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samedi 12 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO 1 ⇨ GREEN BAY @ MINNESOTA ⇨ LES PACKERS ET MATT LAFLEUR À COURT DE MUNITIONS CONTRE LA DÉFENSIVE DE BRIAN FLORES DES VIKINGS...



Dans le Nord de la Conférence Nationale, toutes les équipes peuvent prétendre au titre de division cette saison.  C'est pourquoi, chaque affrontement à l'intérieur de la section, entre ces clubs, revêtira une importance capitale, pour départager les rivaux qui prendront l'ascendant, afin de devenir les rois du Nord.

Et la bataille royale débutera dès ce dimanche quand les Packers de Green Bay visiteront les Vikings du Minnesota au U.S. Bank Stadium à Minneapolis.  Les deux adversaires arrivent à cette rencontre par deux chemins différents.  Le "Pack" a fini la dernière saison en subissant cinq défaites consécutives, alors que les Viks ont, au contraire, conclu leur campagne 2025-26 avec cinq victoires d'affilée.  Mais c'est déjà loin tout ça, et les deux formations sont passées par plusieurs changements depuis ce temps.

Disons que les Packers de l'entraîneur Matt Lafleur auraient préféré affronter leurs vieux rivaux dans des circonstances plus favorables.  Ils ont appris qu'ils devront se passer de leur principal demi offensif Josh Jacobs, après qu'il a plaidé coupable à des accusations de méfait et de violence domestique.  Les autorités de la NFL l’ont écarté du match de dimanche, en attendant de décider d’une suspension qui pourrait durer jusqu’à six rencontres.



Matt Lafleur devra donc s'en remettre à deux porteurs de ballon inexpérimentés ou marginaux : MarShawn Lloyd (photo ci-dessus), Chris Brooks ou Kaleb Johnson.  Et rien pour leur faciliter la tâche de remplacer Jacobs, ils devront le faire derrière une ligne offensive rapiécée comportant trois nouveaux partants : Jordan Morgan, bloqueur à gauche; Sean Rhyan au centre; et Jacob Monk, garde à droite.  

De plus, Morgan et le garde à gauche Aaron Banks, de même que le bloqueur à droite Zach Bako-Bewele, reviennent de blessures, ou joueront avec des blessures au genou.  Contre la défensive des Vikings qui utilise le blitz à profusion, disons que pour la ligne offensive affaiblie des Packers, ce n'est pas l'idéal.

Si, avec ses demis offensifs douteux, l'attaque au sol de Green Bay ne peut se mettre en branle, l'attaque des Packers deviendra unidimensionnelle, et prévisible, par la défense anti-aérienne, et le "pass rush" des Vikings.  Un désavantage marqué pour Green Bay, et l'inverse pour son opposant.



De l'autre côté du ballon, le quart arrière Kyler Murray (photo ci-dessus) fera ses débuts à ce poste pour Minnesota.  Coup de chance pour lui, il n'aura pas à affronter le l'ailier défensif étoile Micah Parsons, qui tente encore de se remettre de sa grave blessure au genou, subie la saison dernière, contre les Broncos, à Denver, le 14 décembre 2025.

Stratégies et plan de match des Packers...

1 ⇨ Contrer le blitz des Vikings avec de courtes passes rapides vers les périmètres.  Avec une ligne offensive diminuée et incohérente, Matt Lafleur va commander des passes rapides sur les périmètres, pour contrer le blitz des Vikings.  Il va se servir de ses ailiers éloignés comme écran, pour que ces courtes passes servent, en quelque sorte, à remplacer les jeux au sol, en l'absence de Josh Jacobs.

2 ⇨ Utiliser la formation à deux ailiers rapprochés avec Tucker Kraft.  Sans Josh Jacobs au champ arrière, il faut s'attendre à ce que le quart arrière Jordan Love ait souvent recours à Tucker Kraft comme soupape de sécurité, spécialement sur les 3e essais.

3 ⇨ En défensive, faire pression par l'extérieur en l'absence de Micah Parsons.  Le secondeur de ligne Edgerrin Cooper (photo ci-dessus) et le front défensif des Packers doivent tenir bon sur les ailes extérieures, contre le blocage de zone élargi des attaquants des Vikings, tout en générant un "pass rush" discipliné, pour perturber la pochette, sans laisser Kyle Murray s'en échapper.



Stratégies et plan de match des Vikings...

1 ⇨ Exploiter la mobilité de Kyler Murray.  Le nouveau quart arrière des Vikings est une arme à deux tranchants : il peut être autant dangereux pour l'adversaire en courant avec le ballon, qu'en le lançant.  Le coach Kevin O'Connell a sûrement des jeux de course planifiée pour Murray, sur des roulements vers les périmètres, afin de profiter de la faiblesse de la défensive des Packers sur les ailes.  Murray possède aussi le don de déstructurer les défenses opposées par des courses improvisées.

2 ⇨ Figer et étourdir les gars de la ligne offensive des Packers.  Le coordonnateur défensif des Viks, Brian Flores est un maître dans l'art de répandre la confusion dans le front offensif de ses adversaires.  Pressions dissimulées ou feintes, positionnements suspects à la ligne de mêlée, blitz fréquent et hâtif à l'intérieur de la ligne pour tester les problèmes de communication et la chimie de la ligne offensive improvisée des Packers; tout y passera pour désorganiser l'attaque vulnérable des opposants, et leur faire commettre des erreurs.

3 ⇨ Alimenter Justin Jefferson tôt dans la rencontre.  Considéré comme le meilleur receveur de sa génération, Justin Jefferson a souffert du manque de bons quarts arrières de son club, la saison passée.  Les Vikings et Kyler Murray doivent corriger cette situation de négligence, cette année.  D'abord, créer du mouvement le long de la ligne d'engagement avant la remise du ballon en jeu permettra de connaître la couverture contre la passe de l'ennemi.  Murray tentera ensuite d'isoler Jefferson contre un membre vulnérable de la tertiaire des Packers, en profitant du manque de "pass rush" du front défensif adverse, en l'absence de Micah Parsons.



La nouvelle ligne offensive des Packers n'a pas eu assez de temps pour apprendre à bien jouer ensemble.  Ça va paraître quand viendra le temps de bloquer pour des porteurs de ballon remplaçants et peu expérimentés.  Protéger adéquatement le quart Jordan Love (photo ci-dessus) en situations de passes forcées, ne sera pas une sinécure non plus, pour ce front offensif manquant de cohésion et de confiance.

En défense, ça risque de virer à la panique du côté de Green Bay quand le quart arrière Kyler Murray commencera à courir, et à enchaîner les feintes, face à des défenseurs complètement perdus.  La menace de Murray comme coureur amènera peut-être les Packers à désigner un espion pour le couvrir en tout temps.  Mais si les Packers envoient plusieurs joueurs pour le contrer, est-ce que ça n'ouvrira pas des lignes de passes pour lui et ses receveurs ?

Si les membres de la ligne offensive recomposée des Packers risquent de manquer de cohésion et d'efficacité, ça pourrait être pareil en défensive avec plein de nouveaux joueurs qui se sont ajoutés durant l'intersaison.  Zaire Franklin (ex Colts) et Javon Hargrave (ex vikings) doivent rebondir après des saisons qui ont laissé à désirer l'an passé.  Et il reste à voir comment la recrue Brandon Cisse (2e tour, South Carolina ⇨ photo ci-dessous) va se comporter au champ extérieur.  



Si des partants se blessent ou manquent de souffle, comme c'est souvent le cas en match inaugural, il n'y a guère de remplaçants valables chez les Packers, car il y a beaucoup de joueurs défensifs blessés chez les substituts. 

Probablement privé d'une attaque terrestre efficace, Jordan Love devra tenter souvent des passes.  Il dispose d'un quatuor de receveurs talentueux avec Tucker Kraft, et les ailiers espacés Christian Watson, Jayden Reed et Matthew Golden.  Love devra échapper au blitz des Vikings pour espérer rejoindre ces cibles. 
   
Fait inusité, les deux équipes auront des botteurs recrues : Trey Smack (photo ci-contre) pour les placements du côté du "Pack", et Brett Thorson pour les dégagements chez les Vikings.  À leurs débuts professionnels dans un stade bruyant, des erreurs ou des faux pas sont possibles, avec la nervosité accompagnant en plus un match d'ouverture.  Dans une rencontre au pointage serré, un botté raté peut faire la différence entre la victoire et la défaite.  Skyy Moore fera également ses débuts comme retourneur de bottés pour Green Bay.  Un botté échappé peut être lourd de conséquences pour son club.

Avec tous les absents et les remplaçants inexpérimentés ou jouant malgré des blessures, chez les Packers, ainsi que l'avantage du terrain et de la foule du côté des Vikings, ces derniers sont donnés gagnants par 1½ point par les bookmakers.  Un choix logique...


Pour en apprendre davantage sur les deux formations, je vous réfère à mes articles précédents...


vendredi 4 septembre 2026

SAISON 2026 DES VIKINGS DU MINNESOTA : KEVIN O'CONNELL JOUE LE TOUT POUR LE TOUT AVEC KYLER MURRAY AU POSTE DE QUART ARRIÈRE PARTANT...



Après le congédiement du gérant général Kwesi Adofo-Mensah, à la fin du mois de janvier dernier, son remplaçant, Nolan Teasley, se retrouvait avec le gâchis financier qu'il avait laissé en partant.  

Le nouveau DG avait la lourde tâche de remettre la maison en ordre en réglant d'abord l'épineux problème du respect du plafond salarial.  Pour ce faire, il devait entreprendre un grand ménage : abandonner de gros contrats, afin de se donner une marge de manœuvre, que son prédécesseur avait négligée.

Bien sûr, son entraîneur chef, Kevin O'Connell, devait être consulté pour décider quels joueurs laisser partir, et quels remplaçants recruter.  Tout ça en gardant en tête de mettre de l’argent de côté pour réussir à boucler le nouveau budget.



Cette opération délicate tombait au moment où Teasley (photo ci-dessus) et O'Connell devaient composer avec un contexte compliqué par la concurrence acharnée des trois autres équipes de leur division (Nord de la Conférence Nationale).  

L'an dernier, les Vikings devaient rivaliser dès le départ avec les puissances que représentaient les Lions de Détroit et les Packers de Green Bay.  Mais Ben Johnson ayant relevé les Bears de Chicago jusqu'au point qu'ils ont remporté le titre de la section Nord, voilà que Kevin O'Connell doit préparer sa formation à faire face à une triple opposition redoutable, cette saison, avec une masse salariale restreinte.

Que faire dans une telle situation ?  La saison dernière, son équipe avait été éliminée malgré une fiche passable de neuf victoires, huit défaites.  Sa défensive, menée de main de maître par son brillant coordonnateur Brian Flores, (photo ci-dessous) n'était pas en cause.  Elle a terminé au 3e rang de la NFL pour les verges accordées par match (282,6) et au 7e pour les points concédés avec 19,6.



C'était plutôt l'attaque qui était à blâmer, 26e pour les points marqués (20,2 par rencontre) et 28e pour les verges gagnées (275 en moyenne par partie).  Cette faiblesse ne pouvait être attribuée ni aux receveurs, ni aux demis offensifs, ni même à la ligne offensive.  Le véritable responsable était sans aucun doute le quart arrière, J.J. McCarthy, qui, en dix matchs, avait affiché les pires statistiques de rendement pour un pivot de la NFL en 2025-2026.

Il n’était pas question pour Kevin O’Connell d’affronter la rude concurrence de sa division avec McCarthy dans son onze de départ, la saison prochaine.  Il pense avoir trouvé la solution avec l'acquisition de Kyler Murray, un rejet des Cardinals de l'Arizona.  De plus, il ne coûte que le salaire minimum de 1,3 million de dollars pour un an, les Cards acceptant de payer le reste de son contrat (35,5 millions) pour s'en débarrasser.

Tout premier choix au repêchage de 2019, Murray n'a pas livré la marchandise avec les Cardinals, comme le montre son bilan de 38 gains, 49 échecs, et un match nul, comme quart partant.  Il a mené son club à une seule participation aux séries éliminatoires, en 2021, une défaite cinglante de 34 à 11 contre les Rams de Los Angeles.



Mais Kevin O'Connell (photo ci-dessus) pense qu'il peut faire avec lui ce qu'il a réussi avec Sam Darnold, il y a deux ans.  Ce piètre passeur n'allait nul part, avec une carrière décevante, avant de se joindre aux Vikings et de les conduire à un dossier incroyable de 14 victoires, trois revers, en 2024-25, ce qui a d'ailleurs valu à Kevin O'Connell le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.  

L'année suivante, refusant de lui accorder une substantielle augmentation de salaire, les Vikings l'ont laissé partir, et il est allé gagner le Super Bowl avec les Seahawks de Seattle, en février dernier.

À première vue, Kyler Murray ne cadre pas dans le style de quart que O'Connell aime.  Le coach des Viks préfère les quarts arrières qui reçoivent le ballon directement sous le joueur de centre pour favoriser le "play action", et restent dans la pochette pour lancer le ballon.  Tandis que Murray est un adepte de la position "shotgun", et est réputé pour sortir de la zone de protection, que ce soit pour effectuer ses passes, ou courir lui-même avec le ballon.  Ça peut s'expliquer par sa petite taille (5'10") qui l'empêche souvent de voir par-dessus les grands joueurs massés sur la ligne de mêlée.



Ce que Kevin O'Connell apprécie de Kyler Murray c'est la précision de ses passes (67,1 % taux de complétion), et son ratio "passes de touché vs interception" (121:60).  Il est important que Murray limite les revirements, car O'Connell a expliqué que par le passé, lorsque son équipe a commis autant ou moins de revirements que l’adversaire, les Vikings ont affiché un bilan de 35 victoires pour seulement quatre défaites.  

La saison dernière le quart J.J. McCarthy a multiplié les erreurs en redonnant le ballon aux adversaires 14 fois en dix matchs.  Un problème de "mécanique", dans son geste de passe, expliquerait ses tirs imprécis.

Quoi qu'il en soit, si Murray pouvait seulement être moyen dans ses performances, ça pourrait suffire à O'Connell et aux Vikings, étant donné le talent qui l'entoure : une bonne ligne offensive, des receveurs dangereux, et des demis offensifs convenables.



Sur la ligne offensive, le bloqueur à gauche, Christian Darrisaw (photo ci-dessus) a bien performé l'an passé, mais pas à son niveau d'excellence habituel.  Il n’a joué que dix matchs et s’est retiré assez tôt de cinq autres, semblant ménager le genou qu’il s’était blessé la saison précédente.

Le garde à gauche, Donovan Jackson a connu une saison recrue intéressante l'an dernier.  Son blocage sur les jeux au sol est à améliorer, mais en protection sur les jeux de passe il a assez bien fait, ne permettant que deux sacs (aucun dans les neuf derniers matchs) et cinq coups sur les quarts arrières.  Selon les entraîneurs, ce choix de première ronde en 2025 apprend vite, comme le prouve sa progression en seconde moitié de saison.  C'est prometteur pour cette année et celles à venir.

Pour sa part, Blake Brandel reviendra au centre, comme l'an passé, même si sa position naturelle est garde ou bloqueur.  D'ailleurs, peu familier à la position de centre, il éprouve des difficultés lors des remises de ballon, un point technique à améliorer, tout comme sa discipline, puisqu'il écope de trop de pénalités.  Sinon, sa polyvalence, son intelligence du jeu, sa facilité à lire les défensives ennemies, le servent bien, surtout en protection de passe.  Il prend la relève de Ryan Kelly, contraint de prendre sa retraite l’an dernier, après avoir subi ses quatrième, cinquième et sixième commotions cérébrales. 



Le garde à droite Will Fries (photo ci-dessus) a sous performé en 2025 après avoir été obtenu des Colts d'Indianapolis, où il s'était fracturé une jambe.  Revenu au jeu sans préparation physique adéquate, après sa période de réhabilitation, il a quand même réussi à jouer sur 99 % des jeux offensifs des Vikings, un exploit digne de mention !  Il a concédé trois sacs, quatre coups sur ses quarts arrières, et 37 pressions.  Il se dit maintenant à 100 % de ses capacités, ne ressent plus de douleur, et est prêt à entamer du bon pied la prochaine campagne, avec comme objectif de retrouver son niveau de jeu d'avant sa blessure à la jambe.

Le bloqueur à droite Brian O'Neill a été la star de cette ligne offensive, en 2025.  C'est une valeur sûre dans les deux phases du jeu : protection et blocage.

La plus grande force de l'attaque des Vikings, est leur groupe d'ailiers espacés.  Depuis sa saison recrue en 2020, Justin Jefferson a été le meilleur receveur de la NFL, peut-être à égalité avec Ja'Marr Chase, des Bengals de Cincinnati.  Ses stats ont beaucoup baissé l'an dernier, avec 1 048 verges de gains et seulement deux touchés, mais le manque de bons quarts arrières chez les Viks y est sûrement pour quelque chose...



Son coéquipier Jordan Addison (photo ci-dessus) a aussi subi les mêmes conséquences et a vu sa production diminuer.  Mais à seulement 24 ans, sa progression reprendra avec un passeur plus respectable et performant.

Il y a du nouveau au poste d'ailier éloigné no 3.  Jauan Jennings, l'ancien vétéran de cinq saisons avec les 49ers de San Francisco, remplace Jalen Nailor, recruté par les Raiders de Las Vegas.  Il cadre parfaitement dans les besoins de sa nouvelle équipe par son physique imposant de 6'3", 212 lbs, qui l'avantage pour les attrapés contestés, ce qui manquait dans le personnel des Vikings.  

Sa robustesse fait en sorte qu'il peut quasiment servir d'ailier rapproché pour saisir des passes en milieu de terrain, ou à courte distance dans la zone rouge (red zone).  Il a marqué neuf touchés avec les Niners la saison dernière. 



C'est un des meilleurs ailiers offensifs de la Ligue pour bloquer sur les jeux au sol.  Au Minnesota, il bénéficiera de la présence de Justin Jefferson (photo ci-dessus) qui attire toujours les couvreurs des défenses adverses, ce qui laissera d'autant plus d'espace à Jennings pour se faufiler entre les zones extérieures.

Si Jennings peut presque passer pour un ailier rapproché à cause de son style physique, ça adonne bien car l'ailier rapproché officiel, T.J. Hockenson, est en déclin depuis qu'il a été blessé gravement à un genou en décembre 2023.  Il a même dû accepter une baisse de salaire cette année, et il pourrait être remercié de ses services si ça ne clique pas avec Kyler Murray cette saison...

Au chapitre du jeu au sol, les demis offensifs Aaron Jones Jr et Jordan Mason ont connu une assez bonne saison en 2025-26.  Jones aura 32 ans au début décembre, et il a effectué moins de courses que son coéquipier porteur de ballon (132 contre 159 pour Mason).  Sa faiblesse, c'est qu'il a fini au dernier rang de la Ligue pour le nombre de plaquages brisés, en 2025-26.  



Mason (photo ci-dessus) a gagné en moyenne 4,8 verges par portée contre 4,2 pour Jones.  Mais ce dernier a été plus sollicité pour l'attaque aérienne en captant 28 passes pour une moyenne de 7,1 verges de gains par attrapé.  Mason n'a que 28 réceptions à son crédit, en quatre ans de carrière.   

En joignant leurs forces, les deux compères ont apporté en moyenne 112,9 verges de gains totaux par match, à l’attaque de leur équipe. Mais au final, en additionnant tous les gains combinés des coureurs du club du Minnesota en 2025-26, cela les place seulement à la 23e position du circuit Goodell. 

Au plus récent repêchage, les Viks ont sélectionné l'intriguant demi offensif Demond Claiborne, un gars ultra rapide qui court le 40 verges en 4,37 secondes.  Il pourrait occasionnellement servir de "changement de vitesse" dans le champ arrière de son club, et aussi sur les unités spéciales, comme retourneur de bottés.  À 5'10", 188 lbs, sa petite taille pourrait toutefois le désavantager.



Finalement, la recrue Max Bredeson (5e tour, Michigan ⇨ no 45 photo ci-dessus) remplacera C.J. Ham (parti à la retraite) à la position de "full back".  À Michigan il a démontré un grand talent comme bloqueur.

Pour respecter le plafond salarial, le nouveau gérant général Nolan Teasley a dû effectuer des coupures dans la brigade défensive.  Les joueurs de ligne Jonathan Allen (Cincinnati) et Javon Hargrave (Green Bay) ont signé des contrats avec d'autres équipes, et Jonathan Greenard a été échangé aux Eagles de Philadelphie contre deux choix de repêchage de 3e ronde.  

Harrison Smith a été "techniquement" libéré par les Vikings après 14 saisons, mais il n'a pas encore décidé s'il prendra sa retraite.  Il pourrait signer une nouvelle entente pour revenir avec l'équipe.  Il n'a pas participé au camp d'entraînement ni aux matchs pré saison.



Le coach de l'unité défensive 3-4 des Viks, Brian Flores, va semble-t-il remplacer Greenard par Dallas Turner (photo ci-dessus), qui a dominé pour le nombre de sacs (8) pour les Vikings, la saison dernière.  Les trois autres postes de secondeurs de ligne seront occupés par Eric Wilson, Blake Cashman, et Andrew Van Ginkel, trois gars dans la trentaine qui sont bien établis dans la grande ligue.  La recrue Jake Golday (2e tour, Cincinnati) les remplacera quand ils auront besoin de reprendre leur souffle sur les lignes de côté...

Turner est le plus équilibré du quatuor, avec de bonnes performances autant en couverture de passe que pour contrer le jeu au sol.  Sur le "pass rush" il a réussi 42 pressions l'an passé. 

Wilson et Blake excellent pour stopper les coureurs adverses, mais en arrachent contre les jeux aériens.  Van Ginkel (photo ci-dessous) est généralement fiable.  



Comme les autres joueurs de l'unité défensive, les secondeurs doivent se tenir prêts à tous moments, car Flores commande souvent le blitz (48 % des jeux, les plus proches défenses des autres équipes - Falcons, Chiefs, Bucs - sont à 33 ou 34 %).

Le trio qui compose la première ligne de défense manque d'expérience mais est d'assez bonne qualité.  Levi Drake Rodriguez a seulement 18 matchs d'expérience et devra s'améliorer car il a été peu convaincant l'an passé (note de 57,8 selon Pro Football Focus).  Jalen Redmond a mieux joué surtout pour neutraliser le jeu au sol.  Il a du talent pour bien servir coach Flores sur le blitz et le pass rush.  Il a réussi 35 pressions qui ont résulté en un total combiné de neuf sacs et coups sur les quarts arrières opposés. 

Le groupe de partants est complété par la recrue Caleb Banks (1ère ronde, Florida) un colosse de 6'6" 327 lbs, dont on dit beaucoup de bien.  Il est vif, rapide, et un chasseur de quart redoutable, promis à un statut de vedette dans la NFL.



Le plus drôle c'est qu'il aura pour substitut une autre recrue, Domonique Orange (3e tour, Iowa State ⇨ no 97 photo ci-dessus), surnommé "Big Citrus" !  Il sera employé dans une rotation quand ce sera nécessaire et utile.

Du côté de la tertiaire, la recrue Charles Demmings (5e ronde, SF Austin) a fait tourner les têtes aux essais ("combine"), et il a tellement impressionné au camp d'entraînement, qu'il semble avoir volé le poste de demi de coin partant à Isaiah Rodgers.  

L'autre demi de coin sera James Pierre, (photo ci-dessous) un nouveau venu qui a été surtout un réserviste avec les Steelers de Pittsburgh depuis six ans.  Brian Flores le voyait dans sa soupe et désirait l'avoir dans sa formation depuis un bout de temps !  En 255 couvertures de passe l'an dernier, Pierre n'a alloué que 16 réceptions sur 35 ciblées, il a rabattu neuf passes, et réussi une interception.  Il a mérité la meilleure note de PFF pour son travail (88,1) parmi tous les demis de coin de la NFL.
  

Avec Rodgers, qui a bien performé la saison dernière, le groupe de demis de coin des Vikings est solide.

On ne peut pas en dire autant des demis de sûreté.  Si Theo Jackson s'en est assez tiré l'an passé, Byron Murphy Jr (nickel), et Josh Metellus, ont eu de la difficulté en couverture de passe.  Ce sera un point faible à surveiller pendant la prochaine campagne.

Faute de budget, les Vikings sont restés discrets sur le marché des agents libres et ont dû se serrer la ceinture.  Les experts leur ont donnés la 4e plus basse note pour leur recrutement durant l'intersaison, et les trois équipes pires qu'eux n'avaient pas de choix de première ronde au repêchage de cette année...



Les unités spéciales peuvent compter sur le meilleur botteur de précision de la NFL, Will Reichard (photo ci-dessus), nommé  sur la première équipe d'étoiles, la saison dernière.  En deux ans de carrière, le jeune homme de 25 ans n'a jamais raté une seule transformation, et l'an passé, il a manqué seulement deux tentatives de placement (33 réussis en 35 au total, son plus long a été de 62 verges) et c'était sur 50 verges et plus. 

Le bon vieux botteur de dégagement Johnny Hekker, 36 ans, est arrivé au Minnesota ce printemps pour remplacer Ryan Wright, qui a signé un gros contrat avec les Saints de la Nouvelle Orléans.  Mais, coup de théâtre, il a perdu sa bataille au camp d'entraînement contre la recrue Brett Thorson, un Australien de 26 ans.  Hekker a été libéré par les Vikings le 30 août, pour redevenir agent libre.

Le petit receveur réserviste Myles Price, 5'9", 183 lbs s'occupera des retours de bottés.  Il en a réalisé huit très longs la saison dernière, mais il a tendance à mal protéger le ballon.  Le petit bolide, la recrue Demond Claiborne, pourrait bien le défier pour lui prendre sa place.

Les analystes et les experts ne croient pas que le projet de Kevin O'Connell visant à relancer la carrière de Kyler Murray soit réaliste.  De plus, ils pensent que la défense des Vikings a perdu quelques joueurs clés durant l’intersaison et que, sans être complètement affaiblie, elle sera moins performante que l’an dernier, malgré toute l’expertise de son entraîneur Brian Flores pour la maintenir à un haut niveau.

Néanmoins, si Kyler Murray parvient à offrir une performance ordinaire ou moyenne, comme il l’a fait depuis le début de sa carrière, il pourrait bien réussir sa part de jeux explosifs, grâce à l’excellent groupe de receveurs dont il dispose en attaque, et par son talent de coureur sur le jeu au sol.  Est-ce que ce sera suffisant pour faire gagner sa nouvelle équipe ? 
   
À moins qu'il soit complètement perdu dans le système offensif de Kevin O'Connell, qui sera nouveau pour lui, il ne devrait pas lancer 21 interceptions (un sommet dans la NFL en 2025-26) comme les quarts arrières des Vikings l'ont fait la saison dernière.  Il protège bien le ballon habituellement.  

Kevin O'Connell l’a lui-même souligné : quand ses joueurs remportent la bataille des revirements, ils gagnent très souvent leurs matchs.  En 2025, ils affichaient un différentiel de -9 dans ce domaine, ce qui les plaçait au 30e rang de la Ligue Nationale.

Avec la forte concurrence dans leur division, de nombreux observateurs prévoient que les Vikings finiront avec huit ou neuf victoires, bons derniers de la section Nord de la NFC. 

Kevin O'Connell est à la recherche de sa première victoire en playoffs depuis qu'il entraîne les Vikings (2022), il ne semble pas être en mesure de l'obtenir cette saison.    

Au lieu de trop se fier sur un quart arrière qui n'a pas vraiment émergé ou percé dans la NFL, il devrait plutôt lui enlever de la pression en améliorant l'attaque terrestre.  Elle a été un peu mise de côté ces derniers temps, mais elle peut apporter davantage cette saison, grâce au blocage plus efficace des gars de la ligne offensive.  

Bref, c'est un effort collectif constant qui pourrait sauver la saison des Viks, en balayant les incertitudes et les faiblesses, cette année.  O'Connell et Brian Flores ont l'habitude et le pouvoir de soutirer le meilleur de leurs joueurs.  Ce sera encore plus important cette année.


N.B. -  À venir, les prévisions pour la saison 2026 des Panthers de la Caroline et des Buccaneers de Tampa Bay...
  

dimanche 14 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : MINNESOTA À DALLAS ⇨ LES COWBOYS S'ACCROCHENT À DE FAIBLES PROBABILITÉS DE FAIRE LES SÉRIES.



Les Cowboys de Dallas (6-6-1) ont connu des hauts et des bas cette saison, comme l'atteste leur fiche de .500.  Ils possèdent à la fois la meilleure offensive et la pire défensive de la NFL.  Un tel déséquilibre ne les place pas en position de pouvoir prolonger leur saison, à la fin du calendrier régulier du circuit Goodell.  On estime que leurs chances de participer aux séries éliminatoires est d'environ 10 ou 11 %.

Pour y arriver, les Boys doivent gagner leurs quatre derniers matchs, y compris celui de dimanche soir, à domicile, contre les Vikings du Minnesota (5-8).  De plus, l'équipe texane doit recevoir l'aide de leurs rivaux de division, les Eagles de Philadelphie, qui doivent perdre au moins deux de leurs quatre dernières rencontres.  

Ces derniers occupent la première place de la section Est de la Conférence Nationale, avec un bilan de huit victoires et cinq défaites, avec une avance d'un match et demi sur Dallas.  Mais le club du pilote Nick Sirianni est sur une pente descendante après avoir subi trois revers d'affilée, dont un contre les Cowboys, le 23 novembre.  

Leur calendrier est cependant assez facile pour le reste de la présente campagne, avec deux duels contre les pitoyables Commanders de Washington (3-10) et un autre contre les misérables Raiders de Las Vegas (2-11).



Les hommes du coach Brian Schottenheimer (ci-dessus) jouent bien à domicile, où ils ont compilé un dossier de 4-1-1 en marquant en moyenne 32,6 points, et en accumulant 431 verges de gains par match.

Normalement, dans l'urgence de leur situation actuelle, - avec l'espoir de faire les séries qui ne tient qu'à un fil -, la défensive poreuse des Cowboys devrait se surpasser et parvenir à limiter suffisamment la faible attaque des Vikings, afin de permettre à leur club de l'emporter, dimanche soir.

Le quart arrière de la formation du Minnesota, J.J. McCarthy, n'a pas connu une saison satisfaisante cette année, et il a raté plusieurs parties à cause de blessures.  Mais il a bien joué la semaine dernière dans la victoire de 31 à 0 de son équipe contre les Commanders de Washington.  Ce gain arrêtait une série de quatre revers consécutifs de Minnesota.



McCarthy (ci-dessus) a lancé trois passes de touchés dans ce match, toutes à ses ailiers rapprochés : deux à Josh Oliver, et l'autre à T.J. Hockenson.  L'attaque au sol des Viks a aussi été productive, avec 162 verges de gains.

C'est peut-être la formule qui convient le mieux à McCarthy : s'en remettre à ses demis offensifs, et compter sur de courtes passes, plutôt que de tenter des coups de circuit à ses ailiers éloignés.  Cette formule permet de soutenir de plus longues séries de jeux à l'offensive, et d'enlever de la pression sur McCarthy.  

En même temps, si celui-ci pouvait répéter une telle performance contre les Cowboys, ça laisserait moins de jeux offensifs à la redoutable attaque adverse, menée de mains de maître par le quart arrière Dak Prescott.



Mais si cet affrontement se transforme en fusillade, Prescott a les armes pour faire gagner son club.  D'autant plus que le receveur CeeDee Lamb (photo ci-dessus) semble remis de sa commotion cérébrale subie dans le plus récent match des siens, une horrible défaite de 44 à 30 à Détroit, contre les Lions.  Ce revers mettait fin à une séquence victorieuse de trois parties pour Dallas.

L'acquisition de Logan Wilson et de Quinnen Williams, le mois dernier, par voie d'échanges, a certes amélioré la défense contre le jeu au sol, des Boys.  Mais la défense anti aérienne reste un problème aigüe qui demeure sans solution.  

Les Vikings comptent sur un des meilleurs groupes de receveurs de la NFL avec les Justin Jefferson, Jordan Addison, Jalen Nailor et T.J. Hockenson.  Ces joueurs talentueux représentent une menace pour la tertiaire vulnérable des Cowboys.  C'est à ce niveau que pourrait se décider la partie de dimanche soir, surtout si J.J. McCarthy est dans un bon jour. 



L'autre facteur à surveiller c'est celui des revirements.  Les Vikings sont l'équipe qui en commis le plus cette saison : 26.  Dallas n'affiche pas non plus un bon bilan à cet égard avec un - 8 (dix revirements en leur faveur, dix-huit contre). Dans les matchs serrés, ce genre d'erreurs est souvent décisif.

Avec les problèmes que les Vikings ont connus cette saison avec leurs quarts arrières, disons qu'ils s'ennuient de Sam Darnold, qui les a conduits à un formidable dossier de 14 victoires en 17 parties, l'an passé.  La direction du club n'a pas voulu renouveler son contrat, et elle l'a laissé partir à Seattle, où les Seahawks (10-3) sont bien contents de lui avoir octroyé sa fabuleuse entente de 100,5 millions de dollars pour trois saisons.

Les blessures n'ont pas donné de répit à J.J. McCarthy depuis ses débuts dans la NFL, il y a deux ans.  Elles lui ont fait manquer toute sa saison recrue, et il n'a joué que dans sept rencontres cette année.  C'est trop peu pour savoir s'il deviendra vraiment le quart d'avenir de la formation dirigée par Kevin O'Connell (à droite sur la photo ci-dessous, avec le coach des Commanders, Dan Quinn). 
 


On sait que ce dernier a toujours été un partisan de son jeune quart.  Il a d'abord beaucoup insisté pour que l'équipe le sélectionne en première ronde (10e au total) au repêchage de 2024.

McCarthy aura une autre opportunité de montrer sa progression dimanche soir, à Dallas, contre la fragile défense des Cowboys.  Les preneurs aux livres supportent les Cowboys en les donnant gagnants par 5½ points.  Dak Prescott devrait démontrer à McCarthy, ce que c’est qu’un excellent quart arrière dans la NFL.

Vikings   24,     Cowboys   28.        

samedi 29 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : MINNESOTA À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD HANTERA-T-IL SON ANCIENNE ÉQUIPE ?



À la veille d'affronter son ancienne équipe, pour la première fois, le quart arrière des Seahawks de Seattle (8-3) Sam Darnold, a déclaré qu'il était reconnaissant envers l'organisation des Vikings du Minnesota (4-7) de l'avoir aidé à relancer sa carrière, mais qu'il est maintenant très heureux avec son nouveau club, devenu un des meilleurs de la NFL.

Darnold n'a pas été bien remplacé à Minneapolis.  Son successeur, J.J. McCarthy, un haut choix de repêchage en première ronde, en 2024, a été souvent blessé, et lorsqu'il a joué, ce fut assez catastrophique.  

La semaine dernière, dans la défaite de sa formation, par la marque de 23 à 6, contre les Packers de Green Bay, McCarthy a livré une des pires performances des deux dernières décennies par un quart arrière de la Ligue Nationale.  Il a complété 12 passes pour 87 verges, et il a lancé deux interceptions, pour un coefficient d'efficacité (?) de 34,2.
  


Il a subi cinq sacs, et une commotion cérébrale (photo ci-dessus) que l'on a diagnostiquée seulement cette semaine.  Ça explique peut-être, du moins en partie, sa contre performance horrible de dimanche passé.  Dans la seconde demie de la rencontre face aux Packers, l'offensive des Vikings a produit un grand total de quatre verges nettes !!!

Dimanche, McCarthy sera remplacé par une recrue non repêchée du nom de Max Brosmer, qui en sera à son premier départ dans la grande Ligue.  Il devra affronter une des meilleures défensives du circuit Goodell, au domicile des Seahawks, un des endroits les plus hostiles qui soit pour les clubs visiteurs.

Les Hawks sont favoris par 11½ points pour gagner, et ça se comprend, ils sont supérieurs à presque toutes les positions,  sauf pour ce qui est de la profondeur du groupe de receveurs de passes, et celui des secondeurs de ligne.



Max Brosmer (ci-dessus), malgré son inexpérience, peut difficilement être pire que McCarthy, et s'il peut rejoindre mieux que lui ses excellents ailiers espacés Justin Jefferson, Jordan Addison, et Jalen Nailor, le match pourrait être plus contesté que prévu.  Brosmer peut aussi se fier à un très fiable duo de porteurs de ballon en Aaron Jones et Jordan Mason, pour essayer de contrôler l'horloge et imposer le tempo.

De l'autre côté du ballon, la défensive des Vikings aura pour mission de mettre beaucoup de pression sur Sam Darnold.  Lorsqu'il est dérangé, ce dernier est susceptible de commettre des revirements, comme c'est arrivé il y a deux semaines, quand les demis défensifs des Rams de Los Angeles ont intercepté quatre de ses passes.

Évidemment, les entraîneurs des Vikings connaissent bien Darnold, qui les a menés à 14 victoires l'an passé.  Peut-être qu'ils ont préparé des stratégies pour le déstabiliser, et lui faire hâter ses passes.  La défensive du club de l'entraîneur chef Kevin O'Connell est celle qui utilise le plus le blitz.  Ça lui permet de revendiquer le 2e plus haut pourcentage de pression sur les quarts adverses, dans la NFL. 



Mais étant donné que la forte défensive de Seattle risque de dominer ce match, l'attaque des Hawks est susceptible d'être conservatrice, et de favoriser davantage le jeu au sol, ce qui minimisera les possibilités de revirements, et de prolonger les séries offensives.  Mais si Darnold (photo ci-dessus) a besoin de passer le ballon, il a à sa disposition le meilleur receveur de la NFL en Jaxon Smith-Njigba.

Même si c'est improbable, il est possible que les Seahawks sous estiment les Vikings, à cause de la présence de Brosmer au poste de quart.  La défensive du club local possède un des meilleurs "pass rush" pour exercer de la pression sur les quarts arrières, et ce, sans avoir à utiliser souvent le blitz.



Les Vikings ont perdu cinq de leurs six dernières parties, et ils occupent la cave du classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  Ils ont peut-être intérêt à continuer de perdre d'ici la fin de la saison, afin d'avoir plus de chances de repêcher tôt lors du prochain encan amateur.  Et qui sait, ils pourraient sélectionner un bon jeune quart arrière qui supplanterait éventuellement McCarthy au poste de quart partant.

Cependant, la direction des Vikings pourrait donner une autre chance à McCarthy de faire ses preuves, puisqu'il n'a presque pas joué dans la NFL, depuis son entrée chez les professionnels.

Vikings   17,     Seahawks    26.          

jeudi 13 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : CHICAGO AU MINNESOTA ⇨ J.J. McCARTHY DEVRAIT S'INSPIRER DE CALEB WILLIAMS !



En retard dans la course au championnat de leur division, les Vikings du Minnesota (4-5) doivent absolument vaincre les Bears de Chicago (6-3), leurs rivaux de la section Nord de la Conférence Nationale, dimanche prochain, à Minneapolis.

Le club de la ville des vents est à égalité au premier rang de la division Nord de la NFC avec les Lions de Détroit.  Ce que personne n'avait prévu avant le début de la saison.  Mais les analystes hésitent à donner beaucoup de crédit à la formation dirigée par le gourou offensif Ben Johnson.

Certes, l'ex coordonnateur offensif des Lions semble en voie de répéter ses succès à Chicago, mais ce qui fait douter les experts de l'éloquente fiche des Bears, c'est qu'ils ont été favorisés par un calendrier avantageux, et que leur défensive est parmi les pires de la NFL (28e pour les points accordés avec une moyenne de 27,4 par match, 26e contre la passe, 29e contre la course).



Ce qui fait aussi "tiquer" les observateurs, c'est que les Ours ont gagné plusieurs matchs serrés grâce à des retours miraculeux dans les dernières minutes des parties, comme ce fut récemment le cas ces deux dernières semaines, contre les Bengals à Cincinnati, et, dimanche passé, contre les Giants de New York.  Dans des situations qui semblent désespérées, les Bears refusent d'abandonner et de perdre !  Quand même le signe d'un club gagnant.

En effet, il n'en demeure pas moins que les Bears ont gagné six de leurs sept dernières rencontres, en minimisant les revirements (trois seulement depuis trois semaines, et six depuis le début de la saison), et en en provoquant une tonne (20 au total, dont 13 interceptions, un sommet dans la NFL).

En même temps, on peut dire que les difficultés de leurs adversaires de dimanche sont attribuables, du moins en partie, à leurs erreurs, dans la même catégorie des revirements.  Les Vikings se sont rendus coupables de 16 changements de possession (11 interceptions et 5 échappés perdus), le 2e plus haut total dans toute la Ligue Nationale.



La grande différence entre les Bears et les Vikings a été le travail primordial des quarts arrières.  Du côté de Chicago, Caleb Williams (photo ci-dessus) ne cesse de progresser, sous la direction de Ben Johnson.  On savait qu'il avait un bon bras, mais il se révèle un meilleur athlète que prévu, en se servant d'une mobilité insoupçonnée, pour échapper aux pressions des défensives adverses, et pour compléter des passes précises lorsqu'il est en mouvement, à l'extérieur de la pochette protectrice.

Il faut dire qu'il bénéficie de la présence d'excellents receveurs en DJ Moore, Rome Odunze, ainsi que la recrue Luther Burden III, qui s'affirme de plus en plus.  C'est également le cas de l'ailier rapproché recrue Colston Loveland, auteur du long touché victorieux contre les Bengals, il y a deux semaines.

De plus, l'attaque est bien équilibrée avec la contribution de Caleb Williams sur les jeux au sol (48 courses pour 246 verges et trois touchés) de même que le bon travail des porteurs de ballon D'Andre Swift (4,8 verges par course) et Kyle Monangai (5,2 verges par portée).  Avec une production offensive de 379,8 verges en moyenne par rencontre (3e meilleure dans la NFL), ça commence à ressembler à ce que Ben Johnson (photo ci-dessous) accomplissait à Détroit, ces dernières années.



Les statistiques de Caleb Williams, comme passeur, sont éloquentes : 178 passes réussies en 293 tentatives, pour 2 136 verges, 13 passes de touché contre seulement 4 interceptions, et un coefficient d'efficacité de 92,2.  Et, autre signe de sa nette amélioration par rapport à l'an dernier, il n'a subi que 14 sacs en comparaison de 68, la saison passée !

Williams joue maintenant remarquablement bien dans les situations critiques, lorsqu'il est sous pression.  Sa course spectaculaire de 17 verges, pour le touché victorieux, contre les Giants, dimanche dernier, en est la dernière preuve étincelante.

Si le jeune quart de 2e année des Bears brille de plus en plus, il n'en va pas de même pour son homologue, J.J. McCarthy, des Vikings.  Après une performance sans bavure dans la victoire surprenante de son équipe contre les Lions, il y a deux semaines, McCarthy a échoué lamentablement dans la défaite de dimanche passé, 27 à 19, contre les Ravens de Baltimore.  C'était le 3e échec des Viks à domicile cette saison.


À la décharge de McCarthy (ci-dessus), c'était seulement son 4e match comme partant dans la NFL.  On doit s'attendre à ce qu'il connaisse des hauts et des bas.  On peut aussi se demander s'il est complètement remis de la blessure au haut de la cheville, qui lui a fait manquer des parties, cette année.  Il peine à compléter ses passes (53,7 %), a un faible ratio passes de touché vs interceptions (5 - 6) et une piètre efficacité de 65,8.  

Lui et l'autre QB des Vikings, Carson Wentz, n'ont pas suffisamment été capable de rejoindre leur as receveur Justin Jefferson, dont le rendement a fortement diminué cette saison.  Il n'a saisi que 51 passes en 84 tentatives, pour 686 verges, et seulement deux touchés.  Il vient au 8e rang chez les receveurs de la Ligue Nationale, lui qui a l'habitude des premières places avec Ja'Marr Chase, des Bengals de Cincinnati.  C'est Jaxon Smith-Njigba, des Seahawks de Seattle, qui est en tête cette année, avec 1 041 verges de gains par la passe.

En ce qui concerne leur calendrier, les Vikings n'ont pas eu la même chance que les Bears, au cours du dernier mois.  Ils ont dû se mesurer à quatre clubs redoutables.  Ils ont été incapables de coller deux victoires d'affilée cette année.



Les Bears tenteront de se venger dimanche, après avoir perdu leur match d'ouverture locale, cette saison, contre les Vikings (défaite de 27 à 24, le 8 septembre).  Les parieurs penchent plutôt du bord du Minnesota par 2½ points, sans doute parce que les Vikings sont dans une situation critique, au dernier rang de leur division, et qu'une autre défaite compromettrait sérieusement leurs chances de participer aux séries éliminatoires.

Cependant, J.J. McCarthy devra être dans un de ses beaux jours pour permettre à son équipe de triompher.  Disons que ses performances, cette saison, n'inspirent guère confiance.  J'hésite à suivre les preneurs aux livres dans leur prédiction, étant donné les prouesses de l'offensive des Bears, ces derniers temps.  Mais il est vrai que leur défensive est vulnérable et qu'une star comme Justin Jefferson pourrait bien l'exploiter.

Bears   23,    Vikings   24.