Affichage des articles dont le libellé est Cameron Dicker. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cameron Dicker. Afficher tous les articles

vendredi 26 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : HOUSTON À L.A. CHARGERS ⇨ GRANDE BATAILLE DÉFENSIVE EN PERSPECTIVE...



Samedi en fin d'après-midi, les amateurs de football américain auront droit à tout une bataille quand les Texans de Houston (10-5) affronteront les Chargers de Los Angeles (11-4), au SoFi Stadium d'Inglewood, en Californie.  

Les deux formations de la NFL ont connu beaucoup de succès récemment : les Texans ont gagné leur sept derniers matchs, et les Chargers sept de leurs huit derniers.  Les défensives des deux adversaires ont excellé au cours du dernier mois : celle des Bolts n'accordant qu'une moyenne de 15¾ points en quatre parties, et celle des Texans, 16,8 points par rencontre, durant la même période.

L'enjeu est grand pour les deux belligérants : si le club texan l'emporte, il se qualifie pour les séries éliminatoires, si les Chargers gagnent, ils conservent leurs chances de décrocher le titre de la division Ouest de l'Association Américaine, s'ils battent ensuite les Broncos de Denver, lors de la dernière semaine du calendrier régulier du circuit Goodell.



Samedi, on devrait assister à une confrontation serrée alors que les deux équipes ont un rapport de forces et de faiblesses assez équivalent.  Les deux défensives sont fortes, et pourraient exploiter les faiblesses des deux lignes à l'attaque.  Le "pass rush" des deux unités défensives pourraient exercer une pression intense sur les deux quarts arrières, et ainsi limiter leurs actions offensives.

C'est surtout vrai dans le cas de Justin Herbert, le pivot des Chargers, qui doit, par surcroît, jouer avec une main fracturée (la gauche, pas celle avec laquelle il lance le ballon).  Avec une ligne offensive décimée par les blessures, et n'arrivant pas à bien le protéger en situation de passes, Herbert a été le quart qui a subi le plus de pression cette année, dans la Ligue Nationale.  Il a subi 49 sacs, le 3e plus haut total chez les quarts arrières réguliers de la NFL.

C'est simple, quand la brigade défensive des Texans est à son mieux, il n'y a rien à faire contre elle.  Des quarts arrières dominants comme Josh Allen, des Bills (huit sacs, deux interceptions contre les Texans, le 20 novembre) et Patrick Mahomes, des Chiefs (deux sacs, trois interceptions et le plus faible coefficient d'efficacité de sa carrière soit 19,8 le 7 décembre), l'ont appris à leurs dépens, cette saison.



Lors de leur dernier duel, en matchs éliminatoires, le 11 janvier 2025, Justin Herbert (no 10, photo ci-dessus) avait goûté à la médecine de la féroce défensive des Texans, en voyant quatre de ses passes être interceptées, et en subissant quatre sacs, dans un cuisant revers de 32 à 12, à Houston.  En point de presse, cette semaine, Herbert a dit se souvenir très bien de cette rencontre à sens unique, qui a mis fin abruptement aux espoirs de championnat de son équipe.

Les Chargers ont l'avantage du terrain pour le match de samedi, là où ils ont gagné six de leurs huit parties cette saison.  Quant à eux, les Texans ont éprouvé des ennuis en attaque, lors de leurs visites à l'étranger, même s'ils ont réussi à gagner quatre de leurs sept rencontres, loin de leur domicile.

Après avoir commencé la saison en perdant leurs trois matchs initiaux, et cinq de leurs huit premiers, les Texans ont enchaîné avec dix victoires lors de leurs douze rencontres suivantes, principalement grâce à leur défense, la meilleure de la Ligue.



Leur attaque s'est améliorée au fil du temps, même durant l'absence du quart C.J. Stroud, (photo ci-dessus) qui a manqué quatre joutes à cause d'une commotion cérébrale.  Mais cette offensive est inconstante, et elle n'occupe que le 19e rang de la NFL, pour les points marqués par match (23,1), et les verges gagnées (323,9).

En contre partie, l'attaque des Bolts est supérieure, surtout en raison d'un meilleur groupe de receveurs, et de porteurs de ballons plus efficaces, surtout la recrue Omarion Hampton, qui gagne en moyenne 4,7 verges par course, et fait aussi du bon travail pour capter des passes en sortant du champ arrière.  Herbert contribue également au jeu au sol à raison de gains de six verges par portée (461 au total), dont quatre pour 20 verges et plus, jusqu'ici, cette saison.

À cause de l'excellence des deux défensives, le club qui va mieux courir avec le ballon, et qui réussira le mieux sur les jeux aériens à courte portée, sera avantagé.  Herbert est un meilleur QB que son homologue C.J. Stroud, les Chargers sont meilleurs que leurs opposants en zone payante ("red zone"), et pour convertir leurs troisièmes essais.  De plus, ils vont jouer chez eux. 
 


Avantage aussi en faveur des Chargers en ce qui concerne le coaching, avec l'entraîneur chef Jim Harbaugh (photo ci-dessus).  C'est pourquoi les bookmakers les favorisent pour gagner par 1½ point samedi, au SoFi Stadium.

Dans un duel que l'on prévoit très serré, le club qui commettra le moins d'erreurs fera probablement pencher la balance de son côté.  À ce chapitre, les Texans sont supérieurs.  Ils doivent une partie de leurs succès à leur différentiel de + 15, le deuxième meilleur de la NFL.  Celui des Chargers est plus modeste à + 3, mais leur défense a réussi autant d'interceptions que celle de Houston, soit 17.  Mais les quarts arrières des Texans ont lancé moins d'interceptions que ceux des Bolts, c'est-à-dire, sept contre douze.



Par contre, si l'affrontement doit se décider par un long botté de placement, le botteur de précision des Bolts, Cameron Dicker, pourraient faire la différence.  Il a réussi cinq placements de 50 verges et plus, en six tentatives, cette saison, tandis que son vis-à-vis des Texans, Ka'imi Fairbairn, a manqué son coup quatre fois en douze essais, sur la même distance.

Dicker fait partie des cinq joueurs de son club qui ont été élus au Pro Bowl.  Les autres sont le quart arrière Justin Herbert, le bloqueur Joe Alt (absent présentement à cause d'une blessure à une cheville), le secondeur de ligne Tuli Tuipulotu, et le demi de sûreté Derwin James.  

Les Texans auront quatre représentants à ce match d'étoiles du 3 février prochain : le rapide ailier éloigné Nico Collins, l'ailier défensif Will Anderson, le secondeur de ligne Azeez Al-Shaair, et le demi de coin Derek Stingley. 

Texans   17,     Chargers   20.         

jeudi 5 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  CHARGERS  DE  LOS ANGELES :  EST-CE  QUE  JIM  HARBAUGH  POURRA  ACCOMPLIR  DES  MIRACLES  POUR  SORTIR  SA  NOUVELLE  ÉQUIPE  DU  TROU  ?

Après un arrêt à Kansas City chez les Chiefs, nous poursuivons notre chemin dans l'Ouest de la Conférence Américaine, à Los Angeles, là où les Chargers tenteront de rebondir d'une mauvaise saison l'an dernier (5-12), grâce à leur illustre nouvel entraîneur, Jim Harbaugh.

Partout où il est passé, le vénérable coach de 60 ans a eu des succès fracassants, que ce soit chez les amateurs, ou chez les professionnels.  Il s'est fait le spécialiste des retournements rapides, de situations apparaissant souvent désespérées.  En peu de temps, de 2011 à 2014, il a conduit les 49ers de San Francisco à trois finales de championnats de la Conférence Nationale, et à une participation au Super Bowl (en 2012, contre les Ravens de Baltimore, coaché par son frère John).

Plusieurs équipes de la NFL voulaient l'embaucher cette année, et ce sont les Chargers de Los Angeles qui ont gagné le gros lot.  Harbaugh aura une tâche colossale sur les bras, pour rebâtir ce club, qui a dû laisser partir presque toutes ses vedettes offensives, afin de respecter un plafond salarial qui débordait.



En défensive, on a sauvé les meubles quand les deux piliers de cette brigade, Khalil Mack et Joey Bosa (photo ci-dessus), ont accepté des coupures salariales.  Par mesures budgétaires, les Chargers ont tout de même dû dire adieu aux secondeurs Eric Kendricks et Kenneth Murray, ainsi qu'au demi défensif Michael Davis.

On les a remplacés en faisant venir Poona Ford (ex-Bills et ex-Seahawks), Denzel Perryman (un revenant puisqu'il a joué pour l'équipe, de 2015 à 2020), et le demi de coin Kristian Fulton (ex-Titans).  Si la situation demeure bonne avec les demis de sûreté Alohi Gilman et Derwin James, c'est loin d'être aussi reluisant chez les demis de coin, avec Fulton et Asante Samuel Jr.

La défense anti-aérienne des Chargers a été une des pires de la NFL l'an dernier en permettant 4 246 verges aux adversaires (30e échelon de la Ligue).  Et au sol, elle a accordé 18 touchés aux coureurs ennemis (aussi parmi les pires stats de la NFL).  À moins que le nouveau coordonnateur de la défensive, Jesse Minter fasse des miracles avec ses ouailles, ça ne devrait pas s'améliorer beaucoup, même si on peut difficilement faire aussi pire qu'en 2023-24.



Au niveau des secondeurs de ligne, Daiyan Henley (photo ci-dessus) et Perryman vont essayer de tenir le fort, mais ce ne sont pas des "super man" non plus.  Ils ne sont pas du même excellent calibre que Mack et Bosa.  Ce dernier est un "monstre" mais aux pieds d'argile.  Souvent blessé, il n'a disputé que 14 des 34 derniers matchs de son équipe.

À l'intérieur de la première ligne de cette unité défensive, Poona Ford n'apportera guère de respectabilité en jouant aux côtés de Morgan Fox, et Otito Ogbonnia.  Aucun d'eux ne se classe parmi les meilleurs de la NFL à leur position.  Heureusement, avec Mack et Bosa, le front 7 est en mesure de faire pression sur les quarts arrières adverses (la défensive a réussi 48 sacks en 2023-24).  

Dans l'ensemble, cependant, cette défensive va encore faire partie du dernier tiers du circuit Goodell, en termes de qualité et de capacité.  Pour elle, c'est essentiel que l'attaque au sol, sur laquelle Jim Harbaugh mise énormément, contrôle le temps de possession du ballon, afin qu'elle ne soit pas trop mise à l'épreuve, étant donné sa vulnérabilité.



La formidable réputation de Jim Harbaugh l'a précédé avec les ex représentants de San Diego.  Les parieurs, et certains experts, croient fermement qu'il fera immédiatement des Chargers un club gagnant.  Ils le voient même remporter le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL, à la fin de la saison prochaine.  J'en doute énormément, même si on le dit capable d'opérer des retournements spectaculaires, en faisant quelques miracles.

La défensive reste poreuse, et l'offensive a été changée presque totalement durant la saison morte.  Il n'y a plus de receveur numéro un dans cette attaque.  Keenan Allen a été échangé aux Bears de Chicago; et Mike Williams mettra son immense talent au service des Jets de New York.

Pour prendre leur place, Joshua Palmer et Quentin Johnston obtiennent une promotion, mais c'est la recrue Ladd McConkey (2e ronde, 34e choix au total) qui inspire les plus grands espoirs à ce poste.



Johnston a déçu à sa saison recrue l'an passé.  Palmer (photo ci-dessus) a assez bien fait quand il a été appelé à remplacer Allen et Williams, qui ont souvent été blessés, au cours des trois dernières saisons.  Mais Palmer ne semble pas avoir l'étoffe d'un ailier espacé numéro 1.

Les Chargers ont embauché l'agent libre DJ Chark Jr (photo ci-dessous), qui n'a connu qu'une seule bonne campagne, en 2019, avec les Jaguars, mais il éprouve très souvent des ennuis de santé.  D'ailleurs, il est encore sur le carreau.  Il souffre actuellement d'une blessure à la hanche.

Il y a eu des changements également au poste d'ailier rapproché.  Will Dissly (ex-Seahawks), et Hayden Hurst, (avec les Panthers en 2023-24), remplacent Gerald Everett (rendu à Chicago), et Nick Vannett (maintenant un Titans).



Les deux nouveaux venus sont surtout reconnus pour être de bons bloqueurs pour le jeu au sol.  Un style qu'a toujours privilégié, et qui a fait le succès du coach Jim Harbaugh.  Mais le football de la NFL a bien changé depuis que Harbaugh a quitté la Ligue (neuf ans).  Des changements de règlements ont favorisé l'attaque aérienne, et le jeu au sol a perdu des adeptes chez les entraîneurs du circuit Goodell.

Si Harbaugh s'entête à courir d'abord, et surtout, avec le ballon, afin de mettre la table pour les jeux de passes, avec un bon passeur comme Justin Herbert, est-ce qu'il ne pourrait pas être dépassé par la mode aérienne en vogue maintenant chez les professionnels ?

En tous les cas, cela ne semble pas son intention d'abandonner ses anciennes tactiques.  Pour lui, la base de l'offensive, c'est avant tout une bonne ligne à l'attaque, capable de gagner les guerres de tranchées, et d'ouvrir le chemin aux porteurs de ballon. C'est pourquoi avec le choix de première ronde (5e au total), il a sélectionné le plaqueur Joe Alt, pour commencer la reconstruction de cette unité offensive de base.



Le joueur de centre Corey Linsley ayant pris sa retraite, les Chargers ont engagé l'agent libre Bradley Bozeman (ex-Panthers de la Caroline / no 75 photo ci-dessus) pour lui succéder.  Ajoutés aux partants Rashawn Slater, Zion Johnson, et Trey Pipkins, ces nouveaux venus forment une unité fort respectable.  Une base suffisante pour mettre à exécution les desseins de coach Harbaugh.

On ne peut pas en dire autant, en ce qui concerne l'autre partie des plans d'offensive terrestre du renommé entraîneur en chef.  Il devra réaliser ces plans sans le versatile et très bon demi offensif Austin Ekeler, qui a quitté les Chargers pour aller jouer avec le club de Washington.  Joshua Kelley ne fait plus partie des plans non plus, puisqu'il s'aligne maintenant avec les Giants de New York.

Les remplaçants sont deux anciens des Ravens de Baltimore, les agents libres Gus Edwards et J.K. Dobbins.  Souvent blessé, ce dernier n'a joué que neuf parties au cours des deux dernières campagnes.  Il revient d'une grave blessure au tendon d'Achille, après avoir subi une opération pour reconstruire un genou, l'année précédente.
 


Edwards (photo ci-dessus), lui, a été plus utilisé l'an passé, par les Ravens, mais sa moyenne de verges par course a chuté à 4,1.  Lui et Dobbins sont inconstants.  Ils ne sont pas considérés comme des demis offensifs de première classe.  Pas comme l'est Ekeler, en tous cas.

S'ils ne font pas le travail exigeant escompté par Harbaugh, c'est peut-être la recrue Kimani Vidal (choix de 6e ronde) qui sera appelée à la rescousse.

Reste Justin Herbert (photo ci-dessous).  Après deux bonnes premières saisons en 2020 et 2021, son rendement a diminué au cours des deux dernières.  Ses passes de touché ont baissé de 69 à 45.  Et son coefficient d'efficacité a baissé de 98 à 93.



Il a surtout un défaut aggravant.  Depuis son arrivée dans la NFL en 2020, il est le quart arrière qui a lancé le plus d'interceptions au 4e quart, alors que le pointage était serré.  Il n'a pas une fiche gagnante jusqu'ici (deux parties sous la barre de .500).  Il est bon, mais il ne fait pas encore partie de l'élite des QBs de la Ligue.

Herbert devra encore apprendre un nouveau livre de jeux, car un quatrième coordonnateur offensif en cinq ans, Greg Roman, s'amène avec l'équipe.  Celui-ci partage la philosophie de Jim Harbaugh pour la prédominance du jeu au sol. 

Unités Spéciales

Les trois principaux occupants des postes des unités spéciales sont de retour cette année : le botteur de précision Cameron Dicker (no 11, photo ci-dessous), le botteur de dégagements JK Scott, et le retourneur de bottés Derius Davis.



Conclusion

Les Chargers ont souvent eu des clubs talentueux, mais sans obtenir de bons résultats.  Ils n'ont participé que deux fois aux séries éliminatoires au cours de la dernière décennie.  Leur dernier championnat de division remonte à 2009.

Certes, ils ont maintenant un entraîneur qui pourrait les sortir de leur médiocrité et de leur manque d'opportunisme.  En carrière, à tous les niveaux où il a coaché, il possède un taux de victoires impressionnant à 72½ %.

Les Chargers jouissent du 2e calendrier le plus facile de la NFL cette saison, ce qui est avantageux.  Mais c'est un club en transition.  Harbaugh et ses assistants ont beaucoup de travail à faire avant que leur alignement réponde à leurs objectifs.  Le personnel actuel a des croutes à manger avant d'être à la hauteur de leurs aspirations.



La défensive n'est pas à point.  Le groupe de receveurs est très inexpérimenté, et manque d'un véritable numéro un.  Les nouveaux demis offensifs sont fragiles et inconstants.  Ils n'ont pas les outils nécessaires pour remplir adéquatement l'immense tâche qui les attend.

Jim Harbaugh est un coach extraordinaire et un bon enseignant.  Mais réussir à faire des Chargers un club gagnant, dès cette année, est un tour de magie que même lui ne peut pas accomplir.  À moins qu'il me fasse mentir...  Rien ne semble impossible pour lui...


















Pour lire d'autres analyses concernant les clubs de la NFL, voir les références dans la marge de droit sous le titre "Messages les plus consultés au cours des 30 derniers jours".  ⇨