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samedi 14 janvier 2023



NFL WILD CARD 2023 : TOM BRADY N'A JAMAIS PERDU DE MATCH CONTRE LES COWBOYS DE DALLAS.

Même si, sur papier, les Cowboys de Dallas (12-5) ont une meilleure équipe que les Buccaneers de Tampa Bay (8-9), ce sont ces derniers que la majorité des connaisseurs de football choisissent pour gagner la dernière partie de la première ronde des séries éliminatoires de la NFL, lundi soir prochain.

Les Boys seront les visiteurs à Tampa Bay, où les Bucs ont remporté cinq de leurs huit victoires cette saison alors que Dallas a subi quatre de ses cinq revers sur les terrains adverses.  D'ailleurs, traditionnellement, depuis 30 ans, le club de Dallas a du mal en éliminatoires quand il évolue à l'étranger.  Il trouve invariablement les moyens de se battre lui-même en commettant des erreurs d'exécution à répétition.

Le quart-arrière de «l'America's team», Dak Prescott (photo ci-dessous), a mal joué dernièrement.  Depuis la semaine 12, il a lancé onze interceptions.  Ce qui a porté son total à 15 dans les douze matchs auxquels il a pris part.  Son coefficient d'efficacité de 91,1 n'est guère brillant pour un QB de son calibre.  Ses 15 interceptions représentent le plus haut total chez les QBs de la NFL en 2022-23.

Au cours des sept dernières parties, les hommes du coach Mike McCarthy se sont rendus coupables de quatorze revirements.  Une formule qui mène souvent à de mauvais résultats, surtout en séries éliminatoires.

Les Cowboys ont néanmoins fini en 4e position de la Ligue pour les points marqués avec une moyenne de 27½ par match.

Tony Pollard (photo ci-dessous) a été le meilleur porteur de ballon de l'équipe avec 1 007 verges de gains au sol (5,2 verges par course) et 371 dans les airs, avec un total de 12 touchés combinés.  Son coéquipier de champ arrière, Ezekiel Elliott est indubitablement en perte de vitesse avec des gains moyens de 3,8 verges par portée.  Sur leur terrain, les Bucs sont cependant très bons (10e rang de la NFL) pour stopper l'attaque terrestre des clubs visiteurs cette année.



L'unique receveur dangereux de Dallas a été CeeDee Lamb avec 107 catchs bons pour 1 359 verges et 9 touchés.

La défensive de Dallas a pris le 5e rang de la Ligue en ne concédant qu'une moyenne de 20,1 points par rencontre.  Elle a surtout excellé contre la passe en allouant une faible moyenne de 221,6 verges par match.  Mais, bizarrement, les statistiques offensives ou défensives de Dallas sont fort différentes lorsque le club joue sur des terrains de gazon naturel, comme ce sera le cas à Tampa Bay lundi.

En cinq joutes disputées sur le gazon naturel, les Cowboys en ont perdu quatre, en donnant une moyenne de 27,2 points par match aux adversaires.  La seule victoire a été acquise difficilement contre les Titans du Tennessee, qui étaient privés de leur quart-arrière no 1 Ryan Tannehill, blessé.  Dans les douze autres parties, -sur surfaces artificielles-, la défensive de Dallas n'a accordé qu'une moyenne de 17,1 points par match.

Du côté des Buccaneers, le quart-arrière Tom Brady (photo ci-dessus) aime jouer contre les Cowboys.  Il a maintenu une fiche impeccable de 7 victoires, aucune défaite contre eux en carrière, son meilleur dossier contre n'importe laquelle équipe de la NFL.  Lui et ses coéquipiers ont d'ailleurs vaincu les Boys 19-3 au match d'ouverture de la saison à Dallas.

Mais, en général, Terrific Tom n'a pas connu une bonne saison.  Que ce soit sur le terrain ou hors de celui-ci (divorce, + grosse perte d'argent à cause d'une fraude de cryptomonnaie) il a vécu des moments difficiles.  Pour la première fois en 22 ans de carrière, son équipe a terminé la saison avec une fiche perdante.  Les Bucs n'ont jamais été capables de gagner deux matchs d'affilée.

C'est l'attaque au sol (la pire de la NFL en 2022-23) qui a causé le plus de problèmes aux Bucs.  Le principal porteur de ballon de l'équipe, Leonard Fournette n'a gagné que 668 verges au sol (une faible moyenne de 3½ verges par course, et 3 touchés).  En fait, il a été meilleur receveur que porteur de ballon en captant 73 passes pour 523 verges et 3 touchés.  Pourtant, malgré les insuccès de leur attaque terrestre, tout au long de la campagne, les Buccaneers ont continué de choisir des jeux au sol lors des premiers essais.



La force offensive de Tampa Bay réside dans leurs receveurs de passes.  Ils sont de première classe.  Enfin en santé, Chris Godwin (photo ci-dessus) a pu jouer à la hauteur de son talent en saisissant 104 passes pour des gains de 1 023 verges.

Pour sa part, son coéquipier Mike Evans n'a pas été en reste avec 77 réceptions pour 1 124 verges et six touchés.  Vers la fin de la saison, les Cowboys ont peiné à arrêter l'offensive aérienne de leurs adversaires.  Ils ont concédé beaucoup de verges aux receveurs éloignés ennemis, et ceux-ci ont réussi pas moins de 22 touchés (le plus grand nombre de la Ligue accordé par une défensive).

Si les Cowboys veulent gagner ce match, ils devront mettre de la pression sur Brady pour l'empêcher de contrôler le jeu à sa guise.  Même s'il n'a subi que 22 sacks cette saison, le célèbre numéro 12 a été affreux quand il a été mis sous pression.  Dans ces circonstances, il s'est classé 29e chez les QBs de la Ligue pour le coefficient d'efficacité, 31e pour les verges par passe tentée, et 2e pour le plus grand nombre d'interceptions avec six.

Or, les Cowboys sont en première position de la Ligue pour leur capacité à exercer de la pression sur les QBs adverses.  Leur défensive a réussi 54 sacks, au 3e rang de la NFL.  La guerre des tranchées sera donc à surveiller lundi soir.  Si l'unité défensive de Dallas arrive à déranger Brady, celui-ci risque d'être frustré et de commettre des erreurs.

Ce qui vaut pour Brady vaut aussi pour Dak Prescott.  Il est déjà dans une mauvaise passe ces dernières semaines.  Si les Bucs réussissent à le presser, derrière la ligne de mêlée, le QB des Boys est encore plus susceptible de continuer à faire des gaffes.

Le match éliminatoire de lundi soir sera serré.  S'il doit être déterminé sur la dernière série offensive de l'une ou l'autre des deux équipes, il faut parier sur l'expérimenté Tom Brady pour conduire son club à la victoire.  C'est le spécialiste en la matière pour les poussées victorieuses de dernière minute...    

vendredi 13 janvier 2023



NFL WILD CARD 2023 : À CINCINNATI, IL FAUDRAIT PLUSIEURS MIRACLES POUR QUE LES RAVENS DE BALTIMORE GAGNENT CONTRE LES BENGALS.

Cette saison, lors de la première rencontre entre les Bengals de Cincinnati et les Ravens de Baltimore, ceux-ci avaient tiré partie de quelques bévues de leurs rivaux de la division Nord de la Conférence Américaine pour l'emporter de justesse 19-17.  Le quart-arrière étoile des Ravens, Lamar Jackson était à son poste.  Ce ne sera pas le cas dimanche soir quand son club visitera les Bengals à Cincinnati, dans l'avant-dernier match éliminatoire des wild cards.

Sans leur super QB, absent à cause d'un ligament endommagé à un genou, les Ravens ont conservé un dossier pitoyable de deux gains contre sept revers, au cours des dernières saisons, y compris une défaite de 27-16 dimanche passé contre les Bengals.  Jackson a manqué les cinq dernières parties, et ses remplaçants, Tyler Huntley (cas douteux pour dimanche, blessé à une épaule) et la recrue Anthony Brown, n'ont généré qu'une faible moyenne de 12½ points par joute.

En carrière, Huntley a joué huit matchs comme QB partant, et Brown, un seulement, soit dimanche dernier contre Cincinnati.  Dans cette rencontre il n'a complété que 19 de ses 44 passes et il a subi deux interceptions, pour un pauvre coefficient d'efficacité de 46,2. 

Les seules menaces offensives du club piloté par l'expérimenté coach John Harbaugh sont l'as botteur de précision Justin Tucker, l'excellent ailier rapproché Mike Andrews, et le porteur de ballon J.K. Robbins (photo ci-dessus).  Sans punch du côté de l'attaque aérienne, les Ravens voudront axer leur offensive sur le jeu au sol, et garder hors du terrain le plus longtemps possible la puissante attaque de leurs rivaux.  

Mais les Bengals excellent contre la course.  Ils se classent au 6e rang de la NFL en n'accordant que 4,2 verges par essai au sol.

Le quart-arrière des Bengals, Joe Burrow (photo ci-dessus) a connu deux de ses trois parties les moins productives contre les Ravens cette année.  Il a été limité à des gains aériens de 217 et 215 verges.  Baltimore possède la 9e meilleure défensive de la Ligue, et elle a été renforcée à la mi-saison par l'acquisition du secondeur étoile Roquan Smith (ex-Bears de Chicago, photo ci-dessous).  Avec lui dans l'alignement, les Ravens n'ont accordé que 14,7 points par match à leurs adversaires.



Il n'en demeure pas moins que les Bengals sont sur une incroyable lancée, ayant gagné leurs huit dernières parties après un départ chancelant (quatre gains, quatre échecs).  La défensive des Ravens est coriace.  En «red zone» (en-dedans de leur ligne de 20 verges) elle a limité le taux de succès des clubs adverses à 46,4 %.

Mais, de leur côté, les Bengals ont scoré 48 fois en 57 voyages en «red zone» (dont 37 touchés) cette saison.  Burrow (35 passes de touché, au 2e rang de la NFL) peut compter sur trois receveurs de qualité en Ja'Marr Chase (photo ci-dessous), Tee Higgins et Tyler Boyd.  Ce trio a produit 2 837 verges de gains aériens et 21 touchés cette saison.  Les erreurs d'exécution sont réduites chez les Bengals.  Ils ont commis seulement 18 revirements, la 4e meilleure fiche de la Ligue.



La seule inquiétude des Tigres, c'est qu'ils ont perdu les services de leurs deux titulaires réguliers du côté droit de la ligne à l'attaque.  Le garde Alex Cappa s'est blessé à une cheville dimanche passé contre Baltimore, et le plaqueur La'el Collins a subi une blessure à un genou le 24 décembre.  Cela pourrait nuire à la protection de Burrow  et au jeu au sol des Bengals.

Même si la défensive arrive à garder les Ravens dans le match de dimanche soir, leur offensive est trop faible pour mettre assez de points au tableau indicateur pour renverser les Bengals.  



NFL WILD CARD 2023 : LES EXPERTS CROIENT EN UNE VICTOIRE SURPRISE DES GIANTS DE NEW YORK AU MINNESOTA CONTRE LES VIKINGS.

Même si les Vikings du Minnesota (13-4) sont légèrement favoris (par 3 points) pour remporter leur match de wild card contre les Giants de New York (9-7-1), beaucoup d'experts choisissent ces derniers pour causer une surprise en l'emportant dimanche, au domicile de leurs opposants.

Chose certaine, aucun supposé connaisseur n'avait prédit une participation aux éliminatoires aux G-Men en 2022-23.  Avant le début de la saison, on les considérait encore comme un des moins bons club de la NFL.  Surtout à cause de leur mauvais quart-arrière Daniel Jones, dont le principal défaut était de ne pas protéger assez bien le ballon, que ce soit en l'échappant trop souvent ou en lançant de stupides interceptions.

Jones (photo ci-dessous) avait d'ailleurs peu de marge de manoeuvre, l'équipe ayant refusé d'exercer une option sur une prolongation de son contrat.  Sentant la soupe chaude au sujet de la sauvegarde sa carrière dans la NFL, le QB no 1 des Giants s'est surpassé en connaissant une bonne saison à la tête de l'attaque New Yorkaise.  Chose vraiment ahurissante dans son cas, c'est qu'il a fini au premier rang de la Ligue pour le plus faible pourcentage d'interception avec 1,1% (cinq interceptions).



L'autre élément surprenant pour ce 6e choix au repêchage de 2019, ce sont ses 708 verges de gains par la course (record d'équipe pour un QB) et ses sept touchés par la voie terrestre (3e meilleur de la Ligue, à égalité avec Josh Allen, des Bills de Buffalo).

Jones n'a pas été le seul responsable de la meilleure tenue de l'attaque des Giants.  Le porteur de ballon Saquon Barkley, souvent hypothéqué par des blessures ces dernières année, avait promis un retour en force avant le début de la campagne 2022-23.  Il a tenu promesse avec des gains au sol de 1 312 verges et dix touchés.

Les Giants et les Vikings se sont affrontés la veille de Noël, au Minnesota, et le club local a eu besoin d'un botté de placement de 61 verges de Greg Joseph, dans les dernières secondes du match pour gagner 27 à 24.  Pendant que les Vikings ont terminé le calendrier régulier avec cinq gains dans leurs sept dernières parties, les Giants n'ont gagné que deux de leurs huit dernières rencontres...



Après un départ canon, (six victoires à leurs sept premiers matchs) la magie s'est estompée pour les hommes de l'entraîneur Brian Daboll, tandis que ce fut le contraire pour son homologue des Vikings Kevin O'Connell (à gauche sur photo ci-dessus).  Malgré une défensive poreuse, avant-dernière de la Ligue, l'offensive des Vikings (7e de la NFL) a presque toujours trouvé le moyen de renverser la vapeur, in extremis, et de faire gagner l'équipe, en marquant beaucoup de points, et en profitant de revirements, ou de la chance.

Dans la faible Conférence Nationale, lors de la pré-saison, on se doutait bien qu'une ou deux formations réussiraient à se tailler une place en séries éliminatoires malgré une fiche perdante.  J'avais prédit qu'un de ces clubs pourrait être Minnesota.  À la surprise générale ce furent plutôt les Buccaneers de Tom Brady (8-9) qui ont été ce club, en remportant le championnat de la faible division Sud presque par défaut.

Les clubs champions arrivent souvent à améliorer leur alignement en réalisant de bonnes transactions au cours de la saison. On pense aux Rams de Los Angeles, l'an dernier, qui ont ajouté de bons vétérans (Odell Beckham Jr et Von Miller, entre autres) pour remporter ensuite les grands honneurs du Super Bowl.  Une de ces bonnes acquisitions pour les Vikings cette année, outre celle de l'agent libre, le secondeur extérieur Za'Darius Smith (10 sacks cette saison), a été celle de l'ailier rapproché T.J. Hockenson, obtenu des Lions de Détroit, le 1er novembre.



Les Vikings étaient plutôt faibles à cette position de TE.  Hockenson a comblé cette carence en connaissant la meilleure saison de sa carrière.  Il a devancé Adam Thielen comme deuxième meilleur receveur de l'équipe (derrière le meilleur receveur de la Ligue, Justin Jefferson, 128 attrapés, 1 809 verges de gains et 8 touchés) en captant 86 passes pour des gains de 914 verges et six touchés.  Grâce à lui et au porteur de ballon Dalvin Cook (photo ci-dessus), 1 173 verges au sol, plus 295 autres dans les airs, combinées à dix touchés, l'attaque des Vikings est en voiture.

Le gros point d'interrogation reste le quart-arrière Kirk Cousins, réputé, comme Daniel Jones avant cette année, pour commettre des erreurs aux mauvais moments.  Surtout quand il subit de la pression de la part des défensives adverses.  Or, les Giants sont efficaces pour presser les QBs ennemis.  La protection de Cousins par sa ligne à l'attaque sera donc à surveiller dimanche.  Ce sera l'un des points crucial pour l'issue de la rencontre.

Cousins a été égal à lui-même cette saison, avec un pourcentage de passes complétées de 65,9 %, 4 547 verges de gains aériens (moyenne de 267,5 verges par match), 29 passes de touché, 14 interceptions et un coefficient d'efficacité de 92,5 (identique à celui de Daniel Jones).



Mais ses statistiques sont moins bonnes en situations de blitz (56,6 % de passes complétées pour des gains moyens de 5,8 verges par passe).  Les Giants sont le club de la NFL qui utilisent le blitz le plus souvent (38,9 % du temps).  Un facteur à considérer dans la balance dimanche.

La ligne à l'attaque des Vikings n'est pas très bonne pour protéger son QB.  Elle a permis 172 pressions sur Cousins, qui a été plaqué 46 fois derrière la ligne de mêlée en 2022-23.  Ce qui augmente les risques d'échappés ou de passes trop précipitées (interceptées ?) de la part du vétéran pivot des Vikings.  Pour sa part, la défensive des Giants a exercé 155 pressions sur les QBs adverses cette saison.  Le match pourrait se jouer là.

L'autre élément important dans ce match éliminatoire sera la capacité des demis défensifs des Giants de limiter les dégâts que peut causer Justin Jefferson, le formidable receveur éloigné des Vikings.  Dix fois cette saison il a connu des matchs de plus de 100 verges, et 623 de ses verges gagnées l'ont été après l'attrapé.  Les Giants auront besoin de grandes performances du demi de sûreté Xavier McKinney (absent lors de la défaite de 27-24 au Minnesota le 24 décembre en raison d'une main fracturée) et du possible retour au jeu du demi de coin Adoree Jackson (blessure au genou) pour tenter de contenir Jefferson (133 verges) et Hockenson (109 verges) qui s'en sont donné à coeur joie lors de la récente rencontre entre les deux formations.

Za'Darius Smith
Si la force de l'attaque des Vikings est le jeu de passe, ils feraient bien de profiter de la faiblesse des Giants contre la course (27e de la Ligue avec une moyenne de 5,2 verges accordées par course) pour gagner le temps de possession du ballon et ainsi donner une meilleure chance à leur faible unité défensive de contenir l'attaque des G-Men.  Avec Dalvin Cook dans le champ arrière, c'est possible de réaliser de longues séries offensives et de contrôler l'horloge.

D'autant plus que la défensive des Giants, craignant le fort groupe de receveurs des Vikings, mettra moins d'hommes sur la ligne de mêlée et plus dans les zones intermédiaires et profondes.  Ce qui pourrait permettre à Cook de profiter d'ouvertures créées par sa ligne à l'attaque, en surnombre versus leurs vis-à-vis des Giants.

Les Vikings ont un dossier de 12 victoires zéro défaite cette saison quand ils marquent 24 points ou plus et ils sont 12-1 quand leur défensive réussit au moins un revirement.  Les Giants ont mis 24 points au tableau de pointage seulement deux fois en 2022-23.  Faites le calcul.  Il est probable que les Vikings marquent plus de 24 points et réussissent au moins un revirement, ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas pour New York, du moins en ce qui concerne le nombre de points enregistrés.

Saquon Barkley
Les statistiques offensives des Giants sont trompeuses.  Le club de Brian Daboll a souvent manqué d'opportunisme, surtout dans la «red zone».  Ils ne battront pas les Vikings à coups de bottés de précision...  Ça va prendre des touchés, -au moins trois- surtout s'ils causent des revirements de la part de Cousins.  Mais, malgré ses exploits en matière de protection du ballon cette année, Daniel Jones devra se méfier des demis défensifs des Vikings Patrick Peterson et Harrison Smith qui ont réussi chacun cinq interceptions cette saison (dont une de Peterson contre Jones le 24 décembre).

Compte tenu des forces (et des faiblesses) en présence dimanche, il est fort possible que nous assistions à un festival offensif entre les deux belligérants.  Et sur ce plan, je crois que les Vikings ont l'avantage avec Jefferson (photo au-dessus du titre) capable de saisir des passes insaisissables et de s'échapper sur de longues distances. 

jeudi 12 janvier 2023




NFL WILD CARD 2023 : SANS TAGOVAILOA, POINT DE SALUT POUR LES DOLPHINS DE MIAMI À BUFFALO CONTRE LES BILLS.

Il est facile d'analyser le duel entre les Dolphins de Miami (9-8) et les Bills de Buffalo (13-3) qui aura lieu dimanche après-midi (13 h.).  Sans leur quart-arrière régulier, Tua Tagovailoa, hors combat après avoir subi deux commotions cérébrales sévères cette saison, les Dolphins de Miami n'ont guère de chances de battre les Bills dans le froid glacial de Buffalo (24° F. prévus dimanche P.M.).

En effet, quand Tagovailoa (photo ci-dessous) jouait cette saison, son club marquait 25½ points par rencontre.  Il a remporté 8 des 9 victoires de son équipe durant les 13 parties dans lesquelles il était le QB partant.  Son coefficient d'efficacité de 105,5 -le meilleur de tous les QBs de la NFL- parle de lui-même.



Sans lui, l'offensive des Floridiens est tombée à 16,3 points par match et elle a été en mesure de gagner un seul match, le dernier, dimanche passé, au compte de 11-6, dans une bataille défensive avec les Jets de New York.  Ce mince gain, obtenu à l'arraché, -après cinq défaites d'affilée-, combiné au revers des Patriots de la Nouvelle-Angleterre contre les Bills, a permis aux Dolphins de se glisser de justesse en séries éliminatoires.

Hier, l'entraîneur en chef des Fins, Mike McDaniel a confirmé que Tagovailoa ne reviendra pas au jeu dimanche.  Pas plus que le quart-arrière no 2 Teddy Bridgewater (blessé à un doigt).  On devra donc s'en remettre à la recrue Skylar Thompson qui devrait débuter la partie même s'il a quelques bleus et meurtrissures, résultats du match contre les Jets, dans lequel il s'est fait «brasser».  À part quelques jeux de passes voilées, Thompson n'est pas très habile dans les autres phases de jeu.



De plus, le meilleur porteur de ballon de Miami, Raheem Mostert (photo ci-dessus) s'est fait casser un pouce dans cette même rencontre à New York.  Même s'il tente de jouer dimanche, il risque de ne pas être à pleine capacité.

Ainsi diminués en attaque, les Dolphins doivent se taper la deuxième meilleure défensive dans la NFL.  Lorsqu'elle évolue à domicile, cette unité est no 1 de la Ligue.  Pour sa part, sur son terrain, l'offensive des Bills se classe au 2e rang de la NFL pour les points marqués, et première au point de vue efficacité du quart-arrière.

Coach McDaniel en discussion avec Skylar Thompson
En contre partie, la défensive de Miami est affreuse à l'étranger.  Elle est au dernier rang de la NFL pour les points accordés et le coefficient d'efficacité des QBs adverses.

Étant donné cet état des faits, pas surprenant que les Bills sont favoris par près de deux touchés convertis pour l'emporter facilement dimanche.  Il se peut même que Damar Hamlin assiste au match.  

mercredi 11 janvier 2023

NFL WILD CARD 2023 : UN MATCH DIFFICILE À PRÉDIRE ENTRE LES CHARGERS DE LOS ANGELES ET LES JAGUARS DE JACKSONVILLE.

Jouer à pile ou face pour choisir qui des Chargers de Los Angeles (10-7) ou des Jaguars de Jacksonville (9-8) devraient gagner le 2e match de wild card de la NFL, samedi soir, en Floride ?  Peut-être pas une mauvaise idée !  Les deux clubs se ressemblent.  Même si les Jaguars ont écrasé les Chargers 38-10 lors de la semaine 3 (25 septembre 2022), ça ne veut pas dire qu'on aura le même résultat samedi.

Les Jaguars constituent la seule surprise parmi les formations qui se sont taillées une place en éliminatoires dans la Conférence Américaine cette saison.  Après un début de campagne atroce (3-7), ils ont rebondi en gagnant six de leurs sept dernières rencontres.  Mais ils auraient très bien pu être éliminés des séries samedi passé lorsqu'ils tiraient de l'arrière tard dans le match contre les Titans du Tennessee.

C'est un ballon échappé par le quart-arrière substitut des Titans, Joshua Dobbs, qui a causé la perte des siens.  Josh Allen (photo ci-dessous), des Jaguars, a retourné l'échappé jusque dans la zone des buts pour permettre à l'équipe floridienne de gagner 20 à 16.  Une victoire des Titans leur aurait procuré le championnat de la division Sud et une participation aux playoffs à la place des Jags.



Tennessee a perdu ses sept derniers matchs, surtout en raison de l'absence de leur quart-arrière titulaire Ryan Tannehill, blessé au cours des cinq plus récentes rencontres de l'équipe.  La liste des blessés s'est d'ailleurs étirée tout au long de la campagne.

Les partisans des Titans ont aussi blâmé leur club favori pour avoir échangé leur seul receveur menaçant, A.J. Brown, aux Eagles de Philadelphie, en avril 2022.  Les Titans l'ont remplacé par le vieux Robert Woods, qui leur a donné à peu près...la moitié du rendement de Brown !

Dans cette division Sud, on s'attendait à beaucoup plus des Colts d'Indianapolis (4-12-1) et de leur nouveau quart-arrière Matt Ryan.  Mais ce dernier a échoué lamentablement, perdant même son poste de partant avant la fin du calendrier.

Il est indubitable que le quart-arrière des Jaguars, Trevor Lawrence (photo ci-dessus), s'est beaucoup amélioré sous la direction du nouveau coach de l'équipe et ex-gagnant du Super Bowl, Doug Pederson.  Le prédécesseur de ce dernier, Urban Meyer avait très mal guidé Lawrence, à sa saison recrue en 2021.  Le jeune QB a bien fait cette année avec un rating de 95,2 combiné à un pourcentage de passes complétées de 66,3 %, avec 25 passes de touché et 8 interceptions.  Bien protégé par sa ligne à l'attaque, il n'a subi que 27 sacks.

On disait beaucoup de bien du demi offensif Travis Etienne (photo ci-dessous) et il a rempli ses promesses cette année après avoir raté toute sa saison recrue l'an dernier à cause de blessures.  Il a gagné 1 125 verges par la course (moyenne de 5,1 verges par portée) en plus de 316 autres en captant 35 passes.  Il a fait une réelle différence dans le champ arrière des Jags.

Le receveur Christian Kirk a également connu une excellente campagne en parcourant 1 108 verges sur 84 ballons attrapés, dont 8 pour des touchés.  Zay Jones, Marvin Jones et l'ailier rapproché Evan Engram l'ont bien secondé.  Au total, l'offensive des Jaguars s'est hissée dans le top 10 de la NFL en marquant 23,8 points par partie.



La défensive de Jacksonville a fait sa part dans trois dernières victoires cruciales en tenant les adversaires à une moyenne de 7,3 points par match.  Pour la saison, elle a alloué 20,6 points par rencontre, ce qui est bon pour le 12e rang de la Ligue.

Les Jaguars sont devenus la cinquième équipe de l'histoire de la NFL à finir premier de leur division après avoir compilé le pire dossier de la Ligue l'année précédente (3-14).   

On attendait plus des talentueux Chargers de Los Angeles en 2022-23.  Le quart-arrière étoile Justin Herbert (photo ci-dessous) a joué une bonne partie de la saison en dépit d'une douloureuse blessure aux côtes.  Ses excellents receveurs Mike Williams (quatre rencontres ratées, et blessé au dos lors du dernier match) ainsi que Keenan Allen (sept parties ratées) ont rarement été ensemble sur le terrain en raison de blessures.  Lorsqu'ils sont tous les deux de l'alignement, la fiche des Bolts est nettement plus reluisante.

En leur absence le demi offensif Austin Ekeler doit prendre les bouchées doubles.  Il a saisi 107 passes (722 verges, 13 touchés) en plus de porter le ballon 204 fois (915 verges, 5 touchés).  L'attaque aérienne des Bolts (5e meilleure de la Ligue) pourrait profiter de la faiblesse des Jaguars (27e de la NFL) contre les jeux de passe.

Après 12 joutes, les Chargers avaient autant de défaites que de victoires (6-6) et ils ont dû gagner quatre de leurs cinq derniers matchs pour éviter de finir K.O. comme ce fut trop souvent le cas dans leur histoire récente.



Même si ça n'a pas paru dans leur cinglante défaite de 38-10 contre Jacksonville lors de la semaine 3, samedi soir, les Chargers vont compter sur leur excellente défensive contre la passe (6e meilleure de la NFL) pour contenir Trevor Lawrence et ses receveurs.  Mais si c'est le cas, Travis Etienne pourrait jouer un rôle clé en profitant de la faiblesse de Los Angeles contre le jeu au sol (27e de la Ligue).  De plus l'as défensif Joey Bosa (photo ci-dessus) a aggravé sa blessure à l'aine lors de la dernière partie de la saison dimanche passé.  Lui et Mike Williams représentent des cas douteux pour samedi, et même s'ils jouent, ils ne seront sûrement pas à 100% de leurs capacités.



En somme, il s'agit de deux clubs de force pas mal égale.  Les preneurs aux livres ne s'entendent pas.  Si Bosa et Williams (photo ci-dessus) ne sont pas en mesure de contribuer à leur équipe, l'écart de points des pronostics en faveur des Chargers se réduit à 1½ point.  Ce pourrait être ce qu'on appelle les «impondérables» qui détermineront l'issue de cette partie éliminatoire.  Et dans ce domaine, les Chargers n'ont pas souvent eu de chance...    



WILD CARD 2023 : GENO SMITH ET LES SEAHAWKS DE SEATTLE ONT UN GROS DÉFI À RELEVER FACE À LA SUPER DÉFENSIVE DES 49ers DE SAN FRANCISCO.

Les séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football se mettent en branle samedi après-midi (16 h. 30) à San Francisco.  Les 49ers (13-4) de l'endroit accueilleront les surprenants Seahawks de Seattle (9-8).  Ces derniers doivent leur participation inattendue aux séries de fin de saison en vertu d'une défaite toute autant inattendue des Packers de Green Bay, dimanche soir, chez eux, contre les Lions de Détroit.

Plus tôt dans la journée, pour obtenir leur billet afin d'accéder à la première wild card du week-end, les Seahawks avaient disposé des Rams de Los Angeles au compte de 19-16, en prolongation.  Plus serré que ça, c'est rare !  Disons que les étoiles se sont alignées parfaitement pour les hommes de l'entraîneur Pete Carroll !

Tout le monde prédisait une saison de misère aux Seahawks après le départ de leur as quart-arrière Russell Wilson pour Denver l'été dernier.  Mais Geno Smith (photo ci-dessous) l'a remplacé haut la main et le vétéran de 32 ans a dirigé de main de maître l'attaque de son club.  Il a lancé 30 passes de touché contre seulement 11 interceptions, en plus de courir pour 366 verges, le 2e plus haut total chez les porteurs de ballon des Hawks.  Il a terminé au 5e rang de la NFL avec un coefficient d'efficacité de 100,9.



Il a un bras canon et il peut exploiter les zones intermédiaires et profondes.  Et ce avec deux receveurs de passes rapides qui ont amassé plus de 1 000 verges de gains aériens : D.K. Metcalf avec 90 attrapés, 1 048 verges et 6 touchés; et Tyler Lockett avec 84 réceptions pour 1 033 verges + 9 touchés.  À noter que la défense des Niners a du mal contre la longue passe (27e de la NFL).

Mais la plus agréable surprise de l'attaque de Seattle est venue du demi offensif recrue Kenneth Walker (photo ci-dessous) qui s'est imposé comme le porteur de ballon numéro un de l'équipe, à partir de la semaine 5.

Le choix de 2e ronde des Seahawks (41e au total, Michigan State) au plus récent repêchage, est petit (5 pied 9 pouces) mais massif (211 lbs).  En seulement onze parties comme partant, il a gagné 1 050 verges au sol (moyenne de 4,61 verges par portée), dont 29 courses de plus de dix verges.  Il a marqué 9 touchés et il a fait honneur à la bonne réputation des Seahawks renommés pour le jeu au sol.  Il a couru avec force et il a été un véritable dynamo pour l'attaque des siens.



Seattle (4-2), comme les 49ers (6-0), ont profité des déboires des deux autres clubs de leur division (Rams, Cardinals), pour engraisser leur fiche.

Si les Seahawks ont une bonne offensive (23,9 points par match), leur défensive est vulnérable (25e dans la NFL) et irrégulière (23,6 points accordés par rencontre).  C'est une des plus médiocres contre le jeu au sol (moyenne de 150,2 verges accordées par match).

Comparée à celle des 49ers, la meilleure de la Ligue avec des moyennes de 78 verges par joute contre la course, et 301 verges contre la passe, la défense des Hawks ne tient pas la comparaison.  Certes, elle compte sur de bons jeunes comme Jordyn Brooks, Tariq Woolen et Coby Bryant (plus le vétéran Quandre Diggs); mais les 49ers ont nettement l'avantage avec des joueurs d'élite comme Talanoa Hufanga, Fred Warner et Nick Bosa (photo ci-dessous, no 1 de la NFL avec 18½ sacks).



Après avoir perdu ses deux quarts-arrières (Trey Lance dès le 2e match) et Jimmy Garoppolo, victimes de graves blessures qui ont mis fin à leur saison, les 49ers devaient s'en remettre à un remplaçant, la recrue Brock Purdy, sélectionné au tout dernier rang du repêchage de 2022.

Contre toute attente, Purdy (photo sous le titre) a fait de l'excellent boulot en préservant la série de dix victoires consécutives des Niners pour terminer la saison régulière en force.  En 9 parties (dont 5 comme QB partant), il a conservé le meilleur coefficient d'efficacité des QBs de la Ligue (107,3), 67,1 % de ses passes ont été complétées (moyenne de 8,1 verges par passes), il a lancé 13 passes de touché contre seulement 4 interceptions, sans commettre aucun échappé.

Wow !  Belle performance pour le dernier repêché de 2022, âgé de 23 ans, et qui a gradué de Iowa State !  Recrue projetée très tôt dans le feu de l'action du football professionnel, sera-t-il en mesure de supporter la pression des matchs éliminatoires ?  Des erreurs d'inexpérience ou un mauvais match de sa part offriraient de meilleures chances de victoire pour les Seahawks.



Mais ces derniers devront neutraliser les autres armes offensives redoutables des 49ers.  Ceux-ci sont allés chercher le versatile et dangereux Christian McCaffrey (photo ci-dessus) dans un échange avec les Panthers de la Caroline (le 20 octobre, contre quatre choix de repêchage).  Ce joueur d'élite, aussi bon coureur que receveur, vient renforcer un club déjà puissant, qui est maintenant un sérieux aspirant au Super Bowl.

Ajouter à cet arsenal offensif les receveurs Brandon Aiyuk (78 réceptions, 1 015 verges, 8 touchés), George Kittle (60 catchs, 765 verges, 11 touchés), et le retour au jeu de l'électrisant Deebo Samuel (56 attrapés, 632 verges, 2 touchés en 13 parties jouées), et la faible défensive des Seahawks en aura plein les bras.  Ce qui fait la renommée de ce groupe de receveurs, c'est la grande quantité de verges qu'ils gagnent après l'attrapé.

La bonne capacité de la défensive des Seahawks à mettre de la pression sur les quarts-arrières adverses (45 sacks, 7e rang de la NFL) devra être mise à contribution pour déranger Purdy et espérer limiter les dégâts de l'attaque explosive des 49ers.

San Francisco a gagné les deux matchs de saison régulière contre Seattle (27 à 7 et 21 à 13), et les hommes du coach Kyle Shanahan sont favoris par 9½ points pour gagner samedi.

Beaucoup d'experts pensent que les 49ers sont présentement la meilleure équipe de la NFL.  J'ai des doutes à ce sujet.  Avec un QB recrue aux commandes de l'attaque, j'hésite à les couronner d'avance du titre de champions de la NFL au prochain Super Bowl.  Le match de samedi pourrait même être plus serré que prévu si la bonne offensive des Seahawks se surpasse encore...