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dimanche 14 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : MIAMI À PITTSBURGH ⇨ LES DOLPHINS ÉLIMINÉS PAR LE FROID DE PITTSBURGH ?



Les Dolphins de Miami (6-7), - un club du "Sunny State" de la Floride -, ne font pas bon ménage avec le froid du Nord.  Lorsque le mercure a descendu en bas de 40° F, ils ont perdu leurs 13 derniers matchs, y compris ceux en séries éliminatoires.  Lundi soir, ils seront à Pittsburgh pour affronter les Steelers (7-6), alors que la température prévue est 20° F.  Si le club visiteur perd encore dans ces rudes conditions climatiques, il sera officiellement éliminé des séries de fin de saison.

Après avoir perdu six de ses sept premières parties, cette année, les Dolphins se sont ressaisis, en remportant cinq de leurs six dernières rencontres.  C'est un retour victorieux qui survient probablement trop tard.  Ce nouvel élan a été réussi grâce à du jeu au sol très efficace, et à une défensive qui a été impeccable, en limitant les adversaires à une faible moyenne de 13¼ points par joute, au cours du dernier mois.

Le porteur de ballon De'Von Achane (photo ci-dessous) a été la vedette individuelle à l'attaque, en gagnant 130 verges en moyenne par partie, durant cette période faste pour les "Fins".  Secondé par ses coéquipiers Ollie Gordon II et Jaylen Wright, Achane a fait grimper à 166 verges par rencontre la moyenne de gains au sol de son équipe, au cours des six derniers matchs.



Il a été blessé au cours de la dernière victoire des Dolphins, un triomphe de 34 à 10 contre les Jets de New York.  Mais la direction du club floridien a assuré qu'Achane jouerait au Monday Night Football, à Pittsburgh.  Reste à savoir à quel pourcentage de ses capacités il pourra performer...

On s'attend à un match à bas pointage, les offensives des deux adversaires étant plutôt médiocres, et les conditions hivernales les rendant encore moins redoutables.  L'enjeu est plus grand pour les Steelers, qui voudront conserver le premier rang de la division Nord de la Conférence Américaine, qu'ils ont arraché aux Ravens de Baltimore, en les battant 27 à 22, dimanche dernier.

Pour une rare fois, le quart arrière Aaron Rodgers, des Steelers, a eu recours aux longues passes pour atteindre son receveur D.K. Metcalf, pour des gains considérables de 148 verges.  Ce fut une bataille éprouvante et très physique, comme c'est toujours le cas dans les affrontements entre les Steelers et les Ravens.  On peut se demander si elle a laissé des traces qui pourraient affecter le niveau d'énergie des joueurs du coach Mike Tomlin, pour le duel de lundi soir prochain.



Mais le fait que cette confrontation importante se joue à domicile, va sûrement aider le club local.  En cas de victoire des Steelers, il serait surprenant d'entendre à nouveau les rumeurs, ou les chants des spectateurs, réclamant le congédiement de Mike Tomlin.  Avant l'importante victoire contre les Ravens, la grande majorité des observateurs ne donnaient pas cher de la peau des Steelers, et ils doutaient beaucoup de leurs chances de succès, pour le reste de la saison.  Ils étaient voués d'avance aux gémonies.

C'était sans compter le grand savoir faire de Tomlin, et l'esprit compétitif du vétéran quart arrière Aaron Rodgers. Il est habitué de jouer par un froid glacial.  Il l'a fait si souvent au cours de sa longue carrière dans "l'igloo" de Green Bay.  C'est l'inverse pour le quart arrière des Dolphins, Tua Tagovailoa, un natif d'Ewa Beach, une chaude localité d'Hawaï.  Le vétéran pivot de 27 ans ne connaît pas une grosse saison, avec ses 18 passes de touché et ses 14 interceptions, et il n'a jamais eu de succès par temps froid.



Chez les experts prévisionnistes on croit qu'Aaron Rodgers (no 8, ci-dessus) a l'avantage dans ce genre de match, et qu'il en fera juste assez pour faire gagner son équipe, par la marge de trois points.  C'est une prédiction logique, qui tombe sous le sens.  Les Steelers devront toutefois se passer des services de leur secondeur étoile T.J. Watt, qui vient d'être opéré pour un problème au poumon.  

Les Dolphins déplorent aussi l'absence de plusieurs joueurs blessés, dans leur brigade défensive (dont quatre membres de leur tertiaire, en plus du secondeur Caleb Johnson).  Le joueur de centre Andrew Meyer va également manquer à l'appel, lundi soir.  Ces malchances surviennent à un bien mauvais moment...

Dolphins   13,      Steelers   17.        

NFL 2025, SEMAINE 15 : MINNESOTA À DALLAS ⇨ LES COWBOYS S'ACCROCHENT À DE FAIBLES PROBABILITÉS DE FAIRE LES SÉRIES.



Les Cowboys de Dallas (6-6-1) ont connu des hauts et des bas cette saison, comme l'atteste leur fiche de .500.  Ils possèdent à la fois la meilleure offensive et la pire défensive de la NFL.  Un tel déséquilibre ne les place pas en position de pouvoir prolonger leur saison, à la fin du calendrier régulier du circuit Goodell.  On estime que leurs chances de participer aux séries éliminatoires est d'environ 10 ou 11 %.

Pour y arriver, les Boys doivent gagner leurs quatre derniers matchs, y compris celui de dimanche soir, à domicile, contre les Vikings du Minnesota (5-8).  De plus, l'équipe texane doit recevoir l'aide de leurs rivaux de division, les Eagles de Philadelphie, qui doivent perdre au moins deux de leurs quatre dernières rencontres.  

Ces derniers occupent la première place de la section Est de la Conférence Nationale, avec un bilan de huit victoires et cinq défaites, avec une avance d'un match et demi sur Dallas.  Mais le club du pilote Nick Sirianni est sur une pente descendante après avoir subi trois revers d'affilée, dont un contre les Cowboys, le 23 novembre.  

Leur calendrier est cependant assez facile pour le reste de la présente campagne, avec deux duels contre les pitoyables Commanders de Washington (3-10) et un autre contre les misérables Raiders de Las Vegas (2-11).



Les hommes du coach Brian Schottenheimer (ci-dessus) jouent bien à domicile, où ils ont compilé un dossier de 4-1-1 en marquant en moyenne 32,6 points, et en accumulant 431 verges de gains par match.

Normalement, dans l'urgence de leur situation actuelle, - avec l'espoir de faire les séries qui ne tient qu'à un fil -, la défensive poreuse des Cowboys devrait se surpasser et parvenir à limiter suffisamment la faible attaque des Vikings, afin de permettre à leur club de l'emporter, dimanche soir.

Le quart arrière de la formation du Minnesota, J.J. McCarthy, n'a pas connu une saison satisfaisante cette année, et il a raté plusieurs parties à cause de blessures.  Mais il a bien joué la semaine dernière dans la victoire de 31 à 0 de son équipe contre les Commanders de Washington.  Ce gain arrêtait une série de quatre revers consécutifs de Minnesota.



McCarthy (ci-dessus) a lancé trois passes de touchés dans ce match, toutes à ses ailiers rapprochés : deux à Josh Oliver, et l'autre à T.J. Hockenson.  L'attaque au sol des Viks a aussi été productive, avec 162 verges de gains.

C'est peut-être la formule qui convient le mieux à McCarthy : s'en remettre à ses demis offensifs, et compter sur de courtes passes, plutôt que de tenter des coups de circuit à ses ailiers éloignés.  Cette formule permet de soutenir de plus longues séries de jeux à l'offensive, et d'enlever de la pression sur McCarthy.  

En même temps, si celui-ci pouvait répéter une telle performance contre les Cowboys, ça laisserait moins de jeux offensifs à la redoutable attaque adverse, menée de mains de maître par le quart arrière Dak Prescott.



Mais si cet affrontement se transforme en fusillade, Prescott a les armes pour faire gagner son club.  D'autant plus que le receveur CeeDee Lamb (photo ci-dessus) semble remis de sa commotion cérébrale subie dans le plus récent match des siens, une horrible défaite de 44 à 30 à Détroit, contre les Lions.  Ce revers mettait fin à une séquence victorieuse de trois parties pour Dallas.

L'acquisition de Logan Wilson et de Quinnen Williams, le mois dernier, par voie d'échanges, a certes amélioré la défense contre le jeu au sol, des Boys.  Mais la défense anti aérienne reste un problème aigüe qui demeure sans solution.  

Les Vikings comptent sur un des meilleurs groupes de receveurs de la NFL avec les Justin Jefferson, Jordan Addison, Jalen Nailor et T.J. Hockenson.  Ces joueurs talentueux représentent une menace pour la tertiaire vulnérable des Cowboys.  C'est à ce niveau que pourrait se décider la partie de dimanche soir, surtout si J.J. McCarthy est dans un bon jour. 



L'autre facteur à surveiller c'est celui des revirements.  Les Vikings sont l'équipe qui en commis le plus cette saison : 26.  Dallas n'affiche pas non plus un bon bilan à cet égard avec un - 8 (dix revirements en leur faveur, dix-huit contre). Dans les matchs serrés, ce genre d'erreurs est souvent décisif.

Avec les problèmes que les Vikings ont connus cette saison avec leurs quarts arrières, disons qu'ils s'ennuient de Sam Darnold, qui les a conduits à un formidable dossier de 14 victoires en 17 parties, l'an passé.  La direction du club n'a pas voulu renouveler son contrat, et elle l'a laissé partir à Seattle, où les Seahawks (10-3) sont bien contents de lui avoir octroyé sa fabuleuse entente de 100,5 millions de dollars pour trois saisons.

Les blessures n'ont pas donné de répit à J.J. McCarthy depuis ses débuts dans la NFL, il y a deux ans.  Elles lui ont fait manquer toute sa saison recrue, et il n'a joué que dans sept rencontres cette année.  C'est trop peu pour savoir s'il deviendra vraiment le quart d'avenir de la formation dirigée par Kevin O'Connell (à droite sur la photo ci-dessous, avec le coach des Commanders, Dan Quinn). 
 


On sait que ce dernier a toujours été un partisan de son jeune quart.  Il a d'abord beaucoup insisté pour que l'équipe le sélectionne en première ronde (10e au total) au repêchage de 2024.

McCarthy aura une autre opportunité de montrer sa progression dimanche soir, à Dallas, contre la fragile défense des Cowboys.  Les preneurs aux livres supportent les Cowboys en les donnant gagnants par 5½ points.  Dak Prescott devrait démontrer à McCarthy, ce que c’est qu’un excellent quart arrière dans la NFL.

Vikings   24,     Cowboys   28.        

NFL 2025, SEMAINE 15 : CAROLINA @ NEW ORLEANS ⇨ UNE CHANCE INESPÉRÉE POUR LES PANTHERS D'AUGMENTER LEUR AVANCE EN TÊTE DE LEUR DIVISION.



Les Panthers de la Caroline (7-6) enchaînent les surprises cette saison dans la NFL, bonnes comme mauvaises.  Ils remportent des matchs qu’ils devraient perdre et s’inclinent dans ceux qu’ils devraient gagner.  Il y a 15 jours, avant leur congé (bye) de la semaine dernière, ils ont surpris les puissants Rams de Los Angeles (10-3) en les battant 31 à 28.  

Puis, pendant qu'ils se reposaient, dimanche dernier, ils ont vu leurs rivaux de division, les Buccaneers de Tampa Bay, subir une défaite surprise de 24 à 20 contre les médiocres Saints de la Nouvelle Orléans.  Du coup, sans avoir joué, les Panthers se retrouvaient à égalité avec Tampa Bay, en tête de la section Sud de la Conférence Nationale.

Ensuite, jeudi, comble de chance pour eux, les Buccaneers ont encore perdu une rencontre qu'ils auraient dû gagner, face aux Falcons d'Atlanta.  Sur le dernier jeu du match, un botté de placement de 43 verges de Zane Gonzalez a donné la victoire aux Falcons 29 à 28, propulsant ainsi les Panthers seuls au sommet de leur division.



En se déplaçant en Louisiane pour affronter les Saints dimanche, l’équipe dirigée par Dave Canales ne doit pas manquer l’occasion d’accroître son avance sur les Bucs et d’augmenter ses chances de participer aux séries éliminatoires pour la première fois depuis 2017.

Mais c'est difficile de prédire un succès pour cette formation qui alterne mauvaises et bonne performances depuis le début de la présente campagne.  D'ailleurs, les Panthers ont affronté les Saints le 9 novembre dernier, et ils sont tombés complètement à plat en baissant pavillon 17 à 7.  Les Saints n'avaient alors qu'un seul gain à leur dossier, contre huit revers.

La défensive de la Nouvelle Orléans avait limité l'attaque de la Caroline à 175 verges de gains, dont seulement 102 par la passe.  Inutile de préciser que le quart arrière des Panthers, Bryce Young, n'avait pas connu un grand match...



Cette fois-ci, les analystes prévoient qu'il devrait offrir une meilleure performance puisqu'il a bénéficié d'un long congé et d'un plus grand temps de préparation.  L'enjeu est également plus important, compte tenu de la place de son équipe au classement, et aux deux duels qui s'en viennent bientôt contre Tampa Bay.

Pour l'emporter en Nouvelle Orléans, dimanche, Young et ses coéquipiers devront d'abord établir l'attaque au sol, la principale force de l'équipe, avec les porteurs de ballon Chuba Hubbard et Rico Dowdle.  Et ça adonne qu'en contre partie, c'est la faiblesse de la défense des Saints.  Dominer la bataille des tranchées en courant avec le ballon permettrait de contrôler l’horloge et de frustrer les Saints en les fatiguant, dans un match qui devrait être axé sur la défense.

Lors de la rencontre du 9 novembre, les Panthers avaient pris les Saints à la légère et sans un bonne préparation.  Ils avaient sous estimé le quart recrue des Saints, le débutant Tyler Shough, qui en avait profité pour remporter sa première victoire comme quart arrière partant dans la NFL.



Shough (ci-dessus) n'a pas cessé de s'améliorer, et les Saints ont une fiche de 2-2 depuis ce temps.  Ils ont encore plusieurs "trous" dans leur alignement, mais ils jouent avec intensité sous la direction de leur entraîneur Kellen Moore.  Leurs unités spéciales sont particulièrement déficientes, et, globalement, ils commettent beaucoup trop de revirements (20 jusqu'ici).

C'est aussi sur ces points faibles que les Panthers doivent capitaliser pour gagner dimanche.  Les bookmakers les favorisent par 2½ points, surtout en raison de l'urgence de vaincre qui doit les habiter et les motiver, à la suite des événements favorables survenus récemment et qui leur font espérer un meilleur sort cette saison. 

Panthers   20,     Saints   17.   

samedi 13 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : INDIANAPOLIS À SEATTLE ⇨ DES PRIÈRES POUR GRAND-PAPA PHILIP RIVERS !



Les trois quarts arrières des Colts d'Indianapolis (8-5) étant blessés, les dirigeants de l'équipe ont lancé un S.O.S. à Philip Rivers, un grand-père de 44 ans, qui a joué son dernier match dans la NFL, il y a cinq ans.  Mercredi, après quelques jours d'entraînement, Rivers s'est déclaré prêt à jouer, en prévision de la partie de dimanche à Seattle, contre les Seahawks (10-3).

C’est de la folie quand on y pense !  Est-il vraiment en assez bonne forme physique pour affronter l’une des défensives les plus féroces de la NFL ?  Une défense avec un "pass rush" redoutable, deuxième du circuit Goodell pour les pressions sur les quarts arrières, quatrième pour les sacs (41) et deuxième pour le moins de points accordés par match (17,4).

Les Colts auraient décidé d'envoyer Rivers (photo ci-dessous) dans la mêlée, même si la recrue Riley Leonard est suffisamment remis de sa blessure à un genou pour être capable de jouer.  Il a agira plutôt comme substitut, dimanche, dans le match contre les Hawks.



Indianapolis vient de subir trois défaites d'affilée, après un fulgurant début de saison de sept gains dans leurs huit premières rencontres.  Ils ont chuté à la huitième place du classement de la Conférence Américaine, et au troisième rang de la division Sud.  

Selon un calcul de probabilités, ils n'ont que 27 % de chances de prendre part aux séries éliminatoires, parce qu'ils doivent affronter de fortes équipes d'ici la fin du calendrier régulier : Seattle, San Francisco, Jacksonville et Houston (fiches combinées de 36 victoires, 16 défaites).  On prévoit qu'ils ne gagneront aucun de ces duels.

Philip Rivers a beau être super excité à l’idée de sortir de sa retraite pour rejouer en NFL, il va devoir accomplir des miracles pour relancer l’attaque en panne des Colts, éteinte depuis que le quart arrière Daniel Jones (photo ci-dessous) a tenu à continuer de jouer malgré une fracture à la jambe gauche, survenue il y a quelques semaines.  
  


Malchanceux, il a subi une blessure au tendon d'Achille de la cheville droite, dimanche dernier, dans la défaite de 36 à 19 contre les Jaguars de Jacksonville.  Sa saison est terminée.  Il doit devenir agent libre, le printemps prochain.  Et il pourrait mettre beaucoup de temps à se rétablir de ses blessures.

Le second pivot du club, Anthony Richardson, est blessé à un oeil, et il ne figure pas tellement dans les futurs plans de la formation de l'Indiana.  De plus, pour acquérir les services de joueurs importants, en vue d'aller loin en séries éliminatoires cet automne, les Colts ont sacrifié des choix de repêchage, dont ceux de la première ronde, en 2026 et en 2027.  La possibilité de sélectionner un bon prospect au poste de quart devient donc quasi nulle.

On verra comment le "vieux" Rivers se débrouillera dimanche, et les semaines suivantes, s'il tient le coup physiquement...  Son groupe de receveurs n’est pas particulièrement talentueux, mais reste tout de même compétent.  Alec Pierce, Michael Pittman et Tyler Warren ne sont pas des superstars, mais si Rivers parvient à créer rapidement une bonne alchimie avec eux, cela pourrait donner des résultats intéressants.



Bien sûr, on peut confier l’attaque au puissant porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus), leader de la Ligue pour les gains au sol avec 1 356 verges et seize touchés.  Mais Taylor a ralenti lors des trois derniers matchs, incapable d'atteindre et de dépasser ses habituels 100 verges de gains et plus, par rencontre. 

Parce que la production offensive périclitait, et en raison de l'absence de certains de ses meilleurs joueurs qui sont blessés (Gardner, Buckner, Ward), la défensive des Colts a aussi cédé sous le poids de responsabilités accrues.  Ça s'est manifesté notamment par son incapacité à stopper plus régulièrement les clubs adverses lors de leurs tentatives de conversion des troisièmes essais.  Leur pourcentage de réussite a grimpé à 43,5 %, ce qui place la défense des Colts au 28e rang de la NFL.

L'autre problème des Colts, c'est qu'ils doivent affronter une grosse machine de football à Seattle, dimanche.  Les Seahawks sont l’un des clubs les plus performants de la NFL, aussi bien en attaque qu’en défense.  Leur front défensif est un des plus dangereux pour presser et terrasser les quarts arrières adverses.  Ce qui peut menacer la sécurité de Philip Rivers, qui n'a sûrement pas amélioré sa mobilité, qui était déjà très réduite, avant qu'il prenne sa retraite.



Les Hawks ont gagné sept de leurs huit derniers matchs, et sont à égalité avec les Rams de Los Angeles, en tête de la division Ouest de la Conférence Nationale.  Ils doivent d'ailleurs les rencontrer jeudi de la semaine prochaine.  

L'attaque aérienne des représentants de la cité des émeraudes se maintient au 9e rang de la NFL, avec une moyenne de gains par la passe de 235,6 verges par partie.  Alors que la défense anti aérienne des Colts végète en 28e place, en accordant 246,3 verges par rencontre.  C'est une confrontation nettement à leur avantage, qui attend les receveurs Jaxon Smith-Njigba, Cooper Kupp, et AJ Barner, des Hawks.  Le quart Sam Darnold pourra aussi s'amuser ferme en les rejoignant assez aisément.

C'est aussi l'avis des parieurs, qui misent sur Seattle pour l'emporter facilement par 13½ points, dimanche.  Mais pour les amateurs de football américain, voir grand-papa Philip Rivers tenter de compétitionner sur un terrain de la NFL, suscitera une attention et une curiosité particulières...  Mais on ne sait jamais, Rivers connaît tous les trucs du métier.  On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces… avec tout le respect dû !

Colts   16,     Seahawks   28.   

NFL 2025, SEMAINE 15 : DETROIT À L.A. RAMS ⇨ MATTHEW STAFFORD DOIT SUPPLANTER JARED GOFF.



Pour améliorer leurs chances de gagner, et de participer aux séries éliminatoires, les Lions de Détroit (8-5) doivent briser une tendance importante, dimanche, en se rendant dans la région de Los Angeles, pour affronter les Rams (10-3).  

En effet, depuis deux mois, la troupe du pilote Dan Campbell a alterné victoire et défaite (4-4), et puisqu'elle a gagné son dernier match, jeudi de la semaine passée, elle perdrait donc le suivant, dimanche, au SoFi Stadium, si la tendance se maintient.

Face à la formation de l'entraîneur Sean McVay, elle aura au moins l'avantage d'être plus reposée, et d'avoir eu plus de temps pour se préparer.  Au classement, sa situation commande plus d'urgence, car elle est en 3e place de la division Nord de la Conférence Nationale, et une défaite contre les Rams hypothèquerait sérieusement ses chances de participer aux séries de fin de saison.



Les Rams, quant à eux, pourraient décrocher officiellement une place dans le tournoi du Super Bowl, en cas de victoire contre les Lions.

On s'attend à beaucoup de points dans ce duel, les deux adversaires comptant sur des attaques explosives.  Les Lions ont l'avantage d'avoir de leur côté une meilleure force de frappe au sol, que leurs opposants de dimanche, avec leurs demis offensifs Jahmyr Gibbs et David Montgomery.  Quand un des deux gagnent au moins 90 verges dans un match, les Lions sont invaincus (6-0).  Sinon ils n'ont que deux victoires en sept parties.  Gibbs excelle sur les courses à l'extérieur, un type de jeu pour lequel la défense des Rams est plus vulnérable. 

Par contre, les Rams disposent d'un meilleur quart arrière que Detroit, avec Matthew Stafford.  Et son groupe de receveurs est plus complet, avec Puka Nacua, Davante Adams, et deux ou trois ailiers rapprochés (dont Colby Parkinson → no 84 photo ci-dessous, et Davis Allen), qui ont été habilement utilisés, depuis le milieu de la saison, par coach McVay.



Dan Campbell n'a pas cette possibilité, puisque ses meilleurs ailiers rapprochés Sam LaPorta, Brock Wright, et Shane Zylstra sont blessés, et indisponibles.  Et côté profondeur, dans les groupes de receveurs des deux formations, les Rams sont aussi en meilleure posture, avec plus de gars disponibles et en santé.

En défensive, l'alignement des Lions est décimé par les blessures, surtout au niveau de la tertiaire.  Le meilleur élément de cette ligne de défense, Brian Branch, est tombé au combat à son tour (blessé au tendon d'Achille), après ses coéquipiers de ligne Kerby Joseph, Thomas Harper, et Terrion Arnold.  

Son absence se fera sentir contre l'attaque aérienne dévastatrice des Rams.  Les Lions ont une des pires défenses de la NFL contre la passe, du moins pour ce qui est des touchés accordés par la voie des airs (3e pire de la Ligue avec 26).  Une aubaine pour Adams, Nacua et les ailiers rapprochés des Rams.  À lui seul, Davante Adams a déjà marqué 14 majeurs par la passe. 

Une telle générosité de la défense anti aérienne des Lions explique pourquoi ils ont chuté au 18e rang du circuit Goodell pour la moyenne de points accordés, avec 23,4 par match.  Les Rams sont 3e, à 17½.



Chris Shula, le coordonnateur défensif de L.A., a aussi quelques soucis au sujet de sa propre tertiaire.  Jaylen McCollough est malade, et représente un cas incertain pour dimanche. Quentin Lake et Roger McCreary sont inscrits sur la liste des blessés à long terme.  Heureusement, le demi de coin Darious Williams (photo ci-dessus) semble en état de revenir au jeu, après avoir raté trois rencontres en raison de problèmes de santé.

Les Rams ont gagné sept de leur huit derniers matchs et les Lions sont affaiblis par trop de joueurs blessés.  C'est pourquoi les experts choisissent la troupe de Sean McVay pour l'emporter par 6 points au SoFi Stadium, dimanche après-midi.

Lions  23,     Rams   27.    

NFL 2025, SEMAINE 15 : GREEN BAY À DENVER ⇨ UN AVANT-GOÛT DU PROCHAIN SUPER BOWL ?



Deux poids lourds se mesureront dimanche au Colorado, lorsque les Packers de Green Bay (9-3-1) rendront visite aux Broncos de Denver (11-2).  Portés par une série de dix victoires consécutives, les Broncos occupent la première place de la Conférence Américaine et, s’ils s’imposent dimanche à domicile, ils décrocheront leur premier titre de division depuis 2015.

Ils succèderaient ainsi aux Chiefs de Kansas City, et les imiteraient d'une certaine façon, car, cette saison, comme les Chiefs l'an passé, les Broncos se sont fait une spécialité de remporter les matchs décidés par une seule possession (huit de leurs dix gains d'affilée).  Avant leur  victoire de 24-17 contre les Raiders, la semaine passée, leurs quatre succès précédents avaient été obtenus par un total combiné de dix points seulement.  Quatre fois, ils ont gagné en marquant des points sur le dernier jeu de la partie.  

Le quart arrière Bo Nix (photo ci-dessous) a aussi mené six séries victorieuses cette saison en fin de match, malgré des performances parfois irrégulières, manquant par moments de rythme et de synchronisation avec ses receveurs.



Autrement dit, les Broncos ont souvent joué avec le feu sans se brûler, car ils ont presque toujours dû remonter au score, avant de s’imposer au 4e quart, dans leurs matchs.  Ils ont été parfois favorisés par la chance, et certaines décisions controversées des arbitres.  Une autre caractéristique que l’on retrouve aussi chez les Chiefs de 2024.

Bref, ce n'est pas toujours joli, mais ils gagnent quand même !  Et c'est souvent grâce à leur solide défensive, qui mène la NFL dans plusieurs catégories, notamment pour les sacs (55), les verges accordées par course (3,7), le taux de conversion sur les 3e essais (30,9 %), le nombre de coups sur les quarts arrières (120), la meilleure défense en zone payante - ou "red zone" -(40 %).  Elle n'accorde que 18,1 points en moyenne par match (4e de la Ligue), et 282 verges totales par rencontre (3e).

Avec une défensive aussi forte, les Broncos remportent presque toujours la guerre des tranchées.  D'autant plus que, de l'autre côté, leur ligne offensive est la meilleure de la NFL pour bloquer en situations de passes (seulement 16 sacs accordés), et elle est en 9e place pour le blocage sur les jeux au sol.  Globalement, l'attaque de "l'Orange Crush" se situe dans le top-10 du circuit Goodell, ce qui suffit aux Broncos pour gagner la grande majorité de leurs matchs, étant donné la domination de leur défensive.



Avec l'ajout de Micah Parsons (ci-dessus) en début de saison, la défensive des Packers de Green Bay est devenue presqu'aussi forte que celle de Denver.  Elle se classe en 4e position de la NFL pour les verges accordées (287,2), et 6e pour les points concédés (19 par match).  Le "Pack" jouit d'une série de quatre gains de suite, et quand le quart arrière Jordan Love dispose de tous ses receveurs en santé, l'attaque devient très redoutable.  Il faut souligner que son meilleur ailier espacé, Christian Watson, a raté cinq parties, et son no 2, Jayden Reed, n'a joué que trois matchs, cette année.

L'excellente recrue Matthew Golden a manqué trois rencontres à cause d'une blessure, et l'as ailier rapproché  Tucker Kraft, sévèrement blessé à un genou, n'est pas revenu au jeu depuis la 8e semaine du calendrier de la NFL.

On comprend que Jordan Love ait été incapable de fournir son rendement habituel, avec tous ces joueurs offensifs absents en raison de blessures.  Mais il a mieux joué récemment, avec le retour au jeu de la plupart de ces ex éclopés.  Watson est son spécialiste pour les longues passes, et Reed excelle pour procurer des premiers essais.  



Love (ci-dessus) a aussi le luxe de pouvoir distribuer le ballon en le lançant à plusieurs autres options, comme le fiable Romeo Doubs, la recrue Matthew Golden, Dontayvion Wicks, l'ailier rapproché Luke Musgrave, ainsi que le demi offensif Josh Jacobs.  Et au champ arrière, Emanuel Wilson est devenu un bon complément à Jacobs, pour obtenir des gains appréciables, en portant le "cuir".

Les défenses adverses ne savent donc pas sur quel receveur le plus dangereux elles doivent se concentrer davantage.  Par exemple, dimanche, si l'as demi défensif des Broncos, Patrick Surtain, surveille de près Christian Watson, les autres receveurs des Packers profiteront de couvertures moins serrées, pour faire des dommages, dans les zones intermédiaires.

Avec le menaçant "pass rush" que possède les défensives des deux équipes, la protection du quart arrière devient primordiale.  Les pivots des deux adversaires ont la chance d'être bien servis sur ce plan.  L'unité défensive de  Denver utilise souvent le blitz, mais Jordan Love lance le ballon rapidement (2,89 secondes), et il est efficace contre ce genre de tactique.



Si la défense des Broncos est la meilleure de la NFL en zone payante, l'offensive des Packers peut la tester sérieusement, puisqu'elle occupe le second rang de la Ligue, avec 68,1 % de succès dans cette zone de 20 vingt verges près des buts adverses.

Néanmoins, on s'attend à une bataille défensive dimanche, en haute altitude, dans les montagnes rocheuses.  Peu habitués à l'air rarifié dans de telles hauteurs, les joueurs des clubs visiteurs sont souvent à bout de souffle, et deviennent plus vite fatigués.  Les Broncos le savent, et ils essaient de prolonger le plus longtemps possible leurs séries de jeux en attaque, avec beaucoup de jeux au sol, afin de contrôler le temps de possession, et épuiser les défenses ennemies.



Denver est invaincu à domicile cette saison (6-0), et les Broncos n'ont perdu que deux matchs l'an dernier au Mile High.  Mais les preneurs aux livres misent sur les Packers pour les vaincre par 2½ points, dimanche après-midi.  Il est vrai que les porte couleurs de Green Bay jouent bien à l'étranger, cette saison, comme le prouve leur fiche de 4-1-1.  Et ils doivent gagner pour protéger leur mince avance d'un demi match sur les Bears de Chicago, au classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  

Dans une bataille défensive serrée, les unités spéciales joueront un rôle déterminant, et si les botteurs de précision doivent avoir la victoire au bout du pied, ce sont les Broncos qui ont l'avantage, avec Wil Lutz (photo ci-dessus), qui est plus fiable que son homologue des Packers, Brandon McManus.  Lutz a raté trois placements en 23 tentatives, tandis que McManus a manqué son coup à six reprises, sur 21 essais (quatre échecs en sept tentatives, entre les distances de 40 et 49 verges).

Packers   17,     Broncos    19.   

vendredi 12 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : BUFFALO À NEW ENGLAND ⇨ UN DUEL JOSH ALLEN VS DRAKE MAYE, QUE DEMANDER DE MIEUX !



Les amateurs de football américain seront gâtés dimanche après-midi, quand les Bills de Buffalo (9-4) rencontreront les Patriots de la Nouvelle Angleterre, à Foxborough.  Un cadeau de Noël avant le temps !  Ils pourront voir à l'oeuvre deux des meilleurs joueurs de la NFL : les quarts arrières Josh Allen, des Bills, et Drake Maye, des Pats.

Les deux mêmes clubs se sont affrontés lors de la semaine 5, et dans un match palpitant et très serré, les hommes du coach Mike Vrabel ont eu le dessus 23 à 20.  Cette fois-ci, les experts favorisent plutôt les Bills pour l'emporter par 1½ point.

Les Patriots ont bénéficié de leur congé (bye) la semaine passée, et ils sont invaincus à leurs dix derniers matchs.  Ils seront donc plus reposés que leurs adversaires, et ils auront eu plus de temps pour se préparer à les affronter.



S'ils gagnent, les Patriots seront sacrés champions de la division Est de la Conférence Américaine, détrônant ainsi les Bills, qui règnent sur cette section depuis cinq ans.  Leur quart arrière Drake Maye (photo ci-dessus) est probablement en tête de lice pour le titre de "joueur le plus utile à son équipe" (MVP) dans la Ligue Nationale.  S'il est élu, il succèderait à Josh Allen, qui a mérité la distinction, l'an passé.

La formation de Mike Vrabel connaît une saison de rêve, et cinq de ses onze victoires ont été remportées par un écart de 13 points, en moyenne.  Mais certains remarqueront que les Patriots ont eu la chance d'avoir le calendrier le moins difficile de toute la NFL, et qu'il faut relativiser leurs succès.

En dépit de leur bilan extraordinaire, ils ne sont donc pas parfaits.  Je pense que l'attaque des Bills est supérieure à celle menée par Maye.  Josh Allen a un plus fort potentiel d'explosivité que Maye, notamment parce qu'il est un bien meilleur coureur que son jeune homologue des Pats.  Maye est moins productif que l'an dernier quand il devient un porteur de ballon.  Sa moyenne de verges par course est passée de 7,8 en 2024, à seulement 3,9 cette saison.



Quant à celle de Josh Allen (ci-dessus), elle s'élève à 5,6 verges par portée, accompagnée de quatre courses de 20 verges et plus, de 12 touchés au sol, et de 22 par la passe.  Des chiffres impressionnants !  Maye a marqué deux majeurs au sol, et a lancé 23 passes de touché.  Il a lancé six interceptions, soit quatre de moins qu'Allen, mais il a subi 40 sacs, neuf de plus que son vis-à-vis des Bills.

Je donne aussi l'avantage à Buffalo pour ce qui est des demis offensifs.  James Cook est un meilleur porteur de ballon que Rhamondre Stevenson ou TreVeyon Henderson, et il est également supérieur pour capter des passes.  La défense des Patriots est d'ailleurs vulnérable contre les demis offensifs qui sortent du champ arrière pour devenir receveurs.  Cependant, Cook a commis six échappés perdus cette année, un sommet chez les porteurs de ballon de la Ligue Nationale.

Les Bills vont saluer le retour au jeu de leur as ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessous).  Et ça adonne que la brigade défensive du club de la Nouvelle Angleterre n'est pas très efficace contre les joueurs de cette position (17e dans la NFL).  Allen pourrait avoir beau jeu contre la défense anti aérienne de ses adversaires, qui a accordé 21 touchés cette saison, le 7e total le plus élevé dans le circuit Goodell.



Globalement, l'attaque des Bills produit une moyenne de 383,7 verges par rencontre (2e rang de la NFL), alors que pour les Patriots c'est 362,6 verges (10e place).  Buffalo possède la meilleure attaque au sol de la Ligue avec une production de 157,8 verges par match.  La Nouvelle Angleterre est 21e avec 112,9 mais elle est seulement 27e pour la moyenne de verges par course, avec 3,9.  L'offensive aérienne des Patriots est supérieure avec des gains par partie de 249,7 verges (2e de la Ligue), contre 225,9 pour Buffalo (11e).

Côté blessures, les Patriots seront encore privés des services du bloqueur Will Campbell (genou), du demi de coin Alex Austin (blessure non révélée), et de l'ailier défensif Milton Williams (cheville).

Au niveau des unités spéciales, ils ont la chance de compter Marcus Jones dans leurs rangs (photo ci-dessous).  Il présente la 2e meilleure moyenne de la NFL pour les retours de bottés de dégagement, avec 18,8 verges.  Il a marqué des touchés sur des retours de 87 et de 94 verges, cette saison.  Les retourneurs de bottés des Bills n'affiche qu'une modeste moyenne de 5,3 verges par retour. 



En défensive, il faut donner l'avantage aux Patriots quoique ce n'est pas si évident.  Les Bills sont quand même deuxième contre les jeux de passes (171,8 verges en moyenne par match), alors que les Pats sont 14e (206,9 verges par partie).  

En défense contre le jeu au sol, c'est l'inverse : Buffalo est 29e en accordant 5,1 verges par course, et New England est 10e avec une moyenne de 4,04 verges concédées par portée.   La défense des Bills a accordé 30 points et plus dans trois de ses cinq derniers matchs.

Josh Allen a l'habitude de jouer son meilleur football en décembre.  Il l'a encore prouvé dimanche dernier, en faisant la différence en faveur de son équipe, dans la victoire de 39 à 34 des Bills, contre les Bengals de Cincinnati.  Un scénario qui risque de se répéter dimanche contre les Patriots, même si, évidemment cette fois, Allen n'aura pas affaire à la pire défensive de la NFL.

Bills   24,     Patriots   23.

NFL 2025, SEMAINE 15 : NEW YORK JETS À JACKSONVILLE ⇨ LES JETS DÉMUNIS CONTRE DES JAGUARS SUPERBES.



Les Jets de New York (3-10), qui ne volent pas haut cette saison, se rendront dimanche à Jacksonville, pour affronter les Jaguars (9-4), désormais leaders de la division Sud de l’Association Américaine.  Ces derniers ont pris la tête de cette section, la semaine dernière, grâce à une victoire convaincante de 36 à 19, contre les anciens meneurs de cette division, les Colts d’Indianapolis (8-5).

Compte tenu de la situation catastrophique des Jets, les Jaguars sont favoris par 13½ points pour les vaincre.  Le club New Yorkais a procédé à une vente de feu au début du mois dernier, et sa liste de joueurs blessés n'a pas cessé de s'allonger, ce qui fait que c'est avec un effectif très réduit, qu'il se rendra en Floride.

Les deux quarts arrières réguliers de l'équipe étant hors d'état de jouer, c'est la recrue Brady Cook qui sera d'office pour ce match.  En relève à Tyrod Taylor, dimanche dernier, il n'a guère impressionné, dans la cinglante défaite de 34 à 10 des siens, contre les Dolphins de Miami.  Il a complété 14 passes en 30 tentatives, pour des gains de 163 verges, et deux interceptions.  Il a subi six sacs, en plus d'échapper le ballon à deux reprises (aucun perdu).



De toutes façons, il n'est pas dans les plans de l'équipe pour la saison prochaine.  Pas plus que Tyrod Taylor, ou Justin Fields.  Les Jets se serviront de leurs nombreux choix de repêchage, pour sélectionner un meilleur candidat au poste de quart no 1.  

La défensive aura également besoin de renforts, elle qui n'a réussi aucune interception cette année, une séquence de 13 matchs sans larcin qui est la 2e plus longue depuis 1960, au football professionnel américain !  Le record est de 14 parties sans réussir d'interception.  Il appartient aux 49ers de San Francisco de l'an passé.  Cette saison, la 2e pire performance dans ce département, est cinq interceptions réussies (par quatre équipes : Cowboys, 49ers, Giants, Vikings).

En attaque, à part quelques bons flashes de la part des receveurs John Metchie et Adonai Mitchell, il n'y avait que le demi offensif Breece Hall (photo ci-dessous) qui fournissait un rendement satisfaisant.  Mais ce n'est plus le cas depuis les cinq dernières rencontres.  Il n'a pas couru pour au moins 100 verges dans un match, durant cette période, et trois fois, il n'a pas franchi la barre des 60 verges.  Pas de chance pour lui dimanche, puisqu'il fera face à la meilleure défense de la NFL contre le jeu au sol (82,9 verges accordées en moyenne par rencontre). 
 


Avec un alignement aussi dégarni, les Jets risquent de n'être que des figurants face aux Jaguars.  Le club local a le vent dans les voiles après avoir remporté quatre victoires d'affilée, et s'être emparé de la première place de leur division.

On parle toujours beaucoup, et avec étonnement, des performances inconstantes, et de l'énorme contrat, du quart arrière des Jags, Trevor Lawrence.  On le voit comme une déception par rapport aux grandes attentes que l'on avait placées en lui au début de sa carrière.  Mais depuis quelques matchs, Lawrence joue mieux.  Il faut dire que ses entraîneurs ne l’ont pas ménagé cette saison à l’entraînement.  Ils lui ont fait travailler intensément son jeu de pied, et sa mécanique, sur les jeux de passe.  Et ça semble enfin porter fruits.

L'arrivée du receveur Jakobi Meyers, obtenu dans un échange avec les Raiders de Las Vegas, l'a également aidé.  En cinq matchs, Meyers a saisi 22 passes, pour 284 verges, et trois touchés.  Il est rapidement devenu le receveur no 1 de l'équipe, à la place du décevant Brian Thomas.  L'arrivée du nouvel entraîneur chef, Liam Coen, a aussi contribué à l'amélioration de l'offensive, cette saison.  Elle se situe dans le top-10 du circuit Goodell, cette année (9e, avec une moyenne de 25,2 points marqués par rencontre).



Mais c'est en défensive que les progrès de l'équipe sont les plus importants en 2025.  Sous la gouverne du nouveau coordonnateur Anthony Campanile (photo ci-dessus), la brigade défensive de Jacksonville est passée de 32e à 3e pour les revirements provoqués, par rapport à l'an dernier.  Au total des verges allouées, elle est montée de la 31e à la 11e position dans la NFL, et de la 28e à la 11e place, pour les points accordés.  Toute une différence !  

Tout ça, malgré l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Campanile pourrait être considéré pour un poste d'entraîneur en chef, la saison prochaine, même s'il n'a pas beaucoup d'expérience comme instructeur dans la Ligue Nationale.  Au cours du dernier mois, (quatre parties), sa défensive n'a concédé que 13 points en moyenne par match, à ses adversaires.

Les Jaguars ne devraient pas avoir de difficultés à disposer des Jets, dimanche.  Et leur calendrier est facile d'ici la fin de la saison, à part un duel contre les puissants Broncos de Denver.  Les Colts ayant perdu leur quart arrière Daniel Jones (blessé aux deux jambes), ils ne représentent plus une menace dans la course au championnat de la division Sud de l'AFC.  Seuls les Texans de Houston (8-5) pourraient rejoindre Jacksonville, en cas de problèmes.  Mais les Jaguars ont leur propre destinée entre les mains...

Jets    10,     Jaguars  27.      

NFL 2025, SEMAINE 15 : CLEVELAND À CHICAGO ⇨ LES DEMIS DÉFENSIFS DES BEARS VISERONT D'AUTRES INTERCEPTIONS CONTRE SHEDEUR SANDERS...



Les Bears de Chicago (9-4) doivent une bonne part de leurs succès de la présente saison à la grande quantité de revirements provoqués par leur défensive. Elle en a réussi 27, dont 18 étaient des interceptions.  Dimanche, les demis défensifs des Bears seront aux aguets, et tenteront d'ajouter à leur impressionnant total de larcins , contre l'inexpérimenté quart arrière recrue des Browns de Cleveland (3-10), Shedeur Sanders.

Sanders a démontré de belles qualités au cours du dernier mois, depuis que les dirigeants de l'équipe lui ont confié le poste de partant.  Mais en quatre matchs, il n'a complété que 52,4 % de ses passes, et il a lancé trois interceptions.  Son imprécision et sa mauvaise habitude de tenter de rejoindre ses receveurs alors qu'ils sont dans le trafic, peuvent lui jouer de vilains tours.  La défense anti aérienne de Chicago pourrait exploiter ces faiblesses.

Mais Sanders a joué tout un match, la semaine dernière, lors de la défaite de 31 à 29 de son club contre les misérables Titans du Tennessee (2-11).  En plus de marquer un touché en courant dans la zone des buts adverse, il a lancé trois passes pour des majeurs.  Il a accumulé 364 verges de gains aériens, mais il a aussi été victime d'une interception.



Le fils de l'ancienne vedette de la NFL, Deion Sanders, n'a pas fini son audition pour le poste de quart no 1 des Browns.  Il est en compétition avec une autre recrue, Dillon Gabriel, et Deshaun Watson, qui ne jouera pas cette saison à cause de sa blessure au tendon d'Achille subie l'an passé, mais qui fait toujours partie des plans de l'équipe, pour la prochaine campagne.  

La liste des blessés des Browns compte pas moins de 25 noms, dont ceux des demis de coin Denzal Ward (mollet) et Dom Jones (genou); de celui de l'ailier rapproché David Njoku (genou); des joueurs de ligne offensive Wyatt Teller (mollet) et Jack Conklin (commotion); des plaqueurs défensifs Adin Huntington (quadriceps) et Maliek Collins (quadriceps); ainsi que celui du porteur de ballon Dylan Sampson (mollet et main), qui seront tous absents, pour la rencontre de dimanche au Soldier Field de Chicago. 

En perdant contre les Titans, dimanche dernier, Cleveland a été officiellement éliminé des playoffs, mais a amélioré sa position pour le prochain repêchage.   Il n'est pas exclu qu'un autre pivot puisse être sélectionné en première ronde de cet encan annuel.  En attendant, c'est une autre campagne perdante à oublier pour les médiocres Browns.  En 25 ans, ils n'auront eu que quatre saisons gagnantes : 2002 (fiche de 9-7), 2007 (10-6), 2020 (11-5), et 2023 (11-6).



D'autre part, les Bears ont également subi la défaite, la semaine dernière.  Ils se sont inclinés 28 à 21 contre leurs rivaux de division, les Packers de Green Bay (9-3-1), qui les ont ainsi devancés au premier rang de la section Nord de la Conférence Nationale.  Du même coup, les Ours sont tombés de la première place de l'Association jusqu'à la 7e et dernière position donnant droit à un ticket pour les séries de fin de saison.

Après la partie contre les Browns, les Bears auront trois gros défis à affronter pour finir leur calendrier.  Ils devront se mesurer tour à tour aux Packers, aux 49ers de San Francisco, et aux Lions de Détroit.  Ces deux matchs contre leurs principaux rivaux de division vont déterminer leur sort.  Leur dossier actuel d'une victoire, trois revers, contre les clubs de leur section, ne les avantage pas du tout.  Advenant de mauvaises performances dans les prochaines semaines, ils pourraient rater le tournoi du Super Bowl, cette année.

Il est donc important pour eux de ne pas échapper la victoire, dimanche, contre les faibles Browns.  Mais pour espérer l’emporter, ils devront surmonter quelques obstacles, à commencer par l’un des meilleurs défenseurs de sa génération, Myles Garrett (photo ci-dessous), auteur de 20 sacs, 31 plaqués pour perte, 32 coups portés aux quarts arrières, une passe rabattue, et trois échappés provoqués.  Avis de prudence au quart des Bears Caleb Williams !



La défensive des Browns peut aussi représenter un défi pour l'attaque des Bears.  Mais la semaine dernière, contre les Titans, elle a connu une de ses rares contre performance de la saison en accordant 31 points, et 184 verges au sol, dont 161 au porteur de ballon Tony Pollard.  Elle ne doit pas répéter cette défaillance contre les Bears.   Ceux-ci possèdent la deuxième meilleure offensive terrestre de la NFL, avec une moyenne de gains par partie de 152,6 verges.  

Ils pourraient donc dominer la rencontre grâce à leurs excellents demis offensifs, D'Andre Swift et Kyle Monangai, qui affichent tous deux une moyenne de 4,8 verges par course.  Cependant, du côté de l'attaque aérienne, le meilleur receveur de l'équipe, Rome Odunze (photo ci-dessous), blessé à un pied, a manqué le match contre Green Bay, la semaine passée, et son cas est encore incertain, pour l'affrontement de dimanche contre Cleveland.



L'autre facteur qui pourrait influencer ce duel, c'est le "pass rush" des Bears.  Il n'est guère efficace, ce qui pourrait donner les coudées franches au jeune quart des Browns, Shedeur Sanders.  On a pu voir de quoi il était capable dans ces conditions, sans pression, dimanche dernier face aux Titans.  

Outre ses grandes capacités de provoquer des revirements, la défensive des Bears n'est guère efficace.  Elle vient en 30e position de la NFL contre le jeu au sol (5,13 verges allouées par course), et en 25e place pour les points accordés (25,8 points par match).  Elle peut donc être vulnérable. 

La logique, le rapport de forces, les nombreux blessés chez le club visiteur, de même que les bookmakers, favorisent les Bears par 7½ points pour l'emporter à domicile, dimanche, contre une formation déjà éliminée, qui n'a plus rien à gagner.

Browns   20,      Bears    27.