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dimanche 21 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : LES DERNIERS DE CLASSE (Texans, Falcons, Bears, Giants)...

Ce sont des clubs en reconstruction, d'éternels perdants, ou des formations en chute libre.  Ils font confiance aux jeunes et ils essaient de limiter les dégâts et la perte d'intérêt de leurs partisans.  Voici les derniers de classe, ceux dont attend peu de choses positives pour la prochaine saison de la Ligue Nationale de Football.

Les Texans de Houston

L'été passé, certains experts prédisaient le pire aux Texans de Houston.  Une saison sans victoire, disaient les moins optimistes.  Il est vrai qu'ils avaient raison d'être sceptiques.  D'abord à cause du nouvel entraîneur en chef de l'équipe, David Culley, 65 ans, sans expérience dans la NFL, même pas à titre de coordonnateur offensif ou défensif.

Les Texans ont évité le pire en gagnant quatre parties durant la campagne 2021-22 (autant que la saison précédente).  Une surprise pour les analystes les plus pessimistes !  Rien pour arranger les choses, les Texans devaient se débrouiller sans leur quart-arrière no 1 Deshaun Watson, qu'ils ont préféré garder hors de l'alignement toute la saison en raison des nombreuses allégations d'inconduite sexuelle qui pesaient sur lui.  On a bien tenté de l'échanger (il y avait des rumeurs pointant vers Miami), mais sans succès.



On a donc dû confier le poste vacant à la recrue Davis Mills (choix de 3e ronde en 2021), qui n'a pas si mal fait à la tête de la faible attaque des Texans.  Seuls les Giants de New York et les Jaguars de Jacksonvile ont marqué moins de points qu'eux.  Avec un coefficient d'efficacité de 88,8 Mills (photo ci-dessus), s'est classé 2e chez les QB recrues, derrière Mac Jones (92,5) des Patriots.

Les perspectives pour la prochaine saison ne sont guère plus reluisantes.  Mais au moins, le nouveau coach en chef, Lovie Smith est un entraîneur de profession depuis 2004.  S'ils ne gagnent pas plus de matchs en 2022-23, les Texans devraient être plus compétitifs.

En réussissant à échanger enfin Watson aux Browns de Cleveland cet été, les Texans obtiennent trois choix de première ronde (2022, 2023, 2024), un choix de 3e ronde en 2023 et un choix de 4e ronde en 2024.  Cela leur permettra de poursuivre leur reconstruction et de libérer 45 millions de $$$ sous le plafond salarial.



Houston n'a pas fait de coups d'éclat sur le marché des agents libres.  On a bouché des trous dans l'alignement en faisant signer des contrats aux vétérans A.J. Cann (garde), Steven Nelson (demi de coin), Jalen Reeves-Maybin (secondeur de ligne) et l'ailier défensif Mario Addison.  Les Texans ont accusé une lourde perte en défensive quand l'excellent demi de sûreté Justin Reid (photo ci-dessus), a quitté pour Kansas City. 

En attaque, ils ont laissé partir le porteur de ballon David Johnson et l'ont remplacé par l'agent libre Marlon Mack, un ex-Colts qui a baissé de régime après une sérieuse blessure au tendon d'Achille en 2020.  L'an passé, le champ arrière a été le pire de toute l'histoire des Texans !

Si Mack ne retrouve pas sa forme d'antan, on devra s'en remettre au vétéran demi offensif Rex Burkhead et à la recrue Dameon Pierce, ce qui n'augurerait rien de bon.

La seule valeur sûre à l'offensive pour Houston est le receveur Brandin Cooks (photo sous le titre de cet article), même s'il doit lutter souvent contre des doubles couvertures sur plusieurs jeux.  La ligne à l'attaque, passable, est peut-être la moins pire de toutes les unités offensives ou défensives de l'équipe.  Celles-ci sont toutes évaluées parmi les pires de la Ligue.

Et, mauvaise nouvelle, cette saison, les Texans devront affronter les puissantes équipes de la division Ouest de l'Association Américaine (K.C., Chargers, Denver, Raiders).



▶ Les Falcons d'Atlanta

De l'aveu même du gérant général Terry Fontenot, la prochaine saison de ses Falcons d'Atlanta est d'ores et déjà sacrifiée au profit de la campagne suivante.  Pourquoi ?  Parce que le départ de l'as quart-arrière Matt Ryan pour Indianapolis, et l'impact que son contrat va encore représenter pour le plafond salarial du club, vont avoir un impact dévastateur sur le dossier des Falcons en 2022-23.  Ryan aurait demandé à être échangé quand des rumeurs ont couru à l'effet que les Falcons voulaient acquérir Deshaun Watson.

Bien que la reconstruction de la formation de l'équipe est déjà commencée, ce n'est pas avant la campagne 2023-24 qu'elle pourra entrer en pleine force.  D'ici là, les partisans des Falcons n'en auront pas pour leur argent.

À la place de Ryan, dont le brio a aidé à façonner une fiche moins désastreuse de 7 victoires, 10 défaites, en faisant la différence dans plusieurs matchs aux pointages serrés l'an passé, les fans verront à l'oeuvre le désoeuvré Marcus Mariota (photo ci-dessus), un quart-arrière substitut qui a complété 18 des 30 passes qu'il a tentées au cours de ses deux dernières saisons avec les Raiders de Las Vegas.









Il est douteux qu'il puisse connecter aussi bien que Ryan avec l'homme à tout faire Cordarrelle Patterson (photo ci-dessus) qui, à 30 ans, la saison passée, a explosé pour 618 verges par la course, 548 verges par la passe, 11 touchés, en plus de 434 verges sur des retours de bottés.  Patterson aura du mal à répéter ses exploits cette année.  Les Falcons ont acquis Damien Williams (ex-Bears) pour le seconder dans le champ arrière.

Mariota n'aura pas un entourage susceptible de lui favoriser la tâche.  Il est même possible que la recrue Desmond Ridder, un choix de 3e ronde au dernier repêchage, prenne sa place si les choses vont mal en cours de saison.

Aux postes de receveurs, les ailiers rapprochés Kyle Pitts et Anthony Firkser devraient faire le travail, mais les receveurs éloignés Bryan Edwards et Damiere Byrd sont de piètre qualité.  Les Falcons espèrent que la recrue Drake London pourra s'affirmer dès le début de sa carrière.  On sait que Calvin Ridley est suspendu pour la saison (gambling) et que Russell Gage  (photo ci-dessous) a signé un contrat de trois ans pour 30 millions de $$$ pour jouer avec Tom Brady à Tampa Bay.

Si l'offensive risque une baisse de régime sans Ryan, d'autant plus que la ligne à l'attaque est faible; c'est la défensive qui inquiète davantage.  Outre les demis de coin A.J. Terrell et Casey Hayward Jr, ainsi que le joueur de ligne Arnold Ebiketie, le reste de cette unité laisse beaucoup à désirer.  Grady Jarrett va encore ancrer la première ligne de défense, mais son jeu a régressé dernièrement.

Les secondeurs de ligne sont peut-être les pires de la Ligue.  Car les Falcons ont perdu leur meilleur plaqueur, le linebacker Foye Oluokun, qui a  signé avec les Jaguars de Jacksonville.  La brigade défensive des Falcons n'a réussi que 18 sacks du quart l'an passé, soit 11 de moins que les 2e moins bons dans ce domaine !  Quelques acquisitions, et quelques jeunes joueurs prometteurs, devraient améliorer cette statistique épouvantable en 2022-23.

L'état de santé des joueurs est un autre facteur qui pourrait jouer contre les Falcons cette saison.  L'an dernier ils ont été chanceux en étant épargnés par les blessures (3e club le moins affecté dans la NFL).  Mais si la chance leur faisait défaut cette saison, leur manque de profondeur à toutes les positions créerait une situation catastrophique.

Ce facteur, ainsi que le manque de talent et de leadership à des postes clés; l'inexpérience de plusieurs jeunes faisant partie de l'alignement partant; pourraient faire des Falcons de sérieux aspirants à la cave du classement et au premier choix au prochain repêchage.



Les Bears de Chicago

Croyez-le ou non, les Lions de Détroit pourraient enfin quitter la cave du classement de la division Nord de la Conférence Nationale la saison prochaine !  En effet, ils pourraient céder leur place peu enviable aux Bears de Chicago qui, durant la saison morte, se sont davantage affaiblis, eux qui n'étaient déjà pas forts....

Voulant sans doute sauver leur job l'an dernier, le gérant général Ryan Pace, et l'entraîneur chef Matt Nagy, avaient décidé de confier le poste de quart-arrière no 1 au vétéran Andy Dalton, plutôt qu'à la recrue Justin Fields (11e choix de première ronde au repêchage de 2021).

Dans le fond, ils avaient raison.  Dalton a gagné trois des six matchs qu'il a joués comme partant, -et un autre en relève-, mais il a raté neuf parties à cause d'une blessure à un genou.  Venu en remplacement, Fields (photo ci-dessus) n'a remporté que deux gains en dix joutes disputées.  Son inefficacité est prouvée par son affreux rating de 73,2 avec seulement sept passes de touché, contre dix interceptions.  À sa défense, sa piètre ligne à l'attaque ne l'a pas aidé et il a été mal dirigé par Nagy.


 
En sept ans sous la direction du DG Ryan Pace, les Bears n'ont connu qu'une seule saison avec une fiche supérieure à .500.  Les propriétaires de l'équipe, la famille McCaskey, en ont eu assez de cette médiocrité, et Pace, comme le coach Nagy, a été congédié.  Ryan Poles, qui était dans l'organisation des Chiefs de Kansas City, a été nommé à la tête de la direction.  Il a ensuite engagé Matt Eberflus (photo ci-dessus), -qui était coordonnateur défensif avec les Colts d'Indianapolis- à titre d'entraîneur en chef.

Il a averti les partisans du club qu'ils devront être patients pendant le long processus de reconstruction des Bears.  Cela se fera par le repêchage, et par des choix sélectifs d'agents libres.  C'est-à-dire qu'on ne surpayera pas des gros noms qui n'ont guère de possibilités d'offrir un excellent retour sur l'investissement.

Ce nouveau venu apportera peut-être de l'énergie au club de la ville des vents.  Mais sa tâche sera difficile.  Il en aura plein les bras et le dos avec un personnel qui manque beaucoup de talents, et qui a perdu des éléments importants sur le marché des agents libres dans l'entre-saison.

Manifestement, comme les Falcons d'Atlanta et les Texans de Houston, les Bears ont fait une croix sur la prochaine saison, et ils attendent en 2023 afin d'avoir assez de marge sous le plafond salarial pour accélérer la reconstruction de leur formation.  Un bon rang de repêchage, conséquence de leur mauvaise fiche en 2022, ajoutera de bons jeunes à ceux qu'ils ont déjà et qui gagneront en expérience cette saison.

Durant la saison morte, les Bears ont perdu leur receveur éloigné no 1, Allen Robinson (Rams); le renommé secondeur Khalil Mack (Chargers); l'ailier défensif Akiem Hicks (Tampa); le plaqueur Bilal Nichols (Las Vegas); le plaqueur Eddie Goldman (retraite).  Les Bears ont remplacé toutes ces pertes par des jeunes sans expérience, ou des vétérans de moindre capacité, sauf peut-être Justin Jones (ex-Chargers, photo ci-dessus).

De plus, pour bien confirmer qu'on est en reconstruction, tous ces remplaçants bouche-trous ont dû signer des contrats à très court terme, genre un an.  La confiance règne ???  On envoie ainsi un signal d'abandon pour la prochaine saison, et cela a des répercussions sur quelques bons joueurs qui restent mais qui ne se voient pas traverser une longue et pénible saison de douze ou treize défaites en 2022.

Ainsi, le coeur de leur défense, Roquan Smith est malheureux de la situation, et il a demandé à être échangé.  À la tertiaire, le demi de coin Jaylon Johnson se sent bien seul, avec pas beaucoup de soutien pour l'aider.  Le départ de Mack rendra plus difficile le travail du chasseur de QB Robert Quinn, qui a établi un record d'équipe l'an passé avec 18½ sacks, mais qui pourrait lui aussi partir.  Par surcroît, avec l'arrivée d'un nouveau coordonnateur défensif, Alan Williams (ex-Colts), cette brigade défensive devra se convertir à un système 4-3, que les Bears n'ont pas pratiqué depuis 2014.  Des difficultés d'adaptation à prévoir...

À l'offensive, qu'est-ce qui arrivera si Fields est victime de la fameuse guigne de la deuxième année ?  S'il régresse au lieu de progresser.  Si, faute de n'avoir pas assez de «play makers» autour de lui, il ploie sous la lourdeur d'avoir à porter toute l'offensive sur ses jeunes épaules ?  Pour le seconder et lui servir de mentor, les Bears ont acquis le vétéran quart-arrière Trevor Siemian (ex-Saints, photo ci-dessus) alors qu'ils ont laissé filer Andy Dalton à la Nouvelle-Orléans.

Le plus grave, c'est l'extrême faiblesse de la ligne à l'attaque.  Elle a permis le plus grand nombre de sacks dans la NFL l'an dernier (58, pour des pertes de terrain de 428 verges !).  Très dangereux pour la santé et la sécurité des quarts-arrières qui doivent courir pour sauver leur vie !  Dalton a d'ailleurs été blessé, et Fields a aussi manqué du temps de jeu à cause de problèmes de santé...  Rien pour arranger la situation, le garde James Daniels a fui à Pittsburgh via le libre échange.



Dans ces conditions, sans une bonne ligne offensive pour bloquer (jeux au sol), et protéger les QBs, il est très ardu pour les porteurs de ballon de trouver des brèches pour gagner du terrain, et pour le pivot d'avoir assez de temps pour repérer des receveurs qui, à leur tour, quand le QB précipite ses passes, n'ont guère le temps de se démarquer de leurs couvreurs.

Fields est un bon coureur et il a démontré parfois un excellent potentiel pour la longue passe, surtout avec le jeune receveur éloigné Darnell Mooney (no 11 sur photo ci-dessus - choix de 5e ronde en 2020-), qui a surpris, la saison passée, en captant 81 passes pour des gains de 1 055 verges et quatre touchés.  À part lui, il n'y a que l'ailier rapproché Cole Kmet à qui Fields peut vraiment se fier.  Les autres receveurs, Byron Pringle (ex-Chiefs), Equanimeous St. Brown (ex-Packers), N'Keal Harry (ex-Patriots) et Dante Pettis (ex-49ers) n'ont rien fait qui vaille depuis le début de leur carrière, ailleurs dans la NFL. 

Derrière lui, Fields, à cause de la faiblesse de l'attaque aérienne, devra remettre souvent le ballon à ses demis offensifs David Montgomery et Khalil Herbert.  Le premier a été blessé a un genou la saison dernière, ce qui l'a exclu de quatre rencontres.  Est-ce ses problèmes de genou ou sa faible ligne à l'attaque qui l'ont ralenti en 2021 ?  En tout cas, il n'avait pas sa force habituelle, celle de briser des plaqués et de résister au premier contact.  Pour cette raison, sa cote a baissé pour 2022...

Par contre, la saison passée, les évaluateurs ont bien aimé les performances de Herbert, son jeune compagnon de champ arrière (433 verges au sol, et 96 par la passe, dans un rôle à temps partiel).  Moyenne, l'an dernier, l'attaque au sol ne sera pas meilleure cette saison.  30e sur 32, l'attaque aérienne pourrait chuter au dernier rang.  Mais c'est surtout la défensive (mauvaise contre le jeu au sol, mais 3e de la Ligue contre la passe en 2021) qui pourrait décliner et entraîner ainsi le club vers les bas fonds du classement.

Au moins, les Bears peuvent compter sur un botteur de précision d'élite en Cairo Santos (photo ci-dessus) qui a réussi 56 de ses 62 tentatives de placements (90,3 %) et 63 de ses 65 tentatives de convertis. 

Le nouveau coach Matt Eberflus a bien fait comme assistant-entraîneur à Indianapolis. Il a peut-être de bons plans, mais il n'a aucune expérience à la tête d'une équipe, et il n'a pas le personnel pour faire de bons débuts à son poste dans la dure NFL.



Les Giants de New York

New York est, avec Los Angeles, le plus gros marché de la NFL.  Les amateurs de football du Big Apple sont difficiles et exigeants.  Impatients, ils ont la mèche courte depuis...trop longtemps !

Et il y a de quoi être insatisfaits, qu'ils soient des partisans des Jets ou des Giants. Les Jets n'ont pas participé aux séries éliminatoires depuis 2010.  Depuis 2016, ils montrent un affreux bilan de 27 victoires, 70 défaites; ce qui leur a valu de toujours terminer derniers dans leur division (AFC Est)­.

Les Giants ont fait les séries une seule fois depuis 2011 (en 2016, une défaite de 38-13 en Wild Card contre Green Bay) .  Depuis 2017, leurs dossiers annuels combinés totalisent 22 succès, 59 échecs.  Les deux clubs ont encore déçu leurs fans l'an passé avec des fiches identiques de quatre gains et treize revers.



Les farouches partisans des G-men n'en peuvent plus des mauvaises décisions prises par la direction : mauvais choix d'entraîneurs; mauvais choix d'agents libres; mauvais choix de repêchage; mauvaise gestion de personnel, mauvaises promotions, ou commandites, etc.

Encore une fois, on vient de changer de coach en chef, Brian Daboll (photo ci-dessus → ex-coordonnateur offensif des Bills de Buffalo) remplace Joe Judge; et Joe Schoen (qui était aussi avec les Bills) remplace le directeur général Dave Gettleman, parti à la retraite.  C'est le 5e changement d'entraîneur, et le 3e changement de DG au cours des huit dernières années.  Des portes tournantes...

Pendant cette période, sept des huit saisons se sont conclues avec dix défaites ou plus, dont les cinq dernières.


Les problèmes sont nombreux à chaque position de l'alignement, en commençant par la plus importante, celle du quart-arrière.  6e choix au total du repêchage de 2019, Daniel Jones (photo ci-dessus) n'a pas joué au haut niveau attendu.  Il commet beaucoup trop d'erreurs de jugement et d'interceptions (29); et il échappe trop souvent le ballon (36).  Il a tendance à être imprécis dans ses passes.  

À sa décharge, il doit se débrouiller derrière une ligne à l'attaque poreuse, qu'on a tenté de rafistoler avec des vétérans plus ou moins bons ce printemps.  Les nouveaux venus, le centre Jon Feliciano (photo ci-dessous) et les gardes Mark Glowinski et Max Garcia devraient au moins améliorer cette ligne et permettre à Jones d'avoir plus de temps pour exécuter ses jeux.

Il en sera à sa 4e saison dans la Ligue, après avoir dû s'absenter durant six matchs (six défaites pour le club) en 2021 parce qu'il souffrait d'une blessure au cou.  Les Giants ont choisi de ne pas exercer l'option qu'ils avaient sur sa 5e et dernière année de contrat l'an prochain.  Un désaveu...et une probable porte de sortie pour Jones en 2023.



S'il faillit encore à la tâche cette année, les Giants ont prévu le coup et ils ont engagé Tyrod Taylor (ex-Texans) pour le remplacer.  Jones n'est pas le seul responsable des ennuis de l'équipe en offensive.  Celle-ci n'a produit que 258 points la saison dernière (seulement cinq de plus que Jacksonville, la pire attaque du circuit Goodell).  Vous ne pouvez pas gagner beaucoup de matchs en marquant une moyenne de 15 points par partie... 

Revenant au jeu après une grave opération au genou (ligament croisé antérieur) en 2020, le porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessous) n'a été que l'ombre de lui-même la saison dernière.  En 13 parties jouées, sa moyenne de verges par portée est tombée à 3,7.  Elle était de 5, à sa saison recrue en 2018; et de 4,6 l'année d'après. 

On attendait beaucoup aussi du receveur Kenny Golladay, à qui on avait consenti un contrat de quatre ans pour 72 millions de $$$, en 2021, pour le ravir aux Lions de Détroit.  Le joueur de 28 ans a répondu avec une anémique production de 37 catchs pour 521 verges et aucun touché, en 14 parties jouées.  Les autres receveurs des Giants n'ont pas fait mieux et, comme Golladay, ils sont pour la plupart fragiles.  Chez les ailiers rapprochés, Evan Engram (Jaguars), et Kyle Rudolph (Tampa) sont partis, et les Giants n'ont trouvé que le médiocre Ricky Seals-Jones (ex-Commanders) pour boucher le trou à cette position.



Comme la plupart des équipes en difficulté, les Giants doivent jongler avec des soucis de plafond salarial.  Pour respecter celui-ci, ils ont dû laisser aller des titulaires réguliers comme : le bon demi de coin James Bradberry (photo ci-dessous), qui jouera pour les Eagles de Philadelphie, -un de leurs rivaux de division-, et dont le départ affaiblit considérablement leur tertiaire.  Le plaqueur défensif Austin Johnson portera maintenant l'uniforme des Chargers; le chasseur de QB Lorenzo Carter s'aligne dorénavant avec les Falcons; les demis de sûreté Logan Ryan (Tampa) et Jabrill Peppers (Patriots) ont aussi changé d'adresse; le demi de coin Keion Crossen jouera cette saison avec les Dolphins; et le garde Will Hernandez a été engagé par les Cardinals.

Ces pertes sont significatives, surtout en défensive où elles n'ont pas été bien comblées.  Le nouveau coordonnateur défensif Don Martindale (ex-Ravens) commande souvent des blitz, ce qui donnera un plus grand rôle aux chasseurs de QB. Mais si ces blitz échouent, cela mettra plus de pression sur une tertiaire décimée, inexpérimentée et laissée sans aide.



Certains experts pensent que les Giants ne seront pas si pires cette année.  J'en doute.  Pour améliorer leur fiche, il faudrait :

🏈 - qu'ils évitent les blessures, trop nombreuses ces dernières saisons; 

🏈 - qu'ils commettent beaucoup moins d'erreurs (20 interceptions et dix échappés perdus en 2021 -le pire dossier de la NFL-); 

🏈 - que les piliers en attaque (Jones, Barkley, Golladay) rebondissent; 

🏈 - que leur coach recrue Brian Daboll solutionne les gros problèmes d'un club pris dans un immense chaos; 

🏈 - que la nouvelle ligne à l'attaque trouve rapidement sa cohésion et s'avère bien supérieure à celle qui l'a précédée en 2021.

Ce qui est surtout inquiétant c'est la jeune tertiaire des Giants.  Avec tous les réguliers de l'an passé qui sont rendus ailleurs, leurs jeunes remplaçants, bien trop verts, auront du mal à neutraliser les attaques aériennes ennemies, surtout celles qui sont les plus redoutables, au sein même de leur division (NFC Est).

Faibles lueurs d'espoir, les Giants ont un bon botteur de précision en Graham Gano (photo ci-contre); et leur calendrier n'est pas tellement compliqué.  Si l'offensive pourrait être meilleure qu'en 2021, en demeurant enfin en santé, la défensive pourrait être pire que la saison passée.

C'est bien beau de repeser sur le bouton «reset» en changeant souvent d'instructeurs, mais c'est sur le terrain que ça se joue, et ce sont les joueurs qui doivent faire leur job (le fameux leitmotiv du légendaire coach Bill Belichick : «do your job» !).

Peut-être une victoire ou deux de plus qu'en 2021 pour le Big Blue, mais ça reste à voir...  Je ne gagerais pas là-dessus.

dimanche 12 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : DIVISION NORD DE LA NFC, UN ÉTÉ DE «DRAMA« À GREEN BAY...



Les partisans et les dirigeants des Packers de Green Bay ont eu très chaud cet été.  Surtout le jour du repêchage de la Ligue Nationale de Football.  Ce jour-là, le quart-arrière Aaron Rodgers, le joueur le plus utile à son équipe en 2020 dans la NFL (3e MVP en carrière), annonçait qu'il ne serait pas de retour avec le «Pack» la saison prochaine.  Annonce dramatique à Green Bay, où Rodgers est un dieu.  Un choc pour les fans et l'entourage de leur bien-aimé club de football, qui est au centre de la vie communautaire des gens de l'état du Wisconsin.

Sans Rodgers (photo ci-dessous), tout le monde sait que les Packers seraient fatalement diminués et qu'ils ne pourraient pas cogner à la porte du Super Bowl, comme ils l'ont fait au cours des deux dernières années, quand ils ont perdu en finale de la Conférence Nationale.

Rodgers, 37 ans, un fier compétiteur, un futur membre du Temple de la Renommée, et le leader incontesté de son équipe, vient de connaître la meilleure saison de sa glorieuse carrière.  En 2020, il a tout donné en croyant que c'était sa chance ultime de gagner peut-être une dernière bague de champions du Super Bowl.  Que pouvait-il faire de plus pour amener les siens à la terre promise et s'emparer du trophée Vince Lombardi ?

Une brillante campagne de 13 victoires en seize matchs pour le célèbre numéro 12 : 4 299 verges par la passe, impressionnant total de passes de touché avec 48, 71 % de passes complétées, seulement cinq interceptions, un coefficient d'efficacité incroyable de 121.5, vraiment un parcours digne d'un champion et du maître fabuleux de sa profession qu'il depuis si longtemps.



Mais voilà, c'est encore sa défensive, trop «molle» et erratique sous pression, qui l'a laissé tomber en n'étant pas à la hauteur dans le match d'accès au SB LV contre les Buccaneers de Tampa Bay.

Sa dramatique annonce estivale de non retour avec les Packers a bouleversé le monde du football.  Pendant que c'était la désolation à Green Bay, les adversaires des Packers dans leur division (Vikings, Lions, Bears) s'en réjouissaient en croyant pouvoir enfin détrôner les champions du Nord.

Pendant une bonne partie de l'été, les hauts dirigeants de l'équipe se sont employés à convaincre Rodgers de changer d'idée, et de rester fidèle à l'organisation, à ses coéquipiers, et à ses partisans.  Le quart-arrière tout étoile n'était pas heureux de son contrat et, comme son homologue Russell Wilson à Seattle, il voulait avoir voix au chapitre en ce qui concerne le personnel de l'organisaton et les décisions des dirigeants.

Ces derniers ont alors «joué du violon» en louangeant celui qui est la figure emblématique de leur entreprise depuis 2008.  Si près d'accéder au match de championnat, ils ont expliqué à Rodgers, qu'avec les changements qu'ils allaient apporter à l'équipe cet été, il n'y avait aucun autre club qui pouvait lui donner une meilleure chance d'atteindre le but tant souhaité.

Rodgers a grimacé, il s'est fait prier, mais il a fini par accepter de revenir au bercail pour une dernière tentative...  Au grand soulagement de tout Green Bay...et à la déception de ses adversaires de la division Nord !

Cette importante décision a aussi influencé Davante Adams, le meilleur receveur des Packers , et peut-être de toute la NFL (1 374 verges de gains en quatorze matchs en 2020).  En dispute avec la direction, au sujet du prolongement de son contrat, Adams menaçait de quitter l'équipe, lui aussi.  Avec Rodgers qui a choisi de rester, Adams a lui aussi décidé de temporiser et d'attendre la suite, à sa dernière année de contrat.



À la demande de Rodgers, les Packers ont ramené à Green Bay le receveur Randall Cobb (photo ci-dessus), qui jouait pour les Texans de Houston l'an passé.  Cobb est un ancien des Packers.  Il a joué huit saisons avec Rodgers.  Il y avait une belle chimie entre les deux. Ça devrait aider encore l'offensive de l'équipe, qui a fini en tête de la Ligue en 2020, avec une moyenne de production de 31,8 points marqués par match.

On peut se demander si Rodgers est satisfait des changements réalisés par l'état-major du club.  Les résultats du repêchage et de l'activité sur le marché des agents libres, l'ont peut-être laissé sur sa faim.  Surtout en ce qui concerne les besoins pour améliorer sa ligne à l'attaque, qui est plutôt diminuée par la perte de quelques joueurs qui seront difficiles à remplacer.

L'an dernier, cette ligne a protégé Rodgers à merveille en n'accordant que 21 sacs aux adversaires.  Le centre Corey Linsley (maintenant avec les Chargers) ne sera plus devant lui pour lui donner le ballon.  Et le plaqueur offensif Rick Wagner a été remercié de ses services pour couper dans la masse monétaire afin de respecter le plafond salarial.

De plus, autre mauvaise nouvelle, l'as de cette ligne offensive, le plaqueur David Baktiari, qui a cruellement manqué à son équipe en séries éliminatoires, ne sera pas de retour au jeu avant au moins six semaines à cause d'une blessure au genou qui tarde à guérir.

Avec toutes ces déconvenues, la ligne à l'attaque passera probablement de bonne à moyenne.



Du côté du repêchage, seule la sélection du receveur Amari Rodgers est digne de mention.  Peut-être aura-t-il la chance lui aussi de bien paraître à cause du brio de son vétéran quart-arrière, comme c'est le cas pour Marquez Valdes-Scantling, Allen Lazard, et, dans une moidre mesure, l'ailier rapproché Robert Tonyan (photo ci-dessus), qui a été toute une révélation la saison dernière en captant 91 % des passes lancées vers lui.  Ce fut bon pour 586 verges de gains et onze touchés.  Impressionnant !  La seule chose qu'on peut lui reprocher, c'est de ne pas briser de plaqués quand il court après avoir capté le ballon.

On ne peut pas en dire autant au sujet des unités spéciales des Packers.  Le positionnement sur le terrain est important au football.  Green Bay a de sérieux problèmes pour ce qui est du dégagement de son territoire, des retours de bottés, et de la couverture sur les retours de bottés.  Les spécialistes des Packers sont parmi les pires de la NFL, et ce, depuis trop longtemps.  Ils ont congédié le botteur de dégagements J.K. Scott cet été, et ils l'ont remplacé en signant l'agent libre Corey Bojorquez (ex-Rams).  Il devrait les aider à améliorer la situation.

Pas de souci cependant en ce qui regarde le champ arrière en offensive.  Le demi Aaron Jones est un des meilleurs de la Ligue.  En 2020 il a gagné 1 104 verges au sol (moyenne par portée de 5½ verges, la meilleure dans toute la NFL) et 355 par la passe.  Imaginez, il a marqué 30 touchés en 30 matchs au cours des deux dernières saisons !  Une machine !  

Son coéquipier porteur de ballon Jamaal Williams portera les couleurs des Lions de Détroit cette année.  Il sera remplacé par le jeune A.J. Dillon, 23 ans, qui a joué sporadiquement avec l'équipe l'an passé (moyenne de 5,3 verges par course), et dont on dit qu'il est un véritable bulldozer...



Parlant de la défensive, elle serait bien meilleure si la deuxième ligne était plus solide.  Les secondeurs des Packers se classent à l'avant-dernier rang de la Ligue si on les juge par le coefficient d'efficacité des quarts-arrières adverses contre eux (121).  Les Packers ont exploité le marché des agents libres en y trouvant le secondeur De'Vondre Campbell (photo ci-dessus) qui s'alignait avec les Cardinals l'an dernier.  Il ne peut être qu'un «plus» pour cette unité défensive qui a un grand besoin de renforts.

Le calendrier des Packers ne sera pas reposant en 2021, mais, outre peut-être les Vikings, il n'y a pas beaucoup d'adversaires dangereux dans leur division.  La chicane de Rodgers, cet été, avec la direction du club, laissera-t-elle des traces ?  En 2021, le numéro 12 peut-il jouer aussi bien que la saison dernière ?  En considérant que lui et Davante Adams en sont possiblement à leur dernière année à Green Bay, c'est maintenant ou jamais pour les Packers s'ils veulent accéder enfin au grand match de championnat.



Ce fut une année de misère en 2020 pour les Vikings du Minnesota.  Seulement sept victoires à leur fiche.  Surtout en raison des blessures à plusieurs joueurs de leur unité défensive et parce que le COVID-19 a joué le trouble fête dans leurs rangs.  D'ailleurs, à ce moment-ci, plusieurs Vikings ne sont toujours pas vaccinés, ce qui pourrait poser un problème cette saison si quelques-uns d'entre eux tombaient malades.

La très dangereuse offensive des Viks n'a rien à se reprocher, sauf le quart-arrière Kirk Cousins qui a le défaut de connaître trop souvent de mauvais débuts de saison.  Les Vikings n'ont gagné qu'une seule de leurs six premières parties en 2020.  C'est dur de s'en remettre après un départ aussi raté.



Mais aidés par le fantastique porteur de ballon Dalvin Cook (image ci-dessus - total de 1 917 verges de gains au sol et dans les airs, avec 17 touchés, en 14 rencontres-) et l'étonnant receveur Justin Jefferson, qui a établi un nouveau record de la Ligue pour une recrue, en gagnant 1 400 verges par la passe (même s'il n'avait presque pas été utilisé dans les deux premiers matchs de la saison), les Vikings ont pu rétablir la situation, mais pas suffisamment pour mériter une place en séries éliminatoires.

Jefferson (no 18, photo ci-dessous) complète l'effectif du groupe de receveurs, comptant l'excellent Adam Thielen, et l'ailier rapproché Irv Smith (qui verra plus d'action puisque Kyle Rudolph porte maintenant l'uniforme des Giants).  Mais la relève derrière eux est insuffisante.

La ligne à l'attaque fait plutôt pitié, surtout après la perte de Riley Reiff qui fait maintenant partie des Bengals de Cincinnati.  C'est un gros handicap pour Cousins, un quart-arrière peu mobile qui ne sort pratiquement jamais de sa pochette protectrice pour éviter les sacs.  Outre ses débuts de saison tardifs, on reproche aussi au pivot des Viks de ne pas être un leader.  Son inconstance n'en fait pas un bon gars sur qui se fier pour aller loin en playoffs.



Pourtant, si on regarde ses statistiques depuis qu'il joue pour Minnesota, on remarque une excellente efficacité (103,6) , une moyenne de plus de 4 000 verges par la passe, avec un bon ratio touchés/interceptions de 91/29.

Il n'y a pas de doute, l'offensive des Vikings devrait être encore assez performante pour trouver sa place parmi le top-5 de la Ligue.

L'entraîneur en chef Mike Zimmer, croit que son unité défensive n'a pas pu se faire justice en 2020, parce qu'il y a trop d'éclopés qui ont séjourné à l'infirmerie.  En particulier son pilier Danielle Hunter, qui a raté la saison au complet l'an passé après une délicate opération au cou.

Avec le retour en santé des blessés et plusieurs additions comme Patrick Peterson (photo ci-dessus / ex-Cardinals), MacKensie Alexander (ex-Bengals), Bashand Breeland (ex-Chiefs), Dalvin Tomlinson (ex-Giants), Xavier Woods (ex-Cowboys); et avec Michael Pierce qui revient après son opting out du COVID-19 l'an dernier, Zimmer est confiant que sa défensive retrouvera son aplomb en 2021.

Les experts sont moins enthousiastes que le coach des Vikings.  Selon eux, cette défensive s'élèvera à un niveau moyen, pas supérieur.

Les connaisseurs sont aussi unanimes sur le même point : les unités spéciales des Vikings en arracheront encore cette année !

Si Cousins peut commencer la saison en même temps que ses coéquipiers et offrir un rendement régulier, et si la défensive progresse suffisamment, les Vikings devraient gagner une dizaine de matchs, finir au deuxième rang de leur division, et se classer en séries éliminatoires.



La saison n'est même pas commencé que déjà il y a une controverse sur le choix du quart-arrière numéro un des Bears de Chicago.  L'entraîneur chef Matt Nagy a indiqué que c'est le vétéran Andy Dalton qui sera son QB partant pour commencer la saison 2021.

Dans les matchs pré-saison, Dalton a été hué par les partisans des Bears lorsqu'il s'est présenté sur le terrain.  Les fans veulent plutôt voir la sensationnelle recrue Justin Fields pour qui les Bears ont transigé (ils ont donné quatre choix de repêchage aux Giants) pour s'avancer au 11e rang de la première ronde, à la place de New York, afin de mettre le grappin dessus.

Il faut comprendre les amateurs de Chicago, ça fait 70 ans que les Bears n'ont pas eu de quart-arrière d'élite !  Ils pensent que Fields en sera un, et qu'il pourra faire gagner une équipe qui végète depuis les sept dernières années, sous le règne de la présente administration (dossier de 42 victoires, 54 défaites)  

Les partisans de la ville des vents pensent que Fields sera meilleur que Dalton et que Mitchell Trubisky, qui se retrouve à Buffalo après avoir failli à la tâche pendant quatre ans à Chicago.  Il n'est pas impossible que Fields remplace Dalton, (33 ans), si ce dernier ne fait pas l'affaire.  Mais est-il vraiment prête à assumer ces lourdes responsabilités ?  

Surtout qu'en 2021, les Bears doivent se taper le 3e pire calendrier de toute la NFL...et que la ligne offensive des Bears sera un peu améliorée mais toujours faible, ce qui ne pourrait pas beaucoup favoriser les débuts de Fields sous la grande tente.



Sans compter aussi le fait que Fields (no 1 sur la photo ci-dessus) n'aura pas assez de bons receveurs pour arriver à des résultats satisfaisants lorsqu'il mettra le ballon dans les airs.  À part Allen Robinson (photo ci-dessous), les Bears ont peu de munitions pour l'attaque aérienne.  Il est vrai, cependant, qu'après un départ laborieux, la recrue Darnell Mooney a bien fait en seconde moitié de campagne.  C'est un marchand de vitesse.

Chez les ailiers rapprochés, le vieux Jimmy Graham (34 ans) est usé à la corde et il servira surtout de professeur à son successeur, le jeune Cole Kmet (22 ans).

Les Bears chercheront à capitaliser sur la force de leur attaque terrestre, avec l'excellent porteur de ballon David Montgomery et sur le retour au jeu du versatile Tarik Cohen, qui n'a disputé que trois rencontres l'an passé à cause d'une blessure débilitante au genou.  

Cohen est très efficace pour capter des passes en sortant du champ arrière.  Les Bears se sont aussi assurés les services du demi offensif Damien Williams (ex-Chiefs).  Avec un trio d'une telle qualité, on devine que les Bears prioriseront l'attaque au sol même si leur ligne offensive est plutôt médiocre.

En 2020, les Bears ont été chanceux de faire les séries éliminatoires en s'emparant de la dernière place disponible avec leur fiche de huit gains et huit revers.  Il faudra faire mieux cette saison pour avoir cette chance.  Pour réussir, ils devront surtout se fier sur la défensive pour tenir le fort.



Les deux premières lignes défensives sont de première classe, malgré un certain manque de profondeur.  Mais la tertiaire devra faire mieux malgré la lourde perte de Kyle Fuller, agent libre signé par les Broncos de Denver.  Jaylon Johnson et Eddie Jackson sont fiables, mais les autres membres de cette ligne sont peu sûrs.

Sur les unités spéciales, l'exil à Atlanta, du très bon retourneur de bottés, Cordarelle Patterson, est à déplorer.

Au mieux, cette saison, les Bears continueront de piétiner en faisant du surplace.  Mais cette fois, ce sera insuffisant pour participer au tournoi éliminatoire.



Que dire des pauvres Lions de Détroit.  Ils ont gagné un seul match éliminatoire depuis 1957, et un seul titre de division depuis 1993.  On se souvient de la saison 2008 quand ils sont devenus la première équipe de l'histoire de la NFL à ne gagner aucun match dans un calendrier de seize parties.

Les Lions viennent de faire encore maison nette en congédiant leurs entraîneurs.  Il y a trois ans, Matt Patricia avait quitté le poste de coordinateur défensif des Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour devenir le 27e coach en chef des Lions de Détroit.  

Aussitôt en poste il a recruté un bon nombre d'anciens Patriots en espérant répéter les grands succès qu'ils ont connu ensemble, en Nouvelle-Angleterre.

Ça n'a pas du tout marché, comme en témoigne le piètre dossier de 13-29-1 de Patricia à Détroit.  Le nouveau coach, Dan Campbell (photo ci-dessous),  surtout connu comme un motivateur, est un drôle de pistolet.  Aussitôt en poste, il y est allé de déclarations fracassantes, d'un humour douteux mais rigolotes, qui ont fait rapidement le tour du web !



Avant d'affirmer que le club est en reconstruction, il faudrait plutôt constater qu'il est encore en démolition !

Durant la saison morte, l'état-major des Lions s'est surtout affairé à diminuer la masse salariale de la formation.  La liste des joueurs sacrifiés est trop longue pour la rapporter ici.  Mentionnons seulement les receveurs Kenny Golladay, Marvin Jones et Danny Amendola; les porteurs de ballon Adrian Peterson et Kerryon Johnson; le botteur Matt Prater; et le secondeur de ligne Jarrad Davis.

Les Lions ont échangé aux Rams de Los Angeles le quart-arrière Matthew Stafford, leur tête d'affiche depuis douze ans, contre le quart-arrière Jared Goff et plusieurs choix de repêchage.



Goff a déçu après un bon début de carrière à L.A..  Sa faiblesse et sa confusion lorsqu'il se retrouve sous la pression des défensives adverses, le conduisent à de mauvaises décisions et à des erreurs qui ont découragé Sean McVay, son coach avec les Rams.  Il en avait soupé de Goff et il a payé le gros prix pour le remplacer par Stafford.

Bénéficiant de choix de repêchage dans les premiers rangs en 2021, les Lions n'ont pas sélectionné le jeune QB prodige Justin Fields.  Une décision discutable.

Aussi longtemps que je me souvienne, l'attaque au sol des Lions n'a jamais fait de flammèches.  Ça risque de continuer comme ça puisque cette année, les Lions s'en remettront à la recrue D'Andre Swift et à Jamaal Williams (ex-Packers), acquis sur le marché des agents libres.  Au moins, ces porteurs de ballon auront une bonne ligne offensive devant eux, avec trois anciens choix de première ronde pour occuper les postes principaux.



À part l'ailier rapproché T.J. Hockenson (photo ci-dessus), il n'y a aucun receveur numéro un parmi les ailiers éloignés.  Tyrell Williams et Breshad Perriman n'ont pas une grande réputation.

Sous la direction de Patricia, pourtant un spécialiste respecté dans le domaine, la défensive des Lions s'est écroulée en 2020 : 519 points accordés et 6 716 verges allouées.  Un désastre !

C'était aussi la pire défensive de la Ligue quand venait le temps de presser les QBs ennemis.  Au moins, cet été, ils ont acquis les services d'un bon joueur de ligne en la personne de l'agent libre Michael Brockers (ex-Rams).

Les experts de Pro Football Focus ont estimé qu'en 2021, leur offensive sera la 3e pire de la Ligue (leur groupe de  receveurs sera le 2e pire), et leur défensive se situera en 28e position (la tertiaire au 30e rang sur 32).

C'est tout dire et ça résume bien le fait que les Lions seront encore une des pires équipes de la NFL en 2021, et qu'ils ne peuvent guère espérer améliorer leur triste de fiche de 5-11 de l'année dernière.

Cette analyse pré-saison de la NFL est maintenant complète.  Voici les liens vers l'analyse de chaque division de la Ligue :

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-wild-wild-west.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-division-sud.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-rien-dassure.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-chiefs-de.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-titans-du.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-le-fun-est-de.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-bills-de.html

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-division-nord.html

Bonne saison de football à tous et à toutes !