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lundi 6 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LES TITANS DU TENNESSEE VISENT LE SUPER BOWL.









Très largement favoris pour rafler le titre dans la division Sud de la Conférence Américaine, les Titans du Tennessee ont de plus grandes ambitions cette saison.  Ils visent une participation au prochain Super Bowl, rien de moins.  Oui ils ont les outils nécessaires en attaque, mais leur défensive laisse à désirer, du moins pour un club qui aspire aux plus grands honneurs...

Si je faisais partie de l'unité défensive d'une équipe de la NFL, je n'aimerais pas affronter l'attaque des Titans du Tennessee.  Sur les jeux au sol, la locomotive Derrick Henry est presque impossible à arrêter.  Si vous vous massez à la ligne de mêlée pour espérer limiter les dégâts que le gros gaillard peut causer, le quart-arrière Ryan Tannehill peut changer le jeu et passer facilement le ballon à trois dangereux receveurs que sont A.J. Brown, et deux nouvelles acquisitions : Julio Jones -futur membre du Temple de la Renommée- et Josh Reynolds, qui a montré de très belles choses l'an passé avec les Rams de Los Angeles.

Choisissez votre poison !  Jones (photo ci-dessus) a 32 ans, et ses meilleures saisons sont probablement derrière lui, mais sa seule présence imposera le respect aux demis défensifs et aux secondeurs de ligne adverses, et ça va libérer de l'espace pour Brown et Reynolds, en plus de rendre encore plus dangereux Henry quand le front défensif ennemi s'attendra à un jeu de passe mais que le ballon lui sera remis.

La défensive reste douteuse même si les Titans ont signé Bud Dupree et Denico Autry (une grosse perte pour les Colts, les seuls rivaux sérieux des Titans dans leur division) pour corriger la grande lacune qu'a été le manque de pression sur les quarts-arrières opposés l'an passé.  Le Tennessee pourrait avoir des ennuis en couverture de passe car pas moins de quatre de leurs spécialistes se retrouvent sous d'autres cieux après avoir quitté l'équipe.  Au moins la moitié d'entre eux ne seront probablement pas remplacés adéquatement.

Obtenu en 2019 des Dolphins de Miami, en échange de presque rien, le quart-arrière Ryan Tannehill a été un vrai vol pour les Titans.  Il est rare qu'un joueur de plus de 30 ans se révèle enfin, à un âge si tardif.  Mais cela a été le cas pour Tannehill qui s'est classé parmi les QB les plus efficaces depuis deux ans.  Il a métamorphosé l'offensive de l'équipe qui, avec ses quarts précédents, n'allait nulle part.

Le calendrier 2021 des Titans ne sera pas reposant et leur défensive chancelante risque d'accorder encore beaucoup de verges et de points aux adversaires.  Leur puissante attaque devra donc compenser et maintenir un long temps de possession du ballon afin de ménager cette défensive vulnérable.

L'opposition n'est pas très forte dans la division Sud, ce qui devrait permettre aux Titans de finir en tête sans coup férir.  Mais de là à se rendre en finale de Conférence, c'est loin d'être dans la poche...










Alors que l'offensive est la force des Titans du Tennessee, c'est la défensive qui est celle des Cots d'Indianapolis, leurs principaux rivaux dans la division Sud de la Conférence Américaine.  Même si cette unité a perdu les services de Denico Autry (rendu chez leurs pires ennemis, les Titans), de Justin Houston et de Malik Hooker, les Colts devraient pouvoir compter encore sur une défensive très capable de se classer dans le top-10 de la Ligue Nationale.

Mais c'est un tout autre portrait en offensive.  Le quart-arrière Philip Rivers a pris sa retraite et les Colts l'ont remplacé par Carson Wentz (photo ci-dessus), un choix extrêmement risqué.  D'abord, le nouveau titulaire a la réputation d'être un joueur fragile.  On a même établi à 87 % ses probabilités de blessures graves en 2021 !  Ensuite, son niveau de jeu n'a pas cessé de péricliter depuis 2017, sa seule bonne saison chez les pros.

L'an dernier il a été absolument affreux avec les Eagles de Philadelphie.  Mais il devait constamment courir pour sauver sa vie à cause de la pire ligne offensive de la Ligue dans le domaine de la protection du QB.

Les Colts croient que, mieux protégé, et mieux dirigé, Wentz fera du bon travail à Indianapolis.  Ça reste à prouver !  En cas d'absence à cause de blessure, Wentz n'a aucun remplaçant valable puisque le quart substitut, Jacoby Brissett, est maintenant avec les Dolphins de Miami.

En attaque, les Colts devront s'en remettre surtout à leur excellent porteur de ballon Jonathan Taylor (3e meilleur de la Ligue pour les gains au sol en 2020).  Le manque de bons  receveurs pose problème.  T.Y. Hilton (cou) est encore blessé (comme c'est trop souvent le cas) et il aura 32 ans en novembre.  Le seul autre bon prospect à cette position est le jeune Michael Pittman, de qui les Colts expèrent une vraie éclosion en 2021.

Seuls les Colts croient encore que Wentz va «ressusciter» cette année pour conduire à bon port leur attaque plutôt inoffensive sur les longs jeux de passe.  Si ils perdent leur pari sur lui, ils auront bien des bâtons dans les roues pour gagner suffisamment de parties pour accéder aux séries de fin de saison, au terme d'un calendrier très peu commode pour tous les clubs de leur division.









La seule chose que les pitoyables Jaguars de Jacksonville (1-15) ont réellement gagné l'an passé c'est le premier choix au repêchage de 2021.  Et ce choix n'était pas difficile à faire. Le quart-arrière Trevor Lawrence (photo ci-dessus) a été l'heureux élu, comme tout le monde le prévoyait.  Il a bien fait au camp d'entraînement et dans les matchs préparatoires, et les risques qu'il échoue (comme bien d'autres premiers choix dans l'hsitoire de la NFL) sont, semble-t-il, très minces.  Les fans des Jags sont très très excités à son sujet, mais leurs attentes semblent pas mal trop élevées !  Le jeune homme n'est probablement pas un messie ou un sauveur qui va transformer leurs favoris en champions, du moins, pas cette saison...

Dépourvus à chaque position de leur alignement l'an dernier, les Jaguars ont dépensé des fortunes dans l'entre-saisons pour engager des agents libres.  Parmi ceux-ci notons des noms intéressants comme le receveur Marvin Jones (ex-Lions) qui, avec D.J. Chark, devrait former un duo dynamique comme ailiers éloignés.  Dans le champ arrière, Jacksonville a ajouté Carlos Hyde pour seconder le jeune James Robinson qui a été fantastique en 2020 (1 414 verges de gains au total).  Au poste de quart-arrière, on a acquis C.J. Beathard, au cas où le jeune Lawrence faillirait à la tâche.

En défensive, les nouveaux coachs de l'équipe vont passer davantage à un système 3-4 (trois joueurs en première ligne et quatre en seconde ligne) au lieu du 4-3 inefficace de l'an dernier.  Les Jaguars ont profité du marché des agents libres en sur-payant des gars comme Roy Robertson-Harris (ex-Bears) et Jihad Ward (ex-Ravens) pour améliorer leur capacité de presser les quarts adverses.  Une pression qui faisait gravement défaut en 2020.  Ils ont également misé sur Malcom Brown (ex-Saints) pour renforcer leur défense contre le jeu au sol.

Du côté de la couverture contre la passe, ils ont aussi marqué des points en allant chercher le demi de coin Shaquill Griffin (ex-Seahawks) et le demi de sûreté Rayshawn Jenkins (ex-Chargers).  Mais la valeur ajoutée de cette unité défensive, poreuse l'an dernier, va dépendre surtout de la progression des jeunes joueurs qui sont nombreux à plusieurs postes.

Bref, les Jaguars seront meilleurs cette année, surtout si la prometteuse recrue Trevor Lawrence réussit sa rentrée chez les pros.  Il reste trop de trous à boucher en défensive pour que l'équipe connaisse une saison gagnante.  Mais six ou sept victoires en 2021 devient un objectif à leur portée si tous les ajustements apportés à la formation, et aux plans de matchs, portent fruits, pour faire en sorte que tout se déroule assez bien...













En 2021, les joueurs des Texans de Houston auront la moyenne d'âge la plus élevée de la NFL.  Et...probablement la pire formation de la Ligue aussi !  Au cours de la dernière année, la franchise du Texas a été une véritable entreprise de destruction massive !  Tous leurs meilleurs éléments ont pris la porte de sortie.

Il restait le quart-arrière Deshaun Watson (photo ci-dessus), mais celui-ci sera probablement écarté de l'alignement car il doit faire face à pas moins de 22 plaintes d'inconduite ou d'agressions sexuelles.  À sa demande, l'équipe tente de l'échanger, mais ils n'ont pas trouvé preneur jusqu'à maintenant, et il semble qu'on le paiera pour qu'il demeure chez lui cette saison.

Comme si les choses n'allaient pas déjà très mal !  Les pronostics sont épouvantables en vue de la prochaine campagne.  Les moins pires prédisent quatre victoires (comme en 2020) aux Texans.  D'autres leur en accordent deux.  Les plus pessimistes : zéro !

Peut-être que ces sombres prédictions sont trop sévères.  L'entraîneur en chef  David Culley a confirmé que c'est Tyrod Taylor qui sera aux commandes de l'attaque lors du premier match régulier de l'équipe, dimanche prochain.  Par le passé, avec d'autres formations, Taylor a connu quelques bonnes séquences, mais ce n'est certainement pas un aussi bon QB que Watson.  De plus, il est sujet aux blessures.

Autour de lui, le personnel offensif ne fera pas de miracle.  Le seul bon receveur est Brandin Cooks qui, gageons-le, verra beaucoup de doubles couvertures sur lui.

Chez les porteurs de ballon, David Johnson devrait voir le plus d'action, mais il y a aussi Phillip Lindsay, Mark Ingram II et Rex Burkhead qui doivent tous se demander comment et dans quelle mesure ils seront utilisés au champ arrière.  Tous peuvent toutefois servir assez bien d'options sur des jeux de passe.  La ligne offensive comporte des faiblesses qui n'ont pas été corrigées dans l'entre-saisons.

La défensive aussi, a été presque complètement changée.  Ce sera étrange de ne plus voir J.J. Watt à son poste, lui dont la direction a eu pitié en l'envoyant poursuivre (et possiblement finir) sa glorieuse carrière en Arizona.  Il faut absolument que cette nouvelle unité, rebâtie avec 19 vétérans provenant du marché des agents libres, soit capable d'effacer la minable performance de leurs prédécesseurs de l'an dernier qui n'ont réussi à provoquer que neuf petits revirements.

Les Texans espèrent que tous ces nouveaux venus d'expérience pourront faire mieux dans tous les départements, que ce soit pour neutraliser les jeux au sol, appliquer de la pression sur les quarts-arrières, ou améliorer la couverture sur les jeux aériens.  Pratiquement derniers dans la Ligue dans tous ces domaines, les Texans peuvent difficilement être aussi pires que la saison passée.

En 2021, les Texans peuvent surprendre quelques adversaires pas très forts qui les prendront trop à la légère.  Quatre victoires, c'est pas mal tout ce qu'ils peuvent espérer...   

mercredi 6 janvier 2021

NFL SUPER WILDCARD 2021 : JOSH ALLEN, RUSSELL WILSON ET TOM BRADY VISENT LOIN POUR LEUR ÉQUIPE EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.

L'avantage du terrain en matchs éliminatoires dans la Ligue Nationale de Football.  On ne s'entend pas là-dessus chez les connaisseurs.  Est-ce si important ? Les avis sont encore plus partagés sur cette question, en cette année de COVID-19, où les stades seront vides, ou presque, à cause de la pandémie.

Par exemple, à Seattle, ce samedi, au domicile normalement très bruyant des Seahawks, ce que l'on appelle le 12e joueur sera absent des estrades, faute de spectateurs déchaînés.  Ils ne pourront pas crier à tue tête pour empêcher le quart-arrière adverse de bien se faire entendre de ses coéquipiers lorsqu'il appellera les jeux à la ligne de mêlée.

Curieusement, les seules équipes qui pourraient jouir de l'avantage du terrain en éliminatoires cette saison, ce sont les champions des deux associations : les Packers de Green bay dans la Conférence Nationale; et les Chiefs de Kansas City dans la Conférence Américaine.

En plus d'avoir obtenu le seul bye (congé) disponible cette année dans la NFL, pour la première ronde des séries, ils évolueront ensuite chez eux, dans un environnement glacial, hostile pour les visiteurs.  Spectateurs ou pas, la neige et le froid devraient être au rendez-vous dans leurs affrontements avec leurs rivaux, probablement étrangers à ce genre de conditions climatiques difficiles.

Dans les rencontres de samedi, on ne devrait pas assister à des surprises.  Les équipes qui ont obtenu le plus de succès en saison régulière devraient l'emporter.



INDIANAPOLIS  À  BUFFALO

À Buffalo, les partisans des Bills sont enthousiastes et optimistes même s'ils devront se contenter de regarder le match de leurs favoris à la télévision ou sur le web.  Imaginez !  Les Bills (13-3) ont remporté leur premier titre de division depuis 1995 !  Avec l'amélioration de leur défensive en seconde moitié de campagne, le club de l'entraîneur Sean McDermott a été très impressionnant.  Il entre en séries avec beaucoup de momentum, surtout après leur plus récent match, une écrasante victoire de 56-26 contre les Dolphins de Miami, qui luttaient pourtant pour se tailler une place en éliminatoires.

C'est surtout du côté de l'attaque que les Bills sont supérieurs aux Colts d'Indianapolis, leurs opposants de samedi.  Après avoir s'être entraîné très fort pour corriger sa mécanique de passeur (motion) durant la saison morte, le quart Josh Allen (photo sous le titre) était transformé, en 2020.  Méconnaissable, il s'est affirmé comme l'un des meilleurs à sa position.  Certains observateurs le voient même comme un candidat sérieux au prestigieux titre de Joueur Le Plus Utile à Son Équipe (MVP) dans la NFL cette année.

Il faut dire que l'arrivée du receveur étoile Stefon Diggs (photo ci-dessus, 127 réceptions pour 1 535 verges de gains, premier rang dans la NFL) avec les Bills a grandement aidé Allen à connaître autant de succès (69,2 % de passes complétées, 37 passes de touché contre 10 interceptions, moyenne de 284 verges par la passe par match, coefficient d'efficacité de 107,2).

Diggs devrait jouer samedi malgré une blessure considérée comme mineure.  Mais, blessé plus gravement, son coéquipier Cole Beasley sera absent.  Quand même une perte importante pour l'attaque aérienne des Bills.  Le vétéran ailier espacé, ex-Cowboys de Dallas, est fiable et il a le don de réussir des attrapés-clés dans des moments importants.  Kenny Stills pourrait le remplacer.  Le rapide John Brown pourrait aussi voir plus d'action.

De leur côté, les Colts (11-5) ont connu une bonne campagne 2020 sous la direction de leur nouveau quart-arrière, le vénérable Philip Rivers, 39 ans (68% de passes complétées pour 4 169 verges, 24 passes de touché contre 11 interceptions, coefficient d'efficacité de 97).  Même s'il a mieux joué vers la fin du calendrier régulier, le meilleur receveur des Colts, T.Y. Hilton (31 ans) a beaucoup ralenti en 2020 (seulement 56 réceptions pour 762 verges).

La seule véritable menace offensive des Colts serait le jeune porteur de ballon Jonathan Taylor (21 ans, 1 169 verges de gains au sol, moyenne de cinq verges par portée) mais on ignore si sa blessure à l'épaule pourrait lui nuire dans la partie de samedi à Buffalo.  Les Colts sont un club bien dirigé qui provoque pas mal de revirements sans en commettre beaucoup (25 contre 15, (+10), 2e meilleure fiche dans la Ligue).  Ils ne sont pas à négliger.

Le dynamique duo Allen-Diggs devrait faire la différence dans cette rencontre.  Victoire peut-être plus serrée que prévue pour les Bills...



LOS ANGELES RAMS À SEATTLE

Je suis un fan des Rams (10-6) depuis mon enfance.  Simplement parce qu'ils étaient l'une des deux équipes que j'ai vues à mon premier match à vie, à la télé.  J'aimais leur uniforme et le dessin des cornes sur leurs casques !  En 2020, ils ont présenté une des meilleures défensives (et une des plus dispendieuses $$$ !) de la NFL.  Mais comme l'entraîneur en chef Sean McVay le disait en fin de saison, si seulement son quart-arrière Jared Goff protégeait mieux le ballon, les Rams seraient meilleurs encore.

Lorsqu'il est dans son assiette, Goff est assez bon.  Mais son irrégularité en fait enrager plus d'un, moi le premier.  Quand le jeu appelé est bien là pour lui, ses receveurs à découvert, et sa ligne à l'attaque le protège bien, il peut compléter ce jeu et connaître du succès.  Mais si les conditions ne sont pas bonnes, il ne peut pas improviser, et c'est là qu'il commet des erreurs et des revirements (13 interceptions, 7 échappés dont 4 échappés perdus, seulement 20 passes de touché et un coefficient d'efficacité de 90).  Il ne peut guère se dépanner en courant avec le ballon car il est peu mobile.

McVay a la mèche assez courte.  Sa patience semble avoir atteint ses limites envers Goff.  Celui-ci est blessé au pouce de la main avec laquelle il lance le ballon.  Sa présence est incertaine pour la partie de samedi.  Même si McVay a dit avoir encore confiance en son quart-arrière numéro un, il a également déclaré qu'il avait confiance en son remplaçant, le jeune John Wolford (25 ans), qui a bien fait à son premier match comme partant dans la NFL (une victoire de 18-7 contre Arizona, la semaine passée).  

Après avoir été victime d'une interception en début de rencontre, Wolford a montré beaucoup d'aplomb, de leadership et de cran.  Il a bien géré l'offensive, en protégeant le ballon, en réussissant les jeux faciles, et en faisant de bonnes courses sur des jeux planifiés.  Il a manqué de fini en zone ennemie mais il a permis à son botteur d'être assez près des buts pour réussir six placements.  On a vu que sur les lignes de côté, McVay avait apprécié l'attitude et la performance de son jeune quart.    

C'est tout le contraire pour son adversaire de samedi, le brillant quart-arrière Russell Wilson (photo ci-dessus) des Seahawks de Seattle (12-4).  Avant de connaître quelques difficultés à la mi-saison, Wilson était un des favoris pour le titre de joueur de l'année dans la NFL.  Mais il peut tout faire sur un terrain de football.  Vétéran aguerri, intelligent, mobile, il excelle dans les situations corsées, quand l'enjeu est grand, et qu'il doit improviser.

Dans le premier affrontement des deux rivaux de division en saison régulière, la coriace défensive des Rams avait embouteillé l'offensive des Hawks, qui était toutefois privée de ses meilleurs porteurs de ballon à cause de blessures.  Mais, récemment, dans le second affrontement, cette fois à Seattle, Wilson a trouvé des solutions dans un gain de 20-9 des siens contre L.A..

Que ce soit Goff ou Wolford au poste de quart chez les Rams, ceux-ci partent désavantagés par rapport à la force offensive de leurs adversaires.  Même si l'excellent receveur Cooper Kupp devrait être de retour au jeu pour les Rams après avoir dû s'absenter (COVID-19 ?) dans le dernier match de la saison contre les Cardinals.

Il faudrait vraiment une rare et exceptionnelle contre performance de Wilson, doublée d'un match vraiment extraordinaire de la défensive des Rams pour que ces derniers gagnent samedi.  Ce n'est pas impossible mais c'est peu probable.










TAMPA BAY À WASHINGTON

Seul club visiteur favori pour l'emporter samedi, les Buccaneers de Tampa Bay (11-5) ne devrait pas trop peiner pour vaincre le club de football de Washington (7-9).  Ceux qui étaient autrefois connus sous le nom de Redskins de Washington ont causé la surprise en remportant le championnat de leur division de loin la plus faible de la NFL.  Avant le début de la campagne, on leur prédisait davantage le dernier rang.  Et c'est vers ces bas fonds qu'ils semblaient se diriger dans la première portion du calendrier avec une fiche de deux victoires, six défaites.

Puis, les deux premiers quarts-arrières de Washington, Dwayne Haskins et Kyle Allen se sont retrouvés sur la liste des blessés et/ou ont tellement mal joué que l'entraîneur en chef Ron Rivera a dû faire appel à son quart no 3, le fragile vétéran Alex Smith, dont on a maintes fois cru sa carrière finie en raison de graves blessures subies au cours des dernières années.

Appuyé par la deuxième meilleure défensive de la Ligue, Smith (36 ans, qui avait manqué la saison 2019 au complet) en a fait assez pour sauver la saison de son club.  Très vulnérable physiquement, sa carrière ne tenant que par un fil, advenant qu'il se fasse frapper solidement, Smith a montré énormément de courage.

Durant sa longue carrière, à San Francisco (2005 à 2012) et à Kansas City (2013 à 2017), il a fait sa réputation par le don qu'il a toujours eu de bien gérer ses matchs.  Pas de grands coups d'éclat, mais capable de s'arranger avec les éléments offensifs qu'il a, tout en minimisant les erreurs.

Dans la victoire déterminante qui assurait le titre de division à Washington, la semaine dernière dans le match contre Philadelphie, Smith était à son poste malgré une autre blessure à un mollet.  Il a accompli le travail, remportant son cinquième gain en huit parties comme quart partant cette saison.  Il sera encore là, comme un brave soldat, samedi contre les Bucs.

Ceux-ci seront des adversaires redoutables.  L'attaque dirigée par le légendaire quart-arrière Tom Brady (à droite sur photo ci-dessus) est en effet terrifiante.  Terrific Tom (43 ans) savait ce qu'il faisait en s'amenant à Tampa Bay après avoir quitté les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, avec qui il a remporté six Super Bowls.  Frustré de ne pas avoir assez de bons receveurs à Foxboro, il s'est assuré de ne pas en manquer en choisissant les Bucs pour poursuivre sa glorieuse carrière.

En effet il peut compter sur les excellents ailiers espacés Mike Evans et Chris Godwin, auxquels est venu s'ajouter le très talentueux Antonio Brown (à gauche sur la photo ci-dessus), à la mi-saison.  Après une période d'ajustement normale, Brady, avec ses dangereuses armes offensives comptant également les porteurs de ballon Ronald Jones et Leonard Fournette, a produit à un rythme d'enfer.

L'attaque des Bucs a marqué pas moins de 122 points dans les trois dernières parties du club.  Brown et Fournette sont bien connus pour leur inconduite, mais si ils sont capables d'être assez disciplinés, et de se concentrer sur le football, ils peuvent aider leur club à se rendre loin en séries éliminatoires.

La défensive de Washington est rude et étanche, mais le soutien qu'elle peut espérer de l'offensive est nettement insuffisant pour espérer surprendre Tampa Bay.  Victoire assez aisée des Bucs.    

mardi 1 janvier 2019

WILD CARD DE L'AFC COLTS-TEXANS: ANDREW LUCK PRÊT À POURSUIVRE SUR SA LANCÉE DU PLUS BEAU RETOUR DE L'ANNÉE.


Le chemin du retour a été long, pénible et douloureux.  Mais en 2018, un an et demi après avoir subi une importante opération pour réparer une épaule démolie, Andrew Luck, le vétéran quart-arrière des Colts d'Indianapolis est enfin revenu au jeu et il est redevenu l'un des meilleurs passeurs de la Ligue Nationale de Football.  Leader incontesté, véritable général sur le terrain, inspiration pour tous ses coéquipiers, le numéro 12 des Colts a passé pour 4 600 verges, avec 39 passes de touché contre quinze interception, et un taux d'efficacité de 99%.  Digne du trophée qui sera remis au joueur ayant réussi le plus beau retour de l'année !

Ça n'a pas été facile.  Beaucoup de gens ont douté qu'il parvienne jamais à retrouver la forme et à surmonter toutes les blessures qui ont miné sa carrière au cours des dernières saisons.  Après un désastreux début de campagne 2018 où son équipe a perdu cinq de ses six premiers matchs, les critiques prétendaient que son bras droit n'était plus assez fort pour que Luck revienne au niveau élevé d'avant ses épreuves physiques.

Or, après ce faux départ, Luck a retrouvé tous ses moyens et les Colts sont devenus invincibles, eux dont les experts ne donnaient pas cher de leur peau quand leur dossier était de 1-5.  Personne ne les voyait atteindre les séries éliminatoires.  Mais les Colts ont fait mentir tout le monde, avec une ligne à l'attaque protégeant presque parfaitement leur as quart-arrière (incroyable total de seulement dix-huit sacks accordés aux adversaires) et une défensive surprenante se hissant dans le top 10 après avoir été pitoyable la saison précédente.

Samedi, les Colts visiteront les Texans de Houston dans le premier match de Wild Card de l'année.  Les représentants du Texas ont une meilleure défensive que celle de leurs opposants, mais si la ligne offensive de Luck continue de bien le protéger et de lui donner le temps de repérer ses receveurs, les probabilités de victoire des Colts seront bonnes.


Deshaun Watson (no 4), le vis-à-vis de Luck au poste de quart chez les Texans, a lui aussi effectué tout un retour après une grave blessure qui avait écourté prématurément sa très prometteuse saison recrue en 2017.  Comme Luck, il a mis du temps à récupérer alors que son club perdait ses trois premières parties.  Une fois bien rétabli et en bonne forme, Watson a également brûlé la compétition, autant avec son puissant bras qu'avec ses jambes, lui qui a gagné 551 verges au sol.

Mais le jeune pivot des Texans n'a aucune expérience en séries d'après saison.  Et il a perdu deux de ses trois meilleurs receveurs en Will Fuller (un marchand de vitesse) et Demaryius Thomas (censé le remplacer), victimes de blessures ayant mis fin à leur saison.  Un autre ailier éloigné, la recrue Keke Coutee, pourrait revenir au jeu samedi après été longtemps à l'infirmerie.  Reste l'extraordinaire DeAndre Hopkins, ennuyé par une cheville endolorie mais qui devrait jouer samedi.



















Le même mal afflige aussi le meilleur receveur des Colts T.Y. Hilton, mais il devrait également être à son poste même s'il pourrait cependant être employé à temps partiel.  Si Hilton a été égal à lui-même, c'est-à-dire superbe, cette saison, c'est le gros ailier rapproché Eric Ebron (no 85) qui a causé la plus agréable surprise à l'attaque.  Ancien haut choix de repêchage des Lions de Détroit, il s'était avéré un "flop" avec cette équipe.  Les Colts ont pris une chance avec lui en lui faisant signer un contrat avant le début de la campagne.  Même s'il a continué à échapper trop de passes, comme c'était le cas avec les Lions, Ebron s'est amélioré et il a rendu de fiers services à sa nouvelle formation (66 passes captées pour 750 verges et 14 touchés)...

Avec Luck aux commandes, les Colts marquent beaucoup de points.  Et, par surcroît, la défensive des Texans est faible contre les jeux de passe.  Avantage Colts dans cette rencontre.  Mais les Texans ont une meilleure fiche en ce qui concerne les revirements provoqués ou accordés.  Indianapolis devra donc s'assurer de bien protéger le ballon et l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi.