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jeudi 11 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : BALTIMORE À CINCINNATI ⇨ LAMAR JACKSON PEUT-IL GAGNER SON DUEL CONTRE JOE BURROW ?



L'offensive pourrait être à l'honneur dimanche à Cincinnati, quand les Bengals (4-9) recevront la visite des Ravens de Baltimore (6-7).  Pourquoi ?  Parce que les deux adversaires ont de gros problèmes en défensive, surtout contre les attaques aériennes, et qu'ils n'ont pas un bon "pass rush" pour exercer de la pression sur les quarts arrières opposés.

Les pivots des deux équipes auront donc un rôle prépondérant dans cette bataille intra division, de grande importance, surtout pour Baltimore.  Les Ravens ont glissé au deuxième rang de la division Nord de la Conférence Américaine, dimanche dernier, après leur coûteuse défaite de 27 à 22 contre les Steelers de Pittsburgh (7-6).  Ceux-ci les ont donc devancés en tête de la section Nord de L'AFC.

Vers la fin de cette rencontre, une passe de touché de Lamar Jackson à Isaiah Likely a été annulée, quand le demi défensif Joey Porter a fait échapper le ballon à l'ailier rapproché des Ravens, avant qu'il ne fasse le troisième pas requis pour confirmer l'attrapé (ci-dessous).  


Si le touché avait été accepté, il aurait probablement permis à Baltimore de gagner, et de demeurer seul en première place de sa division.  C'est incroyable de penser que les Ravens pourraient rater les séries éliminatoires à cause d'un petit pas !  Une question de millimètres ou de fractions de seconde !

Pendant ce temps, dans la neige de Buffalo, les Bengals de Cincinnati avaient dominé les Bills pendant trois quarts, avant de voir le quart arrière Joe Burrow lancer deux interceptions, qui ont permis aux Bills de revenir de l'arrière pour l'emporter 39 à 34.  Encore une fois, la défensive des Tigres a prouvé qu'elle était bien la pire de la NFL.

Mais Burrow (photo ci-dessous) a répliqué coup pour coup à son homologue Josh Allen, en prouvant qu'il était de retour en forme, après la blessure à un orteil qui l'a privé de deux mois d'activités, plus tôt, cette saison.



Il y a deux semaines, il en a fait voir de toutes les couleurs à la défensive de Baltimore, quand les Bengals ont humilié les Ravens 32 à 14, devant leurs partisans.  

Burrow avait alors complété 24 passes pour 261 verges et deux touchés, et son receveur Ja'Marr Chase avait capté sept ballons pour 110 verges de gains.  La grande différence dans ce match a été les cinq revirements commis par les Ravens, dont deux échappés et une interception par le quart arrière Lamar Jackson.

Probablement ennuyé par des blessures, ce dernier n'est plus lui-même cette saison.  Au cours de ses sept dernières parties, il n'a lancé que sept passes de touché, contre cinq interceptions.  Et il n'a couru que pour 189 verges, soit pour une moyenne de 27 verges par match, la moitié de sa moyenne de la saison dernière.



Jackson (ci-dessus) est particulièrement inefficace dans la zone payante ("red zone") cette année.  Il n'y a complété que 17 passes en 52 tentatives, pour un faible pourcentage de 42,5 %, le pire dans la NFL.  L'an passé, son taux de réussite dans cette zone était de 70,3 %, le 3e meilleur dans la grande Ligue.

En général, depuis les cinq dernières rencontres, Lamar Jackson n'a pas réussi à compléter au moins 60 % de ses tentatives de passes.  Il manque de synchronisme et de timing, et il ne réussit pas de jeux explosifs comme avant.  Sa mobilité est également affectée comme le prouve les 29 sacs qu'il a subis cette saison, en dix parties jouées.

En face, les Bengals ont appris une mauvaise nouvelle au sujet de leur as de la défensive, l'ailier Trey Hendrickson (photo ci-dessous), qui devra être opéré pour réparer un muscle de l'abdomen.  Sa saison est terminée.
  


Ce n'est pas son coéquipier Shemar Stewart qui pourra le remplacer à son poste, puisqu'il est blessé à un genou.  Il manque aussi trois demis défensifs (PJ Jules, Marco Wilson, Cam Taylor-Britt), et deux secondeurs de ligne (Shaka Heyward, Brian Asamoah II), tous inscrits sur la liste des blessés à long terme.

Pour sa part, le receveur Tee Higgins souffre d'une commotion cérébrale, et sa participation au match de dimanche, contre Baltimore, est incertaine.

Selon certains calculs de probabilité, les Bengals ont 3 % de chances de participer aux séries éliminatoires du mois prochain.  Ils doivent remporter tous leurs matchs d'ici la fin du calendrier régulier, et espérer un effondrement total des Steelers de Pittsburgh, les meneurs de leur division.  



Joe Burrow ne se fait pas trop d'illusion concernant les possibilités de son club de prolonger la présente campagne.  Mais il insiste pour dire que les Bengals doivent tout de même offrir un bon "show" à leurs partisans, avant de fermer les livres, dans un mois.

Quant aux Ravens, ils ont du pain sur la planche.  Ils finissent le caldendrier régulier en affrontant les Bengals, les Patriots, les Packers et les Steelers.  Toute une commande !  Les parieurs estiment que Lamar Jackson et ses coéquipiers ont le dos au mur, et qu'ils doivent absolument battre Cincinnati, dimanche.  Ils les favorisent donc par 2½ points.  

Mais pour y arriver, ils devront rompre avec leur mauvaise tendance qui leur a fait perdre leurs deux derniers matchs.



Le demi offensif Derrick Henry (ci-dessus) sera une des clés de la victoire contre les Bengals, s'il connaît un bon match, et permet à son équipe de contrôler le temps de possession du ballon.  Il éviterait ainsi à sa défensive d'avoir à négocier trop longtemps avec le dangereux Joe Burrow, si ce dernier reste la plus grande partie du match, en dehors du terrain.

Pour éviter de subir le même sort qu'il y a deux semaines, aux mains des porte couleurs de Cincinnati, les Ravens ne peuvent se permettre de commettre de multiples revirements, en donnant ainsi des chances supplémentaires, à la redoutable attaque des Bengals, de marquer des points faciles, et de causer leur perte.

Je suis quand même sceptique au sujet de la prédiction des preneurs aux livres, qui penchent en faveur des Ravens, pour cette rencontre dominicale, entre ces rivaux de division.  Mais Lamar Jackson a de grandes opportunités face à la pire défensive du circuit Goodell.  À lui de ne pas manquer sa chance...

Ravens   26,     Bengals   24.           

lundi 21 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES RAVENS DE BALTIMORE VISERONT ENCORE LE SUPER BOWL.



LES  RAVENS  SERONT  PEUT-ÊTRE  ENCORE  PLUS  FORTS  CETTE  ANNÉE,  MAIS  L'OPPOSITION  AUSSI.


Les Ravens de Baltimore n'ont pas apporté de grands changements pendant l'intersaison, faute de budget pour recruter des agents libres de qualité. Comme d'habitude, ils se sont concentrés sur l'importance de réussir leur repêchage, ce qu'ils ont une fois de plus accompli ce printemps.

Quand on évoque cette équipe, les termes qui reviennent sont souvent puissance, solidité et même rudesse. Les images qui leur sont associées : rouleau compresseur, bulldozer...

L'attaque repose sur des joueurs redoutables à contenir grâce à leur gabarit.  Le quart arrière Lamar Jackson et son demi offensif Derrick Henry (photo ci-dessous) sont de redoutables mastodontes.  Les défenses ennemies ignorent toujours lequel des deux surgira tel un bulldozer pour briser leurs lignes.  Jackson excelle dans l'utilisation du jeu d'option grâce à sa capacité à lire les défenses adverses. Il a ainsi accumulé 915 verges au sol et inscrit quatre touchés.



Déjà sacré joueur le plus utile de la NFL (MVP) à deux reprises, il devrait une fois de plus figurer parmi les favoris pour ce titre cette année.

Certains croyaient qu'à sa venue avec les Ravens l'an dernier, Henry, 31 ans, ralentirait.  Ils les a fait mentir en connaissant sa saison la plus productive avec d'impressionnants gains au sol de 1 921 verges (moyenne de 5,9 verges par course), avec 16 touchés.  

Et lorsque Jackson envoie le ballon à ses ailiers rapprochés, Mark Andrews et Isaiah Likely (photo ci-dessous), les défenseurs doivent s’attendre au même traitement du marteau pilon, ces deux costauds les mettant à l’épreuve avec la technique implacable du bras tendu pour les repousser et les écraser.



Les adversaires ne bénéficieront pas non plus de traitement de faveur face aux géants de la ligne offensive du club de Baltimore. Sauf Daniel Faalele, ils excellent tous dans le blocage sur les jeux au sol, en particulier le plaqueur gauche Ronnie Stanley et le centre vedette Tyler Linderbaum. Ils se débrouillent également bien en protection de passe, grâce à la mobilité, les feintes, et le solide équilibre du pivot Lamar Jackson, qui leur facilitent la tâche pour échapper à la pression des opposants.

Les seules incertitudes concernant cette unité c'est de savoir si Andrew Vorhees pourra remplacer efficacement Patrick Mekari, parti sur le marché des agents libres, et si le fragile Ronnie Stanley peut demeurer en santé.

Ce printemps, les Ravens ont recruté le vétéran receveur éloigné DeAndre Hopkins, qui en sera à sa quatrième équipe en autant d'années. Il viendra compléter idéalement les deux autres principaux receveurs, Zay Flowers et Rashod Bateman.



La défense des Ravens se distingue également par sa solidité et son férocité. Avec des joueurs comme Roquan Smith (photo ci-dessus), Marlon Humphrey et Kyle Hamilton, elle impose le respect et elle fait peur.  Le colosse Nnamdi Madubuike, 6'3", 305 lbs, fait des ravages en traquant les quarts-arrières adverses (13 sacs en 2023-24). Plusieurs membres de cette unité défensive ont d'ailleurs été sélectionnés pour le Pro Bowl l'année dernière.

Cette coriace brigade a pourtant connu des difficultés en début de saison 2024-25 avec l’arrivée du nouveau coordonnateur défensif, Zach Orr. Mais en seconde moitié de saison, tout le monde s’est aligné et a bien compris le système de jeu, et cette défense est devenue l’une des meilleures de la NFL.

Cependant, elle présente quelques faiblesses. En mars, Michael Pierce, pilier central de cette défense, a pris sa retraite. Son absence crée un vide à son poste de plaqueur au cœur de la première ligne défensive, ce qui pourrait réduire leur capacité à stopper les courses des attaquants adverses.  Les Ravens excellaient dans ce domaine l'année dernière (meilleurs de la NFL).



Sur la deuxième ligne de défense, celle des secondeurs, Roquan Smith aura besoin de soutien à ses côtés. La saison dernière, Trenton Simpson (photo ci-dessus) n'a pas réussi à être à la hauteur à ce poste. Les Ravens espèrent qu'il pourra se rattraper cette année.

Les dirigeants de l'équipe s'inquiètent des départs possibles des secondeurs Kyle Van Noy (12½ sacs) et Odafe Oweh (10 sacs), qui pourraient devenir agents libres l'année prochaine. Il y a peu d'options en relève pour les remplacer.

Dans la tertiaire, les Ravens ont renforcé leur effectif pour épauler les talentueux Hamilton et Humphrey. Ils ont sélectionné Malaki Starks au premier tour du repêchage ce printemps. Il sera un partant dès cette saison.



Zach Orr (photo ci-dessus) devra néanmoins dénicher un remplaçant pour Ar'Darius Washington, qui s'est déchiré un tendon d'Achille pendant le camp de mise en forme en mai. Son absence prolongée pourrait se faire sentir durant la prochaine saison.

Une autre perte est à compenser sur l'extérieur de la tertiaire avec le départ de l'agent libre Brandon Stephens (NY Jets). Chidobe Awuzie pourrait prendre sa place, mais d'autres alternatives pourraient émerger pendant le camp d'entraînement.

Des changements seront plus significatifs dans les unités spéciales.  En mai, les Ravens ont libéré le botteur Justin Tucker après 13 ans de bons et loyaux services. Considéré comme le meilleur de l'histoire de la NFL à son poste, il a été suspendu pour dix semaines par la Ligue en raison d'une inconduite sexuelle.  La recrue Tyler Loop devrait prendre la relève, sauf si un botteur invité au camp d'entraînement parvient à le surpasser pour les bottés de précision.



Une autre lacune se trouve au niveau des retours de bottés. Le coach John Harbaugh, ancien entraîneur des unités spéciales, n'est pas satisfait de la situation actuelle. Il envisagerait d'essayer la recrue LaJohntay Wester pour remédier à ce problème.

Les Ravens forment une équipe équilibrée, performante des deux côtés du terrain.  Ils devraient remporter le championnat de leur division (Nord de l'AFC) pour une troisième saison consécutive.  Lamar Jackson (70 victoires, 24 défaites, en saisons régulières ⇾ photo ci-dessous) a encore à prouver qu'il peut gagner en séries éliminatoires (trois victoires seulement en sept ans de carrière avec l'équipe).

Depuis des années, ce club semble avoir tous les atouts pour atteindre le Super Bowl. Mais en playoffs, il se heurte toujours à des Joe Burrow (Bengals), Josh Allen (Bills) ou Patrick Mahomes (Chiefs), qui les font dérailler et échouer dans leur quête du titre ultime.



En réalité, en séries éliminatoires, les Ravens se compliquent souvent la tâche en ratant leur exécution et en commettant des erreurs stupides, deux problèmes qu'ils ne rencontrent pas durant la saison régulière.

Avec un bilan de douze victoires pour cinq défaites l'année dernière, Baltimore risque d'avoir du mal à faire mieux cette saison en raison de la difficulté de leur calendrier.

Les "corbeaux" doivent affronter les équipes de la division Nord de la Conférence Nationale (dont les Lions, les Vikings et les Packers), l'une des plus "tough" de la NFL. Ils doivent également se mesurer à de bonnes équipes dans leur propre division (Cincinnati, Pittsburgh) ainsi qu'à des adversaires redoutables comme les Bills de Buffalo, les Chiefs de Kansas City, les Rams de Los Angeles, et les Texans de Houston.

CALENDRIER 2025-2026 DES RAVENS DE BALTIMORE














VOIR  AUSSI  PRÉVISIONS  PRÉCÉDENTES :




samedi 18 janvier 2025

2e RONDE ÉLIMINATOIRE DE LA NFL 2025 : L'AVANTAGE DU POIDS EN FAVEUR DES RAVENS CONTRE LES BILLS.



LES  RAVENS  DE  BALTIMORE  ONT  UNE  ÉQUIPE  PLUS  LOURDE  QUE  CELLE  DES  BILLS  DE  BUFFALO.  CE  QUI  FERA  PENCHER  LA  BALANCE  EN  LEUR  FAVEUR  EN  RONDE  DIVISIONNELLE  DE  LA  CONFÉRENCE  AMÉRICAINE  DIMANCHE  SOIR.


Match entre deux titans de la Conférence Américaine dimanche soir à Buffalo, alors que les Bills (14-4) accueilleront les Ravens de Baltimore (13-5) par un froid glacial et peut-être un temps neigeux.  Il s'agit de deux équipes ayant des aspirations légitimes au prochain Super Bowl, le 9 février, en Nouvelle Orléans.  Il s'agira d'une rencontre entre les deux plus sérieux candidats au titre de joueur par excellence de l'année (MVP) dans la Ligue Nationale de Football, soit les quarts arrières Josh Allen (Bills) et Lamar Jackson (Ravens).

Au début de la semaine, les paris favorisaient les Bills par 1½ point, mais maintenant, ils ont été inversés par la même marge en faveur des Ravens.


Je suis d'accord avec ce changement.  Certes, cet affrontement entre deux puissances de la NFL sera plus serré que celui de la semaine 4 quand les Ravens ont infligé aux Bills leur pire défaite des dernières années en les martyrisant 35 à 10.  Les Bills avaient quelques absents en défensive (Matt Milano ⇾ photo ci-dessous, Terrel Bernard, Taron Johnson), mais ça n'excuse pas entièrement leur écroulement lors de cette catastrophe du 29 septembre dernier (427 verges de gains, dont 271 au sol, pour les Ravens).


À cette occasion, à Baltimore, les Ravens ont dominé leurs adversaires physiquement.  Ça s'explique surtout par les confrontations dans les tranchées, où les Ravens ont nettement l'avantage du poids.  À l'intérieur de la ligne défensive de Baltimore, il n'est pas facile de déplacer des poids lourds comme Nnamdi Madubuike (305 lbs), Travis Jones (338 lbs) et Michael Pierce (355 lbs).  En face d'eux, le garde O'Cyrus Torrence, et ses coéquipiers de la ligne à l'attaque des Bills, ne font pas le poids.

Ça explique aussi pourquoi les Ravens sont no 1 dans la NFL contre la course, en ne concédant qu'une faible moyenne de 80,1 verges au sol, par match.  On ne peut tout simplement pas courir contre les mastodontes de la première ligne de défense de Baltimore.

S'ils espèrent gagner dimanche soir, les Bills devront plutôt regarder du côté de la tertiaire des Ravens.  La défense anti-aérienne de Baltimore s'est solidifiée récemment, mais elle a tout de même été la 2e pire de la NFL en 2024-25 (244,1 verges accordées en moyenne par rencontre).  Elle a empêché l'ensemble de la brigade défensive d'afficher un meilleur bilan, mais au cours des huit dernières parties, celle-ci n'a permis qu'une faible moyenne de 15,4 points par joute.



En somme, elle ne souffre pas de la comparaison avec l'unité défensive des Bills de Buffalo.  Cette saison, les deux défenses ont alloué à peu près le même nombre de points par match (21).  Mais celle des Bills a provoqué beaucoup plus de revirements (32, deuxième plus grand total dans la NFL), contre seulement 17 pour les Ravens.  Gagner la bataille des revirements est une des clés de la victoire pour Buffalo, dimanche.

Par contre, les Ravens ont plus excellé que leurs prochains adversaires au chapitre des sacs du quart avec 54 réussites contre 39.

Si Baltimore a une meilleure attaque au sol (187,6 verges de gains en moyenne par match), c'est bien sûr à cause du demi offensif, le bulldozer Derrick Henry (photo ci-dessus ⇾ 325 courses pour 1 921 verges, 5,91 verges par portée, et 16 touchés) et du char d'assaut Lamar Jackson (915 verges de gains au sol, moyenne de 6,58 verges par course, + 4 touchés).  Même l'autre porteur de ballon, Justice Hill, a pu gagner 4,85 verges, en moyenne, chaque fois qu'il transportait le ballon.



Ce sont de bons coureurs, mais si ils ont eu tant de succès, c'est aussi parce que leur lourde ligne à l'attaque était capable de leur ouvrir des brèches dans les lignes de défense ennemies.  D'abord, le joueur de centre Tyler Linderbaum (305 lbs) est le 3e meilleur bloqueur pour les jeux au sol dans la NFL, et il a été élu pour le Pro Bowl; le garde à gauche Patrik Mekari n'est pas une échalotte, à 305 lbs; mais le champion poids lourd incontesté est le garde à droite Daniel Faalele (photo ci-dessus) qui écrase la balance avec ses 388 livres.  Bonne chance aux défenseurs qui s'opposent à eux, et à Henry (6'2" pour 247 livres de muscles).

Dimanche, le plan de match des Ravens sera donc assez simple, comme celui qui a été victorieux le 29 septembre : utiliser à outrance les jeux de course, comme un rouleau compresseur, pour dominer la rencontre physiquement, et contrôler le temps de possession du ballon.

Et si leur meilleur receveur de passes Zay Flowers n'est pas encore disponible (blessé à un genou), les Ravens pourront s'en remettre au système de deux ailiers rapprochés (Mark Andrews ⇾ photo ci-dessous, et Isaiah Likely), non seulement pour bloquer encore mieux sur les jeux au sol, mais pour capter de courtes passes au milieu du terrain.  Cette zone sera ouverte si les Bills font des blitz, ou qu'ils massent un grand nombre de joueurs sur la ligne de mêlée, pour arrêter les courses de Henry et de Jackson.



C'est d'ailleurs une cause de confusion et de gros maux de tête pour les défenseurs opposés à ces deux joueurs : avec le jeu d'option on ne sait jamais lequel va avoir le ballon pour ensuite enfoncer les lignes de défense. 

Les espoirs des Bills, et de leurs farouches partisans, reposent donc sur les épaules du quart Josh Allen.  Il a été tenu en respect le 29 septembre quand son club a été écrasé par les Ravens.  Dimanche, il doit se surpasser, non seulement avec son talent pour courir et convertir des 3e essais, mais il doit exploiter la tertiaire de Baltimore, qui est susceptible de se faire brûler parfois sur les longues passes (bombes).

Khalil Shakir et la recrue Keon Coleman ont été ses cibles de prédilection pour ce genre de stratégie.  Mais le receveur qui pourrait faire la différence dans ce domaine est Amari Cooper.  Il a été décevant depuis son acquisition par les Bills, à la mi-saison.  S'il pouvait enfin se réveiller, les chances de victoire de Buffalo seraient améliorées.