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lundi 2 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  JAGUARS  DE  JACKSONVILLE : TREVOR  LAWRENCE  DEVRA  JUSTIFIER  SON  SALAIRE  ANNUEL  DE  55  MILLIONS  DE  $$$.


Après les Titans du Tennessee et les Colts d'Indianapolis, au tour des Jaguars de Jacksonville de subir notre examen au microscope, dans la division Sud de la Conférence Américaine.

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas pour le club de l'entraîneur Doug Pederson.  En 2022-23, -celui qui avait guidé auparavant les Eagles de Philadelphie à une audacieuse victoire au Super Bowl de 2018-, avait eu pour mission de redresser les Jaguars de Jacksonville, qui revenaient de deux saisons atroces, au cours desquelles ils n'avaient gagné que quatre parties sur 33.

Sa première campagne avec sa nouvelle formation avait bien mal commencé, avec seulement deux gains en huit rencontres.  Puis, sa troupe a effectué un spectaculaire retournement de situation, en gagnant sept de ses neuf joutes suivantes, méritant ainsi le championnat de sa division.



Copie conforme lors de la première partie éliminatoire de son club, contre les Chargers de Los Angeles, le 14 janvier 2023.  Son quart arrière Trevor Lawrence avait lancé quatre interceptions, durant les premières séries de jeu à l'attaque, et les Jaguars avaient rapidement tiré de l'arrière 27 à 0.

Le reste de cet affrontement est passé à l'histoire comme le plus grand "come back" des séries éliminatoires de la NFL.  Les Jaguars ont marqué 24 points en deuxième demie, pour se sauver avec la victoire au compte de 31 à 30.  Étourdissant à s'en décrocher la mâchoire !  Lawrence s'était repris avec quatre passes de touché.

Au match suivant, en éliminatoires de division, les Jaguars ont chauffé les Chiefs de Kansas City, en revenant de l'arrière d'un déficit de 20 à 10, après trois quarts de jeu.  Ils se sont finalement inclinés 27 à 20.

Doug Pederson













Mais au bilan, tous les espoirs étaient permis pour la saison qui allait suivre.  De 1-15 en 2021, et de 3-14 en 2022, Jacksonville était passé à 10-9 en 2022, tout en remportant le titre de leur division.  Le quart arrière Trevor Lawrence avait montré des flashes qui pointaient vers ce pourquoi il avait été le premier choix du repêchage de 2021.

Convaincus que Lawrence continuerait sa progression, pour devenir bientôt le premier de classe qu'il avait été, durant sa carrière amateur, les Jaguars lui ont fait signer un contrat de 275 millions de dollars bon pour cinq ans (55 millions de $$$ par saison).  Cette montagne d'argent, dont 200 millions de $ étaient garantis, faisait de Lawrence le quart arrière le mieux payé de la Ligue Nationale.

Le début de saison canon de 2023-24 a semblé donner raison aux Jaguars d'avoir ainsi récompensé leur jeune pivot de 23 ans.  Après onze matchs, les Jaguars voguaient facilement vers le championnat de leur section, avec une fiche de huit victoires, trois défaites.



Puis, un lundi soir, le 4 décembre, alors que Lawrence était en voie de mener les siens à la victoire contre les Bengals de Cincinnati, il a été plaqué derrière la ligne de mêlée, et un joueur lui a pilé sur la cheville.  Jacksonville a perdu ce match en prolongation.  Lawrence venait de subir une entorse dans le haut de la cheville, un genre de blessure qui entraîne souvent une longue absence du jeu.

Malgré la douleur et l'inconfort, il a tout de même continué de jouer, sauf lors de l'avant dernière partie du calendrier, contre les faibles Panthers de la Caroline (victoire de 26 à 0 des Jaguars).  Ce fut le seul gain de Jacksonville dans ses six dernières joutes de la saison.  Ils ont échappé la première place de leur division, en se faisant devancer au dernier match, par les Texans de Houston.

Que serait-il arrivé si Lawrence n'avait pas été blessé, et qu'il avait pu offrir un meilleur rendement, en étant solide sur ses deux jambes, au lieu de boîter sur le terrain ?  On parlerait peut-être des Jaguars comme des champions de la division Sud, pour une deuxième année de suite, et d'un club devenu un aspirant au Super Bowl...



On ne parlerait pas autant des excitants Texans de Houston, et de leur prodigieux quart arrière recrue C.J. Stroud (photo ci-dessus).  Les Texans auraient été éliminés des séries éliminatoires, au lieu des Jaguars, qui auraient été, au contraire, couronnés champions, à leur place...

À l'aube de la prochaine saison de la NFL, on ne sait plus quoi penser des Jaguars et de Trevor Lawrence.  Ce qu'on sait, c'est qu'il semble capable du meilleur et du pire.  Est-il vraiment ce premier choix de repêchage du même calibre que les meilleurs quarts arrières de sa génération ?  Un QB générationnel, comme on dit ?

D'accord, il a la fâcheuse manie de commettre trop de revirements , 60 en trois ans de carrière.  Coach Pederson avait d'ailleurs comme priorité de le corriger de ce vilain défaut, -manque de protection du ballon-, au cours du présent camp d'entraînement.
  


D'accord son taux d'efficacité de 85,0 ne justifie pas encore son faramineux salaire annuel de 55 millions de dollars.  Loin de là.  Mais, occasionnellement, il a démontré un talent supérieur à la moyenne, qui pourrait entraîner une éventuelle éclosion explosive.  Les dirigeants des Jaguars y croient fermement.

Et si ses contre performances décevantes s'expliquaient aussi par un mauvais entourage ?  Par sa ligne à l'attaque maladroite en protection de passe, et en blocage sur le jeu au sol ?  Par des ailiers éloignés trop ordinaires, échappant trop de ballons lancés par lui ?

On aura peut-être des réponses cette saison...  Mais, son entourage, justement, n'a pas été amélioré durant la saison morte.  À commencer par son nouveau substitut, le décevant Mac Jones (ex-Patriots).

Son meilleur receveur espacé, Calvin Ridley, non seulement n'a pas été retenu, mais il jouera pour les Titans du Tennessee, des rivaux de division des Jaguars.



Pour essayer de combler un peu sa perte, les Jags ont embauché Gabe Davis (photo ci-dessus), qui était avec les Bills de Buffalo depuis quatre ans.  Davis a une réputation d'inconstance, tantôt très bon, tantôt quasi invisible.  C'est douteux qu'il puisse devenir soudain un receveur numéro 1.

Christian Kirk a développé une bonne chimie avec Lawrence, au fil des saisons, mais est-ce qu'il a assez de talent, et de potentiel, pour prendre la place de Ridley comme no 1, et devenir une menace sur le long jeu ?  Sa moyenne de 12,7 verges par attrapé n'est pas à dédaigner, mais les vrais receveurs de longues distances ont généralement des moyennes au-dessus de 15 verges par catch.

Le spécialiste des bombes ou des longs tirs pourrait peut-être devenir la recrue Brian Thomas Jr, le choix de première ronde des Jaguars cette année.  Sa vitesse est fulgurante, et on vante aussi la qualité de ses tracés.  Il sera à surveiller.



Pour le poste d'ailier rapproché, pas d'inquiétude, Evan Engram (photo ci-dessus) est un des meilleurs de la NFL, comme l'atteste ses 114 réceptions pour 963 verges, et 4 touchés, l'an passé.  Des statistiques que l'on voit rarement pour un ailier rapproché.

Cette saison, Pederson a mentionné que le porteur de ballon Travis Etienne pourrait être davantage impliqué dans l'attaque aérienne.  L'an dernier il a connu une baisse de régime comme demi offensif.  Sa moyenne de verges par course a baissé de 5,1 en 2022-23, à seulement 3,8 en 2023-24.  C'est peut-être aussi parce que sa ligne à l'attaque ne lui ouvre pas assez de corridors de course.

C'est peut-être aussi parce qu'on lui donne trop de travail.  Il a été le 3e porteur de ballon le plus occupé de la NFL la saison dernière.  Cet été les entraîneurs des Jaguars ont été enchantés par le travail et la progression du jeune demi offensif Tank Bigsby (photo ci-dessous) au camp d'entraînement.  Bigsby a été un choix de 3e ronde en 2023.  Peu utilisé l'an passé, il devrait voir beaucoup plus d'action cette saison, réduisant ainsi le trop lourd fardeau de travail d'Etienne, au champ arrière.



Les Jaguars n'ont pas fait beaucoup pour améliorer leur piètre ligne offensive durant la saison morte.  Ils ont ajouté le centre Mitch Morse (ex-Bills et ex-Chiefs) à l'alignement partant.  Mais cette unité restera la plus grande faiblesse du club pour la prochaine campagne.  C'est elle qui risque de faire dérailler l'offensive de Jacksonville.  

Elle est affreuse en zone rouge, et sur les 3e essais avec trois verges et moins à gagner.  L'an passé, elle n'a permis de convertir ces essais que 52,2 % du temps (28e de la NFL).  À titre de comparaison, les Bills de Buffalo ont eu un pourcentage de réussite de 73 % en pareilles occasions.

L'équivalent de cette faiblesse, mais du côté de la défensive, cette fois, se retrouve chez les demis de sûreté.  Andre Cisco est le moins pire du groupe, mais le reste fait pitié.  C'est dommage, car la balance de l'unité défensive est solide, les secondeurs de ligne, en particulier.
  


Au cours de l'entre saison, on a ajouté beaucoup d'expérience à cette brigade, avec l'embauche du réputé Arik Armstead (ex-49ers / photo ci-dessus), et des demis défensifs Darnell Savage (ex-Packers), et Ronald Darby (avec les Ravens l'an passé). 

Le nouveau coordonnateur de la défensive, Ryan Nielsen, croit aussi que l'ailier défensif Travon Walker (premier choix au total, du repêchage de 2022), va encore progresser cette année, réduisant ainsi l'écart qui le sépare de l'excellent Aidan Hutchinson, des Lions de Détroit, sélectionné juste derrière lui, la même année.

La défensive des Jaguars a régressé l'an dernier.  Surtout au chapitre de la défense anti-aérienne (26e de la Ligue avec 4 076 verges accordées).  Elle devrait se raplomber cette saison, en donnant moins de gros jeux, et en appliquant plus de pression sur les quarts adverses.



Unités Spéciales

Les Jaguars ont laissé partir leur vétéran botteur de précision, Brandon McManus (maintenant un Commanders de Washington).  Ils s'en remettent à la recrue Cam Little (choix de 6e ronde).  Pas de soucis avec le botteur de dégagements Logan Cooke, un des meilleurs de la NFL à sa position.  Du nouveau, toutefois, au poste de retourneur de bottés, puisqu'ils ont pris Devin Duvernay (ex-Ravens / photo ci-dessus) sur le marché des agents libres.

Conclusion

Tous ces changements devraient faire en sorte que les Jaguars resteront compétitifs en 2024-25.  Ils ont les atouts afin de lutter pour une place en séries éliminatoires avec les Texans de Houson, dans leur division.  

Néanmoins, en défensive, le manque de profondeur de la ligne tertiaire inquiète pas mal.  Tout comme la faiblesse de la ligne à l'attaque.  L'offensive terrestre doit absolument s'améliorer puisque l'an passé, elle n'a fonctionné, en moyenne, qu'à coups de 3,6 verges par course (30e rang de la NFL).

La clé du succès sera bien sûr le quart arrière Trevor Lawrence.  Il doit enfin prouver, avec constance, qu'il peut éviter toutes ces erreurs, et tous ces revirements, qui l'empêchent d'être à la hauteur de son grand potentiel et... de son gargantuesque salaire !



C'est un peu la même histoire pour son nouveau receveur Gabe Davis.  Plus constant, il peut en donner plus à son nouveau club qu'il en donnait aux Bills de Buffalo.  Il ne faut pas oublier qu'avec ses derniers, il pouvait faire parfois de gros jeux, comme le prouve son excellente moyenne de 16,7 verges par réception.  Il faut juste qu'il multiplie davantage ce genre de jeux.

Le demi offensif Travis Etienne (photo ci-dessus) doit aussi revenir à ses performances d'il y a deux ans.  Mieux employé, moins surutilisé, que la saison dernière, il pourrait y parvenir.  Il en a le talent, surtout si sa ligne à l'attaque l'aide davantage.

Le début de calendrier est assez brutal pour les Jaguars.  Ils devront être prêts tout de suite à faire face à la musique, avec des affrontements contre Miami, Cleveland, Buffalo et Houston.  Un mauvais départ pourrait hypothéquer leur saison.  Bien que leur passé récent nous a enseignés qu'ils sont souvent capables d'opérer des revirements spectaculaires !












Pour consulter d'autres analyses des clubs de la NFL, voir les références dans la marge de droite sous le titre : "Messages les plus consultés dans les 30 derniers jours" →

jeudi 22 août 2024



SAISON  2024-25  DES  BILLS  DE  BUFFALO  :  LA  FENÊTRE  OUVERTE  SUR  LE  SUPER  BOWL  VIENT-ELLE  DE  SE  FERMER  ?

Depuis cinq ans, les Bills de Buffalo, avec en tête leur super quart arrière Josh Allen, possède un alignement de joueurs capable d'accéder aux plus grands honneurs de la Ligue Nationale de Football, c'est-à-dire, le championnat du Super Bowl.  Avec cinq saisons consécutives de dix victoires et plus; ajoutées à quatre championnats de division d'affilée, ils cognent à la porte du site du grand rendez-vous donnant accès au trophée Lombardi.  

Trois fois en quatre ans, cependant, les Chiefs de Kansas ont barré le chemin aux Bills durant les séries éliminatoires de la conférence Américaine.  L'autre fois ce fut les Bengals de Cincinnati qui ont empêché Buffalo de progresser vers la terre promise...

Ce printemps, avec une somme considérable de 40 millions de dollars au-dessus du plafond salarial, les Bills ont dû remanier leur formation en laissant partir, ou en libérant, plusieurs de leurs valeureux vétérans.  Ce faisant, est-ce qu'ils viennent d'affaiblir leur club au point de voir la fenêtre vers le SB se fermer ?

Voyons ça de plus près, alors que nous achevons notre examen des équipes de la division Est de l'AFC (voir les liens en fin d'article).



D'abord à l'attaque, les Bills ont perdu les services de leurs deux meilleurs receveurs : Stefon Diggs, échangé aux Texans de Houston contre un choix de deuxième ronde au prochain repêchage; de même que Gabe Davis, devenu agent libre et embauché ensuite par les Jaguars de Jacksonville.  Sur la ligne offensive, ils déplorent le départ du joueur de centre Mike Morse.

On ne remplace pas aisément des joueurs de cette qualité.  Les Bills ont tenté de le faire par la voie du marché des agents libres, et par le repêchage.  Par ce dernier moyen, les dépisteurs du club ont sélectionné le jeune receveur Keon Coleman (photo ci-dessus) en deuxième ronde.  Cet ancien joueur de basketball a pour principale qualité sa grandeur, qui lui donne la possibilité de sauter bien haut pour gagner ses batailles avec ses couvreurs, afin d'aller s'emparer du contrôle du ballon.

Ensuite, les Bills ont lancé leur filet un peu partout pour pêcher des receveurs disponibles durant l'encan des joueurs autonomes.  C'est ainsi que s'amèneront à Buffalo : Curtis Samuel (no 1, photo ci-dessous), qui a passé les trois dernières campagnes avec Washington; Marquez Valdes-Scantling (ex-Chiefs et ex-Packers), et Mack Hollins (avec les Falcons l'an passé).



Aucun de ces trois receveurs n'est susceptible de combler la perte de Davis et de Diggs.  Bien que ce dernier était tombé en disgrâce en deuxième moitié de saison à cause de sa mauvaise attitude.  De plus, il commandait un salaire énorme que les Bills ne pouvaient plus se permettre de payer.  Par conséquent, il était moins utilisé et ses statistiques ont périclité (636 verges de gains et trois touchés).  

Samuel, son éventuel remplaçant, a connu sa meilleure saison en 2020, avec les Panthers de la Caroline quand l'actuel coordonnateur offensif des Bills, Joe Brady, le dirigeait.  Les deux autres nouveaux venus, Valdes-Scantling et Hollins, sont plutôt des marginaux ou des substituts.  Parmi ces agents libres recrutés, il y avait aussi le receveur Chase Claypool, mais les Bills l'ont libéré durant le camp d'entraînement.

Semble-t-il que pour parer ce manque de qualité chez les receveurs espacés, les Bills emploieront davantage Khalil Shakir, qui a commencé à vraiment s'affirmer vers la fin du calendrier, l'an passé.  Ils auraient aussi recourir plus souvent au demi offensif James Cook comme receveur (445 verges de gains par la passe en 2023 + 1 122 verges au sol pour un total de 1 567 verges, en 6e place dans la NFL), ainsi qu'à l'ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessous).  



Celui-ci a très bien fait à sa saison recrue l'an passé (il a même établi des records d'équipe dans ces circonstances, avec 73 attrapés pour 673 verges).  Si bien qu'il a progressivement devancé l'autre ailier rapproché de l'équipe, Dawson Knox.  Les Bills pensent qu'il peut devenir un genre de Travis Kelce, c'est-à-dire un pilier important et très occupé de l'attaque.

Au poste de centre, c'est l'ex-Cowboys Connor McGovern qui prendra la relève de Mike Morse, parti à Jacksonville, chez les Jaguars.

Pour enlever de la pression sur les épaules du quart arrière Josh Allen, qui doit maintenant composer avec des ressources aériennes amoindries, le coordonnateur offensif Joe Brady va changer les plans de match.  Il l'avait déjà fait après sa nomination, à la mi-novembre, la saison dernière.

Il continuera donc d'utiliser davantage les jeux au sol, surtout les courses sur les ailes, que ce soit à gauche ou à droite, au lieu d'y aller en plein centre.  Les coureurs des Bills ont eu du succès en deuxième demie de campagne, l'automne passé, grâce à cette stratégie.  Avant l'arrivée de Brady (photo ci-dessous), les Bills avaient compilé un dossier de 5-5.  Après sa venue, ils ont gagné six de leurs sept dernières parties, pour dépasser de justesse les Dolphins de Miami, en tête de la section Est de l'AFC.  Les Dolphins avaient pourtant trois matchs d'avance sur eux, cinq semaines avant la fin du calendrier régulier.



Lorsque le nouveau directeur de l'attaque a pris les commandes, 41 % des jeux offensifs des Bills étaient des jeux au sol (20e dans la NFL).  Brady a porté ce pourcentage à 52% (2e plus haut pourcentage dans la Ligue, derrière les Steelers).  Il faut s'attendre à encore plus de style "rouleau compresseur" cette saison.  Brady emploie souvent deux demis au champ arrière, et six joueurs de ligne pour bloquer.  Il ne faut pas oublier non plus que Josh Allen court souvent avec le ballon (525 verges de gains, et 15 touchés marqués de cette façon, -premier rang dans la NFL-).  Sa contribution à l'attaque terrestre devrait aussi augmenter.

Certains reprocheront à Allen son grand nombre de revirements (18 interceptions, quatre échappés perdus, en 2023-24).  Mais la grande majorité de ces erreurs se produisent dans des circonstances atténuantes (positions sur le terrain, longues passes interceptées mais servant en fait de longs dégagements lors de 3e essais ratés, etc), et elles sont peu, ou pas du tout, coûteuses les trois quarts du temps.

Comme c'est le cas depuis cinq ans, Allen a encore été l'un des meilleurs QB de la NFL la saison dernière, avec des gains aériens de 4 306 verges et 29 passes de touché.  Il dirige une des plus productives offensives de la Ligue depuis tout ce temps (l'an passé : 6e de la NFL pour les points marqués → 451; 4e pour les verges gagnées → 6 366; 7e pour les verges au sol →2 212; et 8e pour les verges par la passe → 4 154).



D'année en année, Allen a amélioré la précision et la longueur de ses passes.  La saison dernière, seuls Dak Prescott et Tua Tagovailoa ont lancé plus de passes de dix verges et + que lui.  Allen a été le meilleur QB de la ligue pour échapper à la pression des défensives adverses.  À ce chapitre, il a même devancé Patrick Mahomes, un maître dans ce domaine de l'esquive.  Il a aussi mené la Ligue pour les touchés combinés, passes et courses, avec 44 (en carrière c'est 220) !  Seul Jalen Hurts, des Eagles, a converti plus de 3e et de 4e essais que lui.  

Allen c'est une véritable machine à scorer !  Beaucoup de gens croient qu'il est tellement dominant et talentueux, qu'il pourra continuer à produire de telles statistiques peu importe le personnel moins qualifié qui l'entourera cette saison.  Avec en prime, toujours cette possibilité d'amener encore son équipe au Super Bowl.

Ça reste à voir.  Car sa défensive a aussi encaissé des coups durs durant la saison morte.  Beaucoup de bons vétérans de cette bonne brigade ont dû quitter via le marché des agents libres.  Parmi les joueurs perdus cet été par les Bills, neuf avaient déjà été au Pro Bowl, et sept avaient déjà été nommés des All-Pro (étoiles).  Et de ceux-ci, plusieurs jouaient en défensive.



Notons les départs les plus importants : le secondeur Tyrel Dobson; les joueurs de ligne Leonard Floyd (meilleur de l'unité avec 10½ sacks en 2023-24),  Poona Ford, Shaq Lawson, ainsi que Jordan Phillips.  Mais surtout la tertiaire qui a payé le prix de ces séparations : les excellents demis Jordan Poyer, Tre'Davious White, Micah Hyde et Dane Jackson ont tous été sacrifiés.  On voit mal comment les Bills pourront se remettre de ces abandons.  Surtout du côté de la défense anti-aérienne, pour laquelle les Bills étaient classés 7e dans la NFL, lors de la plus récente campagne.

Au cours des dernières années, cette unité défensive a toujours été solide (l'an passé : 4e de la NFL pour le moins de points accordés -311-, 9e pour les verges -5 222-).  Elle risque de l'être moins cette saison.  On pointe deux éléments en particulier qui sème des doutes : Matt Milano, qui est trop souvent blessé; et Von Miller qui, à 35 ans, semble au bout du rouleau...

Les unités spéciales pourraient aussi avoir d'épineux problèmes.  Le botteur de précision Tyler Bass n'a pas eu une bonne campagne l'an dernier.  Il a raté huit placements en saison régulière, et trois en playoffs, dont un très coûteux, qui aurait égalisé le pointage tard en fin de partie, dans la fatidique défaite éliminatoire contre Kansas City (photo ci-dessous).  Le botteur de dégagement, Sam Martin n'a pas été brillant non plus en 2023-24.  Les retourneurs de bottés ne cassent rien eux non plus.  Ce sera probablement KJ Hamler qui sera désigné pour se charger de cette tâche cette année.



Bref, même si Josh Allen est un super man qui peut charrier toute son équipe, il aura du mal à l'amener en séries éliminatoires cette saison.  La compétition est très forte (Jets, Dolphins) dans leur division, et dans la Conférence Américaine (pour les "wild cards").  Dès le commencement du calendrier, les Bills devront affronter des formations puissantes comme les Dolphins, les Ravens, les Texans, les Jets, et les Jaguars, dont trois de celles-ci sur la route.  Ça ne sera pas de la tarte...

C'est à cette occasion, à partir de la semaine 2 du calendrier, que l'on pourra constater si les Bills ont fait un, ou plusieurs pas de recul, après toutes les pertes de bons joueurs qu'ils ont subies dans l'entre saison.

Buffalo Bills 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

Arizona Cardinals

1:00 PM

2

Sep 12

at Miami Dolphins

8:15 PM

3

Sep 23

Jacksonville Jaguars

7:30 PM

4

Sep 29

at Baltimore Ravens

8:20 PM

5

Oct 6

at Houston Texans

1:00 PM

6

Oct 14

at New York Jets

8:15 PM

7

Oct 20

Tennessee Titans

1:00 PM

8

Oct 27

at Seattle Seahawks

4:05 PM

9

Nov 3

Miami Dolphins

1:00 PM

10

Nov 10

at Indianapolis Colts

1:00 PM

11

Nov 17

Kansas City Chiefs

4:25 PM

12

Bye

 

 

13

Dec 1

San Francisco 49ers

8:20 PM

14

Dec 8

at Los Angeles Rams

4:25 PM

15

Dec 15

at Detroit Lions

4:25 PM

16

Dec 22

New England Patriots

1:00 PM

17

Dec 29

New York Jets

1:00 PM

18

TBD

at New England Patriots

TBD



🏈🏈🏈🏈🏈


AUTRES  ANALYSES  ET  PRÉDICTIONS :


→ Patriots de la Nouvelle-Angleterre





→ Dolphins de Miami






→  Jets de New York


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24/08/aaron-rodgers-pourra-t-il-faire-enfin.html