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samedi 12 septembre 2026

NFL 2026 ⇨ SEMAINE NO 1 ⇨ GREEN BAY @ MINNESOTA ⇨ LES PACKERS ET MATT LAFLEUR À COURT DE MUNITIONS CONTRE LA DÉFENSIVE DE BRIAN FLORES DES VIKINGS...



Dans le Nord de la Conférence Nationale, toutes les équipes peuvent prétendre au titre de division cette saison.  C'est pourquoi, chaque affrontement à l'intérieur de la section, entre ces clubs, revêtira une importance capitale, pour départager les rivaux qui prendront l'ascendant, afin de devenir les rois du Nord.

Et la bataille royale débutera dès ce dimanche quand les Packers de Green Bay visiteront les Vikings du Minnesota au U.S. Bank Stadium à Minneapolis.  Les deux adversaires arrivent à cette rencontre par deux chemins différents.  Le "Pack" a fini la dernière saison en subissant cinq défaites consécutives, alors que les Viks ont, au contraire, conclu leur campagne 2025-26 avec cinq victoires d'affilée.  Mais c'est déjà loin tout ça, et les deux formations sont passées par plusieurs changements depuis ce temps.

Disons que les Packers de l'entraîneur Matt Lafleur auraient préféré affronter leurs vieux rivaux dans des circonstances plus favorables.  Ils ont appris qu'ils devront se passer de leur principal demi offensif Josh Jacobs, après qu'il a plaidé coupable à des accusations de méfait et de violence domestique.  Les autorités de la NFL l’ont écarté du match de dimanche, en attendant de décider d’une suspension qui pourrait durer jusqu’à six rencontres.



Matt Lafleur devra donc s'en remettre à deux porteurs de ballon inexpérimentés ou marginaux : MarShawn Lloyd (photo ci-dessus), Chris Brooks ou Kaleb Johnson.  Et rien pour leur faciliter la tâche de remplacer Jacobs, ils devront le faire derrière une ligne offensive rapiécée comportant trois nouveaux partants : Jordan Morgan, bloqueur à gauche; Sean Rhyan au centre; et Jacob Monk, garde à droite.  

De plus, Morgan et le garde à gauche Aaron Banks, de même que le bloqueur à droite Zach Bako-Bewele, reviennent de blessures, ou joueront avec des blessures au genou.  Contre la défensive des Vikings qui utilise le blitz à profusion, disons que pour la ligne offensive affaiblie des Packers, ce n'est pas l'idéal.

Si, avec ses demis offensifs douteux, l'attaque au sol de Green Bay ne peut se mettre en branle, l'attaque des Packers deviendra unidimensionnelle, et prévisible, par la défense anti-aérienne, et le "pass rush" des Vikings.  Un désavantage marqué pour Green Bay, et l'inverse pour son opposant.



De l'autre côté du ballon, le quart arrière Kyler Murray (photo ci-dessus) fera ses débuts à ce poste pour Minnesota.  Coup de chance pour lui, il n'aura pas à affronter le l'ailier défensif étoile Micah Parsons, qui tente encore de se remettre de sa grave blessure au genou, subie la saison dernière, contre les Broncos, à Denver, le 14 décembre 2025.

Stratégies et plan de match des Packers...

1 ⇨ Contrer le blitz des Vikings avec de courtes passes rapides vers les périmètres.  Avec une ligne offensive diminuée et incohérente, Matt Lafleur va commander des passes rapides sur les périmètres, pour contrer le blitz des Vikings.  Il va se servir de ses ailiers éloignés comme écran, pour que ces courtes passes servent, en quelque sorte, à remplacer les jeux au sol, en l'absence de Josh Jacobs.

2 ⇨ Utiliser la formation à deux ailiers rapprochés avec Tucker Kraft.  Sans Josh Jacobs au champ arrière, il faut s'attendre à ce que le quart arrière Jordan Love ait souvent recours à Tucker Kraft comme soupape de sécurité, spécialement sur les 3e essais.

3 ⇨ En défensive, faire pression par l'extérieur en l'absence de Micah Parsons.  Le secondeur de ligne Edgerrin Cooper (photo ci-dessus) et le front défensif des Packers doivent tenir bon sur les ailes extérieures, contre le blocage de zone élargi des attaquants des Vikings, tout en générant un "pass rush" discipliné, pour perturber la pochette, sans laisser Kyle Murray s'en échapper.



Stratégies et plan de match des Vikings...

1 ⇨ Exploiter la mobilité de Kyler Murray.  Le nouveau quart arrière des Vikings est une arme à deux tranchants : il peut être autant dangereux pour l'adversaire en courant avec le ballon, qu'en le lançant.  Le coach Kevin O'Connell a sûrement des jeux de course planifiée pour Murray, sur des roulements vers les périmètres, afin de profiter de la faiblesse de la défensive des Packers sur les ailes.  Murray possède aussi le don de déstructurer les défenses opposées par des courses improvisées.

2 ⇨ Figer et étourdir les gars de la ligne offensive des Packers.  Le coordonnateur défensif des Viks, Brian Flores est un maître dans l'art de répandre la confusion dans le front offensif de ses adversaires.  Pressions dissimulées ou feintes, positionnements suspects à la ligne de mêlée, blitz fréquent et hâtif à l'intérieur de la ligne pour tester les problèmes de communication et la chimie de la ligne offensive improvisée des Packers; tout y passera pour désorganiser l'attaque vulnérable des opposants, et leur faire commettre des erreurs.

3 ⇨ Alimenter Justin Jefferson tôt dans la rencontre.  Considéré comme le meilleur receveur de sa génération, Justin Jefferson a souffert du manque de bons quarts arrières de son club, la saison passée.  Les Vikings et Kyler Murray doivent corriger cette situation de négligence, cette année.  D'abord, créer du mouvement le long de la ligne d'engagement avant la remise du ballon en jeu permettra de connaître la couverture contre la passe de l'ennemi.  Murray tentera ensuite d'isoler Jefferson contre un membre vulnérable de la tertiaire des Packers, en profitant du manque de "pass rush" du front défensif adverse, en l'absence de Micah Parsons.



La nouvelle ligne offensive des Packers n'a pas eu assez de temps pour apprendre à bien jouer ensemble.  Ça va paraître quand viendra le temps de bloquer pour des porteurs de ballon remplaçants et peu expérimentés.  Protéger adéquatement le quart Jordan Love (photo ci-dessus) en situations de passes forcées, ne sera pas une sinécure non plus, pour ce front offensif manquant de cohésion et de confiance.

En défense, ça risque de virer à la panique du côté de Green Bay quand le quart arrière Kyler Murray commencera à courir, et à enchaîner les feintes, face à des défenseurs complètement perdus.  La menace de Murray comme coureur amènera peut-être les Packers à désigner un espion pour le couvrir en tout temps.  Mais si les Packers envoient plusieurs joueurs pour le contrer, est-ce que ça n'ouvrira pas des lignes de passes pour lui et ses receveurs ?

Si les membres de la ligne offensive recomposée des Packers risquent de manquer de cohésion et d'efficacité, ça pourrait être pareil en défensive avec plein de nouveaux joueurs qui se sont ajoutés durant l'intersaison.  Zaire Franklin (ex Colts) et Javon Hargrave (ex vikings) doivent rebondir après des saisons qui ont laissé à désirer l'an passé.  Et il reste à voir comment la recrue Brandon Cisse (2e tour, South Carolina ⇨ photo ci-dessous) va se comporter au champ extérieur.  



Si des partants se blessent ou manquent de souffle, comme c'est souvent le cas en match inaugural, il n'y a guère de remplaçants valables chez les Packers, car il y a beaucoup de joueurs défensifs blessés chez les substituts. 

Probablement privé d'une attaque terrestre efficace, Jordan Love devra tenter souvent des passes.  Il dispose d'un quatuor de receveurs talentueux avec Tucker Kraft, et les ailiers espacés Christian Watson, Jayden Reed et Matthew Golden.  Love devra échapper au blitz des Vikings pour espérer rejoindre ces cibles. 
   
Fait inusité, les deux équipes auront des botteurs recrues : Trey Smack (photo ci-contre) pour les placements du côté du "Pack", et Brett Thorson pour les dégagements chez les Vikings.  À leurs débuts professionnels dans un stade bruyant, des erreurs ou des faux pas sont possibles, avec la nervosité accompagnant en plus un match d'ouverture.  Dans une rencontre au pointage serré, un botté raté peut faire la différence entre la victoire et la défaite.  Skyy Moore fera également ses débuts comme retourneur de bottés pour Green Bay.  Un botté échappé peut être lourd de conséquences pour son club.

Avec tous les absents et les remplaçants inexpérimentés ou jouant malgré des blessures, chez les Packers, ainsi que l'avantage du terrain et de la foule du côté des Vikings, ces derniers sont donnés gagnants par 1½ point par les bookmakers.  Un choix logique...


Pour en apprendre davantage sur les deux formations, je vous réfère à mes articles précédents...


dimanche 30 août 2026

SAISON 2026 DES PACKERS DE GREEN BAY : L'ENTRAÎNEUR MATT LaFLEUR DOIT ÊTRE PLUS IMAGINATIF EN ATTAQUE, ET LA DÉFENSE DOIT TENIR LE COUP EN ATTENDANT LE RETOUR DE MICAH PARSONS...



L’an dernier, à la même période, l’arrivée de Micah Parsons chez les Packers de Green Bay avait enflammé l’enthousiasme des partisans.  Avec ce joueur défensif, peut-être le meilleur de la Ligue Nationale de Football, le club du Wisconsin semblait enfin avoir trouvé la pièce manquante pour atteindre le Super Bowl.

Jusqu’au 14 décembre 2025, tout se passait comme prévu pour atteindre l’objectif.  Le "Pack" affichait un bilan de 9-3-1, (les trois défaites par la marge de 3 points chacune), et Parsons tenait ses promesses avec, entre autres, 12½ sacs, bien parti pour battre son record personnel dans ce domaine, et étant devenu le premier joueur de l'histoire de la NFL à réussir au moins 12 sacs, dans chacune de ses cinq premières saisons en carrière.

Ce jour-là, à Denver, la formation du pilote Matt LaFleur menait 23 à 21 contre les Broncos, au 3e quart, quand la catastrophe est arrivée.  Micah Parsons s'est écroulé au sol, blessé gravement au genou gauche (ligaments croisés tordus).  Résultat : les Packers ont perdu Parsons, - probablement, au mieux, jusqu'en octobre prochain -, ils ont perdu le match à Denver, et n'en ont plus gagné un seul depuis (cinq défaites consécutives).


Ils étaient parvenus quand même à participer aux séries éliminatoires, mais ils se sont inclinés au premier tour, devant leurs grands rivaux, les Bears de Chicago, au compte de 31 à 27, alors qu'ils menaient 21 à 3 jusqu'à la 5e minute du 3e quart.

Encore une amère déception pour les fans "à tête de fromage", qui sont aussi collectivement propriétaires de la franchise de Green Bay.

Depuis que Matt LaFleur dirige l'équipe, c'est-à-dire depuis 2019, les Packers n'ont connu qu'une saison perdante (8-9 en 2022, la seule fois que LaFleur a raté les playoffs).  À ses trois premières années, il a conduit ses joueurs à trois titres de la division Nord de la Conférence Nationale, en remportant 13 victoires à chaque fois.  



Il possède une fiche enviable de 76-40-1 (65,4 %) mais de seulement 3-6 en matchs éliminatoires.  Il a atteint la finale d'Association à une seule occasion, en 2020, une défaite de 31-26 face au club de Tom Brady, les Buccaneers de Tampa Bay.

Dans une ligue aussi compétitive que la NFL, un tel bilan ne peut pas être jugé mauvais.  C'est difficile de gagner sur une si longue période.  Mais les fidèles supporteurs du "Pack" sont impatients et veulent un championnat, depuis le dernier triomphe de leurs favoris en 2011, à la belle époque de leur quart arrière étoile Aaron Rodgers.

On reproche à LaFleur un style conservateur et peu inventif, misant bien trop sur le jeu au sol.  D’autant plus qu’il peut compter sur un excellent passeur comme Jordan Love, qui a encore progressé la saison dernière en portant son coefficient d’efficacité à 101,2, le sixième meilleur parmi les quarts réguliers du circuit Goodell.  Il a aussi été l’un des plus performants pour les longues passes, et pour éviter les jeux risqués (revirements).



Cette équipe compte de bons receveurs, avec les ailiers espacés Christian Watson (photo ci-dessus), Jayden Reed, et Matthew Golden, ainsi que les ailiers rapprochés Tucker Kraft et Jonnu Smith.  Mais à part ce dernier, tous les autres ont été blessés l’an passé : Watson a manqué 7 matchs, Reed 10, Kraft 9, et Golden 3.  

Kraft connaissait une saison du tonnerre avant sa blessure.  Il était le meilleur receveur de son club.  Son absence a aussi fait mal à l'attaque, que celle de Parsons à la défense.  Avec eux, lors des playoffs, le sort de l'équipe aurait été différent.  Kraft devrait être encore la principale cible de Jordan Love cette année.

Watson pourrait vraiment s'affirmer comme un ailier éloigné dangereux sur les tracés moyens et longs, s'il demeure en santé.  En 2024, sa moyenne de 21,4 verges par attrapé suggérait qu'il pourrait atteindre le cap des 1 000 verges par saison.



Reed (photo ci-dessus) a été limité par les blessures lors de la plus récente campagne, mais il est solide et fiable quand il est en forme, comme il y a deux ans, quand il avait amassé un bon butin avec ses 857 verges de gains, et six touchés.

Golden a été un choix de première ronde en 2025.  Il est très talentueux même s'il a déçu à sa saison recrue.  Il a tout de même réussi sept jeux explosifs de 20 verges et plus, dans un rôle secondaire.    

Si les Packers devaient être aussi décimés par les blessures à leurs meilleurs receveurs, cette année, ils n'ont plus de remplaçants fiables, puisqu'ils ont échangé Dontayvion Wicks aux Eagles de Philadelphie, et que Romeo Doubs a profité de son statut d'agent libre pour se joindre aux Patriots de la Nouvelle Angleterre.  Doubs a été d’une grande aide pour l’attaque aérienne la saison dernière, surtout lorsque Jayden Reed et Christian Watson étaient blessés.



De toute façon, Matt LaFleur pourrait être forcé de centrer son attaque sur le jeu aérien puisque son demi offensif de prédilection, le porteur de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus), est accusé de violence domestique, et pourrait être suspendu par les autorités de la NFL.  

Encore là, au champ arrière, il n'y a plus d'alternatives valables, Emanuel Wilson ayant quitté l'équipe pour aller jouer avec les Seahawks de Seattle.  Il n'y a que des substituts qui ont peu ou pas d'expérience chez les professionnels : Marshawn Lloyd, Chris Brooks, et Pierre Strong Jr.

La perte de Jacobs serait significative car malgré le manque de soutien de sa ligne offensive, inefficace en blocage sur le jeu au sol, le robuste porteur de ballon de 28 ans, réussissait à gagner plusieurs verges après contact.  Il devait aussi faire face au fait que la stratégie de Matt LaFleur, consistant à appeler très souvent des jeux de course, était devenue prévisible pour les défenses adverses, qui attendaient ainsi Jacobs de pied ferme. 



Le point faible de l’attaque du "Pack" reste la ligne offensive, qui risque encore d’être l’une des moins performantes cette saison, car deux de ses titulaires de la campagne 2025 sont partis : le plaqueur à gauche Rasheed Walker (Caroline), et le centre/garde Elgton Jenkins (Cleveland).  De plus, trois joueurs devront s'ajuster et s'habituer à un nouveau rôle et à un nouveau poste.

Jordan Morgan (photo ci-dessus) devrait hériter du poste de plaqueur à gauche, après avoir dépanné un peu partout sur cette unité l’an dernier.  S’il assure correctement la protection sur les jeux de passe, il reste un bloqueur médiocre sur les jeux au sol.

Son voisin, le garde à gauche Aaron Banks, n’a pas obtenu de bonnes notes en 2025, dans aucune des deux phases du jeu. 
 


Sean Rhyan (photo ci-dessus) a terminé au dernier rang (40e) parmi les centres de la NFL, en protection du quart arrière (selon Pro Football Focus).  C'est pourquoi le seul joueur offensif choisi par Green Bay, lors du dernier repêchage, a été un centre, Jager Burton (5e ronde, Kentucky).  Il pourrait venir en relève à Rhyan s'il continue à éprouver des difficultés.

Sur le flanc droit de l’attaque, le garde Jacob Monk est un visage peu connu, n’ayant pris part qu’à 57 matchs en tant que remplaçant au poste de centre, lors de la dernière saison.

De ce côté, le plaqueur sera Zach Bako-Bewele, le seul de cette unité à avoir vraiment bien performé l’an passé.  Il a beaucoup manqué à l'équipe quand il a raté cinq parties à cause d'une blessure. 



Si le travail des gars de cette ligne offensive est important pour Josh Jacobs et les autres porteurs de ballon, il l'est aussi pour le quart Jordan Love (photo ci-dessus) qui est beaucoup moins efficace lorsqu'il subit la pression des défenses opposées.  

Quand il a pu lancer le ballon à partir de la pochette protectrice l'an dernier, Love a complété près de 80 % de ses passes.  Sinon, lorsqu'il a été sous pression, son taux de complétion a chuté à 42 %, aucun touché, et quatre interceptions.

Au poste de quart arrière, les Packers ont perdu un substitut de choix quand Malik Willis a été embauché par les Dolphins de Miami.  Le vétéran de 37 ans, Tyrod Taylor (photo ci-dessous) le remplacera chez les Packers.  Il en sera à sa 8e équipe dans la NFL.
 


Les pertes ont été nombreuses en défensive durant la saison des agents libres ou lors d'échanges : les ailiers Rashan Gary (Dallas) et Kingsley Enagbare (Jets de NY); le plaqueur Colby Wooden (Indianapolis); les demis de coin Nate Hobbs (San Francisco) et Trevon Diggs (Seattle); le secondeur Quay Walker (Las Vegas), et le coordonnateur défensif Jeff Hafley (nouvel entraîneur chef des Dolphins de Miami.

En première ligne de la  défense 3-4, Devonte Wyatt et Karl Brooks sont de retour après une saison précédente peu convaincante.  Ils auront un nouveau coéquipier à leurs côtés, le vétéran de 33 ans Javon Hargrave, qui a porté les couleurs des Vikings du Minnesota l'an passé.  

Wyatt (photo ci-dessous) tentera de rebondir cette année après avoir manqué sept matchs à cause de diverses blessures, durant la campagne 2025-26.  Hargrave n'est plus au sommet de sa forme, mais il est encore efficace sur le "pass Rush" (31 pressions avec les Viks l'an passé).  Il rejoint le nouveau coordonnateur défensif des Packers, Jonathan Gannon, qui a été son instructeur quand il évoluait avec les Eagles de Philadelphie au début des années 2020 (23 sacs en trois saisons là-bas).



En attendant le retour de Micah Parsons, les autres secondeurs des Packers devront redoubler d’efforts pour compenser son absence, surtout en ce qui concerne le "pass rush".  Mais ils ont démontré très peu de résultats positifs pour ce qui est des sacs puisqu'ils totalisent ensemble seulement 15 sacs en carrière.  

Avant la blessure de Parsons en décembre dernier, la défense avait réussi 33 sacs.  Dans les quatre rencontres suivantes, sans Parsons, elle en a obtenu seulement quatre.  Et dans trois de ces matchs, la défensive a accordé plus de 400 verges, comparées à une seule fois en 14 parties, quand Parsons était de l'alignement.

La saison dernière, Parsons (79 pressions en 14 matchs) et Rashan Gary, ont totalisé 133 des 317 pressions de la défense. Gary n’est plus dans l’équipe et Parsons pourrait manquer un à deux mois au début de la prochaine campagne.  Qui va compenser pour ces pertes ? 



L'expérimenté Zaire Franklin (photo ci-dessus), acquis dans un échange avec les Colts d’Indianapolis, prendra la place de Quay Walker, devenu agent libre et parti chez les Raiders.  L'an dernier, il a connu la pire saison de sa carrière, et l’une des moins bonnes parmi tous les secondeurs de la NFL.  Faible contre le jeu au sol, et auteur de nombreux plaquages manqués, il avait pourtant brillé l’année précédente avec 173 plaquages, un sommet dans la Ligue.  À Green Bay, on espère qu’il retrouvera le niveau qui était le sien il y a deux ans.

Les dirigeants du "Pack" compte beaucoup sur le secondeur de 3e année Edgerrin Cooper, qui a fait beaucoup de progrès l'an passé (118 plaquages), après une saison recrue déjà formidable.  En l'absence de Parsons, c'est lui qui devient le pilier de la ligne secondaire, avec l'aide de Franklin.  Il est très fort contre le jeu au sol, mais il n'a enregistré qu'un demi sac, et Franklin seulement deux, en 2025-26.  

Isaiah McDuffie est le suppléant qui prendra probablement la place de Parsons en attendant son retour.  Il tentera de limiter les dégâts en son absence.  L'autre titulaire sur ce second rideau est le très fiable Lukas Van Ness.



Dans la tertiaire, les Packers ont sans doute le meilleur trio de demis de sûreté de la NFL avec Xavier McKinney (photo ci-dessus), Evan Williams et Javon Bullard.

C’est l’inverse chez les demis de coin, où Keisean Nixon et Carrington Valentine sont plutôt médiocres, même s’ils ont parfois sorti de bonnes performances en 2025.  C'est pourquoi les Packers ont appelé au secours Benjamin St-Juste, un ancien des Chargers et des Commanders, et qu'ils ont sélectionné Brandon Cisse (2e ronde, South Carolina) et Domani Jackson (6e tour, Alabama) au dernier repêchage.  

Ils pourraient tous jouer un rôle plus important en cas de défaillance de Nixon et Valentine.  St-Just a connu la meilleure saison de sa carrière l'an dernier à Los Angeles, n'accordant que 47,5 % de passes complétées, dans sa direction.  Cisse a été constant en défense contre la passe à l'université, mais il s'est surtout distingué contre le jeu au sol. 



Un des faits saillants dans la défaite des Packers au premier tour des séries, le 10 janvier dernier, a été les trois placements ratés par Brandon McManus.  Cela a fini par faire la différence dans ce match sans lendemain.  Le botteur fautif a été congédié, et le nouveau coordonnateur des unités spéciales, Cam Achord, fera confiance à la recrue Trey Smack (6e ronde, Florida, photo ci-dessus) pour s'occuper des bottés de précision, cette saison.

Le botteur de dégagement Daniel Whelan est de retour pour une 4e saison.  Il a été époustouflant, lors de la plus récente campagne, en enregistrant une incroyable moyenne de 51,7 verges par botté.

Derniers dans la Ligue Nationale pour la moyenne de verges par retour de botté de dégagement, les Packers ont mis sous contrat l'agent libre Skyy Moore, qui a pris le 6e rang chez les retourneurs de bottés d'envoi, et le 7e sur les retours de bottés de dégagement, l'an dernier, dans la NFL, avec les 49ers de San Francisco.   En début de carrière (2022, 2023) il a agi sporadiquement comme receveur, avec les Chiefs de Kansas City.
  
Plusieurs blessures à des joueurs clés à toutes les positions ont ruiné les chances de championnat des Packers l'an dernier.  Ils ont perdu plusieurs joueurs durant l'intersaison, ce qui fait qu'il n'ont plus de profondeur en attaque, comme en défense.  Advenant encore des blessures aux principaux titulaires des postes de partants, cette année, ils seront "cuits" !

Ils sont déjà privés de Parsons, leur meilleur joueur, et ils attendent des nouvelles des autorités de la NFL pour une possible suspension de leur seul bon porteur de ballon, Josh Jacobs.


Dans les circonstances, Matt LaFleur aurait avantage à centrer davantage l'offensive sur le jeu aérien, et sur celui de son excellent quart arrière Jordan Love.  Il n'aura peut-être pas le choix.

Le calendrier du "Pack" est favorable en début de saison avec des matchs "prenables" contre les Vikings, les Jets, les Falcons, et les Bucs.  Après, face aux Bears et aux Cowboys, LaFleur et ses protégés espèrent que Micah Parsons reviendra au jeu.

Les experts sont généreux et optimistes en établissant Green Bay comme favori dans 13 matchs en 2026-27, mais ils tempèrent leur ardeur en ne leur accordant que neuf ou dix victoires.  Ce qui devrait suffire aux Packers pour participer aux séries, de justesse, comme d'habitude ! 


Avec une attaque de calibre moyen, Matt LaFleur doit imaginer des plans de match plus variés, créatifs et audacieux, afin d'augmenter la production, et être moins prévisible par les défensives ennemies.  C'est possible avec un quart arrière de la trempe de Jordan Love.  C'est même nécessaire, car LaFleur a commencé à perdre le respect de ses joueurs.

En défense, Macah Parsons a prouvé l'an passé qu'il pouvait faire une grande différence en propulsant sa brigade dans le top-10 de la NFL. 

Les conditions gagnantes sont claires pour la prochaine campagne : éviter le plus possible les blessures, diversifier l'attaque, pouvoir compter sur une ligne offensive plus efficace, et récupérer Micah Parsons au plus vite ! 

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Les prévisions 2026 des équipes suivantes :





    

samedi 13 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : GREEN BAY À DENVER ⇨ UN AVANT-GOÛT DU PROCHAIN SUPER BOWL ?



Deux poids lourds se mesureront dimanche au Colorado, lorsque les Packers de Green Bay (9-3-1) rendront visite aux Broncos de Denver (11-2).  Portés par une série de dix victoires consécutives, les Broncos occupent la première place de la Conférence Américaine et, s’ils s’imposent dimanche à domicile, ils décrocheront leur premier titre de division depuis 2015.

Ils succèderaient ainsi aux Chiefs de Kansas City, et les imiteraient d'une certaine façon, car, cette saison, comme les Chiefs l'an passé, les Broncos se sont fait une spécialité de remporter les matchs décidés par une seule possession (huit de leurs dix gains d'affilée).  Avant leur  victoire de 24-17 contre les Raiders, la semaine passée, leurs quatre succès précédents avaient été obtenus par un total combiné de dix points seulement.  Quatre fois, ils ont gagné en marquant des points sur le dernier jeu de la partie.  

Le quart arrière Bo Nix (photo ci-dessous) a aussi mené six séries victorieuses cette saison en fin de match, malgré des performances parfois irrégulières, manquant par moments de rythme et de synchronisation avec ses receveurs.



Autrement dit, les Broncos ont souvent joué avec le feu sans se brûler, car ils ont presque toujours dû remonter au score, avant de s’imposer au 4e quart, dans leurs matchs.  Ils ont été parfois favorisés par la chance, et certaines décisions controversées des arbitres.  Une autre caractéristique que l’on retrouve aussi chez les Chiefs de 2024.

Bref, ce n'est pas toujours joli, mais ils gagnent quand même !  Et c'est souvent grâce à leur solide défensive, qui mène la NFL dans plusieurs catégories, notamment pour les sacs (55), les verges accordées par course (3,7), le taux de conversion sur les 3e essais (30,9 %), le nombre de coups sur les quarts arrières (120), la meilleure défense en zone payante - ou "red zone" -(40 %).  Elle n'accorde que 18,1 points en moyenne par match (4e de la Ligue), et 282 verges totales par rencontre (3e).

Avec une défensive aussi forte, les Broncos remportent presque toujours la guerre des tranchées.  D'autant plus que, de l'autre côté, leur ligne offensive est la meilleure de la NFL pour bloquer en situations de passes (seulement 16 sacs accordés), et elle est en 9e place pour le blocage sur les jeux au sol.  Globalement, l'attaque de "l'Orange Crush" se situe dans le top-10 du circuit Goodell, ce qui suffit aux Broncos pour gagner la grande majorité de leurs matchs, étant donné la domination de leur défensive.



Avec l'ajout de Micah Parsons (ci-dessus) en début de saison, la défensive des Packers de Green Bay est devenue presqu'aussi forte que celle de Denver.  Elle se classe en 4e position de la NFL pour les verges accordées (287,2), et 6e pour les points concédés (19 par match).  Le "Pack" jouit d'une série de quatre gains de suite, et quand le quart arrière Jordan Love dispose de tous ses receveurs en santé, l'attaque devient très redoutable.  Il faut souligner que son meilleur ailier espacé, Christian Watson, a raté cinq parties, et son no 2, Jayden Reed, n'a joué que trois matchs, cette année.

L'excellente recrue Matthew Golden a manqué trois rencontres à cause d'une blessure, et l'as ailier rapproché  Tucker Kraft, sévèrement blessé à un genou, n'est pas revenu au jeu depuis la 8e semaine du calendrier de la NFL.

On comprend que Jordan Love ait été incapable de fournir son rendement habituel, avec tous ces joueurs offensifs absents en raison de blessures.  Mais il a mieux joué récemment, avec le retour au jeu de la plupart de ces ex éclopés.  Watson est son spécialiste pour les longues passes, et Reed excelle pour procurer des premiers essais.  



Love (ci-dessus) a aussi le luxe de pouvoir distribuer le ballon en le lançant à plusieurs autres options, comme le fiable Romeo Doubs, la recrue Matthew Golden, Dontayvion Wicks, l'ailier rapproché Luke Musgrave, ainsi que le demi offensif Josh Jacobs.  Et au champ arrière, Emanuel Wilson est devenu un bon complément à Jacobs, pour obtenir des gains appréciables, en portant le "cuir".

Les défenses adverses ne savent donc pas sur quel receveur le plus dangereux elles doivent se concentrer davantage.  Par exemple, dimanche, si l'as demi défensif des Broncos, Patrick Surtain, surveille de près Christian Watson, les autres receveurs des Packers profiteront de couvertures moins serrées, pour faire des dommages, dans les zones intermédiaires.

Avec le menaçant "pass rush" que possède les défensives des deux équipes, la protection du quart arrière devient primordiale.  Les pivots des deux adversaires ont la chance d'être bien servis sur ce plan.  L'unité défensive de  Denver utilise souvent le blitz, mais Jordan Love lance le ballon rapidement (2,89 secondes), et il est efficace contre ce genre de tactique.



Si la défense des Broncos est la meilleure de la NFL en zone payante, l'offensive des Packers peut la tester sérieusement, puisqu'elle occupe le second rang de la Ligue, avec 68,1 % de succès dans cette zone de 20 vingt verges près des buts adverses.

Néanmoins, on s'attend à une bataille défensive dimanche, en haute altitude, dans les montagnes rocheuses.  Peu habitués à l'air rarifié dans de telles hauteurs, les joueurs des clubs visiteurs sont souvent à bout de souffle, et deviennent plus vite fatigués.  Les Broncos le savent, et ils essaient de prolonger le plus longtemps possible leurs séries de jeux en attaque, avec beaucoup de jeux au sol, afin de contrôler le temps de possession, et épuiser les défenses ennemies.



Denver est invaincu à domicile cette saison (6-0), et les Broncos n'ont perdu que deux matchs l'an dernier au Mile High.  Mais les preneurs aux livres misent sur les Packers pour les vaincre par 2½ points, dimanche après-midi.  Il est vrai que les porte couleurs de Green Bay jouent bien à l'étranger, cette saison, comme le prouve leur fiche de 4-1-1.  Et ils doivent gagner pour protéger leur mince avance d'un demi match sur les Bears de Chicago, au classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  

Dans une bataille défensive serrée, les unités spéciales joueront un rôle déterminant, et si les botteurs de précision doivent avoir la victoire au bout du pied, ce sont les Broncos qui ont l'avantage, avec Wil Lutz (photo ci-dessus), qui est plus fiable que son homologue des Packers, Brandon McManus.  Lutz a raté trois placements en 23 tentatives, tandis que McManus a manqué son coup à six reprises, sur 21 essais (quatre échecs en sept tentatives, entre les distances de 40 et 49 verges).

Packers   17,     Broncos    19.   

samedi 6 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : CHICAGO À GREEN BAY ⇨ UN MATCH POUR LA SUPRÉMATIE DANS LA DIVISION NORD DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.



J’imagine que c’est volontaire de la part des responsables de la NFL de préparer un calendrier avec plusieurs matchs intra division en décembre, au moment où les équipes se disputent âprement une place en séries éliminatoires.  Et pendant ce dernier mois complet de la campagne, un programme double oppose même des rivaux de section, pour attiser encore davantage la rivalité entre ces clubs.

En cette semaine no 14, la NFL offre trois de ces matchs d'importance capitale pour la première place des divisions Nord et Sud de la Conférence Américaine (Colts vs Jaguars + Steelers vs Ravens), et pour celle de la section Nord de la Conférence Nationale (Bears vs Packers).  Nous avons déjà analysé les deux premiers affrontements de ce genre dans l'AFC ( https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-indianapolis.html) et (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-pittsburgh.html).

Voyons maintenant le cas des équipes de Chicago (9-3) et de Green Bay (8-3-1). Le vainqueur de leur affrontement de dimanche sera seul en tête de la division Nord de la NFC, à l’issue du match.  D'abord, ce qui fait l'intérêt de cette confrontation, outre leur position au classement, c'est qu'elle représente la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Depuis plus d'une décennie, elle a été dominée par les Packers, mais ça pourrait changer cette année, car les Bears, à la surprise générale, ont enfin une bonne équipe !



Actuellement, elle trône même au sommet de la NFC, avec son bilan de neuf gains contre trois échecs.  Mais les Packers sont tout juste derrière, à un demi match de distance.  Alors, qui va gagner dimanche, entre ces deux formations très compétitives ?  Difficile à prédire...

Notons d'abord que le bulletin météo prévoit une température sous le point de congélation, au Lambeau Field de Green Bay, dimanche, en fin d'après-midi (le match est à 16 h. 25).  Il est également possible qu'il neige et qu'il vente.  Dans ces conditions difficiles, la défensive est avantagée, car il est ardu pour les quarts arrières de lancer le ballon avec précision, et pour les porteurs de ballon de tenir fermement un ballon gelé, et de courir sur un terrain glissant.

Puisque les Packers ont de loin la meilleure brigade défensive, ils devraient donc avoir l'avantage, en plus de jouir de l'appui de la foule locale.  La défensive des Bears se classe dans les cinq pires de la NFL, dans presque toutes les catégories de statistiques.  Elle accorde beaucoup de gros jeux de 20 verges et plus (53, contre 30, pour les Packers).



Mais d'un autre côté, dans de telles conditions climatiques, le danger de commettre des revirements augmente considérablement, et ils peuvent changer le résultat de la bataille.  Et dans ce département, les Bears sont des champions, cette saison.  Ils sont de loin le club de la NFL qui provoque le plus de revirements, soit 26 (17 interceptions et 9 échappés recouvrés).  Les Bears ont une fiche de 8-0 quand leur défensive produit plus qu'un revirement dans un match.  

Quant à eux, les Packers n'en ont réussi que 11.  Par contre, ces derniers protègent bien le ballon : ils n'ont commis que sept revirements (trois interceptions, et quatre échappés perdus) cette année.  Lorsqu'ils n'en commettent aucun dans une partie, ils ont un dossier impeccable de 7-0.

En offensive, Chicago possède la deuxième meilleure attaque au sol de la Ligue.  Elle amasse en moyenne 153,8 verges par rencontre.  La semaine dernière contre les champions défendants, les Eagles de Philadelphie, elle a été incroyablement dévastatrice, avec des gains monstrueux de 281 verges : dont 130 par Kyle Monangai (à droite sur la photo ci-dessous), et 125 par D'Andre Swift, chacun ayant aussi marqué un touché au sol.



Les Eagles ont eu beau tenter de stopper cette imparable attaque au sol, en remplissant la "boîte" à la ligne de mêlée, mais ce fut en vain.  Les Bears l'ont emporté 24 à 15, causant une autre surprise de taille, puisqu'ils étaient les négligés, dans cette joute.

En fait, les Bears vont de surprise en surprise, cette saison.  À chaque semaine, à mesure que le calendrier de l'équipe devient de plus en plus exigeant, les prévisionnistes et les experts croient qu'ils vont frapper le mur et chuter au classement. Mais rien n'y fait !  Les hommes de l'entraîneur chef Ben Johnson continuent d'aligner les victoires.  Ils en ont présentement cinq de suite.

Johnson a challengé son quart arrière Caleb Williams, cette semaine, afin qu'il en fasse davantage pour faire gagner son club, contre les Packers.  Le pilote des représentants de la ville des vents sait bien que l'attaque au sol ne suffira pas pour connaître du succès contre la forte défensive du "Pack".  Ça va prendre une meilleure offensive aérienne pour arriver à marquer plus de points.  Les Bears sont 15e dans le circuit Goodell, dans le département des gains par la voie des airs, avec une production de 220,4 verges par partie.



Malheureusement, Ben Johnson a appris une mauvaise nouvelle cette semaine : son meilleur receveur, Rome Odunze, souffre d'une fracture de stress à un pied, et il sera absent du jeu pour une période indéterminée.  Les nouvelles ne sont pas plus encourageants pour les autres blessés : le demi de coin Tyrique Stevenson (hanche), les secondeurs de ligne Ruben Hyppolite II (épaule) et Tremaine Edmunds (aine), les ailiers défensifs Dayo Odeyingbo (tendon d'Achille) et Shemar Turner (genou), ainsi que pour le bloqueur offensif Luke Newman (pied), qui vont tous rater le rendez-vous de dimanche, à Green Bay.

Par contre, les porteurs de ballon des "Ours" se réjouissent de ne pas avoir à rencontrer le colosse Devonte Wyatt (6'3", 304 lbs), peut-être le meilleur joueur de ligne des Packers pour contrer le jeu au sol.  Le nom de Wyatt a été inscrit sur la liste des blessés à long terme.  Il est blessé à une cheville.  Sans lui, l'excellente moyenne de 3,89 verges allouées par course, de la défense des Packers, risque de monter.

La super étoile défensive des Packers, Micah Parsons pourrait compenser partiellement la lourde perte de Wyatt, lui qui a réussi six sacs et 23 pressions sur les quarts opposés, au cours des trois dernières rencontres de sa formation.



Si les Bears profitent d'une bonne série de gains consécutifs (5), le club adverse, dirigé par le coach Matt LaFleur, va bien aussi, après trois victoires d'affilée.  On parle beaucoup de la redoutable attaque au sol de Chicago, mais celle de Green Bay a été très performante récemment, avec les porteurs de ballon Josh Jacobs et Emanuel Wilson, qui, à eux deux, ont gagné au moins 125 verges, dans chacun des trois derniers matchs de l'équipe.

Cette semaine, coach LaFleur a dit espérer les retours au jeu possibles des ailiers éloignés Jayden Reed (blessé à une clavicule et à un pied) et Matthew Golden (poignet).  Ce qui pourrait influencer positivement les chances de succès de son club, dimanche.  Ils se joindraient notamment à leur coéquipier Christian Watson, qui fait flèche de tout bois, ces temps ci, sans oublier les bonnes contributions de Romeo Doubs et de Dontayvion Wicks.  La défensive des Bears a donné beaucoup de touchés par la passe, cette saison, soit 24 (3e total le plus élevé dans la NFL).  

On anticipe un affrontement serré entre ces deux bonnes formations.  Un ou deux gros jeux pourraient faire la différence : comme un sac du quart à un moment déterminant.  Dans ce cas, il pourrait venir surtout du club local, qui est meilleur que les Bears, à ce chapitre (32 sacs contre 23).  Micah Parsons (qui en a 12½ cette saison) pourrait en être l'auteur, ou son coéquipier Rashan Gary (7½ sacs). 
  


Ce jeu opportun pourrait aussi être un 4e essai converti ou non.  Encore là, l'offensive de Green Bay a un meilleur dossier que celle de Chicago : son pourcentage de succès est de 70,6 % (4e meilleur dans la NFL) contre 44,4 % pour les Bears (26e).  La défensive des Packers est également supérieure à celle des Bears pour empêcher les attaques ennemies de convertir les 4e essais.

Les succès des Bears reposent sur leur grande capacité de causer des revirements, et leur opportunisme de réussir de gros jeux en fin de matchs.  Leur ligne à l'attaque excelle pour bloquer, sur les jeux au sol, et pour protéger Caleb Williams, sur les jeux de passes.  Ce dernier est cependant encore trop imprécis dans ses passes, au goût de son coach Ben Johnson.  



Si Chicago gagne dimanche, leurs probabilités de remporter le championnat de leur division grimpe à 64 %.  En cas d'échec, il descend à 22 %.  Du côté de Green Bay, les chiffres sont respectivement de 71 % en cas de victoire, et de 27 % en cas de défaite.  Rappelons que ces deux mêmes équipes se rencontreront à nouveau le samedi 20 décembre, cette fois à Chicago.

Je pense que les Packers ont une formation plus complète que celle des Bears, surtout en raison de leur excellente défensive.  Ils sont d'ailleurs favoris par 7 points pour l'emporter sur leur terrain du Lambeau Field.  Cependant, l'écart de points d'un touché transformé, me semble un peu trop grand.  Tout peut arriver dans cette bataille pour le premier rang du Nord de la NFC.  Les Bears peuvent faire mentir les parieurs, comme ils l'ont fait si souvent cette année.  

Bears    17,      Packers   20.