ronde au prochain repêchage, un choix de 2e tour à celui de 2028, et une sélection en 3e ronde à celui de 2029.

Les avis divergent à savoir quelle équipe sort gagnante de cette méga transaction.  Les Rams l'ont faite pour gagner un Super Bowl dès cette saison.  Les Browns l'ont faite en pensant à l'avenir de leur formation.

En ce qui concerne leur passé, les partisans de Cleveland traversent des périodes décourageantes depuis aussi longtemps qu’ils s’en souviennent.  Des reconstructions, ils en ont vu une puis une autre, sans jamais qu'elles réussissent.  Avec Garrett, en neuf saisons : aucun titre de division, deux participations aux séries éliminatoires (une victoire), et une fiche de 54-79-1, quand leur joueur défensif étoile était dans l'alignement.



Parlant d’échange du siècle, les Browns pensaient avoir frappé fort en mettant la main sur le quart arrière Deshaun Watson des Texans de Houston, en mars 2022, en échange de pas moins de six choix de repêchage répartis entre 2022 et 2024.  Il lui avait ensuite fait signer le contrat du siècle : 230 millions de dollars garantis sur cinq ans.

Aujourd'hui, cet échange et ce contrat s'avèrent les désastres du siècle, puisque depuis ce temps, Watson a été le pire quart arrière de la NFL.  

En quatre ans, il n'a joué que 19 matchs pour les Browns, dont aucun la saison dernière en raison d'une blessure au tendon d'Achille.  En octobre 2024, une blessure identique lui avait fait rater le reste de la campagne (onze rencontres).  Et en 2023, il avait manqué le même nombre de parties à cause d'une grave blessure à l'épaule.



En 2025, les Browns ont tenté de le remplacer par deux recrues, après avoir échangé le vétéran Joe Flacco après le 4e match.  Dillon Gabriel a ensuite obtenu six départs consécutifs avant de subir une commotion cérébrale.  L'autre recrue, Shedeur Sanders (photo ci-dessus) a ensuite pris la relève pour la balance de la campagne.

Au camp d'entraînement cette année, le nouveau coach des Browns, Todd Monken a annoncé que le poste de quart partant serait disputé entre Sanders et Watson.  À quelques jours du début de la saison régulière, il a décidé que ce serait ce dernier qui serait son homme de confiance pour le match inaugural à Jacksonville, le 13 septembre.

C’est une décision étrange, mais certains observateurs estiment que Monken (photo ci-dessous) et les Browns comptent sur lui pour jouer assez bien afin de susciter l’intérêt d’autres équipes qui pourraient soudainement vouloir l’acquérir. Les Browns seraient ravis de s’en défaire, tout comme de son contrat coûteux, qui pèse lourdement sur leur budget depuis longtemps.




Quant à Sanders, il a montré quelques éclairs intéressants en seconde moitié de saison, mais son total de huit passes de touché pour dix interceptions, ainsi que son taux de passes complétées de 57 % (le plus faible de la ligue), n’ont pas été convaincants.

Si, comme on peut le prévoir, les Browns subissent des séries de défaites cette saison (bilan de 5-12 l'an passé), on pourrait voir d'autres quarts arrières, c'est-à-dire Dillon Gabriel, et peut-être même la recrue Taylen Green, obtenir du temps de jeu.

C’est dommage que les Browns n’aient pas un passeur fiable, ni une ligne offensive correcte, car ils comptent plusieurs jeunes joueurs qui ont bien performé en attaque l’an dernier, et qui sont prometteurs pour l’avenir.



À la position d'ailier rapproché Harold Fannin (photo ci-dessus) a brillé à sa saison recrue, avec 72 réceptions pour 731 verges et six touchés.  David Njoku ayant quitté l'équipe pour se joindre aux Chargers de Los Angeles, Fannin verra sa charge de travail augmenter la saison prochaine.

Au champ arrière, les demis offensifs recrues Quinshon Judkins et Dylan Sampson ont fait bonne impression à leurs débuts dans le circuit Goodell.  Malheureusement, la saison de Judkins a pris fin abruptement à son 14e match, quand il a subi une dislocation de la cheville, et une fracture du péroné de la jambe droite.  Tout indique qu'il sera prêt pour le début de la saison prochaine.

L'attaque des Browns n'a généré qu'une faible moyenne de 16,4 points par match l'an passé, le 2e pire total dans la NFL (Raiders ⇨ 14,2).  Les receveurs ayant eu leur part de responsabilités dans cette impuissance, la direction de l'équipe a fait le ménage dans ce groupe.  Outre Njoku, Cedric Tillman (Saints) est parti, et derrière l'ailier espacé numéro 1 Jerry Jeudy, on retrouvera les recrues KC Conception (photo ci-dessous), et Denzel Boston, comme titulaires, sur l'alignement de départ. 



Conception (1ère ronde, Texas A & M) a fait sa marque à l'université avec son incroyable moyenne de 7,2 verges gagnées après l'attrapé, tandis que Boston (2e tour, Washington) s'est distingué par son taux de réussite sur les attrapés contestés (76,9 %).

De son côté, Jeudy a connu la pire saison de sa carrière, l'an dernier.  Sa production a été coupé de moitié par rapport à sa campagne précédente.  Ciblé 106 fois, il n'a capté que 50 passes pour 602 verges de gains, et seulement deux touchés.  Ouf !  Il est vrai qu'une partie du blâme doit être porté par les quarts arrières inefficaces de l'équipe.  Ils ont eu un coefficient d'efficacité de 69,9 - de loin le pire de toute la NFL -.  Ayoye !

Si l'attaque des Browns a été si «inoffensive» (!!!) en 2025-26, c'est aussi à cause de l'incompétence des membres de la ligne offensive.  Là aussi, un grand ménage était nécessaire.  Des cinq joueurs qui composaient cette unité l'an passé, il en reste un seul avec le club : le garde à droite, Teven Jenkins (no 78, photo ci-dessous), qui n'a été partant que dans quatre matchs.



Les Browns ont embauché les vétérans Tytus Howard (ex Texans, bloqueur à droite), le joueur de centre Elgton Jenkins (ex Packers), et Zion Johnson (ex Chargers, garde à gauche).  Pour le poste restant, bloqueur à gauche, c'est la recrue Spencer Fano (1ère ronde, Utah) qui sera titulaire.

C’est un groupe de joueurs aux profils variés et polyvalents, qui ont bien performé en protection du quart arrière, dans leurs anciennes équipes, mais rien ne garantit que ce sera pareil avec leur nouveau club.  Ils doivent développer rapidement une cohésion, et favoriser une harmonie de groupe, pour travailler efficacement ensemble.  

Les experts sont d'avis qu'ils ne peuvent pas être pires que leurs prédécesseurs de l'an dernier, mais ils les classent parmi les moins bonnes unités en vue de la saison prochaine.



En défensive, la grande question c'est de savoir quel sera l'impact du départ de Myles Garrett.  Bien que son remplaçant Jared Verse soit très performant, il ne pourra être aussi efficace que lui.  

Garrett a obtenu 23 des 53 sacs de la défense la saison dernière.  Maliek Collins (photo ci-dessus) et Alex Wright en ont réussis respectivement 6½ et 5½ et ça, c'est parfois parce que Garrett devait faire face à une double couverture (59 % des jeux de pression).  Verse en a eu 7½ avec les Rams, lors de la dernière campagne. 

En plus de Garrett, les Browns ont aussi perdu l'important secondeur de ligne Devin Bush (Bears), ainsi que le joueur de ligne Shelby Harris (Giants).  Mais ils devraient être en mesure de conserver une défense qui est de calibre top-10.  C'est ce que vise le nouveau coordonnateur Mike Rutenberg.

Ce qui va l'aider, c'est qu'il compte des joueurs de Pro Bowl à plusieurs postes.  Au niveau de la tertiaire, les demis de coin Denzel Ward et Tyson Campbell uniront leurs efforts à ceux du nickel back Myles Harden, mais la performance de ce dernier et celle de Ward ont été inférieures à la moyenne, la saison dernière.



Les demis de sûreté Grant Delpit (no 9, photo ci-dessus) et Ronnie Hickman ont mieux joué que leurs coéquipiers cités ci-dessus, et les Browns fondent beaucoup d'espoir sur la recrue Emmanuel McNeil-Warren (2e tour, toledo), un joueur exceptionnel au niveau collégial.

La crainte, c'est qu'avec un "pass rush" diminué par la perte de Garrett, la tertiaire ait moins de temps de réaction, subisse plus de pression, et devienne ainsi plus vulnérable.

À la hauteur de la seconde ligne, Carson Schwesinger a été un choix facile pour le titre de recrue défensive de l'année, dans la NFL, la saison dernière.  Il a de la graine de leader, et c'est lui qui appellera les jeux défensifs en 2026-27.  C'est un gars qui possède un instinct sûr, et une grande portée.  Il est athlétique, mobile, et couvre beaucoup de terrain.


Cependant, la perte de Devin Bush sera difficile à combler.  Les Browns ont mis sous contrat Quincy Williams (no 5, photo ci-dessus), un ancien des Jets de New York, mais il est loin du calibre de Bush.  À ses côtés, Winston Reid complète le trio de cette défense 4-3.  Agent libre non repêché en 2024, il n'a pas joué l'an passé, et il a surtout été employé sur les unités spéciales, à sa première année.  C'est donc difficile de l'évaluer dans son nouveau rôle élargi.

C'est plus simple en ce qui regarde la ligne de front.  On connaît la grande valeur de Jared Verse qui, à ses deux premières saisons, a été un des 12 meilleurs de la NFL à sa position, sur le "pass rush".  Il a réussi très souvent à remporter ses batailles contre les bloqueurs qui tentaient de le freiner.  L'ennui, c'est qu'il devra supporter longtemps les comparaisons avec Garrett, un futur membre du Temple de la Renommée, et ce qu'on appelle, un joueur "générationnel".

Sur l'autre aile, à gauche, Isaiah McGuire va voir plus d'action avec le départ de Myles Garrett.  Il va se concentrer davantage sur son travail de titulaire alors qu'auparavant il était plutôt un joueur de rotation et d'unités spéciales.  Il excelle contre le jeu au sol, mais est plutôt moyen sur le "pass rush".



À l'intérieur de la ligne frontale Maliek Collins fait partie de l'élite du circuit Goodell, à sa position.  Son coéquipier du centre, Mason Graham (no 94, photo ci-dessus) n'a pas grand chose à lui envier.  Ce choix de première ronde (Michigan) l'an passé,  célèbre son 23e anniversaire aujourd'hui, et il va continuer sa progression cette saison.

Les unités spéciales ont causé des soucis aux entraîneurs des Browns l'an passé.  Si les botteurs Andre Szmyt (placements) et Corey Bojorquez ont su tirer leur épingle du jeu, les retourneurs de bottés, et les joueurs chargés des couvertures et du blocage, ont failli à la tâche.  Le nouveau coach des unités spéciales, Byron Storer devra trouver du personnel plus qualifié pour régler ces problèmes.  

Le très rapide receveur Isaiah Bond devait être chargé des retours de bottés de dégagement, mais il a subi une commotion cérébrale durant un match préparatoire, et son cas est incertain pour le début de la saison régulière.  Malachi Corley a retourné 21 bottés d'envoi, la saison dernière, et il sera désigné pour remplir à nouveau cette fonction, cette année.


Étant donnée leur faiblesse en attaque, les dirigeants des Browns ont choisi un nouvel entraîneur chef spécialisé dans ce domaine : Todd Monken, 60 ans.  Il en sera à sa première expérience dans ce rôle.  Depuis 2023, il occupait le poste de coordonnateur offensif des Ravens de Baltimore, et il est connu avantageusement pour son aide précieuse auprès des quarts arrières.  Ce qui, évidemment correspond aux besoins des Browns.
  


Par contre, il préconise également des jeux explosifs en attaque, ce qui pourrait moins correspondre aux qualités de son personnel, à Cleveland.  On verra bien.  Il nous réserve peut-être des surprises avec les jeunes joueurs talentueux dont il dispose, surtout si l'inexpérimentée ligne offensive tient le coup, et si on se trompe sur le manque d'efficacité de ses quarts arrières.  Mais, enfin, ça fait beaucoup de "si"...  Rien n'est garanti...surtout avec sept partants ayant un an d'expérience ou moins à l'attaque !

Je pense que la défensive des Browns va être affectée par la perte de Myles Garrett et de Devin Bush.  Leur grand impact sur le "pass rush" va manquer à l'équipe, surtout pour les gars de la tertiaire qui seront davantage sous pression, les quarts arrières adverses ayant plus de temps pour repérer leurs receveurs, et ceux-ci, pour se démarquer.
 


Ce sera encore une saison de transition (encore une !) pour donner le temps aux jeunes joueurs de se développer.  Mais l'alignement manque de profondeur un peu partout, et la question du quart arrière se pose toujours.  Deshaun Watson a déjà commencé à se faire huer par les partisans de l'équipe, durant les matchs hors concours.  Ce qu'il a qualifié de "manque de respect" à son égard.  

Le respect ça se mérite Mr Watson !  De toute façon, ce serait étonnant que coach Monken ne donne pas la chance à Shedeur Sanders de montrer qu'il peut élever son niveau de jeu...  Il est plus talentueux que ce qu'il a démontré l'an passé.
  

Peut-être que, justement, les Browns auront avantage à perdre beaucoup de matchs pour avoir un choix de repêchage dans le top-5, afin de sélectionner le quart arrière de franchise qu'ils recherchent depuis si longtemps. La cuvée est excellente et généreuse chez les jeunes passeurs, pour le prochain encan amateur.  

Avec un autre bon repêchage en 2027, les Browns pourraient vraiment se bâtir une formation prometteuse, capable de connaître enfin du succès, et de redonner espoir à leurs plus fidèles partisans.

En attendant, pour 2026, les Browns ne sont favoris que dans deux matchs, et les experts leur prédisent à peu près le même nombre de victoires que l'an passé (5 ou 6).  Ce qui est certain c'est qu'ils finiront encore derniers dans la section Nord de l'Américaine...


Vous aimerez aussi...

Les prévisions pour la saison 2026 des équipes ci-dessous :



samedi 15 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : SEATTLE À L.A. RAMS ⇨ DEUX GROSSES ÉQUIPES D'ÉGALES FORCES AVEC DES QUARTS ARRIÈRES SUPER HOT !



L'affrontement entre les Seahawks de Seattle (7-2) et les Rams de Los Angeles (7-2) est probablement le match par excellence de la semaine 11 de la NFL.  Ce sera tout un choc dimanche, quand ces deux féroces rivaux de la division Ouest de la Nationale, vont se rencontrer.  Certains experts affirment même qu'il s'agira d'un prélude à la finale de Conférence, en janvier prochain.

Peu importe les différents points de comparaison entre les deux formations, on en arrive à une symétrie, et à une ressemblance quasi parfaites, entre ces deux adversaires.  Les deux clubs ont une offensive efficace, surtout axée sur une attaque aérienne explosive.  Les défenses présentent quelques différences, mais au final, ces variations donnent un résultat solide des deux côtés.

La défense de Seattle est meilleure pour exercer de la pression sur les quarts arrières adverses (32 sacs contre 27 pour les Rams; et nombre de pressions sur les QBs → 239 contre 187).  Le secondeur Uchenna Nwosu se distingue dans ce département avec 5½ sacs (photo ci-dessous).



En revanche, la défense des Rams se montre plus performante en zone payante ("red zone"), ne concédant des points que dans 46,43 % des opportunités adverses, contre 53,33 % pour celle des Hawks.

Les joueurs dirigés par le coordonnateur défensif Chris Shula se montrent aussi plus performants sur les troisièmes essais, ne concédant qu’un taux de conversion de 25 % aux attaques adverses, contre 36,92 % pour la défense de Seattle.   

Mais pour ce qui est des séquences victorieuses,  les deux équipes sont à égalité, avec quatre victoires consécutives.  Les deux belligérants se ressemblent aussi par leurs multiples façons de l’emporter, la profondeur de leurs effectifs, et leur haut taux de réussite dans les actions spectaculaires.  Ils ont aussi le don de faire de gros jeux en moments opportuns.



La rencontre entre ces deux géants promet d'être intense.  Ce sera un match serré et chaudement disputé. Il est probable qu’un ou deux jeux détermineront l’issue de la bataille.  Ou bien, ce sera un revirement, une erreur coûteuse et décisive.  Dans ce cas, j'aime les chances des Rams.  Ils commettent moins de revirements que les Seahawks cette saison : 7 contre 16.

En effet, le quart arrière des Rams, Matthew Stafford (photo ci-dessus) joue du football plus "propre", et il protège mieux le ballon, que son homologue Sam Darnold, des Seahawks.  Le vétéran pivot des Rams n'a commis que deux interceptions et deux échappés perdus, cette année.  En comparaison, Darnold a lancé six interceptions, et perdu quatre échappés.  C'est ce qui pourrait faire la différence dimanche, au SoFi Stadium.

Alors qu'il jouait pour les Vikings du Minnesota, la saison dernière, Darnold a perdu ses deux confrontations face aux protégés de l'entraîneur chef Sean McVay.  Dont celle, très mémorable, en séries éliminatoires (27 à 9), au cours de laquelle il a été sacké neuf fois par la défensive des Rams.  C’était pathétique et brutal.  Il avait aussi vu une de ses passes être interceptée.



Peut-être que sa ligne offensive était dans un mauvais jour, et que celle qui est devant lui avec les Hawks, est meilleure, et saura mieux le protéger, dimanche prochain.  Mais le coordonnateur défensif des Rams, Chris Shula, semble connaître des secrets stratégiques pour déranger Darnold (photo ci-dessus) lorsqu'il veut passer le ballon.

Le pivot des Seahawks est inefficace quand il est sous pression.  Dimanche, il pourrait voir de près les chasseurs de quarts des Rams, en l'occurrence, Byron Young (9 sacs) et Jared Verse (4 sacs).

Darnold s'est bien adapté à sa nouvelle équipe cette année.  Il est sur une séquence incroyable, au cours des deux dernières semaines.  Durant cette période, il a lancé autant de passes de touché que de passes incomplètes, soit cinq !  C'est un formidable pourcentage de passes complétées de 86,1 %.
  


En plus d'être précis et confiant, il mène la NFL pour la moyenne de verges par passes tentées (9,8 verges) loin devant ses plus proches poursuivants.  Il est vrai que ça aide quand vous pouvez compter sur le meilleur receveur de la Ligue, le jeune Jaxson Smith-Njigba (63 passes captés - dont 18 pour 20 verges et plus - pour 1 041 verges de gains, et cinq touchés ⇾ photo ci-dessus).

Les observateurs disent que Matthew Stafford est présentement 2e dans la course au titre de joueur par excellence (MVP) de la NFL.  Il est vrai qu'il fait flèche de tout bois ces derniers temps.  La semaine passée, il a établi un record du circuit Goodell avec quatre passes de touché, pour un 3e match d'affilée, sans lancer d'interception.  Son ratio de 20 passes de touchés contre aucune interception, dans ses six dernières rencontres, est aussi un record.

Ce qu'il y a de nouveau et d'intéressant depuis cette heureuse période, c'est que Stafford et son caoch Sean McVay utilisent plus d'ailiers rapprochés et ce, plus souvent, soit pour bloquer, soit pour saisir des passes.  Avec leurs gros gabaries, Davis Allen (6'6" - 251 lbs); Colby Parkinson (6'7" - 265 lbs), Tyler Higbee (6'6" - 255 lbs); et la recrue Terrance Ferguson (6'5" - 255 lbs) ne sont pas faciles à arrêter et à plaquer !!!



Je pense que les Rams ont un peu plus de joueurs talentueux (et vedettes !) que les Seahawks.  Matthew Stafford est un meilleur quart arrière que Sam Darnold.  C'est pourquoi Los Angeles devrait gagner sa bataille contre Seattle.  Les parieurs sont d'accord, ils donnent les Rams gagnants par 3½ points.

La question est de savoir que, si le match se décide par un botté de placement, est-ce que le nouveau botteur de précision des Rams, le ventripotent Harrison Mevis, pourra livrer la marchandise, lui qui a réussi ses six convertis la semaine dernière, mais qui n'a pas encore eu l'opportunité de botter un placement jusqu'à maintenant ?

Seahawks  23,     Rams    24.  

samedi 1 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 9 : NOUVELLE ORLÉANS À L.A. RAMS ⇨ TYLER SHOUGH FAIT SON PREMIER DÉPART DANS LA NFL...


La recrue Tyler Shough fera ses débuts comme quart arrière partant dans la NFL lorsque les Saints de la Nouvelle Orléans (1-7) rendront visite aux Rams de Los Angeles (5-2) dimanche prochain.

Ce n'est pas que Spencer Rattler, l'ancien titulaire du poste, ait joué si mal, mais il n'a pas suffisamment bien performé pour obtenir plus de victoires pour son équipe.  Dans les deux derniers matchs, des défaites de 23 à 3 contre Tampa Bay et 26 à 14 contre Chicago, Rattler a commis six revirements, ce qui n'a pas aidé sa cause.  Il a même été laissé sur le banc, dimanche dernier.   

Avec une fiche si déficitaire, l'entraîneur Kellen Moore a décidé que le temps de tenter des expériences était venu.  Shough sera son homme de confiance au poste de quart pour le reste de la saison.  Si l'expérience ne s'avère pas concluante, les Saints auront probablement un choix élevé lors du prochain repêchage pour recruter un jeune pivot prometteur.


Shough, un choix de seconde ronde (Louisville) au dernier repêchage, n'a pas choisi ses adversaires pour son baptême du feu comme quart partant dans le circuit Goodell.  Le front défensif très solide des Rams de Los Angeles ne lui fera pas de faveurs.  Byron Young et Jared Verse, en particulier, risquent de lui souhaiter une drôle de bienvenue, digne de l'Halloween.

D'autant plus, qu'ils sont frais et dispos après la semaine de congé (bye) de leur équipe, de retour de voyages à Baltimore et à Londres, où ils ont gagné leur deux parties contre les Ravens et les Jaguars de Jacksonville.

Blessé dans la rencontre à Baltimore, le receveur vedette Puka Nacua effectuera un retour au jeu dimanche contre les Saints.  En son absence, Davante Adams (photo ci-dessous) a pris la relève, comme ailier éloigné numéro 1, en marquant trois touchés contre les Jaguars, dans un gain sans équivoque de 35 à 7.  Le quart Matthew Stafford a lancé cinq passes de touché.



Pour une rare fois, les Rams ont été opportunistes dans la zone payante (red zone) en marquant des points quatre fois en autant d'occasions.  Avant ce match, leur pourcentage de réussite dans cette zone n'était pas très bon, à 50 % (13 en 26).  Compte tenu des armes offensives qu'ils possèdent, je trouvais cette performance fâcheuse. 

Parmi les nouvelles de la semaine, concernant la formation dirigée par le coach Sean McVay, on a appris que le nom du receveur Tutu Atwell avait été inscrit sur la liste de réserve des blessés en raison d'un problème aux ischio-jambiers.

Par ailleurs, cette semaine, les Rams ont acquis les services du demi de coin Roger McCreary, des Titans du Tennessee.  Un renfort pour la tertiaire qui manque sérieusement la présence d'Ahkello Witherspoon (clavicule) depuis la semaine 2, et celle, plus récente, de Darious Williams (épaule).


Les experts prédisent une victoire des Rams par 14½ points, la plus grande marge de tous les matchs de cette semaine dans la NFL.  Je pense que la présence de Tyler Shough au poste de quart chez les Saints y est pour quelque chose dans ce si grand écart de points en faveur de l'équipe locale.

Certes, l'offensive de la Nouvelle Orléans, guidée par une recrue susceptible de commettre plusieurs erreurs contre le redoutable "pass rush" des Rams, ne marquera probablement pas beaucoup de points, mais la défensive des Saints est assez bonne contre les jeux de passes (9e dans la NFL) pour limiter les dommages que pourraient lui infliger Matthew Stafford et ses dangereux receveurs.

Je ménage donc mon verdict en choisissant un écart un peu plus conservateur pour la victoire des Rams.

Saints   13,     Rams   26.    

samedi 6 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : HOUSTON À L.A. RAMS, DES PROBLÈMES À SURMONTER POUR LES DEUX ÉQUIPES.



OUVRANT  LEUR  SAISON  À  DOMICILE,  LES  RAMS  ESPÈRENT  AVOIR  LEUR  MEILLEUR  DÉBUT  DE  CAMPAGNE  DEPUIS  LES  TROIS  DERNIÈRES  ANNÉES.

Depuis leur triomphe au Super Bowl en 2021-22, les Rams de Los Angeles ont connu des débuts difficiles lors des trois saisons suivantes.  Drôle de coïncidence : leurs adversaires lors de ce Super Bowl, les Bengals de Cincinnati, ont subi le même sort.

Le club de l'entraîneur Sean McVay tentera de changer cette mauvaise tendance en amorçant du bon pied le calendrier 2025-26, au SoFi Stadium, contre les Texans de Houston, dimanche après-midi.

Les deux belligérants, qui ont été champions de leur division avec des fiches identiques de 10-7, l'an passé, devront solutionner des problèmes similaires.  Pour que leurs dangereuses attaques puissent fonctionner, leurs faibles lignes offensives devront protéger leurs quarts arrières contre les fortes pressions des fronts défensifs adverses.



Les Rams auront peut-être l'avantage dans cette confrontation.  Durant l'intersaison, ils ont acquis le joueur de centre Coleman Shelton (photo ci-dessus), qui revient avec l'équipe après un bref passage chez les Bears de Chicago.  Il devrait renforcer cette ligne offensive, grâce à son talent pour guider ses coéquipiers, sur les types de blocage à utiliser, en les appelant rapidement, à la ligne de mêlée.  

La santé du plaqueur Alaric Jackson sera un enjeu, car il est sujet à des problèmes de caillots sanguins.  Sa présence sur le terrain est essentiel, car il est le meilleur joueur de ligne offensif de son club.

La situation du front offensif des Texans risque d'être encore pire que la saison dernière, parce qu'ils ont échangé le joueur étoile Laremy Tunsil aux Commanders de Washington.  C'était le membre le mieux coté de cette unité qui a accordé l'astronomique total de 54 sacs du quart, l'an passé.



Avec leur front défensif affamé et très agressif, les Rams peuvent envoyer les chasseurs de quart Braden Fiske (no 55, avec Verse, no 8, montage photo ci-dessus), Jared Verse, Kobie Turner et Byron Young aux trousses du QB C.J. Stroud, des Texans.  C'est l'image que je garde de ce dernier l'an passé : poursuivi constamment par les défenseurs opposés, il doit courir pour leur échapper, et il n'a pas le temps de rejoindre ses ailiers éloignés avec de longues passes.

Ce sera une des clés de ce match.  Parce que du côté des Rams, la ligne à l'attaque devra aussi contenir la forte pression du front défensif des Texans, mené par la jeune vedette montante Will Anderson Jr, et le vétéran Danielle Hunter.  C'est primordial parce que le quart des Rams, Matthew Stafford n'est pas très mobile, et il a souffert récemment de maux de dos .

Si les deux lignes offensives n'arrivent pas à bien protéger les quarts arrières, les attaques aériennes des deux formations seront limitées, les défensives vont dominer, et on risque d'assister à un match à bas pointage.



Mais les rapports de forces devraient avantager les Rams.  Avec les receveurs Puka Nacua, Davante Adams, ainsi que Tyler Higbee; et le porteur de ballon Kyren Williams, Stafford aura plus de moyens pour déjouer la défense des Texans, que son vis-à-vis C.J. Stroud, qui n'aura à sa disposition qu'un seul receveur menaçant pour les jeux explosifs : Nico Collins (photo ci-dessus).

Alors que les Rams sont en santé pour cette rencontre (sauf, peut-être Stafford), les Texans comptent plusieurs blessés qui seront absents : les receveurs Chris Kirk, Tank Dell, Braxton Berrios, Irv smith et Brevin Jordan; de même que le demi offensif Joe Mixon.  Et le garde Ed Ingram (abdomen) est un cas douteux pour dimanche.

La défensive de Houston sera amputée des demis de sûreté Jaylen Reed et Jimmie Ward; des plaqueurs Kyonte Hamilton et Kurt Hinish; de l'ailier Demico Autry; et du demi de coin Alijah Huzzie.

Coach McVay avec le demi offensif Kyren Williams

Malgré ces désavantages, les Texans devraient faire une chaude lutte à leurs adversaires, dimanche après-midi.  Avec l'avantage du terrain lors du match d'ouverture, les Rams sont donnés favoris avec trois points d'avance pour gagner.

Texans  16,  Rams  21.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Pour plus de détails sur les deux formations, consultez mes articles précédents.


lundi 18 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : DES RAMS DE LOS ANGELES AMÉLIORÉS.



LES  RAMS  ONT  TRÉBUCHÉ  EN  DÉBUT  DE  SAISON  L'AN  DERNIER  AVANT  DE  REBONDIR  PRESQUE  JUSQU'À  LA  FINALE  DE  CONFÉRENCE.

On ne donnait pas cher de la peau des Rams de Los Angeles après leur faux départ de quatre défaites en cinq parties, l'an dernier.  Pourtant, sous l'habile direction de leur super entraîneur Sean McVay, l'équipe a rebondi de belle façon en gagnant neuf des douze matchs suivants, et en s'emparant ainsi du titre de champions de la division Ouest de la Conférence Nationale.

Puis, en séries éliminatoires, dans le contexte difficile des immenses feux de forêt dans la région de Los Angeles, McVay et sa troupe ont dû déménager en Arizona pour disputer le match de première ronde éliminatoire contre les puissants Vikings du Minnesota (fiche de 14-3).  Gonflés à bloc, et jouant avec coeur pour les sinistrés des feux de forêt de leur ville, les Rams n'ont fait qu'une bouchée des Viks, en lueur infligeant une défaite écrasante de 27 à 9.

En demi-finale de Conférence, contre les Eagles, dans le froid, la neige et le vent de Philadelphie, les protégés de McVay sont venus à deux minutes de la fin du match, et à 13 verges des buts de leurs opposants, de les surprendre en gagnant devant leurs partisans.



Déçus, parce qu'ils croyaient vraiment renverser les éventuels champions du Super Bowl, les membres de la direction des Rams ont travaillé fort durant l'intersaison, pour renforcer et améliorer leur alignement, afin de se rendre encore plus loin cette année.

Les joueurs et la direction du club californien abordent la prochaine saison avec confiance et détermination.

Au camp d'entraînement, il y a une certaine frayeur parce que le quart arrière Matthew Stafford a mal au dos, résultat d'un problème de disque.  McVay et la direction de l'équipe ne veulent pas en dire beaucoup sur la blessure de leur quart, mais les problèmes de santé de Stafford ne sont rien de nouveau.  Il finit presque toujours par jouer malgré la douleur.

C'est important qu'il soit à son poste au début de la saison car, lorsqu'il a manqué neuf parties en 2022, les Rams ont connu leur seule campagne perdante sous les ordres de Sean McVay (fiche globale de 80-52 en saison régulière; et 8-5 en séries éliminatoires, y compris une victoire au Super Bowl, à la fin de la saison 2021).

Stafford, 37 ans, a songé à la retraite ce printemps, et il a été question qu'il soit échangé, mais il a accepté une restructuration de son contrat, pour demeurer dans la cité des anges, avec l'équipe.



Grâce au travail de son gérant général Les Snead (photo ci-dessus), le vétéran pivot aura quelques nouveaux coéquipiers pour l'appuyer.  Snead s'est penché sur les points faibles de sa formation pour réussir à trouver des solutions à ce qui ne va pas.  Les carences de la ligne à l'attaque ont nui à l'équipe ces dernières années, notamment à cause du manque de durabilité des titulaires des postes de ce front offensif.

Presque tous les joueurs de ligne de la formation partante ont été blessés au cours des deux dernières années, ou bien, ils ont joué malgré qu'ils étaient ralentis par des problèmes de santé.  Des changements étaient souhaitables, et Snead les a faits.

Il fallait d'abord garder le plaqueur à gauche Alaric Jackson en lui faisant signer un nouveau contrat.  Snead l'a fait (trois ans, 57 millions de $$$).  Et parce que Jackson est encore aux prises avec des problèmes de caillots sanguins, il fallait se doter d'une police d'assurance au cas où il ne pourrait pas débuter la saison à son poste.  Snead s'en est occupé en recrutant l'agent libre D.J. Humphries (ex Chiefs, et ex Cardinals).



C'est crucial que Matthew Stafford (photo ci-dessus) soit bien protégé par ses bloqueurs, surtout sur son côté aveugle, car avec son dos fragile, un sac brutal pourrait l'envoyer à l'infirmerie, et ruiner la saison des Rams.  Stafford vient juste de recommencer à pratiquer, au camp d'entraînement.  Inutile de dire que les coachs vont le ménager pour ne pas qu'il aggrave sa blessure.

Il y a deux membres de la ligne offensive qui ont quitté l'équipe, via le marché des joueurs autonomes, cet été (Jonah Jackson et Joe Noteboom).  Snead les a remplacé par Humphries et David Quessenberry   Un nouveau joueur de centre a aussi été recruté, Coleman Shelton, qui revient avec le club après une saison à Chicago, avec les Bears.  Shelton est très apprécié par ses coéquipiers.  C'est lui qui fait les ajustements pour le blocage, sur la ligne de mêlée, avant chaque jeu.

Avec Humphries et Shelton en renfort, ajoutés aux gardes Steve Avila et, surtout, à l'excellent Kevin Dotson (photo ci-dessous), cette ligne offensive est assez solide pour assurer le bon fonctionnement de l'attaque des Rams.



C'est un peu le même verdict en ce qui concerne Matthew Stafford.  Après la victoire au Super Bowl, en 2021-22, il n'a pas réussi à reproduire les performances impressionnantes qu'il avait réalisées cette année-là (un coefficient d'efficacité de 102,9).

Mais, encore la saison dernière, il s'est montré capable d'orchestrer des séries offensives fructueuses, et il a retrouvé son efficacité habituelle, autour de 93, avec 65,8% de passes complétées, 3 762 verges de gains aériens, 20 passes de touchés, contre huit interceptions.  Sauf si l'âge et les blessures le rattrapent, cette saison, il devrait être en mesure de répondre aux attentes des dirigeants de l'équipe.

Les Snead lui a donné de nouvelles armes offensives, pour qu'il arrive à ses fins.  Il a réalisé un des plus beaux coup de filet dans le bassin des agents libres, en repêchant le réputé ailier éloigné Davante Adams (photo ci-dessous),  On se souvient qu'il a fait la pluie et le beau temps avec Aaron Rodgers, dans ses années avec les Packers de Green Bay (2014-2021).



À 32 ans, il n'est plus aussi dominant, mais s'il sait s'ajuster à Stafford, et à l'offensive de sa nouvelle équipe, il pourra fournir sa production habituelle de plus de 1 000 verges de gains aériens, et plusieurs touchés à partir de la zone rouge.

Adams remplace Cooper Kupp, parti jouer chez lui, avec les Seahawks de Seattle.  Il sera un excellent complément au receveur numéro un des Rams, Puka Nacua, dont le principal défaut, en dehors de sa tendance aux blessures, est sa difficulté à marquer des touchés, près de la zone des buts adverses.

S'il n'avait pas encore été absent pour six matchs à cause de sa blessure au genou, Nacua aurait pu finir la saison dans le top-3 des receveurs de la NFL.  En effet, si on extrapole à 17 matchs ses statistiques des onze parties qu'il a jouées, on arrive à des chiffres plus qu'impressionnants : 122 attrapés, pour 1 530 verges de gains.  Il excelle pour gagner des verges après attrapés.



Le poste d'ailier espacé numéro 3, après Adams et Nacua, fait l'objet de critique à L.A..  Beaucoup d'observateurs pensent que les Rams auraient dû préférer Demarcus Robinson à Tutu Atwell (no 5, photo ci-dessus).  Robinson, qui s'aligne maintenant avec les 49ers de San Francisco, est sous le coup d'une possible suspension parce qu'il a été arrêté par la police pour conduite avec les facultés affaiblies, sur l'autoroute 101, à Los Angeles, après une défaite contre les Eagles, le 25 novembre dernier.

Les Snead a expliqué que s'il a choisi Atwell, c'est parce qu'il a un plus grand potentiel à 25 ans, que Robinson, à 30 ans.  Il est ultra rapide, et les Rams veulent s'en servir pour étirer le terrain, en attirant des couvreurs, afin que Nacua et Adams aient plus d'espace, à l'intérieur.  Jordan Whittington et la prometteuse recrue Konata Mumpfield seront d'autres options intéressantes, à l'occasion, ou si l'un ou l'autre des titulaires des trois premiers postes d'ailiers éloignés devait se blesser.

De l'amélioration, il devrait y en avoir aussi aux postes d'ailiers rapprochés, selon Sean McVay. L'équipe n'a pu compter sur son ailier rapproché principal, Tyler Higbee, que pendant trois matchs, la saison dernière, car il devait se remettre d'une grave blessure au genou.  McVay souligne que Higbee (photo ci-dessous) est un important élément des plans de matchs.  Il peut faire une grande différence dans la productivité de l'attaque des siens, surtout en zone rouge, où il est un expert pour se démarquer de ses couvreurs.



Durant sa longue absence, c'est Colby Parkinson qui a dû assurer l'intérim, mais il est avant tout utilisé comme bloqueur.  Encore là, Les Snead a veillé au grain en repêchant un remplaçant de choix en la personne du jeune Terrance Ferguson (2e ronde, 46e choix).

Mesurant 6'5" et pesant 247 livres, Ferguson est une cible imposante qui a marqué les esprits au cours de ses trois années universitaires à Oregon.  Son explosivité est impressionnante, mais son manque de compétence dans les tâches de placage pourrait freiner son intégration en tant que joueur régulier chez les Rams.

Cependant, les coachs offensifs de l'équipe aiment sa force pour gagner des verges après l'attrapé, sa façon de se positionner à divers endroits sur le terrain, et la manière dont il sait se démarquer quand son quart arrière est mal pris, et cherche un dépanneur.



En ce qui a trait aux porteurs de ballon, il faudrait alléger la charge de travail de Kyren Williams (photo ci-dessus).  On lui a donné le ballon 350 fois (y compris 34 passes) durant la saison régulière, et il a montré des signes de fatigue à l'occasion.  Sa moyenne de 4,1 verges par portée n'est pas négligeable, en ce sens qu'il a été bon pour prolonger ses courses d'une verge ou deux après le premier contact.  Il est également un bon bloqueur pour stopper le blitz des adversaires.  Et c'est une machine à marquer des touchés (16 l'an passé). 

Mais il manque d'explosivité.  il n'a obtenu que deux courses de 20 verges et plus, et aucune de 40 verges et plus.  On est loin de Saquon Barkley, qui a détruit les Rams deux fois en 2024-25 avec des "marathons" de 50 verges et plus.  Et ce manque d'explosivité n'a pu être comblé par les substituts de Williams, Ronnie Rivers, et la recrue Blake Corum, qui ont été très peu utilisés.

La solution à ce problème pourrait venir d'une nouvelle recrue, Jarquez Hunter (photo ci-dessous), un choix de 4e ronde, cette année.  Petit, à 5'9", mais costaud à 204 lbs, il est très rapide et il peut aussi être un bon receveur de passes.  Mais Sean McVay va probablement le faire patienter sur le banc car il est un fan absolu de Kyren Williams, et il va sans doute continuer à le sur utiliser.

Je ne sais pas si les coachs vont le garder, mais le demi offensif Cody Schrader impressionne vraiment au camp d'entraînement cet été.  En deux matchs pré saison, il a gagné 107 verges, soit presque six verges par course.  Il semble très dynamique.



Pour progresser au-delà de leurs dix victoires de l'an dernier, les Rams devront améliorer leur production offensive.  En 2024-25, ils ont terminé 20e de la NFL pour les points marqués (21,6 en moyenne par match); 24e pour les verges au sol (103,8 par rencontre), et 10e pour les verges aériennes (227,5 par joute).

Si leurs meilleurs joueurs offensifs demeurent en santé, les Rams devraient marquer plus de points.  Leur différentiel de -19 entre les points marqués et les points accordés, en 2024-25, n'est pas digne d'un club de tête.

Depuis deux ans, Les Snead a fait des trouvailles merveilleuses en défensive pour renflouer cette unité, après le départ à la retraite du futur membre du Temple de la Renommée, Aaron Donald. En 2023, c'était Byron Young et Kobie Turner.  L'an passé, ce fut Omar Speights, Braden Fiske, et surtout Jared Verse, la recrue défensive de l'année dans la NFL.

Cette année, ce pourrait être les secondeurs de ligne Josaiah Stewart (3e ronde ⇨ photo ci-dessous), et Chris Paul Jr (5e ronde), qui pourraient venir renforcer la jeune défensive des Rams.  Tous ces jeunes sont déjà bons, et ils devraient progresser cette saison.  Ce qui donne plein d'espoir aux dirigeants de l'équipe.



Car, à cause du mauvais début de saison, l'an dernier, les statistiques de la défense n'ont pas été celles que l'on associe normalement à une bonne équipe (22e de la NFL pour les verges accordées au sol  130 par rencontre; 20e de la ligue en défense anti aérienne avec 223,1 verges concédées en moyenne par match; 26e pour les passes de touché allouées, avec 29).

Mais en fin de saison, à part le dernier match, au cours duquel les Rams ont surtout employé des réservistes, cette défensive s'était nettement raffermie en ne permettant que 24 points en trois parties à ses adversaires.  Ce fut la même chose en éliminatoires contre les puissants Vikings, qui n'ont réussi à mettre que neuf points au tableau de pointage.

Le gérant général Les Snead a dû combler les départs de plusieurs joueurs défensifs : l'ailier Michael Hoecht (maintenant avec Buffalo), les joueurs de ligne Neville Gallimore (Indianapolis), et Bobby Brown III (Caroline), le secondeur Christian Rozeboom (Caroline), et le demi de sûreté John Johnson (agent libre).
  


Pour améliorer la défense contre le jeu au sol, les Rams ont acquis le très fiable Poona Ford (photo ci-dessus), qui était avec les Chargers l'an passé, ainsi que Nate Landman, un ancien des Falcons d'Atlanta.

Même si ça ne s'est pas tant traduit par un nombre très élevé de sacs (38), les jeunes Braden Fiske, Kobie Turner, et Jared Verse ont appliqué beaucoup de pression sur les quarts arrières adverses.  Verse a mentionné durant le camp d'entraînement, qu'il veut définitivement réussir plus de sacs cette saison (4½ l'an passé). 

La seconde ligne de défense devra mieux performer en 2025-26.  C'était un point faible l'an dernier.  Mais Omer Speights, une recrue non repêchée, a été une agréable surprise la saison passée, en ne ratant que quatre plaqués, et en étant présent sur le terrain pour plus de 500 jeux.  Ce qu'on avait pas prévu.  Darious Williams doit en faire plus à sa septième saison dans la Ligue, tout comme le réserviste Troy Reeder.  Mais l'aide pourrait plutôt venir des recrues Chris Paul Jr, et Shaun Dolac.

En ce qui concerne la tertiaire, les entraîneurs des Rams estiment que la mauvaise saison des demis défensifs, l'an dernier, était une exception, étant donné qu'ils avaient bien performé l'année précédente.  Seule la recrue Kamren Kinchens (photo ci-dessous) a bien joué en 2024.



Avant de connaître une campagne décevante à son retour avec les Rams, l'an passé, Darious Williams avait été un des meilleurs demis de coin de la NFL, avec les Jaguars de Jacksonville, en 2023.  Quentin Lake a été bien noté par Pro Football Focus, au cours des deux dernières saisons.  Si Williams peut se reprendre, et si Cobie Durant ainsi que Kam Curl peuvent s'améliorer, les Rams pourraient avoir une tertiaire solide cette saison.

Le botteur de précision recrue Joshua Karty a eu un peu de difficulté au départ pour s'acclimater à la vie chez les professionnels, mais il a tout de même réussi 85,3% de ses tentatives de placements (dont un de 58 verges).  Il a cependant raté quatre convertis.  Mais les Rams pensent qu'ils ont enfin trouvé leur botteur de confiance.

Le botteur de dégagements Ethan Evans (photo ci-dessous) est devenu un atout pour le positionnement sur le terrain, en plaçant 30 de ses 50 bottés à l'intérieur de la ligne de 20 des clubs opposés.  Il a également prouvé la puissance de sa jambe, sur les longues distances.



Les retourneurs de bottés Xavier Smith et Jordan Whittington n'ont démontré rien de vraiment spécial sur...les unités spéciales.

Dans une division qui n'est pas particulièrement forte, les Rams peuvent espérer un autre championnat cette année.  Ils ont des problèmes à régler, mais pas plus que les autres équipes de la section Ouest de la NFC.  Et avec un super entraîneur comme Sean McVay, ils ont un homme supérieur aux autres coachs pour trouver des solutions à ces problèmes.

Déjà, au cours de l'intersaison, le gérant général Les Snead a trouvé des réponses à ces problèmes en acquérant de bons agents libres, et grâce à un autre excellent repêchage.  Le calendrier n'est pas très exigeant, et si le quart Matthew Stafford peut jouer convenablement malgré ses maux de dos, l'équipe peut remporter quelques victoires de plus que l'an dernier (les Rams sont favoris dans 13 matchs).



Les Rams ne seraient pas totalement dépourvus en cas d'absence de Stafford, car ils ont un remplaçant de qualité en Jimmy Garoppolo (photo ci-dessus).  Mais ce dernier est un quart arrière fragile, qui n'a jamais réussi à demeurer en santé, par le passé.

La marge de manoeuvre est mince entre une saison digne d'une puissance de la Ligue, et celle qui pourrait signaler un déclin à cause d'imprévus. Mais avec Sean McVay aux commandes, l'équipe est quasi assurée de naviguer à bon port, et d'espérer remporter les plus grands honneurs.

CALENDRIER 2025-26 DES RAMS DE LOS ANGELES
 
N.B. ⇨ Voir autres prévisions pour les clubs de la division Ouest de la Conférence Nationale.